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Prolongations en arabe : règles essentielles

Le document traite des prolongations en arabe, appelées 'al-madd', qui sont essentielles pour la lecture correcte du Coran. Il décrit les différents types de prolongations, leur importance dans le sens des mots et des versets, ainsi que les règles qui les régissent. Une erreur dans la prolongation peut changer radicalement le sens d'un mot, soulignant ainsi l'importance de leur maîtrise.

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Prolongations en arabe : règles essentielles

Le document traite des prolongations en arabe, appelées 'al-madd', qui sont essentielles pour la lecture correcte du Coran. Il décrit les différents types de prolongations, leur importance dans le sens des mots et des versets, ainsi que les règles qui les régissent. Une erreur dans la prolongation peut changer radicalement le sens d'un mot, soulignant ainsi l'importance de leur maîtrise.

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Les prolongations – ‫المدود‬

Al-madd – ‫ْال َم ُّد‬ signifie la prolongation du son de la voyelle. Ce principe est très

important dans la langue arabe et particulièrement elle joue un rôle très important dans
la lecture du Saint Coran. A savoir, l’oubli d’une prolongation dans un mot peut changer
radicalement son sens. Par la même occasion, cela aura un impact sur le sens des
phrases/versets. Son application correcte fait partie des principes fondamentaux pour
réussir votre lecture. Une prolongation a lieu avec les trois lettres suivantes
communément “houroûf al madd” :

‫ا‬
●​ Le ‘Alif ( ) lorsqu’il est précédé par une Fatha, de même que le Alif maqsoûra

‫ى‬ ou le “dagger alif”/“Alif flottant” ‫( ـٰـ‬qui s’isole à gauche de la lettre plutôt


que de se coller).ex: َ ٰ ‍ِ‫ ص‬égale ‫‍را َط‬
‫‍ر َط‬ َ ‍ِ‫ص‬
‫و‬
●​ le Waw ( ) lorsqu’il est précédé par une Dômmah,

●​ Le Ya ( ‫ )ي‬lorsqu’il est précédé par une Kasra.

A - La prolongation de BASE – ‫ِي‬ ْ ‫اَأْل‬


ُّ ‫صل‬ ‫ا ْل َم ُّد‬
C’est une prolongation de base qui se prolonge toujours de 2 temps. Elle se divise en
5 sous catégories.

1) La prolongation NORMALE ou NATURELLE – ‫ِي‬ َّ ‫ا ْل َم ُّد‬


ُّ ‫الط ِبيع‬
C’est une prolongation qui est ni suivie, ni précédée d’un Hamza ou d’un soukoûn.
Elle est appelée prolongation naturelle car la prolongation fait partie de la
caractéristique de la lettre elle-même. La prolongation se fait en 2 temps et pas plus.
L’ensemble des prolongations sont construites sur cette base de la règle de la
prolongation naturelle, cependant suivant la position de la prolongation de la lettre
arabe dans le mot, des lettres qui la suive etc., celle-ci pourra subir des
modifications de sa mesure.

(1/7) : َ ‍‫ب َع َلي ِْه ْم َواَل ٱلضَّٓال‍ِّي‬


‫‍ن‬ ِ ‫ض‍و‬ َ ‫‍ن َأ ْن َع‬
‍ُ ‫مْت َع َلي ِْه ْم َغي ِْر ْٱل َم ْغ‬ َ ‍‫ص َرا َط ٱلَّ ِذي‬
ِ
NB:

●​ La soukounisation de ‫ِه َي‬ et ‫ ه َُو‬en fin de lecture donne ‫ ِهي‬et ‫هُو‬,


prolongation de 2 haraka
●​ Dans certains exemplaires du moushaf, le Alif de prolongation est surmonté d’un

‫۠ا‬
rond net : , on ne fera pas de prolongation de 2 temps.

