Chapitre 4
Multiplication
I vocabulaire
La multiplication est l’opération qui permet de calculer le produit de deux ou plusieurs
facteurs.
Calculer le produit de 35 par 21 :
3 5
× 2 1
3 5
+ 7 0 0
7 3 5
II propriété de la multiplication
Dans le calcul d’un produit, l’ordre des facteurs n’a pas d’importance.
On regroupe les facteurs pour avoir les calculs les plus simples possibles.
exemples :
2 × 42 × 5 = 2 × 5 × 42 = 10 × 42 = 420
0, 5 × 16 × 2 = 0, 5 × 2 × 16 = 1 × 16 = 16
Produits utiles :
2 × 5 = 10 4 × 0, 5 = 2
2 × 0, 5 = 1 4 × 0, 25 = 1
2 × 2, 5 = 5 4 × 25 = 100
11
III passage de l’addition à la multiplication
exemples :
5 + 5 + 5 = 3 × 5 = 15
0, 6 + 0, 6 + 0, 6 + 0, 6 = 4 × 0, 6 = 2, 4
remarque : cette interprétation est valable lorsqu’au moins un des deux facteurs est un
nombre entier
IV multiplier par 10, par 100, par 1000
Multiplier un nombre par 10 revient à décaler la virgule de 1 rang vers
la droite en ajoutant 1 zéro si nécessaire.
exemples : 15 × 10 = 150 3, 85 × 10 = 38, 5 0, 5 × 10 = 5
Multiplier un nombre par 100 revient à décaler la virgule de 2 rangs
vers la droite en ajoutant 1 ou 2 zéros si nécessaire.
exemples : 36 × 100 = 3600 42, 5 × 100 = 4250 0, 052 × 100 = 5, 2
Multiplier un nombre par 1000 revient à décaler la virgule de 3 rangs
vers la droite en ajoutant 1, 2 ou 3 zéros si nécessaire.
exemples : 15 × 1000 = 15000 3, 85 × 1000 = 3850 0, 0005 × 1000 = 0, 5
V exemples importants
J’achète : Calculs :
* 1 kg de fraises à 4,50 ele kilo. 4 , 5
Je paie : 1 × 4, 50 = 4, 50 e.
× 0 , 5
* 2 kg de fraises à 4,50 ele kilo.
Je paie : 2 × 4, 50 = 9 e. 2 , 2 5
* 0,5 kg de fraises à 4,50 ele kilo. 800 g = 0,8 kg
Je paie : 0, 5 × 4, 50 = 2, 25 e.
Autre calcul : 4, 50 ÷ 2 = 2, 25 e. 4 , 5
* 800 g de fraises à 4,50 ele kilo. × 0 , 8
Je paie : 0, 8 × 4, 50 = 3, 60 e.
3 , 6 0
12
Chapitre 5
Division
I division euclidienne
La division euclidienne, c’est la division qu’on effectue à l’école primaire.
exemples :
5 2 1 4
4 2 8 8 1 3 8 3
1 2 130
0 2 8 53 0 1 8 46
0 1
4 0
1
Vocabulaire :
Quand on a terminé la division euclidienne, il y a un reste.
Ce reste peut être égal ou non à 0.
Dans le premier exemple, le reste est égal à 1.
dividende diviseur
quotient
reste
13
II multiple, diviseur
Si un nombre a « est dans la table »du nombre b, on dit que :
– a est un multiple de b,
– ou a est divisible par b,
– ou b est un diviseur de a,
– ou encore b divise a.
exemple : 45 = 5 × 9
Cela montre que : 45 est un multiple de 5 et aussi que 45 est un multiple de 9.
remarque : si a est un mulitple de b, alors le reste de la division euclidienne de a par b est
égal à 0.
III critères de divisibilité
Comment savoir rapidement si un nombre est multiple de 2, de 3, de 5, de 10 ?
Un nombre entier est un multiple de 2 s’il se termine par : 0, 2, 4, 6, 8.
exemples :
* 215 se termine par 5 : ce n’est pas un multiple de 2.
* 456 se termine par 6 : c’est un multiple de 2.
Un nombre entier est un multiple de 5 s’il se termine par 0 ou par 5.
exemples :
* 210 se termine par 0 : cest un multiple de 5.
* 456 se termine par 6 : ce n’est pas un multiple de 5.
Un nombre entier est un multiple de 10 s’il se termine par 0.
exemples :
* 210 se termine par 0 : cest un multiple de 10.
