Analyse des résultats du RGA 2020
Analyse des résultats du RGA 2020
I
RAPPORT D’ANALYSE DES RESULTATS
DEFINITIFS DU MODULE COMUNAUTAIRE DU
RECENSEMENT GENERAL DE L’AGRICULTURE
RGA 2020
Août 2021
SOMMAIRE
AVANT-PROPOS ........................................................................................................................... iv
SIGLES ET ABRÉVIATIONS........................................................................................................ ix
INTRODUCTION..........................................................................................................................10
ii
Rapport d’analyse des données du module communautaire
2.2. INFRASTRUCTURES FONCTIONNELLES LIEES A L’EDUCATION ET A LA SANTE ........ 37
2.2.1. Infrastructures fonctionnelles liées à l’éducation .................................................................................. 37
2.2.2. Infrastructures fonctionnelles liées à la santé......................................................................................... 39
2.3. INFRASTRUCTURES SOCIO-ECONOMIQUES .................................................................................... 40
ORGANISATIONS SOCIO-ÉCONOMIQUES.................................................. 46
CONCLUSION .............................................................................................................................. 54
ANNEXES...................................................................................................................................... 55
iii
Rapport d’analyse des données du module communautaire
AVANT-PROPOS
Depuis 2018, le Gabon réalise son deuxième Recensement Général de l’Agriculture (RGA) après celui
de 1972. Cette opération a porté dans un premier temps sur les modules centraux (dont le dénombre-
ment des villages). Elle se poursuivra par les volets de production et s’inscrit dans le cadre de la mise
en œuvre de l’accord de financement du Projet de Développement du Système Statistique National
qui a été signé entre le Gouvernement gabonais et la Banque Mondiale. Ce projet a pour objectif de
renforcer les capacités de la Direction Générale de la Statistique (DGS) et les différentes structures en
charge des statistiques agropastorales, de la pêche et de l'alimentation du Ministère de l’Agriculture de
l’Elevage, de la Pêche et de l'Alimentation afin de produire les données clés manquantes au Gabon et
d’améliorer la production statistique et les pratiques dans la diffusion des données. L’amélioration de
l’appareil statistique implique l’adoption de normes révisées et cadres référentiels.
En effet, le rôle de l'information statistique est déterminant pour l'évaluation des réalisations, l'établis-
sement des choix et des prises de décision pour une meilleure allocation des ressources. Une connais-
sance plus approfondie du secteur et de l’espace rural s'impose donc pour répondre aux besoins en
information croissants et pressants, en quantité et en qualité, des différents acteurs économiques pour
asseoir leurs stratégies d'intervention sur des bases solides. Les objectifs du développement dans le
secteur rural ne peuvent être atteints que dans la mesure où le Gouvernement a une bonne connais-
sance de la structure de l’agriculture au sens large à travers la réalisation du Recensement Général de
l’Agriculture (RGA), puis de son évolution, à travers le Système Permanent Intégré des Statistiques
Agropastorales (SPISA).
Le RGA doit donc répondre aux exigences internationales et aux orientations du Plan Stratégique
Gabon Emergent à l’horizon 2025 (PSGE-Vision 2025) visant à améliorer les capacités des acteurs
intervenant dans le secteur rural pour leur permettre de prendre des décisions adéquates en matière de
relance de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de la forêt, de gestion de la sécurité alimentaire, de
suivi des Objectifs de Développement Durable (ODD).
En outre, il permet au Gabon, d’une part, d’être au rendez-vous du Programme Mondial du Recense-
ment de l’Agriculture 2020 (PMRA 2020) préconisé par la FAO ; et d’autre part de contribuer à un
meilleur pilotage et/ou suivi des objectifs du plan national de développement agricole, des indicateurs
pour la lutte contre la pauvreté et des Objectifs de Développement Durable (ODD). Le RGA permet-
tra aussi de mesurer le niveau des engagements pris dans le cadre de la déclaration de l’Union Africaine
(Déclaration sur l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire en Afrique), ratifiée par l’Assemblée Générale
du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine en Juillet 2003 à Maputo et du
Sommet Mondial sur la Sécurité Alimentaire (SMSA) tenu à Rome en Novembre 2009.
Tout programme réaliste de réduction de la pauvreté doit d’abord bien identifier et analyser les con-
traintes des populations cibles qui sont en majorité rurales. Les données et informations issues du
RGA-SPISA, en complémentarité avec celles issues des enquêtes auprès des ménages et d’autres types
d’études, seront des outils précieux à mettre à la disposition des pouvoirs publics et des autres acteurs
du développement.
iv
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Or, depuis le dernier recensement de l’agriculture de 1972, le pays manque d’informations statistiques
fiables, complètes et à jour nécessaires pour la planification de son secteur rural et pour la formulation
des stratégies et politiques et le suivi des réalisations. En effet, la production statistique dans le domaine
de l’agriculture, l’élevage, la pêche et la forêt au Gabon est caractérisée, comme dans certains autres
pays africains, par :
L’obsolescence des données structurelles, l’absence d’une base de sondage récente et d’un ré-
férentiel pour les enquêtes et les statistiques courantes ;
La mauvaise intégration, l’inaccessibilité et la faible diffusion des données statistiques exis-
tantes avec pour corollaire la faible utilisation de celles-ci ;
La faiblesse ou l’inexistence des ressources allouées (humaines, matérielles et financières) à la
production statistique ;
L’absence de diffusion des données statistiques par les outils technologiques modernes et per-
formants permettant une exploitation, un accès convivial et une diffusion large des données
disponibles ;
Une inadéquation des données produites aux besoins des utilisateurs ;
Le manque de fiabilité des données statistiques ;
Une absence de politique cohérente de production de données statistiques ;
Une dépendance de la production statistique des ressources extérieures ;
La non prise en considération dans les enquêtes passées des données sur l’environnement so-
cial et économique du secteur (organisation du monde paysan, encadrement du monde paysan
par les acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, accès et offre de services de crédit,
commercialisation, accès aux services de base et communautaires, atouts, contraintes et voca-
tions des espaces agricoles et ruraux, etc.).
C’est au vu de ces difficultés que le Gouvernement de la République Gabonaise s’est engagé à réaliser
ce recensement qui revêt un caractère prioritaire et bénéficie de l’appui financier de la Banque Mon-
diale et de l’appui technique de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture
(FAO). S’appuyant sur l’approche modulaire du Programme Mondial du Recensement de l’Agriculture
(PMRA) 2020, recommandée par la FAO, le RGA est placé au cœur d’un système intégré de recense-
ments et d’enquêtes. L’exécution des modules centraux du RGA (de juin 2019 à octobre 2020) sur le
terrain a permis de couvrir les activités suivantes :
Le dénombrement exhaustif des structures et des ménages au niveau national ;
Le dénombrement exhaustif des exploitations agricoles traditionnelles possédées par
les ménages agricoles identifiées ;
Le dénombrement exhaustif des Exploitations Agricoles Modernes et Semi-Modernes
possédées par les Entreprises agricoles ;
La collecte des données communautaires dans les villages mettant en exergue les as-
pects de la ruralité ;
La collecte des données auprès des Organisations Professionnelles Agricoles (OPA).
La couverture de ces activités a permis de disposer d’informations structurelles de base. Celles-ci se-
ront complétées par des données structurelles et conjoncturelles plus détaillées avec la mise en œuvre
du module complémentaire (enquête de production végétale et animale) et des enquêtes des modules
v
Rapport d’analyse des données du module communautaire
thématiques prévues dans la période allant de 2021 à 2023. Cette approche modulaire place le recen-
sement agricole au cœur d’un système intégré de recensements et d’enquêtes agricoles.
Le RGA a couvert l’ensemble du territoire national. Il a mobilisé les cadres nationaux du Ministère de
l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et de l’Alimentation (MAEPA), du Ministère de l’Economie et
de la Relance, du Ministère des Eaux et Forêts. Le présent rapport analyse les référentiels qui permet-
tent de réaliser les prochaines enquêtes sur le module complémentaire et les modules thématiques.
Qu’il me soit permis ici de remercier tous ceux qui ont contribué à la réalisation de cette opération
dont les résultats sont présentés dans ce rapport, et surtout :
Avec ces résultats, l’administration, les professionnels, les décideurs, les chercheurs, les universitaires,
les partenaires au développement et les différents utilisateurs possèdent aujourd’hui une base de don-
nées inestimables et un excellent outil de travail. Je souhaite au nom du Gouvernement, qu’il en soit
fait le meilleur usage.
vi
Rapport d’analyse des données du module communautaire
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : Répartition des villages par province selon le type de village ............................................... 29
Tableau 2 : Répartition des villages avec campement par province selon le nombre de campement . 29
Tableau 3 : Répartition des villages par province selon le type d’habitat ................................................ 30
Tableau 4 : Répartition des villages par province selon le niveau d’instruction du chef de village...... 31
Tableau 5 : Répartition des villages par province selon la principale voie qui le relie au chef-lieu de
département ...................................................................................................................................................... 32
Tableau 6 : Répartition des villages par province selon la praticabilité de la principale voie d’accès qui
le relie au chef-lieu de département ............................................................................................................... 33
Tableau 7 : Répartition des villages par province selon la distance au chef-lieu de département
d’appartenance.................................................................................................................................................. 33
Tableau 8 : Répartition des villages par province selon le principal moyen utilisé pour se rendre au
village ................................................................................................................................................................. 34
Tableau 13 : Répartition des villages par province ayant accès aux moyens de communication de masse
et télécommunication ...................................................................................................................................... 37
Tableau 9 : Répartition des villages par province ayant au moins une infrastructure d’éducation ...... 38
Tableau 10 : Répartition des villages dépourvus d’infrastructures d’éducation selon la distance en km
par rapport à l’infrastructure fonctionnelle la plus proche ........................................................................ 38
Tableau 11 : Répartition des villages par province ayant des infrastructures de santé .......................... 39
Tableau 12 : Répartition des villages par province dépourvus d’infrastructures de santé selon la
distance en km par rapport à l’infrastructure fonctionnelle la plus proche ............................................. 40
Tableau 14 : Effectifs des villages disposant d’une infrastructure agricole ............................................. 42
Tableau 15 : Effectifs des villages disposant d’une infrastructure d’élevage ........................................... 43
Tableau 16 : Répartition des villages selon la disponibilité d’infrastructure de pêche ou d’aquaculture
............................................................................................................................................................................ 44
Tableau 17 : Répartition des villages par province selon les cinq premières difficultés rencontrées
dans la production végétale ............................................................................................................................ 50
vii
Rapport d’analyse des données du module communautaire
LISTE DES GRAPHIQUES
viii
Rapport d’analyse des données du module communautaire
SIGLES ET ABRÉVIATIONS
SD Secteur de Dénombrement
ix
Rapport d’analyse des données du module communautaire
INTRODUCTION
Pays tropical avec de fortes précipitations annuelles et des bonnes conditions géographiques et clima-
tiques, le Gabon dispose d’énormes atouts favorables au développement de son agriculture.
Malgré un réseau hydrographique dense et une longue façade maritime, le Gabon est en situation de
dépendance alimentaire qui se traduit par une importation massive de produits agricoles. Chaque an-
née, le Gabon importe des produits alimentaires d’une valeur de plus de 400 milliards FCFA. Cette
situation fait courir au pays le risque de se retrouver en insécurité alimentaire. Le développement du
secteur agricole devient, dès lors, une question stratégique pour le pays. Certaines dispositions poli-
tiques ont été mises en place pour traiter des questions du secteur agricole, notamment la loi
n°023/2008 du 10 décembre 2008 portant politique de développement agricole durable, le Plan stra-
tégique de développement du secteur agricole au Gabon de 2009, etc.
La mise en application de ces dispositions requiert des données désagrégées, fiables et à jour sur la
population et les ménages exerçant des activités agricoles, sur les types d’agriculture menées, sur la
production agricole nationale et sur les besoins à satisfaire pour garantir la sécurité alimentaire et les
revenus des ménages (et surtout ruraux). De telles données sont malheureusement rares, voire inexis-
tantes. Seuls un recensement et/ou une enquête agricole pourrait fournir de manière détaillée de telles
informations.
L’objectif global du Recensement Général de l’Agriculture (RGA) est de collecter des données struc-
turelles et détaillées sur l’agriculture, l’élevage, la sécurité alimentaire, la pêche et l’aquaculture, la forêt
et la sylviculture, le maraîchage, l’horticulture et l’arboriculture fruitière.
Plus spécifiquement, le RGA contribue à (i) améliorer la production et la diffusion des statistiques
agro-sylvo-pastorales et halieutiques ; (ii) fournir des informations pour la prise en compte de l'envi-
ronnement dans les programmes et projets de développement ; (iii) avoir un dispositif intégré de col-
lecte et de suivi de la campagne agricole, capable de fournir des informations fiables, riches et variées
sur le secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique ; (iv) disposer d’un cadre de référence pour les enquêtes
ultérieures ; (v) évaluer l’impact des politiques et programmes de développement agricoles ; (vi) évaluer
la valeur ajoutée du secteur agricole dans le Produit Intérieur Brut (PIB) national ; (vii) évaluer les
Objectifs du Développement Durable (ODD), la sécurité alimentaire, la pauvreté et la situation du
genre ; et (viii) disposer d’un système moderne d’archivage et de diffusion des données.
10
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Le présent rapport intitulé Volume IV1 ‘‘Rapport d’analyse des résultats définitifs du module commu-
nautaire du Recensement Général de l’Agriculture (RGA)’’ fait partie de la série des publications sur
le RGA.
Ce volume est consacré aux résultats du module communautaire qui a pour vocation de présenter la
situation nationale exhaustive des villages en vue de rendre plus efficiente la politique de développe-
ment rurale et d’optimiser les interventions des pouvoirs publics, des partenaires techniques et finan-
ciers, ainsi que du secteur privé et des organisations de la société civile. Il renferme un ensemble d’in-
formations plus complètes et fiables relatives aux infrastructures, au cadre de vie et aux organisations
socio-économiques existant dans les communautés villageoises.
Le document est structuré en deux (2) grandes parties. La première partie fait une brève présentation
du Gabon et de l’approche méthodologique du module communautaire. La seconde partie présente
les résultats de l’analyse des données collectées dans les villages.
1 Les résultats du RGA paraîtront dans sept autres volumes, ainsi que dans des dépliants et des brochures qui présenteront
les principaux résultats définitifs des quatre modules centraux.
11
Rapport d’analyse des données du module communautaire
PARTIE 1 : PRESENTATION DU GABON ET METHODO-
LOGIE DU MODULE COMMUNAUTAIRE
12
Rapport d’analyse des données du module communautaire
PRESENTATION GENERALE DU GABON
Le climat est de type équatorial, chaud et humide, avec une alternance de saisons sèches et de saisons
des pluies au cours de l'année. On distingue deux saisons humides (février à mai, grande saison des
pluies et septembre-décembre, petite saison des pluies) et deux saisons sèches (mai à septembre, grande
saison sèche et décembre à janvier, petite saison sèche). Les températures moyennes sont comprises
entre 21 °C au sud-ouest du pays et 27 °C sur la côte et à l'intérieur du pays. Les extrêmes vont de 18
°C à 36 °C. Les précipitations varient de 1500 mm au nord-est et dans les provinces de savane à 3300
mm au nord-ouest et au sud-ouest. Le taux d'humidité atmosphérique est en moyenne de 85 %, il peut
atteindre 100 % en saison des pluies.
