Évolution des genres littéraires jusqu'au XVIIIe siècle
Évolution des genres littéraires jusqu'au XVIIIe siècle
Ce texte présente l’évolution des genres littéraires jusqu’au XVIIIe siècle (moyen âge), puis étudie les auteurs et œuvres
des XIXe et XXe siècles.
Le moyen âge:
Le roman - à partir du XII siècle, certaines ouvres étaient écrit en langue romane (français antique). Les romans
racontent des aventures imaginaires —> sujets sont: gestes héroïques des chevaliers ou romans de cour aux aventures
sentimentales
Sont textes en vers
Auteur plus connu - chrétien de Troyes - ouvres —> légende du roi Arthur et des chevaliers de la table ronde
« Tristan et Iseut » - roman courtois le plus connu —> c’est un conte d’amour et de mort qui peint une passion qui
contrevient aux lois de l’homme chevaleresque
Si le roman de chevalerie présentait un monde idéal, d’autres ouvres o raient une satire de la société de l’époque.
La poésie - Au début populaire, la poésie lyrique devient savante avec les troubadours de la région de langue d’oc, qui
célèbrent l’amour courtois, où la dame est vue comme un « seigneur/maître » et l’amant lui est soumis à toutes les
volontés de celle-ci.
La forme poétique compte plus que le contenu.
Les trouvères (dans le nord de la France) reprennent ces thèmes (de la poésie d’oïl), mais de manière plus simple et
moins formelle —> l’amour personni é ouvre la porte à l’allégorie, à la poésie didactique.
Au XIIIᵉ siècle, avec Rutebeuf, apparaît un lyrisme plus personnel, qui aborde des thèmes comme la pauvreté et la vie
du poète.
Au XIVᵉ siècle, naissent les poèmes à formes xes ainsi que les premières règles de rhétorique.
Le théâtre - a une origine religieuse. Les premières ouvres sont liées aux cérémonies du culte.
À partir du XVII siècle le français remplace le latin
On mêle des épisodes profanes qui peu à peu vont constituer un genre dé ni —> le théâtre comique
Le XVI siècle:
Le roman - Écrit en prose et aborde des thèmes très variés. Les récits de la Table Ronde sont abandonnés, mais
l’élément héroïque et merveilleux reste vivant dans l’imaginaire collectif, comme dans les romans de Rabelais,
« Pantagruel » et « Gargantua », peuplés de géants (giganti) et de magiciens.
Ces œuvres mêlent comique burlesque et idées humanistes, en re étant les grandes questions de leur temps. Rabelais
est le représentant le plus marquant de l’esprit de la Renaissance (Cela signi e valoriser l’homme, la connaissance, la
liberté de pensée et la beauté du monde).
Montaigne est aussi une gure centrale: ses Essais sont un recueil de ré exions morales et personnelles sur des sujets
variés, guidées par le cours de sa pensée, de son imagination et de son humeur, montrant une profonde connaissance
du cœur humain.
Le théâtre - Pendant la Renaissance, certains genres théâtraux du Moyen Âge, comme les moralités et les soties,
continuent d’exister mais changent de forme, puis disparaissent. On en retrouvera quand même des traces visibles au
XVIIᵉ siècle.
Les lettrés, passionnés par la culture antique, commencent à traduire des œuvres grecques et latines et à s’inspirer du
théâtre classique. La tragédie et la comédie antiques reviennent à la mode, et un nouveau genre apparaît : la pastorale,
qui raconte des histoires d’amour entre bergers et bergères, dans un monde poétique et idéal. —> ce genre in uera
beaucoup le mouvement littéraire qu’on appellera la préciosité.
Le roman - Au XVIIᵉ siècle, sous Louis XIII, le roman commence à avoir du succès, même s’il est encore considéré
comme un genre mineur, libre des règles classiques. Plusieurs types de romans apparaissent :
• Le roman précieux —> centré sur la galanterie, les sentiments et les décors pastoraux
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• Le roman picaresque —> in uencé par l’Espagne.