* 456 se termine par 6 : ce n’est pas un multiple de 10.
Un nombre entier est un multiple de 3 si la somme de ses chiffres est un
multiple de 3.
exemples :
* 123 : 1 + 2 + 3 = 6 ; 6 est un multiple de 3 donc 123 est un multiple de 3.
* 416 : 4 + 1 + 6 = 11 ; 11 n’est pas un multiple de 3 donc 416 n’est pas un multiple de 3.
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IV quotient tronqué et arrondi
Lorsque la division ne se termine pas, le quotient obtenu n’est pas un nombre décimal.
Un nombre est décimal lorsqu’il y a un nombre fini de chiffres après la virgule.
5 2 1 4 1 0 0 3 2 5 5 11
1 2 130,25 1 0 33,33... 3 5 23,18...
0 1 0 1 0 2 0
2 0 1 0 9 0
0 1... 2...
521 ÷ 4 = 130, 25 100 ÷ 3 = 33, 333333... 255 ÷ 11 = 23, 181818...
nombre décimal valeur approchée valeur approchée
(valeur exacte) * au dixième : 33,3 * au dixième : 23,2
* au centième : 33,33 * au centième : 23,18
* au millième : 33,333 * au millième : 23,182
remarque importante :
Diviser par : 10 ; 100 ; 1000 revient à déplacer la virgule de : 1 ; 2 ; 3 rangs
vers la gauche.
Cela revient à multiplier par : 0,1 ; 0,01 ; 0,001.
exemples :
26 ÷ 10 = 2, 6 26 × 0, 1 = 2, 6 41, 6 × 0, 01 = 0, 416 41, 6 ÷ 100 = 0, 416
15
Chapitre 6
Fractions
I fraction partage
Une fraction peut servir à nommer un partage à parts égales.
4 2
La partie coloriée représente les ou les du rec-
10 5
tangle.
II fractions égales
Un quotient ne change pas si on multiplie ou on divise le numérateur et
le dénominateur par un même nombre non nul.
4 2
remarque : on a pu le constater dans le premier paragraphe : =
10 5
exemples :
1 7
11 33 5 10 =
= = 3 21
3 9 13 26
12 6 25 5 6 1
= = =
14 7 35 7 18 3
16
III fraction quotient
a
Le quotient de a par b (avec b non nul) se note :
b
a
signifie : a ÷ b
b
* a est le numérateur,
* b est le dénominateur.
exemple :
5
Le nombre manquant dans cette égalité : « 3×? = 5 »est :
3
5
signifie 5÷3, mais cette division ne se « termine »pas : 5 3
3
le quotient de 5 par 3 n’est pas un nombre décimal ; on
5 2 0 1,66...
doit donc noter sa valeur exacte
3
5
1,67 est une valeur approchée au centième de . 2...
3
IV prendre « la fraction de »
Prendre une fraction d’un nombre, c’est multiplier cette fraction par ce
nombre.
exemples :
2 2 2
* prendre les de 50, c’est multiplier par 50 : × 50
5 5 5
3 3 3
* prendre les de 60, c’est multiplier par 60 : × 60
4 4 4
Méthode : il y a plusieurs manières d’effectuer ce calcul.
On doit se rappeler de la règle suivante :
On a le droit d’allonger le trait de fraction, et de le faire glisser :
a a×c c
×c= =a×
b b b
2
exemple : on peut effectuer × 50 de trois manières différentes
5
2 2 2 × 50 100
* × 50 = 0, 4 × 50 = 20 * × 50 = = = 20
5 5 5 5
2 50
* × 50 = 2 × = 10 × 2 = 20
5 5
17
Chapitre 7
Proportionnalité
I grandeurs proportionnelles
définition :
deux grandeurs sont proportionnelles si l’on peut calculer les valeurs de
l’une en multipliant (ou divisant) les valeurs de l’autre par un nombre,
toujours le même.
exemples :
* le prix payé et le nombre de baguettes achetées sont (en général) proportionnels.
* le prix payé et la masse de pommes achetées sont (en général) proportionnels.
* l’âge et la taille d’une personne ne sont pas proportionnels.
II tableau de proportionnalité
On achète des pommes : on paie 3epour 2 kg.
On peut construire le tableau suivant, le prix étant proportionnel à la masse :
masse en kg 2 1 5 10 12
prix en e 3 1,5 7,5 15 10,5
Dans ce tableau, les valeurs de la 2ème ligne sont calculées en multipliant ceux de la 1ère
ligne par un même nombre : 1,5 dans cet exemple.
