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Comptabilité nationale : secteurs institutionnels

La comptabilité nationale est une discipline économique qui mesure l'activité économique d'une nation à travers des données chiffrées, fournissant des outils de prospective, d'harmonisation terminologique et de sélection de l'information. Elle se compose de différents secteurs institutionnels, tels que les sociétés non financières, les ménages, les institutions financières et les administrations publiques, chacun ayant des fonctions et ressources spécifiques. Les opérations économiques sont classées en trois catégories : opérations sur biens et services, opérations financières et opérations de répartition.

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Comptabilité nationale : secteurs institutionnels

La comptabilité nationale est une discipline économique qui mesure l'activité économique d'une nation à travers des données chiffrées, fournissant des outils de prospective, d'harmonisation terminologique et de sélection de l'information. Elle se compose de différents secteurs institutionnels, tels que les sociétés non financières, les ménages, les institutions financières et les administrations publiques, chacun ayant des fonctions et ressources spécifiques. Les opérations économiques sont classées en trois catégories : opérations sur biens et services, opérations financières et opérations de répartition.

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COMPTABILITE

NATIONALE
Dr OYIBO Paul Vivien

ANNEE ACADEMIQUE : 2025-2026


INTRODUCTION GENERALE

Juger da la bonne marche des activités économiques nécessite de disposer des informations
chiffrées et organisées, cela est aussi vrai pour les entreprises que pour un pays. Concernant
l’entreprise, ces informations capitales sont fournies par la comptabilité générale. Tandis que
concernant un pays, ces informations nous proviennent de la comptabilité nationale. La
comptabilité nationale est une discipline de l’économie relativement nouvelle puisqu’elle est née
à partir des années 1930.

La comptabilité nationale est un outil qui permet de mesurer l’ensemble de l’activité économique
d’une nation, à travers les informations chiffrées qu’elle organise et enregistre.

La comptabilité nationale est liée au rôle de l’Etat, et occupe une place très importante. Elle
constitue un tableau de bord complet pour orienter la politique économique de l’Etat. Elle présente
un intérêt certain, en ce qu’elle permet de rendre compte de la structure économique d’un pays,
d’en donner une représentation schématique et de fournir une tendance plus ou moins
approximative de l’avenir. On lui prête conventionnellement trois intérêts majeurs :

• Outil de prospective : grâce aux données rétrospectives (du passé) collectées, la


comptabilité nationale peut constituer un moyen de projection à court et moyen terme en
extrapolant les variables et en les tournant vers le futur. Ainsi, les économistes peuvent
utiliser les données de la comptabilité nationale afin de prévoir le niveau de demande finale
d’une branche d’activité, le produit intérieur brut (PIB) à partir d’un niveau de
production…
• Harmonisation de terminologie : afin de faire des comparaisons inter- pays et d’étudier
les évolutions des économies, il a été nécessaire de standardiser et d’unifier le langage
économique. Ainsi, les écarts de langage ne seront plus à l’origine de différences de
chiffres, et un agrégat sera compris de la même façon partout dans le monde. Il est curieux
de noter à cet égard que la comptabilité nationale a eu un pied d’avance par rapport à la
comptabilité financière dont les premières normalisations (International Financial
Reporting Standards IFRS) ont tardé à voir le jour.
• Sélection de l’information : la multitude des sources d’informations (administrations
fiscales, organismes internationaux, estimations des économistes, instances statistiques…)
et leurs contradictions parfois poussent vers l’adoption d’une méthode à même de traiter
et de synthétiser une masse importante d’informations. La comptabilité nationale joue à
cet égard un rôle crucial.

1
CHAPITRE I : LES SECTEURS INSTITUTIONNELS SELON LE SYSTEME
IVOIRIEN DE COMPTABILITE NATIONALE

Les acteurs de la vie économique dans le cadre de la comptabilité nationale sont appelés secteurs
institutionnels.

1. Définitions
[Link]é institutionnelle

Une unité institutionnelle est une unité économique élémentaire jouissant de l’autonomie de
décision et ayant sa propre comptabilité.

Exemple : Une entreprise, une banque, une famille, une association…

[Link] institutionnel

Un secteur institutionnel est le regroupement d’un ensemble homogène d’agents économiques


(unités institutionnelles) qui remplissent la même fonction principale dans la vie économique et
dont les ressources principales sont de même nature. Autrement dit, c’est un regroupement
d’unités économiques résidentes ayant la même fonction principale.

[Link] d’activité

Une branche d’activité est un ensemble d’unités économiques de production qui exercent
principalement ou exclusivement un type d’activité économique.

2. Les différents secteurs institutionnels

Il existe six secteurs institutionnels auxquels faut ajouter le Reste Du Monde qui représente
l’Extérieur.

[Link] sociétés ou quasi-sociétés non financières (SQSNF)

Ce sont des unités de production de biens et services marchands destinés à satisfaire les besoins
des consommateurs.

Exemple : UTB, UNIWAX, SOCOCE

a. Fonction principale

La fonction principale des SQSNF est la production des biens et services marchands.

b. Ressource principale

2
Leur ressource principale provient des revenus issus de la vente des biens et services.

[Link] ménages

Le ménage est l’ensemble de tous les individus ou groupe d’individu n’ayant pas nécessairement
des liens de parenté, qui partagent les mêmes ressources et vivant sous un même toit.

On distingue deux types de ménages : les ménages ordinaires et les ménages collectifs.

• Les ménages ordinaires

Ils sont composés d’une famille, d’un couple marié ou non, avec ou pas d’enfants mais d’un
célibataire vivant seul et donc considéré comme un ménage, au même titre qu’un couple.

• Les ménages collectifs

C’est l’ensemble des individus vivant sous un même toit et soumis à l’autorité d’un pouvoir
public.

Exemple : les casernes, les prisons, les internats…

NB : les entrepreneurs individuels bien que produisant les biens et services sont reversés dans la
catégorie des ménages

a. Fonction principale

La fonction principale des ménages est la consommation.

b. Ressource principale

Ils ont pour ressources principales les revenus du travail (salaire) et de la propriété (loyers,
dividendes).

[Link] institutions financières bancaires et non bancaires

Ce sont les institutions qui assurent une mission économique ou financière et qui fournissent des
services financiers à leurs clients. On distingue les institutions de crédits et les entreprises
d’assurance.

2.3.1. Les institutions de crédit

Ce sont les organisations chargées de collecter l’épargne, de distribuer les crédits et de financer
les investissements. On distingue :

3
❖ Les IFB (Institutions Financière Bancaire) : elles ont la capacité de créer la monnaie.
Elles regroupent généralement les banques. Exemple : SGB, BICICI, SIB.
❖ Les IFNB (Institution Financière non Bancaire) : composées des caisses d’épargne et
des micro-finances (coopec, micro-cred)

a. Fonction principale

La fonction principale est d’octroyer des crédits dans le but de financer les activités économiques
à partir de l’épargne collectée.

b. Ressources principales

Elles sont constituées de produits financiers (agios, intérêts financiers perçus…) prélevés sur
toutes les opérations que les établissements de crédits effectuent.

2.3.2. Les compagnies d’assurance

Ce sont des organisations chargées de protéger les clients contre les risques divers.

a. Fonction principale

La fonction principale est de protéger, d’assurer les clients contre les risques éventuels.

b. Ressources principales

Elles sont constituées de revenus issus de la vente des polices d’assurance et des produits
financiers perçus sur les placements des épargnes collectées.

[Link] administrations publiques

On attend par administration publique, les organismes à but non lucratif aux services
des populations.

Elles sont composées de :

- Administrations publiques centrales : ministère, administration centrale


- Administrations publiques locales : commune, région, département…
- Les organismes de sécurité sociale : CGRAE, CNPS

4
a. Fonction principale

La fonction principale des administrations publiques est la fourniture des services non
marchands.

b. Ressources principales

Elles sont constituées des impôts et taxes et des cotisations sociales que les
administrations publiques collectent.

