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Kinésithérapie obstétricale : bienfaits et techniques

La kinésithérapie obstétricale aide les femmes enceintes et les jeunes mamans à gérer les transformations corporelles liées à la grossesse et à l'accouchement. Elle traite divers maux tels que les douleurs dorsales, les troubles uro-gynécologiques et le renforcement du périnée, améliorant ainsi la qualité de vie et le bien-être. Les séances de kinésithérapie, qui peuvent inclure des exercices spécifiques et des techniques de massage, visent à soulager les douleurs et à favoriser une récupération optimale après l'accouchement.

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Kinésithérapie obstétricale : bienfaits et techniques

La kinésithérapie obstétricale aide les femmes enceintes et les jeunes mamans à gérer les transformations corporelles liées à la grossesse et à l'accouchement. Elle traite divers maux tels que les douleurs dorsales, les troubles uro-gynécologiques et le renforcement du périnée, améliorant ainsi la qualité de vie et le bien-être. Les séances de kinésithérapie, qui peuvent inclure des exercices spécifiques et des techniques de massage, visent à soulager les douleurs et à favoriser une récupération optimale après l'accouchement.

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DEUXIEME PARTIE PARTIE: KINÉSITHÉRAPIE OBSTÉTRICALE

INTRODUCTION

La kinésithérapie de la femme enceinte et après un accouchement


entraînent de nombreuses transformations corporelles, qui sont
parfois douloureuses ou difficiles à vivre. La kinésithérapie peut
apporter des solutions pour que la gestante ou l’accouchée vive au
mieux ces modifications.

CHAPITRE I: NOTIONS GENERALES

La grossesse et l’accouchement sont des événements intenses dans


la vie d’une femme. Ils entraînent de nombreuses transformations
corporelles, qui sont parfois douloureuses ou difficiles à vivre : stress,
douleurs du dos, jambes lourdes, troubles pelvi-périnéaux.. Pour que
la gestante ou l’accouchée vive au mieux ces modifications, et pour
garder une forme physique optimale, un kinésithérapeute spécialisé
en obstétrique est l’accompagnant idéal !

Qu’est-ce que la kinésithérapie obstétricale ?

La kinésithérapie obstétricale est une spécialité centrée sur la prise


en charge des problématiques de la grossesse et de l’accouchement.
Les kinésithérapeutes sont formés pour accompagner les femmes
avant et après l’accouchement (en périnatal et en post partum),
grâce à des techniques de soin spécifiques.

En pratique, cette spécialité englobe :

 L’uro-gynécologie et la rééducation périnéale, qui permettent de


prévenir et traiter les descentes d’organes et autres troubles de
la région périnéale. La rééducation du périnée est surtout
effectuée en post partum, pour renforcer les tissus fragilisés par
l’accouchement;
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 La gymnastique après l’accouchement, qui permet aux femmes


de retrouver une forme optimale, et notamment de remuscler la
sangle abdominale;

 Des techniques et soins pour traiter les maux de la grossesse,


comme le mal de dos et les jambes lourdes

Quels sont les maux les plus couramment traités en


kinésithérapie obstétricale ?

Comme vu plus haut, la kinésithérapie obstétricale traite un large


éventail de problématiques que les femmes peuvent rencontrer
pendant leur grossesse, et après l’accouchement. Il s’agit
principalement de douleurs, troubles uro-gynécologiques et musculo-
squelettiques engendrés par les modifications hormonales, la
soudaine prise de poids, et l’accouchement lui-même.

La kiné obstétricale peut donc être d’une grande aide pour


:

 Diminuer la sensation de jambes Lourdes;

 Corriger l’insuffisance veineuse et tous les troubles associés;

 Soulager les maux de dos, qui sont très fréquents chez les
femmes enceintes;

 Prévenir et traiter l’incontinence urinaire, une symptôme courant


lié aux troubles périnéaux;

 Prévenir et traiter les descentes d’organes (prolapsus


génital);

 Lutter contre la perte de sensibilité et de tonicité vaginale;

 Contrer la perte de tonicité abdominale et améliorer l’esthétique


du ventre après l’accouchement

Cette liste n’est pas exhaustive ; si la gestante ou l’accouchée


rencontre d’autres problématiques, elle peu demander à son médecin
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ou son kinésithérapeute, quel accompagnement serait le plus adapté


à sa situation.

