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Propriétés des roches et creusement minier

Le document traite des propriétés des roches et des terrains nécessaires pour le creusement de gisements miniers, en abordant divers essais mécaniques pour évaluer leur résistance. Il décrit également les méthodes de creusement utilisées dans l'exploitation souterraine, y compris les techniques d'abattage, de déblayage et de soutènement, ainsi que les défis liés à la stabilité des terrains. Enfin, il souligne l'importance des mesures de pression et de déplacement pour sécuriser les opérations minières.

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Propriétés des roches et creusement minier

Le document traite des propriétés des roches et des terrains nécessaires pour le creusement de gisements miniers, en abordant divers essais mécaniques pour évaluer leur résistance. Il décrit également les méthodes de creusement utilisées dans l'exploitation souterraine, y compris les techniques d'abattage, de déblayage et de soutènement, ainsi que les défis liés à la stabilité des terrains. Enfin, il souligne l'importance des mesures de pression et de déplacement pour sécuriser les opérations minières.

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cours de creusement

PROPRIETE DES ROCHES ET DES TERRAINS

Rappel:
L’accès à un gisement de minerai métallique et/ou non métallique et son
exploitation nécessitent le creusement d’ouvrages qui créent un
« vide » dans les terrains. Ce vide est à l’origine des mouvements
de terrains et des manifestations de pression dont la bonne
compréhension nécessite tout d’abord quelques connaissances sur
les propriétés des roches.
Ces études consistent essentiellement à examiner comment un
échantillon de roche se comporte devant les efforts qu’on lui
fait supporter.
• Essais à la traction
• Essais à la compression simple
• Essai de cisaillement
• Essais triaxiaux
• Nombre de Poisson
Essais à la traction :

Cet essai se termine par la rupture de la carotte


D’une manière générale, on constate :
• la résistance à la traction d’une roche est toujours faible et de
l’ordre de 5 à 30 kgf/cm²
• la résistance à la traction varie avec la direction dans laquelle
s’exercent les efforts
En conséquence, une roche résiste très mal à la traction
Essais à la compression simple :

• Lorsque la charge dirigée vers l’intérieur du solide croit, elle


atteint une valeur pour laquelle la roche se désagrège. Il ne
s’agit pas d’une rupture brutale mais d’un écrasement
• La charge pour laquelle apparaissent les premières cassures,
rapportée à la section droite de l’échantillon caractérise la
résistance à la compression.
• Elle s’exprime en kgf/cm².

• La résistance à la compression dépend de la nature des
roches :

• * Charbon : 30 à 400 kgf/cm²
• * Schistes : 300 à 800 kgf/cm²
• * Grés : 600 à 1300 kgf/cm²
• * Minerai de fer : 100 à 300 kgf/cm²
• * Granit : 1300 à 2000 kgf/cm²
Essai de cisaillement :

• Il y a cisaillement lorsque les forces appliquées sont parallèles à la


surface de cassure.
• Les roches ne résistent, en général, pas très bien au cisaillement (
en moyenne le 1/10 de la résistance à la compression).
Essais triaxiaux :
• Les essais de compression et de traction se font dans des
conditions assez éloignées de celles dans lesquelles les roches
travaillent réellement dans les terrains qu’elles constituent. C’est
pour cela que l’on a mis au point des essais plus compliqués qui se
rapprochent davantage de la réalité, ce sont les essais triaxiaux ou
essais avec contrainte.
• Les forces sont appliquées sur les 6 faces d’un cube et on peut les
faire varier ce qui permet de définir des courbes de déformation.
Nombre de Poisson :
• En appliquant progressivement une compression simple à un
échantillon, il en résulte un raccourcissement longitudinal et une
dilatation transversale qui sont tous deux proportionnels à la
charge appliquée et donc constant et caractéristique d’une roche,
on l’appelle Nombre de poisson

• N = raccourcissement longitudinal/dilatation transversale
• Par exemple:

• Ce nombre est toujours supérieur à 2

* charbon 2 à 3 * Schistes :2,5 à 5

• * Grés 5 à 20

Application des propriétés des roches à l’étude des terrains

• Terrains vierges :

• Il est assez logique d’imaginer qu’à la profondeur de H mètres en
dessous de la surface, la pression verticale régnante a pour origine
le poids des terrains situés au-dessus. Cette pression est donc : H.
d tonnes forces par mètre carré ou

• H . d/10 kgf/cm²
• Ou d est la densité des roches ( d est voisin de 2,5)
• Terrains vierges :

• Cette pression verticale est aussi transmise dans le sens


horizontal, et sa valeur est, d’après ce qui précède

• d. H/10(m-1) en kgf/cm²

• m= nombre de Poisson

• Cette pression horizontale est donc plus élevée pour les roches
dont le nombre de Poisson est petit.