[Link] institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM)

Ce sont les organisations privées à but non lucratif qui défendent les intérêts de leurs
adhérents et proposent également des services non marchands à des catégories de
populations. Il s’agit des syndicats, des Organisations Non Gouvernementales (ONG),
les organisations humanitaires (Unicef, HCR), des associations et des mutuelles
(MUGEFCI).

a. Fonction principale

Elles produisent des biens et services non marchands pour des catégories de personnes
(leurs membres ou adhérents).

b. Ressources principales

Elles sont constituées de cotisations des membres, de dons, legs, subvention…

[Link] reste du monde

C’est l’ensemble de tous les secteurs institutionnels non-résidents (qui ne vivent pas sur
le territoire national), mais qui sont en relation économique avec les secteurs
institutionnels résidents.

a. Fonction principale

La fonction principale du reste du monde est de faire des échanges de biens et services
(on parle d’import-export) ou d’échange de capitaux (on parle de transfert de fonds).

5
b. Ressources principales

Dénomi Présentation Fonction principale Ressources principales


nation

Définition : groupe de personnes vivant sous le même toit, Consommation Rémunération des facteurs de
qu’elles aient ou non des liens de parenté. Une personne production (travail et capital)
vivant seule constitue aussi un ménage.
Transferts des autres SI
Les ménages comprennent : Production de biens et services
marchands (pour les entreprises Vente de la production pour les
- des « ménages ordinaires » : ensemble de personnes individuelles) entreprises individuelles
vivant dans un logement séparé ou indépendant ;
- des « ménages collectifs » : population des maisons
de retraite, foyers de travailleurs…
Les ménages

Les entreprises individuelles sont intégrées au SI des


ménages.

Les SNF se subdivisent en : Production de biens et services Vente de la production


marchands non financiers
Les sociétés non

- SNF publiques (contrôlées par une APU) ;


- SNF privées nationales (contrôlées ni par une APU,
financières

ni par une unité non-résidente) ;


- SNF sous contrôle étranger (contrôlées par une unité
non-résidente).

Les SF regroupent : - Financement (collecte, Ressources provenant de


financières bancaires

transformation et répartition) et la l’intermédiation ou de l’activité


- Les institutions financières : Banque centrale, autres gestion des moyens de financière (agios, intérêts)
et non bancaires

institutions de dépôts (banques) et autres intermédiaires financement


Les institutions

financiers (OPCVM) ; - Garantie de la couverture Primes d’assurance


- Les auxiliaires financiers : conseil en placement ; des risques (pour les sociétés
- Les sociétés d’assurance (y compris les mutuelles). d’assurance) Cotisations volontaires (pour les
mutuelles)

Les APU sont subdivisées en 3 sous-secteurs : Production de services non Prélèvements obligatoires
marchands à la collectivité (impôts et cotisations sociales)
- Les administrations centrales (APUC) formées de
administrations

des Institutions et des Ministères


- Les administrations locales (APUL) regroupant les
publiques

collectivités locales (régions, départements, communes) Redistribution du revenu et du


- les administrations de Sécurité sociale (ASSO) : patrimoine
Les

CNPS et CGRAE
Exemples : associations de consommateurs, partis Production de services non- Cotisations volontaires et dons
politiques, syndicats, Églises, organismes de charité… marchands destinés à certaines privés (pour plus de 50% du
catégories de ménages (sans but total des ressources)
monde ISBLSM

lucratif)

Regroupe l’ensemble des unités non-résidentes (ménages, Tous les types d’opérations Tous les types de ressources
Le reste

APU, SNF…) qui effectuent des opérations économiques économiques


du

avec des unités résidentes.

Elles sont constituées d’éléments de toutes natures (recette d’exportation, intérêts,


dons…).

Le tableau qui suit nous récapitule les informations sur les différents secteurs institutionnels

6
CHAPITRE II : LES OPERATIONS ECONOMIQUES DANS LE SYSTEME IVOIRIEN
DE COMPTABILITE NATIONALE

La comptabilité nationale classe les opérations en trois catégories selon leur nature économique :
les opérations sur biens et services, les opérations financières et les opérations de répartition.

1. Les opérations sur biens et services

Ces opérations décrivent l’origine des biens et services et l’utilisation qui en est faite pendant une
période déterminée. Elles portent sur la production et l’utilisation des biens et services par les
agents économiques, c’est-à-dire les ressources et emplois des biens et services. Les ressources
sont constituées par la production (Y) et les importations (M). Tandis que les emplois sont la
consommation (C), la formation brute de capital fixe (FBCF), la variation des stocks (VST) et les
exportations (X).

Cependant, Il est important de noter que les importations et les exportations de biens apparaissent
lors d'un changement de propriété économique entre résidents et non-résidents ; peu importe que
ce transfert s'accompagne ou non d'un franchissement physique des frontières. Par exemple, les
achats des touristes étrangers dans un pays correspondent à des ventes de résidents à des non-
résidents, c'est-à-dire à des exportations, même si les marchandises ou les services achetés ne
franchissent pas la frontière.

P + M = C+ FBCF +VST+ X

[Link] Production

La production (selon l’INSEE), désigne l’activité économique socialement organisée consistant à


créer des biens et des services s’échangeant habituellement sur le marché ou obtenus à partir de
facteurs de production s’échangeant sur le marché. Il existe deux formes de production

• La production marchande : Elles concernent les biens et services qui s’échangent sur un
marché contre un prix couvrant au moins le cout de production ;
• La production non- marchande : Il s’agit des biens et services offertes gratuitement ou
vendus à un prix inférieur au cout de production.
1.1.1. La valeur de la production

C’est le nombre de produits réalisés évalués à leur prix hors de taxe

Valeur de la production = Quantité produite × Prix de vente unitaire (HT)

7
1.1.2. Le chiffre d’affaires

C’est le montant total des ventes réalisées sur une période déterminée (jour, mois, trimestre,
année,). Le chiffre d’affaires correspond aussi à la production vendue, qui est différente de
la production réalisée.
Chiffre d’affaires = Quantité vendue × Prix de vente unitaire (HT)
1.1.3. La valeur ajoutée
C’est la richesse nouvellement créée par l’entreprise grâce à son activité de production. Elle
est calculée en faisant la différence entre la valeur de la production (P) et la consommation
intermédiaire (CI).
VA = P-CI
1.1.4. La production nationale
La notion de production da la comptabilité nationale repose sur la notion de valeur ajoutée.
Ainsi, la production d’un pays, appelée PIB (Produit Intérieur Brut), est égal à la somme des
valeurs ajoutées des différentes branches d’activité.

𝑷𝑰𝑩 = ∑ 𝑽𝑨

[Link] consommation

La consommation désigne l’utilisation des biens et services pour la satisfaction des besoins.
Ici, il est question de la consommation finale (CF) et de la consommation intermédiaire (CI).

1.2.1. La consommation finale

Elle désigne la consommation destinée à satisfaire directement les besoins des consommateurs.
L’approfondissement de la consommation finale en comptabilité nationale engendre une
distinction entre les deux notions : la dépense de consommation finale et la consommation finale
effective.

La dépense de consommation finale inclut les dépenses allouées par les unités institutionnelles
résidentes (ménages, administrations publiques et institutions privées sans but lucratif) à
l’acquisition de biens ou de services qui sont utilisés pour la satisfaction directe des besoins
individuels ou collectifs des membres de la communauté.

8
Dépense de consommation finale = valeur de la production + dépenses consacrées à l’achat de
produits fournis aux ménages par l’intermédiaire de producteurs marchands - paiements effectués
par d’autres unités - formation de capital pour compte propre.

La consommation finale effective englobe les biens et services acquis par des unités
institutionnelles résidentes pour la satisfaction directe des besoins humains, tant individuels que
collectifs.

Par consommation individuelle, on entend les biens et services acquis par les ménages dans le but
de satisfaire les besoins de leurs membres (exemple : enseignement, nourriture…). En revanche,
les services collectifs couvrent les services de consommation collective fournis simultanément à
tous les membres de la communauté ou d’un sous-groupe spécifique de celle-ci (exemple :
défense, sécurité…).