• Le roman héroïque —> très long, situé dans des mondes imaginaires
Sous Louis XIV, ces romans trop longs fatiguent le public : ils deviennent plus courts et réalistes. Madame de La Fayette
innove avec une dimension psychologique et écrit « La Princesse de Clèves », un chef-d’œuvre.
D’autres textes en prose sont à la mode : maximes, oraisons et œuvres philosophiques.
Le théâtre - le Grand Siècle du théâtre français, avec les chefs-d’œuvre de Corneille, Racine et Molière.
La tragédie classique, inspirée des tragédies antiques, met en scène des personnages nobles et respecte les règles des
trois unités (temps, lieu, action), la vraisemblance et la bienséance. Elle a une fonction morale : montrer des passions
punies par le destin.
La comédie, au contraire, cherche à divertir le public, et Molière en est le représentant le plus célèbre.
Le théâtre était mal vu par l’Église, qui excluait les comédiens de la communauté chrétienne, mais le public l’adorait.
En 1680, Louis XIV fonda la Comédie-Française, un des plus anciens théâtres du monde
Le XVIII siècle:
La poésie - genre mineur par rapport aux autres formes littéraires. Elle reste fortement in uencée par le Classicisme et
ne connaît pas des innovations.
poète reconnu - André Chénier, représentant du néo-classicisme.
La poésie occupe une place secondaire à une époque dominée par la prose et la pensée philosophique des Lumières.
Le préromantisme est arrivé un peu plus tard en France à cause du siècle de lumière
Thèmes et idées talmente fort qui est di cile voir autres choses - les auteurs donc commencent à parler du cœur de
l’homme
La raison passe en deuxième plan parce que le cœur et les sentiments sont plus importants-
Sentiments —> enthousiasme, idéaux, aspiration les plus nobles, passions
Le cœur est blessé de la société
Mission—> guider le peuple
Le poète est un mage qui interprète la vie profonde de l’univers. Il exerge la magie de mots
Sensibilité, émotion et langage du cœur
Mal du siècle: est un mélancolie, un contraste entre l’idéal (ce à quoi l’homme aspire, ce qu’il veut être) et la vie
quotidienne
Désir d’évasion
Il sont chrétienne donc il croit en le con it entre bien et mal. Le poet guide vers le lumière
Rénovation de la langue
Expression de soi, autobiographie
Liberté
Refuse des schémas et des règles imposé pur le classicisme
Mission
De parler au peuple, de lui faire voir quelque chose, donner un message, indiquer la vie
Sensibilité/ émotion
On remplace la logique et la raison, idées, tourments, idéaux, amour
Mal du siècle
Écart entre l’idéal et le quotidienne
Désir d’évasion
Partir, s’en aller
Rénovation du langage
Langage musical, évocateur
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Le héros romantique —> ils recherche un amour absolu, mais cet idéal est toujours inaccessible : les femmes aimées
sont souvent mariées, indi érentes ou séparées de lui par la religion ou les barrières sociales. Incapable de trouver le
bonheur, il se réfugie dans la religion, le rêve (sogno) ou la révolte contre la société bourgeoise.
Peu à peu, ces héros prend une dimension nouvelle : animé par un sentiment d’injustice sociale, il veut changer le
monde. Des gures comme Quasimodo ou Jean Valjean incarnent cet idéal de la seconde génération romantique,
tournée vers la libération du peuple après celle de l’art.
Le mal du siècle
Chateaubriand décrit le mal du siècle —> cet état de vide intérieur et de désillusion propre à l’homme moderne. Ses
personnages, comme René, ressentent un vague des passions : ils ont une imagination riche, des désirs intenses, mais
une existence vide et désenchantée.
Privés d’illusions avant même d’avoir vécu, ils se sentent incapables d’agir, plongés dans l’ennui et le désespoir.
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VICTOR HUGO (1802-1885)
Victor Hugo, né à Besançon en 1802, est l’un des plus grands écrivains français. Fils d’un o cier bonapartiste et d’une
royaliste bretonne, il passe son enfance à voyager avant de s’installer à Paris.
Monarchiste, très actif, un artiste complet. —› engagé même au niveau politique.
Il publie ses premières œuvres (Odes et poésies diverses) et se tourne vers le roman historique.