Le Gabon est un pays forestier où la faune et la flore sont encore bien conservées et protégées dans
treize parcs nationaux dont le parc national de la Lopé, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Selon les estimations, 80 à 85 % du pays est recouvert par la forêt. Son sous-sol est riche en minéraux
et en pétrole. On distingue trois types de relief :
Les plaines côtières (larges de 20 à 300 km) à l'ouest du pays ; les plaines et dépressions
(plaines karstiques de la Nyanga et de la Ngounié, plaine de la Lopé, plaines de la
province des Lacs, aux alentours de Lambaréné) ; les deltas maritime et intérieur de
l'Ogooué.
Les massifs montagneux qui comprennent les monts de Cristal au nord-est de Libre-
ville, le massif du Chaillu au centre (culminant à 1020 mètres au mont Milondo) et le
massif du Mayombe qui s'étend sur 800 km parallèlement à la côte de l’Atlantique. Le
point culminant du Gabon est le mont Bengoué, 1070 mètres, dans le nord-est du pays
dans la province de l’Ogooué-Ivindo ;
Les plateaux et collines. Le plus grand ensemble de plateaux est localisé au nord-est
(Woleu-Ntem et Ogooué-Ivindo) ; les plateaux Batéké, à l'est de la province du Haut-
Ogooué, présentent un paysage de savane au milieu de la forêt.
13
Rapport d’analyse des données du module communautaire
1.2. SITUATION DEMOGRAPHIQUE
Selon les résultats du Recensement Général de la Population et des Logements de 2013 (RGPL-2013),
la population résidente est estimée à 1.811.079 habitants. Elle est composée d’un peu plus d’hommes
(51,6%) que de femmes (48,4%) et est relativement jeune. L’âge moyen de la population est de 26 ans.
La moitié de la population a moins de 22 ans.
La population est très inégalement répartie sur le territoire national. La province de l’Estuaire qui
comprend la capitale Libreville, abrite près de la moitié de la population. La densité démographique
au niveau national est faible avec 6,8 habitants au km2 mais dépasse 3.700 habitants au km2 dans la
Commune de Libreville. La population est essentiellement urbaine (87 %) et concentrée sur 1,1 %
seulement du territoire national. Le milieu rural est presque vide (désert rural) alors que s’observe une
mégacéphalie urbaine avec la moitié de la population urbaine vivant à Libreville et sa ville attenante
Owendo.
Cette répartition déséquilibrée coexiste avec le déficit global de la population du Gabon. Entre 1960
et 2013, l’effectif de la population a plus que triplé et s’est accru de 78 % au cours des 20 dernières
années. La population urbaine croît à un rythme plus rapide (3,8 % en moyenne par année) que celle
de la population totale qui est de 2,9 %. Selon les estimations officielles, la population gabonaise a
augmenté, en moyenne, de 2,7 % par an durant la période 2013-2020. Elle est estimée à 2.083.958
habitants en 2018. Malgré cet accroissement, la population gabonaise demeure faible en comparaison
avec les pays de l’Afrique subsaharienne. La démographie apparaît ainsi comme une problématique
essentielle du développement de l’agriculture au Gabon.
Les résultats du RGPL de 2013 montrent que dans la population âgée de 12 ans et plus, 211.858
personnes pratiquent les activités agricoles et qu’une personne active sur 5 est dans l’agriculture. La
population active agricole est majoritairement féminine et citadine, conséquence de la forte concen-
tration de la population urbaine. La pratique agricole occupe essentiellement les personnes du troi-
sième âge et surtout les femmes. Les principaux types de culture pratiqués par la population agricole
sont l’agriculture vivrière (par 88 % des personnes) et la culture des arbres fruitiers (26 % des per-
sonnes) alors que les autres cultures sont pratiquées par moins de 7 % de la population agricole.
14
Rapport d’analyse des données du module communautaire
1.3. SITUATION ECONOMIQUE
Après quatre années de croissance soutenue (6% en moyenne entre 2010 et 2014), l’économie gabo-
naise a enregistré un ralentissement en 2015 avec un taux de croissance du PIB de 3,9%. En 2016,
avec un taux de croissance encore plus faible d’environ 2,7%, l’activité économique a été beaucoup
affectée par la baisse de la production pétrolière (-4,2%) malgré une légère remontée des prix des
produits pétroliers. La croissance du secteur non pétrolier a été estimée à 3,7% la même année. Cette
situation a perduré jusqu’en 2019 car le PIB s’est accru de 3,9% contre 0,8% en 2018.
Les perspectives 2020-2021 basées sur un certain nombre d’hypothèses comme une baisse de la pro-
duction pétrolière de 4,5% en 2020 et de 1,3% en 2021, une chute du prix de baril de pétrole de 50%
en 2020 et une hausse de 28,3% en 2021, etc., augurent une baisse du PIB de 0,8% en 2020 et une
hausse de 4,1% en 2021. Cependant ces prévisions risquent de ne pas être atteintes à cause de la
survenue de la pandémie du COVID-2019 qui a fortement touché plusieurs secteurs de l’économie
nationale.
Dans ce contexte de ralentissement économique, l’agriculture continuera à apparaître comme un sec-
teur marginal malgré les efforts de diversification déployés par les pouvoirs publics. Le PIB du secteur
agricole, au sens le plus large, représenterait encore 6% du PIB total, avec une prédominance de l’agri-
culture vivrière. Les travaux du RGA permettront de confirmer ce poids de l’agriculture vivrière dont
les données sont estimées de manière empirique.
15
Rapport d’analyse des données du module communautaire
METHODOLOGIE DU MODULE
COMMUNAUTAIRE
16
Rapport d’analyse des données du module communautaire
CAPI (Computer Assisted Personal Interview) : Méthode d’interview dans laquelle le recenseur
enregistre les réponses à l’aide d’un questionnaire électronique sur des appareils mobiles tels que les
assistants numériques personnels, les tablettes, les ordinateurs portables ou les Smartphones.
Champ : Morceau de terre d’un bloc séparé du reste du bloc par des lignes de démarcation facilement
reconnaissables, comme les chemins, les limites cadastrales, les clôtures, les voies navigables ou les
haies. Un champ peut être constitué d’une ou de plusieurs parcelles.
Chef de ménage : Personne de référence d’un ménage reconnue comme telle par les autres membres.
N.B: En général l'époux est chef de ménage. Toutefois s'il déclare pour une raison ou pour une autre
(âge très avancé, infirmité grave : cécité, paralysie) que sa femme ou son enfant est chef de ménage on
s'en tient à sa déclaration. Le chef de ménage n’est pas nécessairement la personne la plus âgée au sein
du ménage ni la plus nantie.
Cheptel : Animaux (y compris oiseaux et insectes) tenus ou élevés en captivité, principalement à des
fins agricoles. On recense tous les animaux présents sur l’exploitation le jour du recensement, y com-
pris ceux pris en pension et ceux destinés à l’autoconsommation. On ne relève pas les animaux donnés
en pension : ils seront recensés dans l’exploitation qui les accueille.
Conflit : Constatation d'une opposition entre personnes ou entités et chargée d'émotions telles que la
colère, la frustration, la peur, la tristesse, la rancune, le dégoût. Parfois, il peut être fait d'agressivité et
de violence.
Conservation/stockage : Ensemble de procédés de traitement permettant de conserver les proprié-
tés gustatives (certains y ajoutent du goût, en particulier ceux qui nécessitent un additif) et nutritives,
les caractéristiques de texture et de couleur des denrées alimentaires.
Cultures vivrières : Ce sont les cultures pratiquées généralement pour la consommation des ménages.
Débarcadère : Prolongement de côte dans un port non aménagé pour permettre l’accostage des
grandes pirogues.
Département : Le département est l’unité territoriale immédiatement inférieure à la province ; le pays
en compte 48.
Développement rural : C’est l’ensemble des processus et des actions qui concourent à l’amélioration
des conditions de vie en milieu rural.
Don : Action d'accorder gratuitement à quelqu'un la propriété ou la jouissance de quelque chose.
Élevage : C’est l'ensemble des activités qui assurent la multiplication des animaux souvent domes-
tiques, parfois sauvages, pour l'usage des humains : bovins, caprins, chevaux, mulets, volailles, etc.
Tous les animaux gérés par l’exploitant, qu’il soit propriétaire ou non sont pris en considération.
Enzootie : Maladie contagieuse sévissant dans une zone donnée, sans tendance à l’extension.
Épizootie : Maladie contagieuse qui s’étend très rapidement sur tout un pays ou même un continent.
Espèce : Ensemble d’individus d’aspects semblables ayant en commun des caractères qui les distin-
guent au sein d’un même genre ; ils sont capables d’engendrer des individus féconds.
Établissement sanitaire : Structure offrant des soins médicaux.
17
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Établissement scolaire : Toute structure d’enseignement maternel, primaire secondaire et même su-
périeur.
Étang : C’est une surface en eau peu profonde, naturelle ou généralement artificielle à écoulement
quasi nul.
Exploitant agricole : Personne civile, groupe de personnes civiles ou personne morale qui prend les
grandes décisions concernant l’utilisation des ressources et qui exerce un contrôle de gestion sur le
fonctionnement de l’exploitation agricole.
Exploitation agricole : Unité économique de production agricole sous une direction unique com-
prenant tous les élevages et toutes les terres utilisées en totalité ou en partie à des fins de production
agricole, indépendamment du titre, de la forme juridique ou de la taille de celle-ci. La direction unique
peut être exercée par un particulier, par un ménage, conjointement par deux ou plusieurs particuliers
ou ménages, ou par une personne morale telle que société, entreprise collective, coopérative ou orga-
nisme d’État. Il existe deux types d’exploitations agricoles : i) les exploitations relevant du secteur des
ménages, c’est-à-dire qui sont gérées par les membres du ménage ; et ii) les exploitations ne relevant
pas du secteur des ménages, telles que les sociétés et les institutions gouvernementales.
Par ailleurs, lorsqu’un ménage est constitué de deux ou plusieurs unités (exploitations agricoles), par
exemple lorsqu’un couple marié vit sous le même toit que les parents, les deux unités peuvent gérer
les terres de manière indépendante mais, en tant que membres du même ménage, pourvoir ensemble
aux besoins alimentaires et mettre leurs revenus en commun. Il s’agit donc de deux exploitations agri-
coles formant un même ménage.
Exploitation aquacole : Unité économique de production aquacole, soumise à une direction unique,
et comprenant toutes les installations aquacoles, indépendamment du titre de possession, du mode
juridique ou de la taille.
Exploitation forestière : Toute activité liée au prélèvement, à la collecte et à la cueillette des produits
de la forêt, y compris la transformation, le reboisement, la régénération et la sylviculture.
Exploitations relevant du secteur des ménages : Exploitations gérées par les membres du ménage.
Fleuve/rivière : C’est un cours d’eau naturelle qui se jette dans une autre rivière, dans un fleuve, dans
l’océan, dans un lac, ou se perd dans les sables.
Forage : Puits creusé à l'aide d'un procédé mécanique à moteur à une profondeur importante.
Genre : Il se réfère non pas au sexe mais aux relations qui existent entre les deux sexes (hommes
femmes). Il n’est pas déterminé biologiquement comme étant le résultat de caractéristiques masculines
ou féminines ; c’est un facteur social. Il est le centre de l’organisation des sociétés et régit souvent le
processus de production, de reproduction, de consommation et de distribution.
GPS (Global Positioning System) : Système qui permet de trouver la position géographique d’un
point à la surface de la terre par sa longitude et sa latitude. Le GPS permet de géo-référencer l’exploi-
tation, le ménage et les terres dans les zones administratives appropriées. Les appareils GPS permettent
également de mesurer la superficie des terres beaucoup plus rapidement que les traditionnelles mé-
thodes de mesure objective.
18
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Habitat : Aire dans laquelle vit une population, une espèce animale ou végétale particulière.
Hameau : Localité ou ensemble d’habitations, plus importante qu’une ferme, située en dehors d’un
village ou d’une ville dont elle dépend administrativement.
Internet : Appelé autrement « le réseau des réseaux », internet est un réseau informatique mondial
accessible au public.
Localité : Groupe d’habitations, délimité dans l’espace et généralement identifié par un nom reconnu
par les populations qui y vivent et les populations des villages voisins. Selon l’Administration territo-
riale, une localité est rattachée à un village. Ainsi, sont assimilés à des localités, les hameaux, les cam-
pements d’agriculteurs, de pêcheurs, d’éleveurs et les habitations isolées.
Forêt : Terres de plus de 0,5 ha avec des arbres de plus de 5 mètres (m) de hauteur et un couvert
arboré supérieur à 10%, ou des arbres capables d’atteindre ces seuils in situ.
Cela comprend à la fois les forêts naturelles et plantées ainsi que les routes forestières, les pare-feu et
autres petits espaces ouverts, aussi bien que les zones qui n’ont temporairement plus d’arbres (en
raison de coupes à blanc dans le cadre de la pratique de la gestion forestière, de cultures itinérantes
abandonnées ou de catastrophes naturelles) mais qui devraient redevenir des forêts dans les cinq ans
(dans des cas exceptionnels, les conditions locales peuvent justifier l’utilisation d’un délai plus long).
Les brise-vent, les haies vives et les couloirs d’arbres d’une superficie de plus de 0,5 ha et d’une largeur
de plus de 20 m sont inclus. Les pépinières d’arbres forestiers qui font partie intégrante de la forêt
doivent être incluses.
Forêt communautaire : Portion du domaine forestier rural affectée à une communauté villageoise
en vue de mener des activités ou d’entreprendre des processus dynamiques pour une gestion durable
des ressources naturelles à partir d’un plan de gestion simplifié. Tous les revenus générés par toutes
les activités menées dans la forêt communautaire sont la propriété de la communauté.
Forêt sacrée : Espace boisé réservé à l’expression culturelle d’une communauté donnée et dont l’accès
et la gestion sont réglementés.
Gestion durable des ressources forestières : Ensemble d’actions mises en œuvre pour maintenir
leur diversité biologique, leur productivité, leur faculté de régénération, leur vitalité et leur capacité à
satisfaire de manière pérenne, les fonctions économique, écologique et sociale pertinentes, sans causer
de préjudices à d’autres écosystèmes.
Irrigation : Action d’approvisionner volontairement des terres en eau, autre que la pluie, pour l’amé-
lioration des pâturages ou de la production agricole. L’irrigation implique généralement la présence
d’infrastructures et d’équipements servant à appliquer l’eau au niveau des cultures tels que canaux
d’irrigation ou de rigoles, pompes, ou systèmes d’irrigation. Cependant, l’irrigation comprend égale-
ment l’arrosage manuel des plantes à l’aide des seaux, d’arrosoirs ou d’autres dispositifs. En revanche,
l’inondation accidentelle des terres par la crue de fleuves ou de rivières n’est pas considérée comme
irrigation.
Marchés d’écoulement des produits agricoles : Marchés situés entre la zone de production et la
zone de consommation des produits agricoles. Les acheteurs bords champs sont les grands fournis-
seurs de ces marchés.
19
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Marché de ravitaillement : Marché où les consommateurs achètent les produits alimentaires.
Membre du ménage : C’est une personne qui vit habituellement dans le ménage. Il est résident s’il y
vit depuis au moins 6 mois ou qui vient d’arriver avec l’intention d’y rester plus de 6 mois. Il n’est pas
résident s’il doit quitter le ménage avant 6 mois.