1.2.2. La consommation intermédiaire

Elle est généralement due aux entreprises. La consommation intermédiaire correspond à la valeur
des biens et services qui sont détruits ou transformés au cours d’un processus de production. C’est
dont une consommation qui est nécessaire à la création de nouveaux biens ou services. Ces biens
et services sont transformés ou entièrement consommés au cours du processus de production.

[Link] importations (M)

Le SEC 2010 les définit comme : « les importations de biens et de services sont des opérations
(achats, troc et dons) par lesquelles des non-résidents fournissent des biens et des services à des
résidents. ». Les importations englobent donc la valeur de tous les biens qui ont pour origine le
reste du monde (RDM) et qui entrent définitivement sur le territoire économique national, ainsi
que la valeur des services fournis par des unités non-résidentes aux unités résidentes. On peut
donc la définie comme étant l’activité par laquelle les biens produits par le reste du monde se
retrouvent le territoire national.

Ne sont pas considérés comme des importations même s’ils peuvent néanmoins franchir les
frontières nationales :

• Les biens en transit ;


• Les biens envoyés vers ou par les ambassades, bases militaires et autres enclaves d’un
pays à l’intérieur des frontières nationales d’un autre pays ;
• Les matériels de transport et autres équipements mobiles quittant le pays temporairement
non accompagné d’un changement de propriété économique (admission temporaire) ;
9
• Les machines et équipements envoyés à l’étranger à des fins de transformation, entretien,
révision ou réparation, ainsi que les biens subissant un travail à façon ;
• Les autres biens quittant le pays temporairement et généralement renvoyés dans l’année
en leur état initial sans qu’il y ait eu transfert de propriété (aux fins d’exposition, de
location,) ;
• Les biens en cours d’expédition perdus ou détruits après avoir franchi la frontière, mais
avant que le changement de propriété ne soit intervenu.

[Link] exportation (X)

Les exportations représentent la valeur des biens et services quittant le territoire national à
destination du RM.

[Link] formation brute de capital fixe (FBCF)

L’investissement au point de vue de la comptabilité nationale est appelé Formation Brute de


Capital Fixe (FBCF). Elle désigne la valeur des biens durables et reproductibles utilisés sans
disparaître pour produire d’autres biens et services. Cependant, les terrains, l’actif incorporel,
l’actif financier et les services ne font pas partie de la FBCF. En effet, la FBCF des ménages
ordinaires ne comporte que leurs bâtiments. Outre la FBCF, nous avons la notion de formation
nette de capital fixe (FNCF) :

FNCF = FBCF – consommation de capital fixe (Amortissement)

[Link] variations de stocks

Les stocks sont des biens qui ne servent pas dans l’immédiat. Une augmentation des stocks
correspond à un emploi, et une réduction correspond à une ressource.

2. Les opérations financières

Elles portent sur l’émission ou la circulation d’un actif financier. On désigne donc par actif
financier, un titre représentatif d’une créance (exemples d’actifs financiers : monnaie, bons de
caisse, bons de trésor, obligations, actions, part sociale etc…). Les opérations financières sont
enregistrées en flux nets de créances, (acquisitions moins cessions…) et en flux nets de dettes
(dettes contractées diminuées des dettes remboursées pendant la période). Les opérations
financières décrivent également les flux à caractère purement financier que sont les émissions
d’action et d’obligations, le refinancement interbancaire et l’achat ou la vente de devises. La
comptabilité nationale fait la différence entre ‘ grandes catégories d’opération financières :
10
[Link] instruments de règlement
Ce sont des moyens monétaires utilisés pour régler les transactions au niveau nationale ou
international de manière immédiate et sans transformation préalable.
2.1.1. Les moyens de règlement au niveau national
- Monnaie judiciaire (monnaie papier ou billet de banque)
- Monnaie divisionnaire ou monnaie métallique
- Monnaie scripturale ou dépôts bancaire à vue.
2.1.2. Les moyens de règlement internationaux
- Les devises
- Droits de Tirages Spéciaux (DTS) : C’est une monnaie scripturale émise par le
FMI (DTS = 769,4936 XOF).
[Link] outils de placement
Ce sont des moyens qui permettent aux agents économiques de placer (épargner) leurs liquidités
pour une période plus ou moins longue moyennant un revenu (intérêt, dividendes, part de
bénéfices etc…).
[Link] moyens de financement
Ce sont les créances issues d’un transfert direct de liquidités d’un créancier à un débiteur pour
une période plus ou moins longue moyennant des intérêts.
[Link] réserves techniques d’assurance (RTA)
C’est un montant de primes
3. Les opérations de répartition

Ce sont les opérations qui concernent la distribution des revenus. On distingue la répartition
primaire et la répartition secondaire.

[Link] répartition primaire

C’est la rémunération du facteur travail. Autrement dit, c’est le partage du revenu en fonction des
facteurs de production. Elle est aussi appelée répartition fonctionnelle. Elle est composée de :

- Salaires et traitements bruts : Salaires, primes, avantages en nature.

- Cotisation sociales effectues patronales : Versements effectuées par l’entreprise à la CNPS.

- Cotisations sociales fictives : représentent la contrepartie comptable des prestations sociales


directes.

11
[Link] répartition secondaire

C’est une opération qui consiste à prélever les revenus sur les agents économiques ou catégories
sociales pour en faire bénéficier des autres. Ce sont généralement les transferts, les prestations
sociales et les services collectifs.

APPLICATIONS DU CHAPITRE II

Exercice 1

L’entreprise de chaussure Leriche qui fabrique des rangers pour l’année a produit 200 paires
d’une valeur unitaire de 5000 f CFA. Pour cela, elle a acheté du cuir pour une valeur de 130 000
f CFA, des semelles pour 95 000 f CFA, des lacets pour 50 000 f CFA, elle achète 4 machines
d’une valeur unitaire de 250 000 f CFA. Elle règle une facture d’électricité de 105 000 f CFA, et
les salaires versés à ses 20 salariés représentent une somme totale de 345 000 f CFA.

Questions :

1. Calculez la valeur de la production.


2. Donnez les différentes consommations intermédiaires et calculez le total.
3. Calculez la valeur ajoutée réalisée par l’entreprise.

Exercice 2

Supposons que dans le secteur de câblage automobile, cinq entreprises existent : A, B, C, D et E.

L’entreprise A fabrique des câbles électriques à partir du cuivre. Elle a acheté au cours de 2013 un
montant de 100 000 000 F de cuivre importé et a vendu 180 000 000 F de câbles aux entreprises
C et D.

L’entreprise B fabrique des connecteurs à partir de composants achetés de l’étranger. Elle a


importé 80 000 000F et a vendu 140 000 000 F aux entreprises C et D.

L’entreprise C fabrique des faisceaux électriques semi-finis (non intégrés sur les dalles
métalliques) qu’elle vend à l’entreprise E. En 2013, elle a acheté pour 120 000 000 F de cuivre et
100 000 000 F de connecteurs et a vendu l’équivalent de 260 000 000 F.

L’entreprise D fabrique aussi des faisceaux électriques semi-finis (non intégrés sur les dalles
métalliques) qu’elle vend à l’entreprise E. En 2013, elle a vendu 140 000 000 F

L’entreprise E a exporté 480 000 000 F de faisceaux électriques achetés exclusivement de C et D.


12
1. Quelle est la valeur ajoutée dégagée par chaque entreprise ?

