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Éducation à la Citoyenneté en Haïti

Le document présente un module d'éducation à la citoyenneté élaboré par le MENFP d'Haïti, visant à former des citoyens responsables et conscients de leurs droits et devoirs. Il aborde l'importance de l'éducation à la citoyenneté à travers divers thèmes, incluant le rôle de la famille, de l'école et de l'État dans la formation des citoyens. Ce module, structuré en quatre chapitres, propose des activités pédagogiques pour aider les apprenants à comprendre et à s'engager activement dans les affaires publiques.
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Éducation à la Citoyenneté en Haïti

Le document présente un module d'éducation à la citoyenneté élaboré par le MENFP d'Haïti, visant à former des citoyens responsables et conscients de leurs droits et devoirs. Il aborde l'importance de l'éducation à la citoyenneté à travers divers thèmes, incluant le rôle de la famille, de l'école et de l'État dans la formation des citoyens. Ce module, structuré en quatre chapitres, propose des activités pédagogiques pour aider les apprenants à comprendre et à s'engager activement dans les affaires publiques.
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REPUBLIQUE D’HAÏTI

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE LA FORMATION


PROFESSIONNELLE (MENFP)
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE (DES)

MODULE DU SECONDAIRE I

Avant-Propos

1
Tout d’abord, la matière d’Éducation à la Citoyenneté est une
matière transversale, c’est-à-dire, elle touche, embrasse, englobe et
subsume à fois plusieurs disciplines, surtout en sciences humaines et
sociales. Son enseignement à l’école est un grand atout pour les apprenants
car, par elle, ils vont avoir une connaissance générale très riche dans les
domaines : l’environnement (Ecologie, écosystème, biodiversité), l’État et sa
structure organisationnelle, la sociologie, le développement, l’éthique de la
gouvernance, la sociologie électorale en Haïti, la politique, le droit, etc. Elle
est une matière carrefour car elle passe en revue toutes les matières en
sciences humaines et sociales. Elle sert de l’historiographie pour d’autres
matières, c’est-à-dire, elle est l’écriture même des autres matières. Elle est
une Matière-Vecteur, car elle va permettre aux apprenants de se
ressouvenir de certaines connaissances antérieures oubliées. Elle pourrait
compléter et même corriger certaines lacunes de leurs connaissances
antérieures : analyse et lecture de texte sur des notions d’histoire, de
géographie, sciences sociales et de philosophie déjà étudiées, etc.
La matière d’éducation à la citoyenneté propose de montrer aux
apprenants l’importance de l’exercice de la citoyenneté au niveau de leur
établissement tant publics que privés et de former / éduquer des citoyens
responsables et honnêtes souciant des Bien-être collectif. Du même coup,
elle tient à fournir des éléments adéquats pour façonner leur conception et
comportement, pour réveiller leur conscience collective dans la prise de
décisions citoyennes de leur ville, région et pays dans une perspective de
refonder et reformer l’État.
Cette matière, ensuite, tient aussi à encourager les apprenants et
professeurs au retour de l’hyper valorisation du nationalisme et du
patriotisme, étant des valeurs cardinales, et à prendre des initiatives
collectives pour améliorer leurs conditions d’existence en tant que citoyens
et promouvoir les droits et devoirs des citoyens.
Enfin, l’introduction à l’éducation à la citoyenneté favorisera les apprenants
à avoir une autre perception de la citoyenneté et mieux comprendre la
participation active des citoyens aux affaires publiques les concernant : la
conscience citoyenne, la bonne gouvernance, participation massive aux
élections et lutte contre toutes gabegies ou corruptions administratives soit
passives et ou actives.
Ainsi, dans son Programme du Nouveau Secondaire, conduit par la
(DES),le (MENFP) s’est chargé d’élaborer et d’homologuer un ensemble de
Modules et Fiches pédagogiques répondant aux exigences scolaires de
différents niveaux (NSI, NSII, NSIII et NSIV).
Ainsi, dans un grand souci pédagogique et surtout pour permettre aux
apprenants et Professeurs de mieux appréhender la matière d’Éducation à
la Citoyenneté, le MENFP a opté pour élaboration et homologation des
Modules et fiches pédagogiques : théories, synthèses, lecture compilations
de textes et des pratiques. Le MENFP s’est aussi déjà chargé d’élaborer et
homologuer des fiches pédagogiques et modules dans les différentes

2
matières : Philosophie, Math, économie, Histoire, Anglais, Éducation à la
Citoyenneté, et autres. Ainsi, ce type d’apprentissage consiste
essentiellement à traduire par la capacité de gérer avec efficience une
situation soit en la modifiant soit en en s’adaptant soi-même à la situation.
Par ailleurs, il est l’approche par compétence et est une nouvelle pédagogie
exigée par le MENFP. La matière Éducation à la citoyenneté est très
nouvelle dans le programme. Pour la première fois, par un programme
détaillé, fiches pédagogiques et modules élaborés et homologués par le
MENFP, Cette matière pourra être enseignée dans les quatre niveaux (NSI,
NSII, NSIII et NSIV).
Quant à ce Module NSI, il est exigé aux besoins de tous les apprenants
et Professeurs voulant comprendre la problématique de formation et
éducation des citoyens intègres, honnêtes et responsables. Le MENFP va
même jusqu’à élaborer et homologuer ce Module d’Éducation à la
Citoyenneté, qui pourra, au-delà de l’école, être conservé dans les
bibliothèques des Parents, Professeurs et Anciens apprenants comme un
instrument d’archives.
Ce Module renferme quatre chapitres. Chaque chapitre, brièvement
introduit en quelques paragraphes, est donc précédé d’un plan contenant
deux compétences Terminales et quatre Spécifiques. Ainsi d’un premier
coup d’œil, l’apprenant pourra facilement comprendre et mesurer sa tâche,
et en discerner les situations-problèmes : il saura où il va, comment s’y
prendre et par quel chemin.
La rédaction de chaque chapitre répond au même souci d’ordre et de
clarté. Les compétences Terminales et Spécifiques placées au début de
chacun des chapitres mettent en évidence ce qui va être traité
essentiellement dans le contenu des leçons étudiées. Chaque fois qu’il
parait nécessaire, des titres, sous-titres, des encadrés (mots-clés) et des
activités guidant l’apprenant en facilitant l’étude.
Chaque chapitre est précédé des activités de connaissance, de
compréhension, d’application et j’en passe, explicatives et aussi brèves que
possibles ; puis des condensés (je retiens) à mémoriser à la fin de chaque
compétence, elles sont des exercices de réflexion à valeurs égales des
compétences spécifiques.
L’enseignement de la Matière d’Éducation à la Citoyenneté, comme dans
tous les autres Modules, fonde sur des définitions claires et précises. De ce
fait, la saine pédagogie oblige le MENFP à définir les mots-clés dont
l’apprenant n’est pas en état de donner le sens exact. Les encadrés et « je
retiens » renferment des mots-clés et définitions très précises et répétées
tout au long du développement des Compétences Spécifique. Sont ci-jointes
également des images sémiotiques (figures porteuses d’explications
interprétatives des leçons étudiées) qui servent d’exemples et illustrations,
ainsi que des cas d’espèces mettant l’élève en situations-problèmes lorsque
cela l’exige.

3
Ce Module contient quatre grands chapitres et chacun traitre un thème-
chapeau: le premier chapitre traite le thème : Introduction à l’Education à
la Citoyenneté ; le deuxième traite les thèmes : Contribution de la Famille,
l’Ecole et l’Etat dans les formations des citoyens ; le troisième traite le
thème : Rôle de l’Ecole dans la les formations des éco-citoyens ; enfin, le
quatrième, quant à lui, traite le thème : Identité et ses différentes approches.

Introduction
La matière d’éducation à la citoyenneté propose, à travers ce chapitre,
de montrer aux élèves l’importance de l’exercice de la citoyenneté au niveau
de leurs établissements tant publics que privés. Du même coup, elle tient à
fournir des éléments adéquats pour façonner la conception de ces
apprenants, pour réveiller leur conscience jusqu’à l’âge adulte-citoyen, dans
la prise de décisions citoyennes de leur ville, région ou pays.

Cette matière tient également à encourager les élèves à prendre des


initiatives collectives pour améliorer leur conditions d’existences en tant que
citoyen/ne et promouvoir l’égalité et la justice sociale entre toutes les
couches de la communauté haïtienne.

Enfin, l’apprentissage de l’introduction à l’éducation à la citoyenneté


favorisera les apprentis-citoyens à avoir une autre perception de la
citoyenneté et mieux comprendre la dichotomie qui existe entre le principe
d’égalité et d’inégalité au sein d’une société.

4
Chapitre I
Introduction à l’éducation à la citoyenneté

1. Compétence Terminale
Saisir le sens global des notions : éducation et éducation à la citoyenneté.
1.1. Compétence Spécifique
Déceler les rapports entre les notions : éducation, éducation à la citoyenneté
et citoyenneté.
Activités 1.1.1
1) Définir et trouver l’origine du mot éducation.
2) Distinguer les notions Education et éducation à la citoyenneté.
3) Donner le sens de l’éducation en tant qu’une notion d’apprentissage des
valeurs.
4) Montrer l’importance de l’éducation dans une société.
5) Se rappeler l’importance de l’éducation à la citoyenneté dans la formation des
citoyens.
6) Imaginer des stratégies pour observer deux groupes de citoyens dans un quartier
pour mieux comprendre l’impotence de l’éducation et de l’éducation à la
citoyenneté.
7) Déterminer le rôle de l’éducation à la citoyenneté.

Eléments de contenu

Mots clés : éducation, citoyenneté et éducation à la citoyenneté

Au sens strict, on peut dire que l’éducation est la mise en œuvre de


méthodes et de procédés propres à assurer la formation et le
développement d’un être humain. « L’homme, écrit Kant, est la seule
créature qui doit être éduquée ».

N’étant pas dirigé par l’instinct, il doit conquérir par la culture ce que la
nature lui a refusé. L’éducation, dont le but est de conduire l’homme à sa
propre humanité, comporte, toujours d’après Kant, deux aspects : la
discipline et l’instruction. La discipline est la partie négative de l’éducation.
Elle habitue l’enfant à supporter la contrainte des lois ; elle l’aide à
surmonter la sauvagerie ordinaire. L’instruction est la partie positive de
l’éducation. Elle est l’action de former et d’enrichir l’esprit par la
transmission du savoir et l’étude

Activités 1.1.2
5
1) D’après la définition de la notion ‘’éducation’’, retracer les points forts et
les points faibles de la réflexion du philosophe Emmanuel Kant.
a) Points forts :
b) Points faibles :
2) Rédiger selon votre compréhension du texte ci-dessous une définition de
la notion ‘’éducation’’
3) Interpréter les images 1 et 2
4) Présenter deux modèles d’éducation en précisant leurs avantages et les
inconvénients dans la construction des citoyens.

- Les différentes formes d’éducation.


. Education familiale, religieuse (le vaudou, le christianisme, l’Islam, le
judaïsme etc.), culturelle, scolaire ou académique.

Image 1 image 2

Source: [Link]/images, Haïti éducation, site consulté le 23


janvier 2018

- Les types d’éducation


. Education formelle et informelle.
Les termes voisins: formation, instruction
Les termes opposés: sauvagerie, brutalité

Texte de réflexion sur l’éducation d’Emmanuel Kant


"L'homme ne peut devenir homme que par l'éducation. Il n'est que ce que
l'éducation fait de lui. Il faut bien remarquer que l'homme n'est éduqué que
par des hommes et par des hommes qui ont également été éduqués. C'est
pourquoi le manque de discipline et d'instruction (que l'on remarque) chez
quelques hommes fait de ceux-ci de mauvais éducateurs pour les élèves. Si
seulement un être d'une nature supérieure se chargeait de notre éducation,
on verrait alors ce que l'on peut faire de l'homme.
Mais comme l'éducation d'une part ne fait qu'apprendre certaines choses
aux hommes et d'autre part ne fait que développer en eux certaines
qualités, il est impossible de savoir jusqu'où vont les dispositions naturelles
de l'homme. Si du moins avec l'appui des grands de ce monde et réunissant
6
les forces de beaucoup d'hommes on faisait une expérience, cela nous
donnerait déjà beaucoup de lumières pour savoir jusqu'où il est possible que
l'homme s'avance?"

● Activités 1.1.3
1- Quel est le thème traité par l’auteur ? Quel est le problème soulevé
par l’auteur ?
2-Dégager l'idée principale du texte et les étapes de son
argumentation.

3-Expliquez :
- l'homme ne peut devenir homme que par l'éducation
- il est impossible de savoir jusqu'où vont les dispositions naturelles

4 - l'homme n'est- il que ce que d'autres hommes font de lui.

Certaines explications du texte


1) Kant commence ce texte par une affirmation de l’homme en
général, en disant l'homme ne peut devenir grand que grâce à
l'éducation.
La thèse soutenue par Kant est que l'éducation qui a pour rôle de
développer les "germes d'humanité" présents en nous, nous fait
accéder une "seconde nature" et nous fait passer d'un état de fait à un
état de droit.
L'homme, affirme Kant, est la seule créature qui doive être éduquée
encore faut-il dit le texte trouvait de bons éducateurs (des hommes qui
ont déjà été éduqués).
La discipline fait partie aussi de l'éducation elle est donc la partie
négative de l’éducation.
L'éducation aura alors pour rôle l'incarnation de la valeur (de l'Idée)
dans la vie quotidienne: ainsi l'homme pourra passer d'un état brut
animal, un état de fait, à un autre état qui n'existe pas encore mais qui
doit être. L’homme doit développer ces germes d'humanité qui sont en
lui. Pour cela l'homme devra avoir cherché à s'instruire, le contact avec
les autres qui développeront en lui "le savoir" et l'amènera vers
l'autonomie voire plus loin la liberté que nous apporte l'éducation, elle
est le passage obligée d'une nature commune aux animaux et aux
êtres humains à une nature spécifiquement humaine. Elle est
nécessaire au développement de nos potentialités qui sans elle
resterait inexploitées.

Enfin pour arriver à un idéal Kant propose alors l'union des "grands" et
de beaucoup d'hommes pour parvenir à réaliser ces potentialités.

7
2) Homme ne peut devenir homme que par l'éducation

N'étant pas dirigé par l'instinct en effet, il doit conquérir par la culture
ce que la nature lui a refusé. L'éducation, dont le but est de conduire
l'homme a sa propre humanité, comporte toujours, selon Kant, deux
aspects : la discipline (qui nous permet de sortir de la sauvagerie) et
l'instruction (qui nous permet d'acquérir des savoirs et des savoir-faire.
L'instruction, elle, est la partie positive de l'éducation. Elle est l'action
de former et d'enrichir l'esprit par la transmission du savoir et par
l'étude. Ce qui justifie donc l'éducation, c'est la nécessité d'humaniser
le monde et de sortir de la nature.
Sans l'éducation l'homme resterait simplement un être à l'état brut, sans
savoir, sans instruction. En un mot, l’éducation permet à l’homme de se
dépasser.

3) Il est impossible de savoir jusqu'où vont les dispositions naturelles


l'homme pour évoluer est dépendant de cette éducation qui bien que
nécessaire est imparfaite et l'homme n'est pas capable seul de s'instruire,
d'acquérir du savoir, de tout connaître donc on ne peut pas savoir jusqu'où
peuvent aller ses dispositions naturelles. Il ne sait pas sans l'éducation
s'enrichir, devenir autonome, besoin d'aide pour cette question.

4) L 'homme n'est-il que ce que d'autres hommes font de lui ?


Non, l'homme n'est pas seulement ce que les autres font de lui, une fois qu’il
a la transmission du savoir il doit par ses propres moyens s'enrichir,
l'éducation est l'action de former il appartient à chacun après de devenir
autonome.

Activités 1.1.4
1) Citer certains comportements des citoyens jugés non acceptables au sein
de la société
2) Interpréter le comportement d’un citoyen responsable.
3) Découvrir les espaces de production des citoyens d’une société.
4) Donner une explication des images 3 et 4 ci-dessous dans la formation
des citoyens de demain.
5) Recommander comment l’éducation peut changer le statut de
l’être humain.