Ménage : Le concept de ménage est défini en fonction de la manière dont les personnes pourvoient,
individuellement ou en groupe, à leurs besoins alimentaires et autres besoins vitaux. Un ménage peut
être soit (a) un ménage composé d’une seule personne, c’est-à-dire, une personne qui pourvoit à ses
propres besoins alimentaires et autres besoins vitaux sans s’associer avec d’autres personnes pour for-
mer un ménage multiple, soit (b) un ménage multiple, c’est-à-dire un groupe de deux ou plusieurs
personnes vivant ensemble, qui pourvoient en commun à leurs besoins alimentaires et autres besoins
vitaux. Les membres du groupe peuvent dans une mesure variable mettre leurs revenus en commun
et avoir un budget unique ; le groupe peut se composer, soit des personnes apparentées, soit de per-
sonnes non apparentées, soit de personnes appartenant à l’une et l’autre catégorie. Habituellement, les
membres d’un même ménage vivent sous le même toit ou dans la même concession.
Ménage agricole : Un ménage est dit agricole si au moins un de ses membres pratique l’agriculture
au sens large pour son propre compte ou pour le compte du ménage et non en tant que salarié agricole
que ce soit à titre d’activité principale ou à titre secondaire. Dans le cadre du RGA, on parle d’agricul-
ture au sens large si l’une au moins des activités suivantes est pratiquée : agriculture, élevage, forêt/syl-
viculture, pêche et aquaculture.
Ménage rural : Ménage vivant dans une zone définie comme rurale, ordinairement dans le recense-
ment de la population.
Milieu de résidence : C’est l’espace habituel d’habitation d’un individu donné.
Milieu rural : Il s’oppose aux concepts de ville, d’agglomération ou de milieu urbain.
Milieu urbain : Espace géographique ou administratif régi par une commune.
Module de base du recensement : Collection principale du recensement de l’agriculture obtenue
selon l’approche modulaire, réalisée sur la base d’un dénombrement exhaustif pour fournir les données
structurelles clés.
Module complémentaire du recensement : Module fondé sur un sondage (échantillon) réalisé selon
l’approche modulaire à partir des données du module de base du recensement pour fournir davantage
de données détaillées.
Organisation Professionnelle Agricole : Selon la loi 023/2008 du 10 décembre 2008 portant poli-
tique de développement agricole durable, les intervenants dans le domaine de l’Agriculture peuvent
s’organiser en organisations agricoles et para agricoles sous forme d’associations, de groupements à
vocation coopérative (GVC), de GIE, de syndicats, d’organisations professionnelles de production, de
transformation, de commercialisation, de distribution, ou tout autre groupement. C’est donc tous ces
regroupements qu’on peut mettre sous le vocable Organisations Professionnelles Agricoles (OPA)
dont les principales composantes se définissent comme suit selon le type ou le statut :
20
Rapport d’analyse des données du module communautaire
✓ Association : Une association est un contrat passé entre plusieurs personnes (au moins deux) qui
décident de mettre en commun leurs connaissances ou leurs activités pour réaliser un projet collectif
dans un but autre que le partage de bénéfices.
✓ Cadre de concertation de producteurs : groupement de personnes physiques ou morales pour la
défense ou la gestion d'intérêts communs.
✓ Coopérative avec conseil d’administration (COOP-CA) : une coopérative dotée d’un conseil
d’administration.
✓ Groupement d'intérêt économique (G.I.E.) : personne morale constituée entre deux ou plu-
sieurs personnes physiques ou morales, dans le but de faciliter ou de développer l'activité économique
préexistante de ses membres. Le G.I.E. ne peut pas faire de bénéfices.
✓ Groupement : organisation plus ou moins structurée constituée par un ensemble de personnes
ayant mêmes intérêts, mêmes aspirations ou même idéologie : exemple : groupement de consomma-
teurs
✓ Mutuelle : groupement ayant la capacité civile et dont la création est soumise à déclaration. Elle
mène notamment au moyen de cotisations versées par ses membres, et dans l’intérêt de ces derniers
et de leurs ayant droits, une action de prévoyance, de solidarité et d’entraide, dans les conditions pré-
vues par leurs statuts afin de contribuer au développement culturel, moral, intellectuel et physique de
leurs membres.
✓ Organisation Non Gouvernementale (ONG) : Association à but non lucratif, d'intérêt public,
qui ne relève ni de l'État, ni d'institutions internationales.
✓ Société coopérative ou coopérative : groupement autonome de personnes volontairement réunies
pour satisfaire leurs aspirations et besoins économiques, sociaux et culturels communs au moyen d’une
entreprise dont la propriété et la gestion sont collectives et où le pouvoir est exercé démocratiquement
et selon les principes coopératifs.
✓ Société coopérative simplifiée (SCOOPS) : coopérative constituée entre cinq personnes phy-
siques ou morales au minimum et dirigée par un comité de gestion. Elle est organisée selon l’acte de
l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA) par un statut parti-
culier
Pêche artisanale : Capture, c’est à dire la chasse, la collecte et le ramassage d’animaux aquatiques
vivants (essentiellement des poissons, mollusques et crustacés) et également le ramassage des plantes
provenant des eaux marines, côtières ou intérieures, propres à la consommation humaine et à d’autres
usages, soit à la main, soit de manière plus courante à l’aide de matériel de pêche comme les filets, les
lignes et les pièges fixes.
Pêche continentale : Activité visant à capturer des poissons et d’autres organismes aquatiques dans
les eaux continentales (fleuves, lacs, lagune, etc.).
Pêche maritime : Activité visant à capturer des poissons et d’autres organismes aquatiques dans les
eaux marines.
Petite exploitation : Exploitation de petite taille qui ne possède pas en général de matériel en réfé-
rence à la mécanisation et qui emploie peu de main d’œuvre salariale.
21
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Pompe d’irrigation : Pompe permettant de pomper l’eau d’un fleuve, d’une rivière, d’un lac ou d’un
forage et de la transférer pour l’irrigation des parcelles agricoles.
Population : Ensemble des individus qui habitent un lieu ou un milieu donné.
Population agricole : C’est l’ensemble des personnes qui vivent dans les ménages agricoles.
Production agricole : Elle peut être définie à plusieurs niveaux : à la récolte, au stockage et sur le
marché. Ce qui nous intéresse ici est celle à la récolte qui correspond pour le sous-secteur agriculture
végétale à la superficie multipliée par le rendement, au sous-secteur animal et par exemple pour la
production moyenne annuelle de lait du cheptel (ou potentiel laitier) en multipliant la production
moyenne journalière de lait par espèce par la durée moyenne de lactation.
Population rurale : C’est l’ensemble des personnes vivant en milieu rural.
Source de l’eau d’irrigation : Désigne le point d’approvisionnement en eau pour l’irrigation des
parcelles.
Puits aménagé : C’est un puits disposant d’une infrastructure facilitant la conservation où l’accès à
l’eau qui s’y trouve.
Questionnaire : Support utilisé dans les enquêtes statistiques pour recueillir l’information.
Recensement de l’agriculture : Opération statistique de collecte, de traitement et de diffusion des
données sur la structure de l’agriculture, couvrant l’ensemble ou une partie importante d’un pays.
Secteur de dénombrement (SD) : C’est une portion du territoire correspondant à une localité, une
partie d’une localité ou un groupe de localités. C’est une unité géographique définie pour les besoins
du recensement général de la population. Le SD est constitué d’un ensemble de concessions et de
ménages dont la taille varie généralement entre 120-130 ménages en milieu rural et entre 150-180
ménages en milieu urbain. C’est une zone géographique confiée à un agent recenseur.
Statistiques agricoles courantes : Statistiques agricoles collectées en continu sur des éléments tels
que la production et les prix, par opposition aux données structurelles collectées dans le recensement
de l’agriculture.
Structure : C’est un bâtiment ou un groupe de bâtiments séparés dans l’espace, et abritant ou pas une
personne, un groupe de personnes ou plusieurs groupes de personnes. Exemple : case isolée, maison
isolée, maison à plusieurs logements, immeuble à appartements (à étage), concession, etc.
Unité statistique : C’est l’unité de base pour laquelle les données sont collectées. L’unité statistique
du recensement de l’agriculture est le ménage qui contient au moins un exploitant agricole.
Sylviculture : Culture des espèces végétales ligneuses.
Tableau : Principale forme de présentation des données statistiques, impliquant le récapitulatif des
résultats.
Technique d’irrigation : C’est l’ensemble des méthodes qui consistent à apporter l’eau jusqu’à la
plante.
22
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Unité de conditionnement : Entité infrastructurelle ayant pour vocation d’assurer les premiers trai-
tements des produits agricoles, pour leur éventuelle conservation, transformation, commercialisation
ou consommation.
Unité de transformation : Entité économique ayant pour vocation de produire les biens à partir
d’intrants agropastoraux ou aquacoles.
Village : C’est une circonscription territoriale administrée par un chef de village, reconnue comme
telle par l’autorité administrative territorialement compétente. Les hameaux, les campements ou les
concessions isolées sont rattachés à des villages.
Vulgarisation : Se définit comme l’apport de conseils et d’informations sur les pratiques agricoles aux
producteurs agricoles et aux éleveurs. Les services de vulgarisation peuvent être assurés par des insti-
tutions gouvernementales, des ONG, des organisations d’agriculteurs, des institutions de formation,
etc. Les services de vulgarisation peuvent couvrir les conseils donnés aux agriculteurs dans des do-
maines tels que : gestion de l’exploitation, sélection des variétés végétales, utilisation d’intrants (tels
qu’engrais), crédit, mécanisation agricole, santé animale, protection des végétaux, développement du-
rable et commercialisation.
Zoonose : Maladie animale susceptible d’être transmise à l’Homme. La contamination peut se faire
de manière directe (contact avec les animaux malades, morsure, léchage, etc.) ou indirecte à travers des
vecteurs (produits d’origine animale ou objets souillés).
23
Rapport d’analyse des données du module communautaire
2.3. CHAMPS ET UNITES STATISTIQUES
Champ du module communautaire
L’opération de recensement agricole du module communautaire a couvert les milieux ruraux de l’en-
semble du territoire national comprenant les neuf provinces.
Unités statistiques
L’unité d’observation est le secteur de dénombrement et l’unité d’analyse est le village.
24
Rapport d’analyse des données du module communautaire
2.4.2. Méthode de couverture
Reconnaissance cartographique des SD
Cette activité précède la collecte sur le terrain. Dans tous les cantons, les équipes commencent par
localiser et retrouver les limites de leurs secteurs de dénombrement (SD) à l’aide du dossier cartogra-
phique qui comprend la fiche de localisation du SD, le guide d’orientation dans le SD et la carte du
SD.
Énumération des villages
L’énumération constitue la deuxième étape de la collecte des données sur le terrain. Dans chaque
canton, après avoir repéré les limites du SD, les chefs d’équipe procèdent à l’énumération exhaustive
des villages. Ce travail se fait SD par SD. A la fin de l’énumération et après vérification, les agents
procèdent à la synchronisation des données vers leur chef d’équipe. Dans certaines zones non cou-
vertes par le réseau internet, les équipes procèdent par un balayage systématique des villages en utilisant
le questionnaire en version papier.
Méthode de collecte
La liste des villages est fournie aux chefs d’équipe chargés d’administrer ce questionnaire par les cartes
SD. Cette liste est actualisée en fonction des réalités de terrain. Le village ici est considéré comme un
groupement de populations à la tête duquel se trouve un chef de village. L’identification des villages
et de leurs chefs est une action décisive et complexe à réaliser. Cette complexité est due au fait que
tous les villages du Gabon sont fondus dans les regroupements qui peuvent très souvent avoir aussi le
nom d’un village. Il faut donc dans un premier temps identifier clairement le nom du regroupement
des villages ainsi que les différents villages qui le composent.
Une fois cette opération faite, chaque chef de village est convié avec ses notables ou comité de sages
à un entretien de groupe guidé, basé sur le contenu du questionnaire. Ces questionnaires sont préala-
blement assignés aux chefs d’équipe chargés de les administrer. Pour des zones non couvertes par
Internet, le questionnaire en support papier est utilisé et les coordonnées géographiques des différents
villages sont relevées par un appareil Garmin (GPS).
2.4.3. Supports de collecte utilisés
Pour la mise en œuvre du module communautaire, les supports de collecte suivants ont été utilisés, à
savoir :
Le dossier cartographique comprenant la carte et le descriptif du secteur de dénom-
brement ;
La fiche de dénombrement ;
Le questionnaire module communautaire;
Le manuel d’instruction du chef d’équipe pour faciliter la compréhension du ques-
tionnaire et améliorer ainsi la qualité des données à collecter ;
La tablette avec le module OPA intégré ;
L’appareil de géolocalisation Garmin pour la prise des coordonnées GPS.
25
Rapport d’analyse des données du module communautaire
2.5. TRAITEMENT, ANALYSE ET DIFFUSION DES DONNEES
2.5.1. Traitement des données
Le traitement des données dont il est question ici concerne l’apurement. C’est une activité très délicate
et qui a exigé qu’un manuel de contrôles de spécifications soit élaboré pour procéder à certains redres-
sements des valeurs aberrantes ou d’invraisemblance, des incohérences et des omissions de réponses
(telles que l’âge qui n’est souvent pas déclaré). Ces contrôles ont fait de programmes informatiques
appliqués sur les données. Cette activité s’est poursuivie à travers un atelier -déconcentré des cadres
du BCRGA hors de Libreville. Il s’est agi de faire des tris à plat sur des variables de la base des données
afin de déceler les erreurs de couverture des questions. Ceci a porté à la fois sur la fiche de dénombre-
ment et sur les questionnaires des modules centraux.
Les tableaux de résultats ont permis aux analystes d’observer la configuration des différentes réponses
obtenues pour chaque variable, de connaître le niveau de mesure de la variable (ordinal, nominale ou
quantitative) ou la distribution des différentes valeurs obtenues (nombre et pourcentage de cas saisis,
de réponses valides, de réponses manquantes, de réponses inattendues ou aberrantes, etc.). Cela a
permis non seulement de décider quoi corriger, recoder, redresser ou supprimer, et de comment pro-
céder, mais aussi de déterminer les seuils de tolérance du pourcentage de non réponses au-delà des-
quels, une méthode de correction automatique a été appliquée.
Ceci a permis d’avoir une base de données stabilisée pour faciliter son exploitation à des fins d’analyse.
Les principaux logiciels d’analyse et de traitement statistique utilisés sont SPSS, STATA et Excel.
La validation des données a été faite de façon collégiale par les cadres du BCRGA avec l’appui des
deux consultants de la FAO. Pour l’édition des tableaux, un plan de tabulation a été élaboré confor-
mément aux objectifs du RGA. Afin de s’assurer de la non distorsion des données après apurement,
l’édition des tableaux a été faite sous SPSS (fiche de dénombrement, module de base et module OPA),
STATA et R (modules communautaire et exploitations modernes/semi-modernes) sur les deux ver-
sions de la base de données : brute et apurée.
