Chapitres 1-2
Chapitre 1
Rick Deckard se réveille dans un monde post-apocalyptique, où la Terre
est en grande partie désertée à cause des radiations (après la World
Terminus). Il vit à San Francisco avec sa femme, Iran. On découvre le
mood-organ, un dispositif permettant de “régler” ses émotions. Iran a
choisi de se sentir dépressive, ce qui l’aide à ressentir ce que c’est que la
perte, la désolation du monde. Deckard aspire à acheter un animal vrai
(un symbole de statut social, puisque les animaux vivants sont rares),
mais il possède un mouton qui est en fait électrique. Il essaie de
persuader un voisin de lui vendre un poulain authentique, mais sans
succès
Chapitre 2
Introduction de John Isidore, un “special” (quelqu’un affecté
physiquement ou mentalement par les radiations, reclassé en “special”). Il
vit isolé dans un immeuble vide, ressentant fortement la solitude et
l’aliénation. On découvre aussi le concept de Mercerism et l’empathy
box : une sorte de rituel collectif de souffrance et de fusion empathique
via la machine. Isidore utilise ces boîtes pour se connecter aux autres,
pour se raccrocher à quelque chose d’humain. On voit déjà les tensions
entre ce qui est réel vs ce qui est artificiel, humain vs machine.
SparkNotes+1
Chapitres 3-5
Chapitre 3
Deckard apprend que Dave Holden, un autre blade runner, a été blessé
par un des androïdes en fuite. Les androïdes qu’il poursuit ont tué leur
“propriétaire” (maître). On insiste sur le fait que les nouveaux modèles
d’androïdes (notamment les Nexus-6) deviennent de plus en plus difficiles
à distinguer des humains. Deckard rêve d’acheter un ostrich vrai, mais ne
peut pas se le permettre. Il est à la fois motivé par son travail et
désabusé. SparkNotes+2SuperSummary+2
Chapitre 4
Il y a huit androïdes à traquer, dont six encore vivants. Rick Deckard
reçoit pour mission de tester la fiabilité du test Voigt-Kampff avec les
modèles Nexus-6, en visitant la Rosen Association à Seattle. Là, il
rencontre Rachael Rosen et son oncle Eldon Rosen. Le but : vérifier si leur
nouveau modèle peut tromper le test, et s’il y a des failles.
SparkNotes+2SuperSummary+2
Chapitre 5
Rick administre le test Voigt-Kampff à Rachael. Initialement, les Rosen
prétendent que ses résultats sont dus à son “éducation” isolée ou aux
circonstances (souvenirs implantés, etc.). Rachael nie être androïde, mais
Rick doute. Après un deuxième test, plus ciblé, il confirme qu’elle est un
androïde, bien qu’elle-même ne le sache pas complètement au départ.
SparkNotes+1
Deckard retourne à San Francisco et commence officiellement sa mission
pour "retirer" les androïdes fugitifs.
Il reçoit les dossiers des Nexus-6 à retrouver. Il s'informe sur Luba Luft,
une androïde déguisée en chanteuse d'opéra.
Il suit une piste pour retrouver Polokov, un des fugitifs, mais celui-ci
l’attend en embuscade sous une fausse identité. Deckard parvient à le
tuer juste à temps — c'est son premier "retrait" de cette série.
➡ Thème principal : le danger constant, la confusion entre humain et
androïde, la violence froide du métier.
🔹 Chapitre 7
Deckard rend visite à une galerie d’art où Luba Luft travaille. Il tente de
lui faire passer le test Voigt-Kampff, mais elle résiste psychologiquement.
Elle appelle la police pour l’accuser de harcèlement. Cela complique la
situation, car les policiers sont eux aussi douteux.
➡ Thème : manipulation mentale, rôle de l’apparence, difficulté morale
du travail.
🔹 Chapitre 8
Deckard est arrêté par un "nouveau" commissariat de police qu’il ne
connaît pas. Les policiers semblent ignorer tout de lui, de son service ou
de sa mission.
Un certain Inspecteur Garland l'interroge.
Deckard commence à comprendre que ce commissariat est en réalité
tenu par des androïdes qui se font passer pour des humains.
