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Diagonalisation et Réduction de Matrices

Le document présente des exercices d'algèbre linéaire, notamment sur la réduction de matrices, la diagonalisabilité et la trigonalisation. Il aborde des concepts tels que les valeurs et vecteurs propres, ainsi que des applications d'endomorphismes dans des espaces vectoriels. Les exercices incluent des matrices de différentes tailles et des conditions nécessaires pour leur diagonalisabilité.

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Diagonalisation et Réduction de Matrices

Le document présente des exercices d'algèbre linéaire, notamment sur la réduction de matrices, la diagonalisabilité et la trigonalisation. Il aborde des concepts tels que les valeurs et vecteurs propres, ainsi que des applications d'endomorphismes dans des espaces vectoriels. Les exercices incluent des matrices de différentes tailles et des conditions nécessaires pour leur diagonalisabilité.

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S PÉCIALES PSI – LYCÉE B UFFON

E XERCICES A LGÈBRE 3 – R ÉDUCTION


R ÉDUCTION DE MATRICES DE PETITE TAILLE 7. Trigonalisation. Montrer que la matrice A est semblable à la matrice T
−4 18 16 1 1 0 2 1 0 3 1 0
       
1. Les matrices suivantes sont-elles diagonalisables ? Les diagonaliser le cas échéant.
a) A =  1 −2 −3 ; T = 0 1 0 c) A = 0 5 1 ; T = 0 3 1
0 1 0 −1 2 2 −1 a a 2
     
−3 9 10 0 0 2 1 −3 2 0 0 3
a) 1 0 1 c)  2 −1 2  e)  0 0 −a 
1 −1 −1 2 0 0
   
0 1 0 2 2 −1 0 0 1
b) A = 0 2 0  ; T = 0 2 1
−4 −6 0 4 −4 −2 −1 0
     
−4
1 1 3 0 0 2
b)  3 5 0 d)  4 −6 −4 f )  3 −1 0
3 6 5 −5 10 7 1 0 3
 p É LÉMENTS PROPRES
2 2 1 4 1 −2 2 2i 1 1
    
g) −1 −1 −1 h) 2 5 −4 i)  1 0 0 8. Soit I un intervalle de R et D : C ∞ (I, R) → C ∞ (I, R) définie par D( f ) = f ′ .
2 4 2 0 5 −2 1 0 0
a) Déterminer les éléments propres de D.
2. Trouver, dans chaque cas, une condition nécessaire et suffisante portant sur les paramètres b) On considère n réels positifs 2 à 2 6= a1 , . . . , an et les fonctions f i : x 7→ ea i x , g i : x 7→
réels a, b, c ou d pour que les matrices suivantes soient diagonalisables. cos(ai x) et hi : x 7→ sh(ai x). Montrer que les familles ( f i ), (g i ) et (hi ) sont libres.
a 0 b 0 1 a b
 
a b a b
   
¯ R[X] → R[X]
¯
b a b a  0 a 0 b c) 0 1 c  9. Soit f : ¯¯ . Déterminer les éléments propres de f .
a)  b)  P 7→ XP − (X − 1)2 P′
 
a b a b  b 0 a 0  0 0 d
b a b a 0 b 0 a 10. Étudier les
µ valeurs propres et vecteurs propres de l’endomorphisme f de Rn [X] défini par
−2 4 2 1
  ¶
n
f (P) = X P .
3. A = −4 8 4 X
5 −10 −5
11. Soit E l’espace vectoriel complexe E = C 0 (R, C), et soit
Z f ∈ E. On considère l’application
a) Montrez que A est diagonalisable et la diagonaliser. 1 x
Φ( f ) définie par : pour tout réel x non nul, Φ( f )(x) = f (t ) dt .
b) Calculez A2 et retrouver les résultats précédents. x 0