Avec les Odes et ballades et surtout la préface de Cromwell, il adopte dé nitivement le romantisme.
Ses drames (Hernani) et ses recueils poétiques (Les Orientales, Les Rayons et les Ombres) marquent son succès.
Il écrit aussi Notre-Dame de Paris et des textes contre la peine de mort (Le Dernier Jour d’un condamné, Claude
Gueux).
Entré à l’Académie française, il traverse une grave épreuve avec la mort de sa lle Léopoldine (1843).
Déçu par la politique de Napoléon III (coup d’État Napoléon III 1851)
Il s’exile à Jersey puis Guernesey, où il écrit ses grandes œuvres de maturité : Les Châtiments, Les Contemplations et
La Légende des siècles. Son roman Les Misérables connaît un succès mondial.
De retour en France en 1870 avec la paix de Sedan, il est accueilli en héros et devient une gure morale et nationale.
Victor Hugo meurt en 1885, à 83 ans. Il est enterré au Panthéon.
LA POÉSIE
Instrument de connaissance (nous permet de voir au delà du monde sensible) dépasse
- éclairer , lumière
- civilisatrice
- moyen d’élever l’âme et de transformer la société
- expression des émotions humaines profondes (douleur, joie, amour)
LE POÈTE
—> guide, un prophète: révèle la vérité, éclaire l’époque
Parce que il voit beaucoup que les autres
—> voix des opprimés: parle au nom de ceux qui n’ont pas voix, justice et liberté
—> éducateur: transmet valeurs et élève consciences
—> témoin de l’histoire: capte douleur et grandeurs - mémoire collective ne disparaît pas
En avril 1822, les soldats ottomans ont tué beaucoup de gens sur l’île grecque de Chios : environ 25 000 personnes
sont mortes et 45 000 Grecs ont été vendus comme esclaves. Cet événement très violent a choqué le monde entier.
Beaucoup d’écrivains, de peintres et de musiciens ont voulu montrer leur soutien au peuple grec.
Le poème « L’Enfant » de Victor Hugo, tiré du recueil Les Orientales (1829), exprime la tristesse et la compassion pour
ces victimes. Il est le pendant littéraire du tableau de Delacroix, Scènes des massacres de Scio, qui montre la même
tragédie avec des images.
Analyse:
La poésie se compose de 6 stances ou strophes chacun de 6 vers (sixains)
Vers alexandrine (12 syllabes) - le vers plus longue qui serve pour raconter une historie
Rime - embrassée (aab ccb)
Strophe 1 analyse:
Thème —> passe/présent, on va parler de la di érence entre présent et passé
Présent - mot de la guerre/mort/ruine - le présent ce la guerre
Répétition - anaphore « chio » - il la utilise parce que chio c’est l’île ideale, où il y a la richesse, ce comme pour exprimer
un désir de renaissance (s’il te plaît revien à être ce que tu étais)
Di érencie entre le deux temps
Strophe 2 analyse:
Thème —> solitude et détresse de l’enfant abandonné
« Tout est désert » - reprend l’idée de présent
« Noircis » - par la guerre
« Yeux bleus » / « blanche » - imp
Cette strophe met en première plan cette enfant seule, abandonné et quelle sont les résultas de la guerre (horreur de la
situation présent, le désert Et même la seule eur qu’il avait, elle avait était oublié)
« Il courbait la tête » signe de tristesse et aussi parce que il avait était vaincu par la guerre
Strophe 3 analyse:
Thème - volonté de consolation du poète
on passe de deux premières strophe de la description à une strophe qui s’adresse directement à l’enfant
Vv 15 - 18 —> donné de lumière
Strophe 4 analyse:
Thème —> attitude reconfrontante et protectrice du poète
Répétition de « gaiment » —> enfant et joie
Strophe 5 analyse:
Thème —> nature exotique, heureuse et paci que de l’île
Tout laisse penser que l’enfant peut être consolé
Strophe 6 analyse:
Thème —> L’enfant ne connaît que la guerre
« Veux tu / que veux tu » anaphore
Ça cette une grand chute (la lecture ne sais Pas) - la caduta (cette à dire tu termine de façon tres forte et tombe)
Espérance
Il veut la vengeance et combat
Pour concourir:
Importance de la conscience de l’injustice humain
Responsabilité du poète, sa mission (le poeté doit faire voir le résultat de la guerre)
Ine cacité de la parole du poète
Dénonciation de la guerre
Destruction que la guerre provoque
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L’adulte consolateur est dépassé par la determination de l’enfant (dans ce poème gagne l’enfant)
Le drame romantique veut donc mélanger les styles et les sujets, contrairement au théâtre classique, qui les séparait.