Image 3 image 4

8
image i

Source: [Link]/images, Haïti éducation, site consulté le 23


janvier 2018

Emmanuel Kant : Réflexions sur l’éducation (1776-1787)


— L’homme est la seule créature qui doive être éduquée.
— La discipline nous fait passer de l’état d’animal à celui d’homme. Un
animal est par son instinct tout ce qu’il peut être. Mais l’homme doit user
de sa propre raison. Il faut qu’il se fixe lui-même le plan de sa conduite.
Mais comme il n’en est pas immédiatement capable, il a besoin du secours
des autres.
— Une génération éduque l’autre.
— La discipline empêche l’homme de se laisser détourner de sa
destination : l’humanité. Mais la discipline est purement négative car elle
se borne à dépouiller l’homme de son animalité ; l’instruction, au contraire,
est la partie positive de l’éducation.
— La sauvagerie est l’indépendance au regard des lois. La discipline
soumet l’homme aux lois de l’humanité. Cela doit avoir lieu de bonne
heure. Ainsi on envoie les enfants à l’école, non pour qu’ils y apprennent
quelque chose, mais pour qu’ils s’habituent à rester tranquillement assis et
à observer ponctuellement ce qu’on leur ordonne.
— L’homme a naturellement un si grand penchant pour la liberté, que
quand on lui en laisse prendre d’abord une longue habitude, il lui sacrifie
tout. C’est précisément pour cela qu’il faut de très bonne heure avoir
recours à la discipline car autrement il serait très difficile ensuite de
modifier l’homme.
— L’homme ne peut devenir homme que par l’éducation. Et l’homme
n’est éduqué que par des hommes, qui ont également été éduqués.
— Il est possible que l’éducation devienne toujours meilleure. C’est une
chose enthousiasmante de penser que la nature humaine sera toujours
mieux développée par l’éducation.
— Il ne faut pas regarder l’Idée comme chimérique et la rejeter comme un
beau rêve parce que des obstacles en arrêtent la réalisation. Une Idée
n’est rien d’autre que la conception d’une perfection qui ne s’est pas
encore rencontrée dans l’expérience. Telle est, par exemple, l’Idée d’une
république parfaite, gouvernée d’après les règles de la justice. Est-elle
9
pour cela impossible ? Il suffit que notre Idée soit correcte pour qu’ensuite
elle ne soit pas du tout impossible, en dépit de tous les obstacles qui
s’opposent encore à sa réalisation.
— L’éducation est un art dont la pratique doit être perfectionnée par
beaucoup de générations.
— L’éducation est le plus grand et le plus difficile problème qui puisse
être proposé à l’homme. Aussi l’éducation ne peut-elle progresser que pas
à pas.
— Il est deux découvertes humaines que l’on est en droit de considérer
comme les plus difficiles : l’art de gouverner les hommes et celui de les
éduquer.
— On ne doit pas seulement éduquer les enfants d’après l’état présent de
l’espèce humaine, mais d’après son état futur possible et meilleur, c’est-à-
dire conformément à l’Idée de l’humanité et à sa destination totale.
Ordinairement les parents élèvent leurs enfants seulement en vue de les
adapter au monde actuel, si corrompus soient-ils. Ils devraient bien plutôt
leur donner une éducation meilleure, afin qu’un meilleur état pût en sortir
dans l’avenir.
— Ordinairement les parents ne se soucient que d’une chose : que leurs
enfants réussissent bien dans le monde et les princes ne considèrent leurs
sujets que comme des instruments pour leurs desseins. Les parents
songent à la maison, les princes songent à l’État. Les uns et les autres
n’ont pas pour but ultime le bien universel et la perfection à laquelle
l’humanité est destinée et pour laquelle elle possède aussi des
dispositions.
— Il faut qu’éducation et instruction reposent sur des principes. Dans
l’éducation tout dépend de ceci : il faut partout établir les bons principes.
— L’un des plus grands problèmes de l’éducation est de savoir comment
unir la soumission sous une contrainte légale avec la capacité d’user de sa
liberté. Comment puis-je cultiver la liberté sous la contrainte ?
— L’homme est le seul animal qui doit travailler. L’enfant doit être
habitué à travailler. Il est extrêmement mauvais d’habituer l’enfant à tout
regarder comme un jeu.
— La volonté des enfants ne doit pas être brisée mais dirigée. Briser la
volonté, c’est produire une manière de penser servile.
— Il faut veiller à ce que l’enfant s’habitue à agir d’après des maximes
(c’est-à-dire des principes subjectifs), et non poussé par certains mobiles.
— Il faut instruire l’enfant des devoirs, et avant tout des devoirs envers
soi-même. Le devoir envers soi consiste pour l’homme à conserver la
dignité de l’humanité en sa propre personne. Il faut donc garder l’Idée de
l’humanité devant les yeux. Il est ainsi contraire à la dignité de l’humanité
qu’un homme rampe devant les autres.

Activités 1.1.5
1) Montrer l’importance de l’éducation à partir d’un cours résumé du texte.

10
2) Citer les valeurs considérées comme des valeurs cardinales en éducation
à la citoyenneté.
3) Donner idées essentielles du texte.
4) Identifier le thème central du texte.
5) D’après le texte que consiste le devoir envers soi ?
6) Selon le texte, dans quelle mesure peut-on devenir l’homme?
7) Apprécier les recherches relatives aux certaines valeurs communes et
universelles des citoyens telles que : Justice, justice sociale, solidarité et
patriotisme et nationalisme.
Je retiens
La notion ’éducation peut se définir comme l’ensemble des informations
reçues à travers les espaces de vulgarisation tels que la famille, l’école,
l’église, les rues, les temples, les synagogues, les mosquées, les péristyles,
etc. Qui tendent à former les caractères des futurs membres d’une société,
c’est en ce sens que Martin Heidegger nous dit que <<l’éducation élève
l’homme à la dignité de son être>>. Cette formation est appelée à rendre
meilleurs les hommes tant sur le plan intellectuel que sur le plan physique.
(Selon le professeur Jonas MERZILUS)

Je retiens
Qu’est-ce que l’éducation à la citoyenneté ? (essais de définitions)
1) L’éducation à la citoyenneté implique l’éducation par la pratique de
certaines de valeurs cardinales qui sont constituées comme essentiels pour le
bon fonctionnement de la société. Il implique également l’attachement et le
sentiment patriotique développés par chaque citoyen pour conserver les
valeurs partagées de son pays. (selon le sociologue Jean Claude CADOR)

2) L’éducation à la citoyenneté est un ensemble de connaissances,


d’aptitudes, d’attitudes qui permettent à l’enfant de reconnaitre les valeurs
requises pour la vie commune et d’effectuer des choix et d’agir dans le
respect ; en somme elle vise à sensibiliser aux valeurs requises pour la vie
commune dans la société notamment des valeurs universelles telles que la
justice, la démocratie, la justice sociale, la politesse, la solidarité.
(RF : L’éducation à la citoyenneté : (Réf. le rôle de l’école par Saliou Sarr)

3) C’est une branche de l’éducation qui s’intéresse à la formation des


citoyens. Son objectif c’est de contribuer à atténuer la crise de citoyenneté
à laquelle l’humanité fait et face et former une nouvelle génération de
citoyens actifs, responsable, engage, honnête et soucier du bien être
collectif. (Josué Merilien, éducation à la citoyenneté)
4) Le politologue, philosophe Kenson ANERIUS présente l’éducation à la
citoyenneté comme<< une branche de l’éducation qui a pour but de
renforcer la formation/ éducation des citoyens, de corriger certains défauts
dû à la mauvaise socialisation. Elle apporte ses grandes contributions à
l’éducation, est un palliatif qui sert à mieux modeler les citoyens ayant un
11
manque d’éducation>>

Activités 1.1.6
1) Définir la notion citoyenneté suivant deux modèles : antique et moderne.
2) Expliquer les raisons pour lesquelles on doit considérer la citoyenneté
comme l’ensemble des qualités morales ou de devoirs civiques.
3) Produire un travail de recherche sur deux associations citoyennes en Haïti
évoluant chacune dans la défense des droits sociaux

1.2 La citoyenneté

La citoyenneté (1), dérive du latin, CIVITAS, ensemble des citoyens


et aujourd’hui elle peut se définir selon quelques axes qui recouvrent ce qu’il
convient d’appeler, les anciennes et les nouvelles citoyennetés.
Ainsi, elle est, statut juridique conférant des droits égaux (civils, politiques,
sociaux, économiques) et des obligations égales pour tous dans une
communauté politique donnée avec la participation au pouvoir, à la décision
et au contrôle.
Elle est aussi un ensemble de qualités morales, de devoirs civiques
considérés comme nécessaires à la bonne marche de la cite, lieu ou chaque
personne doit accepter la règle commune (le civisme).

Aujourd’hui la citoyenneté se définit de manière plus large comme un


ensemble de rôles sociaux spécifiques ou la personne à la possibilité de
participer à des groupes qui défendent ses intérêts, ses idées comme des
associations écologiques, associations de consommateurs, de défense des
droits de la personne, associations de quartier etc. donc, être citoyen, c’est
être partenaire de plusieurs responsabilités communes auxquelles on
participe en s’informant, en informant, en travaillant, en consommant, en
produisant. En conséquence, la citoyenneté, c’est la capacité de
reconnaitre les valeurs éthiques requises pour la vie en commun,
d’effectuer et d’agir avec la conscience d’appartenir a un corps
social organise.
Il faut enfin signaler que la citoyenneté est nationalité, mais elle peut
constituer un statut transnational qui a le monde comme cadre d’expression,
cela signifie une interdépendance entre nations, les personnes ; ainsi les
citoyens du monde accordent une importance au mondialisme, l’ensemble
des idées et des actes exprimant la solidarité des populations du globe.
Citoyenneté (2)
« La citoyenneté est lien social entre une personne et un Etat rendant apte
à exercer ses droits civils et politiques. Elle est conditionnée par l’existence
de la nationalité ». (Emmanuel Giovannoni in [Link]. consulté le 5
mars 2018)

12
La citoyenneté (3) est le statut juridique qui permet à un individu de
devenir citoyen. La citoyenneté donne accès à l'ensemble des droits
politiques, tout en créant des devoirs, permettant de participer à la vie
civique d'une société ou d'une communauté politique, par opposition au fait
d'être simple résident. En général la citoyenneté est liée au droit de vote.
Dans une société démocratique, la citoyenneté est également l'une des
composantes du lien social, notamment par l'égalité des droits qui lui est
associée. (Selon professeur Josué Mérilien, Education à la citoyenneté,
résumé octobre 2017)

N.B : Si l’instruction civique décrit et présente la cité et vise


seulement à informer du fonctionnement des institutions pour
pouvoir s’en servir, l’éducation des citoyens vise à en reconnaitre le
bien fondé, susciter l’adhésion aux valeurs dont elles émanent
(démocratie, justice, solidarité.) mais surtout a cultiver la volonté
d’agir à développer le sens des valeurs requises pour l’action avec
une préparation à la prise de décision à user de son esprit critique.

Compétence Terminale
1. Saisir le sens global des notions : éducation et éducation à la citoyenneté.

Compétence spécifique
1.2 Etudier les notions de la citoyenneté Haïtienne et d’autres notions liées à
la citoyenneté
Activités 1.2.1
1) Définir la citoyenneté Haïtienne comme une notion universelle.
2) Quand peut-on dire un individu est un citoyen Haïtien ?
3) Expliquer comment reconnait-on un citoyen engagé.
4) Distinguer la citoyenneté négative de la citoyenneté positive.
5) Catégoriser les groupes de citoyens auxquels appartient la liberté
d’entreprise.
6) Justifier comment la loi serait une sorte de caricature de la force
brute suivant le texte de la citoyenneté positive.

Eléments de contenu

Mots clés : citoyenneté, citoyen et citoyen engagé

« La citoyenneté négative exprime l’existence d’un manque, d’une lacune


dans le droit positif « institué ». La lacune est construite dans l’admission du
formalisme de la citoyenneté positive par le sujet politique qui consent
à organiser sa vie et son travail dans une société autoritaire. L’Etat qui
13
devait assurer l’universalisme social par la promotion des droits humains, est
plutôt le violateur par excellence de ces mêmes droits. La lutte entre le
concret autoritaire et le formel libéral reste l’espace de construction de la
citoyenneté négative. La formation de celle-ci est donc une tâche
pédagogico-politique. L’Université doit être critique et dialogique, de telle
sorte que des étudiants et professeurs puissent faire des expériences
particulières sur le mode de résolution de la contradiction fondamentale
exprimée dans l’acte d’achat et vente de la force de travail ou la sujétion des
travailleurs paysans.
La citoyenneté positive se situe dans la sphère juridico-politique ou
publique, mais de manière abstraite, puisque l’autoritarisme étatique la rend
encore plus lacunaire dans son propre domaine. C’est qu’en Haïti, la liberté
d’entreprise est une faveur de l’Etat patrimonialiste, accordée à des citoyens
qui ont juré fidélité et loyauté au gouvernement. La loi devient alors une
sorte de caricature de la force brute généralement utilisée pour discipliner
les citoyens. Les bourgeois et grandons, et les travailleurs ne sont pas libres
dans cette société incapable de déléguer à son Etat, la fonction de masquer
la violence sociale. C’est que jusqu’à aujourd’hui, la relation humaine de
domination personnelle n’est encore dépassée par la relation de domination
impersonnelle représentée par la loi et le droit.
A la fondation de l’Etat haïtien, les fonctionnaires publics se confondaient
avec la classe des propriétaires terriens. Les lieutenants de Toussaint
s’approprièrent de la terre de travail dans les zones conquises pour les
transformer en terre de spéculation de denrées. La pratique de don aux
chefs militaires et fonctionnaires de la jeune nation, allait parfaire la
confusion. Alors, ceux qui imposèrent aux cultivateurs et paysans, la culture
de denrées sous peine d’emprisonnement, étaient à la fois, propriétaires et
fonctionnaires. La confusion de place et de fonction se transmettait de
génération en génération, au point que le chef de l’Etat est représenté chez
nous, comme le Grand Propriétaire de la Nation, et le domaine privé de
l’Etat, comme son propre patrimoine.
Malgré la dominance du capital sur les relations de production non-
capitalistes, l’impersonnalisation de la domination politique n’est pas encore
véritablement expérimentée en Haïti. Le pouvoir exécutif est hégémonique
dans ses rapports avec le judiciaire et le législatif. Cette hégémonie de
l’Exécutif rend caricaturale l’existence du principe de séparation des
pouvoirs dans le droit constitutionnel haïtien. C’est la preuve palpable que la
bourgeoisie n’a pas révolutionné les pratiques sociales haïtiennes et se
contente plutôt de sa place de courtage dans la production de valeur et la
réalisation de profit. La dépendance fait en sorte que même les élites
dirigeantes haïtiennes attendent le dictat de l’impérialisme dans la résolution
de tout problème haïtien (...)
La condition positive de citoyen sert d’alibi dans les relations internationales
du pays, tandis qu’ailleurs elle est l’instrument de reproduction de la scission
de l’homme comme résultat de la sociabilité capitaliste. La citoyenneté

14
positive exprime l’existence absolue de la démocratie comme valeur
universelle, et sa caricature haïtienne est une monnaie de négociation avec
les puissances impérialistes, même si ces dernières sont conscientes de la
relativité de cette valeur. Le fascisme et le nazisme en Europe, la dictature
militaire en Amérique latine, pour ne citer que ces cas-là, témoignent de
l’historicité de la question de la démocratie et de sa relativité. Le
développement des forces productives ne détermine pas nécessairement
l’épanouissement de la citoyenneté.
Dans le cas d’Haïti, le mouvement des relations sociales fondées sur le
caporalisme agraire et la pratique de « deux-moitiés » n’a pas besoin de
l’universalité abstraite pour dissimuler le particulier et agir contre lui, car la
peur que le citoyen manifeste devant les appareils d’Etat, fonctionne
déjà comme moyen d’obtenir l’obéissance qu’un consensus démocratique
aurait permise ».
Jn Anil Louis-Juste, Professeur à l’Université d’Etat d’Haïti, « Université et Citoyenneté en
Haïti », Publié [12 octobre 2003] mercredi 15 octobre 2003

Activités 1.2.2
1) Citer le nom de l’auteur du texte et en quelle année il l’a publié ?
2) Donner un titre à ce texte.
3) Identifier le thème traité par l’auteur dans ce texte.
4) Enoncer le type de citoyenneté existe-t-il selon l’auteur.
5) Justifier la position de l’auteur suivant sa conception de la citoyenneté
positive.

Connaitre la citoyenneté haïtienne


La Constitution Haïtienne de 1987 amendée, au chapitre I du titre II, de
l’article 16, définit clairement la qualité du citoyen haïtien dans son article.
« La réunion des droits civils et politiques définit la qualité du citoyen
haïtien »

Du titre III de ce même chapitre nous retrouvons les articles qui définissent
les droits et devoirs fondamentaux tout citoyens haïtiens. Ainsi, la
constitution de ces articles, suivant la Constitution Haïtienne, doit pouvoir
favoriser le vivre ensemble de tout citoyen.
Connaitre la citoyenneté haïtienne, à travers la Constitution, favorise la
participation des citoyens haïtiens dans les démarches participatives qui
tendent à diminuer ou à éliminer les comportements inciviques.

Suivant cette même Constitution de 1987, de son article 18, elle garanti les
droits des citoyens haïtiens comme des gens égaux devant la loi. Ainsi, la
mise en application du chapitre I et II de la Constitution de la République
d’Haïti favorise l’émergence de nouveaux modèles d’hommes et de femmes,
d’une société haïtienne 0véritablement égalitaire ou la possibilité
d’épanouissement individuel et collectif. En d’autre terme elle concourt à la
construction « d’une société de citoyens, liés entre eux par un projet et
15
partageant l’espace public » Réf : l’Association des Jeunes du Perche en
faveur de la Conscience Citoyenne (A.J.C.C.), qu’est-ce que la
citoyenneté ?
La connaissance de la citoyenneté haïtienne, par l’application stricte de la
Constitution Haïtienne de 1987, devra permettre l’exercice d’une vraie
citoyenneté pour « transformer la société inégalitaire qui réduit les hommes
à des travailleurs, en citoyens libres capables de penser la politique » selon
E. Weil.

Activités 1.2.3
1) Se rappeler de la définition sur les qualités du citoyen Haïtien suivant
l’article 16 de la Constitution Haïtienne.
2) Interpréter les articles des chapitres I et II de la Constitution Haïtienne de
1987 amendée.
3) La connaissance de la citoyenneté, par l’application stricte de la
constitution d’un pays peut contribuer à «transformer la société inégalitaire
qui réduit les hommes à des travailleurs, en citoyens libres capables de
penser la politique » selon E. Weil.
Justifier cette transformation.

