Causes du Début Tardif de la CPN à Bumbu
Causes du Début Tardif de la CPN à Bumbu
MEMOIRE
debut tardif de la CPN. Cas du centre mère et enfant de Bumbu ( Télécharger le fichier original )
Professeur Associé
Septembre 2015
Epigraphe
Oui le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie et j'habiterai dans la
maison de l'Eternel jusqu'à la fin de mes jours.
Psaumes 23 : 6
EPIGRAPHE II
DÉDICACE IV
REMERCIEMENTS V
RESUME IX
INTRODUCTION 1
1. PROBLEMATIQUE 1
2. HYPOTHESES 4
3. BUT ET OBJECTIFS 4
4. INTERET DE L'ETUDE 5
5. DELIMITATION 5
7. SUBDIVISION DU TRAVAIL 6
2.1.3. Historique 20
2.2.1 METHODE 26
2.2.2. TECHNIQUE 26
2.3.1 Population 27
2.3.2 ECHANTILLON 27
III.2 DISCUSSION 42
A. ANALYSE BI VARIEE 44
CONCLUSION 46
BIBLIOGRAPHIE 49
ANNEXES 52
Dédicace
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Remerciements
De prime à bord, nous louons le Très-Haut, le Tout Puissant Dieu pour nous avoir donné le
souffle de vie et l'intelligence.
Nous témoignons notre gratitude envers toutes les autorités de l'Université Pédagogique
Nationale, ainsi qu'à celles du département des Sciences de la Santé pour les efforts consentis
pour notre formation..
Ce travail est le fruit de beaucoup d'effort et de sacrifice rendus possibles grâce aux
nombreuses de bonne volonté. Nous tenons à remercier vivement le Professeur Docteur Jean-
Pierre IKOLONGO BEFEMBO et l'Assistant Dr. Jean ENO KWEBE qui, malgré leurs multiples
occupations, ont voulu assurer la direction et la co-direction de ce travail.
Nous exprimons notre gratitude envers ceux qui, nous sont chers, nous pensons à notre famille
LUBUELA, à nos frères et soeurs Arm LUBUELA KOWAL, Nathan LUBUELA, Stéphanie-Lady
LUBUELA KIMBENI, Bobette KINDUANINA, Erline TIKATUVUAKU et Stéphanie.
Nous ne pouvons pas terminer sans pourtant remercier nos camarades de promotion à
l'occurrence de Rachel KANYINDA, Yannick MESA MAWAWA, OMANIONDO, Bénédicte
TSHITUKA MUYAYA, Sergine NZAZI, Dorothée BATIMUE, pour avoir soutenu de près ou de loin à
notre modeste personne pour la réalisation de ce travail, disons grand merci et que Dieu vous
bénisse tout un chacun.
Nos remerciements vont également à tous nos amis et connaissances DIKIZEYIKO Moustafa,
Papin KADIMA, Abbé Jean, Olga MBAMBI, Charly NONGI, Gaétan MANKENDA, Hugues
MAKONKO, MILA BOMBI, Henriette KANZA, Annie MATONNET, NDONGALA Raymond, NSIMBA
KANZA et Bénédicte KANZA.
Tableau n°10 : Répartition des gestantes selon la conna issance de l'importance de la CPN
Tableau n°11: Répartition des gestantes selon le trimestre de début des CPN
Tableau n°12 : Répartition des gestantes selon les raisons de début tardif de CPN
Tableau n°13 : Répartition des gestantes selon le fait d'avoir suivi l'éducation sanitaire pendant
la CPN
Tableau n°14 : Répartition des gestantes selon le fait d'avoir fait l'examen d'échographie
Tableau n°15 : Répartition des gestante selon le fait d'avoir reçu VAT
Le tableau n°16 : Répartition des gestante selon le fait d'avoir reçu le fer
Le tableau n°17 : Répartitions des gestante selon le fait d'avoir reçu le traitement préventif
intermittent (TPI) et (SP)
Le tableau n°18 : Répartition des gestante selon le fait d'avoir reçu la moustiquaire imprégnée
d'insecticides à longue durée (MILDA)
Tableau n°19 : Répartition des gestantes selon le fait d'être conseillé sur la prévention de la
transmission mère-enfant (PTME)
Le tableau n°20 : Répartition des gestantes selon le fait d'avoir fait le dépistage du VIH/Sida
Tableau n°21 : Répartition des gestantes selon le nombre de personnes dans le ménage
Tableau n°24 : Relation entre le début de la CPN et niveau d'études des gestantes
Tableau n°25: Relation entre retard CPN et niveau d'études des conjoints
Ed : Edition
km : kilomètre
SA : Semaine Aménorrhée
SP : Sulfadoxine-Pyriinéthamine
2 : khi-carré
RESUME
E travail a porté sur l'« Etude sur les causes du début tardif de la consultation prénatale ». Cette
recherche a été menée au Centre de Santé Mère et Enfant de Bumbu.