Ce nombre est appelé coefficient de proportionnalité.
18
III exemples
III - 1) périmètre d’un carré
côté du carré (en cm) 0,5 1 2 2,5 3
périmètre du carré (en cm) 2 4 8 10 12
Conclusion : le périmètre du carré est proportionnel à son côté.
Le coefficient de proportionnalité est égal à 4.
III - 2) aire d’un carré
côté du carré (en cm) 0,5 1 2 2,5 3
aire du carré (en cm2 ) 0,25 1 4 6,25 9
* pour passer de 0,5 à 0,25 par exemple, on multiplie par 0,5.
* pour passer de 1 à 1, on multiplie par 1.
Conclusion : il n’y a pas de coefficient de proportionnalité : l’aire d’un carré n’est pas
proportionnelle à la longueur de son côté.
IV échelle
Lorsque les longueurs sur un plan sont proportionnelles aux longueurs
réelles, on dit que le plan est à l’échelle.
exemple :
Jean fait le plan de sa chambre à l’échelle : 1 cm de son plan représente 200 cm en réalité.
1 eme
remarque importante : on dit que c’est un plan à l’échelle .
200
On peut utiliser un tableau de proportionnalité pour passer des longueurs réelles à celles du
plan :
longueur sur le plan (en cm) 1 2 12 0,3
longueur réelle (en cm) 200 400 2400 60
pour passer de la première à la deuxième ligne : on multiplie par 200.
pour passer de la deuxième à la première ligne : on divise par 200.
19
V pourcentage
V - 1) un exemple
Dire qu’un yahourt aux fruits contient 15% de fruits signifie que :
* la masse de fruits est proportionnelle à la masse du yahourt,
* dans 100 g de yahourt, il y a 15 g de fruits.
Donc :
* dans 200 g de yahourt, il y a 30 g de fruits,
* dans 50 g de yahourt, il y a 7,5 g de fruits,
* dans 250 g de yahourt, il y a 37,5 g de fruits,
15
remarque : 15% = = 0, 15
100
masse de yaourt en g 100 300 120 420
masse de fruits en g 15 45 18 63
Pour passer de la première à la seconde ligne, on multiplie par 15%, c’est-à-dire
par 0,15.
V - 2) à retenir
p
pour prendre le p% d’un nombre, on multiplie ce nombre par
100
exemple : si on veut connaître la masse de fruits dans 180 g d’un yahourt à 15% de fruits,
on effectue :
15
× 180 = 0, 15 × 180 = 27
100
On conclut qu’il y a 27 g de fruits.
20
V - 3) pourcentages faciles
10% le dixième diviser par 10 (ou multiplier par 0,1)
25% le quart diviser par 4
50% la moitié diviser par 2
75% les trois quarts diviser par 4 puis multiplier par 3
100% le tout multiplier par 1
200% le double multiplier par 2
exemples :
50
* 50% de 66 = × 66 = 66 ÷ 2 = 33
100
25
* 25% de 80 = × 80 = 80 ÷ 4 = 20
100
75
* 75% de 80 = × 80 = 80 ÷ 4 × 3 = 20 × 3 = 60
100
10
* 10% de 17 = × 17 = 17 ÷ 10 = 1, 7
100
200
* 200% de 32 = × 32 = 2 × 32 = 64
100
21
Chapitre 8
Organisation et représentations de
données
I lire un tableau
* la ligne grise donne le nombre
d’élèves de 11 ans dans les classe classe
6ème 1 6ème 2 6ème 3 6ème 4
de 6ème âge
* la colonne grise donne la répar- 10 ans 0 1 2 0
tition des élèves de 6ème 3, selon
leur âge 11 ans 10 8 15 12
* « 15 », écrit à l’intersection de la 12 ans 9 12 9 8
colonne grise et de la ligne grise si-
gnifie que 15 élèves de 6ème 3 ont 13 ans 5 3 1 3
11 ans
II diagramme en bâtons
On a demandé à des élèves le nombre
d’heures (par semaine) qu’ils pas-
saient sur internet à « chatter ».
D’après ce graphique (qui s’appelle
un diagramme bâtons) :
* 8 élèves passent une heure par
semaine à chatter
* 17 élèves passent moins de trois
heures par semaine à chatter
* 40 élèves ont été interrogés
22