3 −4 −2
 a) Montrer que Φ( f ) se prolonge par continuité en zéro.
4. Même exercice que le précédent avec B =  4 −7 −4 . b) Montrer que Φ est alors un endomorphisme de E.
−5 10 6 c) Déterminer les vecteurs et valeurs propres de Φ. (On justifiera que les vecteurs propres sont
5. Répondre sans calcul aux questions suivantes : nécessairement des fonctions dérivables sur R∗ .)
1 1
µ ¶
a) la matrice est-elle diagonalisable ? 12. Soit E un espace vectoriel de dimension finie n Ê 1, et soient f et g deux endomorphismes
0 2 de E tels que f ◦ g − g ◦ f = g
b) est-elle semblable à sa transposée ? a) Montrer que f ◦ g k − g k ◦ f = kg k pour tout k ∈ N.
y z b) Montrer que g est nilpotent. (On considérera l’application ϕ, de L (E) dans lui-même, telle
6. Dans R3 muni de sa base canonique B, on considère la droite D d’équation x = = et le
2 3 que ϕ(h) = f ◦ h − h ◦ f pour tout endomorphisme h.
plan P d’équation x + y + z = 0.
a) Montrer que R3 = D ⊕ P. 13. Montrer que deux matrices carrées complexes qui commutent ont un vecteur propre
commun. Le résultat persiste-t-il si on suppose les matrices réelles ?
b) Soit s la symétrie par rapport à P parallèlement à D. Écrire la matrice de s dans B.

⊳1⊲
A LGÈBRE 3 – R ÉDUCTION S PÉCIALES PSI – LYCÉE B UFFON
1 ... ... 1 0 · · · 0 an
   
R ÉDUCTION DE MATRICES DE TAILLE QUELCONQUE
.  .
· · · 0 .. 
 .
 
14. Étudier la diagonalisabilité de la matrice d’ordre n dont tous les éléments valent 1. La 0  . 0
  
a)  c) 
diagonaliser le cas échéant.  .. .. .. 

. . 1  0 a2 . 
  
¯ ¯
15. Soit A la matrice définie par a¢i,j = 1 si ¯i − j ¯ = 1 et ai,j = 0 sinon. Déterminer θ de façon 0 ··· 0 a a1 0 · · · 0
que le vecteur t sin θ, . . . , sin(nθ) soit propre pour A.
¡   (Montrer que, si f désigne l’endomorphisme
0 ··· 0 a1
Cette matrice est-elle diagonalisable ?  . .. ..  associé dans une base (e 1 ,... ,e n ), alors les
 .
. . .  plans vectoriels Fi = Vect(e i ,e n+1−i ) sont

b) 
16. On appelle matrice de F ROBENIUS, ou matrice compagnon, ou matrice compagne, toute 0

··· 0 an−1 

stables par f , et en déduire une matrice dia-
matrice de la forme a1 · · · an−1 an gonale par blocs semblable à la première.)
0 1 0 0
 
···
 . . .. 
 .. .. ... ... . 
D IAGONALISABILITÉ
 
 .
.. ..

 .
 . . . 0

19. Que dire d’un endomorphisme (d’une matrice) diagonalisable qui n’a qu’une valeur

 0 ··· ··· 0 1 
 
propre ?
a0 · · · · · · an−2 an−1
20. Si A est une matrice inversible et diagonalisable, étudier la diagonalisabilité de A−1 .
a) Calculer le polynôme caractéristique d’une telle matrice. (On pourra développer selon la
dernière ligne ou construire une cl des colonnes qui commence par des 0.) 21. Soit E un espace vectoriel de dimension n Ê 2. Soit f un endomorphisme de E de rang 1.
b) Montrer que tous ses espaces propres sont de dimension 1. Montrer que f est diagonalisable ⇐⇒ tr f 6= 0.
En déduire une condition nécessaire et suffisante pour qu’elle soit diagonalisable et la 22. Montrer que toute matrice diagonalisable et nilpotente est nulle.
diagonaliser dans ce cas.
  23. Dans E de dimension finie n, soient u diagonalisable et v nilpotent deux endomorphismes

0 1 0 ··· ··· 0
 a0 a1 · · · · · · · · · an−1 qui commutent.
..  . .. 
0 0 1 . . . an−1 a0 a1 . . Montrer que le polynôme caractéristique de u + v est égal à celui de u.

. 
  
. 

. .

 ..

.. .. .. .. 
 On pourra montrer que si u est inversible, det(u + v ) = det u.
 . . . . . . . . . . . . ..   . . . . .

. .  et M = 

17. Soient C =   . 24. Soit p un projecteur de E. Déterminer les éléments propres de l’endomorphisme Ψ de
.. 

 ..

.. .. ..