Trois questions fondamentales nous ont préoccupé tout au long de cette étude, à savoir :
- Quelle est la proportion des femmes qui viennent à la 1ère consultation prénatale au Centre
de Santé Mère et Enfant de Bumbu?
- 80% des gestantes ont débuté la 1ère CPN en retard. Parmi les raisons avancées, il y a le
manque d'argent (41,6%), l'ignorance (21,7%), la distance (16,7%) et le fait d'être expérimentée
(10%).
La faible proportion des femmes enceintes à la 1ère CPN est liée aux caractéristiques
socioéconomiques. En effet, notre étude a montré que 78% des gestantes avaient des maris
sans emploi. Cela traduit le manque d'argent et rejoint l'enquête EDS 2014 qui a montré que
l'utilisation de la CPN a tendance à augmenter avec le bien-être économique du mariage.
INTRODUCTION
1. PROBLEMATIQUE
Il est connu que la grossesse n'est pas une maladie en soi mais elle est caractérisée par des
complications qui peuvent entraver le pronostic vital de la gestante et de l'enfant qu'elle porte.
Selon les experts en gynécologie, ces complications sont estimées à 15% parmi lesquelles un
maximum de 5% nécessite une intervention chirurgicale. (DECLERCK, 2003)
Les femmes des pays du tiers monde se trouvent la plupart de temps dans l'impossibilité de
bénéficier de soins de qualité. Cette inaccessibilité constitue le principal obstacle à une
amélioration de la santé maternelle, à l'atteinte du cinquième Objectif du Millénaire pour le
Développement (OMD5) qui vise à améliorer la santé maternelle et à réduire la mortalité
maternelle de 75% d'ici à 2015. (RONEY, 1992)
Les consultations prénatales (CPN) doivent être menées selon les normes en terme de temps,
de nombre et de qualité afin de détecter les grossesses à risque, d'établir le pronostic de
l'accouchement, e faire la promotion des modes de vie favorables à la santé, de planifier les
naissances, d'éduquer, d'informer et de préparer les gestantes à la maternité à moindre risque.
(DIEYE EL, 2003)
L'Afrique sub-saharienne présente la proportion régionale la plus élevée au monde avec 900
décès maternels pour 100 000 naissances vivantes. Ces chiffres montrent combien dans ces
pays la santé maternelle est loin d'être améliorée pour réduire de 75% cet indicateur d'ici 2015.
La République Démocratique du Congo (RDC) comme d'autres pays du continent n'est pas
épargnée ; la proportion de mortalité maternelle est de 1100 pour 100 000 naissances vivantes
et elle est parmi les plus élevées au monde (11e rang mondial). La RDC compte parmi les pays à
très forte mortalité maternelle : 1289/100 000 naissances vivantes selon le rapport de
l'enquête MICS2 en 2001, contre 1837/100 000 naissances vivantes en 1998 (ELS, 1998) et
870/100 000 naissances vivantes en 1995 et enfin le dernier rapport selon EDS 2007 situe la
mortalité maternelle à 549 décès pour 100 000 naissances vivantes.
