Leçon 1 : Les écritures, les traits, les formats de papier et les signes conventionnels
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I. Les écritures (lettres et chiffres)
1. Définition
Les écritures regroupent toutes les lettres, chiffres et symboles employés sur un dessin technique.
Elles servent à identifier, coter et renseigner les éléments du dessin.
Pour éviter toute confusion, elles sont normalisées selon les normes ISO (notamment ISO 3098).
2. Types d’écritures
Écriture droite (verticale) : utilisée le plus souvent.
Écriture inclinée (75°) : utilisée dans certains cas particuliers.
3. Caractéristiques
Hauteur : les plus courantes sont 2,5 mm, 3,5 mm, 5 mm, selon l’importance du texte.
Forme : lettres sans empattement (style romain simple).
Espacement : régulier entre les lettres et entre les lignes.
Épaisseur : constante pour un même texte.
Les majuscules sont recommandées pour la clarté.
4. Rôle
Identifier les pièces et repères.
Indiquer les dimensions, matériaux, tolérances.
Donner des remarques ou instructions sur le dessin.
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II. Les traits
1. Définition
Les traits sont des lignes de différentes épaisseurs et formes servant à représenter les contours, arêtes,
axes ou limites d’un objet.
Chaque type de trait a une signification précise selon les normes.
2. Principaux types de traits normalisés
Type de trait Désignation Utilisation principale
Trait fort continu Trait visible Contours et arêtes visibles
Trait fin continuTrait de cote, d’attache, d’aide Cotes, hachures, lignes de rappel
Trait interrompu (pointillé) Trait caché Arêtes non visibles
Trait mixte long et court Axe de symétrieLignes d’axe, plans de coupe
Trait mixte fin Ligne de repère ou de position Repères, éléments particuliers
3. Règles d’emploi
Garder la même épaisseur de trait pour le même type de ligne.
Ne pas superposer deux types de traits.
Respecter les espacements entre les segments.
4. Importance
Les traits permettent de différencier clairement les éléments d’un dessin et assurent une lecture
uniforme pour tous les techniciens.
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III. Les formats de papier
1. Définition
Les formats de papier sont normalisés afin d’assurer une présentation uniforme et compatible des
dessins techniques.
La norme internationale utilisée est ISO 216, série A.
2. Formats normalisés
Format Dimensions (mm) Utilisation courante
A0 841 × 1189 Grands plans, cartes
A1 594 × 841 Plans de bâtiments
A2 420 × 594 Détails techniques
A3 297 × 420 Dessins intermédiaires
A4 210 × 297 Documents, rapports, plans à relier
3. Caractéristiques
Le format A0 a une surface de 1 m².
Chaque format suivant est obtenu en divisant le côté le plus long du format précédent par deux.
Les marges sont obligatoires pour la reliure et la présentation.
4. Rôle
Faciliter la reproduction, la classification et l’archivage des dessins.
Uniformiser les documents techniques.
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IV. Les signes conventionnels
1. Définition
Les signes conventionnels sont des symboles normalisés représentant des objets, matériaux ou
éléments techniques sans les dessiner en détail.
Ils rendent le dessin plus clair, plus rapide à exécuter et universellement compréhensible.
2. Utilité
Simplifier la représentation.
Uniformiser les plans.
Permettre une lecture rapide et internationale des dessins.
3. Exemples selon les domaines
Topographie : symbole pour borne, route, arbre, rivière, etc.
Bâtiment : symboles pour mur, porte, fenêtre, escalier, prise électrique.
Mécanique : symboles pour axe, soudure, roulement, filetage.
4. Importance
Les signes conventionnels remplacent les formes complexes et permettent une communication
technique universelle entre les professionnels.
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✅ Conclusion de la leçon
Les écritures, les traits, les formats de papier et les signes conventionnels constituent les bases de la
normalisation en dessin technique.
Ils garantissent une clarté, une précision et une compréhension universelle des dessins, quel que soit le
domaine d’application.
Leçon 2 : Les hachures, la cotation et la mise en page
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I. Les hachures
1. Définition
Les hachures sont un ensemble de lignes fines, parallèles et inclinées servant à représenter les parties
coupées d’un objet dans un dessin en coupe.
