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Introduction aux Systèmes d'Information

Le cours de conception de systèmes d'information présente les systèmes d'information (SI) et la méthode MERISE, abordant leur définition, leurs rôles et fonctions dans les organisations modernes. Il souligne l'importance de l'information pour la communication interne et externe, ainsi que la nécessité d'adapter les méthodes de gestion aux évolutions technologiques. La méthode MERISE est décrite comme une approche systémique et par niveaux pour la conception et la réalisation des systèmes d'information.

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Introduction aux Systèmes d'Information

Le cours de conception de systèmes d'information présente les systèmes d'information (SI) et la méthode MERISE, abordant leur définition, leurs rôles et fonctions dans les organisations modernes. Il souligne l'importance de l'information pour la communication interne et externe, ainsi que la nécessité d'adapter les méthodes de gestion aux évolutions technologiques. La méthode MERISE est décrite comme une approche systémique et par niveaux pour la conception et la réalisation des systèmes d'information.

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Cours de Conception de Systèmes

d’Information
Introduction aux SI et
Approche systémique MERISE

Elaboré par : Chiraz LATIRI CHERIF


Ecole Supérieure de Commerce $KPHG+DGGDG
Plan du cours
 Chapitre 1 : Introduction aux systèmes d’information
 Chapitre 2 : Présentation générale de la méthode
MERISE
 Chapitre 3 : Les modèles de flux
 Chapitre 4 : Modélisation conceptuelle des données
 Chapitre 5 : Modélisation conceptuelle des
traitements
 Chapitre 6 : Modélisation organisationnelle des
données et des traitements
 Chapitre 7 : Modélisation logique des données
Chapitre 1 : Introduction aux
systèmes d’information
Plan du chapitre 1

 Introduction

 Les Systèmes d'Information (SI)

 Information et donnée
 Fonctions et rôles des SI
 Définitions d’un SI
Introduction (1)

 Contexte économique changé : rupture avec


l'environnement passé de production de masse, de
stabilité et de croissance
 Nouvelle révolution industrielle

 Émergence d'une "ère informationnelle"

 Société post-industrielle où les changements sont


incessants, inattendus et l'environnement incertain
Introduction (2)

 Les Organisations doivent chercher sans cesse à


s'adapter à un monde en évolution technologique
 Les modes de gestion traditionnels ne conviennent
plus pour répondre aux nouveaux besoins
 Mondialisation des activités économiques,
 Crise de compétitivité,
 Progression des marchés,

 Nature de la concurrence,
 Evolution des technologies,
 Cycle de vie des produits,...
Introduction (3)

 Le bon fonctionnement d'une organisation voire sa


survie est conditionné par la mise en place d'une
communication cohérente et fluide :
 Entre ses différentes composantes
 Avec son environnement externe

 L'essence de cette communication est l'information


Introduction (4)

 Cette information n'est utile que si elle est exploitée


et mise à disposition de façon optimale

 Or,on constate une :


 Augmentation du volume d'informations à traiter,
 Complexité croissante de la communication dans
les organisations.
Naissance des systèmes d’information (1)

 Pour
gérer cette ressource stratégique qu'est
devenue l'information ;

 Composante indissociable des organisations ;

 J.L.
Peaucelle a dit "le système d'information
suppose l'organisation et celle-ci ne
fonctionne pas sans lui".
Naissance des systèmes d’information (2)

 Faciliter et améliorer le traitement de l'information ;

 Automatisation des Systèmes d'information (S.I.)


grâce aux Technologies de l'Information (T.I.) ;

 Système d'information Automatisé (S.I.A.) :


composante automatisée du S.I. := {matériels,
logiciels, réseaux, télécommunications}.
Naissance des systèmes d’information (3)

Dans les organisations, le S.I.:

 Joue un rôle à la fois stratégique, tactique et


opérationnel
 Contribue à leur croissance et leur pérennité
 Constitue un outil de compétitivité
 Est un catalyseur de l'innovation
 Améliore leur efficacité et réactivité en favorisant
la prise de décision
Crise du logiciel…

 Le processus d'informatisation des S.I. n'est pas


encore totalement maîtrisé: "Crise du logiciel"

 Coût élevé du logiciel dans les organisations

 Part importante du logiciel dans l'économie des pays:


demande croissante, offre insuffisante (productivité
insuffisante des informaticiens, pénurie
d'informaticiens, fardeau de la maintenance,...)
Les Organisations
 Organisation: "groupement autonome, créé de façon
volontaire pour coordonner de la manière la plus
efficace possible des moyens en vue d'une fin
particulière" .
D. Segrestin, "Sociologie de l'entreprise«

 Organisation: ensemble finalisé de ressources

 Les théories de l'organisation: pour régler les


systèmes autonomes que sont les organisations
Différentes représentations de l’organisation

D’après H.J. Leavitt [Stohr et Konsynski 92]


Environnement
Environnement Environnement
Tâches

Technologie Technologie de Structure


l'information

Individus

Environnement
Environnement
Environnement
Organisations et S.I.

L'information
D’après (Davis et al.: " MIS")
 "élément de connaissance concernant des faits, des sujets ou
des éléments particuliers",...
 ...."susceptible d'être représenté à l'aide de conventions pour
être conservé, traité ou communiqué".
Information et donnée
 L'information est une image des objets et des faits, elle les
représente, elle corrige ou confirme l'idée qu'on se faisait .
 Une donnée est une représentation conventionnelle de
l'information que traite l'ordinateur.
L’information dans les SI

L'information manipulée dans les S.I. se présente


sous deux formes essentiellement:

 L'information naturelle ou données brutes ;


 L'information structurée (représentation plus
rigoureuse des informations naturelles souvent
difficiles à appréhender et manipuler).
La connaissance dans les SI

Le S.I. d'une organisation va contenir deux types de


connaissance :

 Les connaissances internes à l'organisation, ses


règles de transformation et la mémoire de son
passé
 Les connaissances relatives à son
environnement
Fonctions d’un SI

 La fonction de collecte et de saisie


 La fonction de mémorisation
 La fonction de traitement
 La fonction de communication
Rôles d’un SI (1)

Ces fonctions ont pour objectif d'assurer les rôles


suivants :
 Augmenter les économies d'échelle des fonctions
de production ;
 Produire des informations légales ou quasi légales
réclamées par l'environnement socio-économique ;
 Déclencher des décisions programmées.
Rôles d’un SI (2)
 Aider à la prise de décisions non programmées en
fournissant aux décideurs des données brutes ou
modélisées ;
 Assurer la coordination des tâches permettant les
communications entre les individus de
l'organisation ;
 Enregistrer et assurer le suivi des performances des
agents de l'organisation et des unités de
fonctionnement.
S.I. : Définitions

H. Tardieu a défini un SI comme: "une entreprise


délicate"
 Un S.I. est un Véhicule de communication de l'organisation
dont il assure l'information interne et externe. Le langage de
cette communication est constitué par les données.
 Un S.I. est un Ensemble des moyens humains, matériels et
méthodes se rapportant au traitement des différentes formes
d'information rencontrées dans les organisations
 Un S.I. peut être constitué de procédures manuelles ou
automatisées
Définition fonctionnelle d’un SI

D’après C. Berthet
 Ensemble de variables, comprenant des variables non
décomposables en éléments plus petits, et des variables
composées. Cet ensemble est évolutif, surtout en
augmentation ;

 Muni de règles pour la saisie, la circulation, le


traitement et la mémorisation des informations ;

 Matérialisé (cet aspect caractérise le support papier et


informatique).
Définition systémique d’un SI (1)

D’après J.L. Lemoigne :


 Un système est un ensemble d'éléments, dotés d'une
structure, en interaction entre eux et avec l'environnement,
qui réalise des fonctions, qui transforme la matière, de
l'énergie ou de l'information, qui évolue dans le temps, selon
un objectif.

 Le S.I. collecte, mémorise, traite et distribue des


informations pour le compte du système opérant et du système
de pilotage (Il fournit les informations permettant de décider,
contrôler et agir).
Définition systémique d’un SI (2)

 Le S.I. est identifié à un système de couplage entre le


système opérant et le système de pilotage d'une
organisation :
 Un système opérant assure les fonctions courantes de
production de l'organisation qui consistent en une
transformation de ressources ou de flux primaires. Il
échange des informations avec le SI.
 Un système de pilotage échange des informations avec le
système opérant et décide des actions à conduire sur celui-
ci, en fonction des objectifs et des politiques de
l'organisation afin de permettre la régulation, le pilotage et
aussi l'adaptation de cette dernière à son environnement
Composants d’un SI
Définition organisationnelle d’un SI

 "Le S.I. est un système intégré, humain-intégré, dans


le sens où il a été conçu en tant qu'élément essentiel
de la conception de l'organisation ." (Gringras)
 "Les S.I. sont liés de manière intrinsèque aux
organisations dans lesquelles ils sont insérés."
(Peaucelle)
Chapitre 2 : Présentation Générale
de la méthode MERISE
Plan du chapitre 2
 Qu’est-ce qu’une méthode?
 Qu’est-ce que MERISE ?
 Présentation des principes de base de la
méthode MERISE
 Approche systémique
 Approche par niveaux
 Approche données/traitements
 Les modèles
 Conclusion
Les Méthodes (1)

 La méthode est « l’intelligence rusée par laquelle


se construit le chemin ».
 «Chercher une méthode , c’est chercher un système
d’opérations extériorisables qui fasse mieux que
l’esprit le travail de l’esprit.» (Citation de Paul
Valéry)
 Une méthode
 Aide à la mise en place d’un langage commun au sein de
l’organisation ;
 Garantie une meilleure communication entre tous les
partenaires.
Les Méthodes (2)

 Une méthode doit être générale, c’est à dire


 Capable de faire face à des projets de taille et sujet variés
;
 Non asservie à une technique particulière ;
 Permettre la maîtrise des budgets ;
 Fixer le cadre d’utilisation optimisée des outils d’aide à la
spécification, la conception, la réalisation,...
 Accroître la productivité des services informatiques ;
 Assurer la cohérence des solutions conçues et leur
intégration dans une stratégie globale.
Les Méthodes (3)
 Différents types de méthodes répondent à des
problèmes différents
 Aristote a dit: «Il n’y a pas une méthode unique pour
étudier les choses ».
 Les méthodes de spécification
 Les méthodes de conception
 Les méthodes de réalisation
 Les méthodes de gestion de projets
 Les méthodes d’assurance et de gestion de la qualité
 ...
MERISE
EST UNE METHODE DE CONCEPTION
MERISE ???

 MERISE : MEthode pour Rassembler les Idées


Sans Effort! (anonyme cité par H. Tardieu)
 MERISE : Méthode Eprouvée pour Retarder
Indéfiniment la Sortie des Etudes
 MERISE : Méthode d’Etude et de Réalisation
Informatique pour les Systèmes d’Entreprise.
Méthode de développement
M
Approche Modèle

M Méthode
de Langage
Has-a M
Appartenir à Développement

Is-a
1 M 1 Eléments
Basée Typologie Participer à 1
constitutifs Démarche
sur
M M

Domaine
Outil
M
Avant MERISE …
Est-ce que cela veut-dire si
Puis-je facturer à
X=DRD alors lire
l’expédition,
enregistrement
plutôt qu’à la
XYZ?
mise en route?

De quoi
parle-t-il?