• A 500 mètres de profondeur et pour une densité des terrains


de 2,5, la pression verticale est de 125kgf/cm², et la pression
horizontale sera par exemple de 62,5kgf/cm² dans le charbon
et de seulement 12,5 kgf/cm² dans les grés.

• Les terrains sont donc soumis a une compression avec étreinte et


il peut supporter des pressions très élevées sans être détruit

• Terrains non vierges

• Dès que des travaux miniers sont entrepris, ils réalisent des vides
qui vont modifier les résultats ci-dessus. L’étreinte pouvant être
supprimée, on peut considérer trois cas principaux :

• la roche reste dans le domaine élastique et il n’y a pas de


rupture. ( tenue d’une galerie sans soutènement)

• la roche sort du domaine élastique et se brise en blocs plus


ou moins gros qui peuvent glisser les uns par rapport aux
autres. Il y a une possibilité d’équilibre des terrains ( début
d’éboulement qui se stabilise de lui même)

• la roche sort du domaine élastique et les frottements entre


blocs sont insuffisants pour équilibrer les pressions. Il n’y a
plus d’équilibre des roches et les mouvements sont alors
importants . C’est ce que l’on appelle le fluage.

MESURES AU FOND

• Elles peuvent porter sur les pressions et les déplacements.


Mesures de la pression :
Mesures des déplacements :
* Mesures absolues

Mesures relatives
• Mesures de la pression :

• Voici quelques procédés qui permettent de mesurer une pression

- Procédé du vérin plat,

- Capsules manométriques,

• - Jauges de contrainte

• - Injection d’eau,

- Vitesse du son dans la roche,

• - Charge supportée par les étançons

• Mesures des déplacements :

Tous les travaux miniers conduisent , à plus ou moins brèves


échéances, à des mouvements de terrain.

* Mesures absolues

• Evaluation du déplacement d’un point par rapport à sa position


primitive ( difficile à réaliser)

* Mesures relatives

• En général, des mesures de convergence qui évaluent la variation


de distance entre deux points situés sur la même verticale

• La convergence suit une loi logarithmique.

• Les mesures de déplacements sont confiées à des géomètres, car


longues et nécessitant beaucoup de soin.

• Toutes ces mesures peuvent être complétées par des études de


laboratoire, des essais sur modèles réduits et des études de photo-
élasticité.

LES ETUDES DE CES DEFORMATIONS NOUS SERONT


UTILES POUR MIEUX ORGANISER LES OPERATIONS DE
CREUSEMENT ET DEFINIR LES TYPES DE SOUTENEMENT A
METTRE EN PLACE POUR SECURISER LE TRAVAIL EN
MINES
RAPPELS

Principales opérations de l’exploitation souterraine


ABATTAGE : à l ’explosif
foration des trous
chargement de l ’explosif
tir

DÉBLAYAGE :mécanique
scoops
racleurs
retro-chargeuses
alimentateurs vibrants
TRANSPORT : camions
rails
convoyeur

SOUTENEMENT :boulonnage
cadres métalliques et cintres
boisage

Abattage
Abattage à l’explosif
foration des trous
PETITS TROUS :
diamètre < 52 mm
profondeur < 5 m
avantage : on peut suivre une
forme du gisement compliquée
dans un massif de faible stabilité
inconvénient : faible productivité, coût élevé

LONG TROUS :
diamètre jusqu’à 162 mm

profondeur jusqu’à 70 m
avantage : productivité élevé, coût bas
inconvénient : application limitée aux
gisements de forme régulière
avec des épontes stables
Schémas de foration des petits trous - gisements en plateures et amas