2. Quelle est la valeur du PIB de la branche ?

Corrigé :

1. Les valeurs ajoutées sont calculées par la différence entre la production (P) et la consommation
intermédiaire (CI) de chaque entreprise :

La valeur ajoutée de A = P – CI = 180 – 100 = 80

La valeur ajoutée de B = P – CI = 140 – 80 = 60

La valeur ajoutée de C = P – CI = 260 – (120 + 100) = 40

La valeur ajoutée de D = P – CI = 140 – (60 + 40) = 40

La valeur ajoutée de E = P – CI = 480 – (260 + 140) = 80

2. Le PIB est la somme des VA. Donc PIB = 80 + 60 + 40 + 40 + 80 = 300 000 000 F.

Remarquons qu’on peut calculer le PIB de la branche directement (en déduisant de la valeur de
l’export la valeur de l’import) = 480 – 100 – 80 = 300 000 000 F

13
CHAPITRE III : LES COMPTES DES SECTEURS INSTITUTIONNELS
Compte tenu du fait que chaque secteur exerce plusieurs fonctions, la comptabilité nationale
repartit les opérations effectuées par un même secteur en plusieurs comptes. Chaque compte
réunit un ensemble d’opérations homogènes. Ces comptes sont au nombre de six (6): le compte
de production ; le compte d’exploitation ; le compte de revenu ; le compte d’utilisation du
revenu ; le compte de capital ; le compte financier.
1. Le compte de production
Le compte de production est le premier compte d’analyse dans le SMCN. Il explique la création
de richesse (valeur ajoutée) dans chaque secteur institutionnel ainsi que sa répartition entre le
facteur travail (rémunérations salariales), le facteur capital (l’excédent brut d’exploitation) et
l’Etat (impôts liés à la production).

2. Le compte de revenu et dépense

Après avoir calculé l’EBE d’un secteur institutionnel donné, le comptable national s’intéressera à
mesurer deux autres grandeurs :

- L’e revenu disponible brut (RDB) qui exprime ce qui reste au secteur institutionnel
de l’EBE augmenté des autres transferts courants reçus après avoir payé les engagements
envers les salariés, les actionnaires, les créanciers, l’Etat…
- L’épargne qui indique le revenu disponible après avoir affecté une partie du RDB
à la consommation finale. Il va sans dire que le RDB des secteurs institutionnels n’ayant
pas de consommation finale est égal à l'épargne brute.

3. Le compte de capital

Le compte de capital s’attèle à étudier la fonction d'accumulation du patrimoine physique non


financier de chaque secteur institutionnel (SI). Par accumulation du patrimoine physique, il faut
entendre les investissements faits (formation brute du capital fixe, variation de stock…) par le
secteur grâce à son épargne brute augmentée des transferts de capitaux reçus.

Ce compte permet de dégager soit une capacité de financement (CPF), soit un besoin de
financement (BF). La capacité de financement signifie que ce secteur affecte une partie de son
épargne brute à la FBCF (investissements non financiers) et lui reste un supplément qu’il pourra
placer ou affecter au financement d’autres secteurs institutionnels.

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4. Le compte financier

Pour l’ensemble des opérations comptabilisées dans les trois comptes d’analyse non-financiers
(compte de production, compte de revenu et dépense et compte de capital), on a toujours raisonné
en termes d'emplois et ressources. Le compte financier présente la particularité d’exprimer des «
variations nettes de créances » et des « variations nettes d’engagements ».

Exemple des comptes des sociétés non financières

15
COMPTE DE PRODUCTION

EMPLOIS RESSOURCES
▪ Consommation intermédiaire ▪ Production
▪ Solde : Valeur Ajoutée (VA)

COMPTE D’EXPLOITATION

EMPLOIS RESSOURCES
▪ Rémunération des salariés ▪ VA
▪ Impôts liés à la production ▪ Subventions d’exploitation
▪ Solde : Excédent Brut d’exploitation (EBE)
COMPTE D’AFFECTATION DES REVENUS PRIMAIRES

EMPLOIS RESSOURCES
▪ Intérêts et dividendes (versés) ▪ EBE
▪ Transferts (versés) ▪ Intérêts et dividendes (reçus)
▪ Solde des revenus primaires ▪ Transferts (reçus)

COMPTE DE DISTRIBUTION SECONDAIRE DU REVENU

EMPLOIS RESSOURCES
▪ Impôts sur le revenu ▪ Solde des revenus primaires
▪ Prestations sociales ▪ Cotisations sociales
▪ Prime d’assurance ▪ Indemnités d’assurance
▪ Solde : Revenu Disponible Brut (RDB)

COMPTE D’UTILISATION DU REVENU

EMPLOIS RESSOURCES
▪ Consommation finale ▪ RDB
▪ Solde : Épargne brute (EB)

COMPTE DE CAPITAL

EMPLOIS RESSOURCES
▪ Formation brute de capital fixe ▪ EB

▪ Variation de stocks ▪ Transfert en capital

▪ Capacité (+) ou besoin de financement (–)

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Université Nord-Sud

CHAPITRE IV : LES AGREGATS ET LES RATIOS


Les différents acteurs de la vie économique entretiennent des relations d’échanges. La
comptabilité nationale fait ressortir la nature et le sens de ces échanges à travers les flux
économiques. Par ailleurs, pour une parfaite appréciation de l’activité économique, elle calcule
les agrégats économiques.

1. Les agrégats économiques

Les agrégats économiques sont des grandeurs synthétiques (statistiques) qui mesurent l’activité
économique d’un pays, en termes de production ou de revenu, au cours d’une période donnée.

Les agrégats économiques sont des grandeurs caractéristiques de l’activité économique d’une
économie nationale pendant une période donnée.
1.1.Rôles des agrégats économiques

Les agrégats économiques servent à mesurer la richesse nationale. En plus, ils servent à faire
des comparaisons dans le temps et dans l’espace. La comparaison dans le temps permet
d’apprécier l’évolution d’une économie nationale. La comparaison dans l’espace quant à elle,
permet d’apprécier les performances économiques d’un pays par rapport à un autre.

[Link] différents types d’agrégat

La comptabilité nationale présente trois catégories d’agrégat économique.

1.2.1. Les agrégats de production

Les plus utilisés sont le PIB et le PNB.

a. Le produit intérieur brut (PIB)

Le PIB est la somme des valeurs ajoutées des agents économiques résidents sur un territoire
économique donné. Elle mesure la valeur totale de la production marchande (PIB marchand) et
de la production non marchande (PIB non marchand). Elle prend seulement en compte les unités
de productions résidents, c’est-à-dire les entreprises qui sont installées sur le territoire national.

Le PIB se calcule de 3 différentes manières :

• Selon l’optique de la production

𝑷𝑰𝑩 = ∑ 𝑽𝑨 + 𝑰𝑷 − 𝑺𝒖𝒃

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Université Nord-Sud

Or l’impôt sur la production 𝐼𝑃 = 𝑇𝑉𝐴 + 𝐷𝐷

-VA : Valeur Ajoutée

-TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée

-DD : Droit de Douane

• Selon l’optique de la dépense

Le PIB est défini à partir de la demande finale dont on déduit les importations.

𝑃𝐼𝐵 = 𝐸𝑚𝑝𝑙𝑜𝑖 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑙 − 𝑀

𝑃𝐼𝐵 = 𝐶𝐹 + 𝐹𝐵𝐶𝐹 + ∆𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘𝑠 + 𝑋 − 𝑀

Avec

CF : Consommation finale

FBCF : Formation brute de capital fixe

∆𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘𝑠 : Variation de stocks

X : Exportation des biens et services

M : Importation des biens et services.

• Selon l’optique de revenu

Le PIB est défini à partir des revenus distribués.

𝑃𝐼𝐵 = 𝑆𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑟é𝑚𝑢𝑛é𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣𝑒𝑟𝑠é 𝑝𝑎𝑟 𝑢𝑛𝑖𝑡é 𝑟é𝑠𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡𝑒𝑠


+ 𝐸𝑥𝑐é𝑑𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑏𝑟𝑢𝑡𝑠 𝑑 ′ 𝑒𝑥𝑝𝑙𝑜𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 + 𝐼𝑚𝑝ô𝑡𝑠 𝑙𝑖é𝑠 à 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛

Remarque : le PIB peut être décomposé en deux composantes.

- Le PIB marchand : C’est la Production des entreprises privées et publiques et des


institutions financières (biens et services vendus dans un marché pour réaliser un profit)

- Le PIB non marchand : C’est la production réalisée par les administrations publiques et
privées qui cherchent l’intérêt général (but non lucratif).

