Analyse des extrêmes de fonctions à deux variables
Analyse des extrêmes de fonctions à deux variables
Exercice 2.1.
x
f (x, y) = x2 + y 2 = exp(x ln x2 + y 2 )
(x, y) 6= (0, 0)
f est bien définie sur R2 \ {(0, 0)} = U , de classe C ∞ sur U car composée et produits de fonctions
C ∞ sur U .
La formule de Taylor-Young à l’ordre 2 de f au voisinage de (0, 1) s’écrit
∂f ∂f
f (x, y) = f (0, 1) + x (0, 1) + (y − 1) (0, 1)
∂x ∂y
2 ∂2f ∂2f
1 ∂ f
+ x2 2 (0, 1) + 2x(y − 1) (0, 1) + (y − 1)2 2 (0, 1)
2! ∂x ∂x∂y ∂y
+ k(x, y − 1)k2 ε(x, y − 1)
On pose y = 1 + u, alors
h i
f (x, y) = f (x, 1 + u) = exp x ln x2 + (1 + u)2
= exp x ln 1 + 2u + x2 + u2
(x, y) est dans un voisinage de (0, 1) , donc x et u sont tous les deux dans un voisinage de 0. On
pose v = 2u + x2 + u2 alors
f (x, y) = exp [x ln (1 + v)] .
On éffectue un développement à l’ordre 2 et on ne garde à la fin que les termes où la somme des
puissances affectées à x et u ne dépasse pas 2 pour obtenir
f (x, y) = exp x ln (1 + v)
= 1 + 2xu + k(x, u)k3 ε(x, u)
= 1 + 2x (y − 1) + k(x, y − 1)k2 ε(x, y − 1)
∂2g
−2x − x2 y + x3 exp (xy) ,
t (x, y) = (x, y) =
∂y 2
∂2g
s (x, y) = (x, y) = (x − y) (2 + xy) exp (xy) .
∂x∂y
√ √
2 2
Au point A 2 , − 2 , le discriminant est égal à
√ √ !
0
2 2 2
∆ = s − rt ,− = 4 exp (−1) > 0,
2 2
√√
2 2
x+ + y− −→
√ √ 0
2 2 (x,y)→ − 22 , 22
√ √
donc (y, x) est voisin de 22 , − 22 qui n’est pas un extremum local de g, et par suite g (y, x) −
√ √ √ √
g 22 , − 22 change de signe dans un voisinage de 22 , − 22 .
Or on peut vérifier que
√ √ ! " √ √ !#
2 2 2 2
g (x, y) − g − , = − g (y, x) − g ,− ,
2 2 2 2
√ √
d’où − 22 , 22 n’est pas un extremum relatif de g.
c) h(x, y) = x5 + y 5 .
(x0 , y0 ) est un point critique de h si et seulement si (x0 , y0 ) est solution du système suivant :
∂h
(x , y ) = 5x40 = 0
∂x 0 0
⇐⇒ x0 = y0 = 0.
∂h
(x0 , y0 ) = 5y04 = 0
∂y
L’origine O (0, 0) est le seul point critique de h. Nous allons maintenant calculer les dérivées
partielles secondes de h :
∂2h
r (x, y) = (x, y) = 20x3 ,
∂x2
∂2h
t (x, y) = (x, y) = 20y 3 ,
∂y 2
∂2h
s (x, y) = (x, y) = 0.
∂x∂y
Au point O (0, 0), le discriminant ∆0 = s2 − rt (0, 0) est nul. Le traitement local par cette
méthode n’est pas concluant. On procédera alors autrement, en effet, soit λ 6= 0, alors
h x, λ2 x − h (0, 0) = 1 + λ10 x5
change de signe lorsque x tend vers 0, et par suite pas d’extremum local au point (0, 0, h(0, 0) = 0).
alors g est strictement croissante sur R,donc ∃x0 ∈ R tel que exp(−x0 ) = x0 .