Les grands axes de l’éducation à la citoyenneté.


1- Les droits humains
2- La démocratie
3- La Justice
4- L’Etat de droit
5- Le développement
6- Le développement durable
7- La paix
8- La solidarité et l’intérêt public
9- Le respect
10- La morale
11- La tolérance
12- Le patriotisme

Travail en groupe
Après avoir discuté sur les thèmes qui composent éducation à la citoyenneté,
l’enseignant donne aux élèves un travail de recherche sur l’importance de la
matière d’éducation à la citoyenneté dans les écoles haïtiennes.
Activités 1.2.4
1) Identifier le rôle que joue le respect, la tolérance, la morale dans la vie d’un
citoyen.
2) Faire une comparaison entre le citoyen, le citoyen Haïtien et le citoyen du
monde
3) Produire un petit texte de cinq (5) lignes à chaque terme qui compose les
grands axes de l’éducation à la citoyenneté.
16
4) Faire une comparaison entre le respect et la tolérance, l’intérêt public et
l’intérêt personnel, la liberté et la liberté de conscience, la morale et la
tolérance.

Je retiens
Selon le site [Link], le citoyen est une personne qui relève de la
protection et de l’autorité d’un Etat, dont il est un ressortissant. Il bénéficie
des droits civiques et politiques et doit accomplir des devoirs envers l’Etat
(exemple : payer impôts, respecter les lois, remplir ses devoirs militaires
dépendamment du pays, être juré dans les tribunaux, sauvegarder la
souveraineté).

La citoyenneté c’est d’abord et avant tout la participation citoyenne par son


engagement envers sa patrie. Lorsqu’on s’engage, c’est que l’on contribue à
la vie de sa communauté, et au bien être commun. Autrement dit c’est la
capacité de chaque citoyen pour développer, renforcer les liens de solidarité,
en stimulant les sentiments d’appartenance et la mise en pratique les valeurs
communes de sa communauté. (Selon un sociologue Haïtien Jean Claude D.
CADOR)

Je retiens
Le citoyen engagé c’est celui qui s’investit solidairement pour la société, pour
avoir le bonheur ou le bien être collectif, qui contribue au développement
socioéconomique de sa communauté, de sa ville ou de sa région. C’est celui
qui respecte les droits et les devoirs de la nation, qui manifeste le respect
pour autrui ou ses semblables.. (selon un sociologue Haïtien Jean Claude D.
CADOR)

Activités 1.2.5
1) Définir les mots-clés suivant votre compréhension
2) Vous avez été convoqué par la communauté de votre quartier à participer
dans la collecte des habits et des aliments pour les citoyens d’une autre
localité victime d’un cyclone. Présentez toutes les méthodes que vous allez
utiliser pour trouver aides nécessaires au près des citoyens de votre
communauté. (travail de groupe à présenter dans la classe).
3) Montrer la nécessité pour un citoyen engagé de payer les impôts et taxes.

2. Compétence terminale
Construire une définition des notions : éducation à la citoyenneté, citoyenneté,
citoyen, droits et devoirs des citoyens
2.1. Compétence spécifique
Trouver les définitions des notions liées : l’éducation à la citoyenneté,
citoyenneté respect, tolérance et collectivité.
Activités 2.1.1
1) Citer les différents éléments qui montrent qu’un citoyen exerce le civisme

17
envers son pays ou envers ses semblables.
2) Présenter les différentes caractéristiques des collectivités dans un Etat
démocratique.
3) Identifier les effets de respect, de tolérance et de la morale sur l’avenir
d’une société démocratique.
4) Développer les notions : intérêt commun, intérêt général et intérêt national
5) Produire une analyse pour montrer si oui ou non il ya de respect des valeurs
citoyennes en Haïti

Eléments de contenu

Mots clés : respect, collectivité, tolérance et liberté de conscience

« Le civisme désigne le respect, l'attachement et le dévouement du citoyen


pour son pays ou pour la collectivité dans laquelle il vit. Cela s'applique en
particulier à l'institution qui représente cette collectivité, à ses conventions
et à ses lois.
Plus généralement, le civisme est le dévouement pour l'intérêt public, pour
la "chose publique".
Le civisme nécessite une "conscience politique" et implique la connaissance
de ses droits en tant que citoyen ainsi que de ses devoirs vis-à-vis de la
collectivité.
Le civisme, qui est l'état du citoyen respectueux de ses devoirs et des
principes collectifs, se distingue :
- de la citoyenneté qui n'est que la condition de citoyen,
- de la civilité qui relève du respect des autres dans les rapports privés. »
[Link]
« Attitude d'attachement à la communauté nationale et à ses institutions et
de participation régulière à ses activités, notamment par l'exercice du droit
de vote.
Priorité donnée par le citoyen aux intérêts de la nation sur ses intérêts
particuliers. »
[Link]
« 1 sens civique, désir de conformité aux règles sociales
2 sens des devoirs collectifs au sein d'une société d'individus. »
[Link]
Le respect.
« Le respect est le sentiment de considération, d'égard, voire de vénération
que l'on peut avoir envers un individu ou quelque chose. Il se manifeste par
une attitude de déférence et le souci de ne pas porter atteinte à l'objet du
respect, ni le heurter inutilement. Le respect est une valeur plus profonde
que la simple politesse, car il est débarrassé de toute hypocrisie.
Le respect mutuel constitue l'un des fondements de la paix sociale et des
relations interpersonnelles.
Le respect suppose une compréhension et un partage des valeurs d'une
personne ou d'une idée. La tolérance, quant à elle, sous-entend le fait de
18
supporter quelqu'un ou quelque chose indépendamment de l'opinion ou du
jugement qui lui est porté. On peut haïr ce que l'on tolère. »
[Link]
L'intérêt public. « L'intérêt commun, L’intérêt général, ou intérêt public,
désignent la finalité des actions ou des institutions qui intéressent
l'ensemble d'une population.
La distinction entre ces trois termes n'est pas évidente :

● L'intérêt commun désigne une finalité définie comme étant la


résultante de l'ensemble des intérêts exprimés par les membres de la
communauté concernée. Ce qui pose bien entendu la question de la
légitimité de cette expression, en raison des difficultés pratiques de sa
détermination. (exhaustivité, représentativité, sincérité ...)
● L'intérêt général désigne une finalité d'ordre supérieur dont on sous-
entend qu'elle dépasse l'intérêt commun dans la mesure où elle
prétend être « quelque chose de plus ambitieux que la somme des
intérêts individuels ».

Ainsi l'intérêt national correspond à l'intérêt de la Nation selon la formule


d'Ernest Renan: « Avoir fait de grandes choses ensemble et vouloir en faire
encore » Cette notion est au cœur des débats politiques, économiques. Elle
est abondamment citée pour justifier l'existence de services publics, des
actions publiques, des lois et règlements d'ordre public, ainsi que des
réglementations touchant aux droits fondamentaux (par exemple dans le
cadre du Droit de propriété pour fixer les régimes des expropriations et des
nationalisations). Elle met en jeu la finalité même de l'ensemble des
collectivités publiques (depuis le niveau des collectivités locales jusqu'aux
échelons les plus élevés de l'État).

● L'intérêt public concerne la mise en œuvre de l'intérêt général à


travers le cadre juridique du droit public d'un pays ou d'une
République.

Il apparaît notamment dans les débats de la Révolution française, au cours


de laquelle il tend à remplacer la notion plus ancienne d'utilité publique. Il
est censé être porté par les différentes branches de l'autorité de l'État
(Santé, Instruction publique, Environnement, Sécurité…).
Le cas échéant, l'intérêt public est représenté en justice par le Ministère
Public. Sa fonction est d'intervenir au nom de l'intérêt public lorsque l'intérêt
public ou l'ordre public sont menacés ou contestés. Son action peut s'exercer
de façon indépendante ou au contraire se joindre à celle des personnes
privées éventuellement parties prenantes de l'action juridique concernée. »
[Link]
La tolérance.

19
« La tolérance est l'action, l'attitude de supporter ou à de ne pas interdire ce
que l'on désapprouve et qu'on ne peut éviter. La tolérance est aussi une
dérogation admise à certaines règles.
Synonymes : indulgence, compréhension.
En matière de religion, de philosophie, de culture ou de politique, la
tolérance est la capacité à accepter et à respecter des idées, des sentiments,
des manières d'agir différents des siennes. Condition nécessaire à la liberté
de conscience, la tolérance est cependant une attitude plutôt passive, voire
condescendante. Sur le plan de la morale, l'idée qui sous-tend parfois la
tolérance est que combattre ce que l'on n'admet pas provoquerait un mal
plus important que de le tolérer.
En sociologie, le seuil de tolérance d'une communauté est la proportion
d'individus étrangers qu'elle est censée pouvoir accepter sans produire un
phénomène de rejet. »
[Link]
La liberté de conscience.
« La liberté de conscience est le droit d'un individu d'avoir le libre choix de
son système de valeurs et des principes qui guident son existence et de
pouvoir y adhérer publiquement et d'y conformer ses actes. Elle inclut la
liberté de croyance, de religion ou de ne pas avoir de religion.
Encore sujette à débat, la notion de liberté de conscience a fait l'objet de
multiples controverses au cours des siècles. Elle est parfois confondue avec
la liberté d'opinion, de religion ou de culte.
Quand elle existe, la liberté de conscience est garantie par les pouvoirs
publics, en l'absence de trouble à l'ordre public.
Elle est explicitée dans l'article 18 de la "Déclaration Universelle des Droits
de l'Homme" :
<<"Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de
religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction
ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en
commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le
culte et l'accomplissement des rites." »
[Link]
La morale.
« La morale est un ensemble de principes de jugement, de règles de
conduite relatives au bien et au mal, de devoirs, de valeurs, parfois érigés en
doctrine, qu'une société se donne et qui s'imposent autant à la conscience
individuelle qu'à la conscience collective. Ces principes varient selon la
culture, les croyances, les conditions de vie et les besoins de la société. Ils
ont souvent pour origine ce qui est positif pour la survie de l'ethnie, du
peuple, de la société. Si de tels principes sont en outre positifs pour
l'ensemble des ethnies, des peuples ou des sociétés de la Terre, on peut les
considérer comme faisant partie de la morale universelle.
Les termes "éthique" et "morale" ont des sens proches et sont souvent
confondus. L'éthique est plutôt la science et l'étude de la morale.

20
On distingue en général deux grandes conceptions de la morale :
Objectiviste. Les lois morales ne dépendent pas de l'homme mais des lois de
la nature, de "commandements divins" ou des lois de la raison. Elles ont un
caractère universel, éternel, absolu, normatif. Elles ne peuvent être ni
changées ni supprimées.
Relativiste. Les valeurs morales ont une origine humaine. Elles sont définies
par la société ou par l'individu lui-même et varient donc d'une société à
l'autre.
La philosophie morale aborde, avec la seule autorité de la raison, la question
de la finalité de l'action humaine et cherche à éclairer les choix pratiques et
en particulier la prise de décision :

● Que dois-je faire?


● Qu'aurais-je dû faire?
● Y a-t-il des limites à mes actions ?

Les philosophes divisent la morale en trois domaines dont les limites ne sont
pas toujours parfaitement fixées :

● Méta-éthique : entendue comme la recherche des origines et du sens


de nos concepts moraux ;
● Morale ou éthique normative, qui concerne les critères de nos
comportements (habitudes, devoirs, conséquences de nos actes) ;
● Morale ou éthique appliquée, application des deux premières à des
problèmes spécifiques et controversés (par exemple, avortement,
environnement, droits des animaux, etc.). »

[Link]
Le citoyen.
« Historiquement, un citoyen est un membre d’une cité-Etat grecque,
disposant du droit de suffrage dans les assemblées publiques. Il participe
aux décisions de la cité relatives aux lois, à la guerre, à la justice, à
l'administration...
Pendant la Révolution française, le terme "citoyen" a été réutilisé par
opposition au "sujet" (du roi). Il permet de désigner tout homme sans notion
de hiérarchie, par opposition à la Noblesse. A noter que, durant cette
période, les termes "citoyen" et "citoyenne" ont été utilisés pour remplacer
"monsieur", "madame" et "mademoiselle".
De nos jours, un citoyen est une personne qui relève de la protection et de
l'autorité d'un Etat, dont il est un ressortissant. Il bénéficie des droits
civiques et politiques et doit accomplir des devoirs envers l'Etat (ex : payer
les impôts, respecter les lois, remplir ses devoirs militaires, être juré de Cour
d'assises...).
La qualité de citoyen est liée à l'obtention de la nationalité par filiation, par la
naturalisation ou par option. Il faut également être majeur.

21
L'expression "Citoyen du monde" désigne une personne qui proclame son
attachement à l'ensemble de l'humanité et qui refuse les frontières entre les
nations. »
[Link]

Activités 2.1.2
1) Citer certains devoirs du citoyen vis-à-vis à l’Etat.
2) On vit dans un pays démocratique mais les droits des citoyens, tant au
niveau politique, économique et social, ne respectent pas par les autorités
établies. Enoncer toutes les démarches de ces citoyens pour faire respecter
leurs droits
3) Se rappeler du terme utilisé bien avant la période de la Révolution
Française pour designer le terme citoyen.
4) Désigner le sens de l’expression « citoyen du monde »
5) Résumer le texte ci-dessus en 2 lignes.

NB. Autres termes liés à l'éducation à la citoyenneté à rechercher :


conscience citoyenne, participation citoyenne, citoyenneté démocratique,
démocratie participative et patriotisme.

2.2. Compétence spécifique


Connaitre les droits et devoirs du citoyen haïtien
Activités 2.2.1
1) Enumérer certains droits des citoyens et les classer en trois (3) groupes :
sociaux, économiques et politiques.
2) Enoncer l’article de la Constitution Haïtienne en vigueur qui détermine
l’âge la majorité d’un citoyen.
3Faire une différence entre un citoyen actif et un citoyen passif.
4) Produire une petite fiche contenant certains nombres de devoirs des
citoyens envers son pays.
5) Identifier le document officiel Haïtien se trouve définir les droits et les
devoirs des citoyens.
Eléments de contenu
Mots clés : droits, devoirs et nationalité

22
Image 5
Source :[Link]/images, site consulté le 24 janvier 2018
Les devoirs du citoyen Haïtien
La Constitution Haïtienne définit le citoyen comme une personne âgée de
dix-huit (18) ans accomplis, jouissant de ses droits et du coup, ses droits là
sont contrebalancés par les devoirs ou les obligations correspondantes. C’est
ainsi qu’à la qualité du citoyen se rattache le devoir civique (article 52 de la
Constitution, version amendée). Le devoir civique est l’ensemble des
obligations du citoyen dans l’ordre moral, politique, social et économique vis-
à-vis de l’Etat et de la Patrie. Ses obligations sont (article 52-1 de la
constitution):
a) Respecter la constitution et l’emblème national ;
b) Respecter les lois ;
c) Voter aux élections sans contrainte ;
d) Payer ses taxes ;
e) Servir de jure ;
f) Défendre le pays en cas de guerre ;
g) S’instruire et se perfectionner ;

Image 6 image 7

23
Source : [Link]/images, site consulté le 24 janvier 2018

h) respecter et protéger l’environnement ;

i) Respecter scrupuleusement les deniers et les biens de l’Etat ;

i) Respecter les biens d’autrui ;


j) Œuvrer dans le maintien de la paix ;
k) Fournir assistance aux personne en danger ;
l) Respecter les droits et la liberté d’autrui.

Image 8 image 9

Source : googleimages, site consulté le 24 janvier 2018

● Activités 2.2.2
1) Citer certains devoirs que tout citoyen Haïtien sans distinction doit
accomplir envers son Etat.
2) Elaborer un petit texte de 15 lignes, après avoir lu les articles 52 ;
52-1, pour exprimer vos engagements en tant que apprentis-citoyens.
(Travail de groupe)

24
Approche philosophique-
Du latin debere, du préfixe de et habere, « tenir quelques choses de
quelqu’un, lui en être redevable » ; par extension : « être obligé». Ex ; tu dois
rembourser tes dettes ! Le devoir est l’obligation morale considérée en elle-
même ; se dit surtout de l’impératif catégorique kantien.

Devoir et contrainte : la notion de devoir évoque la contrainte et,


par suite, presque logiquement pourrait-on croire, le renoncement à la
liberté. Un tel agissement ne repose pourtant pas que sur une suite de
confusions. Le devoir se distingue tout d’abord, contrairement à ce que
suggère l’usage courant, de la nécessité qui s’impose à tous et ne laisse
aucune alternative : ainsi l’on doit manger pour vivre, qu’on le veille ou non.
L’obligation, au contraire, implique la volonté et la liberté de choix. Le devoir
tend donc à se confondre avec l’obligation ; encore faut-il préciser que toute
obligation n’est pas un devoir : les devoirs lies a une fonction voire à un
engagement ne sont pas encore le devoir moral. Car le véritable devoir est
distinct de tout mobile sensible (faire mon devoir ne me rapporte rien) et
indépendant de tout contexte ou condition particuliers. Il se présente comme
ce que Kant nomme un impératif catégorique, qu’il oppose aux impératifs
hypothétiques, règles d’habilité ou conseil de prudence (ex : J’éviterais de
mentir….dans la mesure du possible.). L’impératif catégorique tient dans
la formule suivante : « Agis uniquement d’après la maxime qui fait
que tu peux vouloir en même temps qu’elle devienne une loi
universelle » (Fondement pour la métaphysique des mœurs). En d’autres
termes, le devoir n’est que l’intention et la volonté de bien faire, exigence
purement désintéressée, simplement motivée par le respect de la loi et, plus
simplement, du caractère universel de celle-ci. (La philosophie de A à Z, sous
la direction de Laurence Hansen-Love, pp.120-121)
Par conséquent, les devoirs du citoyen doivent être pris au sens d’impératif
catégorique.