Consommation d’explosif
La consommation d’explosif dépend :

de la nature de la roche (résistance, fissuration)


de la fragmentation recherchée
du type d’explosif (puissance, densité, conditionnement)
du diamètre des trous
de la disposition des trous (parallèle , éventail)
du nombre de surfaces libres

Taille moyenne des blocs de roche abattue :


pour assurer le déplacement par gravité
de la roche fragmentée il faut que le rapport entre
la largeur de galerie et la taille moyenne du bloc soit :
2 : 1 dans les endroits faciles d’accès
5 : 1 dans les cheminés
Quelques exemples de tailles de blocs :
400 - 500 mm extraction par skip
200 - 300 mm exploitation des gisements filoniens par chambres-
magasins
400 - 1000 mm exploitation des gisements massifs avec scoops
1500-2000 mm exploitation avec foudroyage de minerai à grande
échelle

Influence de la fissuration naturelle  l fiss 


n1

et de la fragmentation recherchée : q = q0  
 abloc 

avec : q0 - consommation théorique ;


lfiss - distance moyenne entre les fissures naturelles, m
(varie entre < 0,1 m et > 1,5)
abloc - taille moyenne des blocs de roche après le tir ;
n1 - coefficient expérimental n1 = 0,5 à 0,6 ;

Les différentes méthodes de creusements


Les principales méthodes de creusements utilisées
actuellement sont communes à tous les types d’ouvrage et de
tunnel. On distingue trois méthodes de creusements:
⚫ Méthode de creusement à pleine section.
⚫ Méthode de la demi-section.
⚫ Méthode de la section divisée.
Méthode à pleine section
⚫ Cette technique de creusement consiste à excaver la totalité de la
section transversale de l’ouvrage en une seule phase, elle
s’adresse essentiellement aux terrains de bonne tenue lorsque la
section à excaver n’est pas très importante (généralement
2
inférieure à 12m ), puisque dans le cas contraire la méthode
nécessite un matériel plus performant et devient extrêmement
coûteuse.
⚫ La rapidité de cette méthode facilite l’organisation du chantier, car
elle permet de séparer nettement les équipes de creusement et
celles du revêtement.

⚫ Les déblais sont exécutés par tranche horizontale en commençant


par le haut, l’inconvénient est que leur évacuation nécessite
plusieurs reprises. En cas de rencontre d’accident de terrain
Méthode de la demi-section:
⚫ Cette méthode est particulièrement conseillée pour les terrains
hétérogènes de qualité moyenne, elle permet de mieux maîtriser
les problèmes de stabilité vue la dimension réduite du front de
taille.

⚫ Généralement on creuse d’abord la demi section supérieure de


l’ouvrage qui peut atteindre 5 à 6 mètres de hauteur, une fois cette
phase terminée on excave la demi section inférieure appelée
STROSS.

Méthode de la section divisée

⚫ Cette méthode est utilisée lorsque la section à excavée est


importante, ou dans le cas d’un mauvais terrain qui ne permet
pas d’assurer la stabilité du front de taille avec une ouverture
en demi-section.
⚫ terrain qui ne permet pas d’assurer la stabilité du front de
taille avec une ouverture en demi-section.
⚫ Son application présente un inconvénient d’ordre
économique, à savoir son coût très élevé et sa durée
d’application relativement longue. Elle ne se justifie que s’il
n’est pas possible d’utiliser une autre méthode. Il existe
plusieurs variante de cette méthode on peut citer:
⚫ 1-Méthode de la galerie de faite (Méthode belge française)

2-La méthode des deux galeries


⚫ 3- Méthode des trois galeries (méthode Allemande)
⚫ 4-Méthode contre voûtée (méthode Italienne)

5-Méthode de creusement a pleine calotte

Méthode de la galerie de faite (Méthode belge-française)


Le principe de cette méthode consiste à exécuter rapidement la voûte
pour protéger le chantier par-dessous et de terminer le revêtement par
pieds droits.

Dans le cas d’un bon terrain on procède d’abord à l’exécution


d’une galerie d’avancement de faible section (2.5 à 3 mètres de largeur
et une hauteur variant de 2 à 3mètres) à l’axe supérieur du tunnel étayé
par des cadres métalliques, on procède alors à

l’abattage de la calotte et à son soutènement progressif par


cintres métalliques et l’exécution du revêtement de la voûte. Par la suite
la cunette du STROSS est creusée, pour permettre la mise en place et le
revêtement des pieds droits.