2) f est de classe C ∞ sur R2 (ouvert)
(
∂f
∂x (x, y) = 2x − 2y − exp(−x) = 0, (1)
∂f
∂y (x, y) = −2x + 4y = 0. (2)
(2) ⇒ y = x2 donnée qu’on substitut dans (1) pour obtenir x − exp(−x) (3).
D’après la question 1), (3) admet une unique solution x0 ∈ R tel que exp(−x0 ) = x0 . Or y = x2 .
Ainsi il existe un unique point critique (x0 , y0 ) de f sur R2 avec exp(−x0 ) = x0 et y0 = x20 .
3)
∂2f ∂ f 2 ∂ f 2
∂x2
(x, y)
= 2 + exp(−x), ∂y 2
(x, y) = 4 et ∂x∂y 2 (x, y) = −2.
2 2
∂ f ∂2f ∂2f
∆0 (x, y) = 2
(x, y) − 2
(x, y) × 2 (x, y) = 4 − 4 (2 + exp(−x))
∂x∂y ∂x ∂y
= −4 (1 + exp(−x)) .
Et par suite ∆0 (x0 , y0 ) = −4 (1 + exp(−x0 )) < 0. Donc (x0 , y0 ) est un extremum local pour f .
∂2f
∂x2
(x0 , y0 ) = 2 + exp(−x0 ) > 0 ⇒ (x0 , y0 ) est un minimum local pour f .
Exercice 2.4.
1) f est définie sur R2 et elle est de classe C ∞ sur R2 . Commonçons par déterminer les points
critiques de f dans R2 ouvert. Cherchons les (x, y) tels que
(
∂f 2 − 3 1 + y2
∂x (x, y) = 3x = 0
∂f ⇔ x = ±1 et y = 0.
∂y (x, y) = −6xy = 0
les points critiques de f sur R2 sont (1, 0) et (−1, 0). Se sont les candidats à être des extremums
locaux. Calculons maintenant les dérivées partielles secondes :
∂2f ∂2f ∂2f
∂x2
(x, y) = 6x, ∂y 2
(x, y) = −6x et ∂x∂y (x, y) = −6y.
f (x0 , y0 ) = inf f (x, y) = minf (x, y) = m et f (x1 , y1 ) = supf (x, y) = maxf (x, y) = M.
D D D D
(x0 , y0 ) , (x1 , y1 ) ne peuvent pas appartenir à (x, y) ∈ R2 / x2 + y 2 < 1 , car en étant respecti-
vement un minimum global et un maximum global, ils seraient du fait que (x, y) ∈ R2 / x2 + y 2 < 1
est un ouvert, un minimum local et un maximum local. Ce qui n’est pas vraie, car f n’admet au-
cun extremum local sur R2 tout entier. Donc puisque (x0 , y0 ) , (x1 , y1 ) ∈ D, alors (x0 , y0 ) , (x1 , y1 ) ∈
(x, y) ∈ R2 / x2 + y 2 = 1 , c’est à dire vérifient
Exercice 2.5. La surface du cylindre de rayon r et de hauteur h est donnée par f (r, h) =
2πr2 + 2πrh et son vlume est donné par πr2 h. la contrainte à volume constant v0 s’écrit
L : R3 → R
f (r, h) + λg (r, h)
(r, h, λ) 7→
= 2πr (r + h) + λ πr2 h − v0 .
f (r0 + α, h0 + β) − f (r0 , h0 )
sous la contrainte
h i v0
g (r0 + α, h0 + β) = π (r0 + α)2 (h0 + β) − v0 = 0 ⇒ β = −h0 + . (1)
π (r0 + α)2
α ∈ V ∈ V (0) ⇒ β ∈ W ∈ V(0).
Maintenant
k(α)
f (r0 + α, h0 + β) − f (r0 , h0 ) =
π (r0 + α)2
k (α) = 2π 2 α4 + 8π 2 α3 + 6π 2 α2
Ainsi (r0 , h0 ) est un minimum pour f sous la contrainte g (r0 + α, h0 + β) = 0 avec (α, β) dans
un voisinage de (0, 0) .
