Impact du Marketing de Contenu sur l'Intention d'Achat
Impact du Marketing de Contenu sur l'Intention d'Achat
CONTENU
I.1. Définition
Ainsi, trois types de définitions ont été proposés pour expliquer l’intention d’achat :
L'intention d'achat peut aussi se définir comme « Une probabilité qui se trouve entre les mains
des clients qui ont l’intention d’acheter un produit particulier » (Grewal et al., 1998). Pour
Fishbein et Ajzen (1975), elle est « l’intention qu’a une personne de se comporter d’une manière
donnée, étant donné les contraintes actuelles et la possibilité de réagir à ces contraintes ». Cette
définition met en évidence le facteur de contraintes externes ainsi que la possibilité d’agir sur ces
contraintes.
L’utilisation des réseaux sociaux a évolué en quelques années du simple accès à l’information, à
une multitude d’usages. Cette diversité d’utilisation des réseaux sociaux a favorisé le
développement du commerce électronique, offrant ainsi aux consommateurs de nouveaux canaux
de distribution leur permettant d’effectuer des opérations d’achat directement sur les réseaux,
sans toutefois avoir à se déplacer au point de vente. Ainsi, l’achat en ligne est devenu ces
dernières années un des modes d’achat les plus utilisés par les consommateurs.
I.2. Théories de l’intention d’achat
Les différentes théories mobilisées suggèrent que l’intention d’achat est déterminée chez un
individu par divers facteurs.
Cette théorie de Fishbein et Ajzen (1975) s’intéresse aux déterminants des comportements des
individus et considère que les individus sont habituellement rationnels et qu’ils examineront les
conséquences de leurs actes avant de décider s’ils doivent adopter un comportement (Ajzen &
Fishbein, 1980). Elle postule que l’intention d’achat est basée sur les attitudes envers l’acte
d’achat et les normes subjectives.
L’attitude à l’égard d’un comportement traduit « les sentiments favorables ou défavorables d’une
personne à l’égard d’un comportement » (Ajzen & Fishbein, 1980). Elle est formée d’une part
par les croyances relatives à l’engagement dans un comportement donné, et d’autre part par
l’évaluation des conséquences d’un tel engagement (Ajzen & Fishbein 1975). Les normes
subjectives correspondent à l’influence sociale sur un comportement. Les normes subjectives se
définissent comme « la perception d’un individu de ce que pense la plupart des personnes qui
sont importantes à ses yeux, le fait qu’il pourrait ou pas adopter le comportement en question »
(Ajzen & Fishbein 1975). Les normes subjectives selon la TAR, sont déterminées par deux
variables à savoir les croyances personnelles relatives au groupe de référence concernant leur
approbation ou désapprobation pour la réalisation d’un comportement et l’envie de se conformer
à ce groupe de référence.
Fishbein et Ajzen (1975) mettent en garde contre une utilisation systématique de cette
simplification. En effet, l’intention ne peut être assimilée au comportement que sous trois
conditions :
1- Un degré de spécificité identique (action, but, temps et contexte) dans la mesure de l’intention
et du comportement ;
Attitude
Croyances et envers le
évaluations comportemen Intention
t d’effectuer le
comportemen Comportement
Caractéristiques
Normes
du système
subjectives
Toutefois, la théorie de l’action raisonnée repose sur deux postulats (Ajzen & Fishbein, 1980 ;
Fishbein & Ajzen, 1975). Le premier suppose que l’action soit précédée par un processus de
décision cumulatif conscient. Il concerne donc principalement le processus de formation de
l’intention. Le second suggère que lorsque l’individu tente d’agir, aucune perturbation, telle que
le manque d’argent, l’incapacité, la contingence environnementale ou encore les habitudes
inconscientes, ne soit susceptible d’intervenir.
Cette théorie est une extension de la théorie de l’action raisonnée, proposé par Ajzen
(1985,1987) dont l’objectif est de remédier aux insuffisances de la théorie de l’action raisonnée
(Ajzen & Fishbein 1975, 1980). Elle stipule que l’intention d’achat est influencée par trois
composantes principales : les attitudes envers le comportement, les normes subjectives et le
contrôle perçu. En effet dans le cadre de la théorie du comportement planifié, une troisième
composante se rajoute, afin de tenir compte des comportements qui ne sont pas entièrement sous
le contrôle de l’individu (Ajzen 1991 ; 2002), il s’agit du contrôle perçu du comportement.