Responsable Informaticien
ou
Utilisateur
Après MERISE …
Et je gagnerais
sur la date de Ah! Je comprends! si
facturation! X=DRD alors lire
enregistrement
XYZ

Responsable
ou
Utilisateur Informaticien
MERISE : Historique

 Contexte d’apparition
Méthode
Méthode de
d’analyse programmation

MERISE

Dynamique
Concepts des des
Bases de Données Traitements
Théorie des
Systèmes
MERISE: Les Principes de Base

 VUE DU S.I. A TRAVERS UNE APPROCHE


SYSTEMIQUE
 APPROCHE PAR NIVEAUX
 APPROCHE DONNEES-TRAITEMENTS
 LES MODELES
 LA DEMARCHE PAR ETAPES
 LES DIFFERENTS ACTEURS
Approche Systémique (1)

 Approche systémique # Approche


analytique
 Approche analytique
 Réduit le système étudié à des éléments constitutifs
simples pour les étudier isolément et analyser leur
interaction avec le système
 Approprié à l’étude des systèmes homogènes
comportant des éléments semblables ayant entre eux
des interactions faibles
Approche Systémique (2)

« L’approche systémique doit permettre de


dégager, à partir des invariants, des
propriétés et du comportement des
systèmes complexes, quelques règles
générales destinées à mieux comprendre
ces systèmes et à agir sur eux ».
Approche Systémique (3)

 Approche globalisante ;

 Approche descendante qui met l’accent


sur les interconnections entre les sous-
systèmes ;

 Qui va du général au particulier.


Approche Systémique (4)
 L’approche systémique comporte trois étapes:
 L’analyse des systèmes
 La modélisation
 La simulation
 Vue systémique de l’organisation et de son S.I :
 Décomposition du S.I. à concevoir en sous-systèmes ;
 Structuration (Identification de sous-ensembles
invariants vis-à-vis des solutions possibles) ;
 Tout en conservant une vue d’ensemble indispensable à
l’homogénéité du S.I. à concevoir.
Approche par niveaux (1)
Exemples de problèmes rencontrés au cours de la conception:

 La description du fonctionnement de l’activité de


l’entreprise
 La définition des règles de gestion
 La définition des informations
 La répartition des traitements entre l’homme et la
machine
 L’organisation physique des fichiers
 Le découpage en transactions
 Le choix du matériel
 La répartition des responsabilités au sein de la
structure
Approche par niveaux (2)

 Ces problèmes impliquent des Choix de natures


différentes : gestion, organisation,
techniques, matériels,...
 L’idée de MERISE :
 Séparer les types de préoccupations
 Procéder de manière progressive:
du plus stable .....vers le plus technique
Approche par niveaux (3)
Les quatre niveaux de description ou niveaux
d’abstraction:

 NIVEAU CONCEPTUEL: Ce qu’il faut faire


 QUOI ?
 NIVEAU ORGANISATIONNEL: La manière de faire
 QUI ?, QUAND ?, COMBIEN ?, OU ?
 NIVEAU LOGIQUE: Choix des moyens et ressources
 AVEC QUOI ? QUELS OUTILS ?
 NIVEAU PHYSIQUE: Les moyens pour le faire
 COMMENT ?
Cycle d’abstraction de MERISE
Réel
Invariant perçu

Fonction SI
Conceptuel
Organisationnel
Organisation
Organisationnel

Logique
SI

Informatisé
Informatique
Variable Physique
Le niveau Conceptuel (1)

 Exprime les choix fondamentaux de gestion et les


objectifs de l’organisation
 Décrit les invariants de l’organisation : le métier de
l’organisation
 Définit :
 Des activités,
 Des choix de gestion,
 Des informations.
Le niveau Conceptuel (2)

Indépendamment
 Des aspects organisationnels
 Des aspects techniques de mise en oeuvre

Du point de vue:
 Des traitements : objectif, résultat, règle de gestion,
enchaînement
 Des données : signification, structure, liens
Bilan : le niveau Conceptuel

C’EST LA DESCRIPTION LA PLUS


STABLE DU SYSTEME
Le niveau Conceptuel : Exemples
 Faire de la pré-facturation ou de la post-
facturation ;
 Admettre qu’une commande client pourra être
livrée en plusieurs fois, chaque livraison donnant
lieu à une facture.
Les invariants :
 Du point de vue des données : Contrats, Clients, ...
 Du point de vue des traitements : Signer un
contrat, Emettre une facture, ...
Le niveau Organisationnel (1)
 Exprime les choix organisationnels de ressources humaines et
matérielles
 Définit:
 La répartition géographique et fonctionnelle des sites de
travail (du point de vue des données et des traitements) ;
 Le mode de fonctionnement: temps réel ou temps différé ;
 La répartition du travail homme/machine (degré et type
d’automatisation) ;
 Les postes de travail et leur affectation ;
 La volumétrie des données ;
 La sécurité des données.
 Indépendamment des moyens de traitement et de stockage de
données actuels ou futurs
Le niveau Organisationnel (2)
 Introduit les notions de temps, d’acteurs, de
volumétrie et de sécurité des données, de lieu et
d’espace :
 concernant la répartition et l’affectation des postes de
travail (en tant que fonction de l’organisation), de sites
géographiques ;
 à la fois du point de vue des données et des traitements.
 Les opérations conceptuelles vont être
décomposées au niveau organisationnel en une ou
plusieurs opérations organisationnelles.
Bilan : le niveau Organisationnel

C’est la description des postes de


travail de l’entreprise et des
informations qu’elle traite
Le niveau Organisationnel : Exemples

 La facturation sera décentralisée dans les agences.


 Réaliser telle partie d’une application en conversationnel,
laisser toute autre partie manuelle.
 Créer tel type de poste de travail.
 Exemples d’éléments organisationnels:
 Un document (rapport d’activité, tableau de bord,...) ;
 La sécurité (site de « backup » pour le stockage des données) ;
 La date (peut être un élément conceptuel dans certaines
organisations).
Le niveau Logique
 Exprime la forme que doit prendre l’outil informatique pour
être adapté à l’utilisateur, à son poste de travail ;
 Indépendamment de l’informatique spécifique, des langages
de programmation ou de gestion des données ;
 Introduit la notion d’outils en tant que fonction réutilisable.
 Décrit
 Le schéma de la base de données (relationnel, hiérarchique ou
réseau) ie- les caractéristiques du mode de gestion des données ;
 La répartition des données sur les différentes unités de stockage ;
 Les volumes par unité de stockage ;
 L’optimisation des coûts induits par le mode de gestion.
Le niveau Physique
 Traduit les choix techniques et la prise en compte
de leurs spécificités ;
 Répond aux besoins des utilisateurs sur les aspects
logiciels et matériels.
 Définit complètement:
 Les fichiers, les programmes ;
 L’implantation physique des données et des
traitements ;
 Les ressources à utiliser ;
 Les modalités de fonctionnement.
Bilan : Le niveau Physique

C’EST LA DESCRIPTION DES MOYENS MIS


EN OEUVRE POUR GERER LES
DONNEES ET EFFECTUER LES
TRAITEMENTS.
En résumé…

 Les niveaux conceptuel et organisationnel


représentent toute l’organisation, c’est le
SI organisationnel ;

 Les niveaux logique et physique ne


prennent en compte que la solution
informatique, c’est le SI Informatisé.
Approche Données-Traitements (1)
 Pour étudier et développer l’informatique d’une
organisation, il est nécessaire de connaître:
 Ses échanges internes et avec l’extérieur.
 Comment elle réagit à une sollicitation externe?
 Quelle est la structure des informations qu’elle
utilise?
 MERISE décrit cette connaissance sous la forme de 3
découpages:
 Communication
 Traitement
 Données
Approche Données-Traitements (2)

 TRAITEMENTS:
 Etude des évènements
 Indépendances entre les domaines
 DONNEES
 Etude du vocabulaire de l’organisation
 Intégration des domaines: Vue globale
 Stabilité
 Les 2 aspects sont complémentaires, synchronisés, validés
entre eux.
Modélisation (1)

Un modèle:
 Est une représentation abstraite de la réalité qui exclut
certains détails du monde réel;
 A pour objet de réduire la complexité d’un phénomène en
éliminant les détails qui n’influencent pas son comportement
significatif;
 Reflète ce que son créateur croit important pour la
compréhension et la prédiction du phénomène modélisé, les
limites du phénomène modélisé dépendent des objectifs du
modèle.

Modéliser = Représenter
Modélisation (2)

Dans MERISE :
 La modélisation est une aide à la conception
indispensable
 Représentation des activités du S.I. étudié :
 A chacun des niveaux de description,
 Pour les données et les traitements,
 Formelle, simplifiée, pour communiquer.
Modélisation (3)

MODELE = SCHEMA + DESCRIPTIF


 SCHEMA NORMALISE
 Synthèse
 Communication
 DESCRIPTION TEXTUELLE
 Définitions
 Commentaires
 Quantifications
 Contraintes
Modélisation (4)
 Un modèle doit posséder au moins trois qualités :

 La fidélité: la représentation doit être effectuée sans déformation


de la réalité
 La cohérence: la représentation ne doit comporter de
contradiction explicite ou implicite
 La complétude: la représentation doit décrire tous les phénomènes
pertinents par rapport aux objectifs du client, ce qui n’est pas
synonyme d’exhaustivité systématique
Les modèles au niveau conceptuel

 Le Modèle Conceptuel des Données : M.C.D.


 Description des données et des relations (partie
statique) en termes :
 ENTITE ou INDIVIDU
 RELATION ou ASSOCIATION
 PROPRIETES ou ATTRIBUT

 Le Modèle Conceptuel des Traitements : M.C.T.


 Description de la partie dynamique du S.I. en termes
 PROCESSUS
 OPERATION comprenant les concepts d’EVENEMENT
/RESULTAT et de SYNCHRONISATION
Les modèles
du niveau Organisationnel/Logique

 Le Modèle logique de données : M.L.D.


 Le modèle CODASYL si une orientation base de données
réseau est choisie ;
 Le modèle RELATIONNEL si une orientation base de
données relationnelle est choisie ;
 Le modèle HIERARCHIQUE.
 Le Modèle Organisationnel des Traitements: M.O.T
 Permet de représenter par procédure les phases et les
tâches effectuées par chaque poste de travail.
Les modèles
du niveau Physique ou Opérationnel

 Le Modèle Physique des Données : M.P.D


 Spécifie les organisations physiques de données.

 Le Modèle Physique des Traitements: M.P.T


 Décrit les traitements réalisés pour chaque
transaction (temps réel) ou chaque unité de
traitement (temps différé)
La double approche : Niveaux et Modèles

Modèles
Niveaux
Données Traitements

Conceptuel MCD MCT


Organisationnel MOD MOT

Logique MLD MLT


Physique MPD MPT
[Link]. Latiri - ESC de Tunis- 2004-2005 69
Comment élaborer ces
modèles?
Chapitre 3 : Les modèles de flux
Plan du chapitre 3
 Introduction
 Concepts du modèle du flux
 Notion de domaine
 Notion d’acteur
 Notion de flux
 Notion d’activité
 Exemple
Introduction (1)

 L’analyse systémique fournie une


modélisation de l’organisation échangeant et
transformant des flux ;
 Le SI est la représentation de l’activité du
système opérant ;
 Cette modélisation du S.I. reste trop
générale
Introduction (2)

Découpage de l’organisation en domaines


d’activité
 Pour réduire la complexité de
modélisation d’une organisation,
 Obtenir des tailles de projet maîtrisables

 Le découpage s’effectue sur la base des grandes


fonctions ou activités de cet organisme: vendre,
stocker, acheter, gérer du personnel,...
Introduction (3)
 Chaque domaine est considéré comme «quasi-autonome»
avec son propre système opérant, son propre système de
pilotage et son propre système d’information ;
 Le SI de l’organisation est alors défini comme la réunion
des SI de chaque domaine ;
 Les SI résultant de ce découpage en domaines ne sont
pas disjoints:
 Ils entretiennent entre eux des flux ;
 Ils partagent des perceptions sur l’environnement.