 .. .. .. ..
. . . . 0

 . . . . 
 L (E) défini par Ψ( f ) = p ◦ f + f ◦ p. Montrer que Ψ est diagonalisable. (Raisonner matriciel-
 .
.. lement, en choisissant une base de E adaptée à p.)
  
0 · · · · · · 0 0 1  .
 . . a0 a1 

1 0 ··· ··· 0 0 a1 · · · · · · · · · an−1 a0
où (a0 , . . . , an−1 ) ∈ Cn .
C ALCULS DE PUISSANCES
25. Calculer les puissances des matrices de l’exercice 1.
a) Calculer Ck et montrer que Cn = In . (Utiliser f l’endomorphisme canoniquement associé à
4 1 1 1 1 1
   
C et regarder comment il agit sur les vecteurs de la base canonique.)
Que peut-on en déduire sur les valeurs propres de C ? 26. On pose A = 1 4 1 et J = 1 1 1
b) Calculer le spectre de C. 1 1 4 1 1 1

c) Diagonaliser C. a) Diagonaliser A.
d) Montrer que la matrice M est diagonalisable et la diagonaliser. b) Calculer les puissances de A.
c) Calculer J2 . En déduire par une seconde méthode l’expression de An .
18. Trouver, dans chaque cas, une condition nécessaire et suffisante portant sur les éléments
pour que les matrices suivantes soient diagonalisables : d) Trouver un polynôme de degré 2 qui annule A.
En déduire à nouveau les puissances de A.

⊳2⊲
A LGÈBRE 3 – R ÉDUCTION S PÉCIALES PSI – LYCÉE B UFFON
0 1 0 3
 
b) Soit g un endomorphisme de R tel que f ◦ g = g ◦ f .
27. Soit A la matrice A = 0 0 1. Montrer que e 1 et e 3 sont des vecteurs propres de g .
1 −3 3 1 1 0 λ α 0
   

a) Montrer que A n’est pas diagonalisable mais semblable à la matrice T = 0 1 1. Montrer qu’il existe (λ, µ, α) ∈ R3 tel que la matrice de g dans C soit T′ =  0 λ 0 .
b) Calculer les puissances de A. 0 0 1 0 0 µ

2 −1 1
 c) Trouver une base du sous-espace vectoriel de M3 (R) formé des matrices qui com-
28. Soit A = −3 1 −3. mutent avec M.
−2 1 −1 0 0
 
a
a) Montrer que A est semblable à une matrice triangulaire T de la forme T =  0 b 1 . S UITES RÉCURRENTES LINÉAIRES
b) En déduire An pour n ∈ N. 0 0 b
33. Expliciter la valeur de un en fonction de n et étudier la convergence de la suite (un )n∈N
définie par : ∀n ∈ N, un+3 = 6un+2 − 11un+1 + 6un
E XEMPLES DE COMMUTANTS
34. Soient (un )n∈N , (v n )n∈N et (w n )n∈N trois suites complexes telles que
29. Un lemme important pour les exercices qui suivent Soit D ∈ Mn (K) une matrice diago-
u0 = 0, v 0 = 2, w 0 = −1

nale dont les termes de la diagonale principale sont deux à deux distincts. 
 un+1 = −un + 4v n + 2w n

 
a) Montrer que les matrices de Mn (K) qui commutent avec D sont exactement les ma-
 ∀n ∈ N, v = −4un + 9v n + 4w n
trices diagonales.   n+1
w n+1 = 5un − 10v n − 4w n

b) On note C (D) l’ensemble des matrices de Mn (K) commutant avec D. Montrer que c’est
Exprimer un , v n et w n en fonction de n.
un sous-espace vectoriel de Mn (K). Calculer sa dimension.
0 1 2
 

30. Soit A = 0 1 −1.


0 0 2
a) Montrer que A est diagonalisable et la diagonaliser. On écrira A = PDP−1 avec D diago-
nale et P inversible.
b) Pour B ∈ M3 (R), on pose M = P−1 BP. Montrer que B commute avec A ⇐⇒ D commute
avec M.
c) Trouver l’ensemble des matrices qui commutent avec A.
11 −5 −5
 

31. a) Diagonaliser A = −5 3 3 .