Activités 2.2.3
1) Reproduire une fiche en deux colonnes d’une manière parallèle avec les
devoirs et les droits envers son pays.
2) Montrer que le paiement d’impôt est une obligation citoyenne
3) Justifier que le devoir est un acte accompli par sensibilité pour la patrie ou
contrainte d’Etat.

La notion des droits

Qu’est-ce que le droit ? La question qu’est-ce que, est une question


éminemment philosophique, c’est-à-dire une question à laquelle on n’a pas
de réponse précise. D’où la raison pour laquelle nous allons tenter de donner
quelques tentatives de définitions.
25
Le mot droit vient du latin « directum » pris dans son sens figuré pour
désigner ce qui est conforme à la règle. Il désigne un ensemble de règles
juridiques, impersonnelles et permanentes, imposées par l’autorité publique,
pour assurer un ordre général et continu dans une communauté
humaine. « Ubi jus, ubi sociétas, il n’est pas de société sans droit, selon un
vieux dicton. Quoique cette conception est dépassée car à travers l’histoire
on n’a pu constater qu’il existe des sociétés sans droit, par exemple : les
sociétés primitives).
Plusieurs acceptions ont été développées en vue de comprendre cette
notion. Ainsi, on cite:

o Première acception : tantôt il est synonyme de règle ou norme


de droit. Il appelle alors un qualitatif tire de l’objet de la règle de
droit, d’où l’expression de droit objectif. C’est dans ce sens
qu’on dit que « Pierre n’a pas le droit pour lui » pour
indiquer qu’il n’agit pas conformément à la règle de droit.

o Deuxième acception : le mot désigne parfois un pouvoir, une


prérogative, une faculté de l’individu garantie et sanctionnée par
la règle de droit. C’est le pouvoir de droit au pouvoir
subjectif. Il donne à celui qui en a investi la sécurité publique de
la jouissance.
Quand quelqu’un affirme : « c’est mon droit de faire telle
chose » ou quand on déclare « tous les individus ont le droit
de s’associer », il s’agit de droits subjectifs.

o Troisième acception : le mot droit est enfin employé, dans une


3eme acception qui inclut les deux premières, pour designer la
science, la technique, la pratique du droit. (RF- Me François
LATORTUE, cours de droit civil, p.9)
o Quatrième acception : du point de vue philosophique, on parle
de droit naturel, désignant l’ensemble de normes prenant en
considération la nature humaine et sa finalité dans le monde.
Selon Emmanuel Kant, le droit se définit comme ce qui
permet la coexistence de ma liberté avec la liberté des
autres d’après une loi universelle.
(Les premiers principes métaphysiques de la doctrine du droit).
Qu’en est-il du droit du citoyen ? Comme on avait dit précédemment,
si quelqu’un n’a pas de droit et des obligations, il ne saurait être un citoyen.
Dans cette perspective, quels sont les droits du citoyen ?
Généralement, en Haïti, quand on parle des droits du citoyen on fait
référence à deux principaux ; à savoir les droits civils, d’une part ; et les
droits politiques, d’autres part. En réalité, un citoyen n’a-t-il que ces deux
catégories de droits ? La réponse est non, dans la mesure où depuis le siècle
des lumières avec la création du concept de droits de l’homme ou droits

26
humains, on ne cesse d’en parler afin de changer de registre. C’est la raison
pour laquelle, depuis quelques temps, qu’on parle des droits de l’homme et
ses droits se sont subdivisés en plusieurs générations notamment les droits
de l’homme de la première génération, auxquels se rattachent les
droits civils, politiques, à la liberté et aux suretés des personnes,
les droits de l’homme de la deuxième génération, comprenant les
droits sociaux, économiques et culturels et, enfin les droits de
l’homme de la troisième génération qui comprennent le droit a la
solidarité etc.
Les droits de l’homme de la première génération :
a) Les droits civils du citoyen.

Les droits civils du citoyen comprennent tous les actes juridiques qu’une
personne est habilitée à poser dans sa vie privée et qui l’engagent
personnellement.
Quelques actes relatifs aux droits civils :
- Se marier ;
- Faire acquisition des biens (achat et vente des biens). Se livrer à des
activités commerciales ou industrielles ;
- Etre parti à des contrats permis par la loi ;
- Reconnaitre les enfants issus de ses œuvres naturelles ou légitimes
selon les limites tracées par la loi ;
- Adopter des enfants issus des œuvres biologiques d’autres personnes ;
- Accomplir dans sa vie civile tous les actes qui sont conformes à la loi.

b) Les droits politiques du citoyen

Image 10 image 11

Sourc
e : [Link]/images, élection 2015, Haïti, site consulté
24/01/18

Désignent l’ensemble des privilèges que la constitution et les lois de la


république accordent au citoyen afin de prendre part dans les affaires
politiques de son pays. Par exemple, être candidat à un poste électif est un
acte d’exercice de droit politique ou le fait d’aller voter sans contrainte pour
l’un ou plusieurs candidats de son choix lors de l’organisation des élections.
Par conséquent, on peut dire que les droits politiques se réduisent à deux

27
principaux en l’occurrence le droit de se faire élire et droit de vote ou
d’élire des citoyens.

Image 12 image 13

Source : [Link], élection 2015, Haïti, site consulté


24/01/18
Sur le plan pratique, le citoyen se définit comme un individu passé au
creuset de la société. Il accorde toujours un temps de profondes réflexions
avant de cautionner ou de prendre une décision a portée nationale.
Au sein de la population haïtienne, il y a des personnes aptes à remplir
leurs prérogatives de citoyens et d’autres qui ne le sont pas pour des causes
déterminées par la constitution et par les lois haïtiennes.
Activités 2.2.4
1) Citer certains documents juridiques en Haïti qui accordent la possibilité
à un citoyen de prendre part dans les affaires politiques.
2) Noter certains actes que doit poser un citoyen pour lui considérer
comme quelqu’un qui accomplit ses devoirs envers sa communauté ou son
pays.
3) Démontrer comment un citoyen peut développer le sentiment
patriotisme pour son pays.

4) Montrer comment un citoyen peut avoir la jouissance de ses droits


civils dans un Etat démocratique.
5) Illustrer certains moyens à envisager pour combattre la corruption dans
un Etat.

Texte
Le citoyen paie ses impôts
Le représentant de la Direction Générale des Impôts (DGI), quant à lui, a mis
l’accent sur la responsabilité citoyenne. Les enfants d’aujourd’hui, a-t-il
souligné, seront les adules de demain, autrement dit souligné, seront les
adultes de demain, les contribuables.
Assis à l’ombre des arbres, les enfants découvraient, étonnés, que le
citoyen se doit de remplir consciencieusement ses obligations fiscales. Dès
lors, s’il se garde de payer ses impôts, commet un crime envers sa
communauté.

28
Des yeux s’arrondissaient d’étonnement. « Il ne suffit pas de tuer son
prochain avec une arme pour commettre un crime. On en commet en ne
payant pas ses impôts, comme il se doit », a souligné le représentant de la
DGI. Et c’est ainsi a-t-il fait remarquer, qu’on prive l’Etat des moyens
financiers pour assurer la survie des concitoyens, des compatriotes en
difficulté. « Dans certains pays, ceux qui n’acquittent pas leurs impôts sont
condamnés » a-t-il dit. (…)
Tiré du Journal Le Nouvelliste du vendredi 23 mars 2018, no 40565,
page 23, par Claude Bernard SERANT

Activités 2.2.5
1) Citer deux phrase du texte qui font référence à la commission de crimes.
2) Définir le mot contribuable. Puis, énumérer la catégorie des citoyens qui
sont des contribuables.
3) Identifier les rôles et les fonctions de la DGI.
4) Produire une petite analyse sur le titre du texte : « le citoyen paie ses
impôts »
5) Selon l’auteur, déterminer la sanction qui est réservée à ceux qui ne
paient pas l’impôt.

Je retiens
La nationalité est le lien d’appartenance juridique à une nation que
ce soit pour une personne physique ou pour une personne morale
(entreprises, associations, navire, etc.) la nationalité confère des
droits et des devoirs politiques, civiques et professionnels.
([Link])

« Tout individu a droit à une nationalité. Nul ne peut être arbitrairement


privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité de nationalité »
Déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948, article de 15.
Quelques termes couramment employés en éducation de la
citoyenneté
Responsabilité citoyenne, conscience citoyenne, citoyenneté démocratique,
citoyenneté et nationalité, solidarité citoyenne.

N.B. L’enseignant est appelé à expliquer chacune de ces notions et rendre


plus pratique le cours avec des illustrations.
Activités 2.2.6
1) Définir les concepts suivants : responsabilité citoyenne, solidarité
citoyenne, citoyenneté nationale, conscience citoyenne et citoyenneté
démocratique.
2) Montrer l’importance de la matière éducation à la citoyenneté dans la
formation des citoyens. (Devoir de maison).

29
3) Démontrer comment cette matière (éducation à la citoyenneté) peut-elle
contribuer à un changement de comportement socio-économique et
politique en Haïti (travail de groupe à présenter en classe).

Bibliographie
1.- Constitution de la République d’Haïti de 1987 (version contenant
des disposition amendée), 2015, Port-au-Prince, Ed C3.
2.- Philosophie de A à Z, Hatier, Paris 2011
3.- Josué Mérilien, éducation à la citoyenneté, lecture d’un résumé,
2017

Webographie
[Link]
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Chapitre II
Contribution de la famille, l’école et l’État, dans la formation des
citoyens

Introduction
La famille est une communauté d’individus réunis par des liens de parenté
existant dans toutes les sociétés humaines. L’éducation dans toutes les
sociétés du monde, revêt une importance majeure. C’est par l’éducation que
l’homme acquière les facultés élémentaires pour vivre en société. A Haïti, on
ne saurait faire fin du grand débat sur l’éducation à la citoyenneté inclus
dans un plus grand débat pour la construction / formation des citoyens
haïtiens. Mais un ensemble de question se posent ; Par le moyen du cours
Education à la citoyenneté, quel type de citoyens sommes nous en train de
produire pour la bonne gouvernance du pays ?
Quelle est l’importance de cette matière dans la production des citoyens ?
Que sert la famille ? En quoi la famille est utile dans l’éducation des
enfants ?
La famille sert à accompagner les enfants dans la formation de leurs
caractères, les accompagner dans la gestion de leurs temps, de leurs santés

30
etc. Ils ont aussi besoin de comprendre l’école et sa fonction pour mieux
aider les enfants dans leurs études.

La famille dans sa fonction de partenaire unique des écoles privées ou


publiques, dans son rôle qui consiste à garantir le bien être de l’enfant.
Parlant de l’éducation, la situation a atteint un seuil critique.
On peut dire que la famille est là où les enfants font face à leur premier pas
dans l’univers. Elle les aide à mieux s’épanouir dans le monde pour leur
intégration et émancipation citoyenne. De ce fait, son but c’est de donner
des pré-requis liés à la formation scolaire. Maintenant voyons le concept
école et son importance avec sa collaboratrice qui est la famille.

1. Compétence terminale
Identifier les différents types crises de citoyenneté et pouvoirs dans un Etat
1.1. Compétence spécifique
Résoudre les crises de la citoyenneté en Haïti dues à l’effondrement des
valeurs sociétales et politiques
Activités 1.1.1
1) Décrire la crise de citoyenneté en Haïti.
2) Citer les mécanismes des institutions étatiques et la famille doivent
mettre en place pour remédier à l’effondrement des valeurs.
3) Identifier certaines valeurs qui sont effondrées en Haïti.
4) Montrer les indices pouvant nous permettre de parler de crises de
citoyenneté en Haïti.
5) Comment peut-on résoudre les crises de citoyenneté en Haïti ?
6) Comparer les valeurs sociétales à celles des politiques
7) Résumer en quelques lignes certaines valeurs sociétales et politiques qui
sont effondrées en Haïti
7) Noter les pistes de solution pour résoudre les crises de citoyenneté en
Haïti

Eléments de contenu
Mots clés : crise de citoyenneté, valeurs sociétales et valeur politiques

Le concept école et son importance avec sa collaboratrice qui est la famille


spécifiquement en Haïti

Qu’est-ce que l’école ? Son rôle dans la reproduction sociale ? Sa Mission ?


Comment la société conçoit-il l’école ? Et quelle différence fait-on entre
instruction et éducation? L’école est l’institution qui a pour mission de
transmettre la culture d’une génération à l’autre. A cote de la famille qui
inculque à l’enfant les premiers principes de la culture, l’école est nn
31
l’institution relais qui ouvre l’enfant à la société, qui la socialise, qui la
prépare pour s’intégrer à son milieu social.
L’école est à la fois, reflet et projet. Elle reflète une société déjà faite, avec
ses satisfactions. Et en même temps, prépare des citoyens. D’où l’ambiguïté
de l’activité éducative avec sa double dimension : une fonction de
conversation d’enfermement et une fonction de rupture ou de dépassement.
L’école aussi construit l’autonomie du jugement de chaque citoyen, en lui
donnant l’assise fondatrice d’une culture ouverte à l’inverse.
Selon Ryan et Adam. Brokhe (1998), le niveau d’études des parents est aussi
de la partie, surtout celle de la mère. En effet, lorsque les parents ont fait de
grandes études, leur propre réussite peut jouer un rôle de modèle à suivre
pour les enfants, mais également ils peuvent enseigner aux enfants les
valeurs de l’éducation et par-là renforcer leur engagement scolaire. Selon
Coleman, que l’école soit reconnu bonne ou mauvaise, cela importe peu
dans la performance de l’élève, puisque l’essentiel est le milieu familial.
En fait, les facteurs sociaux exercent plus d’influence dans la réussite
scolaire. Selon Cloutier, les parents qui se donnent pour tâche de contrôler la
gestion du temps de leurs enfants, qui encouragent l’autonomie, celle-ci qui
développe l’esprit critique de l’enfant, sont des styles parentaux
démocratiques en lien étroit avec les meilleurs résultats scolaires. Avec le
sociologue Bourdieu, l’importance des facteurs sociaux économiques doivent
être pris en compte, dans la mesure où le degré de pouvoir économique crée
un système d’attitude de l’apprenant vis-à-vis de l’école. Ceux de milieux
défavorisés réussissent moins que ceux de milieux aisés.

32
En effet, ceux-ci jouissent d’un certain héritage culturel légué par leur
environnement social que ceux-là ignorent. Comme St-Aman eut à le
souligner, l’échec scolaire vient d’une espèce de distorsion entre la culture
familiale et celle privilégiée à l’école.

33
34
Activités 1.1.2
1) Dire comment Colman voit l’école dans sa réflexion du texte.
2) Citer les facteurs qui doivent être pris en compte dans la formation des
apprenants.
3) Donner, selon Cloutier, le style de parents qui se donnent pour tâche de
contrôler la gestion du temps de leurs enfants.
4) Identifier, selon Colman, l’institution qui est révélée essentiel dans la
formation des l’élève.
5) Résumer comment le sociologue Bourdieu voit la réussite des élèves
(futures citoyens) selon le texte.
6) Déterminer entre l’école et la famille laquelle est considérée comme
institution de relais, qui ouvre l’enfant à la société.

35
36
37
Le rôle de l’école, famille et Etat dans la formation des citoyens
Plus au moins selon les pays, l’accès à la formation scolaire est l’un des lieux
stratégiques de reproduction du statut citoyen/social. Comme « Pierre
Bourdieu l’a analysé, l’école est un lieu privilégié de conversation du capital
économiques en capital culturel. « n’amasse pas des matériels pour tes
enfants, mais assurent leur une bonne formation académique et
professionnel c’est la clé de leur réussite sociale. »
Texte
Dans la communauté de Croisé- main il y a 3820 habitants y compris les
enfants. Ces derniers se déplacent chaque jour pour se rendre à l’école dès
5h30 AM. Cet établissement scolaire est situé à Marie Jolie, environ 12
kilomètres de marche de la communauté de Croisé-main, lieu d’habitation de
la majorité des élèves. Pour arriver à l’école, les élèves doivent traverser
plusieurs ruisseaux, des rivières et des ravines qui sont parfois en crues en
saison pluvieuse. Cette situation entraine le désarroi, les parents se
plaignent parce que leurs enfants se lèvent trop tôt et retournent trop tard à
la maison, et met la vie de leurs enfants en danger.

Pour les citoyens de la communauté de Croisé-main, la distance de cet


établissement constitue un problème majeur dans la formation de ces futurs
citoyens et risque de perte en vie humaine. Ceci empêche souvent que bon
nombre d’enfants ne fréquentent pas l’école et se livrent dans les
délinquances juvéniles. Ceux qui ont la chance d’y aller n’ont pas eu le
temps de prendre un plat chaud avant de partir pour l’école, et
l’établissement ne dispose pas de cantine scolaire.
Face à l’ensemble des problèmes de cette communauté les citoyens
estiment qu’ils ont le même droit que les habitants de Marie Jolie et
réclament une école à Croisé-main pour leurs enfants.

