Diagonalisation et Réduction de Matrices
Diagonalisation et Réduction de Matrices
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A LGÈBRE 3 – R ÉDUCTION S PÉCIALES PSI – LYCÉE B UFFON
1 ... ... 1 0 · · · 0 an
R ÉDUCTION DE MATRICES DE TAILLE QUELCONQUE
. .
· · · 0 ..
.
14. Étudier la diagonalisabilité de la matrice d’ordre n dont tous les éléments valent 1. La 0 . 0
a) c)
diagonaliser le cas échéant. .. .. ..
. . 1 0 a2 .
¯ ¯
15. Soit A la matrice définie par a¢i,j = 1 si ¯i − j ¯ = 1 et ai,j = 0 sinon. Déterminer θ de façon 0 ··· 0 a a1 0 · · · 0
que le vecteur t sin θ, . . . , sin(nθ) soit propre pour A.
¡ (Montrer que, si f désigne l’endomorphisme
0 ··· 0 a1
Cette matrice est-elle diagonalisable ? . .. .. associé dans une base (e 1 ,... ,e n ), alors les
.
. . . plans vectoriels Fi = Vect(e i ,e n+1−i ) sont
b)
16. On appelle matrice de F ROBENIUS, ou matrice compagnon, ou matrice compagne, toute 0
··· 0 an−1
stables par f , et en déduire une matrice dia-
matrice de la forme a1 · · · an−1 an gonale par blocs semblable à la première.)
0 1 0 0
···
. . ..
.. .. ... ... .
D IAGONALISABILITÉ
.
.. ..
.
. . . 0
19. Que dire d’un endomorphisme (d’une matrice) diagonalisable qui n’a qu’une valeur
0 ··· ··· 0 1
propre ?
a0 · · · · · · an−2 an−1
20. Si A est une matrice inversible et diagonalisable, étudier la diagonalisabilité de A−1 .
a) Calculer le polynôme caractéristique d’une telle matrice. (On pourra développer selon la
dernière ligne ou construire une cl des colonnes qui commence par des 0.) 21. Soit E un espace vectoriel de dimension n Ê 2. Soit f un endomorphisme de E de rang 1.
b) Montrer que tous ses espaces propres sont de dimension 1. Montrer que f est diagonalisable ⇐⇒ tr f 6= 0.
En déduire une condition nécessaire et suffisante pour qu’elle soit diagonalisable et la 22. Montrer que toute matrice diagonalisable et nilpotente est nulle.
diagonaliser dans ce cas.
23. Dans E de dimension finie n, soient u diagonalisable et v nilpotent deux endomorphismes
0 1 0 ··· ··· 0
a0 a1 · · · · · · · · · an−1 qui commutent.
.. . ..
0 0 1 . . . an−1 a0 a1 . . Montrer que le polynôme caractéristique de u + v est égal à celui de u.
.
.
. .
..
.. .. .. ..
On pourra montrer que si u est inversible, det(u + v ) = det u.
. . . . . . . . . . . . .. . . . . .
. . et M =
17. Soient C = . 24. Soit p un projecteur de E. Déterminer les éléments propres de l’endomorphisme Ψ de
..
..
.. .. ..
.. .. .. ..
. . . . 0
. . . .
L (E) défini par Ψ( f ) = p ◦ f + f ◦ p. Montrer que Ψ est diagonalisable. (Raisonner matriciel-
.
.. lement, en choisissant une base de E adaptée à p.)
0 · · · · · · 0 0 1 .
. . a0 a1
1 0 ··· ··· 0 0 a1 · · · · · · · · · an−1 a0
où (a0 , . . . , an−1 ) ∈ Cn .
C ALCULS DE PUISSANCES
25. Calculer les puissances des matrices de l’exercice 1.
a) Calculer Ck et montrer que Cn = In . (Utiliser f l’endomorphisme canoniquement associé à
4 1 1 1 1 1
C et regarder comment il agit sur les vecteurs de la base canonique.)
Que peut-on en déduire sur les valeurs propres de C ? 26. On pose A = 1 4 1 et J = 1 1 1
b) Calculer le spectre de C. 1 1 4 1 1 1
c) Diagonaliser C. a) Diagonaliser A.
d) Montrer que la matrice M est diagonalisable et la diagonaliser. b) Calculer les puissances de A.
c) Calculer J2 . En déduire par une seconde méthode l’expression de An .
18. Trouver, dans chaque cas, une condition nécessaire et suffisante portant sur les éléments
pour que les matrices suivantes soient diagonalisables : d) Trouver un polynôme de degré 2 qui annule A.
En déduire à nouveau les puissances de A.
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0 1 0 3
b) Soit g un endomorphisme de R tel que f ◦ g = g ◦ f .