Exercice 2.6.
Soient x, y et z les longueurs des côtés d’un parallélépipède, sa surface est :
S = 2(xy + xz + yz)
Le but est de chercher le maximum atteint par le volume pour les (x, y, z) ∈ (R+∗ )3 (ouvert)
vérifiant la contrainte
2(xy + xz + yz) = S, S fixé.
On pose
g(x, y, z) = 2(xy + xz + yz) − S.
Méthode de Lagrange
L : (R+∗ )3 × R −→ R
(x, y, z, λ) 7−→ L(x, y, z, λ) = f (x, y, z) + λg(x, y, z)
S
⇐⇒ + 4λ(x + y + z) = 0 (5)
2
On peut facilement montrer par l’absurde que x 6= −2λ, y 6= −2λ et z 6= −2λ. On déduit alors
que
x=y=z (6)
q q q
S S S
Donc 6, 6, 6 est l’unique point critique de f sous la contrainte g(x, y, z) = 0. Ceci est
une condition nécessaire. Pour voir si c’est un extremum ou pas, étudions le signe de :
et h(h1 , h2 , h3 ) devient
C’est une fonction de classe C ∞ sur R2 . On vérifie d’abord que (0, 0) est un point critique
de R. On montre que la matrice Hessienne associée à R est semi-définie positive, i.e.
2 X
2
X ∂2R
(h1 , h2 )li lj ≥ 0 ∀(h1 , h2 ) ∈ R2 ∀(li , lj ) ∈ R2
∂hi ∂hj
i=1 j=1
Méthode de substitution
Ici, il est possible d’utiliser la contrainte pour calculer une variable en fonction des autres va-
riables. Soit (x, y, z) ∈ (R+∗ )3
S
2 − xy
g(x, y, z) = 0 ⇐⇒ 2(xy + yz + xz) = S =⇒ z =
x+y
et le volume devient
xy( S2 − xy)
f (x, y, z) = xyz = = l(x, y)
x+y
Maximiser f sous la contrainte g revient à maximiser l.
∂l ∂l x2
(x, y) = (y, x) = (S − 2y 2 − 4xy)
∂y ∂x 2(x + y)2
∂l (x, y) = 0 (S − 2x2 − 4xy)y 2 = 0
∂x
⇐⇒
∂l (x, y) = 0 (S − 2y 2 − 4xy)x2 = 0
∂y
S = 2x2 + 4xy
⇐⇒ =⇒ x = y ou x = −y =⇒ x = y (puisque x, y > 0)
S = 2y 2 + 4xy
q
S
Donc S = 6x2 = 6y 2 =⇒ x = y = 6 est l’unique point critique.
Matrice Hessienne
∂2l −y 2 (S + 2y 2 )
(x, y) =
∂x2 (x + y)3
l(x, y) est symétrique alors
∂2l xy
(x, y) = − [2x2 + 6xy + 2y 2 − S]
∂y∂x (x + y)3
l étant C 2 sur (R+∗ )2
∂2l ∂2l
(x, y) = (x, y)
∂x∂y ∂y∂x
r r ! r r !!2 r r !! r r !!
S S ∂2l S S ∂2l S S ∂2l S S
∆0 , = , − , × ,
6 6 ∂x∂y 6 6 ∂x2 6 6 ∂y 2 6 6
3S S
= − =− <0
24 8
r r ! r
2
∂ l S S S
, =−
∂x2 6 6 6
r r !
S S
=⇒ (x0 , y0 ) = , est un maximum pour l(x, y)
6 6
S
− xy q q
z= 2
. Alors pour x = S6 et y = S6 on a
x+y
S
− S6 2S
r
2q 6 S
z= = q = .
2 S
2 S 6
6 6
q
S
A surface fixée, le parallélépipède de volume maximal est le cube de côté 6.
Exercice 2.7. 1) f étant de classe C ∞ sur U . (x, y) ∈ U est un point critique de f si et seulement
si ∂f ∂f
∂x (x, y) = 0 et ∂x (x, y) = 0.
