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Diffraction de Fraunhofer en optique

Le document traite de la diffraction de Fraunhofer, expliquant que la lumière ne suit plus les lois de l'optique géométrique en présence d'obstacles. Il décrit le principe d'Huygens-Fresnel et les caractéristiques des figures de diffraction, notamment la tache d'Airy et la résolution d'un système optique. Le texte aborde également les réseaux de diffraction et les conditions nécessaires pour observer les interférences lumineuses.

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Diffraction de Fraunhofer en optique

Le document traite de la diffraction de Fraunhofer, expliquant que la lumière ne suit plus les lois de l'optique géométrique en présence d'obstacles. Il décrit le principe d'Huygens-Fresnel et les caractéristiques des figures de diffraction, notamment la tache d'Airy et la résolution d'un système optique. Le texte aborde également les réseaux de diffraction et les conditions nécessaires pour observer les interférences lumineuses.

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PC⋆ , Fabert (Metz) Optique n°3 PC⋆ , Fabert (Metz)

Diffraction

I – Diffraction de Fraunhofer

Lorsqu’il y a diffraction :
➜ la lumière ne semble plus aller en ligne droite ;
Loi ➜ les figures obtenues sont structurées ;
➜ c’est qu’il y a un obstable sur le trajet de la lumière ;
➜ plus la taille caractéristique de la source est petite, plus la diffraction est grande.
...................................................................................................

Nous appelerons diffraction les situations dans lesquelles la lumière semble ne plus obéir
Déf
aux lois de l’optique géométrique.

Principe d’Huygens – Fresnel


Chaque portion élémentaire dS d’une surface d’onde se comporte comme une source
d’onde sphérique fictive :
➜ synchrone et cohérente avec les autres sources de la même surface ;
➜ dont l’intensité est proportionnelle à dS.
Loi

dS

...................................................................................................

La diffraction de Fraunhofer, ou diffraction à l’infini, est la diffraction telle que :


Déf ➜ la source soit à une onde plane (un point à l’infini optique) ;
➜ l’observation se fait à l’infini optique.
...................................................................................................

Déf Une pupille est l’objet à l’origine de la diffraction dans un montage de diffraction.

© Matthieu Rigaut 1/7 2012 – 2013


PC⋆ , Fabert (Metz) Optique n°3 PC⋆ , Fabert (Metz)
Traduction du principe d’Huygens – Fresnel dans les conditions de
Fraunhofer
L’amplitude diffractée dans la direction ~u s’écrit
ZZ −
−→
j ϕO (~
u) j 2 π OP ·(~ u)
ui −~
s(~u) = s0 e × e λ0 dSP où :
P ∈P
Loi
➜ s0 est l’amplitude de l’onde incidente ;
➜ O est un point de référence appartenant à la pupille ;
➜ ϕO (~u) est la phase du chemin de lumière qui passe par O ;
➜ P est la pupille ;
➜ ~ui est la direction de l’onde incidente ;
➜ ~u est la direction d’observation.
...................................................................................................

Déf Un objet diffractant est un objet plus ou moins transparent.

...................................................................................................

En chaque point P d’une pupille, nous pouvons définir un facteur de transparence


t(P ) = t(P ) e j ϕ(P ) tel que :
Déf ➜ son module traduit l’atténuation |t(P )| 6 1 ;
➜ son argument ϕ(P ) traduit l’avance de phase que subit l’onde.

Traduction du principe d’Huygens – Fresnel dans les conditions de


Fraunhofer
L’amplitude diffractée dans la direction ~u s’écrit
ZZ −
−→
j ϕO (~
u) j 2 π OP ·(~ u)
ui −~
s(~u) = s0 e × t(P ) e λ0 dSP où :
P ∈P
Loi ➜ s0 est l’amplitude de l’onde incidente ;
➜ O est un point de référence appartenant à la pupille ;
➜ ϕO (~u) est la phase du chemin de lumière qui passe par O ;
➜ P est la pupille ;
➜ t(P ) est le facteur de transparence ;
➜ ~ui est la direction de l’onde incidente ;
➜ ~u est la direction d’observation.

Si les bornes d’intégration sur x ne dépendent pas de y et réciproquement alors


ZZ Z ! Z !
Loi
f (x) × g (y) dx dy = f (x) dx g (y) dy

Quel que soit le nombre Φ :


Loi
e j Φ + e −j Φ = 2 cos Φ et e j Φ − e −j Φ = 2 j sin Φ

Dans le cas d’une diffraction par une fente, la tache centrale est deux fois plus grande
Loi
que les taches secondaires.
© Matthieu Rigaut 2/7 2012 – 2013
PC⋆ , Fabert (Metz) Optique n°3 PC⋆ , Fabert (Metz)

Dans le cas de la diffraction de Fraunhofer le centre de la figure d’interférence est au


Loi
niveau de l’image géométrique de la source.

Dans le cas d’une fente infiniment large, l’angle α0 de première annulation de


λ0
Loi l’éclairement vaut α0 = ce qui implique que la tache centrale est comprise dans un
a
2 λ0
angle de .
a

Il peut y avoir diffraction dès lors que les tailles caractéristiques des objets diffractants
Loi sont telles que
a . 100 λ0

Dans la limite λ −→ 0 la diffraction permet de retrouver les lois usuelles de l’optique


Loi
géométrique.