(109/4): ‫َوٓاَل َأَ‍ن ۠‍ا َع ِاب ٌد مَّا َع َبد ُّت ْم‬

2) La prolongation de remplacement – ُ ‫ا ْل َم ُّد ا ْل َبدَ ل‬


C’est la prolongation de la Hamza. C’est un cas particulier de la prolongation
précédente. La langue arabe ne permet pas la rencontre de 2 hamza dont la
seconde possède une soukôun. Dans ce cas, la seconde se transforme en voyelle
longue apparentée à la voyelle brève de la première hamza. Nous comprenons
donc ici que l’actuelle voyelle de prolongation était en réalité une Hamza sâkinah.
Elle se prolonge de deux temps/haraka.

(74/31): ‫ين َءا َم ُن ٓو ۟ا ِإي‍ َم ٰـ ًنا‬ ۟ ‫ُأو ُت‬


َ ‫وا ْٱل ِك َت ٰـ‬
َ ‫ب َو َي ْزدَ ادَ ٱلَّ ِذ‬
3) La prolongation de compensation ُ ‫ا ْل َم ُّد ا ْلع َِو‬
‫ض‬
C’est lorsqu’on s’arrête sur la tanwîn de Fatha et que de ce fait on ignore une fatha, ce

qui occasionne une prolongation de deux temps. (100/1) : َ ‫ت‬


‫ضبْحً‍‍ا‬ ِ ‫ َو ْال َعا ِد َيا‬NB:
Même en absence de l’Alif d’écriture ‫ ًء‬qui devient ‫ َءا‬lors de l’arrêt: ‫ ِإن َشٓا ًء‬se lira
‫ ِإن َشٓا َءا‬. Toutefois, ce n’est pas le cas avec la lettre ‫ ًة‬qui ne s’allonge pas lors de
l’arrêt : ً ‫ َجَّ‍ن‬se lira ْ‫ َجَّ‍ن‍ه‬.
‫‍ة‬

4) La prolongation de liaison minimale ُّ ‫ص َل ُة ال‬


‫ص ْغ َرى‬ ِّ ‫ا ْل َم ُّد ا ْل‬
C’est la prolongation qui suit le pronom possessif ‫ ُه ِه‬/ِ‫ هُ ه‬lorsqu’il n’est pas suivi
d’une Hamza, on le prolonge de deux temps. Dans certains exemplaires du moushaf,

il y a un mini symbole de yâ inversé ou mini waw à côté du ‫ه‬ pour nous signaler le

prolongement.

(100/6) : َ ِ‫َوِإَّ‍ن ُهۥ َع َل ٰى ٰ َذل‬


‫ك َل َش ِهي ٌد‬ ; )100/7( ‫نس ٰـ َن لِ َر ِّب‍ ِهۦ َل َك ُنو ٌد‬
َ ‫ِإنَّ ٱِإْل‬

Cette lettre est prolongée de 2 temps lorsqu’elle n'est pas suivie d'un hamza ‫ء‬, sauf
dans 3 cas: Quand elle est précédée d’une lettre de prolongation, précédée d’une
lettre qui porte soukoûn, ou quand elle même, elle porte soukoûn. L’allongement
as-çilah n’est valable que lors de l’enchaînement de la lecture. Si l’on marque

l’arrêt, la lettre ُ‫ ه‬sera lu avec soukoûn. Dans ces cas précis, dans le Coran, on ne
retrouve pas voyelles prolongation à la suite. 2 mots font exceptions à cette
règle:
●​ La condition n’est pas remplie, pourtant l’allongement as-çilah est présent:

Al-Furqân/69: ‫ْٱل ِق َي ٰـ َم ِة َو َي ْخلُ ْد ِ‍ف‍ي ِهۦ ُم َها ًنا‬


●​ La condition est bien remplie, pourtant l’allongement as-çilah est absent:

Az-zumar/7: ‫ض‍ ُه َل ُك ْم‬


َ ْ‫َير‬

5) La prolongation de raffermissement ُ‫ا ْل َم ُّد ال َّت ْمكِين‬

Cette prolongation a lieu à la rencontre de 2 ‫ ي‬ou 2 ‫ و‬afin d'éviter que la lettre


maddya ne soit pas assimilée lorsqu’elle est à proximité de lettres similaires, de tel
sorte qu’elle ait son temps de prolongation nécessaire. Elle a lieu lorsque:

La lettre maddya est précédée ou suivie d’une lettre vocalisée du même type:

Madd précédé de lettre similaire vocalisée

Madd suivie de lettre similaire vocalisée


La lettre maddya ‫ ي‬est précédée d’un ‫ ي‬avec chaddah en plus de sa voyelle
(kasra). On la prolonge de 2 temps

(4/86) ۟ ‫ح ِّيي‍ ُتم ِب َت ِح َّي ٍة َف َحي‬


‫ُّوا‬ ‍ُ ‫َوِإ َذا‬
Il est nécessaire de bien respecter les 2 temps de la lettre maddyya afin de ne pas
faire d’assimilation entre les 2 lettres.

Ex d’assimilation et non prolongation:

Ceci est dû au fait que nous avons une lettre al-lin et non une lettre madd
B - La prolongation DÉRIVÉE/SPÉCIFIQUE ‫ا ْل َم ُّد ا ْل َف ْرعِ ُّي‬
C’est une prolongation qui est lié à un Hamza ou un soukoûn. Il est représenté dans le

Coran par le symbole de madd décliné en vague .

1) La prolongation causée par la Hamza - ‫ء‬: ‫ب ا ْل َه ْم َز ِة‬ َ ‫ا ْل َم ُّد ا ْل َف ْرعِ ُّي ِب‬
ِ ‫س‬

On a alors les 3 cas suivants :

1-1) La prolongation obligatoire liée: ُ ‫ا ْل َم ُّد ا ْل َوا ِج‬


ُ ‫ب ا ْل ُم َّتصِ ل‬
C’est lorsque dans un MÊME MOT, la prolongation est suivie de HAMZA. On peut
alors prolonger de 4 ou 5 temps.

(107/6) َ ‫قُ ْل َ‍ي ٰـَٓأ ُّي َها ْٱل َك ٰـ ِفر‬


‫ُون‬ )109/1( ‫ون‬ َ ‫ٱلَّ ِذ‬
َ ‫ين ُه ْم ي َُرٓا ُء‬

(13/25) ِ ‫س ٓ‍و ُء ٱل َّد‬


‫ار‬ َ ‍‫ُأ ۟و َل‍ ٰـِٓئ‬
‍ُ ‫‍ك َل ُه ُم ٱللَّعْ َن ُة َو َل ُه ْم‬

(89/23) ‫َو ِج ۟ا ٓى َء َي ْو َمِئ ٍذ ِب َج َه َّن َم‬


Remarques : Lorsqu’on a le choix sur le nombre de harakat comme ici, il convient de
faire un choix et de s’y tenir tout au long de sa lecture. Notons en outre que, en cas
d’arrêt sur le mot, cette prolongation peut aller jusqu’à 6 harakat.

(48/14) ‍َ ‫َي ْغ ِف ُر لِ َمن َي َشٓا ُء َوي َُع ِّذبُ َمن َي‬


ۚ ‫ش‍ٓا ُء‬

1-2) La prolongation permise séparée ُ ‫ا ْل َم ُّد ا ْل َجاِئ ُز ا ْل ُم ْن َفصِ ل‬


C’est lorsque la prolongation est à la fin d’un mot, et que le Hamza se trouve au
début du mot qui le suit. On peut alors prolonger de 4 ou 5 harakat

NB: Prolongation de 2 harakat pour certaines lectures. Selon la récitation par la voie de
Tayyibah soulignée par l’imam Ibn al Jazari dans son ouvrage An-Nashr, il est permis
de l’écourter de deux temps car déconnectée de la hamza qui se trouve dans un autre

mot. C’est pourquoi on dit qu’il est “permis” – ‫)جاِئ ٌز‬.