26
Rapport d’analyse des données du module communautaire
PARTIE 2 : RESULTATS DES ANALYSES
27
Rapport d’analyse des données du module communautaire
CARACTÉRISTIQUES DES VILLAGES
Le présent chapitre porte sur des données collectées auprès des entités territoriales (village) ayant trait
aux points suivants :
o Le type de village
o La structure des chefs de village
o Les caractéristiques des voies d’accès aux villages
o La distance du village au chef-lieu de département d’appartenance
12.24%
87.76%
Au niveau provincial, le tableau 1 ressort que les provinces du Woleu-Ntem (519 ; 31,6%), de
l’Ogooué-Lolo (194 ; 11,8%) et du Haut-Ogooué (158 ; 9,6%) sont celles qui regorgent le plus de
villages sans campement. Par contre, les villages avec campement sont beaucoup plus rencontrés dans
les provinces du Haut-Ogooué (40 ; 2,4%), de la Ngounié (37 ; 2,3%) et du Woleu-Ntem (32 ; 1,95%).
28
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 1 : Répartition des villages par province selon le type de village
Type de village
Village sans campe- Village avec campe- Ensemble
Province
ment ment
Nombre % Nombre % Nombre %
ESTUAIRE 73 4,45% 12 0,73% 85 5,18%
HAUT-OGOOUE 158 9,62% 40 2,44% 198 12,06%
MOYEN-OGOOUE 122 7,43% 23 1,40% 145 8,83%
NGOUNIE 113 6,88% 37 2,25% 150 9,14%
NYANGA 86 5,24% 9 0,55% 95 5,79%
OGOOUE-IVINDO 130 7,92% 22 1,34% 152 9,26%
OGOOUE-LOLO 194 11,81% 0 0,00% 194 11,81%
OGOOUE-MARITIME 46 2,80% 26 1,58% 72 4,38%
WOLEU-NTEM 519 31,61% 32 1,95% 551 33,56%
Ensemble 1441 87,76% 201 12,24% 1642 100%
Le Tableau 2 présente la répartition des villages avec campement par province selon le nombre de
campement. De celui-ci, il ressort que sur un total de 201 villages avec campement, 43% (87) ont un
seul campement en rattachement, 27% (50) en ont deux et 5% (10) seulement ont plus de six campe-
ments en rattachement.
Le Haut-Ogooué est la province dont les villages ont le plus de campement en rattachement (20%).
Le Woleu-Ntem (11%) et le Haut-Ogooué (9%) sont les provinces qui ont majoritairement des villages
ayant un seul campement en rattachement alors que c’est dans la Ngounié (14%) que l’on retrouve le
plus de villages ayant plus de deux campements en rattachement.
Tableau 2 : Répartition des villages avec campement par province selon le nombre de campement
Nombre de campements
Province Ensemble
1 2 3à5 6 et Plus
ESTUAIRE 7 3,48% 3 1,49% 2 1,00% 0 0,00% 12 6%
HAUT-OGOOUE 18 8,96% 10 4,98% 8 3,98% 4 1,99% 40 20%
MOYEN-OGOOUE 9 4,48% 7 3,48% 5 2,49% 2 1,00% 23 11%
NGOUNIE 8 3,98% 11 5,47% 16 7,96% 2 1,00% 37 18%
NYANGA 1 0,50% 4 1,99% 4 1,99% 0 0,00% 9 4%
OGOOUE-IVINDO 15 7,46% 3 1,49% 3 1,49% 1 0,50% 22 11%
OGOOUE-LOLO 0 0,00% 0 0,00% 0 0,00% 0 0,00% 0 0%
OGOOUE-MARITIME 7 3,48% 8 3,98% 10 4,98% 1 0,50% 26 13%
WOLEU-NTEM 22 10,95% 8 3,98% 2 1,00% 0 0,00% 32 16%
Ensemble 87 43,28% 54 26,87% 50 24,88% 10 4,98% 201 100%
Le Graphique 2 ci-dessous présente la répartition des villages avec campements selon la distance
moyenne du village au campement. De celui-ci, il ressort qu’un peu plus de la moitié (51,28%) des
villages ont des campements situés à moins de 6 km du village contre 48,72% dont les campements
sont situés à plus de 6 km.
29
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Graphique 2 : Répartition des villages avec campement par province selon le nombre de campement
100
Répartition de villages
36
21
14 13
7 4
Moins de 6 km 6 à 10 11 à 15 16 à 20 21 à 25 26 à 30 Plus de 30 km
Distance moyenne du village au campement
Le Tableau 3 présente la répartition des villages par province selon le type d’habitat. De celui-ci, sur
les 1642 villages recensés, 1303 (79%) ont un habitat de type linéaire, 149 (9%) de type habitat groupé
et 190 (12%) de type habitat dispersé.
Les villages dont l’habitat est linéaire sont beaucoup plus présents dans la province du Woleu-Ntem
(500 ; 30%) et du Haut-Ogooué (146 ; 9%). Ceux dont l’habitat est dispersé sont plus représentés dans
les provinces de l’Ogooué-Lolo (36 ; 2%) et de l'Ogooué-Maritime (33 ; 2%). Les villages groupés sont
plus présents dans le Woleu-Ntem (32 ; 2%) et le Haut-Ogooué (24 ; 1%).
30
Rapport d’analyse des données du module communautaire
1.2. STRUCTURE DES CHEFS DE VILLAGES
La structure par sexe des chefs de villages est fortement déséquilibrée. En effet, près de 8 chefs de
villages sur 10 sont dirigés par des hommes. Cette tendance est globalement observée dans toutes les
provinces (Cf. Graphique 3 ci-dessous).
Graphique 3 : Répartition des villages par province selon le sexe du chef de village
1273
426 369
166 118 117 166 125
49 36 93 52 82 35 56 16
32 32 13 28
Masculin Féminin
De façon générale, la plupart des chefs de village au Gabon ont un niveau d’instruction primaire (808 ;
49,20%) et secondaire 1er Cycle (467 ; 28,44%). Seulement 2,07% de chefs de village ont un niveau
d’instruction supérieur. Cette tendance est la même pour toutes les provinces.
Tableau 4 : Répartition des villages par province selon le niveau d’instruction du chef de village
Niveau d’instruction du chef de village
Province Habitat Habitat dis- Ensemble
Habitat linéaire
groupé persé
Nbre % Nbre % Nbre % Nbre %
ESTUAIRE 60 3,65 12 0,73 13 0,79 85 5,18
HAUT-OGOOUE 146 8,89 24 1,46 28 1,71 198 12,06
MOYEN-OGOOUE 99 6,03 18 1,10 28 1,71 145 8,83
NGOUNIE 113 6,88 21 1,28 16 0,97 150 9,14
NYANGA 75 4,57 11 0,67 9 0,55 95 5,79
OGOOUE-IVINDO 140 8,53 4 0,24 8 0,49 152 9,26
OGOOUE-LOLO 147 8,95 11 0,67 36 2,19 194 11,81
OGOOUE-MARITIME 23 1,40 16 0,97 33 2,01 72 4,38
WOLEU-NTEM 500 30,45 32 1,95 19 1,16 551 33,56
Ensemble 1303 79,35 149 9,07 190 11,57 1642 100
31
Rapport d’analyse des données du module communautaire
1.3. CARACTERISTIQUES DES VOIES D’ACCES AUX VILLAGES
Dans le pays, la principale voie d’accès pour un grand nombre de villages permettant de rallier le chef-
lieu de département d’appartenance est la route en latérite (773 ; 47,07%). Pour 26,37% de villages, la
principale voie d’accès est la route bitumée et 15,40% la route en terre.
Dans les provinces, nous constatons à partir du tableau 6 que la majorité des villages de l’Estuaire
(47,05%), du Haut-Ogooué (49,49%), de la Nyanga (57,89%), de l’Ogooué-Ivindo (51,97%), de
l’Ogooué-Lolo (48,45%) et du Woleu-Ntem (63,52) sont reliés au chef-lieu de département d’apparte-
nance par la route en latérite. En revanche, dans la province du Moyen-Ogooué (62,75%) beaucoup
plus de villages sont reliés au chef-lieu de département par la route bitumée, dans la Ngounié (42,66%)
par la Route en terre et dans l’Ogooué-Maritime (73,61%) par la Voie d’eau.
Tableau 5 : Répartition des villages par province selon la principale voie qui le relie au chef-lieu de
département
Principale voie qui relie le village au chef-lieu de département
d'appartenance
Province Route Route Piste/ Ensemble
Route Route en Voie ferro- Voie
en en sen-
bitumée latérite viaire d’eau
terre sable tier
ESTUAIRE 26 40 6 0 0 13 0 85
HAUT-OGOOUE 70 98 13 16 0 0 1 198
MOYEN-OGOOUE 91 6 4 0 1 43 0 145
NGOUNIE 30 38 64 0 0 9 9 150
NYANGA 26 55 1 0 0 12 1 95
OGOOUE-IVINDO 14 79 53 0 3 3 0 152
OGOOUE-LOLO 59 94 23 0 3 6 9 194
OGOOUE-MARI-
TIME 4 13 2 0 0 53 0 72
WOLEU-NTEM 113 350 87 0 0 0 1 551
Ensemble 433 773 253 16 7 139 21 1642
1.3.1. Fréquentation de la voie d’accès
La fréquentation ici sous-entend le rythme du trafic sur la principale voie d’accès. En d’autres termes,
il s’agit des flux habituels des mouvements de véhicules d’une localité à l’autre, à des fins diverses. Le
concept de fréquentation ainsi compris revêt deux formes (voir tableau 345 en annexe):
Fréquentation régulière des véhicules sur la voie,
Fréquentation irrégulière.
Dans 66,4% (1091) de villages recensés, la principale voie d’accès menant au chef-lieu de département
d’appartenance est fréquentée régulièrement. Par contre, dans 33,6% de village, cette principale voie
est fréquentée de façon irrégulière.
1.3.2. Praticabilité de la voie d’accès
Globalement, sur les 1642 villages recensés, dans 1312 (79,9%) la principale voie d’accès qui les relie
au chef-lieu de département est praticable en toutes saisons, dans 19,7% celle-ci n’est praticable qu’en
saison sèche et dans moins de 1% qu’en saison des pluies.
32
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Au niveau provincial, c’est dans le Woleu-Ntem (393 ; 23,9%) et l’Ogooué-Lolo (177 ; 10,8%) où le
plus grand nombre de villages recensés sont reliés au chef-lieu de département par une voie praticable
en toutes saisons.
Tableau 6 : Répartition des villages par province selon la praticabilité de la principale voie d’accès qui
le relie au chef-lieu de département
Praticabilité de la voie d’accès
Province
En toutes sai- Seulement en Seulement en Ensemble
sons saison sèche saison de pluie
Nbre % Nbre % Nbre % Nbre %
ESTUAIRE 66 4,0% 19 1,2% 0 0,0% 85 5,2%
HAUT-OGOOUE 153 9,3% 45 2,7% 0 0,0% 198 12,1%
MOYEN-OGOOUE 135 8,2% 6 0,4% 4 0,2% 145 8,8%
NGOUNIE 99 6,0% 50 3,0% 1 0,1% 150 9,1%
NYANGA 76 4,6% 19 1,2% 0 0,0% 95 5,8%
OGOOUE-IVINDO 143 8,7% 9 0,5% 0 0,0% 152 9,3%
OGOOUE-LOLO 177 10,8% 17 1,0% 0 0,0% 194 11,8%
OGOOUE-MARITIME 70 4,3% 0 0,0% 2 0,1% 72 4,4%
WOLEU-NTEM 393 23,9% 158 9,6% 0 0,0% 551 33,6%
Ensemble 1312 79,9% 323 19,7% 7 0,4% 1642 100%
1.4. DISTANCE DU VILLAGE AU CHEF-LIEU DE DEPARTEMENT D’APPARTE-
NANCE
Le tableau 7 suivant montre qu’au plan national, 58 villages sur les 1642 recensés sont situés à moins
de 6 km de leur chef-lieu de département d’appartenance, soit, 4%. Par ailleurs, 58,4% de villages sont
situés au-delà de 26 km du chef-lieu de département.
Au niveau provincial, les disparités sont perceptibles. Les villages les moins éloignés (Moins de 16 km)
de leur chef-lieu de département sont majoritairement rencontrés dans le Woleu-Ntem (8,6%) et le
Haut-Ogooué (4,4%). Les plus éloignés (Plus de 26 km) sont majoritairement présents dans le Woleu-
Ntem (16,5%), l’Ogooué-Lolo (8,4%) et le Moyen-Ogooué (6,3%).
Tableau 7 : Répartition des villages par province selon la distance au chef-lieu de département d’ap-
partenance
Distance au chef-lieu de département d’appartenance
Province 16 à
Moins de 6 6 à moins Ensemble
moins de 26 km et plus
km de 16 km
26 km
ESTUAIRE 0 22 13 48 85
HAUT-OGOOUE 19 53 51 72 198
MOYEN-OGOOUE 3 15 14 104 145
NGOUNIE 5 27 24 85 150
NYANGA 9 13 21 51 95
OGOOUE-IVINDO 2 26 19 104 152
OGOOUE-LOLO 6 29 20 138 194
OGOOUE-MARITIME 0 5 7 26 72
WOLEU-NTEM 14 127 139 271 551
Ensemble 58 317 308 959 1642
33
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Graphique 4 : Répartition des villages selon la distance par rapport au chef-lieu de département d’ap-
partenance
58%
60%
50%
40%
20%
4%
10%
0%
Moins de 6 km 6 < 16 16 < 26 26 km et plus
La lecture du Tableau 8 suivant révèle que le principal moyen majoritairement utilisé pour se rendre
dans les villages est l’automobile (79,4%) suivi de la Pirogue/bateau (8,53%). Notons tout de même
que dans 6,6% (109) de villages, le principal moyen utilisé pour se rendre au village est la marche à
pied. La tendance est la même dans toutes les provinces.
Tableau 8 : Répartition des villages par province selon le principal moyen utilisé pour se rendre au
village
Principal moyen utilisé pour se rendre au village
Moto/
Province Pirogue/
A pieds Bicyclette/ Automobile Train Ensemble
bateau
vélo
Nb % Nb % Nb % Nb % Nb % Nb %
ESTUAIRE 3 0,18 0 0,00 69 4,20 13 0,79 0 0,00 85 5
HAUT-
OGOOUE
16 0,97 6 0,37 176 10,72 0 0,00 0 0,00 198 12
MOYEN-
OGOOUE
0 0,00 0 0,00 101 6,15 43 2,62 1 0,06 145 9
NGOUNIE 20 1,22 0 0,00 120 7,31 10 0,61 0 0,00 150 9
NYANGA 1 0,06 1 0,06 81 4,93 12 0,73 0 0,00 95 6
OGOOUE-
IVINDO
3 0,18 0 0,00 143 8,71 3 0,18 3 0,18 152 9
OGOOUE-
18 1,10 16 0,97 151 9,20 6 0,37 3 0,18 194 12
LOLO
OGOOUE-
MARITIME
0 0,00 0 0,00 19 1,16 53 3,23 0 0,00 72 4
WOLEU-
48 2,92 59 3,59 444 27,04 0 0,00 0 0,00 551 34
NTEM
Ensemble 109 6,64 82 4,99 1304 79,42 140 8,53 7 0,43 1642 100
34
Rapport d’analyse des données du module communautaire
INFRASTRUCTURES SOCIO-ECONOMIQUES
ET ACCES AUX SERVICES DE TELECOMMUNICATION
1237
679
576
448
338
193
126 68 34
Cependant (voir tableau 348 en annexe), une autre question plus précise a été posée aux communautés
à savoir la principale source communautaire d’approvisionnement en eau pour boire existant dans le
village. Ainsi les villages ont le choix d’une seule source. Ainsi seuls 25 villages au lieu de 34 précé-
demment ont cité la SEEG soit 1,5%. Ce pourcentage est de 44,7%, 27,4% et 11,4% pour respective-
ment rivière, forage/hydraulique villageoise et source. Les autres sources principales d’approvisionne-
ment se partageant les 16,5%.