Elles permettent de visualiser la matière traversée par le plan de coupe.
2. Caractéristiques
Les lignes de hachures sont fines, continues et régulièrement espacées.
L’inclinaison est généralement de 45° par rapport à la ligne de base du dessin.
L’espacement entre les lignes varie selon la taille de la surface coupée (souvent entre 1 et 3 mm).
Deux pièces voisines doivent avoir des hachures orientées différemment pour bien les distinguer.
3. Hachures selon le matériau (exemples courants)
Matériau Type de hachures
Métal Lignes inclinées régulières à 45°
Bois Lignes irrégulières suivant les fibres
Béton Petits points et traits mélangés
Verre Traits fins horizontaux ou croisés
4. Rôle des hachures
Montrer la matière coupée par le plan de coupe.
Distinguer les différentes pièces d’un assemblage.
Indiquer le type de matériau utilisé.
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II. La cotation
1. Définition
La cotation est l’opération qui consiste à indiquer les dimensions réelles (longueur, largeur, diamètre,
angle, etc.) d’un objet sur le dessin.
Elle donne toutes les informations nécessaires à la fabrication de la pièce.
2. Éléments d’une cotation
Ligne de cote : ligne fine terminée par deux flèches.
Ligne d’attache : relie la ligne de cote à l’objet.
Chiffre de cote : valeur numérique indiquant la dimension.
Repère ou symbole : parfois ajouté pour préciser un diamètre (⌀), un rayon (R), ou un angle (°).
3. Règles de cotation
Les cotes sont exprimées en millimètres, sans écrire l’unité.
Les flèches doivent toucher les lignes d’attache.
Les chiffres sont placés au-dessus de la ligne de cote, lisibles de gauche ou de bas.
Ne pas répéter les mêmes cotes sur plusieurs vues.
Les cotes doivent être disposées de manière claire et non encombrée.
4. Types de cotation
Type Description Exemple d’utilisation
Cotation en chaîne Les cotes se suivent bout à bout. Série de trous alignés.
Cotation en parallèle Toutes les cotes partent d’une même origine. Pièces avec références fixes.
Cotation combinée Mélange des deux types précédents. Assemblages complexes.
5. Importance de la cotation
Fournir toutes les informations nécessaires à la fabrication et au contrôle de la pièce.
Éviter les erreurs d’interprétation.
Assurer une communication technique précise entre concepteurs et réalisateurs.
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III. La mise en page (feuilles de projection)
1. Définition
La mise en page désigne la disposition correcte et normalisée des différentes vues, des cotes et des
informations sur la feuille de dessin technique.
Elle facilite la lecture et l’interprétation du plan.
2. Éléments d’une mise en page normalisée
Cartouche : encadré placé en bas à droite de la feuille, contenant :
le titre du dessin,
le nom du dessinateur,
la date de réalisation,
l’échelle,
le numéro du plan ou de la pièce.
Marges :
Gauche : 25 mm (pour reliure)
Droite, haut et bas : 10 mm environ.
Disposition des vues :
Les vues sont placées selon la méthode de projection orthogonale :
Vue de face
Vue de dessus
Vue de droite (et parfois de gauche ou en coupe).
3. Règles générales de présentation
Les vues doivent être alignées selon les axes de projection.
Les cotes doivent être placées à l’extérieur des vues.
Les titres et légendes doivent être lisibles et normalisés.
L’espace doit être équilibré et dégagé pour une lecture claire.
4. Rôle de la mise en page
Donner une présentation propre, ordonnée et professionnelle.
Faciliter la lecture et la compréhension rapide du dessin.
Assurer une uniformité des documents techniques dans les entreprises et ateliers.
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✅ Conclusion de la leçon
Les hachures, la cotation et la mise en page sont des éléments indispensables de la normalisation en
dessin technique.
Ils garantissent une présentation claire, une lecture facile et une exécution fidèle des plans techniques.
Sans ces règles, les dessins seraient mal interprétés et les réalisations risqueraient d’être erronées.