PIB = PIB marchand + PIB non marchands

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b. Le produit intérieur net (PIN)

Pour passer du produit intérieur brut au produit intérieur net (PIN), il suffit de déduire la
consommation du capital fixe (amortissements) :

𝑃𝐼𝑁 = 𝑃𝐼𝐵 − Consommation du capital fixe (amortissements)

c. Le produit national brut (PNB)

Le PNB est la richesse uniquement créée seulement par les Nationaux d’où qu’ils se trouvent
dans le monde. Le PNB repose donc sur le critère de la nationalité des agents économiques. Il
prend en compte la production des agents économiques nationaux, même ceux installés hors du
territoire national, et exclu celle des agents économiques étrangers qui sont sur le territoire
national.

𝑃𝑁𝐵 = 𝑃𝐼𝐵 + REV. RECUS DU RDM − REV. VERSES AU RDM

d. Le produit national net (PNN)

C’est la somme des revenus perçus par l’ensemble des agents économiques nationaux en
contrepartie de leur participation à la production.

En réalité, une partie du PNB doit être consacrée à l’amortissement des bâtiments et des
équipements (dépréciation due à l’usure ou au vieillissement). Pour passer du produit national
brut au produit intérieur net (PNN), il suffit de déduire la consommation du capital fixe
(amortissements) : L’amortissement (A) permet de mesurer la perte de valeur subie par
l’ensemble des biens de production, et apparait comme des charges d’entretien ou de
substitution des biens produits. En déduisant donc les amortissements du PNB, on obtient :

𝑷𝑵𝑵 = 𝑷𝑵𝑩 − Consommation du capital fixe (amortissements)

1.2.2. Agrégat de revenu

Les principaux agrégats de revenu sont le revenu national, du revenu national disponible brut
et de l’épargne nationale brute.

a. Le revenu national (RN)

Le revenu national net aux prix de marché (brut ou net) englobe l’ensemble des revenus
primaires reçus par les unités institutionnelles résidentes.

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b. Le revenu national disponible brut (RNDB)

Le revenu national disponible brut est égal à la somme des revenus disponibles bruts de tous
les secteurs institutionnels. Le revenu national disponible brut est égal au revenu national brut
(aux prix de marché) diminué des transferts courants versés (RTV) (impôts courants sur le
revenu, impôts sur le patrimoine, cotisations sociales, prestations sociales et autres transferts
courants) à des unités non-résidentes, et augmenté des transferts courants reçus (RTR) du reste
du monde par des unités résidentes.

RNDB = RNCF + CCF + DTI + (ILP - SE) + (RTR - RTV)

c. L'épargne nationale brute (ENB)

L’épargne nationale brute mesure la partie du revenu national disponible brut qui n’est pas
affectée à la dépense de consommation finale nationale (CFN). La consommation finale dont
il s’agit est celle effectuée par les résidents aussi bien sur le territoire économique national que
dans le reste du monde. Elle est donc égale à la somme des épargnes brutes des différents
secteurs institutionnels, telles que calculées dans les différents comptes de revenu et dépenses
des secteurs institutionnels.

Cet agrégat indique, alors, l'aptitude d'une économie à financer ses investissements par ses
propres moyens.

EBN = RNDB – CFN

1.2.3. Agrégats de dépense

Ces agrégats permettent de mesurer la dépense. On y retrouve notamment la dépense nationale


brute et la demande finale.

a. La dépense nationale brute (DNB)

Cet agrégat mesure la quote-part du PIB qui a été consommée, à titre final, par les agents
résidents aussi bien sur le territoire économique national que dans le reste du monde.

DNB = CFN + FBCF + VS

b. La demande finale (DF)

Il s’agit d’un agrégat mesurant la fraction du PIB consommée, à titre final, sur le territoire
économique national ou exportée par des résidents et des non-résidents.

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DF = CFI + FBCF + VS + X = PIB + M

[Link] limites des agrégats économiques (cas du PIB)

On essaie souvent d’apprécier le niveau de vie des populations en calculant les agrégats par
tête. Mais ces indicateurs ne renseignent pas sur le partage équitable des richesses, et sur le
bien-être des populations. C’est pour cette raison essentiel que le PNUD (Programme des
Nations Unies pour le Développement) a élaboré un autre indicateur appelé IDH (Indicateur de
Développement Humain). L’IDH est calculé à partir du PIB, du niveau d’éducation et de
l’espérance de vie. Il permet donc de mieux appréhender les conditions de vie dans un pays.

Par ailleurs, ils ne tiennent pas compte des productions qui ne pas l’objet de rémunération (le
travail de la femme au foyer) et des productions non déclarées (secteur informel, le travail au
noir…).

De plus, les agrégats n’évaluent pas le bien être :


✓ Le PIB ne comptabilise pas les effets néfastes de la croissance sur la santé ou sur
l’environnement.
✓ Certaines activités comme la fabrication et la commercialisation d’armes ont un impact
positif quant à l’augmentation du PIB, mais ont des résonnances autrement plus
négatives au niveau sécuritaire, sanitaire et social.
✓ De la même manière, la surexploitation des ressources naturelles qui à la source de toute
production engendrera la dépréciation du capital écologique mondial.

2. Les ratios de la comptabilité nationale ivoirienne

Un ratio est un rapport exprimant la relation entre deux grandeurs économiques. Il sert
généralement d’indicateurs synthétiques qui permettent d’apporter un jugement éclairé sur sa
performance et sa santé économique.

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EXERCICE D’APPLICATION IV

Exercice

Un pays Africain compte que trois entreprises, à savoir A, B et C. L’état veut calculer son PIB
pour l’année 2018. Pour cette année, il a enregistré une production de 125.000.000 f pour
l’entreprise A, 98.000.000 f pour l’entreprise B et 105.000.000 f pour l’entreprise C.

L’entreprise A a utilisé 30.000.000 f de matières premières, 25.000.000 f en d’autres biens et


services pour la production. L’entreprise B a utilisé des biens et services d’une valeur totale de
25.000.000 f, contre 33.000.000 f pour l’entreprise C.

La TVA au taux de 18% a été de 38.000.000 f. Les droits de douanes se sont élevés à
100.000.000 f.

1) Calculer la valeur ajoutée pour chacune des entreprises.

2) Calculer le PIB de ce pays pour l’année 2018.

3) Calculer le PIB par habitant sachant que le pays compte 10.000 habitants.

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Solution

1) Calcul de la valeur ajoutée :

- Pour l’entreprise A

VA = Valeur des biens et services – consommation intermédiaire

= 125.000.000 – (30.000.000 + 25.000.000)

VA = 70.000.000 f

- Pour l’entreprise B

VA = 98.000.000 – 25.000.000

VA = 73.000.000 F

- Pour l’entreprise C

VA = 105.000.000 – 33.000.000 = 72.000.000 f

2) Calcul du PIB du pays

PIB = ∑ 𝑉𝐴 + 𝑇𝑉𝐴 + 𝐷𝐷 = (VAA + VAB + VAC) + TVA + DD

PIB = 215.000.000 + 38.700.000 + 100.000.000

PIB = 353.700.000 f

3) Calcul du PIB par habitant

𝑃𝐼𝐵 353.700.000
PIB/hbt = 𝐸𝑓𝑓𝑒𝑐𝑡𝑖𝑓 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 = = 35.370 F/hbt
10.000

EXERCICE DE MAISON

Le tableau ci-dessous retrace les comptes d’un Etat.

SECTEURS PRODUCTIONS PRODUITS UTILISES


Secteur 1 2.800.400 1.753.000
Secteur 2 1.300.000 + VA (S1) 1.600.000
Secteur 3 4.900.000 Moitié de la VA de S1 et S2

- Les revenus de la propriété et de l’entreprise en provenance de l’extérieur = 1.780 f

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- La rémunération des salariés venue de l’étranger = 1.050 f

- Les revenus prélevés par les entreprises et allant à l’étranger = 14.830 f

- Les Droits de Douanes = 500.600 f

- La rémunération des salariés vers l’étranger = 4.210 f

- Le montant de la TVA = 400.000 f

- La dépréciation du matériel = 144.000 f.