Le taux d'utilisation de service de santé de manière générale est faible autour de 25% à 30%. Et
pourtant, les soins prénatals, à l'accouchement, administrés au bon moment sont décisifs pour
une maternité sans risque.
Les complications de la grossesse et ses suites menacent la santé des femmes en âge de
procréer. Elles sont la première cause mondiale de morbidité, d'infirmité et de décès dans cette
population cible. Un grand nombre de décès maternels pourrait à coup sûr être évités par un
suivi correct de la grossesse. (DELCROIX & GOMEZ, 2005)
La consultation prénatale devrait donc permettre de mener à bien la grossesse pour l'intérêt de
la mère et de l'enfant. En effet, d'innombrables facteurs liés à la grossesse peuvent être
dépistés au cours de la CPN, et d'autant mieux qu'elle est précoce, régulière et répétée.
(MIHALU KANGU,2001)
Voilà pourquoi le recours tardif aux soins prénatals constitue un facteur limitant de la
surveillance de la grossesse et partant, un facteur de risque potentiel de décès maternel. La vie
de la mère est mise en danger par trois types de « retard » : retard de la demande des soins
(retard de prendre une décision), retard à se rendre à une formation sanitaire la plus proche et
enfin retard de recevoir des soins de bonne qualité. (OMS/UNICEF, 1996)
Selon les résultats d'une autre enquête, une femme sur 29 cours le risque de décéder pour
cause maternelle pendant l'âge de procréation (LANSAC , BERGER & MAGNIN, 2003).
A Kinshasa, les données de la revue annuelle du PNSR (2005) montrent que le taux d'utilisation
des CPN est à 70%. Cependant le début de la première CPN se fait souvent au-delà de la 14e
semaine qui est la semaine de référence pour la prise de la première dose de la Sulfadoxine-
Pyriinéthamine (SP), l'intégration de la Prévention de la Transmission de la Mère -Enfant
(PTME).
Les causes de retard de consultation sont entre autre : la crainte du coût, la méconnaissance
des signes de complications d'une grossesse, l'obtention de l'autorisation du mari, le manque
de confiance vis-à-vis des soignants, l'utilisation initiale des remèdes locaux, le problème de
transport (BLONDEL, 2010).
Cette étude s'inscrit dans la perspective de vérifier si ces facteurs sont les mêmes dans notre
pays et tente de répondre aux questions suivantes :
- Quelle est la proportion des femmes qui viennent à la 1ère consultation prénatale au Centre
de Santé Mère et Enfant de Bumbu?
2. HYPOTHESES
Compte tenu des questions soulevées dans la problématique, nous énonçons les hypothèses ci-
après :
- La proportion des femmes qui viennent à la 1ère CPN au Centre de Santé Mère et Enfant de
Bumbu serait faible ;
- Le recours tardif à la première CPN est lié essentiellement aux causes socioéconomiques qui
retardent l'accessibilité financière ;
- Il existerait un lien significatif entre les causes de ce retard et les caractéristiques
sociodémographiques des gestantes.
3. BUT ET OBJECTIFS
Cette étude a pour but d'identifier les causes du recours tardif aux soins prénatals au CS Mère
et Enfant de Bumbu.
- identifier les causes socio -économiques et culturelles du recours tardif aux soins prénatals;
4. INTERET DE L'ETUDE
Cette étude pourra inspirer les futurs chercheurs afin de déceler d'autres facteurs explicatifs de
début tardif de CPN à Kinshasa.
Enfin, la communauté toute entière et les femmes enceintes pourront profiter de
recommandations qui découleront de ce travail pour s'inscrire dans le changement de
comportement et d'adopter une attitude positive dans le sens de l'amélioration de la santé du
couple mère-enfant.
5. DELIMITATION
Cette a été menée au Centre de Santé Mère et Enfant de Bumbu, elle s'est déroulée du 1er mai
au 5 juillet 2015.
Cette étude est du type descriptif exploratoire et est du domaine de la santé de la reproduction
comme l'un des volets de la santé publique.