Problème de Cohérence inter-domaine


Modèle des Flux

 Les modèles de flux représentent ce qui doit être


étudié dans le cadre du projet à partir de l’analyse
des flux échangés.

 Le Modèle des flux de données (DFD) permet de


déterminer le système à modéliser (champ de
l’étude) en indiquant ses frontières et en le
décomposant en sous-systèmes.
Concepts du Modèle des Flux
 L’organisation
 Le domaine fonctionnel
 L’activité
 L’acteur
 Le flux

Le Diagramme de flux est une


représentation graphique des
acteurs et des flux échangés
Exemple de secrétariat
Notion de Domaine
 Un domaine fonctionnel est un découpage de l’organisation. Il
correspond à une finalité majeure de l’organisation.
 Un domaine d’étude est un sous-ensemble de l’organisation dont on
étudie séparément le SI.
 Le découpage en domaines fonctionnels est un quasi- invariant de
l’organisation: il correspond aux grandes fonctions ou activités de
l’organisation.
 Ce découpage est fixé en entrée d’une étude MERISE et n’est pas de
la responsabilité du concepteur.
 Les différents domaines d’étude sont supposés indépendants les uns
des autres.
Interactions limitées et un partage minimum des données
Exemples de Domaine
 Domaines fonctionnels
 crédits, titres, épargne, ressources humaines,
comptabilité,...
 Domaines d’étude :
 instruction d’un prêt, remboursement anticipé
 Faible couplage entre les domaines fonctionnels :
 L’interaction entre le domaine crédit et le
domaine comptabilité est limitée aux seuls
mouvements financiers.
Composition d’un domaine
 Un domaine d’étude est composé de tout, ou partie,
de une ou plusieurs activités appartenant à un ou
plusieurs domaines fonctionnels.

 Il repose sur plusieurs principes


 Projet de taille réaliste ;
 Ensemble informatiquement opérationnel indépendamment des
développements des autres domaines ;
 Minimisation des perturbations dans l’organisation lors de sa mise
en place et des conséquences des choix organisationnels et
techniques sur les autres domaines d’étude.
Notion d’Acteur (1)
 L’acteur représente une unité active intervenant dans le
fonctionnement d’un système opérant.
 Un acteur peut :
 être stimulé par des flux
 transformer des flux
 renvoyer des flux
 Un acteur «fait quelque chose», il est actif ;
 On distingue des acteurs internes ou externes.
Notion d’Acteur (2)
 Un acteur peut modéliser:
 Un partenaire extérieur à l’organisation: client, fournisseur,...

 Un domaine d’activité de l’organisation précédemment identifié:


la comptabilité, la gestion du personnel,...

 Un ensemble d’activités: liquidation, contrôle,...

 Un élément structurel de l‘organisation: service, unité


géographique, unité fonctionnelle,...

 Le système de pilotage, dans ses interactions avec le système


opérant ou le SI.
Notion d’Acteur (3)
 Un acteur externe représente tout élément extérieur à
l’organisation et échangeant des flux avec le domaine d’étude
 Un acteur externe peut être:
 Une personne physique (le client),
 Une personne morale (la Banque de France),
 Une machine extérieure (Distributeur automatique).
 Un acteur interne modélise un élément structurel du domaine
d’étude
 L’acteur interne reflète un choix d’organisation
 Site: Caisse d’Epargne
 Service: Comptabilité
 Poste de travail: Agent commercial
 Machine: Ordinateur central
Notion de Flux (1)
 Le flux représente un échange entre deux acteurs
 Un flux a toujours son origine ou sa destination dans le
domaine d’étude
 Les flux peuvent être classés en 5 catégories:
 Matière (qui est transformée ou consommée)
 Finance
 Personnel
 Actif (matériel ou savoir-faire nécessaire pour exercer
l’activité)
 Information
Notion de Flux (2)
 Un flux d’information est décrit par la liste des
propriétés qui le composent.
 Domaine d ’étude : Gestion de Prêt
 Flux entre 2 activités du domaine d’étude: prêt en
gestion
 Flux entre une activité du domaine d’étude et un
domaine connexe (comptabilité): opérations à
comptabiliser
 Flux entre une activité du domaine d’étude et un
acteur externe (client): proposition de prêt
Notion de Flux (3)
 Transformation des flux de nature différente en flux
d’informations:
 Exemple: le flux de remise de chèque par un client est
représenté par un flux d’information porteur des
propriétés du bordereau de remise de chèques
 Validation des flux
 Un flux entrant dans le domaine d’étude, en
provenance d’un acteur externe, doit toujours donner
lieu à un flux sortant
 Un flux sortant est en général consécutif à un flux
entrant
 Les flux réglementaires (exemple mailing envoyé à des
clients sont dits Flux tournants
Notion d’Activité
 Une activité est un ensemble homogène de traitements
qui transforme ou manipule des données ;
 Une activité est le concept sur lequel s’appuie la
décomposition.
 Instruction d’un prêt
 Déblocage des fonds
 Remise de chéquier

 Règle de décomposition du domaine d’étude en


activités: Le critère d’arrêt de la décomposition en
activités est l’in-interruptabilité par un flux entrant.
Bilan (1)
 Les MF représentent les échanges de flux de produits,
d ’énergie, de personne, de valeur ou d ’information
entre systèmes;
 Ces systèmes fonctionnels (intervenants) sont:
 Soit externes à l ’organisation (partenaires)
 Soit internes (domaine, sous-domaine)
 Les Flux représentés peuvent ne concerner que des flux
d ’informations, les messages.
 Ces messages sont «informatifs» ou « déclencheurs ».
Bilan (2)
 Un flux est un passage d’objets d’un intervenant
(l’émetteur) à un autre. L’objet est émis par un
intervenant (l’émetteur) et transmis à un autre
(le récepteur)

 Unmessage est un objet transmis ne contenant


que des informations. Les intervenants
communiquent par message.
Exemple : Gestion de la scolarité d’une école

[Link]. Latiri - ESC de Tunis- 2004-2005 91


Chapitre 4 : La modélisation
conceptuelle des données (MCD)
On est ici …
Modèles
Niveaux
Données Traitements

Conceptuel MCD MCT

Organisationnel MOD MOT

Logique MLD MLT

Physique MPD MPT


Plan du chapitre 4
 MCD : Objectifs du modèle
 Formalisme du MCD
 Notion de propriété
 Notion d’entité
 Notion d’association
 CIF et DF
 Normalisation
 Exemple
MCD: Objectifs du modèle
 Le MCD décrit les données gérées sans tenir compte des
choix d’organisation, d’automatisation, ou
techniques ;
 Il décrit les choix de gestion en précisant la signification
des invariants, leur structure et leurs liens ;
 Il exprime le QUOI sur les données.

Le MCD fournit une image invariante du SI en


termes de données

Vue statique du SI
M.C.D.
 La base de la démarche de construction d’un
M.C.D. reste le discours (parlé ou écrit) de
l’utilisateur/client exprimé en langue naturelle.
 Lesmots utilisés comprennent les termes usuels
de la langue, mais aussi des termes spécialisés
du domaine :
 Les phrases fournissent, après une analyse
grammaticale, les principaux objets et les
associations entre ces objets
M.C.D.
Constitution d’une liste d’informations
 La nouvelle information n’a-t-elle pas déjà été répertoriée?
 La nouvelle information a été répertoriée mais sous une appellation
différente: Cas d’un synonyme. Le concepteur doit alors ne prendre en
compte qu’une appellation ou noter cette synonymie.
 ex: Référence dossier et N° de Police
 Une appellation identique existe déjà pour la nouvelle information mais
associée à une signification différente: Cas d’un homonyme. Le
concepteur doit lever cette ambiguïté en modifiant les appellations des
informations.
 ex: date de livraison (demandée) et date de livraison (effective)
 Le concepteur doit disposer d’une liste d’informations sans redondance,
sans synonyme et sans homonyme
 Il associera à chaque information une description sous la forme d’un
texte libre et éventuellement de mots clés afin de constituer le
dictionnaire de données.
M.C.D.: Formalisme
 Le formalisme utilisé dans MERISE a été reconnu
internationalement par l’ISO:
 Formalisme Entité-Relation [Chen 76]
 Les concepts de base du MCD :
 Propriété : le nom, l’adresse, la raison sociale,... de l’assuré
 Entité/individu : l’assuré, le contrat
 Association : le contrat comporte des garanties
sont répertoriés dans un dictionnaire de données avec au moins un
code et un libellé

Permet d’assurer la cohérence des données dans le domaine d’étude et


en liaison avec les autres domaines
Objectif du M.C.D.
L’objectif du MCD:
Identifier, décrire (par des informations) et
modéliser les entités et leurs associations à l’aide
d’une représentation graphique

Personne (1,n) occuper (1,1) Logement


Nom Adresse logement
date début
prénom type logement
âge date construction
surface logement
Identifiant

Entité
Propriété Association
Cardinalité
Notion de PROPRIETE (1)

 Une propriété est Atome sémantique élémentaire d’une


information manipulée ;
 Elle est un élément descriptif d’une entité ou d’une
association ;
 Elle y est obligatoirement rattachée ;
 Elle est unique dans le modèle et ne peut être rattachée
qu’à un seul concept.
 Elle peut prendre des valeurs:
Nom de client : Ben Mohamed, Cherif
N° Commande: AC1256, XS4586, WC12896
Montant commande: 250.000DT, 45.345 DT
Notion de PROPRIETE (2)
Une propriété se décrit par tout ou partie des éléments
suivants:
Définition: ce qu’elle représente et son intérêt dans
le contexte ;
Nature: quantité, nombre, date, heure,...
Longueur: nombre de caractères dans le format.
 Caractéristiques complémentaires:
 obligatoire ou facultative
 naturelle, calculée
 simple, répétitive
 élémentaire, décomposable
 normée: en interne ou par des organismes officiels (NCIN,...)
Notion de PROPRIETE composée

 Une propriété peut être composée - ie- sa valeur


est obtenue à partir des valeurs d’autres
informations à travers une règle de construction.

 Il est exclu de décomposer une propriété


composée ou de considérer une fraction de
valeur d’une propriété comme ayant une
signification propre, par ailleurs non exprimée.
Propriété : Identification & vérification

 Une propriété possède un code, un libellé et une


définition ;
 Une propriété a une seule signification (pas
d’homonymie) :
 Si une propriété a plusieurs sens, il faut la
décomposer -ie- spécifier plusieurs propriétés.
 Une propriété n’a pas de synonyme (pas de nom
différent pour le même sens)
 Si l’on trouve 2 propriétés ayant le même sens, on
n’en garde qu’une.
Propriété : les contraintes
 La définition d’une propriété est complétée par la prise en
compte des contraintes éventuelles associées ;
 Les contraintes liées aux propriétés correspondent à des
contrôles à assurer pour vérifier l’intégrité des données et la
cohérence par rapport au système à représenter.
 Les contraintes de valeur: C’est l’ensemble des valeurs que
peut prendre une propriété tels que
 domaine de valeur (à tout moment)
 contraintes statiques (en fonction de la valeur prise par d’autres
propriétés)
 contraintes dynamiques (lors d’un changement d’état du S.I.)