−5 3 3
b) Soit D diagonale semblable à A. Montrer que si M ∈ M3 (K) est solution de M2 = D, alors
elle commute avec D.
En déduire, en utilisant encore le lemme, les solutions de M2 = D, M ∈ M3 (K).
c) Résoudre X 2 = A, X ∈ M3 (K).
0 4 1
 

32. Soit f l’endomorphisme de R3 canoniquement associé à la matrice M = 3 1 1.


0 0 4
a) Trouver une base C = (e 1 , e 2 , e 3 ) de R3 dans laquelle la matrice de f soit de la forme
a 1 0
 
 0 a 0  où a et b sont des réels que l’on explicitera.
0 0 b

⊳3⊲
A LGÈBRE 3 – R ÉDUCTION S PÉCIALES PSI – LYCÉE B UFFON

C ONCOURS 40. CCP PSI


1 1 0
 
35. CCP PSI Soit A = −1 0 0 .
Soit E un espace vectoriel de dimension n, u un endomorphisme de E admettant n valeurs 2 0 −1
propres distinctes λ1 , . . . , λn .
a) Montrer que A n’admet pas de polynôme annulateur non nul de degré É 2.
a) Montrer que P 7→ (P(λ1 ), . . . , P(λn )) est un isomorphisme de Rn−1 [X] sur Rn .
b) Déterminer un polynôme annulateur de A.
b) Soit v un endomorphisme de E tel que v ◦u = u ◦ v. Montrer que les vecteurs propres de
c) En déduire que A est inversible et préciser A−1 .
u sont aussi des vecteurs propres de v. En déduire qu’il existe un unique P ∈ Rn−1 [X] tel
que v = P(u). d) Expliciter l’ensemble des polynômes annulateurs de A.
c) Montrer que {v ∈ L (E), v ◦ u = u ◦ v} est un sous-espace vectoriel de L (E) et préciser sa 41. CCP PSI
1 2 A A
µ ¶ µ ¶
dimension. Soit A = et B = . Déterminer les éléments propres de A et B.
2 1 A A
36. CCP PSI
Soit u un endomorphisme de R3 tel que u 3 = Id et u 6= Id. 42. CCP PSI

a) Montrer que 1 est valeur propre de u. a) Justifier qu’une matrice de Mn (C) est trigonalisable.
2
b) Montrer que Ker(u − Id) ⊕ Ker(u + u + Id) = R . 3 b) Soit A ∈ Mn (C). Exprimer tr(A) et tr(A2) en fonction des valeurs propres de A.
0 0 1
  On considère dorénavant A ∈ Mn (C) dont les coefficients sont [A]i,j = 1 si i + j est pair,
c) Montrer qu’il existe une base dans laquelle la matrice de u est 1 0 0. 0 sinon.
0 1 0 c) Montrer que A est diagonalisable.
37. CCP PSI d) On suppose n pair supérieur à 4. Montrer que A admet exactement deux valeurs propres
1 a a
 
distinctes que l’on déterminera.
Soit A = −1 1 1 . Donner le polynôme caractéristique de A. Trouver une condition né-
−1 0 2 43. ENSAM PSI
cessaire et suffisante sur a pour que A soit diagonalisable. Soit A ∈ Mn (R) telle que A3 = A + In . Trouver le signe de det A.

38. CCP PSI 44. IMT PSI


Soit A ∈ Mn (C) de rang 1. Déterminer les matrices de M2 (C) symétriques qui ne sont pas diagonalisables.

a) Montrer qu’il existe C ∈ Mn,1 (C) et L ∈ M1,n (C) telles que A = CL. 45. CCP PSI
2
b) En déduire que A = tr(A)A. Soit u un endomorphisme de R2 . On suppose que u possède une unique valeur propre λ.
Soit e 1 un vecteur propre associé.
c) Calculer le polynôme caractéristique de A.
a) Montrer que pour tout vecteur ¶e 2 tel que (e 1 , e 2 ) est une base, la matrice de u dans cette
d) Donner une condition nécessaire et suffisante pour que A + In soit inversible. Le cas µ
λ a
échéant, trouver son inverse. base est de la forme A = .
0 λ
39. CCP PSI b) Montrer que l’on peut toujours se ramener à a ∈ {0, 1}.
0 1 0 c) Calculer, pour tout n, la puissance An .
 

a) Diagonaliser K = 1 0 1.
46. ENSAM PSI
0 1 0
  Soit (a, b) ∈ R2 . Soit M la matrice de Mn (R) dont la première colonne et la dernière colonne
a c b ont tous leurs coefficients égaux à a, dont la première et la dernière ligne sont égales à
Écrire M =  c a + b c  à l’aide de puissances de K. (a − b . . . − b a) et dont tous les autres coefficients sont nuls. Étudier la diagonalisabilité
b c a de M et déterminer ses éléments propres.
b) Diagonaliser M et calculer Mn .