1) Calculer le PIB

2) Calculer le PNB

3) Calculer le RN

4) Sachant que cet Etat a pour Capital économique ABIDJAN, calculer le PIB/hbt.

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CHAPITRE V : LES TABLEAUX SE SYNTHESE

Pour donner une meilleure analyse de la situation économique et financière d’un pays, la
comptabilité nationale utilise des tableaux de synthèse notamment : le tableau des entrées et
sorties (TES), le tableau des opérations financière (TOF) et le tableau économique d’ensemble.

1. Présentation du TES

Le TES permet de calculer et d’estimer certains agrégats clés comme le PIB en prix courants
ou le prix en prix de l’année précédente. Il se base, pour ainsi faire, sur les informations relatives
à la production, aux consommations.

[Link] relation technique

De façon explicite, le TES permet d’analyser les relations techniques existant entre, d’une part,
les consommations intermédiaires (entrées) d'une branche et, d’autre part, les productions
(sorties) de cette même branche. Une relation technique décrit les quantités des différents
produits (i) consommés par une branche J, dans son processus de production, afin de produire
des biens (ou services) (j). Cette relation technique s’exprime par un coefficient appelé
Coefficient technique selon Wassily Leontief. Ce coefficient (aij) représente le rapport entre la
production de la branche J (Pj) et sa consommation intermédiaire en produit i (Cij).

Ce coefficient technique (aij) est calculé comme suit :

𝐶𝑖𝑗
𝑎𝑖𝑗 =
𝑃𝑗

Ainsi, on peut déduit les consommations intermédiaires :

𝐶𝑖𝑗 = 𝑎𝑖𝑗 × 𝑃𝑗

[Link] production

La relation d’équilibre des biens et services renvoie à une égalité suivante :

𝑃 + 𝑀 = 𝐶𝐼 + 𝐶𝐹 + 𝐹𝐵𝐶𝐹 + ∆𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘𝑠 + 𝑋

On note que la demande finale 𝑌 = 𝐶𝐹 + 𝐹𝐵𝐶𝐹 + ∆𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘𝑠 + 𝑋

Ainsi, on obtient :

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𝑃 + 𝑀 = 𝐶𝐼 + 𝑌

Selon Leontief :

𝐶𝐼 = 𝐴 × 𝑃

D’où

𝑃+𝑀 =𝐴×𝑃+𝑌

𝑃−𝐴×𝑃 =𝑌−𝑀

(𝐼𝑛 − 𝐴)𝑃 = (𝑌 − 𝑀)

(𝐼𝑛 − 𝐴)−1 (𝐼𝑛 − 𝐴)𝑃 = (𝐼𝑛 − 𝐴)−1 (𝑌 − 𝑀)

𝐼𝑛 𝑃 = (𝐼𝑛 − 𝐴)−1 (𝑌 − 𝑀)

𝑃 = (𝐼𝑛 − 𝐴)−1 (𝑌 − 𝑀)

Avec : (In − A)−1 : l’inverse de la matrice de Leontief (In − A). La matrice (In − A)−1 est
appelée matrice de l’influence globale.

2. Présentation du TOF et TEE


[Link] TOF

Le tableau des opérations financières (TOF) est une matrice qui retrace l'ensemble des
opérations financières qui ont lieu entre les différents secteurs institutionnels au cours d'une

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période donnée. Le TOF s’intéresse donc à des flux et non à des stocks. Il enregistre ainsi les
variations, au cours de la période, des créances et des engagements des différents secteurs
institutionnels et ne renseigne guère sur la valeur cumulée de ces créances et engagements à un
instant donné.

[Link] TEE

Le tableau économique d’ensemble est une matrice qui synthétise tous les flux économiques
ayant lieu entre les différents secteurs institutionnels résidents ainsi que ceux les liant au reste
du monde. Son plus grand avantage c’est de fournir une vue globale de la structure de l'activité
économique d'un pays au cours d'une période donnée.

Le TEE est aussi très utile pour refléter l’importance relative de chaque secteur institutionnel
au travers sa contribution dans chaque type d’opérations ainsi que dans l’économie prise dans
son ensemble. Enfin, le TEE permet de calculer certains agrégats macroéconomiques de la
comptabilité nationale comme le produit intérieur brut, le revenu national disponible brut,
l’épargne nationale brute.

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TRAVAUX DIRIGES

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TRAVAUX DIRIGES DE COMPTABILITE NATIONALE


Chargé du cours et des travaux dirigés : Dr OYIBO Paul Vivien
Mail : oyibovivien@[Link]
Contact : 07 09 45 58 06
Année académique : 2024 – 2025

………………………………………………………….
TRAVAUX DIRIGÉS N°1

I. Questions à choix multiples


1. La comptabilité nationale s’intéresse à c. SEC 2010
l’enregistrement des opérations : 6. Une multinationale peut être considérée
a. Effectuées par les comptables publics comme :
b. Microéconomiques d’un agent économique a. Secteur institutionnel
c. Macroéconomiques à l’échelle d’un pays b. Agent économique
2. La comptabilité nationale poursuit un c. Reste du monde
objectif de : 7. Un secteur institutionnel est un ensemble :
a. Simplification a. D’unités économiques
b. Conceptualisation b. D’agents économiques homogènes
c. Analyse c. D’entreprises produisant des produits
3. Comme outil de prospective, la comptabilité homogènes
nationale est orientée vers : 8. La Croix rouge fait partie du secteur :
a. Le passé a. Des administrations publiques
b. Le présent b. Des institutions privées sans but lucratif
c. Le futur c. Des sociétés et quasi-sociétés non financières
3. La comptabilité nationale a un intérêt 9. Un parti politique fait partie du secteur :
majeur comme outil de : a. Des administrations publiques
a. Taxation des différents agents économiques b. Des institutions privées sans but lucratif
b. Calcul des résultats réalisés par les organismes c. Des sociétés et quasi-sociétés non financières
publics 10. La production artisanale d’un père de
c. Contrôle fiscal famille ayant créé une SARL est comptée
4. Le système ivoirien de comptabilité nationale avec la production du secteur :
est inspiré du : a. Des ménages
a. Système de l’ONU b. Des institutions privées sans but lucratif
b. Système français c. Des sociétés et quasi-sociétés non financières
c. Système américain 11. La consommation finale est faite
5. Wassily Leontief a élaboré le célèbre : principalement par :
a. Tableau économique a. Les ménages
b. Tableau des entrées et sorties b. Les institutions privées sans but lucratif
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c. Les sociétés et quasi-sociétés non financières


12. Les sociétés et quasi-sociétés non financières
ont pour fonction :
a. La consommation finale
b. La production
c. La consommation intermédiaire
13. Le reste du monde est composé d’unités
institutionnelles :
a. Résidentes
b. Non-résidentes traitant avec des unités
résidentes
c. Non-résidentes traitant avec d’autres unités
non-résidentes
14. Un ménage est :
a. Un couple avec leurs enfants
b. Un ensemble d’individus ayant des liens
familiaux
c. Un ensemble d’individus vivant sous le même
toit
15. Une entreprise de transport de personnel est
:
a. Une unité économique élémentaire
b. Un agent économique
c. Une branche d’activité
16. La comptabilité nationale est établie :
a. Selon une période annuelle obligatoirement
b. Selon une période annuelle généralement
c. Irrégulièrement

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II. Définitions :
• Comptabilité nationale.
• Unité résidente.
• Unité institutionnelle.
• Branche d’activité.
• Agrégat économique.