 Les dépendances fonctionnelles


Notion d’ENTITE: Définitions
 Ensemble unique de propriétés liées entre elles ;
 Ensemble d’éléments de même nature appelés occurrences
de l’entité ;
 Discernable d’autres entités, ayant une existence propre ;
 Ensemble concret ou abstrait ;
 Qui présente un intérêt pour les besoins de gestion du
système à représenter (Dans une banque, l’entité CLIENT est l’ensemble
des personnes physiques ou morales possédant au moins un compte dans cette
banque.)
 Une occurrence d’une entité est :
 un élément particulier de l’entité ;
 représentée par l’ensemble des valeurs des propriétés constituant
cette entité.
ENTITE : Caractéristiques
 Code: pour l’identifier ;
 Libellé: pour la nommer ;
 Définition: présentation de l’entité, de son intérêt dans le
contexte d’utilisation ;
 Identifiant: pour rendre chaque occurrence de l’entité
unique ;
 Cycle de vie :
 critère de naissance
 critère de durée de vie
 critère de volumétrie
ENTITE : Règles de pertinence/d’identification

 Règles de pertinence:
 La définition d’une entité est un choix du concepteur en fonction
de l’intérêt qu’elle présente.
 A partir d’objets concrets ou abstraits du monde réel, le
concepteur peut, à son gré, composer diverses modélisations en
termes d’entité.
 On doit pouvoir faire référence distinctement à chaque occurrence
de l’entité.
 On dote chaque entité d’un identifiant -ie- une propriété
identifiante unique.
 Un identifiant est constitué d’une ou plusieurs
propriétés et permet de discriminer sans ambiguïté les
différentes occurrences d’une entité.
ENTITE : Règle d’identification
Plusieurs types d’identifiant:
 Identifiant simple «naturel» (nom d’un pays) ou
«artificiel» (N° client).
 Identifiant composé (N° sécurité sociale).
 Identifiant relatif comprend des propriétés
n’appartenant pas à l’entité à identifier .
Un identifiant doit être:
 Univalué: 1 occurrence entité ---> 1 valeur de l’identifiant ;
 Discriminant: 1 valeur de l’identifiant ---> 1 occurrence de l’entité ;
 Stable ;
 Minimal (pour les identifiants composés).
ENTITE : Règles de vérification

 Une entité a un seul identifiant ;

 Une entité a au moins une propriété ;

 Une entité participe a au moins une association ;

 A chaque occurrence de l’entité, il ne peut y avoir au

plus qu’une valeur de la propriété.


ASSOCIATION: Définition
 Une association modélise un ensemble d’associations de
même nature entre 2 ou plusieurs occurrences d’entités ;
 Ayant un intérêt significatif pour le système à représenter.
L’association n’existe qu’à travers les entités qu’elle relie
 Chaque occurrence d’une association doit pouvoir être
distinguée des autres occurrences de la même association.
 On désigne en général les associations par des noms de
verbe :
 verbe statique à l’infinitif: appartenir, concerner,...
 la forme active ou passive permet d’orienter la lecture de
l’association.
ASSOCIATION: Caractéristiques
 Code: pour la référencer ;
 Libellé: pour la nommer ;
 Définition: pour préciser sa signification vis à vis des entités
qu’elle relie ;
 Volume: Nombre d’occurrences, moyenne des occurrences ;
 Cycle de vie: critère de naissance et critère de durée de vie.
Une association n’a pas d’identifiant propre mais ses
occurrences sont identifiées par la concaténation des
identifiants des entités qu’elle relie
Types d’association
Une association peut être porteuse d’informations:
 les propriétés
 les cardinalités
 les contraintes

On distingue différents types d’association :


 Les associations binaires: qui associent 2 entités ;
 Les associations n-aires: qui associe plus de 2 entités (ex:
associations ternaires, quaternaires) ;
 les associations réflexives qui associent les occurrences
d’une même entité.
ASSOCIATION: Les cardinalités
 La cardinalité caractérise la participation d’une entité à
une association ;
 Elle représente le nombre d’occurrences de l’association
pour chaque occurrence de l’entité.
On distingue:
 La cardinalité minimale : donne le nombre minimum de
participation de chacune des occurrences de l’entité à
l’association ;
 La cardinalité maximale : donne le maximum de chacune
des occurrences de l’entité à l’association.
ASSOCIATION: Les contraintes
 Certaines contraintes ne sont pas représentables par le seul
formalisme de base (entité, association, propriétés, cardinalités)
mais correspond à une règle que doit satisfaire le modèle pour
être fidèle et cohérent avec l ’activité à représenter.
 exemple: Pour une période d ’emploi du temps, un professeur ne
fait un cours que dans une seule salle (CIF).
 Les contraintes ensemblistes : Elles sont des conditions de
coexistence d’occurrences d’association (contraintes d’exclusion,
de simultanéité, d’exclusion et totalité, d’inclusion).
ASSOCIATION : CIF et DF
 Une CIF existe entre les entités A et B si toute occurrence
de l’une détermine obligatoirement une et une seule
occurrence de l’autre .
 Elle traduit un lien fort et permanent (non modifiable sauf
par annulation) de dépendance d’une entité par rapport à
une ou plusieurs entité.
 Il s’agira d’une dépendance fonctionnelle (DF) entre les
entités si ce lien n’est pas permanent dans le temps.
Une CIF permet de réduire une relation de dimension supérieure à 2 à
une relation binaire.
Exemple d’une CIF: Activité d’un centre médical

Actes pratiquées Actes pratiquées


Médecin
Numacte Numacte
Matmed (1,n) (1,1)
Libellé Libellé
Nom (1,1) (1,1)
Pratiquer
CIF CIF Pratiquer

(1,n) (1,n)
(1,n)
Patient Patient
NumPat Médecin
NumPat
Nom Matmed Nom
Age Nom Age
Adresse Adresse

Relation ternaire CIF+une relation binaire


Exemple d’une DF (1)
Pratique d’une activité par un vacancier dans un centre

Activité
Centre
NumAct
CodeCentre (1,n)
Libellé Période
Nom (0,n) (1,n) Date-deb-fin
Pratiquer

(0,n)
Vacancier
CodeVac
Nom
Age
Adresse

Relation d’ordre 4
Exemple d’une DF (2)
Pratique d’une activité par un vacancier dans un centre

Centre (1,n) (1,1) Activité


DF NumAct
CodeCentre Libellé
Nom Période
(0,n) (1,n) Date-deb-fin
(1,n)
Pratiquer

Est au
(0,n)

(0,n) Vacancier
(1,n) CodeVac
Nom
Age
Adresse
Que des relations binaires !
Normalisation
 Les formes normales s’appliquent aux entités et aux relations ;
 Elles ont pour objectif de vérifier la non redondance de
l’information dans le modèle et de proposer les
transformations applicables sans perte d ’informations.
 1ere forme normale:
 Une entité ou une association ne contient pas de propriété répétitive
ou décomposable.
 2ème forme normale (pas de dépendance partielle)
 Toute propriété non identifiante dépend de la totalité de l ’identifiant.
 3ème forme normale (pas de dépendance transitive)
 Toute propriété non identifiante dépend directement de l ’identifiant,
et non d’une propriété non identifiante.
Exemple d’un MCD
Gestion d’une université

[Link]. Latiri - ESC de Tunis- 2004-2005 120


Chapitre 5 : La modélisation
conceptuelle des traitements (MCT)
On est ici …
Modèles
Niveaux
Données Traitements

MCD MCT
Conceptuel

Organisationnel MOD MOT

Logique MLD MLT

Physique MPD MPT


Plan du chapitre 5
 Notion de traitement dans Merise
 Formalisme du MCT
 Notion d’acteur
 Notion de Processus
 L’événement/résultat-message
 Notion d’opération
 La synchronisation
 Passage du MCF au MCT
Le Niveau Conceptuel ??

Sans entrer dans la tanière du


tigre, comment capturer ses
petits?

( Proverbe chinois)
Introduction (1)
 Les MCT ont pour objectif de représenter les
activités du domaine d ’étude ;
 Le MCT est un zoom sur le modèle de flux ;
 Dans les modèles de flux sont représentés les
messages échangés entre acteurs ;
 Dans les MCT, nous « voyons » comment un acteur
de l’organisation réagit quand il reçoit ce message
et quelle opération il effectue.
Messages reçus à traiter Le Modèle de Flux

Domaine ou sous-domaine

Messages émis traités

Le MCT Messages reçus

Opération Domaine ou
sous domaine
Messages émis
Notion de traitement dans MERISE
 Le terme traitement est souvent limité à la seule
transformation de données :
 Décrire le traitement revient à décrire l’algorithme !
 Dans MERISE le terme de traitement est plus général ;
 Il s’assimile au fonctionnement du SI perçu à travers ses
couplages avec le système opérant et le système de pilotage
;
 Décrire les traitements, c’est décrire les processus
déclenchés dans le domaine en réponse aux stimulations de
l’environnement.
Introduction (2)
 La modélisation conceptuelle des traitements
 Représente formellement les activités exercées par le
domaine ;
 Repose sur la prise en compte des échanges (flux) du
domaine avec son environnement ;
 S’effectue en faisant abstraction de l ’organisation et
des choix technologiques.

La définition des interactions du domaine avec son


environnement prime sur la manière dont on
assurera ces activités
Formalisme de modélisation (1)

 Le formalisme de MERISE
 Propose une représentation graphique ;
 S’inspire du formalisme des réseaux de Pétri
[TSI 85] ;
 Permet une vérification formelle des modèles ;
 Permet une simulation pas à pas de l ’activité
du S.I.
Formalisme de modélisation (2)

 Les MCT comportent 3 niveaux de


spécification :

 Le niveau processus
 Le niveau opération conceptuelle
 Le niveau opération liée aux données
Les concepts de base du MCT

 L ’acteur
 Processus
 L’événement/résultat-message
 L ’opération
 La synchronisation
Les acteurs
 Les acteurs pris en compte dans un MCT sont
uniquement les acteurs externes au domaine (à
l ’exception du système de pilotage).
 Les acteurs internes au domaine mis en évidence
dans l ’analyse des flux traduisent un découpage
organisationnel dont on doit faire abstraction au
niveau conceptuel.
Processus (1)
 Processus : Ensemble structuré d’événements,
opérations et résultats consécutifs qui concourent
à un même but ;
 Le processus représente généralement un sous
ensemble d’activités de l’organisation dont les
événements initiaux et les résultats finaux
délimitent un état stable du domaine ;
 Le découpage en processus est en général
caractéristique du secteur d ’activité de
l’organisation et constitue de ce fait un invariant
pour le concepteur.
Processus : Exemple

Dans le domaine Assurance auto, on


peut distinguer 3 processus :
 La prospection,
 La gestion des contrats,
 La gestion des sinistres.
Processus (2)
 Critère de découpage : un processus est
l’ensemble des opérations traitant un type
d’événement externe
 Exemple: ensemble des opérations consécutives à
la demande de prêt
 Elaboration devis,
 Instruction d ’un dossier de prêt,
 Mise en place du prêt.
Opération conceptuelle (1)
 Une opération est la représentation d ’un ensemble de
traitements effectués par le système en réaction à un (ou
plusieurs) stimulus ;
 L’opération est déclenchée par la survenance d’un
événement, ou de plusieurs événements synchronisés ;
 Une opération est effectuée par un intervenant interne, un
domaine ou un sous-domaine ;
 L’opération comprend l’ensemble des activités que le
domaine peut effectuer à partir des informations portées
par l’événement et de celles déjà connues dans la mémoire
du SI.
Opération conceptuelle (2)
 L’opération est définie par un ensemble de
fonctions à assurer. Ces fonctions décrivent des
activités et peuvent comporter :
 des décisions
 des règles de gestion
 des actions sur les données mémorisées
 des traitements sur les données
 des actions quelconques
 Exemples:
 Elaboration d ’un devis
 Instruction d ’un dossier de prêt
Opération conceptuelle (3)
 La segmentation en plusieurs opérations ne se
justifie que par l’attente d’informations
complémentaires en provenance d’événements
nécessaires à la poursuite de l ’activité ;
 Une opération peut comporter plusieurs messages
en sortie ou résultat ;
 A l’opération sont rattachées les notions :
 d’événements
 de synchronisation
 de résultat
Opération conceptuelle: Exemple

 La commande est une commande de farine ;


 Le message à traiter ou événement de
l ’opération est commande de farine ;
 Les messages pouvant résulter de l’opération
sont des ordres de livraison ou de ré-
approvisionnement ou une proposition de produit
de substitution au client.