⊳4⊲
A LGÈBRE 3 – R ÉDUCTION S PÉCIALES PSI – LYCÉE B UFFON

47. CCP PSI c) L’opérateur T est-il injectif ? surjectif ?


Soit A ∈ Mn (R) et ϕ l’endomorphisme de Mn (R) défini par ϕ(M) = tr(AM)In .
53. Centrale PSI
a) Calculer ϕ2 . Soit x ∈ Rn non nul, et E x l’ensemble des matrices de Mn (R) admettant x comme vecteur
b) Donner une condition nécessaire et suffisante pour que ϕ soit diagonalisable. Quelles propre. Montrer que E x est un espace vectoriel, préciser sa dimension.
sont ses valeurs propres ?
54. Centrale PSI
48. CCP PSI a) Déterminer une matrice de M3 (R) dont les valeurs propres sont exactement les racines
Soit ϕ définie sur Mn (C) par ϕ(M) = M + tr(M)In . troisièmes de l’unité.
a) Montrer que ϕ est un endomorphisme de Mn (C). Préciser son noyau et son rang. Le cas Soit A ∈ Mn (R) telle que A3 = I3 et B ∈ Mn,1 (R).
échéant, déterminer ϕ−1 .
b) On suppose dans cette question que 1 n’est pas valeur propre de A.
b) Trouver un polynôme annulateur de ϕ de degré 2. L’endomorphisme ϕ est-il diagonali-
(i) Montrer que l’entier n est pair.
sable ?
(ii) Exprimer A2 à l’aide de A et In .
49. ENSAM PSI
Zx+ 1
2
(iii) Résoudre l’équation AX = X − B d’inconnue X ∈ Mn,1 (R).
Soit E = C (R, R). Pour f ∈ E, on note T( f ) : x 7→ f (t ) dt .
x− 12 c) On suppose que 1 est valeur propre de A. Résoudre l’équation AX = X − B d’inconnue
X ∈ Mn,1 (R).
a) Montrer que T est un endomorphisme de E. On note Tn la restriction de T à l’espace des
fonctions polynomiales de degré É n. Montrer que Tn est un endomorphisme. 55. Centrale PSI
b) Est-ce que Tn est injectif ? diagonalisable ? Soit A ∈ Mn (R).
a) Montrer que si P ∈ R[X] est annulateur de A alors toute valeur propre de A est racine de
50. CCP PSI
P. La réciproque est-elle vraie ?
 
0
1 ··· 1
 
..  b) On suppose que P = (X+3)(X 2 +X+1) est annulateur de A. Montrer que tr A est un entier

. . Jn .  ∈ Mn+1 (R).
Soit Jn =  .. 1 ..  ∈ Mn (R)
 
et A n+1 =  strictement négatif.
0
 
1 ··· 1

0 ··· 0 n 56. Centrale PSI
a) Justifier que A n+1 est diagonalisable. Soit A ∈ M( C) telle que tr(Ak ) = 0 pour tout k ∈ N∗ . On note a1 , . . . , a p les valeurs propres
distinctes de A et m 1 , . . . , m p leurs multiplicités respectives.
b) Diagonaliser Jn .
a)(i) Soit G l’ensemble des polynômes Q ∈ C[X] tels que m 1 Q(a1 )+· · ·+m p Q(a p ) = 0. Mon-
c) Décrire les vecteurs du noyau de A n+1 à l’aide de ceux du noyau de Jn .
trer que G = {Q ∈ C[X], Q(0) = 0}.
d) Diagonaliser A n+1 .
(ii) En déduire que Sp(A) = {0} puis que A est nilpotente.
51. Centrale PSI b) On considère la série entière de terme général tr(Ak )z k . Exprimer son rayon de conver-
1 1 gence à l’aide des valeurs propres de A et retrouver le résultat de la première question.
µ ¶
2
a) Résoudre M =
0 2
57. Centrale PSI
b) Soit A ∈ Mn (R) triangulaire supérieure de diagonale 1, 2,. . . n. L’équation M2 = A admet- Soit A ∈ Mn (R) admettant n valeurs propres distinctes.
elle toujours des solutions ? Si oui, les dénombrer. Montrer qu’il existe α1 , . . . , αn dans R et M1 , . . . , Mn ∈ Vect(In , A, A2 , . . . , An−1 ) tels que : ∀p ∈
n
p
52. Centrale PSI N, A p =
X
αk Mk .
Soit E l’espace des fonctions continues Z de R+ dans R et l’application T définie sur E par k=1
1 x
T( f )(0) = f (0) et, pour x > 0, T( f )(x) = f (t ) dt .
x 0
a) Montrer que T est un endomorphisme de E.
b) Indiquer ses valeurs propres et les sous-espaces propres associés.