Le contrôle perçu du comportement correspond aux facteurs qui facilitent ou qui inhibent la
réalisation d’un comportement (Ajzen, 1991). Cette troisième variable suppose avoir un effet
indirect à travers l’intention comportementale et un effet direct sur le comportement ; si deux
personnes ont le même niveau d’intention d’adopter un comportement, celle qui a plus de
confiance en ses capacités a plus de chances de réussir que celle qui a des doutes (Ajzen, 1991).
Les attitudes envers le comportement représentent les croyances positives ou négatives que les
individus ont envers l’acte d’achat lui-même. Les normes subjectives se réfèrent à la pression
sociale perçue par l’individu pour se conformer à l’acte d’achat. Le contrôle perçu se rapporte à
la perception de l’individu quant à sa capacité à effectuer l’acte d’achat.
Attitude envers le
comportement
Intention
Normes d’effectuer le Le comportement
subjectives comportement de l’individu
Perception du
contrôle sur le
comportement
Un grand nombre de modèles théoriques ont été proposés pour faciliter la compréhension des
facteurs qui ont un impact sur l’acceptation des technologies d’information et de communication
(Davis, 1989 ; Chau, 1996 ; Venkatesh & Davis, 2000). Parmi ces modèles, le modèle
d'acceptation technologique représente l'un des modèles explicatifs ayant la plus grande
influence sur les théories du comportement humain (Venkatesh, et al., 2003). L’objectif principal
du MAT est de servir de base pour découvrir l’impact des variables externes sur les croyances,
les attitudes et les intentions comportementales. Le modèle d’acceptation de la technologie a été
introduit par Fred Davis (1986) dans le cadre de sa thèse de doctorat. Ce modèle est spécialement
conçu pour modéliser l’acceptation des systèmes ou les technologies de l’information par les
utilisateurs. Le MAT est basé sur la théorie de l’action raisonnée (Ajzen & Fishbein, 1975). Ce
modèle comprend et teste deux déterminants à savoir : l’utilité perçue et la facilité d’utilisation
perçue. En effet selon le MAT, l’intention d’accepter volontairement d’utiliser une nouvelle
technologie est déterminée par : l’utilité perçue de son utilisation, sa facilité d’utilisation perçue
et l’attitude. L’utilité perçue renvoie à (la correspondance entre les fonctions supportées d’un
système et les buts que s’assigne l’utilisateur) (Terrade, et al., 2009), en d’autres termes c’est le
degré auquel l’utilisateur croit que cette technologie améliore la performance d’une activité. La
facilité perçue d’utilisation correspond « à la facilité d’utilisation des propriétés d’un système »
(Terrade, et al., 2009). De plus, des variables externes comme les caractéristiques du design du
système, la formation reçue, l'efficacité personnelle face à l'utilisation de l'ordinateur,
l'implication de l'utilisateur dans le design du système et la nature du processus d'implantation du
système les influenceraient (Davis & Venkatesh, 1996). D’ailleurs, le modèle ne prenait pas en
compte les normes subjectives afin d’expliquer le comportement des utilisateurs, par contre
l’attitude est désormais intégrée dans le modèle. Le modèle original du MAT (Davis 1986)
supposait donc que l’attitude d’un utilisateur à l’égard d’un système est un facteur déterminant
de l’utilisation ou du rejet du système. A son tour l’attitude d’après Davis (1986) se détermine
par l’utilité perçue. Ainsi, le modèle stipulait que l’utilité perçue et la facilité perçue d’utilisation
sont directement influencées par les caractéristiques de design du système.
Figure 4: Le modèle original de l'acceptation de la technologie
Utilité
perçue
Attitude Utilisation
envers réelle du
l’utilisation système
Facilité
d’utilisation
perçue
En 1989 Davis a rajouté l’intention afin d’expliquer l’utilisation réelle du système. Ainsi, pour
Davis la facilité perçue de l'utilisation et l’utilité perçue sont en fonction des variables externes.