 Au niveau du MCT:
 «commande» est un événement
 «ordre de livraison» est le résultat de l ’opération
Evénement (1)
 Un événement est la représentation d ’un fait nouveau, ou
stimulus, qui franchit à un instant donné la frontière du
domaine et provoque une réaction ;
 Un événement est émis par un acteur et à destination du
domaine ;
 Un événement est porteur d ’un message ;
 C’est l’ensemble des informations reçues lors de la
réalisation de l ’événement.
 Exemple:
 événement: réception d’un client demandant un prêt;
 message: informations client, montant du capital, durée du prêt,
type d ’amortissement.
Evénement (2)
 On distingue 3 types d ’événements:
 des événements externes
 des événements internes
 des événements « artificiels »

 Un événement externe est en provenance d ’un acteur


extérieur à l’organisation (ou au moins au champ
d’étude), il a par définition un caractère aléatoire ;
 Un événement interne, reste dans le domaine, soit pour
assurer la continuité du processus, soit destiné au SP.
 il est rendu nécessaire par le découpage en opérations
 il est en fait le résultat de l’opération précédente et sert de liaison
 il n’a pas le caractère de fait nouveau
Evénement (3)
 Un événement artificiel est de type date ou
compteur
 Exemples:
 Date: un mois après la proposition on envoie une lettre de relance
;
 Compteur: Après 3 relances, on envoie une lettre de mise en
demeure.

 Les événements de type artificiel traduisent des


choix de gestion de l’organisme ou des contraintes
extérieures.
Evénement (4)
Ne pas confondre événement et ressource nécessaire
à la réalisation de l ’opération
Exemple:
 Pour réaliser une offre de prêt, on vérifie si le client
n’est pas frappé d’interdit bancaire ;
 Le fichier client est une ressource nécessaire, ce n’est
pas un événement car il n’a pas le caractère de fait
nouveau (ou stimulus).
Résultat (1)
 Le résultat est la formalisation de la réaction du
domaine (d ’une opération) à un événement ou à un
ensemble d ’événements synchronisés
 Un résultat est émis par une activité du domaine à
destination d’un acteur
 Un résultat est porteur d ’un message ;
 Un message est l’ensemble des informations
produites lors de l ’émission du résultat ;
 Dans le cas (fréquent) ou le résultat est matériel, on
modélisera le message.
Résultat (2)
 Exemple:
 Résultat:lettre envoyée au client
 Message: nom adresse, nature de la décision
 Deuxtypes de résultats :
 Les résultats externes à destination d ’un
acteur externe au domaine d ’étude ;
 Les résultats internes
 permettant d’assurer la continuité du processus,
 peut être un flux destiné à une autre opération ou
une mise à jour du SI, disponible pour les autres
opérations.
Résultat: Exemples

 Résultat externe:
 Lettre d ’acceptation envoyée au client
 Résultat interne de type de flux:
 Bordereau de remise de chèques
 Résultat mise à jour du SI:
 Dossier ouvert
Evénement/Résultat

événement

Déclaration Compagnie
Acteur d ’assurance
d ’accident
assuré
Domaine
assurance
Chèque auto

résultat
Condition d’émission des résultats (1)

 Une opération peut comporter plusieurs résultats


;
 Le résultat de l’opération dépend de certaines
conditions ;
 Ces conditions peuvent être traduites par des
expressions logiques ;
 Plusieurs résultats de nature et destination
différentes peuvent être émis par une même
condition.
Condition d’émission des résultats Exemple

 L’ordre de livraison est émis si le produit (farine) est en


stock
 S ’il ne l’est pas, une proposition de produit de
substitution est émise ainsi qu’un ordre de
réapprovisionnement

Opération

Condition

Résultat
Condition d’émission des résultats Exemple

Commande de farine

PRISE DE COMMANDE

Pas de Farine en
farine stock
en stock

Proposition de produit Ordre de livraison


de substitution
Ordre de réapprovisionnement
Un autre exemple Demande de prêt

Instruction du prêt

OK OK

Prêt Prêt
Echéancier Courrier client
en gestion refusé
Condition d’émission des résultats (2)

 Dans la pratique, les conditions


d’émission des résultats découlent de la
mise en œuvre des règles de gestion
complexes ;

 Exemple: Le courrier est envoyé au client


si le prêt est refusé et si la demande a été
formulée par courrier et s’il s’agit d’une
demande individuelle.
Synchronisation (1)
 La synchronisation représente une pré-condition pour
l’activation d’une opération à partir de plusieurs
événements ;
 Elle permet le découpage d’un processus en plusieurs
opérations
 Elle est spécifiée par :
 Le nom des événements,
 Un prédicat qui précise leur participation.
Synchronisation (2)
 La synchronisation se traduit par une expression logique
s’appliquant sur la présence (ou l’absence) des occurrences
d’événements sollicitant l’opération ;
 L’expression logique de la synchronisation utilise les
opérateurs classiques ET, OU, NON, et toute combinaison
admise par la logique ;
 Si la condition est vérifiée, l’opération peut démarrer et
les occurrences «déclencheuses» sont consommées par
l’opération ;
 Si la condition n’est pas vérifiée, la synchronisation et les
occurrences d’événements présents restent en attente
jusqu’à ce qu’elle soit vérifiée.
Exemple de Synchronisation
 Lamise en place du prêt ne se fera que lorsque la
proposition sera établie ET que le délai de
réflexion sera écoulé ET que le client aura donné
son accord.

 La réalisation d’une partie du prédicat laisse les


événements en attente : Si le délai de réflexion
est écoulé, l’opération attendra l’accord du
client.
Exemple de Synchronisation

Délai réflexion
écoulé Proposition
Accord client

ET

Mise en place du prêt

Enregistrement du prêt

Prêt en gestion
Evénements déclencheurs
[nom du type [nom du type
d’événement] d’événement]

Synchronisation [Expression logique]

Opération [nom opération]


-fonction 1 -...
-fonction 2 -fonction n

[condition ... [condition


d’émission résultat 1] d’émission résultat n]

[nom du type [nom du type [nom du type


de résultat] de résultat] de résultat]

Résultats émis
Synchronisation : Notion de consommation

 Une fois l’opération déclenchée l’événement qui lui a


donné naissance peut être mémorisé dans le SI mais n’a
plus la caractère de stimulus ;

 On dit qu’il y eu consommation de l’événement ;

 Cette notion permettra de mettre un même événement en


entrée de plusieurs opérations, celle qui sera activée sera
celle pour laquelle la synchronisation est réalisée la
première.
Exemple
Délai de Proposition
Accord client réflexion écoulé
Délai commercial
b écoulé
c
a
ET
ET
Mise en place du prêt Suppression

Enregistrement du prêt Invalidation de la


proposition

Prêt en gestion Proposition


invalidée
Exercice
 Pour effectuer une opération, l’intervenant a
quelquefois besoin de plusieurs messages qu’il a
reçus ou qu’il va recevoir.

 Pour aller au cinéma, j’ai besoin de l’accord de


ma mère et de mon père. Sachant que l’accord de
ma grand-mère paternelle remplace celui de mon
père.

 Modélisez …
Avec synchronisation
Accord de la grand-mère b
c Accord de la mère
Accord du père a

(a OU b) ET c

ALLER AU CINEMA

Emploi du temps
Sans synchronisation: les messages arrivent un par un

Accord de la mère

Prise en compte Accord du Père


accord Mère Accord de la
Accord du Père Grand-Mère
ou de la Grand-Mère Prise en compte
accord Père

Accord de la Mère Prise en compte


accord Grand-Mère
Accord de la Mère

Emploi du temps

= aller au cinéma
Autre modélisation…

Planifier emploi du temps

Si accords: (a OU b) ET c

Message résultat:
emploi du temps
= aller au cinéma
Règles de base à satisfaire
Description d’une opération conceptuelle

 code de l’opération
 libellé
 définition
 domaine
 liste des actions effectuées par l’opération
 liste des événements en entrée de l’opération et leur
provenance
 définition de la synchronisation (prédicat)
 liste des résultats avec leur condition d’émission et de
destination
 fréquence de réalisation, délai de mise en œuvre, durée,...
Notions complémentaires

 Certaines situations à modéliser rendent


nécessaires des éléments complémentaires tels
que :
 la durée de l’opération,
 la duplication d’un résultat,
 la participation d’un événement à une
synchronisation.
Décomposition en opérations conceptuelles

 Cette décomposition répond aux 3 principes


suivants :
 Non interruptibilité par rapport à un événement
externe (une opération est une suite non interruptible
de traitements),
 Non redondance des actions mises en œuvre,
 Absence d’actions optionnelles à l’intérieur d’une
opération.
Décomposition en opérations conceptuelles:
Exemple
Demande client

Demande client Demande


de prêt
DEVIS
Elaboration devis
PROPOSITION
Demande Devis
Elaboration devis
de prêt
ET
Elaboration
proposition PROPOSITION
Elaboration
proposition
Devis
Non redondance des actions mises en œuvre
Demande de prêt Demande
modifiée
ET
INSTRUCTION
Vérification pièces
INSTRUCTION
Saisie dossier Vérification pièces
Saisie dossier
OK OK
OK OK
Dossier admis Dossier en attente
Dossier admis Dossier
Mise en place rejeté

Mise en place
Demande modifiée
Demande prêt b
a c
a ou ( b ET c )
INSTRUCTION
Vérification pièces
Saisie dossier

OK OK

Dossier admis Dossier en attente

Mise en place Dossier rejeté


Non redondance des actions mises en œuvre

 La première représentation fait apparaître plusieurs redondances :

 vérification des pièces

 saisie dossier

 mise en place du prêt

 Elle doit être remplacée par la deuxième représentation où le prédicat

indique les conditions dans lesquelles la «vérification des pièces» et la

«saisie dossier» doivent être effectuées.