III. Questions de réflexion :


1. Donnez la définition d’un agent économique. Rappelez les cinq agents.
2. Quelle est la différence entre une administration publique et une administration
privée ?
3. Quelle est la différence entre le secteur public et le secteur privé ?
4. Donner le secteur institutionnel auquel on rattache les unités économiques suivantes :
• Une maison de retraités,
• Une banque étrangère installée en Côte d’Ivoire,
• Une famille libanaise vivant légalement en Côte d’Ivoire depuis deux ans,
• Une famille libanaise vivant illégalement en Côte d’Ivoire depuis 13 mois,
• Une école privée à Yamoussoukro,
• Une école publique à Yamoussoukro,
• Un club de sport géré en tant qu’association,
• Une entreprise chinoise opérant en Chine et n’a aucune relation avec la Côte
d’Ivoire (n’importe rien de la Côte d’Ivoire et n’exporte rien en Côte d’Ivoire),
• Une entreprise chinoise exportant vers la Côte d’Ivoire des produits
électroniques.
5. Quelle différence y-a-il entre le PIB et le PNB ?
6. Discuter l’utilité de la comptabilité nationale pour l’élaboration et l’évaluation des
publiques.
7. Pourquoi les SNF ont presque toujours et structurellement un besoin de financement ?
8. Quels liens existent-ils entre les concepts établissements, unité économique et secteurs
institutionnels ?
9. Quelle différence peut-on établir entre prix de base et prix d’acquisition ?

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10. Quelle différence existe-t-elle entre les produits marchands, les produits non
marchands et les produits pour usage propre.
11. Rappelez et discutez les méthodes de calcul du PIB.

TRAVAUX DIRIGÉS N°2

Exercice 1

Dans deux pays X et Y donnés, le PIB a évolué comme suit, entre 2019 et 2022.
2019 2022
Pays X 230 530
Pays Y 2200 3800

Travail à faire : Calculer le taux de croissance annuel du PIB dans chacun des deux pays.

Exercice 2

Soit une économie simplifiée produisant 2 biens, B1 et B2. Le tableau ci-dessous fournit les
quantités produites et les prix des deux biens au cours des années 2014 et 2015.

Biens Quantités produites Prix

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2014 B1 1 400 7 500


B2 35 000 155
2015 B1 1 450 7 600
B2 40 000 145

Travail à faire

1. Déterminez le PIB nominal en 2014 et en 2015. Quel est le taux de variation en


pourcentage du PIB nominal entre 2014 et 2015 ?
2. En utilisant les prix de 2014 comme base quelle est la valeur du PIB réel en 2014 et
en2015 ? Quel est le taux de variation en pourcentage du PIB réel entre 2014 et 2015 ?
Exercice 3

Considérons une économie qui produit deux biens B1 et B2, tel que :

Biens B1 B2
Années Prix Quantité Prix Quantité
2013 100 90 120 20
2014 120 60 150 50

Travail à faire

1. Calculer le PIB réel de cette économie en 2013 et 2014 (2013 est l’année de base).
2. Calculer le taux de croissance en 2014 et commenter le résultat obtenu.

Exercice 4

Les informations suivantes sont issues de la comptabilité nationale d’une économie fictive au
prix du marché :

La valeur ajoutée marchande : 10 000 ; La recette reçue de l’extérieur : 1500 ; L’impôt sur les
valeurs ajoutées : 8 500 ; Les revenus allant au reste du monde :8 000 ; La valeur ajoutée non
marchande : 8 000 ; Les frais de douane : 4 000 ; Les emprunts des autres pays : 4 500 ; Les
prêts des autres pays : 6 000.

Travail à faire : Calculer le Calculer le PIB et le PNB.

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Exercice 5

Les données suivantes ont été extraites des comptes d’une économie fictive, calculées au prix
du marché :

La valeur de la production : 6 870 ; L’amortissement : 820 ; Les revenus du reste du monde :


480 ; La subvention : 95 ; La consommation intermédiaire : 1 000 ; Les revenus versés à
l’étranger : 529 ; L’impôt à la production : 680 ; La TVA : 2 450.

Travail à faire : Calculer

1. Le PIB
2. Le PNB
3. Le PIN
4. Le PNN.

Exercice 6

Soient les données du tableau suivant :

Intitulés 2016
Valeur ajoutée au prix de base 1531,3
Exportations de biens et services 446,3
Importations de biens et services 462,6
Rémunérations des salariés 891,1
Excédent brut d’exploitation et revenu mixte brut 582,0
Impôts sur la production et les importations 270,6
Subventions 33,7
Impôts sur les produits 196,9
Subventions sur les produits 18,1
Dépense de consommation finale 1381,6
Formation brute de capitale fixe 344,7

Travail à faire

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1. Rappelez quelles sont les trois optiques du PIB


2. Quelles sont les décompositions du PIB selon chacune de ces optiques
3. Calculez le PIB selon chacune de ces optiques

Exercice 7

Le secteur des sociétés et quasi-sociétés a réalisé au cours d’une année, les opérations
suivantes :

Consommations intermédiaires : 1200 ; Rémunération des salariés : 600 ; Intérêts reçus : 30 ;


Subventions d’exploitation reçues : 35 ; Formation brute de capital fixe : 200 ; Impôts
directs : 50 ; Indemnités d’assurance dommage : 15 ; Prime d’assurance dommage : 20 ;
Variation des stocks :25 ; Production :2000 ; Impôts liés à la production 90 ; Subvention
d’investissement : 18 ; Dividendes versés : 60 ; Dividende reçus : 15.

Travail à faire : Etablir les comptes suivants : Production ; Exploitation ; Répartition et de


Capital.

TRAVAUX DIRIGÉS N°3

Exercice 1

Considérons l’extrait suivant d’un TES fictif :

Agriculture Industrie Services Demande finale Total


Agriculture 180 300 450 150 1080
Industrie 270 300 600 30 1200
Services 540 400 600 260 1800

Travail à faire :

1. Déterminer la matrice des coefficients techniques en supposant que les importations,


les marges commerciales, les DTI et la TVA sont nulles.
2. Calculer le vecteur de production si on suppose que la demande finale devient 100
pour l’agriculture, 20 pour l’industrie et 200 pour les services.
3. Etablir le nouveau TES.

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1. Si on suppose des informations suivantes : TVA = 40 ; droits et taxes à l’importation


(DTI) = 30 ; amortissement = 22 ; revenu reçus de l’étranger = 32 et celui envoyé à
l’étranger = 27 et subvention = 19. Calculer :
a. Le nouveau produit national net de l’économie.
b. Le nouveau produit intérieur net de l’économie.
c. Que peut-on conclure sur le niveau de développement de l’économie.

Exercice 2

On a une économie composée de deux secteurs celui des produits manufacturés (M) et celui des
produits non-manufacturés (NM). Le premier produit 500 dont 100 et 250 sont utilisés
respectivement comme consommations intermédiaires par les secteurs M et NM. Le deuxième
secteur produit 1200 dont 200 et 400 sont utilisés respectivement par les secteurs M et NM
comme consommations intermédiaires. Les restes des productions des deux secteurs sont
utilisés pour la consommation finale, pour la FBCF et pour la constitution des stocks.

1. Calculer le PIB dans cette économie ;


2. Calculer les coefficients techniques de chaque secteur ;
3. Donner la matrice inverse de Leontief de cette économie.
4. La demande finale des produits NM augmente de 100, de combien augmenteront x1 et
x2 ?
Exercice 3
On donne le TES relatif à une économie fictive composée de deux branches d’activité I et II
produisant les produits 1 et 2 comme retrace-le TES suivant :

E/R I II Demande finale (Yi) Production


1 500 350 150 1000
2 320 360 120 800

1. Calculer la part des consommations productives dans la production totale.


2. Déterminer la matrice des coefficients techniques.
3. Calculer la production de chaque branche dans le cas où la demande finale s’augmente
de 50 pour la branche I et s’amoindrit de 20 pour la branche II.
4. On suppose que l’économie que l’économie importe les produits 1 et 1 de valeurs
respectives 20 et 10. La TVA colletée s’élève à 28 contre 17 pour les subventions.
Déterminer le nouveau produit intérieur brut

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Exercice 4
Considérons l’extrait suivant d’un TES fictif :

E/R I II Demande finale (Yi) Production


1 60 80 50 190
2 40 70 20 130

1. Déterminer la matrice des coefficients techniques.


2. Calculer le vecteur production de l’économie si la demande finale devient 80 et 60
respectivement pour la branche I et la branche II.
3. Etablir le nouveau TES.
4. Si on suppose que la TVA s’élève à 20 et les DTI sont de 10, calculer le nouveau PIB.