Quels sont les bienfaits et les avantages de la kinésithérapie


obstétricale ?

La qualité de l’accompagnement médical et paramédical lors de la


grossesse est d’une grande importance. En effet, on peut vite se
sentir dépassée par les symptômes et les modifications corporelles.
Quant à l’accouchement, c’est un moment magnifique, mais qui n’en
reste pas moins traumatisant pour tout un ensemble de muscles et
d’organes localisés dans le bas-ventre. Le kinésithérapeute spécialisé
en obstétrique est le professionnel idéal pour aider à naviguer parmi
ces modifications, réduire les douleurs, et conserver la maîtrise de
votre corps.

Les bienfaits des techniques réalisées en pré et post partum sont


nombreux :

 Amélioration de la circulation sanguine;

 Renforcement des muscles du périnée;

 Renforcement des muscles de la sangle abdominale;

 Amélioration du maintien des organes internes;

 Diminution des douleurs, notamment les douleurs du dos, les


douleurs articulaires et celles du bas-ventre

Ces différents bienfaits permettent une amélioration globale de la


qualité de vie et du bien-être des femmes enceintes et des jeunes
mamans. Progressivement, l’impact positif de la prise en charge
kinésithérapique se fait aussi sentir sur d’autres aspects de la santé :
notamment la respiration, la digestion, mais aussi les niveaux de
stress et de fatigue.

Comment se déroulent les séances ?


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La kinésithérapie obstétricale peut donc traiter de nombreux maux et


inconforts. L’objectif du traitement, ainsi que les techniques
employées, vont directement dépendre du motif de consultation.
Celui-ci est généralement précisé par le médecin dans son
ordonnance.

 Si la patiente consulte pour des problèmes d’insuffisance


veineuse et de jambes lourdes, le kinésithérapeute pourra
proposer un drainage lymphatique, qui est une technique de
massage manuel, et des séances de pressothérapie, qui
stimulent le retour veineux par l’intermédiaire de gaines;

 Pour les maux de dos de la femme enceinte, les techniques les


plus couramment employées sont les massages, les exercices
posturaux, et la bascule du bassin. Le kiné spécialisé en
obstétrique donnera aussi plusieurs conseils pour limiter ces
douleurs au quotidien.;

 Enfin, la kinésithérapie uro-gynécologique et la rééducation


périnéale peuvent être effectuées de trois manières différentes :

 Manuellement;

 Par biofeedback avec une sonde endovaginale;

 Par électrostimulation avec une sonde endovaginale

Ces différents procédés ont tous pour objectif d’aider la patiente à


prendre conscience des contractions et relâchements du périnée, ce
qui permet d’effectuer les bons mouvements pour le tonifier. Au
premier abord, ces techniques peuvent sembler invasives : mais il
faut savoir qu’elles ne provoquent pas de douleur ; aussi, le
kinésithérapeute veille toujours à recueillir le consentement éclairé de
la patiente avant chaque manipulation.

Les techniques employées en kinésithérapie obstétricale sont-


elles douloureuses ?
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Toutes les méthodes mentionnées ici ont pour objectif d’augmenter le


bien-être de la patiente et d’améliorer ses sensations corporelles.
Elles ne sont pas censées provoquer de douleur ! Si la patiente
ressente une douleur ou un inconfort lors des séances, il ne faut
surtout pas hésiter à en parler à son kinésithérapeute.

Quels sont les résultats ?

Les séances de kinésithérapie pour femme enceinte ou en post


partum donnent de très bons résultats. Elles permettent de soulager
efficacement les douleurs et les inconforts, ce qui améliore l’état
physique, mais aussi psychique, des patientes. Comme dans toute
rééducation, lacontribution de la patiente et sa motivation sont des
ingrédients clés du mieux-être et des progrès ! En fonction du motif
de consultation, le kiné pourra donner un ensemble d’exercices et de
recommandations à appliquer chez la patiente, pour prolonger les
bienfaits des séances.