 Remarque: la redondance des règles de gestion n’est pas toujours

possible à vérifier
Homogénéité d’une opération (1)

TRAITEMENT DEMANDE
vérification solvabilité
élaboration devis

OK OK

Client
douteux Devis
Homogénéité d’une opération (2)

CONTRÔLE

Vérification solvabilité

Devis
Client douteux

DEVIS

Elaboration devis

Devis
Elimination des non-événements
Exemple: Si le client n’a pas payé un mois après
l’échéance on lui envoie une relance

TRAITEMENT ECHEANCE

Règlement client Délai


Échéance à payer
ET ET
ENCAISSEMENT RELANCE
Vérification des cycles
Règlement Échéance à payer Délai
b c c
a a b
a ET (b OU c) b ET (a OU c)

ENCAISSEMENT RELANCES

Échéance réglée Échéance relancée


Délai mise
en demeure ET
MISE EN DEMEURE

CYCLE
Opération associée aux données (1)
 Une opération associée aux données est une
représentation qui permet de mettre en évidence
la traduction des actions consécutives de
l’opération conceptuelle en actions type sur les
entités du MCD.
 Dans une opération conceptuelle, les différentes
actions sont traditionnellement représentées par
des verbes d’action thématiques (Ouvrir un dossier,
Instruire un dossier, Mandater un expert).
Opération associée aux données : Exemple

 Il est nécessaire de transformer les


verbes d’action thématiques en verbes
d’action sur les entités du MCD
 Ouvrir un dossier ==> CRÉER Dossier
 Instruire dossier ==> MODIFIER Dossier
 Mandater un expert ==> CONSULTER Expert
Demande de prêt Devis MCD

DOSSIER
ET

ELABORATION PROPOSITION

Consultation dossier (devis) 1,1


Modif. client (prospect -->client) Dossier-Client
[Link] (enrichissement) 1,n
Modif. relation Dossier-client
CLIENT
Modif. dossier (devis -->proposition)
Opération associée aux données (2)
Décomposition en opérations associées aux données
 Cette décomposition est identique à la décomposition en
opérations conceptuelles.
Description d’une action élémentaire
 Une action élémentaire se traduit par l’action exercée sur
une entité du MCD. Les actions possibles sont: CRÉER,
MODIFIER, CONSULTER et SUPPRIMER.
Confrontation D/T
 Le sous schéma est un sous-ensemble du MCD, constitué des
objets et relations impactés par des actions élémentaires
d’une opération associée aux données.
 Son formalisme est identique à celui du MCD.
Passage du MCF au MCT
 Traduire les flux entrants en événements ;
 Traduire les flux sortants en résultats ;
 Traduireles contraintes légales ou réglementaires
en événements artificiels ;
 Découper chaque processus en opérations
conceptuelles en vérifiant systématiquement
qu’une opération est non interruptible par un
événement externe.
Règles de syntaxe (1)
 Un acteur émet au moins un événement, ou reçoit au
moins un résultat ;
 Un événement provient d’au moins un acteur ;
 Un résultat provient d’au moins une opération ;
 Tout résultat a au moins une destination: opération ou
synchronisation ;
 Une opération est déclenchée soit directement par un
événement ou un résultat, soit par une synchronisation
unique ;
 Une synchronisation lie au moins deux événements ou
résultats par une expression logique.
Règles de syntaxe (2)

 Le MCT ne vit que pas ses échanges avec


l’environnement ;
 Les événements ne naissent pas spontanément.
 Les résultats sont utilisés (une expression logique
associée à une synchronisation ou à l’émission
d’un résultat ne peut être toujours fausse).
Liste des éléments constituants un MCT

 Liste descriptive des acteurs


 Graphiques
 diagramme des flux
 schéma d’entraînement des événements, résultats
présenté en général par processus
 Pour chaque opération : description (succincte ou
détaillée suivant le niveau d’étude)
 des événements contributifs et du contenu du message
associé
 des conditions liées à la synchronisation
Test: vrai ou faux?
 Une opération conceptuelle peut n’être
effectuée par aucun intervenant?
 Une opération conceptuelle peut être
effectuée par plusieurs intervenants?
 Un message peut être événement de
plusieurs opérations?
 Un message peut être résultat de plusieurs
opérations?
Chapitre 6 : Modélisation
Organisationnelle des données
et des traitements (MOD & MOT)
On est ici …
Modèles
Niveaux
Données Traitements

Conceptuel MCD MCT

Organisationnel MOD MOT

Logique MLD MLT

Physique MPD MPT


Plan du chapitre 6
 Description du niveau organisationnel
 Le MOD
 Le MOT
 Objectifs du MOT
 Formalisme du MOT
 Notion d’opération/tâche
 Procédure organisationnelle
 Tâche
 Synchronisation
 Procédure fonctionnelle
 Confrontation données-traitements
Le niveau organisationnel ??

Le moineau, si petit soit-il,


possède des entrailles complètes

(Proverbe chinois)
Le niveau organisationnel (1)

 Exprime les choix organisationnels de ressources humaines


et matérielles
 Définit:
 la répartition géographique et fonctionnelle des sites de
travail (du point de vue des données et des traitements)
 le mode de fonctionnement: temps réel ou temps différé
 la répartition du travail homme/machine (degré et type
d’automatisation)
 les postes de travail et leur affectation,
 la volumétrie des données
 a sécurité des données

 Indépendamment des moyens de traitement et de stockage


de données actuels ou futurs
Le niveau organisationnel (2)

Exemples:
 La facturation sera décentralisée dans les agences.
 Réaliser telle partie d’une application en conversationnel,
laisser toute autre partie manuelle.
 Créer tel type de poste de travail.

Exemples d’ éléments organisationnels :


 un document (rapport d’activité, tableau de bord,...)
 la sécurité (site de «backup» pour le stockage des données).
 la date (peut être un élément conceptuel dans certaines
organisations).
Le niveau organisationnel (3)
 Introduit les notions de temps, d’acteurs, de
volumétrie et de sécurité des données, de lieu et
d’espace,
 concernant la répartition et l’affectation
des postes de travail (en tant que fonction de
l’organisation), de sites géographiques,
 à la fois du point de vue des données et des
traitements.
 Les opérations conceptuelles vont être
décomposées au niveau organisationnel en une ou
plusieurs opérations organisationnelles.
Le niveau organisationnel…

C’est la description des postes de


travail de l’entreprise et des
informations qu’elle traite
Les MOD
 Les MOD ajoutent la géographie des
données aux concepts.
 Chaque modèle organisationnel est un sous-
ensemble du modèle conceptuel adapté à
un site de données.
 Un MCD correspond à un domaine.
 L’étude des MOD se conduit par domaine
afin de faire ressortir les cohérences et les
consolidations entre sites.
Les MOT
 Les MOT définissent ce que fait chaque
poste de travail, QUI FAIT QUOI?
 Au préalable, on doit définir l’organisation
des postes de travail, QUI?
 Passage du MCT au MOT: les fonctions de
l’entreprise sont «projetées» sur les postes
de travail.
 Toute opération conceptuelle devra être
exécutée de manière organisée par un poste
de travail.
Poste de travail: QUI?
 Un poste de travail est une responsabilité au sein de
l’entreprise.
 Un poste de travail est défini par les moyens mis à
disposition (personnes, ressources matérielles et
logicielles) et le travail à effectuer (les opérations
organisées).
 La définition des postes de travail reflète les intervenants
définis au niveau conceptuel.
L’organisation est spécialisée...

ORGANISATION
POSTE 1 POSTE 2 POSTE 3
F
O Intervenant 1
N
C Intervenant 2
T
I
O Intervenant 3
N
... ou polyvalente

ORGANISATION
POSTE 1 POSTE 2 POSTE 3

F
O
Intervenant 1
N
C Intervenant 2
T
I
O Intervenant 3
N
Organigramme

 L’organigramme est un dessin représentant la


structure d’organisation des postes de travail de
l’entreprise ;

 Un organigramme de «postes de travail» a


plusieurs formes et sera plus ou moins détaillé
selon l’objectif poursuivi par sa construction.
Objectifs du MOT
 Le MOT a pour objectif de représenter les
traitements en prenant en compte les choix et
les contraintes liées à l’organisation.
 La modélisation s’effectue en faisant abstraction
du COMMENT faire technologique.

M. O. T.

QUOI QUI QUAND OU


Piège à éviter (1)
 Le niveau organisationnel est indépendant des choix
technologiques ;

MAIS
 Certaines options techniques peuvent avoir un impact sur
l’organisation ;

AUSSI
 Il convient de différencier choix technologique (qui a le
plus souvent un impact organisationnel) et comment
faire technique.
Piège à éviter (2)
 Choix technologiques :
 Traitements effectués par lot, par opposition au
temps réel ;
 Mode d’automatisation: TR conversationnel, saisie
par codes à barre, automate bancaire…

 Comment faire technique :


 SGBDR ou SGBD classique, AGL, traitements
centralisés ou serveurs départementaux…
Problématique (1)

 Qui est qui?

 Qui fait quoi?

 Quel poste de travail effectue quelle

opération au moyen de procédures?


Problématique (2)
Le MOT se concentre sur le COMMENT?
 Définition des différentes ressources à mettre
en œuvre (moyens techniques ou humains,
espace, temps, données) ;
 Décomposition des opérations spécifiées au
niveau conceptuel en des éléments plus fins et
homogènes, les tâches ;
 Organisation de l’ensemble des ressources
permettant d’assurer l’exécution des tâches
envisagées.
Problématique (3)
 Il s’agit ici :
 De spécifier le contenu de chaque opération
conceptuelle ;
 De construire une ou plusieurs solutions
organisationnelles.
La difficulté réside dans la diversité des solutions
d’organisation envisageables.
Problématique (4)
Une solution d’organisation doit préciser au
minimum :
 L’organisation prévue pour les personnels, avec les
différents postes de travail et/ou services dans lesquels
seront réalisés les traitements des différentes tâches ;
 La circulation des informations entre ces centres
d’activités ;
 Dans les postes de travail, les différentes tâches à réaliser
et selon quelle chronologie ;
 Pour chaque poste de travail et chaque tâche, la part
assurée par l’homme et celle assurée par la machine.
Problématique (5)
Chaque solution d’organisation doit aussi être
évaluée selon 4 critères :

 Critères économiques

 Critères techniques

 Critères ergonomiques

 Critères d’ordre social


Formalisme du MOT
 Pas de formalisme spécifique ;
 Le MOT reprend les concepts du MCT, parfois
réadaptés ;
 Auxquels sont ajoutés de nouveaux concepts tels
que :
 le poste de travail
 la tâche/opération
 la procédure organisationnelle
Procédure décomposée...
en opérations et par poste de travail

Partenaire Poste 1 Poste 2 Poste 3 Partenaire


Message
Externe
enclenchant

Un MOT analyse les réactions des postes de travail à un message


externe
Comment représenter le temps?

Il est possible de représenter le temps sous forme d’une


colonne comme un acteur

Temps Poste 1 Poste 2 Poste 3 Partenaire

PF A
T0

T0 + 10 PF C PF B
jours
Opération/Tâche : Exemple (1)
Opération «Prise de commande»
 A la réception de la commande:
 Vérifier la confiance que j’ai dans le client: examiner son encours,
ce qu’il me doit et s’il n’a pas atteint son plafond (encours Max)
 s’il n’a pas atteint son plafond: honorer sa commande
 s’il a atteint son plafond: décider si on honore ou non sa commande

 Si la commande est honorable: vérifier si les produits sont en stock


 s’ils ne sont pas en stock: envoyer un avis de réapprovisionnement à un
autre intervenant ou un autre poste de travail
 s’ils sont en stock:

 émettre un avis de déstockage ou un bon de sortie magasin


pour livraison
 envoyer la facture au client
Opération/Tâche : Exemple (2)

MOT 1: l’opération décomposée en tâches


Commande du client

2
Commande client
Commande refusée
au
Fournisseur Facture client
Opération/Tâche : Exemple (3)
Autre modélisation
Commande du client

1 2 3

Commande Commande client


au fournisseur refusée

Facture au Client
Tâche/Opération: Formalisme

Expression logique

Nom Opération

Description

Condition
d’émission
des résultats
Tâche/Opération: exemple
Demande de prêt Devis élaboré Evénement

Synchronisation
ET
Nom de la procédure
CONSTRUCTION M fonctionnelle
Agent
PROPOSITION A
Commercial
N Type d’automatisation
Vérification dossier U Opération élémentaire
E Organisée ou tâche
Incomplet Complet L
Condition d’émission
des résultats

Dossier à compléter Dossier à instruire Résultat

Poste de travail
Procédure- Opération- Poste de travail (1)

 La procédure est composée d’opérations


organisées (Quoi?) par des postes de
travail (Qui?)
 Chaque opération est enclenchée par 0, 1, ou n
messages événements et, après traitement engendre
0, 1 ou n messages résultats ;
 L’opération peut être enclenchée de manière
périodique.
Tous les
10 jours Temporisateur
émettre factures
des clients réguliers
Factures client
Procédure- Opération- Poste de travail (2)

 Sans message événement, ni temporisateur, l’opération


est une décision ;
 Sans message résultat, l’opération est une prise en
compte d’un message informant venant d’un partenaire.