Dans le cas des mauvais terrains, un tassement de la voûte est à


craindre lors de l’abattage de la cunette de STROSS, et pour faire face à
cette éventualité on exécute des fouilles blindées à la base des pieds
droits avant la mise en place du revêtement de la voûte.

La méthode des deux galeries:


la différence qui existe par rapport à la méthode « belge française » est
par l’exécution de deux galeries une à supérieure et l’autre à l’axe
inférieur relié par un puits pour permettre l’évacuation des déblaies.
Méthode des trois galeries (méthode Allemande)

Le principe de cette méthode consiste au creusement de deux


galeries de base de part et d’autre de la cunette de STROSS, ainsi
que d’une galerie supérieure. Cette méthode est utilisée pour des
2
sections de très grande importance (>5 0m environ).

Cette méthode est utilisée dans les terrains


particulièrement mauvais ou l’on doit tenir compte de l’apparition
d’importantes poussées latérales. On cherche par conséquent, a ne
créer en même temps, que des vides de dimensions réduites, et a les
soutenir au plus vite et d’exécuter leur revêtement définitif dans la limite
du possible.

Méthode contre voûtée (méthode Italienne)

Après l’exécution de la galerie de base, on met en place la


maçonnerie du radier, l’exécution de la voûté du radier précède
celle des murs latéraux. La phase suivante consiste en l’excavation
du rocher de la calotte, et l’exécution de la voûte.

Les travaux débutent par le creusement d’une galerie de faite, on


procède alors à l’abatage du terrain de part et d’autre de la galerie.

Méthode de creusement a pleine calotte:


Cette méthode consiste à excaver une galerie de faite étayée par
des cadres métalliques, précédant les abattages latéraux
parallèlement à l’axe du tunnel. Ces abattages permettent de
terrasser toute la voûte par travées de 1.60 mètres à 2.00 mètres de
longueur, le soutènement est assuré par des cintres métalliques.
Lorsque les cintres sont complets, les étais peuvent être
supprimés, cela permet l’intervention des gros engins (pour le
marinage), et le bétonnage de la voûte. Après la construction de la
voûte, la cunette de STROSS est terrassée, les piédroits abattus et
bétonnés. L’exécution est achevée par le terrassement et le
bétonnage du radier.
Cette méthode est exclusivement employée dans des conditions
très difficiles, à cause de son coût très élevé et de son relativement
lent.

Chaque terrain a ses propres caractéristiques d’où un mode de


creusement approprié. Cette situation a poussé l’ingénierie à développer
différentes techniques de creusements, ces techniques peuvent être
séparées en deux catégories:

Ø L’exécution du creusement dans les terrains meubles.

Ø L’exécution du creusement dans les terrains durs.


EXECUTION DU CREUSEMENT DANSLES TERRAINS MEUBLES
On distingue:
-La pelle hydraulique
C’est un engin mécanique constitué d’un bras mobile (pelle)
pouvant se déplacer aisément sur le front de taille et les parois latérales.
Dans le cas où l’on rencontrerait des passages de terrains durs on peut
prévoir un changement de la
pelle par un marteau piqueur.

-Le Bouclier:

Ce type de machine ne peut s’adapter que dans des terrains meubles et


aquifères, il comporte un système de protection des parois de
l’excavation entre le front de taille et le revêtement qui doit être mis en
place immédiatement après le passage du bouclier. Ce revêtement est
constitué généralement de voussoirs préfabriqués.

Le bouclier joue en plus un rôle de soutènement provisoire, sa


progression est assurée par des vérins prenant appui sur le revêtement
posé à l’arrière.

Il convient de différencier les boucliers ouverts (à front libre) et les


boucliers pressurisés (avec un soutènement du front).

Les boucliers ouverts

Ils ne sont utilisables que lorsque la stabilité du front de taille est assurée
naturellement. Le creusement peu se faire avec abattage manuel, le
bouclier ne constitue donc qu’un soutènement al et peut être équipé d’un
système d’abattage, mécanisée (outil ponctuel, pelle, fraise montée sur
un bras, voir un plateau rotatif à pleine section).
Utilisés dans les terrains meubles et aquifères ou la stabilité du front de
taille n’est pas assurée, il faut le soutenir par une pression qui peu être
appliquée soit par:

•De l’air comprimé (bouclier à air comprimé).