Les enseignants de cet établissement de leur côté disent ne sont pas


satisfaire de l’état physique de la structure scolaire. En dehors de la
structure scolaire qui est en mauvais état, les matériels didactiques ne sont
pas disponibles pour faciliter l’apprentissage des futurs citoyens, d’une part.
D’autre part, l’école ne dispose pas de salle pour les professeurs ni espace
de loisir approprié pour les élèves. En dépit de tout, dans cet établissement
on priorise la participation des élèves dans des activités parascolaires et le
vivre ensemble. Les valeurs sociétales de la République sont enseignées dès
le plus jeune âge de l’enfant. On priorise également le respect de l’autre et
les valeurs identitaires dans cet établissement.
Réflexion du sociologue, Jean Claude D. CADOR
Approfondir le texte
1) Nommer les différents problèmes sociaux de la communauté de Croisé-
main.

38
2) Donner des raisons qui empêchent souvent les enfants de se rendre à
l’école.
3) Identifier les principales revendications des professeurs de l’école de
Marie Jolie.
4) Montrer l’importance de la mise en place d’une école à Croisé-main.
5) Indiquer les valeurs de la République qui sont enseignées aux élèves.
6) Reconstituer la partie du texte où les habitants de la communauté de
Croisé-main demande l’érection d’une école dans leur communauté.
7) Vous êtes désignés par les membres de ces deux (2) communautés en
tant que citoyen engagé pour rencontrer les habitants de mains-croisés pour
les aider à résoudre les problèmes. Noter toutes les méthodes possibles pour
satisfaire les citoyens de ces deux communautés. (Travail de groupe à
présenter en classe)

Figures sémiologiques expliquant la citoyenneté, droits et devoirs des


citoyens
Image 14 solidarité Image 15 inclusion Image 16 droit de
la famille

Etude de Texte
On sait que l’École, l’État et la Famille sont des co-contributeurs dans la
formation ou l’éducation des citoyens utiles pour l’avenir de toute société.
L’éducation pose le problème de la production ou de la formation de
l’homme par ‘homme. La formation de l’homme par l’homme est l’objet
même de l’éducation. Qu’est-ce que l’éducation à la citoyenne ? Les
professeurs Kenson ANERIUS, Jonas MERZILUS et Jean Claude CARDOR
s’entendent collectivement, d’une part, << pour dire que l’éducation à la
citoyenneté est une branche de l’éducation qui s’occupe de la formation ou
de la production des Femmes et Hommes citoyens en vue d’éveiller dans
l’homme sa conscience citoyenne collective. D’autre part, ils ajoutent et
avancent pour dire que l’éducation à la citoyenneté permet de former ou
produire des citoyens honnêtes et utiles à l’État pour la nation haïtienne bien
organisée, de reformer l’État haïtien, enseigner le patriotisme, favoriser la
bonne gouvernance, lutter contre les corruptions administratives et contre
les « coupables incuries dans toutes les institutions Républicaines>>.
Finalement, pour eux, les institutions telles que : l’État, la famille et l’État
ainsi que l’Eglise doivent se permettre d’enseigner, de promouvoir des
valeurs hautement citoyennes afin de former les citoyens qu’ils doivent
39
s’enrichir non pas par la voie des corruptions accélérées, mais par un
travail/labeur honnête.
Les citoyens dignes dans les affaires de l’État apportent toujours leurs
contributions dans la reforme ou la refondation de l’État haïtien à moins de
corruption possible. C’est dans cette même perspective que Beguens
THÉUS, L’ancien Députe de la Gonâve affirme : « il faut oser changer l’État.
L’Etat ne peut plus rester dans un état lamentable après plus de deux siècles
d’histoire »1. Pour lui, « il faut éduquer toute la population afin que chacun
puisse utiliser son esprit critique, regarder l’Etranger comme égal à lui, se
libérer de se chaines mentales, développer ses capacités et valoriser ses
valeurs propres »2

Texte/Réflexion de trois (3) enseignants (Jean Claude D. CADOR,


Jonas MERZILUS et Kenson ANERIUS)

Activités 1.1.3
1) Enoncer le thème traité dans le texte.
2) Donner l’idée principale du texte.
3) Distinguer les différents arguments du texte.
4) Identifier, d’après le texte, le rôle de l’école.
5) Ecrire le problème posé par les auteurs du texte.
6) Critiquer la définition, en deux volets, des trois professeurs du texte.

Compétence terminale
1. Identifier les différents types crises de citoyenneté et pouvoirs dans un
Etat

1.2. Compétence spécifique


Interpréter les principes, les symboles, patrimoines, les lois et les valeurs de
la République d’Haïti
Activités 1.2.1
1) Définir la notion de « République »
2) Citer certaines valeurs qui sont liées à une République
3) Identifier certains symboles liés à une République.
4) Grouper les patrimoines de la République en patrimoines culturels et
historiques.
5) Présentez les différents types de patrimoines
6) Réciter ce que dit la Constitution Haïtienne de 1987 sur les symboles et
les patrimoines en Haïti
7) Apprécier ce que dit la constitution sur les symboles et patrimoines
nationaux par rapport aux pratiques sociales.

1 THEUS Beguens, De la politique d’éducation massive à l’éducation politique de masse, collection problématique,
Edition 2013,p.114.
2THEUS Beguens,[Link].,p.116
40
6. Les mots de la Constitution Haïtienne de 1987 sur les symboles et
les lois relatives à la souveraineté
De la République d’Haïti –son emblème- ses symboles (Titre I de la
Constitution 1987)
L’article 1er : Haïti est une République, indivisible, souveraine, indépendante,
libre, démocratique et solidaire.
Article 1-1 : la ville de Port-au-Prince est la capitale et le siège de son
gouvernement. Le siège peut être déplacé en cas de force majeure.
Article 2 : les couleurs nationales sont : le bleu et le rouge.
Article 3 : l’emblème de la nation haïtienne est le Drapeau qui répond a la
description suivante :
a) Deux(2) bandes d’étoffe d’égales dimensions : l’une bleue en haut,
l’autre rouge en bas, placées horizontalement ;
b) au centre, sur un carré d’étoffe blanche, sont disposées les armes de la
République.
c) les armes de la République sont : le palmiste surmonte du bonnet de la
liberté et ombrageant de ses palmes, un truffé d’armes avec la légende :
L’UNION FAIT LA FORCE.
Article 4 : la devise nationale : Liberté, Egalite – Fraternité.
Article 4-1 : l’hymne national est la Dessalinnienne.
Article 5 : tous les haïtiens sont unis par une langue commune : le Créole et
le français sont les langues officielles de la République.
Article 6 : l’unité monétaire est : la gourde. Elle est divisée en : centimes.
Article 7 : le culte de la personnalité est formellement interdit. Les effigies,
les noms des personnages vivants ne peuvent figurer sur la monnaie, les
timbres, les vignettes. Il en est de même pour les bâtiments publics, les rues
et les ouvrages d’art.
Article 7-1 : l’utilisation d’effigie de personne décédée doit obtenir
l’approbation du Corps législatif.
Chapitre II : Du territoire de la république d’Haïti.
Article 8 : Le territoire de la République d’Haïti comprend :
a) La partie occidentale des l’ile d’Haïti ainsi que les iles adjacentes : la
Gonâve, la tortue, l’ile a vache, les cayemittes, la navase, la grande caye et
les autres iles de la mer territoriale ; il est limité à l’est par la République
Dominicaine, au Nord par l’Océan Atlantique, au Sud et l’Ouest par la mer
des caraïbes ou mer des Antilles ;
b) La mer territoriale et la zone exclusive ;
c) Le milieu aérien surplombant la partie terrestre et maritime.
Article 8-1 : Le territoire de la République d’Haïti et ne peut-être aliénée ni
en tout ni en partie par aucun traité ou convention.
Article 9 : Le territoire de la République est divisé en département,
arrondissement, commune, quartiers et sections communales
Article 9-1 : La loi détermine le nombre, les limites de ces divisions et
subdivisions et en règle l’organisation et le fonctionnement.

41
Activités 1.2.2
1) Ateliers de discussion sur les articles sus-dessus.
2) citer la devise de la République d’Haïti
3) citer la légende de la République d’Haïti
4) Donner des exemples pouvant établir la différence entre la devise et
légende nationale
5) Identifier les patrimoines ci-dessous

Image 17 image 18

Source : googleimage, site consulté


25/01/18
Activités 1.2.3
1) Citer la fonction de chacun des trois pouvoir de l’Etat.
2) Analyser les articles ci-dessus qui déterminent les limites de la République
d’Haïti.
3) Expliquer les relations qui existent entre des trois pouvoirs de l’Etat en
Haïti.
3) Ecrire une synthèse d’une page pour montrer comment la Famille, l’Ecole
et l’Etat doivent travailler en synergie pour renforcer l’intégrité du citoyen
haïtien.

● La nationalité se définie tout d’abord comme étant un lien juridique qui


unit une personne à un Etat. Mais qui sont ces personnes considérées par
ce lien ? Autrement dit parler de nationalité revient tout d’abord à
déterminer les personnes qui sont membres de la population de l’Etat ;
c’est-à-dire, ses citoyens ou ses nationaux.

2. Compétence terminale

42
Connaitre le rôle de l’Etat, la famille et l’école dans l’enseignement pour la
promotion des valeurs citoyennes dans une société.
2.1. Compétence spécifique
Caractériser les différents rôles de l’Etat, de la famille dans la formation des
citoyens responsables, honnêtes et éclairés
Activités 2.1.1
1) Définir l’Etat et la famille à partir des documents appropriés.
2) Définir L’Etat démocratique, et l’Etat libéral et l’Etat démocratique et
libéral.
3) Distinguer un Etat démocratique d’un Etat libéral.
4) Démontrer les contributions de l’Etat dans formation des
citoyens intègres.
5) Citer les vraies missions de l’Etat.
6) Etablir la différence existant entre l’Etat démocratique libéral et l’Etat
totalitaire.

Eléments de contenu

Mots clés : l’Etat, la famille et responsabilité citoyenne

Cadre définitionnel du concept « Etat ».

Selon le professeur Jonas MERZILUS, l’État peut se définir comme étant la


forme d’institutionnalisation du pouvoir politique, autorité souveraine
s’exerçant sur l’ensemble d’un peuple dans les limites d’un territoire
déterminé.

À l’époque contemporaine, il représente le cadre courant de la domination


politique. Sur le plan intérieur, l’État moderne se caractérise, selon Max
Weber, par son monopole de la violence légitime, c’est-à-dire
l’usage légal de la contrainte sur les personnes. Vis-à-vis de
l’extérieur, le trait distinctif de l’État moderne est la souveraineté, autrement
dit son indépendance totale, et sa compétence illimitée. L’État se compose
de trois éléments : un territoire, une population et un gouvernement. La
forme étatique ne préjuge pas du régime politique qui y est pratiqué. On
peut ainsi parler de l’État démocratique, monarchique, tyrannique aussi bien
que théocratique. L’État peut être plus ou moins démocratique, respectueux
des individus, et son pouvoir plus ou moins accepté ou légitime.

Les fondements de l’Etat démocratique libéral.

L’État démocratique libéral garantit les droits fondamentaux de l’individu tels


qu’ils sont proclamés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Les libertés fondamentales se trouvent assurées par les mécanismes de
l’État de droit, dans lequel les autorités politiques elles-mêmes sont

43
soumises au respect du droit. À l’opposé, les États totalitaires, comme
l’Allemagne sous le régime nazi ou l’ex-URSS, interviennent sur tous les
aspects de la vie privée, et nient les libertés individuelles élémentaires.

L’Etat-Nation

Historiquement, l’État apparaît à la fin du Moyen Âge, à la faveur de la


centralisation du pouvoir entre les mains d’un souverain, en réaction, d’une
part, à la féodalité et, d’autre part, aux pouvoirs du pape et de l’empereur. À
partir du XVIe siècle naît l’idée qu’à un État doit correspondre un groupe
humain culturellement et ethniquement cohérent : la nation.

Très répandue au XIXe siècle par l’intermédiaire du mouvement des


nationalités, l’idée d’État-nation comme forme accomplie d’organisation
politique n’est cependant que rarement devenue effective, comme en
Grande-Bretagne ou dans la France sous la Révolution. La plupart des États
actuels d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et même d’Europe sont constitués de
groupes humains multiples.

Activités 2.1.2

1) se rappeler le contexte où la notion de l’Etat-nation est apparue à la fin du


Moyen Age.

2) A quoi correspond-t-il l’idée d’Etat au XVIe siècle ?

3) De quoi parle-t-on lorsque les groupes sont culturellement et


ethniquement cohérents ?

L’Emergence des Etats sécularisés.

Dans le même temps, le pouvoir politique s’est progressivement détaché de


son origine divine, donnant naissance à des États sécularisés. Peu à peu, la
souveraineté a été pensée comme appartenant au peuple. Le pouvoir
politique se trouve désincarné, détaché de l’homme qui l’exerce, ce qui
permet de concevoir les institutions et les pouvoirs comme distincts des
hommes qui en ont la responsabilité. Les contributions philosophiques de
Jean-Jacques Rousseau et Georg Wilhelm Friedrich Hegel sur ce sujet ont été
d’une importance considérable. Max Weber a ensuite souligné la tendance à
la rationalisation et à la bureaucratisation de l’État moderne.

Etats unitaires et Etats fédéraux.

44
L’État revêt diverses formes. L’État unitaire concentre le pouvoir politique
dans l’État, l’autorité centrale. Il peut être plus ou moins centralisé :
l’Espagne et l’Italie accordent une certaine autonomie à leurs provinces. La
France, pour sa part, s’est engagée en 1982 dans un processus de
décentralisation administrative, approfondi par une révision constitutionnelle
adoptée en 2003 et inscrivant notamment dans la Constitution l’«
organisation décentralisée » de la République. Toutefois, l’État conserve tout
le pouvoir politique, et il peut réduire le degré d’autonomie des collectivités
territoriales. Dans les États fédéraux, ce principe diffère, dans la mesure où
certains droits et pouvoirs propres aux entités fédérées que sont les Länder
en Allemagne et les « États » aux États-Unis ne sont pas délégués par le
gouvernement fédéral central, mais procèdent de la Constitution et sont
garantis par elle. Cependant, dans tous les cas, les constitutions réservent
au pouvoir central la compétence en matière de monnaie et de politique
étrangère.

Activités 2.1.3

1) Définir l’Etat sécularisé

2) Expliquer Comment l’État sécularisé a pu faire son apparition

3) Quand on parle souveraineté dans une République, on fait référence à


quel type de pouvoir ?

3) Énoncer les caractéristiques d’un État Unitaires

4) Etablir la différence entre un État unitaire et un État fédéral.

Les rôles multiples de l’Etat

Sur le plan interne, le rôle de l’État est multiple. D’une part, il consiste à
fournir à la population un cadre juridique lui permettant de vivre et d’agir
dans l’ordre et la sécurité. L’État crée le droit par le biais de ses organes,
notamment constitutionnels. On distingue traditionnellement : le pouvoir
législatif, qui vote la loi et qui appartient au Parlement ; le pouvoir exécutif,
qui applique la loi et qui est dévolu au gouvernement ; le pouvoir judiciaire,
qui tranche les litiges, les différends, les contentieux ou encore les conflits
dans les cas particuliers et qui échoit aux tribunaux. En principe, ces trois
pouvoirs sont séparés en démocratie, et confondus en dictature.

D’autre part, l’État remplit d’autres fonctions. Il assure la défense au moyen


de l’armée, la justice au moyen des juridictions, et l’ordre intérieur au moyen
de la police. Il dispose traditionnellement du privilège de battre la monnaie,
mais certains États européens procèdent actuellement à la mise en commun

45
de cette compétence dans la cadre de l’Union économique et monétaire. Si
ces fonctions, dites « régaliennes », sont communément acceptées, les
autres domaines d’intervention de l’État font l’objet de débats, et leur
étendue dépend des choix des sociétés concernées. En France, l’État fournit
de nombreux services publics accessibles à l’ensemble de la population. Au
cours du XXe siècle, l’État a constamment étendu ses interventions dans
l’économie, la protection sociale ou la culture, suscitant l’émergence de la
notion d’État-providence. Le financement de ces interventions donne lieu au
prélèvement de l’impôt.

Dans la vie internationale, tous les États sont reconnus souverains et égaux.
Théoriquement, l’existence internationale de l’État résulte de l’apparition de
ses trois éléments constitutifs : le territoire, la population et le
gouvernement souverain. En réalité, pour devenir effective, cette existence
doit être reconnue par d’autres États. Actuellement, l’admission aux Nations
unies est un gage important de reconnaissance internationale. Les États sont
soumis au respect du droit international, et ne doivent pas s’ingérer dans les
affaires intérieures les uns des autres.

Depuis la fin du XIXe siècle, d’une part, on assiste à l’apparition de


nombreuses institutions internationales regroupant des États souverains
souhaitant aborder des problèmes communs : la sécurité, l’économie et le
développement, les échanges de toutes natures, les menaces communes
(écologie, nucléaire, guerres, famines). Les Nations Unies ne sont qu’une des
multiples institutions nées de l’interdépendance croissante des États. D’autre
part les États se trouvent de plus en plus confrontés à la concurrence
d’autres acteurs et de phénomènes de la vie internationale (associations,
groupes, flux divers), défiant l’ordre interétatique. Toutefois, il n’existe pas
d’entité supérieure aux États, ni d’entité susceptible de les contraindre.