(109/3) ‫ون َ‍م‍ٓا َأعْ ُب ُد‬


َ ‫) َوٓاَل َأن ُت ْم َع ٰـ ِب ُد‬109/2( ‫ون‬
َ ‫ٓاَل َأعْ ُب ُد َما َتعْ ُب ُد‬

(109/3) َ ‫ِإَّ‍ن‍ٓا َأ‬


‫نز ْل َن ٰـ ُه ِفى َل ْي َل ِة ْٱل َق ْد ِر‬

(66/6) ‫وا قُ ٓو ۟ا َأنفُ َس ُك ْم‬ َ ‫َي‍ ٰـَٓأ ُّي َها ٱلَّ ِذ‬
۟ ‫ين َءا َم ُن‬

(18/15) ۟ ‫َه‍ ٰـُٓؤ ٓاَل ِء َق ْو ُم َنا ٱ َّت َخ ُذ‬


‫وا ِمن ُدو ِن‍ ِهۦٓ َءالِ َه ًة‬

ْ ‫َأ‬
(106/4) ‫ف‬ ٍ ‫ٱ‍لَّ ِذ ٓى ط َع َمهُم مِّن ج‬
ٍ ‫ُوع َو َءا َم َنهُم مِّنْ َخ ْو‬
1-3) La prolongation de liaison maximale ‫الص َل ُة ا ْل ُك ْب َرى‬
ِّ ‫ا ْل َم ُّد‬

Cette prolongation est annexée à la précédente (allongement mounfaçil, allongement à


la fin d’un mot et Hamza au début du mot suivant). C’est la prolongation qui suit le

pronom possessif ‫ ُه ِه‬/ِ‫ هُ ه‬lorsqu’il est suivi d’un Hamza. On le prolonge de 4 ou


5 temps. L’allongement aç-çilah n’est valable que lors de l’enchaînement de la

lecture. Si l’on marque l’arrêt, la lettre ُ‫ ه‬sera lu avec soukoûn.

(104/3) : ‫َيحْ َسبُ َأنَّ َما َل‍ ُهۥٓ َأ ْخ َلدَ هُۥ‬

(89/26): ‫َواَل يُو ِث ُق َو َثاَ‍ق ُهۥٓ َأ َح ٌد‬

La prolongation n’aura pas lieu si: la lettre ‫ ه‬est précédée d’une soukôun (ex voyelle
de prolongation); située entre 2 soukôun; suivie d’une soukôun ou qu’elle est sâkinah.
Aucun signe de prolongation ne sera présent dans ce cas précis.

2) La prolongation causé par la soukoûne ‫ون‬ ُ ‫ب ا ْل‬


ِ ‫س ُك‬ َ ‫ا ْل َم ُّد ا ْلف ِْرعِ ُّي ِب‬
ِ ‫س ِب‬

On a alors les 3 cas suivants :

2-1) La prolongation due à l’arrêt sur la soukoûne ‫س ُكون‬ ِ ‫ْل َم ُّد ا ْل َع‬
ُّ ‫ار ُد لِل‬

C’est lorsqu’après une prolongation, vient un soukoûn qui est dû à l’arrêt. On peut
le prolonger de 2, 4, ou 6 Haraka. NB: la durée d’allongement va varier selon le niveau
de rapidité de la lecture afin de garantir un certain équilibre. Il est préférable de
prolonger de 4 ou 6 temps
(1/1) :
ِ ‍‫هللا الرَّ حْ ما َ ِن الرَّ ِح‍ي‬
‫‍م‬ ِ ‫ِبسْ ِم‬

(89/11): ‫ين َط َغ ْو ۟ا ِفى ْٱل ِب َل‍‍‍ٰـ ِد‬


َ ‫ٱلَّ ِذ‬

(95/6): ‫َف َل ُه ْم َأجْ ٌر َغ ْي ُر َممْ ُ‍ن‍و ٍن‬

2-2) La prolongation douce ُ‫ا ْل َم ُّد ال ِّلين‬

C’est lorsqu’on s’arrête sur un mot dont l’avant dernière lettre est un Waw (‫ )و‬ou un
Ya (‫ )ي‬qui porte un soukoûn et qui est précédé par une Fatha. On peut alors
prolonger ce Waw ou ce Ya de 2, 4, ou 6 temps. Il est préférable de prolonger de 4 ou
6 temps.