CHAPITRE II: NOTIONS SPECIFIQUES

2.2. LES MUSCLES DU PLANCHER PELVIEN

Le plancher pelvien est un groupe de muscles qui ferme la partie inférieure du bassin
osseux, à la manière d’un hamac. Les muscles soutiennent les organes de la cavité
abdominale. Chez la femme, les muscles du plancher pelvien sont traversés par 3 orifices :
l’urètre, le vagin et l’anus.

Quelle est la fonction des muscles du plancher pelvien ?

Le plancher pelvien a 4 fonctions :


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 Fermer l’urètre et l’anus, ce qui nous permet de retenir l’urine et les selles. Mais il
ouvre également l’urètre et l’anus, lorsque nous sommes aux toilettes ou
faisons un gaz ;
 Soutenir les organes de la cavité abdominale basse : vessie, utérus, intestins. ;
 Stabiliser le bassin osseux et le bas du dos. ;
 Participer à la vie sexuelle et à la reproduction.
2.2. IMPACT DE LA GROSSESSE ET DE L’ACCOUCHEMENT
2.2.1. La grossesse

Pendant la grossesse, le poids de l’utérus augmente énormément, à cause du bébé en


croissance,du placenta et du liquide amniotique. Les muscles du plancher pelvien sont donc
sollicités davantage pour continuer à assurer le soutien adéquat. Par ailleurs, pendant la
grossesse, le corps produit une hormone appelée relaxine. Cette hormone ramollit les
muscles du plancher pelvien. La combinaison de ces facteurs explique que les muscles
peuvent se fatiguer, ce qui peut donner lieu à des désagréments comme des fuites
urinaires. C’est assurément le cas en fin de grossesse.
2.2.2. L’accouchement

Un accouchement par voie basse implique beaucoup d’étirement des muscles, étant
donné que l’enfant descend, via le vagin, à travers le plancher pelvien. De ce fait, après
l’accouchement, les mus- cles sont fatigués et éventuellement endommagés, et il est
possible qu’ils ne puissent temporaire- ment plus bien remplir leurs fonctions.

2.2.3. La césarienne

 Dans une certaine mesure, une césarienne protège les muscles du plancher pelvien,
mais sans garantie absolue. La charge exercée sur les muscles pendant la
grossesse reste la même. Dès lors, même après une césarienne, il est possible
d’avoir des problèmes au niveau du plancher pelvien.

2.3. PROBLEME AU NIVEAU DU PLANCHER PELVIEN

Les problèmes possibles au niveau du plancher pelvien sont :


 Fuites urinaires en éternuant, en toussant, en riant, en faisant du sport ;
 Perte de selles en éternuant, en toussant, en riant, en faisant du sport ;
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 Impossibilité d’arriver aux toilettes à temps sans accidents ;


 Difficultés à retenir les gaz ;
 Constipation ;
 Sensation de pesanteur entre les jambes, due à l’affaissement des organes
abdominaux ;
 Douleurs lors des rapports sexuels.
2.4. RENFORCER LES MUSCLES DU PLANCHER PELVIEN

Comme les autres muscles de notre corps, nous pouvons entraîner les muscles du plancher
pelvien afin de les renforcer.

Exercices

Dès le lendemain de l’accouchement, commencez à faire les exercices suivants :


 Contracter brièvement et énergiquement 10 fois le plancher pelvien ;
 Contracter 10 fois le plancher pelvien et maintenir la contraction pendant 3 secondes
(en augmentant progressivement à 10 secondes). ;
 Contracter de plus en plus fort le plancher pelvien, en 2 ou 3 paliers.

Exercice supplémentaire : contractez chaque fois les muscles du plancher pelvien avant
de tousser ou d’éternuer, de soulever un objet, de vous lever d’une chaise, etc.
Points importants

Veillez à ne pas retenir votre respiration et à ne pas contracter les muscles des cuisses ni
les abdominaux. Entre les exercices, veillez également à bien relâcher les muscles du
plancher pelvien, afin qu’ils puissent se reposer suffisamment.