La globalisation de l’économie mondiale, la mobilité des hommes, du capital


et de l’information à l’échelle planétaire se sont conjuguées pour circonscrire
la liberté d’action de l’État. À ces évolutions répondent, notamment en
Europe occidentale, des constructions interétatiques, comme l’Union
européenne. Sans remplacer l’État national, cette construction sans
précédent assume certaines des prérogatives traditionnelles de l’État.

Etat
On distingue deux formes d’Etat: l’Etat unitaire qui englobe
l’organisation territoriale et administrative centralisée, avec parfois des
aménagements fonctionnels appelés DECONCENTRATIONS ET
DECENTRALISATION; et l’Etat fédérale qui implique un partage des
responsabilités étatiques entre un gouvernement central et des entités
territoriales, démographiques et administrative.

46
Maintenant on peut dire L’État, c’est une organisation juridique et
administrative d’un espace territorial sur lequel vit une population et exerce
une souveraineté reconnue par les membres de la communauté
internationale.

Travail à faire
1.-Montrer la responsabilité de l’État dans les crises de la citoyenneté en
Haïti.
2.- Apprécier les démarches par lesquelles les citoyens et l’État doivent
sortir le pays des crises citoyennes dues à l’effondrement des valeurs
sociétales en Haïti

Compétence terminale
2. Connaitre le rôle de l’Etat, la famille et l’école dans l’enseignement pour la
promotion des valeurs citoyennes dans une société.

2.2. Compétence spécifique


Montrer interdépendance des trois(3) pouvoirs qui forment l’État haïtien
Activités 2.2.1
Définir le pouvoir au sens juridique à partir d’un dictionnaire
Eléments de contenu

Mots clés : Pouvoir et Etat

La théorie de la séparation des pouvoirs


Elaborée par John Locke (Traité du gouvernement civil, 1690) et
Montesquieu (De l’esprit des lois, 1748), la théorie de la séparation des
pouvoirs vise à séparer les différentes fonctions de l’Etat afin de limiter
l’arbitraire et d’empêcher les abus lies à l’exercice de missions souveraines.
La théorie classique de la séparation distingue fondamentalement trois
fonctions principales au sein des différents régimes politiques ou les
différentes espèces de gouvernements, pour reprendre la formulation de
Montesquieu car pour lui, il y a trois espèces de gouvernement à savoir : le
monarchique, le despotique et la république :
La fonction d’édiction des règles générales constitue la fonction législative,
c’est-a-dire l’une des fonctions que détient la puissance législatrice ou le
pouvoir législatif c’est de légiférer. La constitution haïtienne en son article
111 stipule ce qui suit : « le pouvoir législatif fait des lois sur tous les
objets d’intérêt public ».Hormis cette fonction qu’il détient, il doit
aussi contrôler les actions gouvernementales.
La fonction d’exécution de ces règles relève de la fonction exécutive (la
puissance exécutrice), c’est le pouvoir exécutif qui est là, principalement
pour exécuter toutes les décisions prises par le pouvoir législatif ;

47
La fonction de règlement des litiges constitue la fonction juridictionnelle.
C’est- à- dire le pouvoir judiciaire ou de juger est la pour trancher les
différends.
Partant du constat que, dans le régime de la monarchie (du grec monos= un
seul, archie= gouverner et diriger) absolue, ses trois fonctions sont le plus
souvent confondues et détenues entre les mains d’une seule et même
personne, la théorie de la séparation des pouvoirs plaide pour que chacune
d’entre elles soit exercée par des organes distincts, indépendants les uns
des autres, tant par leur mode de désignation que par leur fonctionnement.
Chacun de ces organes devient ainsi l’un des trois pouvoirs : le pouvoir
législatif est exercé par des Assemblées représentatives. Dans le cas, d’Haïti
l’Assemblée législative est divisée par la Chambre des Députés, d’une part ;
et le Sénat de la République, d’autre part.
Le pouvoir exécutif est exerce par le chef de l’Etat (le président de la
république) et par les membres du gouvernement (le Premier Ministre qui est
le chef du gouvernement, les Ministres et les Secrétaires d’Etat).
Enfin, le pouvoir judiciaire, revient aux juridictions ; en l’occurrence, les cours
et les tribunaux de la république représenté par des magistrats.
En conséquence, l’objectif qui a été fixé par Montesquieu via sa théorie
n’est autre qu’aboutir à un certain équilibre des différents pouvoirs pour
qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des
choses, le pouvoir arrête le pouvoir. C’est la seule et l’unique condition pour
qu’on puisse parler de la liberté politique, c’est-a-dire on ne saurait parler de
la liberté politique sans qu’il n’y ait pas la séparation des pouvoirs.

Activités d’apprentissage
1) Citer les types de gouvernements selon la théorie classique de
Montesquieu.
2) Expliquer la manière dont est exercé le pouvoir législatif.
3) illustrer, dans le cas d’Haïti, comment le pouvoir législatif est divisé.
4) Expliquer la bicéphalie du pouvoir exécutif en Haïti.
5) Expliquer la bicamérale du parlement Haïtien.
Le Pouvoir Législatif
Le pouvoir législatif est exercé par les deux chambres représentatives. Elles
sont dites Chambres représentatives parce qu’elles représentent les citoyens
au Parlement, prennent des décisions au nom du peuple haïtien. Les
sénateurs exercent de concert avec les députés les attributions du pouvoir
législatif.
Les membres des Pouvoirs Législatifs sont élus au suffrage universel direct
par les citoyens lors d’élections libres, périodiques, démocratiques et dans
lesquelles chaque citoyen a le droit d’émettre un seul vote pour élire le
député de sa circonscription et les Sénateurs issus de son département.

Le Pouvoir Exécutif

48
L’article 133 de la Constitution stipule que le Pouvoir Exécutif est exercé
par :
1. Le Président
2. Le Gouvernement
Le Pouvoir Exécutif Haïtien est bicéphale, c’est-à-dire qu’il est exercé par
deux institutions ou organe part par la Présidence de la République ayant à
sa tête le Président entant que Chef de l’État et le Gouvernement ayant pour
chef le Premier Ministre .Tous les deux doivent travailler de concert pour le
bien-être du pays. Pour plus de connaissances approfondies, consultez la
Constitution Haïtienne dans ses articles de 134 à 172(134-1,134-3.136,
1137,137-1, 138…etc.)
Le Gouvernement est l’ensemble formé par le Premier Ministre, les Ministres
et les Secrétaires d’États. Il conduit la politique de la Nation et il est
responsable devant le parlement comme, il s’est établi dans la Constitution
(réf. art. 155 et 156).
Le Premier Ministre, de concert avec le Président de la République, choisit
son cabinet ministériel qui doit se présenter devant le parlement pour avoir
un vote de confiance avec la majorité absolue des deux Chambres. Cette
procédure vaut tant pour la formation de son cabinet que pour sa déclaration
de politique générale (art.158)

Pouvoir Judicaires
Le Pouvoir Judiciaire a l’importante tâche et responsabilité de rendre la
Justice. Il se charge d’organiser le Système Judicaire afin que toutes les
personnes physiques et morales puissent s’y rendre pour résoudre leurs
conflits de caractère civil, commercial, familial, etc. En matière pénale, les
personnes qui sont accusées de commettre un délit se défendent au niveau
des tribunaux de justice. Si elles sont coupables, elles doivent payer à la
société leurs faits et le cas contraire, elles n’auront pas de problèmes et
pourront continuer leur vie en société en toute liberté et tranquillité.

N.B Le professeur expliquera aux apprenants l’interdépendance de ces trois


pouvoirs.
Les institutions Etatiques et les organisations sociopolitiques dans l’exercice
de les leurs pouvoirs.
-Voir certaines institutions telles que : Office Protecteur Citoyen (OPC),
Conseil Supérieur de la Police Judiciaire (CSPJ), Syndicat, Droits Humains, etc.
-Conduire des activités pédagogiques relatives à l’exercice des pouvoirs des
institutions étatiques et sociopolitiques

Activités d’apprentissage
1) se rappeler du pouvoir qui représente les citoyens aux deux (2) chambres.
2) Enoncer des attributions de ces deux (2) chambres.
3) Citer le nom de l’autorité qui préside le pouvoir exécutif en Haïti

49
4) Identifier l’article de la Constitution Haïtienne qui prévoit les procédures
pour la formation du cabinet ministériel.
5) Justifier l’impartialité ou partialité dans l’attribution du pouvoir judiciaire.

Bibliographie
THEUS Beguens, De la politique d’éducation massive à l’éducation politique
de masse, collection problématique, Edition 2013
Constitution de la République d’Haïti de 1987 amendée le 5mai 2011
LOCKE John, Traité du gouvernement civil, 1690.
Montesquieu, De l’esprit des lois, 1748.
TOUUSSAINT Hérold, psychanalyse sociale, religion et politique, imprimerie
H. DESCHAMPS, HAITI, 2003

50
Chapitre III
Rôle de l’école dans la formation des éco-citoyens

Introduction
Pour assurer le bien-être collectif la formation des éco citoyens devrait
être considérée comme l’une des priorités de l’Etat à travers la formation
classique et même universitaire.
Cette formation doit tenir compte des rapports entre l’homme et son
environnement et doit également être en mesure de distinguer les deux
aspects prioritaires de l’écologie: celui de l’individu d’une part, et d’autre
part celui du groupe social.
De ces deux aspects, HENRI LABORIT, 1971, explique « on peut admettre
que si l’environnement agit sur tout individu, celui-ci ne peut agir sur
l’environnement de façon suffisamment importante que lorsqu’il est
nombreux pour former un groupe social. En d’autres termes, c’est le groupe
social qui agit sur l’environnement, non l’individu ».
Ainsi, l’école est l’une des institutions qui est concernée dans la formation de
ce groupe social par l’enseignement de la matière d’éducation à la
citoyenneté.
De ce fait, le rôle de l’école dans la formation des éco citoyens c’est d’arriver
à instruire les élèves-citoyens à transformer leur milieu par les petits gestes
vis-à-vis de l’environnement.
Au développement de ce chapitre beaucoup de concepts seront développés
et certains textes seront soumis pour mieux appréhender le rôle des
établissements scolaires dans la formation des éco citoyens.

A. Compétences Terminales
A.3 Connaitre le sens de différents notions constituant l’écocitoyenneté.
A.3.1 Connaitre les responsabilités des citoyens au regard de
l’environnement.
B. Compétences Spécifiques
B.3.1 Décrire les comportements d’un éco-citoyen face à son environnement
B.3.2 Montrer comment l’éco-citoyen doit s’impliquer dans la lutte contre le
réchauffement climatique et la pollution de l’environnement

B.3.3 Montrer l’importance des aires protégées dans la protection


l’environnement.

51
B.3.4 Connaitre la législation de l’environnementale à travers certains
articles de la Constitution Haïtienne de 1987 amendée, conventions et
extraits de textes relatifs.

1. Compétence Terminale
Connaitre le sens de différentes notions constituant l’écocitoyenneté.
1.1. Compétence Spécifique
Décrire les comportements d’un éco-citoyen face à son environnement
Activités 1.1.1
1) Définir les concepts écocitoyenneté, écologie et citoyenneté.
2) Montrer comment un citoyen peut devenir éco-citoyen.
3) Expliquer comment adopter un comportement éco-citoyen.
4) Dessiner un schéma d’un petit geste pouvant contribuer au
développement durable.
5) Identifier les différentes caractéristiques d’un éco-citoyen
6) Dresser un tableau de deux environnements différents présentant des
éco-citoyens en action.

Eléments de contenu
Mots clés : écocitoyenneté, citoyenneté, éco-geste et écologie

3.1.-Écocitoyenneté
Ce concept est tiré de deux autres concepts : écologie et citoyenneté.
- Citoyenneté :
a) Qualité de citoyen : acquérir la citoyenneté haïtienne (RF- constitution
haïtienne en vigueur)

b) Situation positive créée par la pleine reconnaissance aux personnes de


leur statut de citoyenneté. Celui-ci dispose, dans une communauté politique
donnée, de tous ces droits civils et politiques.
- Le concept écologie : science ayant pour objet les relations de êtres vivants
(animaux, végétaux, microorganismes) avec leur environnement, ainsi
qu’avec les autres êtres vivants.
- Écologique : qui respecte l’environnement.
- écologisme : position dominée par le souci de protéger la nature et
l’homme lui-même contre les pollutions, alternation et destruction diverses
issues de l’activité industrielle (écologisme a pris à partir de 1980 une réelle
importance politique, d’abord en Allemagne, puis en France et dans
l’ensemble de l’Union Européenne. Dans les années 1990, son influence s’est
concrétise par la participation de parti écologiste dans plusieurs
gouvernements Européens.
L’écocitoyenneté : est la conscience écologique d’appartenir à un
environnement (terre, continent ou pays selon l’échelle) qui garantit
l’existence de l’homme citoyen, ce qui implique pour lui des droits et des
devoirs par rapport a un territoire. Par exemple : le droit de jouir d’un
52
environnement sain et devoir de ne pas le polluer en vue de le conserver. Il
s’agit d’un comportement individuel ou collectif qui consiste à mettre en
pratique les règles et les principes destinés à préserver l’environnement.

Sources : [Link]/images, écocitoyenneté


Ecocitoyenneté et environnement3 :
L’écocitoyenneté fait référence à l’écologie et a la citoyenneté. Il est
très important de souligner que la citoyenneté s’exerce aussi vis-à-vis
de l’environnement et de la nature. Le citoyen a des devoirs en vers la
planète sur laquelle il vit, et l’environnement dans lequel il évolue. Ces
devoirs sont indispensables car ils sont le garant du maintien des
ressources vitales de la terre. Il s’agit donc pour chaque citoyen de se
comporter quotidiennement en acteur de la préservation de
l’environnement, en accomplissant des éco-gestes dans la vie de tous
les jours. L’éco-citoyen trie ces déchets, économise l’énergie, protège
la nature, consomme de façon responsable (activités de débats).

Sources : [Link]/images, écocitoyenneté, site consulté 26/02/18


3 MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE(MENFP), Education a la
citoyenneté, module II, programme 2eme année du nouveau secondaire, juillet 2016.
53
- Les éco-gestes et l’écocitoyenneté
Un éco-geste est une action de la citoyenneté de tous les jours (aller
au travail, faire la cuisine, se laver, jardiner, faire ses courses) qui va
prendre en considération du développement durable : la protection de
l’environnement, l’équité sociale, la solidarité, le principe de
responsabilité et de précaution. Chacun peut accomplir des éco-gestes
très facilement des éco-gestes dans sa vie quotidienne.
- Adopter un comportement éco-citoyen, c’est simple : il s’agit surtout
de prendre conscience des conséquences sociale ou
environnementales de chacune de nos actions et de changer ses
mauvaises habitudes en Haïti ou a l’étranger. Les éco-gestes
s’appliquent à la maison, au travail, a l’école, en faisant ses courses ou
bien des marches.
- Dans ses déplacements, en faisant son jardin, en vacances, etc.
éteindre les lumières, économiser l’eau, utiliser des transports propres,
trier ses déchets, consommer de façon responsable. Les actions sont
multiples, nous pouvons préserver la planète, les êtres vivants, qui y
vivent de ne pas compromettre la qualité de vie des générations
futures. L’éco-citoyen doit s’informer sur les bonnes pratiques à
accomplir, sensibilise son entourage au éco-gestes et essaie de faire
évoluer les mentalités et de faire changer le comportement.
- La démarche écocitoyenneté ne concerne par seulement les
particuliers : toutes les organisations, entreprises, collectivités et les
institutions doivent mettre en œuvre des actions citoyennes.

Sources : [Link]/images, éco geste, site consulté le 26/02/18


- Ecocitoyenneté et développement durable
Les actions de l’éco-citoyen constitue une démarche qui conduit a
s’adapter aux valeurs du développement durable permettant
d’avinage un modèle de société démocratique, viable a l’interne qui
aurait pu réconcilier les activités économiques performantes,
développement humain et préservation des ressources naturelles pour
les générations futures(activités de débats et jeux de rôles sur la
consommation de beaucoup de ressources que la planète ne peut pas

54
nous offrir et la production de déchets que la planète ne peut pas
absorber)
- Méthode d’entretien écologique : le nettoyage écologique implique
le recours à des produits écolabellisés c’es-a-dire un label fournit par
la commission européenne, garantissant l’innocuité des produits pour
l’environnement :
● Réflexion sur les quatre piliers du nettoyage écologique :
1) allongement des intervalles entre les nettoyages ;
2) utilisation de produits écologiques appropriés et dosés correctement ;
3) réduction du nombre de produits de nettoyage ;
4) aération quotidienne des locaux par les usagers (au moins 10 minutes).
● Réflexion sur la gestion précise des déchets (activités de débats)
● Proposition d’une politique de ramassage d’ordures et de trie de déchets,
etc.

Je retiens
La citoyenneté est le lien qui réunit une personne et l’Etat, et qui permet
à une personne de bénéficier de ses droits et de ses devoirs civiques et
politiques.
Adopter un comportement citoyen, c’est aller au-delà de ses droits et
devoirs civiques : c’est être responsable et autonome, individuellement et
collectivement.
Le citoyen contribue à donner un sens à la société dans laquelle il vit.
([Link]/social/education/eco-citoyenneté)
Je retiens
Écocitoyenneté est un qualificatif qui s’attache à la nécessité, pour un
citoyen, d’avoir des gestes et des comportements coresponsables tant par
rapport à son milieu de vie et qu’à l’égard de l’environnement et de ses
semblables.