35
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Considérant que la SEEG et le Forage/Hydraulique villageoise sont les deux sources d’eau potable les
plus sûres (en tenant aussi compte la possibilité d’utilisation d’autres sources), l’analyse des données
révèle que les habitants de 71,1% de villages n’ont pas accès à ces deux sources d’eau potable. Ainsi,
ce faible accès des populations rurales à une eau potable les exposent aux maladies d’origine hydriques.
Centrale thermique 0%
Energie solaire 2%
SEEG 22%
36
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Le secteur de l’audio-visuel gabonais est libéralisé depuis 1990, dans presque toutes les provinces, des
radios locales ont été créées mais certaines aujourd’hui sont non fonctionnelles. Ainsi, sur le plan
national, 17,24% seulement des villages recensés bénéficient de la couverture d’au moins une radio
locale. Le Woleu-Ntem (34,48%), le Moyen-Ogooué (19,31%) et la Nyanga (16,84%) sont les pro-
vinces où ces radios locales couvrent le plus de villages.
Le réseau internet n’est pas encore véritablement accessible dans nos villages malgré l’implantation des
réseaux de téléphonie mobile. Dans tout le pays, 5,79% de villages seulement ont accès au réseau
internet. Les villages des provinces du Moyen-Ogooué (28,28%) et de l’Ogooué-Ivindo (11,18%) sont
ceux qui ont le plus accès à ce réseau.
Tableau 9 : Répartition des villages par province ayant accès aux moyens de communication de masse
et de télécommunication
Accès aux moyens de communication et télécommunication
Radio étrangère
TV Gabon 1ère
Radio-Gabon
TV Gabon 24
TV étrangère
TV nationale
Radio locale
Internet
Province
privée
Nb % Nb % Nb % Nb % Nb % Nb % Nb % Nb %
ESTUAIRE 8 9 2 2 6 7 5 6 6 7 4 5 1 1 2 2
HAUT-
OGOOUE
34 17 25 13 32 16 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
MOYEN-
OGOOUE
44 30 28 19 35 24 38 26 32 22 33 23 22 15 41 28
NGOUNIE 14 9 7 5 13 9 11 7 12 8 10 7 4 3 10 7
NYANGA 22 23 16 17 19 20 6 6 8 8 3 3 4 4 3 3
OGOOUE-
IVINDO
20 13 11 7 19 13 30 20 31 20 23 15 17 11 17 11
OGOOUE-
LOLO
37 19 0 0 28 14 43 22 43 22 40 21 6 3 11 6
OGOOUE–
MARITIME
3 4 4 6 21 29 10 14 10 14 10 14 5 7 4 6
WOLEU-
NTEM
178 32 190 34 106 19 52 9 50 9 48 9 29 5 7 1
37
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 10 : Répartition des villages par province ayant au moins une infrastructure d’éducation
Parmi les villages qui n’ont aucun établissement scolaire (en tenant pas compte des villages dont les
distances n’ont pas été déclarées), 60% sont distants de plus de 10 km de l’établissement pré-primaire
le plus proche ; 30% de l’établissement primaire la plus proche ; 84% du collège le plus proche.
Plus de 30
d’éducation Ensemble
26 à 30
16 à 20
21 à 25
11 à 15
6 à 10
km
km
Il y a un déséquilibre dans la distribution des infrastructures d’éducation dans les provinces. Il y a plus
de villages disposant d’établissements primaires dans le Woleu-Ntem (220 établissements, soit
29,68%), le Haut-Ogooué (114 établissements, soit 15,38%) et l’Ogooué-Ivindo (109 établissements,
soit 14,71%). Par contre, pour les villages disposant d’un établissement pré-primaire, il y en a plus dans
le Woleu-Ntem (154 établissements, soit 53,28%).
38
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Graphique 7 : Pourcentage des villages situés à plus de 6 km de l’infrastructure d’éducation fonction-
nelle la plus proche (sans les distances non déclarées)
120
100 99
95
80
70
60
40 40
20
0
Pré-primaire Primaire Collège Centre de métier agricole
Tableau 12 : Répartition des villages par province ayant des infrastructures de santé fonctionnelles
Infrastructures de santé
Province Cabinet des Case Dépôt
Centre
soins infir- de pharma- Dispensaire Infirmerie
médical
miers santé ceutique
ESTUAIRE 6 4 1 1 20 5
HAUT-OGOOUE 3 1 3 3 55 3
MOYEN-OGOOUE 3 0 3 2 36 4
NGOUNIE 1 3 2 2 57 2
NYANGA 0 1 1 0 25 10
OGOOUE-IVINDO 0 1 1 0 27 1
OGOOUE-LOLO 0 0 2 1 31 0
OGOOUE-MARITIME 0 1 0 0 25 5
WOLEU-NTEM 9 10 1 1 57 15
Ensemble 22 21 14 10 333 45
39
Rapport d’analyse des données du module communautaire
En ce qui concerne l’accès aux infrastructures de santé, sur les villages enquêtés dont les distances aux
infrastructures sont connues, 808 villages (84%) sont distants de plus de 10 km du cabinet de soins de
santé fonctionnel le plus proche ; 647 villages (83%) de la case de santé fonctionnelle la plus proche ;
1122 villages (84%) du centre médical fonctionnel le plus proche ; 1098 villages (85%) du dépôt phar-
maceutique fonctionnel le plus proche ; 514 villages (56%) du dispensaire fonctionnel plus proche ; et
766 villages (46,65%) de l’infirmerie fonctionnelle le plus proche.
Tableau 13 : Répartition des villages par province dépourvus d’infrastructures de santé fonctionnelles
selon la distance en km par rapport à l’infrastructure fonctionnelle la plus proche
Distance par rapport à l’infrastructure de santé fonctionnelle
Infrastructures de la plus proche
santé Moins Ensemble
6à 11 à 16 à 21 à 26 à Plus de Non
de 6
10 15 20 25 30 30 km déclaré
km
Cabinet des soins infir-
65 93 131 87 126 83 381 654 1620
miers
Case de santé 49 79 111 75 100 71 290 846 1621
Centre médical 76 143 164 139 155 115 549 287 1628
Dépôt pharmaceutique 71 128 155 142 149 108 544 335 1632
Dispensaire 256 147 131 88 65 56 174 392 1309
Infirmerie 71 95 132 87 115 84 348 665 1597
40
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Graphique 8 : Répartition des villages selon la disponibilité d’autres types d’infrastructures et services
agricoles
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
41
Rapport d’analyse des données du module communautaire
INFRASTRUCTURES AGRICOLES ET SERVICES
DE SOUTIEN A L’AGRICULTURE
Ce chapitre révèle les potentialités des villages en mettant l’accent sur la disponibilité et l’accès aux
infrastructures agricoles fonctionnelles, ainsi que d’autres infrastructures fonctionnelles et services de
soutien aux activités agricoles.
42
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Graphique 9 : Pourcentage des villages selon la disponibilité d’infrastructures de production végétale
1.52%
Unité de transformation de produits agricoles
43
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 16 : Répartition des villages selon la disponibilité d’infrastructure de pêche ou d’aquaculture
Villages
Disponibilité d’infrastructures de pêche et d’aquaculture
Nombre %
Débarcadère des produits de pêche 125 7,61%
Dépôt et vente de provende 1 0,06%
Magasin de vente d’articles de pêche 1 0,06%
Unité de commercialisation de produits halieutiques 3 0,18%
Unité de conservation et de stockage de produits halieutiques 1 0,06%
Unité de production d’alevins 1 0,06%
Unité de réparation et d'entretien des engins de pêche ou matériel aquacole 1 0,06%
Ensemble des villages 1642
Concernant la répartition des villages ayant au moins un débarcadère de pêche selon les provinces, le
Graphique 10 illustre que chacune des provinces du Gabon a au moins un village où on retrouve un
débarcadère. Cependant les villages ayant accès à un débarcadère sont surtout localisés dans les pro-
vinces de l’Estuaire (24), du Haut-Ogooué (22) et du Woleu-Ntem (21). La province de la Ngounié est
celle qui a le moins de villages possédant un débarcadère (5).
24
22 21
16
11
9 8 9
5
44
Rapport d’analyse des données du module communautaire
3.4. SERVICES DE SOUTIEN AUX ACTIVITES D’ELEVAGE
Un service de soutien aux activités d'élevage aide, entre autres, les communautés villageoises à déve-
lopper et à promouvoir les productions animales. Dans l’ensemble du pays, l’implantation des services
d’élevage est quasi inexistante dans les villages (2% des villages). L’accès au service de soutien à l’éle-
vage se fait souvent à la demande des éleveurs ou lors de programmes d’assistance aux éleveurs.
OUI, 28, 2%
45
Rapport d’analyse des données du module communautaire
ORGANISATIONS SOCIO-ÉCONOMIQUES
14.62%
2.56%
1.40% 1.52%
0.12%
46
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Secteurs de l’élevage, de la pêche et de la sylviculture/forêt
Les interventions des OPA dans les autres secteurs agricoles sont encore plus faibles. Ainsi, seulement
43 villages sont membres d’OPA dans le secteur de la sylviculture/forêt, 24 villages membres d’OPA
dans l’élevage et 23 villages membres d’OPA dans la pêche. Les villages affiliés à une OPA dans le
secteur de l’aquaculture sont quasi inexistants.
Graphique 13 : Répartition des villages affiliés à au moins une coopérative, association/mutuelle ou
groupement informel selon le secteur d’activité et le type d'OPA
43
28
24
23
16
12
11
6
3
2
0
0
1
1
Agriculture Elevage Pêche Aquaculture Sylviculture/Forêt
0.12% 0.18%
0.00% 0.00%
47
Rapport d’analyse des données du module communautaire
4.2.2. Villages affiliés à une OPA féminine (coopérative, association/mutuelle ou groupement
informel)
L’observation du Graphique 15 révèle qu’il n’y a que dans le secteur de l’agriculture (production végé-
tale) qu’on retrouve un plus grand nombre de villages (138 ; 8,4%) affiliés à une OPA féminines. Ce-
pendant, environ la moitié de ces villages (67) sont affiliés à groupements informels suivis des associa-
tions/mutuelles (42 villages) et des coopératives (29 villages).
Graphique 15 : Répartition des villages affiliés à au moins une OPA féminines selon le secteur d’acti-
vité et le type d'OPA
3
2
2
0
0
AGRICULTURE ELEVAGE SYLVICULTURE/FORÊT
48
Rapport d’analyse des données du module communautaire
PRINCIPALES DIFFICULTÉS DES VILLAGES
PAR DOMAINE D’ACTIVITÉ
Ce chapitre aborde les principales difficultés rencontrées par les communautés villageoises dans la
conduite de leurs activités. Ces difficultés ont été classées par domaine d’activité. L’attention est attirée
que les pourcentages qui suivent ne sont pas cumulables car résultant de réponses multiples c’est-à-
dire qu’un même village peut citer à la fois plusieurs difficultés.
49
Rapport d’analyse des données du module communautaire
L’analyse des cinq premières difficultés rencontrées par les agriculteurs peut se faire à l’aide du tableau
17 suivant :
Tableau 17 : Répartition des villages par province selon les cinq premières difficultés rencontrées dans
la production végétale
Difficultés liées à la production végétale
Conflit homme Maladies Main d'œuvre Problème de Ensemble
Province Exode rural
/ faune des cultures vieillissante financement
Nb % Nb % Nb % Nb % Nb % Nb %
ESTUAIRE 67 89% 51 68% 64 85% 47 63% 37 49% 75 100%
HAUT-OGOOUE 150 96% 109 69% 69 44% 75 48% 105 67% 157 100%
MOYEN-OGOOUE 134 99% 114 84% 97 71% 110 81% 112 82% 136 100%
NGOUNIE 144 97% 111 75% 89 60% 68 46% 105 71% 149 100%
NYANGA 92 99% 62 67% 80 86% 66 71% 72 77% 93 100%
OGOOUE-IVINDO 150 99% 54 36% 40 27% 45 30% 41 27% 151 100%
OGOOUE-LOLO 182 96% 170 90% 141 74% 119 63% 122 64% 190 100%
OGOOUE-MARI- 68 99% 54 78% 56 81% 57 83% 50 73% 69 100%
TIME
WOLEU-NTEM 508 94% 446 82% 417 77% 444 82% 320 59% 541 100%
ENSEMBLE 1495 96% 1171 75% 1053 68% 1031 66% 964 62% 1561 100%
50
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Main d'œuvre vieillissante
Parmi les facteurs limitant la production végétale dans les villages, il y a le vieillissement de la main
d’œuvre. En effet, la population agricole gabonaise est vieillissante, surtout dans les villages des pro-
vinces de l’Ogooué-Maritime (82,6%), du Woleu-Ntem (82,1%) et du Moyen-Ogooué (80,9%).
Problème de financement
L’agriculture rurale nécessite de plus en plus de moyen financier afin d’avoir de meilleurs rendements.
Dans les villages, l’achat des intrants, l’achat des machines, le transport vers les plantations, la cons-
truction de bâtiments nécessaires à la production végétale sont des exemples qui constituent un pro-
blème de financement pour les agriculteurs. Le problème de financement de l’agriculture est plus ac-
centué dans les villages de la province du Moyen-Ogooué (82,4%) suivis de ceux des provinces de la
Nyanga (77,4%) et de l’Ogooué-Maritime (72,5%).
51
Rapport d’analyse des données du module communautaire
5.3. DIFFICULTES LIEES A LA PRATIQUE DE L’ELEVAGE
La pratique de l’élevage concerne 541 villages, soit un tiers des villages recensés. L’analyse du Gra-
phique 18 indique que 85% des villages pratiquant l’élevage considèrent les maladies animales comme
le problème majeur dans la pratique de leur activité. Le problème de financement qui touche 64% de
ces villages vient en deuxième place. Les autres difficultés liées à l’élevage se présentent comme suit :
l’insuffisance d’encadrement technique (60%), le conflit avec le voisinage (59%), les difficultés d’accès
aux petits matériels et équipements d'élevage (52%), les parasites externes des animaux (52%), la dif-
ficulté d'accès au crédit (46%), l’accès difficile aux produits vétérinaires (41%), le vol des animaux
(34%) et la difficulté d'accès à l'aliment (34%).
Graphique 18 : Principales difficultés liées à la pratique de l’élevage
52
Rapport d’analyse des données du module communautaire
5.5. DIFFICULTES LIEES A LA SYLVICULTURE
Les communautés villageoises rencontrent plusieurs difficultés dans l’entretien et l’exploitation des
forêts et dans la culture des arbres. Les principales difficultés évoquées par les 50 villages dans ces
domaines sont présentées dans le Graphique 20 suivant. Il en ressort que le problème de financement
est l’entrave majeur citée dans plus de la moitié des villages (58%). Les quatre autres préoccupations
primordiales citées par les sylviculteurs sont le mauvais état des routes (48%), le matériel archaïque
(48%), les difficultés d’accès au crédit (44%) et le coût élevé de la main d’œuvre (44%).