Dans la préface de Marion Delorme, Hugo veut rénover le théâtre français et le rendre plus libre en supprimant certaines
règles classiques (lieu, temps) tout en gardant la clarté de l’action
Il s’oppose à l’unité de ton, lieu, temps, d’action, bienséance (ne pas choquer la sensibilité des personnages) et
vraisemblance (raconter des choses qui pourraient être vrai
Il défend la liberté de création (tout peut devenir sujet du théâtre), l’expression des sentiments, l’imagination (s’oppose
à la vraisemblance) —> tous ce coté commence à dé nir le théâtre romantique
Théâtre romantique:
-Liberté de formes -> mélange du tragique et du comique, du sublime (quelque chose qui n’ait pas concret, qui
n’appartienne pas à la réalité) et du grotesque.
-Refus des règles classiques -> le dramaturge est libre d’organisée son intrigue et ses personnages
-Héros romantique -> personnages souvent mélancolique, révolté, en quête d’idéal, solitaire (caractéristiques du
personnage romantique)
-Thèmes majeurs -> la liberté individuelle, le destin, la passion, la lutte contre la société ou l’injustice
-Langage poétique et lyrique -> les répliques sont souvent pleines d’émotions et d’images fortes
En parallèle, le mélodrame connaît un grand succès populaire au début du XIXᵉ siècle. Ce genre plaît parce qu’il est
émouvant et spectaculaire, avec des histoires pleines de passion, d’injustice et de vengeance.
Victor Hugo est très connu parce que fait naître un nouveau genre théâtral —> chef de le du mouvement
Préface Cromwell —> manifeste du théâtre romantique
- la théorie de 3 âges
- La théorie du drame
- La mélange de genres (tragédie et comédie)
- L’abandon des unités
Le drame est:
Naît de l’idée chrétienne de l’homme double
L’homme est double - double nature de l’homme
L’homme est charnel (physiquement il existe) - il est enchainé par les appétits, les besoins, les passions. Toujours
courbé vers la terre, sa mere. Périssable (mortelle)
Mais l’homme est aussi éthéré - emporté de ses passions, de l’enthousiasme, de la rêverie (i suoi sogni). Sans cesse
élancé vers le ciel, vers l’in nie, sa patrie. Immortel (l’âme est immortel, le cœur est immortel).
Principes opposes et toujours présents dans la vie de l’homme
Hugo fa nascere questo nuovo genere pk il dramma deve rappresentare l’integrità dell’uomo che è quindi sia sublime
che grottesco: l’homme doble, charnel
HERNANI
1830, acte III, scène 2
L’action:
- aux XVI siècle, en Espagne
- Le Concours de Doña Sol : L'histoire tourne autour de Doña Sol, promise en mariage à son oncle âgé Ruy Gomez de
Silva, mais aimée par Hernani et désirée par le roi Don Carlos.
- Poursuites et cachettes : Hernani, à la tête d'une bande de bandits, tente d'enlever Doña Sol. Le roi intervient
également dans le concours, fouillant le palais de Silva à la recherche du hors-la-loi. Silva, pour honorer son rôle
d'hôte, le cache.
- Le Serment d'Hernani : Après l'enlèvement de Doña Sol par le roi, Hernani et Silva s'unissent pour se venger. Hernani
jure de mourir lorsque Silva sonne du cor de chasse qu'il lui a donné en gage.