⊳5⊲
A LGÈBRE 3 – R ÉDUCTION S PÉCIALES PSI – LYCÉE B UFFON

58. Centrale PSI 63. Mines-Ponts PSI


Soit A ∈ Mn (R) telle que A3 − A − In = 0. Montrer que det A > 0.
¶ µ
aB bB
Soit F l’application de M2 (R) × M2(R) dans M4 (R) définie par F(A, B) = lorsque
cB dB
µ
a b
¶ 64. Mines-Ponts PSI
A=
c d
. Soit A ∈ Mn (Z) telle que 4A3 + 2A2 + A = 0. Montrer que (Ak )kÊ0 converge et déterminer sa
limite. Qu’en déduire sur A ?
a) Montrer : ∀A 1 , A 2 , B1 , B2 ∈ M2 (R), F(A 1 , B1 )F(A 2, B2 ) = F(A 1 A 2, B1 B2 ).
65. Mines-Ponts PSI
b) Soit A, B ∈ M2 (R). Déterminer le rang, la trace et le déterminant de F(A, B).
Soit A ∈ M2 (C) telle que A2 6= 0. Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , il existe B dans M2 (C) telle
c) Trouver une condition nécessaire et suffisante sur A, B ∈ M2 (R) de diagonalisabilité de que A = Bn .
F(A, B).
66. Mines-Ponts PSI
59. Centrale PSI Soit A ∈ Mn (C). Montrer que A est diagonalisable si, et seulement si, tout polynôme dont une
Soit E un espace vectoriel de dimension n Ê 1. Soit u un endomorphisme de E. On dit qu’un puissance est annulatrice de A est annulateur de A.
vecteur x de E est cyclique si la famille (x, u(x), . . . , u n−1 (x)) est une base de E.
67. Mines-Ponts PSI
a) Montrer que si u est nilpotent et u n−1 6= 0, il existe un vecteur cyclique pour u. Soit un entier n Ê 4 et (a n
  1 , . . . , an ) ∈ R . Déterminer le spectre de la matrice
b) Montrer que si u admet n valeurs propres distinctes, il existe un vecteur cyclique pour a1 a2 · · · an−1 an
u.
 a
 2 0 ··· 0 an−1 

 . . . .. 
c) Trouver une condition nécessaire et suffisante sur un endomorphisme u diagonalisable  . . .
 . . . . 

pour qu’il existe un vecteur cyclique pour u. 0 0
 
an−1 ··· a2 
60. Centrale PSI an an−1 · · · a2 a1
n
68. Mines-Ponts PSI
X
Soit une matrice A ∈ Mn (R) à coefficients strictement positifs et telle que ∀i , [A]i,j = 1.
j =1
a) Soit un entier n Ê 3 et (a0 , . . . , an−1 ) ∈ Rn .
On note α le plus petit coefficient de A. Pour tout vecteur colonne X, on note min X et max X
0 ··· ··· 0
 
−a0
les plus petit et plus grand coefficients de X. ..
 .. 
a) Montrer que, pour tout Y ∈ Mn,1 (R+ ), min AY Ê α max Y.
1
 . . −a1 

Déterminer le polynôme caractéristique de la matrice  . . . . .. .. 
b) Montrer, pour tout X ∈ Mn,1 (R), min AX Ê α max X + (1 − α) min X et que max AX É 0 . . . . 

α min X + (1 − α) max X. Ind. Considérer Y = X − min(X)U où U un vecteur propre de A  .. .. .. .. 
 