Prendre
note

J’ai décidé que...


Procédure organisationnelle
 Une procédure est un choix d’organisation face à
un événement (message) externe (venant d’un
partenaire) ;
 Une procédure prévoit tous les cas possibles à
l’intérieur de cette procédure :
 «savoir qui est le responsable d’un disfonctionnement»
 Définir les procédures d’urgence
 Uneprocédure peut commencer par une opération
sans message événement (décision de passer des
contrats financiers).
Procédure organisationnelle (1)
 Définition: Enchaînement de traitements (tâches et/ou
phases) affectés à un ou plusieurs sites ou services au
sein d’un même processus ;
 Un même processus conceptuel peut donner lieu à des
procédures organisationnelles distinctes, le critère de
distinction étant en général plutôt métier.
 Exemples:
 Création d’un dossier de prêt pour un capital <= 2MD
;
 Création d’un dossier de prêt pour un capital >2MD ;
 Retrait d’argent par DAB ou à l’agence.
Procédure organisationnelle (2)

Identification des unités organisationnelles : site,


service, poste de travail

 Les unités organisationnelles de type site sont


généralement obtenues par examen de la
répartition géographique de la structure de
l’entreprise .
 Exemples:
 Siège, Agence, Bureau.
Procédure organisationnelle (3)

Identification des unités organisationnelles : site,


service, poste de travail

 Les unités organisationnelles de type service sont


généralement obtenues par examen de
l’organisation de l’entreprise en services, divisions
ou départements
 Exemples:
 direction agence, service commercial, administratif
agence
Procédure organisationnelle (3)
Identification des unités organisationnelles : site,
service, poste de travail
 Les unités organisationnelles de type poste de travail sont
généralement obtenues par examen de l’organisation
particulière à chaque site ou service ;
 En particulier, la répartition des responsabilités et
l’organisation des ressources ;
 Un poste de travail est caractérisé par :
 une ou plusieurs ressources humaines ayant la même qualification
(compétence) ;
 une ou plusieurs ressources machines adaptées (micro, téléphone,
Minitel,...).

 Exemples: agent administratif, agent commercial, guichet


Poste de travail
 Définition: Centre d’activité élémentaire du
domaine comprenant tout ce qui est nécessaire à
l’exécution des traitements.
 Spécifications d’un poste de travail :
 Compétences et aptitudes requises par les
personnes intervenant sur ce poste ;
 Caractéristiques techniques des matériels
associés à ce poste ;
 Aménagement général du poste et sa
localisation dans l’espace.
Identification d’une procédure
organisationnelle (1)

A partir de l’événement déclencheur d’un


processus, recenser tous les enchaînements
possibles d’opérations, tenant compte des unités
organisationnelles sollicitées, pour parvenir au
résultat du processus.

 Exemple:
 L’examen du processus «création d’un dossier de prêt»
permet d’identifier:
 une procédure «création d’un dossier de prêt d’un capital
>2MD» sollicitant l’agence et le siège,
 une procédure «création d’un dossier de prêt d’un capital
<=2MD», sollicitant l’agence uniquement.
Identification d’une procédure
organisationnelle (2)

 Remarque: Au niveau du modèle, on pourra faire


figurer plusieurs procédures fonctionnelles issues d’un
même processus, sur un même schéma ou les
représenter sur des schémas distincts.
Exemples:
 La procédure organisationnelle «création d’un dossier de
prêt <=2MD» possède une variante pour un prêt <=500MD
et une variante pour un prêt > 500MD.
 La demande de passeport recouvre les 2 cas suivants:
 demande d’un premier passeport,
 demande de renouvellement.
Identification d’une procédure
organisationnelle (3)
 Les variantes de procédure sont déterminées
 a priori (expertise) ;
 a posteriori par analyse critique de
l’organisation.
 Exemple:
 a priori : procédures différentes pour la
création d’un prêt pour un client français ou
étranger
 a posteriori : procédures différentes de
remise des espèces dans une petite et dans une
grande agence
Opération organisée ou Tâche
 Définition: Une tâche est l’affectation des
traitements d’une opération conceptuelle à une
unité organisationnelle de type site ou service.
 La tâche est une première étape dans
l’élaboration du MOT au niveau poste de travail
(procédure fonctionnelle);
 Elle représente l’avantage de permettre une
validation fonctionnelle par un niveau
hiérarchique important.
Tâche : Exemple
Déclaration accident
M.C.T.

OUVERTURE DOSSIER
Vérifier
M.O.T.
Contrôler
Analyser

Ouvrir

incomplet non couvert accepté trop grave

demande infos non couvert notif. expert


dossier transmis
Tâche : Exemple

 L’opération conceptuelle «élaboration


proposition» se scinde, dans le cas d’un
prêt >2MD, en 3 tâches :

 Préparation proposition effectuée par


l’agence ;
 Décision effectuée par l’agence ;
 Remise proposition effectuée par l’agence.
Tâche :Elaboration & Vérification
 Elaboration: Pour une procédure organisationnelle, à
partir de l’opération conceptuelle du processus, affecter
tout ou partie de la tâche à une unité fonctionnelle de
type site ou service
 Vérification:
 La tâche doit laisser le SI dans un état stable et
cohérent -ie- une action élémentaire du MCT ne peut
être scindée entre 2 tâches ;
 Cette règle amène, si nécessaire, à scinder une
action élémentaire en plusieurs actions élémentaires
organisées.
Tâche :Exemple
 L’opération élémentaire conceptuelle: «mise à
jour du dossier» dans l’élaboration d’une
proposition doit être réalisée:
 Dans la tâche «préparation proposition» le dossier
est mis à l’état : pré-validé ;
 Dans la tâche «décision» le dossier est mis à l’état :
validé.
Tâche (1)
 Une tâche est caractérisée par:
 Le poste type auquel l’opération est affectée
 Le degré d’automatisation de l’opération: M,C ou A
 manuelle
 conversationnelle
 automatique

 Le délai de réponse de l’opération: I ou D


 immédiate
 différée

 Le mode de fonctionnement de l’opération: U ou L


 unitaire
 par lot
Tâche (2)
 Une opération organisée ou tâche est
aussi:
 Un ensemble de règles de traitements
exécutées sans attente (une règle de
traitement consiste à décrire sous une forme
arithmético-logique, un algorithme appliqué à
un certain nombre de données.
 Un ensemble d’actions effectuées par
l’opération sur les données mémorisées,
appartenant à un sous-schéma du MCD
(actions de mise à jour, ou de consultation).
Evénement/Résultat-message
 Lesconcepts d’événement et de résultat sont les
mêmes qu’au niveau conceptuel ;
 Tous les événements et résultats décrits dans le
MCT doivent se retrouver dans le MOT,
éventuellement sous une forme éclatée.
 Exemple:
 L’événement «Demande client» du MCT pourra se
transformer dans le MOT, en la succession
d’événements suivants :
 Demande initiale
 Demande modifiée
 Demande confirmée
La synchronisation
Notion inchangée par rapport à sa définition du niveau
conceptuel
TERMINAL
Paiement par CB DISPONIBLE

PAIEMENT MANUEL ET
utiliser le «fer à repasser» PAIEMENT INFORMATIQUE
vérifier liste oppositions
reporter le montant utiliser le terminal
faire signer par le client taper le montant
faire taper code client

facturette ticket
Opération élémentaire organisée
 Une opération élémentaire organisée ou tâche
élémentaire est issue soit de la totalité d’une opération
élémentaire conceptuelle, soit de la partie de l’opération
élémentaire affectée à l’unité organisationnelle.
 Décrire l’opération élémentaire:
 En reconduisant les éléments descriptifs de l’opération
élémentaire conceptuelle ;
 En précisant, si nécessaire, les éléments particuliers induits par
l’unité organisationnelle.
 Exprimer toutes les opérations à partir de verbes
d’action.
 Exemples: contrôler, calculer, consulter, mettre à
jour,...
Procédure fonctionnelle
 Définition: Une procédure fonctionnelle est un ensemble
d’opérations élémentaires organisées consécutives affectées
à un même poste de travail.
 Une procédure fonctionnelle correspond à une unicité :
 de lieu: la procédure fonctionnelle est effectuée par un poste de
travail unique ;
 de degré d’automatisation: manuel, batch, conversationnel,
automatique (DAB par exemple), type micro, Minitel,...
 de temps: Une fois la procédure fonctionnelle activée, rien ne doit
l’interrompre.
 Les ressources affectées sont indisponibles pendant la durée
d’exécution de la procédure fonctionnelle.
 En cas d’interruption (panne par exemple) la procédure est réputée
non exécutée et le SI doit être remis dans l’état initial.
Procédure fonctionnelle: Valorisation de l’activité
de la procédure fonctionnelle

 La valorisation de l’activité de la procédure fonctionnelle


s’appuie sur les informations suivantes :
 La fréquence d’apparition des événements: elle peut être
constante ou distribuée dans le temps ;
 La durée de la procédure fonctionnelle ;
 La duplication des résultats: nombre d’occurrences identiques du
résultat émis par la procédure fonctionnelle (par défaut = 1).
 Exemple:
 Procédure fonctionnelle: «retrait d’espèces au guichet»
 Durée moyenne: 10 minutes
 Fréquence: 50 fois par jour en moyenne, maximum 100 fois
 Résultat: bordereau de remise d’espèces en 3 exemplaires
Procédure fonctionnelle: Consolidation du poste de
travail
 L’ensemble des procédures fonctionnelles affectées à un
poste de travail doit être consolidé afin de vérifier:
 L’adéquation des traitements affectés au poste de
travail par rapport aux compétences ou aptitudes des
ressources humaines et aux caractéristiques des
ressources matérielles
 L’ergonomie générale du poste de travail
(essentiellement l’aménagement général du poste et
le maquettage du menu)
 La faisabilité de la future exploitation informatique
induite par les procédures fonctionnelles
Procédure fonctionnelle
Consolidation du poste de travail: Exemple

P o ste d e tr a v a il : G u ic h e t
PROCEDURE FREQUENCE DUREE
R e m is e d e 1 0 0 p a r jo u r 1 0 m in u te s
chèque
V ersem ent en 5 0 p a r jo u r 8 m in u te s
liq u id e
T r a it e m e n t 6 0 p a r jo u r 1 0 m in u te s
v ir e m e n t
V é r ific a t io n 1 p a r jo u r 3 0 m in u te s
c a is s e
Et les Données?
 Les entités du sous-schéma organisationnel des données
sont identiques (au sens formalisme et définition) aux
entités du MOD
 Exemple: Sous-schéma organisationnel de la procédure
fonctionnelle «enregistrement proposition»

CLIENT DOSSIER

N° client N° dossier
Nom 0,n 1,n Date création
Adresse capital
Qualité type remboursement
Ancienneté code validation
Confrontation Données/Traitements

 Consolider l’ensemble des propriétés


manipulées par les actions élémentaires
organisées de la procédure fonctionnelle en
utilisant le sous-schéma organisationnel des
données.

 Rapprocher ce sous-schéma du MOD.