∂f √ x x−a
∂x (x, y) = +√ = 0 (1)
x2 +(y−a)2 (x−a)2 +(y)2
∂f √ 2y−a 2 √ y
∂y (x, y) = + = 0 (2)
x +(y−a) (x−a)2 +(y)2
∂f ∂f 1 1
(1) + (2) ⇒ (x, y) + (x, y) = (x + y − a) p +q =0
∂x ∂y 2
x + (y − a) 2 2 2
(x − a) + (y)
| {z }
>0
x y
ce qui implique que x + y = a (3). Injectons (3) dans (1) ou (2) , on obtient |x| − |y| = 0 ce
qui implique que x et y sont de même signe. Or x + y = a > 0 alors x, y > 0.
Les points critiques de f dans U sont les (x, y) tel que x, y > 0 et x + y = a. C’est le segment
ouvert ] (a, 0) ; (0, a)[ ou l’ensemble des points (x, a − x) avec x ∈]0, a[.
2) D’après la définition de la distance Euclidienne, pour tout point (x, y) de R2 , on a
q q
f (x, y) = x + (y − a) + (x − a)2 + y 2
2 2
q √
= d2 ((x, y) , (0, a)) + d2 ((x, y) , (a, 0)) ≥ d2 ((a, 0) , (0, a)) = a2 + (−a)2 = a 2.
Donc (x, y) = (x, a − x) avec x ∈]0, a[, point critique de f dans U est un minimum global de f .
Exercice 2.8.
a) Soit f (x, y) = 1 + cos (xy) − 2 exp (x + y) . f est une fonction de classe C ∞ sur R2 vérifiant
f (0, 0) = 0 et
∂f
(x, y) = −y sin (xy) − 2 exp (x + y)
∂x
pour tout (x, y) ∈ R2 ,
∂f
(x, y) = −x sin (xy) − 2 exp (x + y)
∂y
donc ∂f∂y (0, 0) = −2 6= 0. Ainsi, d’après le Théorème des fonctions implicites, il existe un r > 0
et une fonction unique ϕ définie de I =] − r, r[ dans R de classe C ∞ telle que ϕ (0) = 0 et
f (x, ϕ (x)) = 0 pour tout x ∈ I avec
∂f
0 ∂x (x, ϕ(x)) ϕ(x) sin (xϕ(x)) + 2 exp (x + ϕ(x))
ϕ (x) = − ∂f =− .
x sin (xϕ(x)) + 2 exp (x + ϕ(x))
∂y (x, ϕ(x))
Donc ϕ0 (0) = −1. Du fait que la fonction ϕ est de classe C ∞ dans un voisinage de 0, alors elle
admet un développement limité à tout ordre au voisinage de 0. Ainsi
ϕ(x) = −x + ax2 + o x2 ,
t2
+ o t2 , donc
or cos t = 1 −
2
1 + cos (xϕ(x)) x2 ϕ2 (x)
+ o x2 ,
exp (x + ϕ(x)) = =1−
2 4
donc
x2 ϕ2 (x)
2
x + ϕ(x) = ln 1 − +o x
4
⇓
x2
2
−x + ax2 + o x2
ϕ(x) = −x + ln 1 −
4
= −x + ln 1 + o x2 = −x + o x2 .
b) Soit g (x, y) = x3 + y 3 − 3xy − 1. g est une fonction de classe C ∞ sur R2 vérifiant g(0, 1) = 0
et
∂g 2
∂x (x, y) = 3 x − y
∂g 2−x
pour tout (x, y) ∈ R2 ,
∂y (x, y) = 3 y
∂g
donc ∂y (0, 1) = 3 6= 0. Ainsi, d’après le Théorème des fonctions implicites, il existe un intervalle
ouvert noté I et une fonction unique ϕ définie de I dans R de classe C ∞ telle que ϕ (0) = 1 et
g (x, ϕ (x)) = 0 pour tout x ∈ I avec
∂g
0 ∂x (x, ϕ(x)) ϕ(x) − x2
ϕ (x) = − ∂g = pour tout x ∈ I.