(106/1): َ ُ‫ف ‍ق‬


ٍ ‫‍رْ‍ي‬
‫‍ش‬ ِ ‫ِإِلي َل ٰـ‬

ْ ‫َأ‬
(106/4) ‫ف‬ ٍ ‫ٱلَّ ِذ ٓى ط َع َمهُم مِّن ج‬
ٍ ‫ُوع َو َءا َم َنهُم مِّنْ َخ ْو‬

2-3) La prolongation obligatoire ‫ا ْل َم ُّد الاَّل ِز ُم‬

C’est lorsque la prolongation est suivie d’une soukoûn obligatoire/originel marqué


[Lâzim], que l’on s’arrête sur le mot ou pas. Il se prolonge obligatoirement de 6
temps/haraka. On inclut la chaddah dans cette règle car elle est composée d’une
double lettre : la première étant Sakina, la seconde étant voyellisée.
Il existe deux types de prolongation obligatoire: celui du mot – ‫ َكلِمي‬et celui de la
lettre – ‫ َحرفي‬. [Al-Madd Al-Lâzim] se divise en quatre catégories :

2-3-1) La prolongation obligatoire lourde dans un mot ُّ ‫ا ْل َم ُّد الاَّل ِز ُم ا ْل َكلِم‬


‫ِي‬
ُ ‫ا ْل ُم َث َّقل‬
C’est lorsque la prolongation est suivie d’une lettre doublée (avec Chaddah) dans
un même mot.

(1/7) : َ ِّ‫ض‍ٓا‍ل‬
‫‍ين‬ ِ ‫َغي ِْر ْٱل َم ْغضُو‬
‍َّ ‫ب َع َلي ِْه ْم َواَل ٱل‬

(80/33): ‫خ ُة‬
‍َّ ‫ص‍ٓا‬
‍َّ ‫ت ٱل‬ ‍َ ‫َفِإ َذا‬
ِ ‫ج‍ٓا َء‬

2-3-2) La prolongation obligatoire légère dans un mot ُّ ‫ا ْل َم ُّد الاَّل ِز ُم ا ْل َكلِم‬


‫ِي‬
ُ ‫ا ْل ُم َخ َّف‬
‫ف‬

C’est lorsque la prolongation est suivie d’une lettre sâkina originelle marquée
(avec soukoûn réelle) dans un même mot. Cette règle n’existe que 2 cas dans le
Coran, et pour un mot identique se trouvant dans la même sourate (Sourate
Yoûnous).

(10/91): َ ‫نت ِم َن ْٱل ُم ْف ِس ِد‬


‫ين‬ َ ‫ْت َق ْب ُل َو ُك‬ َ ‫َءٓاْ‍لـَٔ ٰـ َن َو َق ْد َع‬
َ ‫صي‬

(10/51): َ ُ‫َأ ُث َّم ِإ َذا َما َو َق َع َءا َمن ُتم ِب ِهۦٓ ۚ َءٓاْ‍لـَٔ ٰـ َن َو َق ْد ُكن ُتم ِب ِهۦ َتسْ َتعْ ِجل‬
‫ون‬
2-3-3) La prolongation obligatoire lourde dans une lettre ‫ا ْل َم ُّد الاَّل ِز ُم ا ْل َح ْرف ُِّي‬
ُ ‫ا ْل ُم َث َّقل‬
C’est la prolongation qui se trouve dans les lettres qui débutent certaines sourates
(au nombre de 14). Ces sourates commencent par des lettres indépendantes issues
de alphabet arabe qui sont attachées les unes aux autres comme pour former un
mot. Le nom des lettres individuelles doit être prononcé par le lecteur
indépendamment de leur rattachement à un mot (et non la lettre elle-même). La
longueur de la prolongation de chacune des lettres sera déterminée par la règle de la
prolongation inhérente à l’orthographe de celle-ci. La différence de la longueur de
son prolongement est déterminée par le nombre de lettres qui sont utilisées pour épeler
le nom de cette lettre en particulier. Donc ces prolongations peuvent contenir trois,

deux ou une seule lettre. On les appelle les lettres découpés ‫ْال ُحرُوفُ ْال ُم َق َط َع ُة‬