Dans le cas d’une diffraction de Fraunhofer d’une pupille circulaire, la figure obtenue :
➜ s’appelle tache d’Airy ;
➜ admet une symétrie circulaire ;
Loi ➜ a son maximum au niveau de l’image géométrique de la source ;
λ
➜ a sa première annulation angulaire en 1,22 × où D est le diamètre ;
D
➜ a un éclairement plus faible dans les taches secondaires que celui des taches secondaires
de la pupille rectangulaire.

Toute lentille dans toute condition se comporte comme un objet diffractant dans les
Loi
conditions de Fraunhofer.

Dans la situation suivante, l’image est une tache d’Airy de rayon principal (i.e. jusqu’à
λD
la première annulation) de 1,22 × avec d le diamètre de la lentille
d

Loi
b
A
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
A′
b

D
...................................................................................................

La résolution (ou pouvoir séparateur) d’un système optique est sa capactité à distinguer
Déf
les images de deux points différents.
© Matthieu Rigaut 3/7 2012 – 2013
PC⋆ , Fabert (Metz) Optique n°3 PC⋆ , Fabert (Metz)

La résolution d’un système optique est en général caractérisée par l’angle minimal sous
Loi lequel doivent être perçus deux points objets pour être distincts au niveau de leurs
images.

Critère de Rayleigh
Loi Les figures de diffraction sont distinguables dès lors que le maximum de l’un soit au
moins plus loin que le premier minimum de l’autre.

Deux pupilles complémentaires, i.e. telles que t1 (P ) + t2 (P ) = 1 partout, ont la même


Loi figure de diffraction dans les conditions de Fraunhofer sauf au niveau de l’image
géométrique de la source.

Deux pupilles identiques mais translatées l’une par rapport à l’autre ne diffèrent que
Loi
d’un terme de phase dans l’amplitude diffractée dans les conditions de Fraunhoffer.

Dans le cas d’une dilatation d’une pupille d’un facteur trois, la diffraction dans les
conditions de Fraunhofer est telle que :
➜ l’amplitude est multipliée par µ2 ;
➜ l’éclairement est multiplié par µ4 ;
Loi ➜ la diffraction se fait dans la direction ~upupille dilatée telle que

~ui − ~upupille normale


~ui − ~upupille dilatée =
µ

Dans le cas de la diffraction de Fraunhofer d’une répartition aléatoire de N pupilles


(avec N grand), tout se passe comme si les pupilles étaient incohérentes, il suffit donc de
sommer les éclairements diffractés.

Etot (~u) = N × Ediff (~u) où :

Loi Ediff (~u) est l’amplitude diffractée par une pupille.

© Matthieu Rigaut 4/7 2012 – 2013


PC⋆ , Fabert (Metz) Optique n°3 PC⋆ , Fabert (Metz)
Dans le cas d’une répartition aléatoire de N pupilles (avec N grands), la figure de
Loi
diffraction obtenue est la même qu’avec une seule pupille mais plus lumineuse.

Dans le cas de la diffraction dans les conditions de Fraunhofer de N pupilles


régulièrement réparties, l’éclairement diffracté s’écrit
E (~u) = Einterf (~u) × Ediff (~u) où
➜ Einter (~u) est l’amplitude due aux interférences de sources ponctuelles situées à la place
des pupilles ;
➜ Ediff (~u) est l’amplitude diffractée par une pupille.

Loi

II – Dispositif d’Young

III – Spectroscopie à réseau

...................................................................................................

Un réseau (plan) est un motif régulier de nombreuses fentes.

Déf

...................................................................................................

© Matthieu Rigaut 5/7 2012 – 2013


PC⋆ , Fabert (Metz) Optique n°3 PC⋆ , Fabert (Metz)
Le pas du réseau est la distance entre deux motifs successifs.

Déf

Le nombre de motifs (ou « traits ») par unité de longueur s’écrit


Loi 1
n=
a

La différence de marche entre deux ondes passant par deux motifs successifs d’un réseau
s’écrit
Loi δ = a (sin θi − sin θ) où :
➜ a est le pas du réseau ;
➜ θi est l’angle d’incidence algébrique de l’onde plane qui arrive sur le réseau ;
➜ θ est l’angle algébrique d’observation.

Lorsqu’il y a interférence à N ondes avec N très grand, il ne peut y avoir d’interférence


Loi
constructives que si toutes les ondes émises sont en phase.

Relation fondamentale du réseau


Une onde d’incidence θi , de longueur d’onde λ0 , est diffractée par un réseau de pas a
Loi
dans la θ telle que
a (sin θ − sin θi ) = p λ0 avec p entier

Loi À ordre d’interférence p fixé pour un réseau, c’est la radiation rouge qui s’écarte le plus
de la direction d’incidence

Sauf pour l’application à la résolution optique d’un réseau nous considérerons qu’il n’y a
Loi de lumière diffractée que dans la direction donnée par la relation fondamentale du
réseau.

Seuls quelques ordres d’interférences sont visibles par un réseau et il est toujours
Loi
possible pour la lumière d’aller « tout droit » en traversant un réseau.

© Matthieu Rigaut 6/7 2012 – 2013


PC⋆ , Fabert (Metz) Optique n°3 PC⋆ , Fabert (Metz)

Le minimum de déviation Dm engendré par l’utilisation d’un réseau est tel que
Loi Dm p λ0
sin =
2 2a

© Matthieu Rigaut 7/7 2012 – 2013

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