Sources : [Link]/images, environnement, site consulté


27/02/18

55
Compétence terminale
1. Connaitre le sens de différentes notions constituant l’écocitoyenneté.

1.2. Compétence Spécifique


Montrer comment l’éco-citoyen doit s’impliquer dans la lutte contre le
réchauffement climatique et la pollution de l’environnement.
Activités 1.2.1
1) Définir l’expression réchauffement climatique.
2) Comment peut-on combattre le réchauffement climatique ?
3) Donner des exemples clés qui sont à la base du réchauffement
climatique.
4) catégoriser avec exactitude les conséquences du réchauffement
climatique dans chaque région du monde.
5) Résumer un petit texte sur les conséquences de la pollution sur notre
environnement.
6) Ecrire une liste de gaz à effet de serre.
7) Justifier l’importance l’éducation à l’environnement comme matière
d’enseignement.

Eléments de contenu
Mots-clés : réchauffement climatique, pollution et environnement
Réchauffement climatique
Explorer différentes définitions
Proposition de définition (wikipédia,[Link]
Le réchauffement climatique, également appelé réchauffement planétaire ou
réchauffement global, est un phénomène d’augmentation sur la plus grande
partie des océans et de l’atmosphère terrestre, mesuré à l’échelle mondiale
sur plusieurs décennies, et qui traduit une augmentation de la quantité de
chaleur retenu à la surface terrestre. Dans son acceptation commune, ce
terme est appliqué à une tendance au réchauffement global observé depuis
le début du XXIe siècle, entraînant, entre autres conséquences, un
changement (ou dérèglement) climatique global.

Le réchauffement climatique est une augmentation de la température


moyenne à la surface de la terre. Il serait lié en particulier, au renforcement
de l’effet de serre naturel par l’ajout de quantités massives de gaz à effet de
serre d’origine anthropique dans l’atmosphère. Ces émissions sont
notamment engendrées par la consommation des énergies fossiles, comme
le pétrole ou le charbon et autres.

Les changements climatiques prévus auront des effets bénéfiques et


néfastes sur les systèmes environnementaux et socio-économiques mais
plus l’ampleur et le rythme de ces changements seront important, plus les
effets néfastes prédomineront (GIEC, 2011). Il est encore très difficile de
prévoir avec exactitude les conséquences climatiques pour chaque région du
56
globe. Ce qui semble acquis, c’est le caractère répétitif d’événements alors
exceptionnels :’’il est très probable (plus de 9 chances sur 10) que les
chaleurs extrêmes, les vagues de chaleur et les événements de fortes
précipita2tions continueront à devenir plus fréquents’’ ([Link]).

Sources : [Link]/images, réchauffement climatique, site consulté le


27/02/18

Luttes contre le réchauffement climatique


Le protocole de Kyoto est l’accord international qui a été établi entre 175
pays afin de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre sur période
d’engagement de 2008 à 2012. Ce protocole visait à réduire d’au moins 5%
par rapport au niveau de 1990 les émissions de six gaz à effet de serre :
dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote et trois substituts de
chlorofluorocarbones.
Pour lutter contre le réchauffement climatique, des modifications
structurelles en terme de production et de consommation sont nécessaires
pour réduire les émissions de gaz à effet de serre : réduction de l’utilisation
des énergies fossiles réduction de la consommation d’énergie augmentation
de la production d’énergie via les énergies renouvelables, régulation des
émissions d’origine agricole, développement des transports propres et doux,
aménagement du territoire durable pour les maîtriser : les besoins de
transports, instauration d’une réglementation contraignante pour les
émissions des différentes industries, des automobiles du transport aérien et
maritime, amélioration de la performance énergétique du secteur du
bâtiment aussi bien pour les logements anciens etc.

Pollution
La pollution est une dégradation de l’environnement par l’introduction dans
l’air, l’eau ou sol, de matières n’étant pas présentes naturellement dans le
milieu. Elle entraine une perturbation de l’écosystème dont les
conséquences peuvent aller jusqu’à la migration ou l’extinction de certaines
espèces incapable de s’adapter au changement.
57
Sources : Google images, réchauffement climatique
Les différents polluants
Les polluants chimiques : les produits chimiques qui polluent l’eau sont issus
des engrais et des produits phytosanitaires qu’on utilise, comme les
insecticides ou pesticides employés couramment pour éliminer les insectes
et protéger les végétaux. Ces produits peuvent être charriés par les eaux de
ruissellement et polluer les nappes phréatiques. Les engrais chimiques sont
transportés dans les lacs sou rivières par les eaux de pluie et entrainent la
dégradation de l’eau.
Typologie de pollution il faut exploiter les types de pollution et se référer
au éco-gestes comme mode de comportement à adopter pour protéger
l’environnement. Voici deux exemples de types de pollution :
La pollution thermique : le rejet de la chaleur dans l’environnement,
notamment les milieux aquatiques, constitue une forme de pollution
physique qui, en modifiant le facteur écologique primordial qu’est la
température, peut provoquer de sérieux bouleversement dans les
populations animales et végétales. Cette pollution thermique a pour origine
principale la production d’énergie électrique, qu’elle soit d’origine thermique
classique ou nucléaire. Elle peut, dans une moindre mesure, être liée à
certaines industries comme l’aciérie.
La pollution de l’eau : elle se manifeste par une présence dans l’eau
(océans, mers, lacs, fleuves, etc.) d’éléments toxiques qui engendrent la
destruction de la faune et de la flore. Elle peut rendre l’eau impropre à la
consommation ou à la baignade.

58
Sources : Google images, réchauffement climatique, site consulté le
03/03/18

Je retiens
Le réchauffement climatique est une augmentation de la température
moyenne à la surface de la terre. Il serait lié en particulier, au renforcement
de l’effet de serre naturel par l’ajout de quantités massives de gaz à effet de
serre d’origine anthropique dans l’atmosphère.

Source : [Link]/images, site consulté le 03/08/18

Je retiens
Selon le site [Link], la pollution est une dégradation de
l’environnement par l’introduction dans l’air, l’eau ou sol, de matières
n’étant pas présentes naturellement dans le milieu. Elle entraine une
perturbation de l’écosystème dont les conséquences peuvent aller jusqu’à la
migration ou l’extinction de certaines espèces incapable de s’adapter au
changement.

Je retiens
Selon [Link] > environnement : l’environnement est un système
formé par des éléments naturels et artificiels interdépendants, lesquels ont
tendances à être modifiés par l’action humaine. Il s’agit du milieu qui
conditionne le mode de vie de la société et qui englobe les valeurs naturelles
qui existent dans un lieu et à un moment donné.
59
Exemple : les êtres vivants, le sol, l’eau, l’air etc.

Activités 1.1.2
1) Interpréter les images ci-dessus
2) Expliquer pourquoi les éco-citoyens doivent combattre la pollution
3) Démontrer comment les éco-citoyens peuvent modifier leur
environnement
4) Distinguer la vie des citoyens dans un environnement pollué d’un autre
non-pollué
5) Imaginer deux environnements l’un sain et l’autre malsain. Résumer dans
un petit texte la situation de ses de groupes de citoyens de ces deux
environnements
6) Noter les conséquences d’un environnement pollué près d’un
établissement scolaire

Bibliographie
FERNANDEZ Marie-Laure, éducation à l’environnement et écocitoyenneté :
de l’espace proche à l’espace lointain, mémoire online, 2005-2006
GEO_HAITI 2010 (web) PDF, PNUE ministère de l’environnement, UNIQ, 2010
Webographie
[Link]
images de :slideplayer, association AFA, UNIRéS et [Link]
htt:ps//[Link]
wikipédia,[Link]
[Link]
[Link]
[Link]

60
Compétence terminale
2. Connaitre les responsabilités des citoyens au regard de l’environnement.

2.1. Compétence spécifique


Montrer l’importance des aires protégées et les lois sur l’environnement
dans l’apprentissage de l’éducation à la citoyenneté.
Activités 1.3.1
1) Définir l’expression aires protégées
2) Dire comment un citoyen peut respecter des aires protégées
3) Citer les fonctions attribuées aux aires protégées
4) Composer un petit texte dans lequel on écrit pourquoi un citoyen doit
sensibiliser un autre citoyen à protéger les aires protégées
5) Déterminer le rôle de l’Etat dans la protection des aires protégées

Eléments de contenu

Aires protégées
Cette expression est utilisée pour désigner un espace physique, c’est-à-dire
une portion de terre ou de mer mise à part. Elle est consacrée à la protection
ou à la conservation de la diversité des formes de vie et des ressources qui
s’y trouvent. Elle est désignée et définie par l’autorité compétence et est
gérée suivant les lois ou d’autres moyens efficaces.

Aires protégées : fonction


La création d’aire protégée permet :
D’assurer et de faciliter la conservation de la biodiversité et de la
régénération des espèces végétales (cèdre, juniper) et animales (lambi,
homard, lamantin, zagouti) considérée vulnérables, rares ou menacées
(espèces en voie de disparition).
D’identifier et de mettre à part des endroits qui comportent une diversité
exceptionnelle d’espèces végétales et animales (Macaya dans le massif de la
Hotte).
De mettre en valeur un paysage ou un site culturel (la Citadelle) d’une
extrême importance (forêt pluviale la visite, Massif de la Selle dans le Sud-
Est).

61
D’augmenter la disponibilité de l’eau de service et un climat local
particulier : château d’eau, chutes, sites d’altitudes pour des randonnées et
villégiatures.

Aires protégées : catégories


Il existe en Haïti deux (2) types d’aires protégées : les parcs et les réserves
nationaux. Pour des besoins de gestions rationnelles, elles sont classées en 7
grandes catégories.

br1uà cit, la montagne et biodiversité etc.…

D’un autre côte, Haïti a signé plusieurs accords, conventions et traités


internationaux qui ont enrichi le droit national de l’environnement. Il
convient de signaler également les dispositions de la Constitution de 1987.

Activités 1.4.2
1) Définir les mots-clés de cette compétence spécifique
2) Produire un travail de recherche sur les quatre (4) dernières conventions
internationales signées par Haïti dans le cadre de la protection de
l’environnement
3) Citer les noms des institutions qui sont totalement impliquées dans la
protection de l’environnement en Haïti.
4) Pourquoi est-il important pour un Etat de faire appliquer une législation
environnementale ?

Les conventions internationales


Les conventions internationales de l’environnement signées par Haïti
tournent autour d’une cinquantaine. Les plus importantes parmi les plus
actuelles demeurent la convention des Nations-Unies de 1982 sur le droit de
la mer, celle de 1992 sur la diversité biologique, la convention-cadre des
Nations-Unies sur les changements climatiques, et la convention de 1994 sur
la lutte contre la désertification. Haïti n’a encore ni ratifié ni la convention de
MARPOL sur la population de la mer, ni la convention de Bâle de 1989 sur le
contrôle des mouvements transfrontaliers des déchets dangereux et leur
élimination.

Les institutions concernées dans la législation environnementale en Haïti


Dans le secteur public en Haïti, les institutions qui son concernées dans la
protection de l’environnement et dans le respect de la législation
environnementale sont classées de la manière suivantes :
- Les ministères avec une mission environnementale directe comme le
MARNDR, le MTPTC, le MDE, et le MSPP

62
- les ministères avec une mission environnementale indirecte qui sont
engagés par l’entremise de directions déconcentrées placées sous tutelle
telle : OSAMH, OPDES.
- les ministères avec une mission environnementale mixte exécutant des
tâches de l’environnement mais de l’autre côté exerce une tutelle sur ou
plusieurs organismes déconcentrés.

Importance de la législation environnementale


La gestion rationnelle de l’environnement ne peut devenir une réalité sans le
support adéquat du système judiciaire. Dans le cadre de la réforme
judiciaire, le ministère de l’environnement devra soumettre un mémoire pour
la prise en charge des exigences environnementale dans justice haïtienne.
Pour empêcher les défrichements illégaux dans et autour des villes de même
que dans les zones de provinces la législation environnementale doit être
appliquée à tous les niveaux.
Certaines causes retenues de la non application de la législation
environnementale
1) Le manque d’éducation de la population
2) Le de volonté politique et la faiblesse d’Etat
3) La corruption des fonctionnaires et mauvaise connaissance des lois
Actions à entreprendre pour protéger l’environnement
1) Renforcer la capacité de l’Etat
2) Elaborer les nouveaux textes de lois
3) Faire des campagnes de sensibilisation dans les universités, les lieux de
cultes et tous les lieux de rassemblements publics sur la question de
l’environnement
4) mise en place d’une politique de financement des activités de protection
de l’environnement, en vue de garantir le suivi et le respect des normes.

Je retiens
Législation départementale c’est un ensemble de textes législatifs et
règlements destinés à la protection de l’environnement. Le cadre légal de
l’environnement est un thème trans sectoriel

Quelques notions de base liées à la population et à l’environnement


Air- Aérobie- Age de procréer- Atmosphère Terrestre- Bassin-versant- brise
de mer- Brise de terre- Carte Météorologique, Chloration, Combustible-
Croissance naturelle de la population- Croissance démographique- Cycle-
Décantation- Décibel- Déchet organique- Densité démographique- Dépotoir
ou décharges, Diversité biologique- Développement durable- Eau douce- Eau
dure- Eau potable- Eau de source- Eau usée, etc.

Bibliographie
63
FERNANDEZ Marie-Laure, éducation à l’environnement et écocitoyenneté :
de l’espace proche à l’espace lointain, mémoire online, 2005-2006
GEO_HAITI 2010 (web) PDF, PNUE ministère de l’environnement, UNIQ, 2010

Webographie
htt:ps//[Link]
[Link]
[Link]

Chapitre IV
Identité et ses différentes approches

. Compétence terminale
1. Apprécier des approches du concept ‘’Identité’’ et de l’expression ‘’Devoir
de Mémoire’’ dans une vision globale.
Compétence spécifique
1.1 Distinguer le concept identité des différentes catégories de mémoires.
Activités 1.1.1
1) Citer les institutions légales placées pour doter les citoyens des
documents d’identité.

2) Donner des définitions relatives au concept identité.


64
3) Présenter le chapitre, le titre et l’article de la Constitution Haïtienne où
l’on parle de la qualité du citoyen.

4) Enumérer les documents obligatoires pour la demande d’un passeport en


Haïti.

5) En quelle année et sous quel président le passeport haïtien est passé de 5


ans à 10 ans ?

6) Décrire l’identité du citoyen Haïtien.

7) Définir « l’Etre Haïtien »


8) Montrer les avantages de l’identité transnationale.
9) Faire des visites aux institutions chargées de délivrer des pièces identités
(classes combinées)
10) Organiser des journées dans les musées et les sites historiques (classes
combinées).

Eléments de contenu

Mots clés : Identité, Identité transnationale, Mémoire

1. Identité dans le sens général du thème est la capacité de s’identifier et


par de là de se reconnaitre, aussi bien qu’en le fait d’être identifié et reconnu
par autrui.

Elle est aussi, l’ensemble des caractères qui distinguent un individu d’un
autre : chacun a ainsi un nom des prénoms, une date de naissance, une
nationalité, un domicile. Certains de ces éléments sont portés sur sa carte
d’identification Nationale ou citoyenne (dépendamment de son pays), son
acte de naissance, son passeport ou autre pièce officielle.

Selon Michel Castra, l’identité est constituée par l’ensemble des


caractéristiques et des attributs qui font des individus ou un groupe se
perçoivent comme une entité spécifique et qu’ils sont perçus comme tels par
les autres.

En Haïti les documents d’identité sont constitués par l’ensemble des pièces
officielles émises par l’Etat pour identifier les citoyens d’origine ou un
citoyen d’un autre Etat qui décide de prendre la nationalité haïtienne.

65
Identité transnationale

2. Identité transnationale, c’est l’identité qui s’exerce au-delà de la


frontière ou les citoyens des deux (2) ou plusieurs Etats s’entendent pour
résoudre certains problèmes qui souvent ont causé des torts à leurs
ressortissants.
Cette notion renvoie aussi à un nouvel espace de socialisation reliant les
citoyens de leurs pays d’origine à les leurs de résidence. Elle favorise la
participation des citoyens dans une action commune utile pour la région.
Identité transnationale a pour objectif de résoudre le paradoxe de fermeture
d’un espace et d’introduire des règles d’inclusion à l’ouverture des frontières
nationales aux étrangers.

Exemple la zone Europe (l’ensemble des pays qui constituent l’Union


Européenne)

Tout en gardant notre identité pourquoi on ne développe pas une nouvelle


identité transnationale entre la République d’Haïti et celle de la République
Dominicaine ?
En répondant à cette question, les citoyens de ces deux pays seront en
mesures de résoudre les problèmes de conflits, de bannir la haine et le
mépris. Ainsi les citoyens seront égaux en droit.

. Typologie de mémoires d’un peuple


Selon les spécialistes en sciences sociales et humaines on retient plusieurs
types de mémoires pour expliquer le passé. Parmi les catégories
couramment employées pour rappeler le passé on distingue :
1.- Mémoire individuelle
2.- Mémoire collective
3.- Mémoire historique
4.- Mémoire sociale
5.- Mémoire culturelle

⮚ Généralement on ne parle pas de mémoire individuelle d’un peuple car


elle est souvent liée à dimension collective.