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- Fin tragique : Don Carlos est élu empereur et pardonne à Hernani, qui peut en n épouser Doña Sol. Cependant,
Silva, poussé par la jalousie, sonne du cor. Hernani, dèle à son serment, se suicide. Doña Sol, plutôt que de survivre
à son bien-aimé, boit du poison et meurt également, laissant Silva dévastée.
La bataille d’Hernani (1830) marque l’a rontement entre classiques et romantiques lors de la première du drame de
Hugo. L’auteur y brise les règles classiques (unités, bienséance) et crée un héros nouveau, Hernani, partagé entre
amour, vengeance, vie et mort.
À l’acte III, Hernani, désespéré par le mariage annoncé de doña Sol avec son oncle, exprime son désespoir et sa erté
blessée. Face à l’amour impossible, il révèle les traits du héros romantique : solitaire, orgueilleux, révolté contre le
destin, animé d’une passion absolue qui le conduit à la tragédie.
Analyse:
- La malédiction et la culpabilité
« Monts d’Aragon, Galice, Estramadoure ! / Oh ! je porte malheur à tout ce qui m’entoure ! »
Dès les premiers vers, Hernani invoque sa patrie d’Espagne comme témoin de sa faute. L’exclamation solennelle donne
au discours un ton épique.
L’aveu « je porte malheur » installe aussitôt le thème de la malédiction : Hernani se voit comme un être maudit, source
de mort et de ruine.
Le héros s’accuse d’avoir conduit à la mort les plus braves. Les répétitions — « ils sont morts ! ils sont tous tombés ! »
— soulignent la violence du remords.
Il est à la fois coupable et victime du destin, pris entre la justice qu’il revendique et la destruction qu’il provoque.
- L’isolement et la fatalité
« Voilà ce que je fais de tout ce qui m’épouse ! / Est-ce une destinée à te rendre jalouse ? »
Ironie tragique : Hernani se décrit comme un homme dangereux pour quiconque l’aime. L’amour devient contagion de
mort.
La métaphore du mariage élargit la malédiction à toute union possible : aimer Hernani, c’est périr.
« Je n’ai plus un ami qui de moi se souvienne ; / Tout me quitte ; il est temps qu’à la n ton tour vienne. »
Le thème de la solitude domine : Hernani est un être séparé du monde, abandonné, et condamné à la solitude par son
propre orgueil.
C’est l’image du héros romantique, er et désespéré.
« Tu me crois peut-être / Un homme comme sont tous les autres […]. / Détrompe-toi. »
Hernani refuse d’être « comme les autres hommes » : il se dé nit comme une exception tragique, en marge de
l’humanité.
Sa tirade devient une profession de foi romantique.
L’anaphore de « je descends » crée un rythme d’e ondrement continu : la chute morale et métaphysique du héros.
« Si, parfois, haletant, j’ose tourner la tête, / Une voix me dit : “Marche !” »
« Oh ! fuis ! Détourne-toi de mon chemin fatal ! / Hélas, sans le vouloir, je te ferai du mal ! »
CONCLUSION
Dans cette tirade, Hugo peint le héros romantique dans toute sa splendeur tragique :
Hernani incarne la force du destin, un être poussé malgré lui vers la destruction, où l’amour et la mort se confondent.
Par le lyrisme des images, le rythme haletant et les contrastes d’ombre et de lumière, Hugo o re ici l’un des plus grands
manifestes du drame romantique.
Conclusion:
L’homme est domine par la fatalité
Hernani: libre, passione, tragique
Héros classique: subit son destin et entraine les autres vers la mort (l’héro romantique est sole)
Hernani: assume son destin et préserve les autres
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Notre-Dame de Paris
XI,4
Écrit avant l’exile -> 1831
Hugo fait revivre le paris du XV sicle, sous Louis IX pour faire voir comme la société vivait
Histoire d’amour
La cathédrale de Paris est la gure principale du roman
Ressuscite le Paris d’autrefois: bourgeoise, étudiants, cour de miracles
La cause social est toujours au centre de le roman
Critique de la société - corrompue et malhonnête
Parle de:
- la beauté
- La di érence
- La tolérance
- Les préjugés sociaux
La véritable laideur et la véritable beuté ne sont pas dans le corps mais dans le cœur de l’homme
Quasimodo (le plus ble qui nous pouvons voire qui vit à l’intérior de la chatedral, est mostruoso), Gringoire et Frollo
(religieux)
Grotesque et sublime (parce que cette image c’est l’image de l’éternité de l’amour)
Dans Notre-Dame de Paris, Victor Hugo recrée avec précision le Moyen Âge et fait de la cathédrale le véritable
personnage central du roman. À travers une intrigue passionnée et dramatique, il dénonce un clergé corrompu et décrit
un Paris grouillant de vie.