. . . 0 . 
bien choisi.
0 · · · 0 1 −an−1 .
c) En déduire que la suite (Ak )k converge et préciser le rang de la limite.
b) Déterminer les entiers n Ê 1 tels qu’il existe M ∈ Mn (R) à coefficients entiers vérifiant
61. Mines-Ponts PSI M3 + M + In = 0n .
Soit A ∈ M3 (C) nilpotente. Montrer que A est semblable à l’une des matrices suivantes
69. Mines-Ponts PSI
0 0 0 0 0 1 0 1 0
     
0 0 0, 0 0 0, 0 0 Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie, u, v des endomorphismes de E tels qu’il
1.
existe a ∈ C∗ , b ∈ C vérifiant u ◦ v − v ◦ u = au + bv. On suppose dans les quatre premières
0 0 0 0 0 0 0 0 0
questions que b = 0.
62. Mines-Ponts PSI
a) Montrer que Ker u est stable par v.
Soit P ∈ R[X] non constant et n ∈ N∗ .
b) On pose ϕ : f ∈ L (E) 7→ f ◦v −v ◦ f ∈ L (E). Montrer que, pour tout n Ê 1, ϕ(u n ) = anu n .
a) Montrer qu’il existe une matrice M ∈ Mn (C) telle que P(M) = 0n .
c) Montrer qu’il existe un entier n tel que u n = 0.
b) Soit a, b ∈ R tels que Q = X 2 + aX + b n’admette pas de racine réelle. Montrer qu’il existe
une matrice N ∈ M2 (R) telle que Q(N) = 02 . d) Montrer que u et v admettent un vecteur propre commun.

c) Existe-t-il toujours une matrice M ∈ Mn (R) telle que P(M) = 0n ? e) Dans le cas général, montrer que u et v admettent un vecteur propre commun.

⊳6⊲
A LGÈBRE 3 – R ÉDUCTION S PÉCIALES PSI – LYCÉE B UFFON

70. Mines-Ponts PSI a) Montrer que u induit un endomorphisme ũ sur Rn [X].


Soit A ∈ Mn (R), non nulle. On considère l’endomorphisme de Mn (R) défini par ϕ : M 7→ b) Résoudre sur ] − 1, 1[ l’équation différentielle nx y − (x 2 − 1)y ′ = λy.
M + tr(AM)A. Déterminer les éléments propres, la trace et le déterminant de ϕ.
c) En déduire une réduction de ũ.
71. Mines-Ponts PSI d) Calculer rg(ũ) et det(ũ).
Déterminer les matrices A ∈ GL2 (R) telles que les suites (An )n et (A−n )n soient bornées.
76. Mines-Ponts PSI
72. Mines-Ponts PSI Soit A, B ∈ Mn (C) diagonalisables telles que A2 = B2 et A3 = B3 .
a) Soit M ∈ Mn (C) et P ∈ C[X]. Montrer que P(Sp(M)) = Sp(P(M)). a) Montrer que A = B.
b) Le résultat demeure-t-il pour M ∈ Mn (R) et le spectre réel ?
b) Le résultat demeure-t-il si l’on ne suppose plus A et B diagonalisables ?
73. Mines-Ponts PSI
77. Mines-Ponts PSI
Soit A et B des matrices de Mn (C) ayant des spectres disjoints.
In D
µ ¶
a) Montrer que χA (B) est inversible. a) Soit D ∈ Mn (C). Donner l’inverse de la matrice .
0n In
b) Soit Y ∈ Mn (R). Montrer qu’il existe X ∈ Mn (R) tel que AX − XB = Y.
b) Soit A, B ∈ Mn (C) deux matrices diagonalisables telles que Sp(A) ∩ Sp(B) = ∅.
74. Mines-Ponts PSI (i) Soit C ∈ Mn (C). Montrer qu’il existe D ∈ Mn (C) telle que C = DB − AD.
2
a) Soit A ∈ GLn (C) telle que A est diagonalisable. Montrer que A est diagonalisable. A 0n A C
µ ¶ µ ¶
(ii) Montrer que M = et N = sont semblables. La matrice N est-elle dia-
b) Le résultat demeure-t-il si A ∈ GLn (R) ? 0n B 0n B
gonalisable ?
75. Mines-Ponts PSI
Soit u l’endomorphisme de R[X] défini par u(P) = nXP − (X 2 − 1)P′ . c) Commenter le cas n = 1.

⊳7⊲

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