Ce qui a donné le modèle suivant :
Perception
de l’utilité
Attitude Utilisation
Intention
envers du système
Variables d’utiliser
l’utilisation
externes
Perception
de la
facilité
d’utilisation
Utilité perçue
Utilisation
Variables Intention effective du
externes d’utilisation système
Facilité
d’utilisation
perçue
L’attitude
Karahanna et al. (1999) mentionnent que les attitudes prédominent dans la détermination de
l’intention d’utilisation des technologies de l’information. Ainsi, une attitude favorable à
l’utilisation internet tendrait vers une intention positive d’effectuer un achat en ligne.
Chen (2009) a défini une attitude envers un comportement comme une évaluation positive ou
négative de l'exécution de ce comportement. Flink (2009) a indiqué que l'attitude à l'égard des
achats sur internet était positivement liée au comportement d'achat. En outre, Nasri et
Charfeddine (2012) ont également trouvé une relation positive entre les attitudes et le
comportement d'achat en ligne. D’autres chercheurs ont souligné aussi, la nécessité de
comprendre les attentes et la façon dont se sentent les consommateurs à propos des sites Web
qu'ils utilisent (Suh et Han2003), puisque ce sont ces sites Web qui sont le point de contact
principal par lesquels le détaillant en ligne et les consommateurs interagissent dans le processus
d'achat en ligne (Ahn et al 2004).
Vorvoreanu et Huang (2017) ont constaté que les consommateurs ayant une attitude positive
envers le contenu sont plus en mesure à s’engager davantage avec la marque et à exprimer une
intention d’achat plus forte. Jones et Smith (2017) ont étudié l’impact de l’attitude envers le
contenu sur l’intention d’achat des consommateurs. Leur recherche a révélé que lorsque les
consommateurs perçoivent le contenu comme étant informatif, éducatif, divertissant et pertinent,
cela a un effet positif sur leur attitude envers la marque. En développant une attitude favorable
envers le contenu, les consommateurs sont plus en mesure à considérer la marque comme
crédible et digne de confiance, ce qui augmente leur intention d’achat
L’utilité perçue
L’utilité perçue a été définie par Davis (1989) comme étant la probabilité d’augmentation de la
performance de l’utilisateur dans l’organisation par le biais de l’utilisation de la technologie.
Ainsi, les technologies qui sont perçues comme étant utiles sont plus susceptibles d’être
acceptées et utilisées par des utilisateurs potentiels.
Dans le cadre des achats en ligne, Leo R. (2002), la définie comme la croyance des utilisateurs
que l’achat en ligne va leur permettre d’accéder à des informations utiles et d’accélérer leurs
achats.
Dans le cadre de notre recherche, l’utilité perçue désigne les avantages que l’individu pense tirer
de l’utilisation des réseaux sociaux tels que le gain de temps, d’argent, la commodité et l’accès à
des informations supplémentaires.
Il a été largement démontré que l’utilité perçue du contenu joue un rôle essentiel dans la
formation de l’intention d’achat. Taylor et Johnson (2018) se sont intéressés à l’utilité perçue du
contenu et son influence sur l’intention d’achat des consommateurs. Leur étude a montré que
lorsque le contenu fourni par la marque est perçu comme étant utile, intrusif et répondant aux
besoins des consommateurs, cela renforce leur perception de la valeur et de l’avantage qu’ils
peuvent en tirer. En conséquence, les consommateurs sont plus susceptibles de développer une
intention d’achat envers la marque qui propose un contenu utile. Une étude menée par Chen et
Liang (2018) a révélé que lorsque les consommateurs perçoivent le contenu comme étant utile et
informatif, cela augmente leur intention d’achat et renforce leur confiance envers la marque.
La confiance
La confiance est un élément fondamental dans toute relation d’échange, et elle prend encore plus
d’importance sur internet. En effet, l’absence de contact humain et la nature impersonnelle de
l’échange installent un sentiment d’incertitude dans l’esprit du consommateur.