Problème de financement
58%
Matériel archaïque
48%
Inorganisation de la filière
36%
Difficulté de commercialisation
30%
53
Rapport d’analyse des données du module communautaire
CONCLUSION
Le présent volume portant sur l’analyse du module communautaire du Recensement Général de l’Agri-
culture (RGA) a permis de disposer de données chiffrées sur les caractéristiques des villages ruraux,
l’existence d’infrastructures socio-économiques de base, des services de télécommunication, d’infras-
tructures agricoles et de soutien à l’agriculture et d’organisations socio-professionnelles. Les principales
difficultés par domaine d’activité agricole ont également été inventoriées.
Dans la même optique que le module de base, les données du module communautaire serviront éga-
lement à la construction de base de sondage pour les enquêtes de production agricole dans le secteur
primaire (production végétale, élevage, pêche et aquaculture).
La collecte des données du module communautaire a permis de recenser 1 642 villages, dont 201 sont
rattachés à des campements. La majorité des villages (79 %) est construite sous la forme d’habitat
linéaire. Bien que 59 villages seulement soient situés à moins de 6 km de leur chef-lieu de département
d’appartenance, huit villages sur dix (8/10) y sont accessibles par une voie praticable en toute saison
(saison sèche et saison des pluies).
Parmi les 1 642 villages recensés, 1 273 villages (77,5%) sont sous la chefferie d’un homme.
L’adduction en eau potable dans les villages à travers le réseau SEEG (34 villages), des forages/hy-
drauliques villageoises (576 villages) est assez faible. De plus, la couverture en réseau internet est em-
bryonnaire dans le milieu rural gabonais (6%). Par contre, 741 et 333 villages disposent respectivement
d’une école primaire et d’un dispensaire fonctionnels.
Concernant les infrastructures agricoles (unités de production, de stockage, transformation, de con-
servation, de commercialisation, etc.), elles sont quasi-inexistantes dans le paysage rural gabonais.
Les organisations professionnelles agricoles (OPA) généralement localisées dans les villages sont celles
qui interviennent dans le domaine de la production végétale (278 ; soit 17% des villages).
Au niveau des premières difficultés rencontrées dans la pratique des activités agricoles, elles varient en
fonction des domaines, à savoir :
Le conflit homme/faune sauvage dans 95,8% des villages pratiquant la production vé-
gétale ;
Le manque d’équipement de pêche dans 93% des villages pratiquant la pêche ;
Les maladies animales dans 85% des villages pratiquant l’élevage ;
L’insuffisance d’encadrement technique dans 83% des villages pratiquant l’aquacul-
ture ;
Le problème de financement dans 58% des villages pratiquant la sylviculture/forêt.
Les données du module communautaire sont des éléments indispensables pour la mise en place du
Système permanent intégré des statistiques agricoles (SPISA) au Gabon. C’est pourquoi il est néces-
saire d’approfondir et d’actualiser les résultats présentés ci-dessus à travers des études ciblées en milieu
rural afin de mettre à la disposition des pouvoirs publics, des autorités locales et des partenaires au
développement de meilleurs outils d’aide à la décision.
54
Rapport d’analyse des données du module communautaire
ANNEXES
ANNEXE 1 : TABLEAUX DE DONNEES STATISTIQUES
Tableau 336 : Répartition des villages avec campement selon le nombre de campement et la province
Nombre de campements En-
Province
Un Deux Trois Quatre Cinq Six Sept Dix semble
ESTUAIRE 7 3 1 0 1 0 0 0 12
HAUT-OGOOUE 18 10 6 2 0 3 1 0 40
MOYEN-OGOOUE 9 7 2 0 3 1 0 1 23
NGOUNIE 8 11 8 8 0 0 1 1 37
NYANGA 1 4 2 1 1 0 0 0 9
OGOOUE-IVINDO 15 3 3 0 0 0 1 0 22
OGOOUE-LOLO 0 0 0 0 0 0 0 0 0
OGOOUE-MARITIME 7 8 2 2 6 1 0 0 26
WOLEU-NTEM 22 8 0 2 0 0 0 0 32
GABON 87 54 24 15 11 5 3 2 201
Tableau 337 : Répartition des villages selon la distance moyenne du village au campement par province
Distance moyenne du village au campement
Province En-
Moins Plus de Non
6 à 10 11 à 15 16 à 20 21 à 25 26 à 30 semble
de 6 km 30 km déclaré
ESTUAIRE 4 5 1 1 0 0 1 0 12
HAUT-OGOOUE 4 9 2 6 5 2 12 0 40
MOYEN-OGOOUE 2 4 5 1 2 1 4 4 23
NGOUNIE 23 5 3 4 0 0 2 0 37
NYANGA 6 2 1 0 0 0 0 0 9
OGOOUE-IVINDO 18 2 0 1 0 0 1 0 22
OGOOUE-LOLO 0 0 0 0 0 0 0 0 0
OGOOUE-MARITIME 17 6 0 0 0 0 1 2 26
WOLEU-NTEM 28 3 2 0 0 1 0 0 32
GABON 100 36 14 13 7 4 21 6 201
55
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 338 : Répartition des villages selon le type d’habitat et la province
Type d’habitat
Province Ensemble
Habitat linéaire Habitat groupé Habitat dispersé
ESTUAIRE 60 12 13 85
HAUT-OGOOUE 146 24 28 198
MOYEN-OGOOUE 99 18 28 145
NGOUNIE 113 21 16 150
NYANGA 75 11 9 95
OGOOUE-IVINDO 140 4 8 152
OGOOUE-LOLO 147 11 36 194
OGOOUE-MARITIME 23 16 33 72
WOLEU-NTEM 500 32 19 551
GABON 1 303 149 190 1 642
Tableau 339 : Répartition des villages selon le sexe du chef de village et la province
Province Sexe du chef de village
Ensemble
Masculin Féminin
ESTUAIRE 49 36 85
HAUT-OGOOUE 166 32 198
MOYEN-OGOOUE 93 52 145
NGOUNIE 118 32 150
NYANGA 82 13 95
OGOOUE-IVINDO 117 35 152
OGOOUE-LOLO 166 28 194
OGOOUE-MARITIME 56 16 72
WOLEU-NTEM 426 125 551
GABON 1 273 369 1 642
Tableau 340 : Répartition des villages selon l’âge du chef de village et la province
Groupe d’âge du chef de village
Province Moins
65 ans et
de 35 35 – 39 40 – 44 45 – 49 50 – 54 55 – 59 60 - 64
plus
ans
ESTUAIRE 1 1 3 2 8 15 10 45
HAUT-OGOOUE 2 3 3 9 18 20 36 108
MOYEN-OGOOUE 1 0 0 4 20 22 38 60
NGOUNIE 2 0 4 11 20 26 30 57
NYANGA 2 0 0 1 1 10 16 65
OGOOUE-IVINDO 0 0 0 3 11 27 34 77
OGOOUE-LOLO 0 2 2 7 17 24 31 111
OGOOUE-MARITIME 0 2 2 2 7 7 11 41
WOLEU-NTEM 3 7 15 23 53 80 68 302
GABON 11 15 29 62 155 231 274 866
56
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 341 : Répartition des villages selon le niveau d’instruction du chef de village et la province
Niveau d’instruction du chef de village
Province Secondaire 1er Secondaire 2nd
Aucun Primaire Supérieur
cycle cycle
ESTUAIRE 10 36 28 7 4
HAUT-OGOOUE 24 120 37 11 6
MOYEN-OGOOUE 12 63 54 11 5
NGOUNIE 43 80 23 4 0
NYANGA 14 67 12 1 1
OGOOUE-IVINDO 20 86 44 1 1
OGOOUE-LOLO 40 110 40 3 1
OGOOUE-MARITIME 5 44 15 7 1
WOLEU-NTEM 46 202 214 74 15
GABON 214 808 467 119 34
Tableau 342 : Répartition des villages selon la distance au chef-lieu de département d’appartenance et la province
Distance au chef-lieu de département d’appartenance
Province Moins de Plus, de Non dé-
6 à 10 11 à 15 16 à 20 21 à 25 26 à 30
6km 30 km claré
ESTUAIRE 0 8 14 4 9 7 41 2
HAUT-OGOOUE 19 35 18 19 32 15 57 3
MOYEN-OGOOUE 3 6 9 7 7 15 89 9
NGOUNIE 5 9 18 15 9 8 77 9
NYANGA 9 4 9 12 9 7 44 1
OGOOUE-IVINDO 2 13 13 12 7 13 91 1
OGOOUE-LOLO 6 10 19 6 14 18 120 1
OGOOUE-MARITIME 0 2 3 4 3 2 24 34
WOLEU-NTEM 14 50 77 63 76 61 210 0
GABON 58 137 180 142 166 146 753 60
Tableau 343 : Répartition des villages selon la principale voie qui le relie au chef-lieu de département d’appartenance et
la province
Principale voie qui relie le village au chef-lieu de département d'apparte-
nance
Province Route Ensemble
Route Route en Route en Voie Piste/
en Voie ferroviaire
bitumée latérite sable d’eau sentier
terre
ESTUAIRE 26 40 6 0 0 13 0 85
HAUT-OGOOUE 70 98 13 16 0 0 1 198
MOYEN-OGOOUE 91 6 4 0 1 43 0 145
NGOUNIE 30 38 64 0 0 9 9 150
NYANGA 26 55 1 0 0 12 1 95
OGOOUE-IVINDO 14 79 53 0 3 3 0 152
OGOOUE-LOLO 59 94 23 0 3 6 9 194
OGOOUE-MARI-
4 13 2 0 0 53 0 72
TIME
WOLEU-NTEM 113 350 87 0 0 0 1 551
GABON 433 773 253 16 7 139 21 1 642
57
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 344 : Répartition des villages selon la praticabilité de la principale voie qui les relie au chef-lieu de département
d’appartenance et la province
Praticabilité de la principale voie qui relie le village au
chef-lieu de département d’appartenance
Province Total
En toutes sai- Seulement en Seulement en saison
sons saison sèche de pluie
ESTUAIRE 66 19 0 85
HAUT-OGOOUE 153 45 0 198
MOYEN-OGOOUE 135 6 4 145
NGOUNIE 99 50 1 150
NYANGA 76 19 0 95
OGOOUE-IVINDO 143 9 0 152
OGOOUE-LOLO 177 17 0 194
OGOOUE-MARITIME 70 0 2 72
WOLEU-NTEM 393 158 0 551
GABON 1 312 323 7 1 642
Tableau 345 : Répartition des villages selon la fréquentation de la principale voie qui les relie au chef-lieu de département
d’appartenance et la province
Fréquentation de la principale voie qui relie le village
Province au chef-lieu de département d’appartenance Ensemble
Régulière Irrégulière
ESTUAIRE 59 26 85
HAUT-OGOOUE 129 69 198
MOYEN-OGOOUE 125 20 145
NGOUNIE 74 76 150
NYANGA 71 24 95
OGOOUE-IVINDO 90 62 152
OGOOUE-LOLO 130 64 194
OGOOUE-MARITIME 69 3 72
WOLEU-NTEM 344 207 551
GABON 1 091 551 1 642
Tableau 346 : Répartition des villages selon le principal moyen utilisé pour se rendre au village et la province
58
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 347 : Répartition des villages selon les sources communautaires d’approvisionnement en eau qui existent dans le
village et la province
Tableau 348 : Répartition des villages selon la principale source communautaire d’approvisionnement en eau pour boire
existante dans le village et la province
59
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 350 : Répartition des villages selon la principale source communautaire d’alimentation en électricité existante
dans le village et la province
Principale source communautaire d’alimentation en électricité exis-
tantes dans le village En-
Province Groupe électro- Groupe
Energie Centrale Aucune semble
SEEG gène commu- électrogène
solaire thermique source
nautaire privé
ESTUAIRE 45 5 0 14 0 21 85
HAUT-OGOOUE 108 5 8 0 1 76 198
MOYEN-OGOOUE 10 0 22 20 0 93 145
NGOUNIE 10 1 39 8 0 92 150
NYANGA 1 8 4 2 0 80 95
OGOOUE-IVINDO 3 0 22 22 0 105 152
OGOOUE-LOLO 98 2 3 16 0 75 194
OGOOUE-MARITIME 1 3 6 8 2 52 72
WOLEU-NTEM 93 6 25 119 3 305 551
GABON 369 30 129 209 6 899 1 642
Tableau 351 : Répartition des villages selon l’accès aux moyens de communication de masse et de télécommunication par
province
Accès aux moyens de communication et télécommunication
Radio locale
Radio étran-
nale privée
Téléphone
Téléphone
TV Gabon
TV Gabon
Radio-Ga-
TV natio-
TV étran-
Province
Internet
mobile
gère
gère
1ère
bon
fixe
24
ESTUAIRE 8 2 6 5 6 4 1 2 0 21
HAUT-
34 25 32 0 0 0 0 0 0 26
OGOOUE
MOYEN-
44 28 35 38 32 33 22 41 1 50
OGOOUE
NGOUNIE 14 7 13 11 12 10 4 10 0 42
NYANGA 22 16 19 6 8 3 4 3 0 39
OGOOUE-
20 11 19 30 31 23 17 17 0 32
IVINDO
OGOOUE-
37 0 28 43 43 40 6 11 1 42
LOLO
OGOOUE-
3 4 21 10 10 10 5 4 1 44
MARITIME
WOLEU-
178 190 106 52 50 48 29 7 0 192
NTEM
GABON 360 283 279 195 192 171 88 95 3 488
60
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 352 : Répartition des villages n’ayant pas accès aux moyens de communication de masse et télécommunication
par province
Répartition des villages n’ayant pas accès aux moyens de communication de masse et télécommunication
par province
nale privée
Téléphone
Téléphone
Province
TV Gabon
TV Gabon
Radio-Ga-
TV étran-
TV natio-
étrangère
Radio lo-
Internet
mobile
Radio
gère
1ère
cale
bon
fixe
24
ESTUAIRE 77 83 79 80 79 81 84 83 85 64
HAUT-OGOOUE 164 173 166 198 198 198 198 198 198 172
MOYEN-OGOOUE 101 117 110 107 113 112 123 104 144 95
NGOUNIE 136 143 137 139 138 140 146 140 150 108
NYANGA 73 79 76 89 87 92 91 92 95 56
OGOOUE-IVINDO 132 141 133 122 121 129 135 135 152 120
OGOOUE-LOLO 157 194 166 151 151 154 188 183 193 152
OGOOUE–MARITIME 69 68 51 62 62 62 67 68 71 28
WOLEU-NTEM 373 361 445 499 501 503 522 544 551 359
GABON 1 282 1 359 1 363 1 447 1 450 1 471 1 554 1 547 1 639 1 154
Tableau 353 : Répartition des villages selon l’existence ou pas d’un service d’élevage par province
Répartition des villages selon l’existence ou pas d’un ser-
Province vice d’élevage par province Ensemble
OUI NON
ESTUAIRE 0 85 85
HAUT-OGOOUE 2 196 198
MOYEN-OGOOUE 0 145 145
NGOUNIE 1 149 150
NYANGA 6 89 95
OGOOUE-IVINDO 1 151 152
OGOOUE-LOLO 1 193 194
OGOOUE-MARITIME 0 72 72
WOLEU-NTEM 17 534 551
GABON 28 1 614 1 642
Tableau 356 : Répartition des villages ayant des infrastructures de santé fonctionnelles par province
Infrastructures de santé
Province Cabinet de
Centre médi- Dépôt pharmaceu-
soins infir- Case de santé Dispensaire Infirmerie
cal tique
miers
ESTUAIRE 6 4 1 1 20 5
HAUT-OGOOUÉ 3 1 3 3 55 3
MOYEN-OGOOUÉ 3 0 3 2 36 4
NGOUNIE 1 3 2 2 57 2
NYANGA 0 1 1 0 25 10
OGOOUE-IVINDO 0 1 1 0 27 1