L’action:
L’histoire se déroule au XVe siècle : Frollo, archidiacre obsédé (ossessionato) par la belle Esmeralda, charge le sonneur
bossu Quasimodo de l’enlever (rapirla). Sauvetée (salvata) par le capitaine Phoebus, Esmeralda en tombe amoureuse.
Accusée à tort du meurtre de Phoebus par Frollo, elle est condamnée à mort malgré les tentatives de Quasimodo pour
la sauver. Ce dernier (Quasimodo), fou de douleur, tue Frollo et meurt auprès du corps d’Esmeralda.
Quasimodo, à la fois monstrueux et profondément humain, incarne la poétique du sublime et du grotesque chère à
Hugo : sous une apparence repoussante, il cache une grande noblesse de cœur. Le roman a aussi contribué à la
réhabilitation de l’art gothique et à la restauration de la cathédrale Notre-Dame.
« Deux squelettes »
Dans le dernier chapitre, intitulé « Mariage de Quasimodo », Victor Hugo évoque le « mariage » symbolique entre
Quasimodo et Esmeralda : après les noces de Phoebus, le sonneur di orme rejoint la jeune lle dans la mort. Aucune
fête ne vient clore le roman, mais une scène triste et émouvante, où l’amour ne s’accomplit qu’au tombeau.
La reconstruction du Paris médiéval est à la fois précise et imaginative, révélant la fascination de Hugo pour les détails
sombres et macabres du Moyen Âge.
Conclusion
Quasimodo —> sonneur de cloches de notre-dame, trouvé enfant. Il est deformé physicament, bosse, visage
asymétrique, silhouette monstrueuse (description qui suscite horreur et pitié). Mais il a un intelligence émotionnelle - il a
une grande sensibilité, loyauté profonde
Il représente l’incarnation de l’exclu, du rejet social; miroir de regard de la société
Il est un misérable
Après le coup d’État de 1851, Louis-Napoléon Bonaparte devient Napoléon III et instaure un régime autoritaire, soutenu
par la bourgeoisie, l’armée, l’Église et les paysans. Cette période est marquée par une forte croissance économique :
développement industriel, Et modernisation.
La grande bourgeoise est riche et satisfait
En 1869, l’opposition républicaine progresse, et en 1870, après la défaite de Sedan contre la Prusse, Napoléon III est
renversé et la Troisième République est proclamée.
Victor Hugo:
Pendant son exil politique, il devient le symbole de la liberté et de l’intégrité poétique, refusant tout compromis avec
l’injustice et la médiocrité du pouvoir. Bien qu’il reste dèle au romantisme, il unit dans son œuvre engagement politique
et profonde introspection personnelle, explorant à la fois l’Histoire et les profondeurs de l’âme humaine.
Après la mort de sa lle Léopoldine, il reprend l’écriture : dans Napoléon le Petit et Les Châtiments, il dénonce la
tyrannie du Second Empire ; dans Les Contemplations, il transforme sa douleur en poésie intime et spirituelle.
Dans Les Misérables, il exprime pleinement ses idéaux humains, sociaux et politiques, faisant de lui l’une des voix les
plus universelles et engagées du XIXᵉ siècle.
Introduction:
Épisode qui marque profondément Victor Hugo —> toilette funèbre d’un enfant
Poème de dénonciation sévère
Critique du régime et du monarque
Enfant de 7 ans pris dans la fusillade de boulevard
Analyse
Contexte historique: Ce poème appartient au recueil Les Châtiments (1853), écrit pendant l’exil de Victor Hugo après le
coup d’État du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte, devenu Napoléon III.