La confiance a été définie de plusieurs manières par les chercheurs en littérature. Certains la
considèrent comme un ensemble de croyances spécifiques concernant l’intégrité, la bienveillance
et l’habilité (Mcknight, Choudhury et Kacmar, 2002), tandis que d’autres la considèrent comme
une croyance globale jugeant l’autre partie comme digne de confiance (Gefen 2000, Hosmer
1995, Moorman et al. 1992, Zucker 1986). Un autre courant de recherche propose d’étudier la
confiance comme une variable affective qui renvoie à un sentiment de sécurité (Rempel et al.
1985).
Transposé au contexte virtuel, Lee et Turban (2001) définissent la confiance dans l’achat sur
internet comme « la volonté d'un consommateur d'être vulnérable aux actions d'un vendeur sur
internet dans une transaction en ligne malgré l’absence de contrôle ou de surveillance sur ce
vendeur en ligne ». La confiance renvoie donc à la croyance des consommateurs en la crédibilité
et en la fiabilité du contenu proposé sur les réseaux sociaux par le vendeur.
Bianchi et Andrews (2019) ont constaté que lorsque les consommateurs perçoivent le contenu
comme étant fiable et digne de confiance, cela est susceptible d’augmenter leur intention d’achat.
Brown (2019) a examiné l’importance de la confiance envers la marque dans le cadre du
marketing de contenu. Il a été révélé que lorsque les consommateurs ont confiance en la marque
donc en son contenu, ils sont plus enclins à considérer l’intention d’achat.
Selon Triandis (1979), l'individu appartient à un groupe de référence avec lequel il interagit selon
ses intérêts, ses attitudes et ses opinions. Son comportement se trouve alors influencé par ce que
l'auteur appelle « les normes sociales ». Elles correspondent aux normes subjectives de la théorie
de l’action raisonnée d'Ajzen et Fishbein (1980,1991), qui stipule que le comportement d'une
personne serait déterminé par son intention comportementale à l'adopter. Cette intention serait
quant à elle déterminée par l’influence de l’entourage de l’individu. Flynn et al. (1994) ajoutent
dans le même sens que les consommateurs ont tendance faire confiance aux opinions des autres
plutôt qu'aux sources formelles du marketing telles que la publicité. Ils utilisent les sources
interpersonnelles pour réduire le risque perçu à l'égard d'un produit ou une marque
Avec la multiplication des plateformes de communication (Réseaux sociaux, Sites web, Forums
de discussion, etc.), l’accès à l’information est devenu plus simple et les échanges entre
consommateurs à propos d’une marque ou d’un produit se sont amplifiés.
C’est ainsi qu’une nouvelle forme d’influence de bouche à oreille électronique s’est développée
sur Internet. Les consommateurs font appel à des prescripteurs dans leur préparation d’achat,
pour les rassurer dans leur décision d’achat.
En effet, selon une étude publiée par le cabinet Nielsen en 2015 qui traite de la confiance dans la
publicité dans le monde, 66% des consommateurs disent faire confiance aux avis et opinions
postés en ligne.
Par ces avis, évaluations ou recommandations qu’ils laissent sur les blogs, forums de discussion,
réseaux sociaux ou même sites marchands, ces prescripteurs influent sur le processus décisionnel
des consommateurs en ligne. En effet, selon une étude menée par des chercheurs américains
(Judith A. Chevalier et Dina Mayzlin, 2006), une évaluation positive par un ou plusieurs
prescripteurs sur un produit entraîne presque systématiquement une augmentation de ses ventes
Le marketing de contenu est une stratégie efficace pour influencer l’intention d’achat des
consommateurs en fournissant du contenu éducatif, informatif, et divertissant. En fournissant un
contenu pertinent, crédible et interactif, les marques peuvent susciter l’intérêt des
consommateurs, renforcer leur confiance et inciter à acheter. Les études citées fournissent un
aperçu approfondi des meilleures pratiques pour réussir dans le marketing de contenu et
influencer l’intention d’achat.
II.1. La qualité du marketing de contenu sur l’intention d’achat
Au meilleur de notre connaissance, aucune définition dans la littérature n’a été proposée à la
notion de qualité du contenu de Médias Sociaux. Certains auteurs se réfèrent à la définition de la
qualité de l’information qui se conçoit comme son adéquation à l’usage (Chai, Potdar & Dillon,
2009).