OGOOUÉ- LOLO 0 0 2 1 31 0
OGOOUE-MARITIME 0 1 0 0 25 5
WOLEU-NTEM 9 10 1 1 57 15
GABON 22 21 14 10 333 45
61
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 357 : Répartition des villages dépourvus d’infrastructure selon la distance en km par rapport à l’infrastructure
fonctionnelle la plus proche de santé fonctionnelle la plus proche
Distance par rapport à l’infrastructure de santé fonctionnelle la plus proche
Infrastructures
Moins Plus de Non dé- Total
de santé 6 à 10 11 à 15 16 à 20 21 à 25 26 à 30
de 6 km 30 km clarés
Cabinet des
65 93 131 87 126 83 381 654 1620
soins infirmiers
Case de santé 49 79 111 75 100 71 290 846 1621
Centre médical 76 143 164 139 155 115 549 287 1628
Dépôt pharma-
71 128 155 142 149 108 544 335 1632
ceutique
Dispensaire 256 147 131 88 65 56 174 392 1309
Tableau 367 : Répartition des villages ayant des infrastructures d'éducation fonctionnelles par province
Infrastructures d’éduction
Province Établissement Pré- Établissement pri-
Collège
primaire maire
ESTUAIRE 32 38 0
HAUT-OGOOUÉ 22 114 3
MOYEN-OGOOUÉ 14 48 1
NGOUNIE 12 84 0
NYANGA 11 42 0
OGOOUE-IVINDO 22 109 0
OGOOUÉ- LOLO 20 61 2
OGOOUE-MARITIME 2 25 1
WOLEU-NTEM 154 220 8
GABON 289 741 15
Tableau 368 : Répartition des villages dépourvus d’infrastructures d’éducation selon la distance en km par rapport à l’in-
frastructure fonctionnelle la plus proche
Infrastruc- Distance par rapport à l’infrastructure d’éducation fonctionnelle la plus proche
tures d’éduca- Moins Plus de Non dé- Total
tion 6 à 10 11 à 15 16 à 20 21 à 25 26 à 30
de 6 km 30 km clarés
Établissement
317 108 113 83 77 69 297 289 1353
pré-primaire
Établissement
450 74 60 46 20 27 68 156 901
primaire
Collège 73 143 165 136 155 123 554 278 1627
Centre de mé-
8 31 62 34 54 54 416 983 1642
tier agricole
62
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 378 : Répartition des villages ayant des infrastructures de production végétale par province
Infrastructures de production végétale
Unité de conservation Unité de production Unité de réparation
Province Infrastructure Unité de commercialisation de Unité de transformation
et de stockage de pro- de matériel végétal et d'entretien des
d'irrigation produits agricoles de produits agricoles
duits agricoles (germoir, etc.) machines agricoles
ESTUAIRE 0 0 0 0 0 0
HAUT-OGOOUE 1 3 1 1 1 11
MOYEN-OGOOUE 0 2 1 0 0 3
NGOUNIE 0 0 0 0 0 0
NYANGA 1 0 0 0 0 1
OGOOUE-IVINDO 0 0 0 1 0 0
OGOOUE-LOLO 0 1 0 0 0 4
OGOOUE-MARITIME 0 1 0 0 0 0
WOLEU-NTEM 0 1 1 4 2 6
GABON 2 8 3 6 3 25
Tableau 389 : Répartition des villages ayant des infrastructures d’élevage par province
Infrastructures d’élevage
Unité de conser- Unité de vente de
Unité de produc- Unité de transfor- Unité de transfor- Unité de vente
Province Unité de commercialisa- vation et de matériels et équi-
tion des reproduc- mation d’aliments mation de produits des aliments du
tion de produits d’élevage stockage de pro- pements d’éle-
teurs de bétail d'élevage bétail
duits d’élevage vage
ESTUAIRE 2 1 1 0 1 0 0
HAUT-OGOOUE 0 0 1 0 0 0 0
MOYEN-OGOOUE 0 0 0 0 0 0 0
NGOUNIE 0 0 0 0 0 0 2
NYANGA 0 0 0 0 0 0 0
OGOOUE-IVINDO 0 0 0 0 0 0 0
OGOOUE-LOLO 0 0 0 0 0 0 0
OGOOUE-MARITIME 0 0 0 0 0 0 0
WOLEU-NTEM 2 0 1 0 0 0 0
GABON 4 1 3 0 1 0 2
Tableau 389b : Répartition des villages ayant des infrastructures de pêche et d'aquaculture par province
63
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Infrastructures de pêche et d'aquaculture
Débarcadère Dépôt et Magasin Unité de commer- Unité de Unité de Unité de pro- Unité de répa- Unité de trans-
des produits vente de de vente cialisation de pro- conservation production duction d’ali- ration et d'en- formation de
Province de pêche provende d’articles duits halieutiques et de stock- d’alevins ments de tretien des en- produits halieu-
de pêche age de pro- poissons gins de pêche tiques
duits halieu- ou matériel
tiques aquacole
ESTUAIRE 24 0 0 0 0 0 0 0 0
HAUT-OGOOUE 22 0 0 2 1 1 0 1 0
MOYEN-OGOOUE 9 0 0 0 0 0 0 0 0
NGOUNIE 5 1 1 0 0 0 0 0 0
NYANGA 16 0 0 0 0 0 0 0 0
OGOOUE-IVINDO 8 0 0 0 0 0 0 0 0
OGOOUE-LOLO 9 0 0 0 0 0 0 0 0
OGOOUE-MARITIME 11 0 0 0 0 0 0 0 0
WOLEU-NTEM 21 0 0 1 0 0 0 0 0
GABON 125 1 1 3 1 1 0 1 0
64
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 430 : Répartition des villages ayant au moins une organisation professionnelle agricole (OPA) tous genres confondus par province
Secteurs d’interven- Province
tion des organisa-
tions profession- HAUT- MOYEN- OGOOUE- OGOOUE- OGOOUE– WOLEU- Total
ESTUAIRE NGOUNIE NYANGA
nelles agricoles OGOOUE OGOOUE IVINDO LOLO MARITIME NTEM
(OPA)
Agriculture 12 59 14 1 18 24 3 4 105 240
Elevage 3 5 0 0 2 0 2 0 11 23
Pêche 8 8 2 0 2 2 0 1 2 25
Aquaculture 0 0 2 0 0 0 0 0 0 2
Sylviculture/Forêt 0 0 2 0 0 29 0 0 11 42
Chasse 0 7 4 9 0 0 0 0 0 20
Artisanat 0 0 0 11 0 0 0 2 4 17
Commerce 3 5 4 0 0 0 1 2 4 19
Transformation des
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
produits de pêche
Transformation des
0 0 4 0 0 0 0 0 2 6
produits agricoles
Orpaillage 0 2 0 0 0 1 4 0 1 8
Production de sable 0 0 0 1 0 0 0 0 9 10
65
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 410 : Répartition des villages dépourvus d’infrastructures socio-économique selon la distance en km par rapport
à l’infrastructure fonctionnelle la plus proche
Distance du village par rapport à l’infrastructure socio-écono-
mique et culturelle fonctionnelle la plus proche
Infrastructures socio-écono-
Moins Plus Non Total
miques et culturelles 6à 11 à 16 à 21 à 26 à
de 6 de 30 dé-
10 15 20 25 30
km km clarés
Aire de sport 225 76 99 79 57 57 178 372 1143
Bar, buvette 196 54 69 54 35 38 83 173 702
Boutique 172 109 123 89 64 71 202 277 1107
Cafétéria 71 109 141 111 126 111 459 493 1621
Église 266 67 54 40 26 29 113 197 792
Épicerie 160 132 126 116 113 87 328 384 1446
Garage mécanique 48 99 138 109 120 96 517 496 1623
Internat 23 47 77 58 71 67 342 942 1627
Marché 65 121 145 122 137 106 509 407 1612
Mosquée 63 119 145 118 128 111 531 395 1610
Orphelinat 9 29 58 41 43 46 306 1110 1642
Point de recharge téléphonique 134 95 118 92 88 85 274 393 1279
Point de vente des produits pétroliers 97 92 129 98 107 92 401 467 1483
Restaurants 66 106 148 117 124 106 472 465 1604
Temple traditionnel 134 67 62 46 36 52 162 640 1199
Unité d'hébergement 137 140 161 116 121 107 406 374 1562
Tableau 462b : Répartition des villages affiliés à au moins une organisation professionnelle tous genres confondus par
secteur d’activité et par type d’OPA
Secteurs d’intervention des organi- Types d’OPA
sations professionnelles agricoles Association/ mu- Groupement in- Total
Coopérative
(OPA) tuelle formel
Agriculture 128 88 62 278
Elevage 16 6 2 24
Pêche 6 11 6 23
Aquaculture 0 0 1 1
Sylviculture/Forêt 12 28 3 43
Chasse 7 3 9 19
Artisanat 0 2 13 15
Commerce 8 5 4 17
Transformation des produits agricoles 5 0 0 5
Orpaillage 2 1 1 4
Production de sable 2 4 3 9
66
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 433 : Répartition des villages ayant des organisations professionnelles agricoles (OPA) féminines par province
Secteurs d’interven- Province
tion des organisa-
tions profession- HAUT- MOYEN- OGOOUE- OGOOUE- OGOOUE– WOLEU- Total
nelles agricoles ESTUAIRE NGOUNIE NYANGA
OGOOUE OGOOUE IVINDO LOLO MARITIME NTEM
(OPA) féminines
Agriculture 7 27 11 1 0 3 2 2 28 81
Elevage 0 0 0 0 0 0 2 0 0 2
Pêche 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Aquaculture 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Sylviculture/Forêt 0 0 0 0 0 0 0 0 3 3
Artisanat 0 0 0 4 2 0 0 2 0 8
Commerce 3 0 8 0 0 0 0 2 0 13
Transformation des
0 0 6 0 2 0 3 0 0 11
produits de pêche
Transformation des
29 30 62 7 10 5 7 1 370 521
produits agricoles
Groupe folklorique 11 42 21 1 2 4 7 0 186 274
Association de pres-
3 9 10 0 0 0 0 0 8 30
tation de services
67
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 365b : Répartition des villages affiliés à au moins une organisation professionnelle féminine par secteur d’activi-
tés et par type d’OPA
Agriculture 29 42 67 138
Elevage 2 0 0 2
Sylviculture/Forêt 0 0 3 3
Artisanat 0 2 7 9
Commerce 6 4 6 16
Transformation des produits agricoles 6 0 2 8
Tontine 129 184 602 915
Groupe folklorique 75 98 286 459
Association de prestation de services 17 15 29 61
68
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 458 : Répartition des villages selon la présence ou non des principales difficultés liées à la pratique de l’agricul-
ture dans le village
69
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 459 : Répartition des villages selon la présence ou non des principales difficultés liées à la pratique de l’élevage dans le village
Existence de difficulté liée à l’éle-
vage
Difficulté liée à
Difficultés liées à la pratique de l’élevage dans le village Difficulté liée à Total
l’élevage
l’élevage existe
n’existe pas
dans le village
dans le village
Absence d'abattoirs 132 449 581
Accès difficile aux produits vétérinaires 238 343 581
Conflits avec le voisinage 345 236 581
Difficulté d'accès à la main-d’œuvre 116 465 581
Difficulté d'accès à l'eau pour abreuver le cheptel 57 524 581
Difficultés de commercialisation 138 443 581
Difficultés d’accès aux petits matériels et équipements d'élevage 302 279 581
Difficultés d'accès à l'aliment 196 385 581
Difficultés d'accès au crédit 276 305 581
Difficultés d'accès aux reproducteurs 170 411 581
Insuffisance de la main-d’œuvre 147 434 581
Insuffisance de pâturage 69 512 581
Insuffisance de terres 34 547 581
Insuffisance d'encadrement technique 347 234 581
Maladies animales 496 85 581
Parasites externes des animaux 301 280 581
Problème de financement 371 210 581
Tableau 460 : Répartition des villages selon la présence ou non des principales difficultés liées à la pratique de la pêche dans le village
Existence de difficulté liée à la pêche
Difficulté liée à la Difficulté liée à la
Difficultés liées à la pêche Total
pêche existant dans pêche n’existant pas
le village dans le village
Absence d'atelier de réparation d'engins de pêche 263 397 660
Appauvrissement des eaux en poisson 118 542 660
Coût élevé du carburant 206 454 660
Difficulté d’accès au crédit 329 331 660
Insuffisance d’encadrement technique 448 212 660
Manque d'équipement de pêche 612 48 660
Manque de moyens de conservation des produits 343 317 660
Problèmes de financement 454 206 660
Rareté de la ressource 92 568 660
Utilisation d’engins non réglementaires 145 515 660
70
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Tableau 461 : Répartition des villages selon la présence ou non des principales difficultés liées à la pratique de l’aquaculture dans le village
Tableau 472 : Répartition des villages selon la présence ou non des principales difficultés liées à la pratique de la sylviculture dans le vil-
lage
71
Rapport d’analyse des données du module communautaire
ANNEXE 2 : LISTE DU PERSONNEL DU RGA
72
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Cadre Section Cartographie
ANGUEZOMO Clarisse
et Collecte
Cadre Section Cartographie
ESSONO MENDAME Clément
et Collecte
Cadre Section Cartographie
NZE Emeline Claudia
et Collecte
Cadre Section Cartographie
ASSEKO NDO Georges
et Collecte
MBOUMBA NDJANA Winny épse Chef de Section Gestion des
EYEGHE OBIANG Applications
Chef de section adjoint Ges-
NGUEMA NGUI Rodrigue
tion des Applications
Cadre Section Gestion des
MVE ONA Lilian
Applications Informatiques
Cadre Section Gestion des
MIYAKOU Charlène
Applications Informatiques
Cadre Section Gestion des
OBAME Perky
Applications Informatiques
Chef de Section Administra-
MAGANGA MBADINGA Noeline
tion et Finances
Chef de Section Adjoint Ad-
OGOULA OGARI Prescilia
ministration et Finances
Chef de Section Communi-
ASSOUMOU Claude Irma
cation
Chef de Section Adjoint
NSITA NANI Alain
Communication
Cadre Section Communica-
BAGNADI Diane
tion
Cadre Section Communica-
ETOME Patricia
tion
Cadre Section Communica-
NGUEMA Gloria
tion
Cadre Section Communica-
ADA MVE Audrey
tion
Cadre Section Communica-
MOUBELE Alain
tion
Cadre Section Communica-
MOUNGUENGUI Brice
tion
Cadre Section Communica-
MUSUNDA NKOLO
tion
Supervision dans les Provinces
ESTUAIRE
BOUNGOINDZI NYANGUI Mireille Superviseur de collecte
73
Rapport d’analyse des données du module communautaire
ALLENEYI Constance Reliques épse
NDONG ESSANGUI
MENGUE Thierry
MBOUMBA NDJANA épse EYEGHE
OBIANG Wynnie Charlène Gisèle Superviseur d'application