ϕ2 (x) − x
∂y (x, ϕ(x))
Donc ϕ0 (0) = 1. Les dérivées première et seconde de l’équation g (x, ϕ (x)) = 0 par rapport à x
dans I s’écrivent :
∂g ∂g
(x, ϕ(x)) + ϕ0 (x) (x, ϕ(x)) = 0
∂x ∂y
2
∂ g 2
∂ g ∂g 2 ∂ 2 g
0 00 0
(x, ϕ(x)) + 2ϕ (x) (x, ϕ(x)) + ϕ (x) (x, ϕ(x)) + ϕ (x) (x, ϕ(x)) = 0 (∗)
∂x2 ∂x∂y ∂y ∂y 2
avec
∂2g ∂2g ∂2g
(x, y) = 6x, (x, y) = −3 et (x, y) = 6y.
∂x2 ∂x∂y ∂y 2
En substituant x = 0 dans (*), nous obtenons ϕ00 (0) = 0. Puisque ϕ est de classe C ∞ au voisinage
de 0, on a alors par la formule de Taylor à l’ordre 2 le développement souhaité :
ϕ(x) = 1 + x + o x2 .
Exercice 2.9 a)
f (→
−
r ) = ln |→
−
p
r | = ln x2 + y 2 + z 2 .
!
−−→ ∂f ∂f ∂f x y z
grad f = , , = →
− 2, →
− 2, →
− 2
∂x ∂y ∂z |r| |r| |r|
→
−r
= →
− 2.
|r|
b)
1 1
f (→
−
r)= →− =p .
|r| x2 + y 2 + z 2
∂f x ∂f y ∂f z
= − , =− , =−
∂x (x2 + y2 + z 2 )3/2 ∂y 2 2 2
(x + y + z )3/2 ∂z (x + y + z 2 )3/2
2 2
Donc →
−
−−→ r
grad f = − →
− 3.
|r|
Exercice 2.10 a)
→
−
∇f = 6x2 y 2 z 4 , 4x3 yz 4 , 8x3 y 2 z 3
→
− → −
∇ · ∇f = 12xy 2 z 4 + 4x3 z 4 + 24x3 y 2 z 2
= 4xz 2 3y 2 z 2 + x2 z 2 + 6x2 y 2 .
b)
→
− → − →
− ∂f ∂f ∂f
∇ · ∇f = ∇· , ,
∂x ∂y ∂z
∂2f ∂2f ∂2f
= + + = 4f.
∂x2 ∂y 2 ∂z 2
2)
1 →
− →
− 1
4 →
− = ∇·∇
|r| |→
−
r|
→
−
!
→
− r ∂ x ∂ y ∂ z
= ∇· −→ =− − − .
|−
3
r| ∂x |r|3 ∂y |r|3 ∂z |r|3
1) i)
− →
→ − →
− ∂f ∂f ∂f
∇ ∧ ∇f = ∇∧ , ,
∂x ∂y ∂z
→
−
= 0 (f est de classe C 2 , Th. de Schwarz)
ii)
→
− →− →
− ∂F3 ∂F2 ∂F1 ∂F3 ∂F2 ∂F1
∇ · ∇ ∧F = ∇· − , − , −
∂y ∂z ∂z ∂x ∂x ∂y
∂ 2 F3 ∂ 2 F2 ∂ 2 F1 ∂ 2 F3 ∂ 2 F2 ∂ 2 F1
= − + − + −
∂x∂y ∂x∂z ∂y∂z ∂y∂x ∂z∂x ∂z∂y
2)
∂zf (|→
−
→
− r |) ∂yf (|r|) ∂xf (|r|) ∂zf (|r|) ∂yf (|r|) ∂xf (|r|)
∇ ∧ (→
−
r f (|→
−
r |)) = − , − , −
∂y ∂z ∂z ∂x ∂x ∂y
f (|→−
0
r |) →
−
= →
− (zy − yz, xz − zx, yx − xy) = 0 .
|r|