Cependant, il est important d’établir une frontière claire afin de ne pas confondre les notions «
information » et « contenu ». En effet, Selon Emamjome & al. (2013), la qualité du contenu dans
le contexte des médias sociaux est conceptuellement différente de la qualité de l’information
dans un sens de communication traditionnelle, d’une part, étant donné les caractéristiques
distinctives de l’écosystème des Médias sociaux, et d’une autre part, le fait que le contenu
informatif est complété par d’autres domaines aussi créateurs de valeur tels que le contenu
divertissant et éducatif.
Pour qu’un marketing de contenu soit efficace, il est crucial que la qualité du contenu le soit
aussi. Pour cela, certains auteurs ont mis en place certains critères ou facteurs clés.
La pertinence :. La pertinence est un des sujets faisant partie des priorités de recherche
du MSI pour les années 2016 à 2018. Son intérêt grandissant est grandement associé à
celui du marketing de contenu (Wang, 2006). En effet, de par sa définition, ce qui
différencie le marketing de contenu du marketing traditionnel c'est l'ajout des mots «
valeur » et « pertinent » pour décrire le contenu (Content Marketing Institute, 2016). Cela
dit, le marketing de contenu doit produire du contenu de valeur c'est-à dire pertinent dans
les recherches des consommateurs afin de répondre à leurs besoins (Holliman et Rowley,
2014).
Plusieurs définitions ont été proposées afin d'expliquer la pertinence. Selon Celsi et Oison
(1988), la pertinence est la mesure dans laquelle les consommateurs considèrent que le
produit est lié à eux-mêmes ou qu’il contribue d’une manière ou d’une autre à la
réalisation de leurs objectifs personnels et de leurs valeurs. Pour leur part, Andrews et al.
(1990) définissent ce concept comme étant la pertinence perçue d’un message par le
destinataire du message, compte tenu de ses objectifs, de ses valeurs et de ses intérêts. La
définition retenue dans cette étude est celle proposée par Vamali (2014) puisqu'elle porte
sur la pertinence d'une publicité en communication soit la pertinence d’un message fait
référence à la pertinence du contenu du message par rapport aux besoins cognitifs et/ou
affectifs actuels du consommateur cible.
La crédibilité est donc une dimension très importante dans toute communication, qu’elle
soit faite en ligne ou pas. Elle se compose de trois éléments : la confiance qui représente
la manière dont l’audience perçoit la communication comme valide, elle est directement
liée à la fiabilité, la bienveillance et l’honnêteté. L’attractivité a pour rôle d’amplifier le
message envoyé grâce à des caractéristiques telles que la beauté, l’élégance et le style. Le
troisième élément est l’expertise perçue qui exprime la capacité de la source à être perçue
comme qualifiée, professionnelle et experte (Corina, 2010).
Les stimuli font également partie intégrante de ce processus et sont primordiaux pour
arriver jusqu’à la phase de rétention. Ils peuvent cependant parfois avoir l’effet inverse et
réduire l’efficacité de l’information voir en empêchant le traitement de l’information
(Kervyn de Meerendré, 2019). Savoir choisir et utiliser à bon escient un stimulus est donc
indispensable.
L'interactivité peut être définie comme le degré auquel deux ou plusieurs interlocuteurs
influent l'un sur l'autre sur un support de communication et par des messages, et le degré
auquel les actions de ces interlocuteurs sont synchronisées (Liu et Shrum, 2002). Par
exemple, les utilisateurs donnent leur avis sur les produits ou répondent aux informations
concernant des produits fournis par des vendeurs en ligne. L'interactivité est largement
considérée comme un facteur essentiel dans la détermination d'une variété de résultats
affectifs et comportementaux tels que la satisfaction, l'attitude, la prise de décision et
l’implication (Coyle et Thorson, 2001 ; Fortin et Dholakia, 2005 ; Stewart et Pavlou,
2002).