Il rencontre un autre "chasseur" appelé Phil Resch, qui travaille aussi
pour ce commissariat.
➡ Tension : Deckard doute de plus en plus de qui est humain ou non –
même lui-même.
🔹 Chapitre 9
Phil Resch et Deckard collaborent pour enquêter sur Garland. Resch abat
Garland quand il découvre qu’il est bien un androïde.
Deckard commence à douter de la nature de Phil Resch — est-il lui aussi
un androïde qui s’ignore ?
Il commence aussi à se poser des questions morales : peut-on tuer
quelqu’un juste parce qu’il n’est pas “humain” ?
➡ Thème majeur : empathie et moralité — qui mérite de vivre ? Est-ce
l'espèce ou la capacité à ressentir ?
🔹 Chapitre 10
Deckard et Resch retrouvent Luba Luft au musée, où elle est en train
d’écouter de la musique.
Deckard l’interroge à nouveau. Luba évoque des choses humaines —
l'art, la musique, les émotions.
Deckard la tue malgré tout, mais il en est profondément troublé, car elle
semblait presque “plus humaine” que certains hu 🔹 Chapitre 11
On revient à John Isidore, l’homme simple et isolé dans un immeuble
déserté.
Il découvre qu’une nouvelle locataire vient d’emménager dans
l’immeuble : c’est Pris Stratton, qui est en réalité une androïde (mais il
ne le sait pas encore).
Isidore, naïf et bienveillant, essaie de l’aider et de lui tenir compagnie.
Pris se montre méfiante, mais accepte son aide.
➡ Thèmes : solitude, confiance, naïveté humaine, première vraie
interaction entre un humain "abîmé" et un androïde en fuite.
🔹 Chapitre 12
Deckard retourne à son travail, profondément affecté par la mort de Luba
Luft.
Il discute avec son supérieur, Bryant, et évoque son malaise à tuer des
androïdes qui semblent plus sensibles que les humains.
Bryant insiste : les androïdes restent des machines dangereuses, sans
empathie réelle.
Deckard reçoit l’autorisation d’utiliser Rachael Rosen comme aide pour
localiser les derniers Nexus-6.
➡ Tension morale : Deckard ne supporte plus le décalage entre sa
mission et ce qu’il ressent en affrontant des androïdes complexes.
🔹 Chapitre 13
Deckard et Rachael Rosen passent la soirée ensemble.
Ils boivent, discutent de leur nature respective, et finissent par coucher
ensemble.
Rachael révèle ensuite qu’elle a été “utilisée” auparavant pour détourner
des blade runners de leur mission (en couchant avec eux pour qu’ils
perdent leur goût du “retrait”).
Deckard se sent manipulé, mais aussi très confus émotionnellement.
➡ Thèmes : séduction, manipulation, frontière floue entre programme et
sentiment sincère. Rachael : androïde, mais peut-être capable d'aimer ?
🔹 Chapitre 14
Retour chez Isidore et Pris.
Isidore se montre curieux et sympathique. Pris devient plus détendue.
Deux autres androïdes arrivent chez lui : Roy Baty et Irmgard Baty —
des Nexus-6 recherchés.
Ils s’installent tous ensemble dans l’immeuble, faisant d’Isidore une sorte
de complice involontaire.
Roy se montre autoritaire, mais Isidore veut aider, par compassion.
➡ Double jeu : Isidore pense bien faire, mais il héberge sans le savoir
trois androïdes fugitifs.
🔹 Chapitre 15
Deckard se prépare à éliminer les trois derniers androïdes : Pris, Roy et
Irmgard.
Il entre dans une crise morale intérieure : il commence à se demander s’il
est encore capable de “retirer” quelqu’un.
Il imagine un monde où il arrêterait son travail, achèterait un animal,
vivrait simplement.
Mais il se sent aussi piégé par son devoir.
➡ Moment charnière : Deckard est à un carrefour psychologique. Il ne
croit plus vraiment en sa mission, mais il la poursuit.
mains.
Il admet à Phil qu’il a ressenti de la peine pour elle — ce qui met en cause
tout son système de valeurs.