Profondément indigné par la répression sanglante qui suivit, Hugo dénonce, à travers ce texte, la brutalité du pouvoir et
la sou rance du peuple, en particulier celle des innocents.
Résumé du poème: Le poème évoque la nuit du 4 décembre 1851, lorsque les troupes impériales tirèrent sur les
manifestants républicains à Paris.
Hugo décrit une scène domestique bouleversante : une mère morte, tenant encore son enfant vivant dans ses bras, que
l’on retrouve continuant à téter.
Cette scène, d’un réalisme glaçant, devient un symbole de l’innocence sacri ée et de la barbarie du régime.
Style et forme
• Tonalité : pathétique et accusatrice.
• Langage : simple, presque journalistique, mais d’une grande puissance symbolique.
• Structure : une série d’images successives — la découverte, la stupeur, la dénonciation.
• Contrastes : vie / mort, innocence / crime, silence / bruit, lumière / obscurité.
La sobriété du style renforce l’émotion : la scène devient une icône poétique de la sou rance humaine.
Introduction:
Livre IV - Pauca mea —> écrit en mémoire de sa lle Léopoldine
3 quatrains en vers alexandrine
Rime croisée - Abab
Conclusion:
Poésie romantique —> fait partager au lecteur les sentiments du poète
Pèlerinage vers la tombe de Léopoldine
Itinéraire sociaux et douloureux
Attitude du marcheur qui médite
Certitude que les morts entendent
Sensibilité à la beauté du monde
« Demain dès l’aube» de Victor Hugo a été publié dans le recueil Les Contemplations en
1856.
Ecrit en 1847, il appartient au groupe de poèmes consacrés à sa fille Léopoldine, décédée
quatre ans plus tôt.
« Demain dès l’aube », qui se présente en apparence comme un poème d’amour (I) est
en fait un poème funèbre dans lequel Victor Hugo exprime la douleur du deuil (II), une
tristesse qui semble sans fin (III).
Questions possibles sur « Demain dès l’aube… » :
♦ Commentez la progression du poème.
♦ Qu’est-ce qui fait l’originalité du poème « Demain dès l’aube » ?
♦ Analysez le lyrisme du poème.
♦ De quelle manière le poème reflète-t-il les émotions du poète ?
♦ Comment Victor Hugo s’adresse-t-il à sa fille dans ce poème ?
B – La solitude du poète
La solitude du poète est reflétée par l’emploi d’adverbes et de pronoms traduisant
l’absence : « loin de toi » (v. 4), « sans rien », « aucun », « seul » (v. 6-7).
Le narrateur insiste sur cette absence à travers l’anaphore de « sans » et la position des
adjectifs « Seul » et « Triste » (v. 7-8) en début de vers.
Cette solitude est telle qu’elle amène à une dépersonnalisation du poète, suggérée par
l’adjectif « inconnu » (v. 7).
C – Un rythme saccadé
Derrière l’apparente régularité de l’alexandrin se cachent des ruptures de rythme qui
communiquent la souffrance du poète.
On observe ainsi de nombreux rejets, notamment celui du vers 8 qui met en valeur l’état
d’âme du poète solitaire : « Triste ».
Au vers 2, le rejet « Je partirai » suivi d’un point marque une pause plus importanteque la
césure qu’il précède. Cet effet de pause redoublé créé un rythme saccadé traduisant
l’impatience du poète.
D’autre part, la césure n’est pas toujours située selon les règles de la poésie traditionnelle.
Au premier vers, par exemple, elle n’est pas régulière. Le vers est ainsi scandé :
« Demain,/ dès l’aube,/ à l’heure // où blanchit la campagne » (2/2/8). La place de la
césure au milieu du groupe du second hémistiche est inhabituelle.
De même, le rythme des vers 7 et 8 est saccadé et irrégulier (1/3/4/4 et 1/11),
rapprochant le poème de la prose et répercutant musicalement la douleur du poète.
Transition : Ce poème met subtilement en valeur la souffrance et la solitude du poète. Si
cette souffrance semble sans fin, Victor Hugo transmet toutefois l’espoir d’un renouveau
après le deuil.