Le manque d'interaction en temps réel tend à empêcher les clients potentiels d'acheter en
ligne La personnalisation reflète la mesure dans laquelle l'information est adaptée afin de
répondre aux besoins et désirs des utilisateurs d’une façon individuelle (Ameen et al.,
2022). Comme les expériences positives forment une meilleure perception des
consommateurs, les achats en ligne (e-commerce) tentent d'apporter de la pertinence en
proposant des contenus personnalisés et adaptés pour chacun de ses utilisateurs afin de
stimuler leurs engagements (Sedlmeir et al., 2021).
La personnalisation en tant que composante est l'acte de créer une satisfaction du client
basée sur le contact de l'entreprise avec les utilisateurs individuellement (Ouahi et
Rachid, 2019). D’après Bock et al. (2016), la personnalisation génère une plus grande
attention aux offres en créant des auto- associations, en offrant une bonne adéquation
avec les préférences des clients et en encourageant une élaboration accrue d'informations
pertinentes. Ces efforts sont plus susceptibles de réussir à influencer positivement les
décisions d'achat, en créant de la joie, de la gratitude ou de la satisfaction client.
Robert Lecosnier et Nyeck (2017), ont montré que la qualité du contenu avait un impact positif
sur l’intention d’achat des acheteurs, en renforçant la confiance et la crédibilité de la marque. De
plus, Huertas et Agudo (2017) a constaté que la qualité perçue du contenu avait un effet positif
sur l’engagement des consommateurs et leur intention d’achat. Cette étude suggérait donc que les
entreprises devraient porter une attention particulière à la qualité de leur contenu pour maximiser
l’engagement des consommateurs. Schneider, Egger et Beechler (2018) ont exploré l’alignement
des stratégies de marketing et de communication globales, en mettant l’accent sur le contenu
marketing dans l’ère numérique. Leur recherche a souligné l’importance d’un contenu pertinent
et utile pour influencer l’intention d’achat des consommateurs.
Il est donc important pour les entreprises de prêter une attention particulière à la qualité de leurs
contenus sur leurs sites ou pages internet tout en veillant à la pertinence, la crédibilité et
l’interactivité du contenu pour pouvoir influencer l’intention d’achat.
Plusieurs auteurs ont classifié les contenus sur les réseaux sociaux en plusieurs catégories, selon
les motivations que chaque contenu cherche à recouvrir, l’une des catégorisations les plus citées,
classifie et conceptualise le contenu sur les médias sociaux en trois grandes catégories ;
interactionnel (par exemple, expérientiel, divertissant, personnel, émotionnel, social..),
transactionnel (également appelé rémunérateur, résonance de marque, promotion des ventes) et
rationnel (également appelé informationnel, fonctionnel, ou de tendance). Dans le cadre de ces
trois thèmes primordiaux du contenu sur les réseaux sociaux, les chercheurs ont tenté d'étudier
l'impact de divers types de contenu sur le comportement d'achat. (Dolan, Conduit, et al., (2019)
Coelho et al., (2016), Tafesse (2015), Cvijikj and Michahelles (2013), De Vries et al. (2012),
Dolan, Seo, and Kemper (2019), C. Buzeta (2020)).
Juvonen (2018) en se basant sur une enquête auprès d’un panel de participant, l’auteur a mis en
évidence que les différentes formes de contenu marketing notamment les contenus informatifs,
éducatifs et ludiques influencent la perception de la marque et donc l’intention d’achat.
Le modèle conceptuel reprend graphiquement les principaux concepts de cette étude notamment
le marketing de contenu sur les réseaux sociaux, la qualité du contenu marketing et l’intention
d’achat. En premier, il est question de voir si la qualité (la pertinence, la crédibilité et
l’interactivité) du marketing de contenu influence l’intention d’achat. En deuxième, il est
question de voir si le type de marketing de contenu (informatif, divertissant, et éducatif)
influence l’intention d’achat des consommateurs. La figure 6 schématise le modèle conceptuel de
cette recherche.
MARKETING DE
CONTENU
QUALITE DU
CONTENU
- La pertinence
- La crédibilité INTENTION
- L’interactivité D’ACHAT
TYPES DE CONTENU
- Informatif
- Divertissant
- Educatif