Construction du MOT par site ou service
A partir du MCT et de la structure de l’entreprise :
 Recenser les unités organisationnelles de type site ou
service ;
 Affecter les traitements aux unités organisationnelles
(tâches) ;
 Représenter le modèle sous forme de colonnes, dans
chaque colonne on représente :
 Les tâches exécutées par le site ou service ;
 Les enchaînements: événements et résultats en liaison avec les
autres sites ou services ou avec l’extérieur ;
 Les synchronisations entre événements.
Conclusion: Construction du MOT (1)

 En étude préalable :
 Proposition d’une variété de solutions par le
choix des postes, du degré d’automatisation,
de l’organisation des opérations organisées.
 En étude détaillée : les principes
organisationnels ont été fixés :
 Détailler le contenu des opérations et des
messages,
 Expliciter toutes les procédures même
secondaires.
Conclusion: Construction du MOT (2)
 Faire le choix des postes, en spécifiant les ressources
humaines et informatiques
 Décomposer chaque opération conceptuelle en tâches, les
ordonner, les affecter aux postes, préciser les différentes
caractéristiques (degré d’automatisation, délai de réponse,
mode de travail).
 S’assurer de la faisabilité des tâches par rapport aux
ressources composant le poste ;
 Préciser les différentes phases ;
 Evaluer l’ergonomie générale de chaque poste de travail
par rapport à l’ensemble des phases à assurer ;
 Envisager des solutions alternatives: variantes de
procédures.
Exemple de procédure
Soit, une opération conceptuelle «décider de réparer» :
 Le responsable du chantier constate qu’un matériel qu’il utilise est
endommagé.
 Il en réfère au responsable départemental qui a le droit de donner des
ordres de réparations quand le devis estimé ne dépasse pas 10.
 Si le responsable départemental estime que la réparation n’est pas
nécessaire, il avise le responsable de chantier de son refus de réparer le
matériel.
 S’il pense que la réparation est nécessaire, mais que son montant
dépasse 10, il fait une demande de réparation régionale au responsable
régional qui a le pouvoir de décider la réparation si son montant ne
dépasse pas 100.
 En cas de devis de réparation supérieur à 100, le responsable régional
demande au responsable national qui donne son accord de réparation ou
refus au responsable régional.
 Le cas des multinationales n’est pas envisagé ici.
Responsable Responsable Responsable Responsable
Départemental Réparateur
Chantier Régional National
Chapitre 7 : Modélisation logique
des données (MLD)
On est ici …
Modèles
Niveaux
Données Traitements

Conceptuel MCD MCT

Organisationnel MOD MOT

Logique MLD MLT

Physique MPD MPT


Plan du chapitre 7
 Description du niveau logique
 Le MLD
 Modèle Relationnel
 Notion de table
 Notion d’attribut
 Règles de transformation du MCD au
MLD
 Normalisation
Problématique (1)

 La modélisation logiques des données est une


représentation des données, issues de la
modélisation conceptuelle puis organisationnelle
des données ;
 Elle est exprimée dans un formalisme général et
compatible avec l’état de l’art technique ;
 Elle tient compte des aspects coûts/performances
liées aux traitements.
Problématique (2)
 La modélisation logique des données conduira aux
opérations suivantes :
 Transformation du MCD-MOD, en un MLD exprimé dans
un formalisme logique adapté au SGBD envisagé ;
 Quantification en volume du modèle logique ;
 Valorisation de l’activité générale par les modèles
externes associés aux traitements ;
 Optimisation générale (notamment du coût induit par le
mode de gestion) ;
 Le MLD sera ensuite transformé et adapté en fonction des
spécificités du langage de définition des données spécifique
à l’outil retenu pour devenir MPD.
MLD
 Aujourd’hui, 2 formalismes théoriques de
bases de données sont disponibles pour la
représentation de MLD :
 le modèle relationnel
 le modèle orienté objet
 Au modèle relationnel est associé les SGBD
relationnels, d’où l’appellation MRD.
 Actuellement, les SGBD relationnels sont
les plus utilisés.
Unité de stockage

 Lesdonnées sont mémorisées dans des unités de


stockage du système informatique.
 Une unité de stockage est définie au croisement
de :
 une unité organisationnelle
 un mode de gestion des données
 une ressource technologique
 Exemple : L’unité de stockage de l’agence en
mode relationnel ORACLE sur micro.
Modèle relationnel (1)
 Le modèle relationnel a été défini par E.F. Codd
en 1970 à IBM San José
 Aspects fondamentaux du modèle relationnel :
 Une algèbre permettant de manipuler des tables et des
relations ;
 Une démarche de conception permettant de définir une
collection de relations.
 Bibliographie :
 Delobel, 1982
 Gardarin, 1982, 1995
 Bouzeghoub et al, 1990
 ...
Modèle relationnel (2)

 Un modèle est dit relationnel dans la mesure où il


permet de parcourir la structure des données
empruntant des chemins non prédéfinis, constitués en
dynamique par des requêtes.
 Les concepts du modèle relationnel découlent de la
théorie des ensembles.
 A ce type de modèle sont associées les notions suivantes:
 domaine
 table relationnelle
 attribut
 tuple (ou n-uplet)
Modèle relationnel : Les Domaines

 Un domaine est un ensemble de valeurs ayant


une signification pour l'utilisateur.

 Exemples : le domaine des noms, le domaine des


âges,...

 Exemple : le domaine des entiers E={...-2,-


1,0,+1,+2,...}
Modèle relationnel: Table relationnelle

 Une table relationnelle est un sous-ensemble du


produit cartésien d'une liste de domaines (non
nécessairement distincts).
 Une table relationnelle est généralement
caractérisée par un nom.
 Exemple:
 D1= {n°compte}
 D2= {Solde_compte} : on peut composer la
relation "compte".
 Le Produit cartésien d'un ensemble de domaines D1,
D2,...,Dn est l'ensemble des n-uplets ou tuples
{v(1),v(2),....,v(n)} tels que v(i) appartient à Di.
Table relationnelle, attribut, tuple

 La table (ou relation) est définie comme un


tableau de données ;
 Les colonnes sont les attributs et les lignes sont
des tuples ;
 Un ou plusieurs attributs permettent d’identifier
de façon unique chaque tuple de la table: la clé
primaire ;
 La clé primaire est dite simple si elle est
constituée d’un seul attribut et composée dans
le cas contraire.
Notion d’Attribut

 L'ordre des colonnes est sans importance ;

 Plusieurs colonnes peuvent appartenir à un


même domaine ;

 On associe un nom à chaque colonne ;

 Un attribut est une colonne d'une table


caractérisée par un nom.
Clé de table relationnelle

 Une clé est un ensemble minimal d'attributs qui

détermine tous les autres ;

 Il peut y avoir plusieurs clés pour une même

relation ;

 On en choisit en général une comme clé

primaire.
Clé étrangère
 Le lien entre 2 tables relationnelles est réalisé par
la duplication de la clé primaire d’une table dans
l’autre
 Cette clé dupliquée est appelée clé externe (ou
étrangère)
 Exemple:

CLIENT COMPTE
1,n 1,2 Compte
N° client possède
nom Solde compte
prénom
Table relationnelle : exemple
Clé primaire Attribut Clé étrangère

N° Client Nom Prénom Compte

12345 Hugo Victor 231345A

56789 Zola Emile 349054R

13579 Taha Houcine 478O07T

Tuple
Règles de transformation du MCD en MLD (1)
Attribut
 Une propriété est transformée en attribut
Clé primaire
 Un identifiant est transformé en une clé primaire
Clé composée
 Une concaténation d’identifiants est transformée en une
clé composée
Table issue d’entité
 Toute entité est transformé en table. Ses propriétés
deviennent les attributs de la table. L’identifiant devient
clé primaire de la table.
Exemple
CLIENT
CLIENT (N° client, nom,
N° Client prénom, date naissance)
non
prénom
date naissance TABLE RELATIONNELLE
formalisme de Codd

Entité du MCD
Règles de transformation du MCD en MLD (2)

 Table issue d’une association binaire :


(0,n)-(1,1)
(1,n)-(1,1)
 La clé primaire de la table issue de
l’entité côté cardinalités (0,n) ou (1,n) est
dupliquée dans la table issue de l’entité
côté cardinalités (1,1) où elle devient clé
externe.
Règles de transformation du MCD en MLD (3)

 Table issue d’une association binaire


 (0,n)-(0,1)
 (1,n)-(0,1)

 La clé primaire de la table issue de


l’entité côté cardinalités (0,n) ou (1,n) est
dupliquée dans la table issue de l’entité
côté cardinalités (0,1) où elle devient clé
externe qui peut être une valeur nulle.
Règles de transformation du MCD en MLD (4)

 Table issue d’une association binaire


 (0,1)-(1,1)

 La clé primaire de la table issue de


l’entité côté cardinalités (0,1) est
dupliquée dans la table issue de l’entité
côté cardinalités (1,1) où elle devient clé
externe.
Règles de transformation du MCD en MLD (5)

 Table issue d’une association binaire


 (0,1)-(0,1)

 La clé primaire de la table issue de l’une


des entités est dupliquée dans la table
issue de l’autre entité où elle devient clé
externe qui peut être une valeur nulle.
Règles de transformation du MCD en MLD (6)

 Table issue d’une association binaire


 (0,n)-(0,n)
 (1,n)-(1,n)
 (1,n)-(0,n)

 Une table ayant comme clé une clé


composée des identifiants des 2 entités
est créée. Les éventuelles propriétés de
l’association deviennent les attributs de la
table.
Règles de transformation du MCD en MLD (7)

 Table issue d’une relation ternaire ou


supérieure
 Une table ayant comme clé une clé
composée des identifiants des entités est
créée. Les éventuelles propriété de
l’association deviennent les attributs de la
table.
Règles de transformation du MCD en MLD (8)

 Table issue d’une association réflexive


(0,n)-(0,1)
 La clé primaire de la table issue de
l’entité est dupliquée dans cette table où
elle devient une clé externe qui peut être
une valeur nulle. Les éventuelles
propriétés de l’association deviennent des
attributs de la table.
Règles de transformation du MCD en MLD (8)

 Table issue d’une association réflexive


 (0,n)-(0,n)
 (1,n)-(1,n)
 (1,n)-0,n)
 Une table ayant comme clé une clé composée
de 2 fois l’identifiant de l’entité est créée. Les
éventuelles propriétés de l’association
deviennent des attributs de la table.
Normalisation
 Une mauvaise conception des entités et
associations représentant le monde réel
modélisé conduit à des relations problématiques.
 Une redondance des données conduit à des
risques d'incohérences lors des mise à jour.
 Il s'agit d'éliminer toute anomalie afin de
faciliter la manipulation des relations.
Normalisation des relations
=
Eclatement d'une relation donnée en plusieurs
relations normalisées
L’approche par décomposition
 A partir d'une relation composée de tous les attributs
(relation universelle),
 on décompose cette relation en sous-relations sans
anomalies,
 le processus de décomposition est un processus de
raffinement successif qui doit aboutir à isoler des entités
et des associations du monde réel,
 à partir d'une bonne compréhension des propriétés
sémantiques des données,
 de sorte à obtenir une décomposition sans perte.
Méthodes de décomposition

 Les Dépendances Fonctionnelles

 Les Formes Normales


Dépendances fonctionnelles

 Un attribut ( ou groupe d'attributs) Y


dépend fonctionnellement d'un attribut (ou
groupe d'attributs ) X, si, étant donné une
valeur de X, il lui correspond une valeur
unique de Y (et ceci quel que soit l'instant
considéré).
Les associations du MCD (1)

Cas d'une association de type "père-fils"


 Cardinalités Entité « père » : 0,n ou 1,n
 Cardinalités Entité « fils » : 0,1 ou 1,1
 L'entité « père » devient la table « père » (ou table
source) ;
 L'entité « fils » devient la table « fils » (ou table
destinataire) ;
 L'identifiant de l'entité « père » devient attribut de
la table « fils », on parle dans ce cas de clé externe.
 Les attributs de l'association deviennent attributs de
la table « fils ».
Les associations du MCD (2)
Cas des autres associations: cardinalités de type
0,n ou 1,n
 Une entité devient une table ;

 L'identifiant de l'entité devient clé primaire de la table ;

 Une association devient une table ;

 L'identifiant de l'association devient clé primaire de la


table.

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