Pour que la prolongation lourde (6 haraka ) ait lieu il faut 3 conditions :​


– L’orthographe énigmatique de la lettre doit être formée de 3 lettres (Exemple : Lâm

‫ ل‬transcrit ‫الم‬ composé comme suit: ‫) ل ا م‬.​


– La lettre du milieu doit être une voyelle longue (Ici c’est Alif ).​‫ا‬
– La 3ième lettre s’assimile [Idghâm] avec la lettre qui suit.

‘Alif-Lâm-Mîm: ‫ا ٓل ٓم =َألِفْ اَل م مِّي ْم‬


Tô-sîn-Mîm: ‫‍س ٓم = َطا ِسين مِّي ْم‬
ٓ ‍‫ط‬
2-3-4) La prolongation obligatoire légère dans une lettre ‫ا ْل َم ُّد الاَّل ِز ُم ا ْل َح ْرف ُِّي‬
ُ ‫ا ْل ُم َخ َّف‬
‫ف‬

Cette règle est la même que la précédente, il n’y a que la 3ème condition qui diffère :
la 2ieme lettre ne s’assimile pas dans la lettre qui suit.

Qôf: ْ‫ٓق= َقاف‬ Yâ-sîn: ٓ ‍‫ ي‬Alif-Lâm-Rô: ‫آ‍ل‍ر= َألِفْ اَل م َرا‬


ْ‫‍س= َيا ِسين‬
Remarques :

➔​ Les lettres se trouvant au début de certaines sourates peuvent être divisée en

trois catégories : L’ensemble se trouve dans la phrase suivante: ‫ص ْل ُه س َُحيْرً ا‬


ِ
َ ‫ِمن َق َط َع‬
‫ك‬
○​ 1) Les lettres qui ne se prolongent pas. Il n’y a que le ‘Ali f ( ). Ceci est‫أ‬
dû à son orthographe qui ne comporte pas de prolongation : ‫اَلِف‬
○​ 2) Les lettres qui se prolongent de 2 temps car la lettre ici est
orthographiée avec deux lettres arabes . Ce sont les lettres : ha

( ‫)ح= َحا‬, Ya (‫)ي= َيا‬, Tô (‫)ط= َطا‬, Ha (‫)ه= َها‬, et Rô (‫)ر= َرا‬.
Combinées dans le mot: ‫َح ٌي َط َه ٌر‬
○​ 3) Les lettres qui se prolongent de 6 temps. Ce sont les lettres : Noûn

( َ ‫) ٓن= ُن‬, Qôf ( ْ‫) ٓق= َقاف‬, Sôd (‫صاد‬


‫ون‬ ٓ ), ‘Ayn ( ْ‫) ٓع= َعيْن‬, Sîn
َ =‫ص‬
( ْ‫)س= ِسين‬, Lam (‫) ل= اَل م‬, Kaf (‫) ٓك= َكاف‬, et Mim (‫) ٓم= ِميم‬.
Combinées dans le mot: ‫ص َع َس َل ُكم‬
َ ‫ َن َق‬. Elles sont faciles à reconnaître
dans le Coran grâce à la présence du symbole de madd (vague)
au-dessus.

➔​ Il existe un autre type de prolongation obligatoire, appellé ‫ ال َم ُّد ْال َفرْ ُق‬pour
différencier la forme interrogative de la forme affirmative. Il se prolonge de 6

temps. (27/59) َ ‫ٱصْ َط َف ٰ ٓى ۗ َءٓاهللُ َخ ْي ٌر َأمَّا ُي ْش ِر ُك‬


‫ون‬
➔​ Il existe quelques autres prolongations mais qui ne sont pas appliquées dans
toutes les lectures.