Exercice 5
Considérons l’extrait suivant d’un TES fictif :

E/R I II Demande finale (Yi) Production


1 14 6 8 28
2 7 18 11 36

1. Calculer la part des consommations productives dans la production totale.


2. Déterminer la matrice des coefficients techniques.
3. Calculer le vecteur de production de l’économie si la demande finale devient :
• Hypothèse 1 : 16 pour la branche I et 3 pour la branche II.
• Hypothèse 2 : 2 pour la branche I et 4 pour la branche II.

Exercice 6
Considérons l’extrait suivant d’un TES fictif :

E/R A B Demande finale (Yi) Production


1 150 240 210 600
2 200 120 160 480

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1. Calculer la part des consommations productives dans la production totale.


2. Déterminer la matrice des coefficients techniques.
3. Calculer le vecteur de production de l’économie si la demande finale devient :
• Hypothèse 1 : 100 pour la branche I et 200 pour la branche II.
• Hypothèse 2 : 2 pour la branche I et 50 pour la branche II.
4. On suppose des informations suivantes : TVA = 50 ; droits et taxes à l’importation
(DTI) = 45 ; amortissement = 45 ; revenu reçus de l’étranger = 52 et celui envoyé à
l’étranger = 67. Pour quelle hypothèse, le PIB atteint sa valeur maximale ?

CORRECTION

TRAVAUX DIRIGES N°1

I. QCM
II. Questions de réflexion
1. Définition de l’agent économique
Un agent économique est défini comme « une catégorie homogène qui regroupe les décideurs
qui réalisent des opérations identiques et ont des spécificités communes »

Les 5 agents économiques sont :

- Les ménages
- Les institutions non financières (entreprises)
- Les institutions financières (la banque centrale, les banques commerciales, les
assurances)
- Les administrations publiques (Etat)
- Les institutions sans but lucratif au service des ménages (associations, syndicats)

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Université Nord-Sud

- Le reste du monde

Quelle est la différence entre une administration publique et une administration privée ?

Le Produit Intérieur Brut (PIB) nous donne la richesse totale créée par les agents économiques
résidents dans une économie donnée. C’est la somme des valeurs ajoutées plus les impôts nets
3 des subventions sur les produits. Ce sont les revenus primaires crées dans l’économie en tant
que territoire économique. Pour avoir le Revenu National Brut (RNB) on ajoute la rémunération
des salariés et revenus de la propriété provenant du reste du monde et on retranche la
rémunération des salariés et revenus de la propriété versée au reste du monde. Donc on a :

𝑅𝑁𝐵 = 𝑃𝐼𝐵 + 𝑠𝑎𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑟𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑖é𝑡é 𝑛𝑒𝑡𝑠 𝑟𝑒ç𝑢𝑠 𝑑𝑢 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑒 𝑑𝑢 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒.

D’où le RNB peut être supérieur au PIB uniquement lorsque les rémunérations des salariés et
les revenus de la propriété provenant du reste du monde sont supérieurs aux rémunérations des
salariés et revenus de la propriété versée au reste du monde.

II.2. Quelle est la différence entre le secteur public et le secteur privé ?

La différence entre le secteur public est un secteur à but non lucratif tandis que et le secteur
privé est à but lucratif.

II.3. Donner le secteur institutionnel auquel on rattache les unités économiques


suivantes.

TRAVAUX DIRIGES N°2


Exercice 1

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Université Nord-Sud

Exercice 2

Exercice 3

Exercice 4

1.𝑃𝐼𝐵 = ∑ 𝑉𝐴 + 𝐼𝑚𝑝ô𝑡 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 − 𝑆𝑢𝑏𝑣𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛

Or 𝐼𝑚𝑝ô𝑡 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 = 𝑇𝑉𝐴 + 𝐷𝑟𝑜𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑑𝑜𝑢𝑎𝑛𝑒 et 𝑆𝑢𝑏𝑣𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑛 = 0

𝑃𝐼𝐵 = (10 000 + 8 000) + 4 000 + 8 500

41
Université Nord-Sud

𝑃𝐼𝐵 = 30 500

1. 𝑃𝑁𝐵 = 𝑃𝐼𝐵 + 𝑟𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢 𝑟𝑒ç𝑢 𝑑𝑢 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑒 𝑑𝑢 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒 −


𝑟𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢 𝑣𝑒𝑟𝑠é 𝑎𝑢 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑒 𝑑𝑢 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒
𝑃𝑁𝐵 = 30 500 + 1 500 + 6 000 − 8 000 − 4 500
𝑃𝑁𝐵 = 25 500
Exercice 5

1. Rappelez quelles sont les trois optiques du PIB

• Optique production
• Optique dépenses (demande)
• Optique revenu
2. Quelles sont les décompositions du PIB selon chacune de ces optiques

Optique production :

PIB =  VA + impôt sur production - subvention d’exportation (produits)

Optique dépenses :

PIB = consommation finale + FBCF + variation de stock + X - M

Optique revenu :

PIB = rémunérations salariales + excédent brut d’exploitation + impôt – subvention


d’exploitation.

42
Université Nord-Sud

Exercice 6

1.𝑃𝐼𝐵 = ∑ 𝑉𝐴 + 𝐼𝑚𝑝ô𝑡 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 − 𝑆𝑢𝑏𝑣𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛

Or 𝑉𝐴 = 𝑃𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 − 𝐶𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒𝑑𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒 = 6 870 − 1 000 = 5 870;

𝐼𝑚𝑝ô𝑡 = 𝑇𝑉𝐴 + 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑑𝑜𝑢𝑎𝑛𝑒 = 2 450 + 0.

𝑆𝑢𝑏 = 0

Donc :

𝑃𝐼𝐵 = 5 870 + 2 450

𝑃𝐼𝐵 = 8 320

1. 𝑃𝑁𝐵 = 𝑃𝐼𝐵 + 𝑟𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢 𝑟𝑒ç𝑢 𝑑𝑢 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑒 𝑑𝑢 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒 −


𝑟𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢 𝑣𝑒𝑟𝑠é 𝑎𝑢 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑒 𝑑𝑢 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒
𝑃𝑁𝐵 = 8 320 + 480 − 529

𝑃𝑁𝐵 = 8 271

𝑃𝑁𝑁 = 𝑃𝑁𝐵 − 𝐴𝑚𝑜𝑟𝑡𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 = 8 271 − 820

𝑃𝑁𝑁 = 7 451

43
Université Nord-Sud

Exercice 7

Exercice 8

1) Calcul de la valeur ajoutée :


- Pour l’entreprise A
VA = Valeur des biens et services – consommation intermédiaire
= 125.000.000 – (30.000.000 + 25.000.000)
VA = 70.000.000 f
- Pour l’entreprise B
VA = 98.000.000 – 25.000.000
VA = 73.000.000 F
- Pour l’entreprise C
VA = 105.000.000 – 33.000.000 = 72.000.000 f
2) Calcul du PIB du pays
PIB = ∑ 𝑉𝐴 + 𝑇𝑉𝐴 + 𝐷𝐷 = (VAA + VAB + VAC) + TVA + DD
PIB = 215.000.000 + 38.700.000 + 100.000.000
PIB = 353.700.000 f
3) Calcul du PIB par habitant

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Université Nord-Sud

𝑃𝐼𝐵 353.700.000
PIB/hbt = = = 35.370 F/hbt
𝐸𝑓𝑓𝑒𝑐𝑡𝑖𝑓 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 10.000

TRAVAUX DIRIGES N°3

Exercice 1

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Exercice 2

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Université Nord-Sud

Exercice 3

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Université Nord-Sud

Exercice 4

Exercice 5

Exercice 6

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