B – Le repli du poème
Le phénomène d’intériorisation se joue au sein même du texte, notamment à travers sa
musicalité.
En effet, le rythme régulier de l’alexandrin, souvent ternaire, donne au poème un ton
incantatoire qui accompagne le recueillement : « J’irai par la forêt, j’irai par la montagne »
(6/6), « Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps » (3/3/3/3), « Je marcherai les yeux
fixés sur mes pensées » (4/4/4), « Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit »
(3/3/3/3), « Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe » (6/6).
De plus, les rimes sont croisées dans chaque quatrain, comme les mains du poète
recueilli (v. 7).
On trouve par ailleurs beaucoup de rimes internes qui créent un effet d’écho : « Je
partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends » (v. 2), « Je marcherai les yeux fixés sur mes
pensées » (v. 5), « Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées » (v. 7), « Triste, et le
jour pour moi sera comme la nuit » (v. 8), « Un bouquet de houx vert et de bruyère en
fleur » (v. 12).
Enfin, la chute amène à une lecture rétrospective, donnant l’image d’un texte qui revient
éternellement sur lui-même, comme son auteur.
Le roman social:
Décrit les misérables, injustices et indi érence de la société
L’homme est mauvais parce que la société est répressive
Intention morale —> montrer le passage du mal au bien
Jean Valjean incarne la possibilité du salut par la charité
Def —> un roman qui dénonce les injustices de la société et décrit la vie des classes populaires, leurs sou rances et
leurs luttes (ex. Les Misérables).
Le roman historique:
Décrit le paris du XIX siècle et ses quartiers populaires
Évoque les barricades de 1830 et la bataille de Waterloo
Mélange d’histoire et d’étude de mœurs
Grand succès populaire —> chef d’œuvre d’inspiration social
Def —> un roman qui se déroule dans une époque passée réelle et mêle personnages ctifs et événements historiques,
pour faire revivre l’Histoire à travers la ction (ex. Notre-Dame de Paris)
Jeans Valjean - protagoniste: est un ancien forçat - il passe 19 ans en prison pour avoir volé un pain a n de nourrir sa
famille.
Criminel devenu bon grâce à la générosité d’un évêque
Secourt Fantine (mère de Cosette), protège Cosette, épargne Javert
Jean Valjean défend les misérables et illustre la foi en la bonté humaine
Incarnation des espoirs et élans
Action —> on raconte l’histoire de Jean Valjean, un ancien forçat qui cherche à se racheter après avoir passé dix-neuf
ans en prison pour avoir volé un pain.
1. Jean Valjean est libéré mais rejeté par tous. Grâce à la bonté de l’évêque Myriel, il décide de changer de vie et
devient un homme honnête et généreux.
2. Il devient Monsieur Madeleine, industriel et maire, mais il est poursuivi par le policier Javert, décidé à le
démasquer.
3. Il promet à la mourante Fantine de s’occuper de sa lle Cosette, exploitée par les cruels Thénardier.
4. Jean Valjean sauve Cosette et l’élève comme sa propre lle.
5. Des années plus tard, Cosette tombe amoureuse du jeune révolutionnaire Marius, qui participe à l’insurrection
de 1832 à Paris.
6. Jean Valjean sauve Marius pendant la révolte, tandis que le petit Gavroche meurt courageusement sur les
barricades.
7. Après la guerre et le mariage de Cosette et Marius, Jean Valjean révèle son passé et se retire, mourant en paix,
aimé et pardonné.
Le roman est une grande ré exion sur la justice, la rédemption, l’amour et la lutte contre la misère.
Il montre que même ceux qui sont tombés peuvent retrouver leur dignité et leur bonté.
Resumé de ce texte: Lors de l’émeute du 5 juin 1832, Gavroche, jeune garçon des rues et ls rejeté des Thénardier,
quitte la barricade pour ramasser des munitions sous le feu des soldats.
En chantant une vieille chanson révolutionnaire, il incarne le courage, l’ironie et la dignité du peuple face à l’injustice.
Hugo fait de lui un symbole des humbles et des opprimés, et son nom est devenu synonyme de petit Parisien
audacieux et malin.
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