•Le plateau de taille lui-même (bouclier à pression mécanique).


Un liquide dense telle que la boue bentonite mise sur pression dans la
chambre d’excavation qui se fait, de façon mécanisée (bouclier à
pression de boue)
Le marinage lui-même stocké dans la chambre d’excavation.

-Méthode par congélation


Dans les mêmes conditions que précédemment, on peut employer aussi
la méthode dite par congélation, qui consiste à congeler le terrain dans
lequel on veut creuser jusqu' il devient dur comme de la pierre par l'effet
du gel.
Creusement mécanique

On distingue deux types de machines à forer:


-Machine à attaque globale à pleine section dite aussi tunnelier ou
Tunnel Baring Machine (T.B.M).

- Machine à attaque ponctuelle dite aussi fraise ou Boom Type Machine


(B.T.M).

Machine à attaque globale T.B.M

Ce type de machine permet d’attaquer le tunnel à pleine section. Elle est


conçue uniquement pour des excavations circulaires.
Elle possède le plus souvent à l’avant un plateau circulaire rotatif égale à
la section à excavée, le plateau appelé tète de forage, porte les outils de
creusements.
-Avantages:

Ne nécessite pas beaucoup de main d’œuvre, Rapidité d’exécution, Ne


provoque pas d’ébranlement, ce qui entraîne une bonne tenue du
terrain.
-Inconvénients:
L’inconvénient majeur de ce genre de machine est son coût élevé, Son
utilisation exige une main d’œuvre hautement qualifiée, Ne pas être
amortissable que pour une longueur de tunnel assez importante.
Machine à attaque ponctuelle B.T.M:

Il s’agit d’une technique très fréquemment utilisée pour


l’excavation des ouvrages en roche de dureté moyenne. Elle permet de
creuser n’ importe quel profil de dimension variable elle est équipée
d’une tête fraiseuse de faible dimension située à l’extrémité d’un bras
mobile, le tout porté sur un châssis automoteur à roues ou à chenilles.
-Avantages:
cette machine peut terrasser une section de forme quelconque, le
découpage est bien soigné sans sur profil,

o La technique d’abattage n’entraîne pas d’ébranlement,

o Sa dimension réduite par rapport à la section permet une


observation continue du front de taille.

-Inconvénients
Un coût élevé, cependant plus avantageux que les T.B.M,
o Les têtes d’attaque s’usent trop rapidement et leur changement est
relativement coûteux.
Creusement à l’explosif
De manière générale, l’explosif en souterrain doit être utilisé comme un
outil de découpage de la roche et non comme une « bombe ». L’explosif
ne doit être utilisé en site urbain que dans le cas où il s’avère strictement
nécessaire. Son emploi produit des effets psychologiques défavorables
pour la population avoisinante (bruits, fumées, vibrations ...), et
représente un risque de déstabilisation pour les édifices et services
voisins, ce qui limite les horaires des volets engendrant ainsi une baisse
de rendement du chantier.

-Avantages:

Rapidité et efficacité d’exécution,

Coût réduit.
-Inconvénients:

Provocation d’ébranlements dans le sol qui se propagent à la


manière du séisme, susceptibles de provoquer des dégâts aux
constructions avoisinantes.
Mise en oeuvre de l’explosif:
Avant la mise en oeuvre de l’explosif un plan de tire doit être définie afin
de maîtriser le découpage du plan de tir et de limiter au maximum les
effets de vibrations. Il comporte essentiellement les opérations suivantes:
o Détermination de l’emplacement des trous et de leur nombre exact.
o Calcul de la puissance d’explosion nécessaire.
oDécalage des détonations par micros-retard.
Creusement à l’aide du ciment expansif:
Le ciment expansif est un éclateur non explosif pour les matériaux durs
et compacts. Son rôle est de fissurer le matériau en petites quantités. Il
se présente sous forme ciment composé notamment de chaux vive.