Horaire

Faites ces exercices le matin et l’après-midi. Essayez de trouver un moment fixe, ce qui
vous aidera à y penser quotidiennement, par exemple pendant la tétée.

2.5. CONSEILS POUR ALLER FACILEMENTAUX TOILETTES

2.5.1. Position aux toilettes lors de la miction


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 Baissez vos vêtements jusqu’aux chevilles ;

 Asseyez-vous avec les fesses au milieu de la lunette des toilettes. Ne vous


asseyez pas à l’avant de la lunette et ne restez assurément pas ‘en suspension’
au-dessus ;

 Posez les pieds à plat sur le sol, légèrement écartés (de même que les genoux) ;

 Gardez le dos droit ;

 Relâchez le plancher pelvien et laisser l’urine s’écouler confortablement;

 Ne poussez pas en urinant, et n’interrompez pas le jet urinaire.

2.5.2. Position aux toilettes lors de la défécation


 Baissez vos vêtements jusqu’aux chevilles ;
 Asseyez-vous avec les fesses au milieu de la lunette des toilettes ;
 Ne vous asseyez pas à l’avant de la lunette et ne restez assurément pas ‘en
suspension’ au-dessus ;
 Placez un petit banc sous vos pieds, de sorte que vos genoux soient plus hauts que
vos hanches ;
 Penchez le tronc vers l’avant et appuyez vos coudes sur les genoux ;
 Relâchez le plancher pelvien pour aller à la selle et prenez votre temps ;
 Essayez de ne pas pousser ou poussez seulement après avoir inspiré en gonflant
le ventre.

2.6. ALIMENTATION

De bonnes habitudes en matière d’alimentation et de boissons peuvent aider à prévenir


et soulager les problèmes urinaires et intestinaux. Les selles deviennent plus molles, et
vous évitez les infections urinaires :
 Buvez un verre d’eau tiède et mangez un kiwi avant le petit-déjeuner ;
 Mangez suffisamment de fibres (fruits, légumes, céréales complètes) ;
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 Variez votre alimentation et mangez à des heures régulières ;


 Buvez 1,5 litre d’eau par jour.

CHAPITRE III :KINESITHERAPIE POSTNATALE ET SPORT

À partir de 6 semaines après l’accouchement, l’accouchée peu commencer la kinésithérapie


postnatale. Ceci est utile, tant après un accouchement par voie basse qu’après une
césarienne. Grâce aux conseils de la kinésithérapeute, l’accouchée retrouvera un corps
tonique, de sorte qu’elle puisse reprendre ses activités quotidiennes et refaire du sport.

3.1. Conseils pour les 6 premières semaines après l’accouchement

 Ne soulevez et ne portez pas d’objets lourds, comme des sacs de courses ou des
caisses ;

 Si vous devez malgré tout soulever quelque chose : contractez les muscles du
plancher pelvien, pliez les genoux, amenez l’objet près du corps et expirez lorsque
vous soulevez l’objet ;

 Bougez beaucoup : allez-vous promener, faites du vélo (après la cicatrisation d’une


éventuelle épisiotomie ou déchirure) ;

 Attendez 6 semaines avant de reprendre les sports impliquant la course et les


sauts. Durant cette période, ne faites pas encore d’abdominaux ;

 Écoutez votre corps et essayez de profiter au maximum de toutes les


nouvelles sensations

 QUAND FAUT-IL CONSULTER ?

La grossesse et l’accouchement ont une grande influence sur le corps. Les premiers
mois après l’accouchement, il faut du temps pour récupérer. Les problèmes liés au plancher
pelvien sont très fréquents au cours des premières semaines, mais ils disparaissent
généralement spontanément.
Cependant, quelques problèmes peuvent durer plus longtemps. De ce fait, N’hésitez pas à
informer à votre patiente à en discuter avec son gynécologue ou kinésithérapeute.
Quand cela peut-il être nécessaire ?
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 En cas de douleurs persistantes et En cas d’infections urinaires récidivantes ;


 En cas de fuites urinaires ou de perte de selles persistantes lors des mouvements, de
la toux, des éternuements ;
 En cas de constipation prolongée et En cas de douleurs lors des rapports
sexuels

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