➡ Clé de lecture : c’est un tournant psychologique pour Deckard — il
commence à douter profondément de sa mission, et à ressentir de
l’empathie pour ceux qu’il est censé “retirer”.
Chapitre 16
Rick Deckard arrive à l’hôtel où se trouvent les trois androïdes
restants : Pris, Roy Baty et Irmgard Baty.
Pris ressemble fortement à Rachael Rosen, ce qui trouble Rick : il a
du mal à dissocier la femme avec laquelle il a eu une relation et
l’androïde qu’il doit « retirer ».
Il commence à parler avec Pris, qui tente de gagner du temps. Elle
est méfiante mais essaie de manipuler Rick par son apparence
familière.
Rick se rend compte que l’ultime confrontation approche, et il
ressent à la fois de la peur et une sorte de mélancolie.
Chapitre 17
John Isidore, l’homme simple et solitaire qui héberge les trois
androïdes, discute avec eux.
On voit le contraste : Isidore est sincèrement gentil, tandis que les
androïdes ne font que l’utiliser.
Ils se moquent de sa compassion et de ses efforts pour protéger les
êtres vivants.
Pris s’amuse cruellement avec une araignée vivante : elle coupe ses
pattes pour voir ce qui se passe. Isidore est horrifié.
Cette scène met en évidence l’absence totale d’empathie des
androïdes, ce qui est le critère essentiel qui les distingue des
humains.
Chapitre 18
Isidore, bouleversé par la cruauté des androïdes, fuit un moment.
Pendant ce temps, les Batys et Pris préparent la confrontation avec
Rick : ils savent qu’il viendra pour eux.
Ils discutent de stratégies de défense, mais aussi de leur désir de
survie : ce ne sont pas des monstres mécaniques, ils veulent juste
continuer à exister.
Le roman met en tension le fait que, même s’ils sont cruels, leur
instinct de survie est profondément compréhensible.
Chapitre 19
Rick arrive chez Isidore.
Il affronte d’abord Pris.
La ressemblance avec Rachael le perturbe énormément, mais il
parvient malgré tout à l’éliminer.
Le combat est rapide mais psychologiquement violent : Rick a
l’impression de tuer à nouveau Rachael.
Cette exécution est une étape douloureuse qui montre à quel point
son métier le détruit intérieurement.
Chapitre 20
Les Batys attaquent Rick.
Irmgard Baty tente de le prendre par surprise, mais Rick réussit à la
« retirer ».
Roy Baty, le dernier et le plus fort, affronte Rick dans un duel tendu.
Contrairement à Pris et Irmgard, Roy est intelligent et redoutable, et
il force Rick à aller jusqu’au bout de ses capacités de chasseur.
Après un combat difficile, Rick parvient finalement à éliminer Roy
aussi.
À la fin, Rick est épuisé, vidé émotionnellement. Le sentiment de
victoire est amer.
Chapitre 21
John Isidore revient et découvre que les androïdes ont tous été tués.
Il est accablé : même si les androïdes l’avaient humilié, ils
représentaient pour lui une sorte de compagnie.
Sa solitude redevient totale, et il ressent à nouveau le poids de son
isolement et de sa condition d’« être inférieur » (il est considéré
comme un « spécial » à cause de son faible QI, conséquence des
radiations).
On voit le contraste entre lui, profondément humain malgré ses
limites, et les androïdes, « parfaits » mais dépourvus d’empathie.
Chapitre 22
Rick, après avoir accompli sa mission, rentre chez lui.
Il se sent vidé, sans satisfaction, presque honteux de ce qu’il a fait.
Iran, sa femme, l’accueille et essaie de comprendre ce qu’il vit
intérieurement.
Rick se rend compte que, malgré sa réussite professionnelle, il a
perdu quelque chose de fondamental en lui-même : son empathie a
été mise à rude épreuve, il se rapproche presque de l’inhumanité
qu’il combat.
Le thème du roman devient clair : qu’est-ce qui fait de nous des
humains ? La capacité à ressentir de l’empathie, même envers ceux
qu’on doit éliminer.