Principe
Le principe d’action du ciment expansif consiste à développer une
montée de pression à volume constant pouvant varier de 15 MPa à 60
MPa suivant les conditions d’utilisation. Quand cette pression devient
supérieure à la résistance de traction les fissures s’amorcent puis se
propagent dans le matériau jusqu’à rupture.
Avantages:

Découpage relativement précis.


pas de nuisance vis avis du bruit de vibration.
Sans danger pour l’environnement.
inconvénients:
Le facteur temps est plus important que dans les autres
Main d’œuvre hautement qualifiée
Coût élevé.
méthode de creusement de l’ouvrage souterrain et/ou tunnel revient à
l’ingénieur qui doit prendre en
considération le type de terrain traversé, la forme et les dimensions
profil transversal de l’ouvrage et/ou du tunnel sans
oublier l’aspect économique qu’est très important
Creusement des tranchées
La découverte des champs de carrière et la préparation des niveaux
d'exploitation s'effectuent le plus souvent à l'aide de tranchées et demi-
tranchées d'accès et de découpage.

Les tranchées d'accès, en fonction des conditions concrètes, peuvent être


horizontales ou inclinées. La longueur de l'accès incliné d'une tranchée pour la
découverte d'un seul niveau (gradin) est égale à :

𝐿𝑇 = , 𝑚
𝑖
où h — hauteur du gradin, m ; i — inclinaison (pente) moyenne de la tranché[Link]
largeur des tranchées d'accès dépend du nombre et de la largeur des voies de
transport, ainsi que des dimensions des excavateurs de creusement utilisés ainsi
que des engins de transport. Suivant la valeur de l'inclinaison les tranchées d'accès
se divisent en tranchées inclinées destinées au transport par camion (i = 0,00 à
0,100) et tranchées raides ( i = 0,325 à 0,466) destinées au transport par convoyeur
à bandes.
Leurs dimensions dépendent des engins minier adoptés, des propriété
physiques et mécaniques du massif de roche et doivent être de telle
sorte à assurer une exploitation des gradins normale dans le futur avec
un chargement frontal du [Link] largeur des tranchées d'accès dans les roches dure
fonction de la disposition du tas de roche abattu à l'explosif dans le but
de préserver la plate-forme de transport lors de

premier tir pour son é[Link] largeur de la tranchée au niveau du fond b doit sa

𝑏 = 𝐵 + 𝑎 − 𝑊𝑜
,m
où B — largeur du tas de roche abattu après le tir, m ; a — largeur libre
pour le transport, m (a = 3 à 4 m) ; Wo — fardeau au niveau du pied du
gradin, m.
La profondeur de la tranchée d'accès correspond à la hauteur du gradin
du niveau préparé. Les angles des talus des bords des tranchées
dépendent des propriétés des roches et les conditions de sécurité
exigent l'assurance de la stabilité des talus.

Volume d’une tranchée d’accès horiontale


1 1
𝑉𝐵 = 𝐻 × 𝐿𝑏 ( 𝑏 + ℎ × 𝑐𝑡𝑔𝛼) , 𝑚
2 3
Volume d’une tranchée d’accès inclinée

ℎ2 1 1
𝑉𝐵 = ( 𝑏 + ℎ × 𝑐𝑡𝑔𝛼) , 𝑚
𝑖 2 3

où h — profondeur finale de la partie inclinée de la tranchée, m ; b —


largeur du fond de la tranchée, m ; LB - longueur de la tranchée d'accès, m
; i — inclinaison de la tranchée d'accès.

Creusement des puits et galeries inclinées

• Il s’agit des puits ou galeries inclinées nécessités par l'exploitation:


• - Puits ou galerie de ventilation,
• - Puits ou galerie d’extraction,
• - Puits de reconnaissance,
• - Puits ou galerie d'accès aux travaux.
• Par galerie inclinée, on entend toute galerie de pente
• comprise entre 10 et 45° pour lesquelles des dispositions de
sécurité particulières sont requises pour les matériels y évoluant.
• Au delà de 45° il s'agit de puits.
• Les méthodes utilisées pour le creusement des puits

• sont très diverses. Elles varient en fonction de la nature

• des terrains, de la présence ou non de venues

• d'eau, de la profondeur des ouvrages, de leur géométrie (section,


inclinaison), de l'équipement des

• entreprises...

• On peut néanmoins les regrouper en trois familles :

• - les méthodes directes de creusement en puits,

• - les méthodes de creusement en cheminée,

• - les méthodes mixtes utilisant un avant-trou.

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