Conclusion: Les prolongations sont importantes et il convient de donner à chaque


prolongation sa mesure de 2, 4, 5 ou 6 temps selon les règles que nous avons
étudiées. Nous avons appris dans cette leçon de tajwid du Saint Coran à prononcer
●​ la prolongation de base toujours en 2 temps
●​ La prolongation dérivée:
○​ la prolongation suivie de la lettre Hamza à la fois dans un même mot mais
également entre deux mots (4-5 temps)
○​ la prolongation suivie de la soukoûn, d’une chaddah et nous avons
appris également à différencier les prolongations présentes dans les mots,
et celles présentes dans les lettres débutant certaines sourates du
Coran. (6 temps)
●​ Erreurs à éviter:
○​ Allonger at-tabî’iy plus qu’il n’est permis, surtout en fin de lecture:

ٰ‫س‬
‍َ ‫ُف إبْرا ِهي َم َو ُ‍م‍و‬
‫‍ى‬ ُ
ِ ‫صح‬
○​ Diminuer l’allongement at-tabî’iy au point de le prononcer comme une
voyelle brève
○​ Allonger al-mouttaçil, al-lâzim; et al-arid plus qu’il n’est permis.
○​ Mélanger le son de l’allongement avec celui de la nasalisation.
ُ ‫ا ْل ُم َق َط َع‬
Les lettres isolées ‫ة‬ ُ ‫ا ْل ُح ُر‬
‫وف‬
29 sourates du Saint Coran débutent par des lettres séparées/isolées dont seul Allah
connait la signification. 2 choses nous sommes demandées à leur sujet:

●​ Être convaincus que ces lettres sont la parole d’Allah;


●​ Les réciter comme il se doit.

Les lettres qui débutent certaines sourates (au nombre de 14) sont regroupées dans la

phrase suivante: َ ‫ص ْل ُه س َُحيْرً ا ِمن َق َط َع‬


‫ك‬ ِ
‫ ا ٓل ٓم‬: Al-baqôrôh/la vache (2); Al Imran/ la famille d’Imran (3)
Al-Hankabout/L'araignée (29); Ar-roûm/Les romains (30); Louqman/Luqman (31);
As-sadjdah/La prosternation (32);

ٓ ‫ ا ٓل ٓم‬: Al-A’raf (7)


‫ص‬
‫ ا ٓلر‬: Younoûs/Jonas (10); Hoûd/Hud (11); Youssouf/Joseph (12);
Ibrôhim/Abraham (14); Al Hijr (15)

‫ ا ٓل ٓمر‬: Ar-Rô’d/Le tonnerre (13) ‫ص‬ ٓ ‍‫ ٓ‍ك‍هي‬: Maryam/Marie (19)


ٓ ‫‍ع‬
‫ طه‬: Tô-Hâ (20) ‫‍س ٓم‬
ٓ ‍‫ ط‬: Ach-Chou’arô/Les poètes (26); Al-Qôsas/Le récit (28)
‫‍س‬ٓ ‍‫ ط‬: An-Naml/Les fourmis (27) ‫‍س‬ ٓ ‍‫ ي‬: Yâ-Sîn (36) ‫ص‬ٓ : Sôd (38)
‫ ح‍ ٓم‬: Ghôfir/ Le pardonneur (40); Fouççilat/Les versets détaillés (41);
Az-zouhrouf/L'ornement (43); Ad-douhan/La fumée (44); Al-Djathiya/L'agenouillée
(45) ; Al-Ahqôf (46);

‫) ٓع ٓس ٓق‬١( ‫ ح‍ ٓم‬: Ach-chourô/La consultation (42)


‫ ٓق‬: Qôf (50) ‫ ٓن‬: A-Qôlam/La plume (68)
RECAPITULATIF

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