27. Soit A la matrice A = 0 0 1. Montrer que e 1 et e 3 sont des vecteurs propres de g .
1 −3 3 1 1 0 λ α 0
a) Montrer que A n’est pas diagonalisable mais semblable à la matrice T = 0 1 1. Montrer qu’il existe (λ, µ, α) ∈ R3 tel que la matrice de g dans C soit T′ = 0 λ 0 .
b) Calculer les puissances de A. 0 0 1 0 0 µ
2 −1 1
c) Trouver une base du sous-espace vectoriel de M3 (R) formé des matrices qui com-
28. Soit A = −3 1 −3. mutent avec M.
−2 1 −1 0 0
a
a) Montrer que A est semblable à une matrice triangulaire T de la forme T = 0 b 1 . S UITES RÉCURRENTES LINÉAIRES
b) En déduire An pour n ∈ N. 0 0 b
33. Expliciter la valeur de un en fonction de n et étudier la convergence de la suite (un )n∈N
définie par : ∀n ∈ N, un+3 = 6un+2 − 11un+1 + 6un
E XEMPLES DE COMMUTANTS
34. Soient (un )n∈N , (v n )n∈N et (w n )n∈N trois suites complexes telles que
29. Un lemme important pour les exercices qui suivent Soit D ∈ Mn (K) une matrice diago-
u0 = 0, v 0 = 2, w 0 = −1
nale dont les termes de la diagonale principale sont deux à deux distincts.
un+1 = −un + 4v n + 2w n
a) Montrer que les matrices de Mn (K) qui commutent avec D sont exactement les ma-
∀n ∈ N, v = −4un + 9v n + 4w n
trices diagonales. n+1
w n+1 = 5un − 10v n − 4w n
b) On note C (D) l’ensemble des matrices de Mn (K) commutant avec D. Montrer que c’est
Exprimer un , v n et w n en fonction de n.
un sous-espace vectoriel de Mn (K). Calculer sa dimension.
0 1 2
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a) Montrer que 1 est valeur propre de u. a) Justifier qu’une matrice de Mn (C) est trigonalisable.
2
b) Montrer que Ker(u − Id) ⊕ Ker(u + u + Id) = R . 3 b) Soit A ∈ Mn (C). Exprimer tr(A) et tr(A2) en fonction des valeurs propres de A.
0 0 1
On considère dorénavant A ∈ Mn (C) dont les coefficients sont [A]i,j = 1 si i + j est pair,
c) Montrer qu’il existe une base dans laquelle la matrice de u est 1 0 0. 0 sinon.
0 1 0 c) Montrer que A est diagonalisable.
37. CCP PSI d) On suppose n pair supérieur à 4. Montrer que A admet exactement deux valeurs propres
1 a a
distinctes que l’on déterminera.
Soit A = −1 1 1 . Donner le polynôme caractéristique de A. Trouver une condition né-
−1 0 2 43. ENSAM PSI
cessaire et suffisante sur a pour que A soit diagonalisable. Soit A ∈ Mn (R) telle que A3 = A + In . Trouver le signe de det A.
a) Montrer qu’il existe C ∈ Mn,1 (C) et L ∈ M1,n (C) telles que A = CL. 45. CCP PSI
2
b) En déduire que A = tr(A)A. Soit u un endomorphisme de R2 . On suppose que u possède une unique valeur propre λ.
Soit e 1 un vecteur propre associé.
c) Calculer le polynôme caractéristique de A.
a) Montrer que pour tout vecteur ¶e 2 tel que (e 1 , e 2 ) est une base, la matrice de u dans cette
d) Donner une condition nécessaire et suffisante pour que A + In soit inversible. Le cas µ
λ a
échéant, trouver son inverse. base est de la forme A = .
0 λ
39. CCP PSI b) Montrer que l’on peut toujours se ramener à a ∈ {0, 1}.
0 1 0 c) Calculer, pour tout n, la puissance An .
a) Diagonaliser K = 1 0 1.
46. ENSAM PSI
0 1 0
Soit (a, b) ∈ R2 . Soit M la matrice de Mn (R) dont la première colonne et la dernière colonne
a c b ont tous leurs coefficients égaux à a, dont la première et la dernière ligne sont égales à
Écrire M = c a + b c à l’aide de puissances de K. (a − b . . . − b a) et dont tous les autres coefficients sont nuls. Étudier la diagonalisabilité
b c a de M et déterminer ses éléments propres.
b) Diagonaliser M et calculer Mn .
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c) Existe-t-il toujours une matrice M ∈ Mn (R) telle que P(M) = 0n ? e) Dans le cas général, montrer que u et v admettent un vecteur propre commun.
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