NGUEMA NGUI Rodrigue
ANGUE OMVA Marjolaine Pétronie
BIBANG BI ESSONO Sandrine née
FOMENE
ABEME EVOVOE Terrence Michelle
MINTO'OKWO Marie Blanche
ANDEME NDONG Rose
ANOMANDE Emilie Cassandra
EKORO Diane Superviseur d'application as-
sistant
MBA Catherine Marie Josée épse NIANG
MPENDAGA
TESSET René Jacques
NYANGONE MENDOME Audrey Géral-
dine
MAKITA LEGALA Sandrine
EVOUNG AZIZET Hycinth Florine
HAUT-OGOOUE
BOUBENDJA KOUNGANA Gaël
NZE Claudia Emeline
Superviseur d'application
MOHAMEDOU Hassan
EDOU ABAGA Blanchard
BOUANGA IMENGUET Estelle Superviseur de collecte
MOUSSINGA BALIKPO Fidèle
MOUSSAVOU Emma Judicaëlle Superviseur d'application as-
sistant
MOUSSAVOU DIKAMBI Genistla Marjo-
laine
MOYEN-OGOOUE
NZAOU Marius Trésor Superviseur de collecte
MVE ONA Ulrick Lilian
Superviseur d'application
MEDZO M’OBAME Antoine
74
Rapport d’analyse des données du module communautaire
AVOMO OLLOMO Germaine Superviseur d'application as-
MADOUNGOU PENDI Ulriche Cédrin sistant
NGOUNIE
ESSONE BEYEME Janvier Superviseur de collecte
OKOME ZUE Bernadette
NZAMBA NZAMBA MOUITY Guy Superviseur d'application
EKOMY HOUNGA Mahougnon Ludovic
NYAMA Abel
NYANGA
ASSEKO NDO Georges Superviseur de collecte
OBAME MVE Perky Wilfried
Superviseur d'application
ENDAMANE NDONG Jean Lilian
MAKAYA Bertrand
GONDET MANGENGA Jamal Romy Superviseur d'application as-
Randy sistant
MOUITY MOUITY Armand Lesly
OGOOUE-IVINDO
MBOUSSA BONNET Justin de Dieu Superviseur de collecte
MIYAKOU TCHIVOUNDA Charlène
Ariane Superviseur d'application
ESSONO MENDAME Clément
ASSOUMOU NDONG Moïse Superviseur d'application as-
EDZANG ZOGO Rodrigue sistant
OGOOUE-LOLO
BIBANG BI ESSONO Fidèle
Superviseur d'application
NDONG MEYO Patrick Aimé
OBIANG NDONG Glissant
Superviseurs d’application
BANDOUNKOU épse NGOMA Sylfride assistants
Armelle
ANGUEZOMO Clarisse Superviseur de collecte
OGOOUE-MARITIME
AUGOULA AVOUNGOU Hans Kenneth Superviseur de collecte
GOMES Eddie Fortuné
Superviseur d'application
IGONDJO Danielle Prisca
ABA ESSONO Kristin Landry Superviseurs assistants
75
Rapport d’analyse des données du module communautaire
BISSELO MBEMBO Beranger
WOLEU-NTEM
EWONG WOGA Désiré Superviseur de collecte
EBI MINKO Théophile
NSOME METOULOU Paulin
MOUGOUSSI Jean Bernard Superviseurs d'applications
ENGONE NDONG Jean Lumière
BIVEGHE Thomas Daquin
ABESSOLO MINKO Gustave Larcel
DIVANDA LEGALA Carine
Superviseurs assistants
MIKWE ENEME Audrey
NYANGONE MENGUE Anaïs Elphie
76
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Fishery Officer, FAO,
Lionel KINADJIAN Fishery Officer, FAOSFC
(Gabon, Libreville)
Administrative Assistant,
Félicite NDONG NTOMA Administrative Assistant, FAOSFC FAO, (Gabon, Libre-
ville)
Assistante Administra-
Assistante Administrative des Ressources tive des Ressources Hu-
Tania BOUYI
Humaines, FAOSFC maines, FAO, (Gabon,
Libreville)
Assistante Administra-
Assistante Administrative au Programme tive au Programme,
Johnnie MAMBANGUI
Gabon, FAOSFC FAO, (Gabon, Libre-
ville)
Assistante Administra-
Assistante Administrative des Voyages,
Laetitia MALONGA tive des Voyages, FAO,
FAOSFC
(Gabon, Libreville)
Ingénieur de la Statistique, consultant in- Consultant international
Mahady Mamadou FOFANA
dépendant (Bamako, Mali) statisticien
Consultant statisticien informaticien, Di-
Consultant international
Mbassa MBAYE recteur du Bureau d'études Groupe SYS-
informaticien
COM (Dakar, Sénégal)
Consultant national en
Spécialiste en communication, FAO, Ga- communication RGA,
Patrice ETONG-OVENG
bon FAO, (Gabon, Libre-
ville)
77
Rapport d’analyse des données du module communautaire
ANNEXE 3 : QUESTIONNAIRE COMMUNAUTAIRE DU RGA 2020
78
Rapport d’analyse des données du module communautaire
79
Rapport d’analyse des données du module communautaire
SECTION 1 : RENSEIGNEMENTS GENERAUX
LIBELLE
MODALITE DES REPONSES REPONSE
QUESTION
MC101. -----------------------------------------------------------------------------
Sous quel
autre nom
est connu
le village ?
MC102. Quel 1. Village sans campement et/ou hameau ► MC105
est le type de |___|
2. Village avec campement et/ou hameau
village ?
MC103. Si
1. ………………………………………………………
village avec 2. ………………………………………………………
campement 3. ………………………………………………………
et/ou ha- 4. ………………………………………………………
meau, listez 5. ………………………………………………………
les
MC104.
Hameau/campement 1 |___|___|
Pour
chaque ha- Hameau/campement 2 |___|___|
meau et
campe- Hameau/campement 3 |___|___|
ment,
quelle est Hameau/campement 4 |___|___|
la distance
(en km)
par rap- Hameau/campement 5 |___|___|
port au vil-
lage ?
80
Rapport d’analyse des données du module communautaire
MC105. A
quel regrou-
pement de …………………………………………………………………………………
villages ap-
partient le
village ?
MC106.
1. Habitat linéaire
Quel est le
2. Habitat groupé |___|
type d'ha-
3. Habitat dispersé
bitat ?
MC107.
Nom (s)
et Pré-
nom (s) ………………………………………………...................................................
du chef
de vil-
lage
MC108.
Quel est le 1. Masculin
|___|
sexe du chef 2. Féminin
de village ?
MC109. Quel
est l'âge du
chef de village |___|___|___|
? (en années
révolues)
MC110. Quel 0. Aucun
est le niveau 1. Primaire
d'instruction 2. Secondaire 1er cycle |___|
du chef de vil- 3. Secondaire 2nd cycle
lage ? 4. Supérieur
81
Rapport d’analyse des données du module communautaire
MC111. A
quelle dis-
tance (en
km) se
trouve le vil- |___|___|___|
lage du chef-
lieu de dé-
partement
auquel il ap-
partient ?
MC112. 1. Route bitumée
Quelle est la 2. Route en latérite
principale 3. Route en terre
voie par la- 4. Route en sable
quelle le vil- 5. Voie ferroviaire
lage est relié 6. Voie d’eau |___|
au chef-lieu 7. Piste/sentier
de départe-
ment auquel
il appartient
?
MC113. En
quelle saison
1. En toute saison
cette voie
2. Seulement en saison sèche |___|
d'accès est-
3. Seulement en saison de pluie
elle prati-
cable ?
MC114.
Quelle en
1. Régulière
est la fré- |___|
2. Irrégulière
quentation
?
82
Rapport d’analyse des données du module communautaire
MC115. 1. A pieds
Quel est le 2. Moto
principal 3. Bicyclette/vélo
moyen uti- |___|
4. Automobile
lisé pour se 5. Pirogue/bateau
rendre au
village ? 6. Train
b. Puits |___|
MC116.
Quelles sont |___|
les sources c. Rivière
communau- d. Marigot |___|
taires d’ap-
provisionne- e. Fleuve |___|
ment en eau
existantes |___|
dans le vil-
f. Lac
lage ? |___|
g. Source
(1=OUI
2=NON)
|___|
h. Eau de pluie
|___|
i. SEEG
MC117. 1. Forage/hydraulique villageoise
Parmi les
2. Puits
sources
communau- 3. Rivière
taires d'ap- 4. Marigot
|___|
provisionne- 5. Fleuve
ment en eau 6. Lac
existantes 7. Source
dans le vil-
8. Eau de pluie
lage, quelle
83
Rapport d’analyse des données du module communautaire
en est la 9. SEEG
principale
pour boire ?
MC118.
Quelles sont
les sources a. SEEG |___|
communau-
taires d'ali- b. Energie solaire |___|
mentation en |___|
électricité c. Groupe électrogène communautaire
existantes |___|
d. Groupe électrogène privé
dans le vil-
lage ? Si Aucune ► MC120
(1=OUI
2=NON)
MC119.
Parmi les
sources
communau- 1. SEEG
taires d'ali- 2. Groupe électrogène privé
|___|
mentation 3. Groupe électrogène communautaire
en électricité 4. Energie solaire
existantes
dans le vil-
lage, quelle
84
Rapport d’analyse des données du module communautaire
en est la
principale ?
a. Radio-Gabon |___|
85
Rapport d’analyse des données du module communautaire
1. Agriculture
2. Elevage |___|___|
3. Pêche
4. Aquacul-
ture
MC121.
Quelle est la
5. Sylviculture
principale 6. Activités
activité éco- forestières
nomique du Si MC121 = 98
7. Artisanat ………………………………………………………………………………………………………………………
village ?
8. Transfor-
mation
9. Commerce
98. Autre à
préciser
MC122. Est-
ce que dans
le village, il
existe des |___|
exploitations a. Agriculture
de type mo- |___|
derne ou b. Elevage
semi-mo- |___|
c. Aquaculture
derne dans
les sous-sec- d. Sylviculture |___|
teurs sui-
vants ?
(1=OUI
2=NON)
86
Rapport d’analyse des données du module communautaire
a. Agence Française de Développement (AFD) |___|
b. Agence Japonaise de Coopération Internationale |___|
(JICA)
c. Banque Africaine de Développement (BAD) |___|
87
Rapport d’analyse des données du module communautaire
MC124. Est-
ce que le vil-
lage a connu
des dégâts
importants
sur l'agricul- a. Inondations |___|
ture au sens
large suite b. Ravageurs (conflit homme/faune, insectes) |___|
aux catas-
trophes na- c. Eboulements/érosions |___|
turelles sui- |___|
vantes au d. Tornade
cours des 5
dernières an-
nées ?
(1=OUI
2=NON)
88
Rapport d’analyse des données du module communautaire
d. Dépôt pharmaceutique |___| |___|___|
89
Rapport d’analyse des données du module communautaire
c. Unité de conservation et de stockage de produits |___| |___|___|
agricoles
d. Unité de production de matériel végétal (germoir, |___| |___|___|
etc.)
e. Unité de réparation et d'entretien des machines |___| |___|___|
agricoles
f. Unité de transformation de produits agricoles |___| |___|___|
90
Rapport d’analyse des données du module communautaire
MC700. PÊCHE ET AQUACULTURE MC701 MC702
91
Rapport d’analyse des données du module communautaire
g. Garage mécanique |___| |___|___|
92
Rapport d’analyse des données du module communautaire
SECTION 3 : ORGANISATIONS SOCIO-ECONOMIQUES DU VILLAGE
93
Rapport d’analyse des données du module communautaire
k. Orpaillage |___| |___|___| |___|___| |___|___|
94
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Est-ce que dans le village, il existe des sites communau-
MC1100. SITES COMMUNAUTAIRES DE PRODUCTION
taires de production [...] ? (1=OUI 2=NON)
MC1101
a. Maraîchère |___|
b. Vivrière |___|
|___|
c. Horticole
|___|
d. Aquacole
a. Argile |___|
95
Rapport d’analyse des données du module communautaire
e. Mine d'or |___|
f. Grottes |___|
i. Faune |___|
j. Flore |___|
l. Savane |___|
m. Fleuve |___|
o. Lac |___|
p. Lagune |___|
q. Mangrove |___|
r. Marigot |___|
96
Rapport d’analyse des données du module communautaire
Est-ce que dans le village, il existe des essences fores-
tières suivantes ? (1=OUI 2=NON)
MC1300. ESSENCES FORESTIÈRES
MC1301
a. Acajou |___|
b. Agba |___|
c. Azobe |___|
d. Bahia |___|
e. Beli |___|
f. Bilinga |___|
g. Dibétou |___|
h. Doussié |___|
i. Iroko |___|
j. Izombé |___|
k. Kevazingo |___|
l. Kossipo |___|
m. Limba |___|
n. Moabi |___|
o. Movingui |___|
97
Rapport d’analyse des données du module communautaire
p. Niové |___|
q. Okan |___|
r. Okoumé |___|
s. Ozigo |___|
t. Padouk |___|
u. Sapelli |___|
v. Sipo |___|
w. Tali |___|
x. .Tiama |___|
y. Wenge |___|
z. Zingana |___|
Autre (à préciser) ……………………
Autre (à préciser) ……………………
Autre (à préciser) ……………………
Autre (à préciser) ……………………
98
Rapport d’analyse des données du module communautaire
SECTION 5 : PRINCIPALES DIFFICULTES DU VILLAGE PAR TYPE D'ACTIVITE
99
Rapport d’analyse des données du module communautaire
|___|
n. Eloignement des plantations
|___|
o. Enclavement du village
|___|
p. Exode rural
|___|
q. Expropriation des terres
|___|
r. Faible clientèle
s. Importantes pertes post-récolte |___|
100
Rapport d’analyse des données du module communautaire
ff. Manque d'infrastructure de conservation |___|
101
Rapport d’analyse des données du module communautaire
MC1500. Le village pratique-t-il l’élevage ? 1=Oui, 2= Non. Si Non allez à MC1600
102
Rapport d’analyse des données du module communautaire
o. Maladies animales |___|
103
Rapport d’analyse des données du module communautaire
MC1700. Le village pratique-t-il l’aquaculture ? 1=Oui, 2= Non. Si Non allez à MC1800
104
Rapport d’analyse des données du module communautaire
MC1400. Le village pratique-t-il la sylviculture? 1=Oui, 2= Non. Si Non fin de l’interview
MC1801. Quelles sont les principales difficultés liées à la pratique
CODE
de la sylviculture dans le village ? (1=OUI 2=NON)
a. Conflit avec les animaux sauvages |___|
b. Coût de transport élevé |___|
c. Coût élevé de la main d'œuvre |___|
d. Déforestation |___|
e. Difficulté de commercialisation |___|
f. Difficultés d'accès à la main d'œuvre |___|
g. Difficultés d'accès au crédit |___|
h. Eloignement par rapport au village |___|
i. Etroitesse du marché local |___|
j. Inorganisation de la filière |___|
k. Lourdeurs administratives |___|
l. Maladies des bois |___|
m. Matériel archaïque |___|
n. Mauvais état des routes |___|
o. Problème de conservation et de conditionnement |___|
p. Problème de financement |___|
105
Rapport d’analyse des données du module communautaire