⮚ Suivant un article paru en date du 26 juillet 2005 dans culture-et-


dé[Link]-blog.art285372, la mémoire est fortement identifiée a la
personne. Pourtant, la personne est plus que sa mémoire, et la
mémoire individuelle elle-même est toujours débordée par la mémoire
collective.

66
⮚ La mémoire collective fait référence aux représentations qu’un groupe
partage de son passé. Elle est un souvenir de toute histoire
événementielle
Le massacre des Haïtiens en 1937 sous la présidence de Trujillo en
République Dominicaine est l’un des exemples de mémoire collective
pour les citoyens.

⮚ La mémoire historique
⮚ La mémoire sociale
⮚ La mémoire culturelle
⮚ Identité personnelle ou individuelle, elle est caractérisée par sa
personne qui demeure à travers le temps et à sa conscience de sa
performance (pour être soi-même il faut être conscient).
Etre un (identiténumérique), être unique (originalité, spécifique)
Selon Dechamp J.-C et Devos T., 1999, p.552 « l’identité personnelle c’est
ce qui rend semblable à soi-même et différents des autres »
⮚ Identité sociale, elle permet à l’individu de se repérer dans le système
et d’être lui-même repérer socialement.
⮚ Identité culturelle, cette identité vient de l’enracinement de l’individu
qui est appelé à construire sa société par l’exercice de sa citoyenneté.
⮚ Identité construite, elle est constituée par l’ensemble des
caractéristiques et des attributs qui font qu’un individu ou un groupe se
perçoivent comme une entité spécifique et qu’ils sont perçus comme tel
par les autres.

Compétence terminale
1. Apprécier des approches du concept ‘’Identité’’ et de l’expression ‘’Devoir
de Mémoire’’ dans une vision globale.
Compétence spécifique
1.2 Présenter les institutions octroyant des documents d’identité aux
citoyens Haïtiens
Activités 1.2.1
1) Enoncer les noms des institutions Haïtiennes chargées d’identifier tous les
citoyens à partir de l’âge majorité.
2) Présenter deux institutions qui identifient toutes les catégories d’Haïtien
sans distinction d’âge.
3) Comment un Citoyen construit son Identité personnelle ?
4) Expliquer comment construire l’identité culturelle.
5) Expliquer les processus de la construction de l’identité sociale.
6) Comparer et critiquer les identités culturelle et sociale.

1. Présentation des institutions qui octroient des identifications au


citoyens Haïtien

67
En Haïti tous les citoyens tenus de s’identifier à 18 ans, qui est l’âge de la
majorité reconnue par la constitution de 1987 amendée (article 16.2,
chapitre I, Titre III), par la carte d’identification nationale (ONI)
communément appelé « carte électorale ».
En dehors de la carte d’identification nationale il y a également le passeport
qui est considéré comme un document de voyage que tous les Haïtiens
peuvent en procurer sans distinction d’âge.
D’autres documents sont aussi octroyés par l’Etat aux citoyens Haïtiens,
c’est le cas de la matricule fiscale ainsi que les permis conduire sont délivrés
par l’Etat à ceux qui ont l’âge de la majorité.
Le tableau ci-dessous présente quelques institutions.

Les documents d’identité en Haïti et les Institutions qui les


délivrent.

Documents Où s’adresser ? Pièces et informations à


fournir
Acte de Naissance Officier d’Etat civil de la Pièce d’identité du père
(délivré de sa commune ou de la Mère.
naissance) Lieu de Naissance, date
de Naissance et
Témoins
Extrait des actes de Archives Nationales Copie acte de Naissance
naissance, mariage, et autres copies
décès, divorce, certificat relatives pour autres
à la naissance pièces.
Demande directe à
l’institution concernée
Carte d’identification ONI (Office Nationale Acte de naissance (avoir
Nationale d’Identisation Nationale) 18 ans au moins)
Passeport Bureau d’immigration et Extrait des archives,
l’émigration CIN, Timbre de la DGI,
Photo passeport +frais
d’impression

Exemples :

68
La carte d’Identification Nationale, délivrée par l’Etat Haïtien est valable pour
une période de 10 ans. Seules les personnes majeures sont autorisées à
avoir cette carte.

Le passeport étant considéré comme le document


de voyage, est émis pour une durée de 5 ans. En 2018, il est passé de 5 ans
à 10 ans par un décret présidentiel. Le permis conduire est aussi un
document d’identité, mais seules les personnes qui savent conduire un
véhicule peuvent en posséder, suivant les lois de la circulation en Haïti.

Autres Exemples de documents d’identité

La carte d’identité française pour les


personnes majeures est valable pour une
période de 15 ans.

Cette mesure fut adoptée depuis 1er janvier


2014 suite à un décret en 2013 La carte
d’identité pour les mineurs est valable pour 10
ans.

Processus de la construction de l’identité personnelle

Selon HANNA Malewska (PUF, 1991), « l’identité individuelle est un système


dynamique de représentation du monde, de sentiment nourris par les
69
expériences passées et de projets d’avenir se rapportant à soi » Autrement
dit le citoyen s’identifie à travers son passé de la vie familiale, de son vécu
qui doit lui rendre semblable à lui-même et différent des autres.

Selon les sociologues culturalistes « l’identité d’un individu se réduit, pour


l’essentiel, a l’identité de la société il vit. De ce point de vue on peut dire
qu’il n’existe pas à proprement parler d’identité personnelle. Il n’est que des
identités sociales ou culturelles »

Pour ABRAM Kardiner, un anthropologue américain, dans son ouvrage


l’individu dans la société, Paris, Galimard, 1969, il y a trois foyers de
construction de l’identité : famille, école et religion

Pour les sociologues contemporains « l’identité est une construction sociale »


d’après eux tout est construit socialement.
Construction d’une Identité culturelle d’un citoyen
Si nous considérons les écrits de E. Durkheim et de M. Mauss analysés par
certains auteurs du XXe siècle, la culture ne préexiste pas aux individus ou
tout simplement aux citoyens, que ce sont eux qui vivent en groupes créent
un « enracinement social » (E. Durkheim et de M. Mauss), constituent, aux
termes d’échanges sociaux et de la régulation des rapports de force qui
s’instaurent dans le groupe (l’interactionnisme symbolique de l’école de
Chicago) des structures qui à la fois le caractérisent en propre et permettent
qu’existent plusieurs variantes (C. Lévy Strauss). D’où l’idée que l’identité
culturelle est à la fois stable et mouvante, pouvant évoluer dans le temps,
mais en même temps se reconnaissant dans de grandes aires
civilisationnelles historiques.

Construction d’une Identité sociale du citoyen


L’identité sociale renvoie au fait que l’individu se perçoit comme semblable
aux autre de même appartenance (le « nous »), mais aussi à une différence,
a une spécificité de ce nous par rapport aux membres d’autres catégories (le
« eux »). Ainsi l’identité sociale permet aux individus de se repérer lui-même
dans le système et d’être lui-même repérer socialement. ([Link]-
[Link])
Selon Turner (1987), l’identité sociale constitue le fondement sociocognitif
du comportement de group, c’est le mécanisme qui le rend possible.
L’identité sociale est conçue comme représentation de soi dans
l’environnement social intériorisé.
Je retiens
L’identité d’un citoyen n’est pas seulement le fait de posséder un document
d’identité, lui donnant droit de faire des transactions ou de voyager à travers
son pays ou des pays étrangers, mais aussi, suivant les approches des

70
différents auteurs, elle est une construction personnelle, culturelle et
sociale.

Compétence terminale
2. Mettre en valeur la question de l’identité et citoyenneté en Haïti.
Compétence Spécifique
2.1 Montrer en quoi l’Identité Haïtienne pose des problèmes dans la
Constitution Haïtienne.
Activités 1.2.1
1) Poser le problème de l’identité et la double nationalité dans la Constitution
Haïtienne.
2) Montrer les problèmes posés par la double nationalité pour briguer
certaines fonctions politiques : Premier Ministre, les ministres et les
secrétaires d’Etat…

Exercice de cheminement dans la formation de l’identité d’un citoyen

L’enseignant explique les parcours de la


construction de l’identité du citoyen

● Activités de compréhension :
1) L’enseignant présente un texte approprié et demande aux élèves de
constituer des groupes de 3 à 5 pour faire un résumé de lecture, ensuite la
présentation par un représentant du groupe.
2) L’enseignant demande aux apprenants d’expliquer la figure ci-dessus
et d’élaborer en quelques lignes ce qu’ils ont compris de la figure.
Il montre également aux apprenants à partir des textes sur l’identité
culturelle que l’identité d’un citoyen ou une personne est généralement
plurielle.

71
A. Analyser le texte ci-dessous sur les questions, d’identité et Nationalité.

Texte : la question de l’identité citoyenne et Nationalité en Haïti


National -
La Constitution de la République d’Haïti de 1987, amendée le 9 mai 2011 en
son article 11, stipule: “ Possède la nationalité haïtienne d’origine, tout
individu né d’un père haïtien ou d’une mère haïtienne qui eux-mêmes sont
nés Haïtiens et n’avaient jamais renoncé à leur nationalité au moment de la
naissance.”

Au cours du XXe siècle, il y a eu plusieurs vagues d’exode d'Haïtiens et


d'Haïtiennes quittant Haïti vers l’étranger pour fuir des difficultés
économiques ou politiques. Avec l’âme meurtrie par la nostalgie, ces
hommes et femmes ont fait d’énormes sacrifices pour tendre la main à leurs
familles restées en Haïti. Avec le temps, ils sont devenus la deuxième force
économique à faire vivre Haïti après l’aide des donateurs internationaux. La
nature sociale et biologique de l’homme le pousse à fonder une famille, ainsi
ces hommes et ces femmes ont donné naissance à des enfants en terre
étrangère. Au regard de la Constitution et de la loi, ces enfants sont nés
haïtiens.

Les Haïtiens d’origine sont acceptés et considérés comme Haïtiens à part


entière en HAITI lorsqu’ils choisissent de s’abstenir des affaires politiques du
pays. Comme si être haïtien d’origine se limitait uniquement à être des
artistes de renom ou des hommes d’affaires réussis. Dommage que l’on
n’apprenne pas des autres peuples. Israël par exemple ne serait pas à ce
stade s’il n’avait pas intégré les membres de sa diaspora dans les affaires
internes du pays. Car être juif n’est seulement une formalité religieuse mais
aussi c’est un lien indestructible établi par les rapports de sang. Dans toutes
les grandes civilisations, le droit du sang est supérieur au droit du sol, car le
hasard peut décider du sol de la naissance mais le sang est le facteur
immuable de la destinée de toute naissance.

(…) Anthony Bennett est né à Queens dans l’Etat de New York aux USA de
l’union de Sylvana Siano et Guy Bennett, tous deux citoyens haïtiens. Sans
nul exercice intellectuel, Anthony Bennett est haïtien d’origine. Or, selon une
décision du Bureau du contentieux électoral départemental (BCED), il a été
écarté pour cause de nationalité. Est-ce une juste décision ? Qu’exige le
décret électoral pour être candidat à la présidence ?

(…) Anthony Bennett, comme candidat à la présidence, a respecté tous ces


critères. Mais cela n’empêche pas le BCED tout-puissant de demander de
rayer son nom de la liste des citoyens aptes à participer aux prochaines
joutes électorales. Il a soumis un dossier complet avec le certificat de
renonciation à la nationalité américaine, sa carte électorale, les actes de
naissance de ses parents, son certificat de résidence, son casier judiciaire,
son certificat de nationalité haïtienne, les récépissés du paiement régulier de
72
ses impôts, les documents de propriété, la patente de son entreprise, et tout
autre document jugé utile.

Le citoyen Anthony Bennett a été contesté par le sieur dénommé Jean Eddy
Pierre dont on ignore l'existence réelle. Lors du jugement, le contestataire ne
s’est pas présenté au BCED pour soutenir les motifs et les preuves de sa
contestation, par défaut son action est frappée de nullité et de désistement.
Contrairement aux décisions prises en faveur d’autres candidats à la
présidence tels que Me Jean Henry Céant ou le sénateur Edo Zenny dont les
contestataires étaient absents, le BCED s’est érigé en la personne de Jean
Eddy Pierre pour d’abord contester la candidature de Monsieur Anthony
Bennett et ensuite en tribunal pour prononcer le jugement fantaisiste à son
encontre en demandant au CEP de rayer son nom de la liste des candidats
agréés pour participer aux prochaines joutes électorales. C’est donc l’une
des fois que l’on retrouve un tribunal se comporter en juge et partie. La
justice haïtienne aussi fragile qu’elle est mérite-t-elle de provoquer ces
inutiles scandales ?

(Dr Evenson J. McCallow Spécialiste en Marketing Politique Calloway


Consulting Auteur), 2015-06-08 Le Nouvelliste

Questions du texte
1)- Présenter le problème soulevé dans le texte
2)- Citer le thème traité dans le texte ainsi que la thèse et l’objectif.
3)- Selon le texte, le candidat Anthony Bennett est-il citoyen haïtien ou
Américain ?
4) Quelle partie du texte qui lui donne la nationalité haïtienne suivant
les arguments de l’auteur ? Et présenter ses arguments.

Compétence terminale
2. Mettre en valeur la question de l’identité et citoyenneté en Haïti.

Compétence spécifique
2.2 Résoudre les problèmes de définition de la citoyenne et le statut du
citoyen.
Activités 2.2.1

Extrait de texte sur l’exercice de la citoyenneté

Le statut du Citoyen
La citoyenneté se définit le plus souvent par défaut, en creux, le
citoyen par le non-citoyen, c’est-à-dire celui qui ne dispose pas de ses
droits civiques : les mineurs, qui non pas l’âge d’exercer ces droits (ce
qui exclut la notion d’enfant-citoyen), les personnes frappées d’une

73
condamnation pénale qui leur a fait perdre les prérogatives des
citoyens et les étrangers.
On ne peut pour autant ignorer certains essais de définition politique.
Ainsi selon J.-J. Rousseau : « A l’égard des associés ils prennent
collectivement le nom de peuple, et s’appellent en particulier citoyens
comme participant à l’autorité souveraine, et sujets comme soumis
aux lois de l’Etat », ajoutant : « Ces mots de sujets et de souverain
sont des corrélations identiques dont l’idée se réunit sous le seul mot
de citoyen. »
Pour D. Fustel de Coulanges, on reconnaissait le citoyen de la cité grec
« à ce qu’il avait part au culte de la cité, et c’était de cette
participation que lui venaient tout ses droits civils et politiques… La
participation au culte entraînait avec elle la possession des droits.
Comme citoyen pouvait assister au sacrifice qui précédait
l’assemblée, il pouvait aussi voter.
Comme il pouvait faire les sacrifices au nom de la cité, prytane et
archonte. Ayant la religion de la cité, il pouvait en invoquer la loi et
accomplir tous les actes de la procédure ». La transposition au citoyen
moderne est aisée. Mais on se rapproche du droit constitutionnel par
cette définition donnée par G. Burdeau : « Le citoyen, ce n’est pas
l’individu réel avec ses faiblesses, son égoïsme, son aveuglement et
ses enthousiasmes. C’est l’homme éclairé par la raison, parlant selon
les impératifs de cette raison commune à tous, et, par conséquent,
débarrassé des préjugés de classe et des soucis inhérents à sa
condition économique, capable d’opiner sur la chose publique sans
être dominé par son intérêt personnel, bref c’est une manière de saint
laïc qui doit sa qualité de membre du souverain-la nation- à son
désintéressement ».

Extrait de texte tiré de : Que sais-je ?


LE PORS, Anicet, Citoyenneté, Presses Universitaires de France, 3 e éd., pp-
51,52

Activités

1) Après la lecture du texte présenter un résumé de 5 lignes.


2) Quels sont les groupes de personnes dans le texte qui sont considérés
comme des non-citoyens ?
3) Décrire, selon le texte, comment D. Fustel de Coulanges reconnaissait le
citoyen d’une cité ou d’un Etat.
4) Expliquer selon votre compréhension la définition, de G. Burdeau, qui se
trouve à la dernière partie du texte.

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Bibliographie
LE PORS, Anicet, Citoyenneté, Que sais-je ? Presses Universitaires de
France, 3e éd. 1999
Dechamp J.-C et Devos T., 1999, p.552
Dr Evenson J. McCallow Spécialiste en Marketing Politique Calloway
Consulting Auteur), 2015-06-08 Le Nouvelliste (article)
Constitution Haïtienne de 1987 amendée

TOUSSAINT, Hérold, Psychologie sociale, Religion et Politique, imprimerie


DESCHAMPS, Port-au-Prince, Haïti, 2003
PEYRE, Malewska Hanna, Marginalisation et trouble de la socialisation, PUF,
Paris, 1991, consulté sur l’internet en novembre 2017

DESCHAMPS. J.-C et DEVOS T., 1999, consulté sur l’internet en janvier 2018

LABORIT, Henri, L’homme et la ville, Flammarion, France, 1971

Wébographie
Un article paru en date du 26 juillet 2005 dans culture-et-dé[Link]-
blog.art285372, consulté en janvier 2018
[Link]/lexicographie/société consulté en janvier 2018
thè[Link], consulté en février 2018
Le Nouvelliste, article sur la Constitution de la République d’Haïti paru le 8
juin 2015, consulté sur l’internet en février 2018

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