7. SUBDIVISION DU TRAVAIL
- Le cadre théorique;
- L'approche méthodologique ;
a. Etude :
D'après le Petit Larousse illustré (2011), c'est un travail de l'esprit qui s'applique à apprendre
quelque chose ou à en approfondir la connaissance.
b. Cause :
Ce qui fait qu'une chose est ou s'opère ; ce qui produit ou occasionne, en parlant des personnes
ou des choses. Ce qui produit un effet, détermine un phénomène, ce par quoi quelque chose
existe, origine, principe (SHAMPHECURE, 1999)
c. Consultation Prénatale :
C'est l'ensemble d'activités qui consistent à consulter une femme enceinte en vue de faire le
diagnostic de la grossesse, surveiller et promouvoir l'état de santé de la mère, du foetus ;
surveiller le développement du foetus ; dépister et prendre en charge les facteurs de risque et
les pathologies de la grossesse ; préparer l'accouchement et faire le diagnostic du travail ; faire
le pronostic de l'accouchement ; et enfin éduquer et informer les mères. (BERNARD et
GENEVIEVE, 1989)
· 1ère CPN avant le 3e mois (pour diagnostiquer la grossesse et identifier les facteurs de
risque) ;
· 3e CPN vers le 8e mois (pour surveiller le développement du foetus ainsi que l'état de la
gestante et prendre en charge les complications de la grossesse) ;
· Un mètre ruban
· Des spéculums
- établir un plan de surveillance avec notamment les rendez- vous des prochaines consultations
et des examens échographiques ;
Le diagnostic de la grossesse même très précoce est généralement facile. La survenue d'une
grossesse a sur l'organisme maternel trois sortes de conséquences :
- le développement de l'oeuf entraîne des modifications locales de l'utérus et des seins. (FLORI,
2006)
d. Les signes sympathiques de la grossesse :
Les seins augmentés de volume, tendus, sensibles ; les aréoles s'oedématient et se pigmentent ;
- pigmentation générale (plus tardive) : taches sur le front, le visage, ligne brune abdominale ;
- des varices peuvent apparaître aux membres inférieurs, surtout chez la multipare ; la vulve
parfois se pigmente, se gonfle.
- A la Palpation abdominale, on note l'augmentation de volume de l'utérus perçue vers la 9eme-
10eme SA, si la paroi est mince et souple. En fait, le diagnostic est fait par l'examen pelvien
réalisé, vessie et rectum vides sur table gynécologique.
- Examen au spéculum note que l'aspect du col est violacé, avec une glaire coagulée. Il n'y a pas
de glaire cervicale filante dont l'observation doit faire douter du diagnostic de grossesse. Les
prélèvements à visée cytologique ou infectieuse seront pratiqués à ce moment là si nécessaire.
- Le toucher combiné au palper abdominal permet de recueillir les signes les plus sûrs. La vessie
étant vide, l'abdomen bien dégagé et détendu, le toucher explore et objective le
ramollissement cervical qui est un élément mineur de diagnostic, à cause de son inconstance,
de sa difficulté d'appréciation et de ses causes d'erreur. Le ramollissement débute au pourtour
de l'orifice, puis gagne le col tout entier. Ferme comme le nez avant la grossesse, il deviendra
mou comme la lèvre (Tarnier).
- Les changements du corps de l'utérus portent sur l'augmentation du volume qui est un signe
cardinal, mais il ne peut guère être affirmé au plus tôt avant un mois de grossesse (6SA). La
main abdominale perçoit le fond utérin au dessus de la symphyse pubienne.
A trois mois, le fond utérin est à égale distance de la symphyse et de l'ombilic ; il atteint
l'ombilic à quatre mois et demi.
L'utérus gravide change de forme. Avant la grossesse, il est piriforme, aux angles arrondis,
moins épais qu'il n'est large. Gravide, il devient globuleux. Le doigt qui suit le cul de sac latéral
au lieu de s'enfoncer librement, butte contre le pourtour évasé de l'utérus (signe de Noble).
La recherche des battements cardiaques foetaux : elle se fait à l'aide d'un appareil à effet
Doppler. Elle est positive à partir de 10-11 SA.
Ainsi, le premier examen prénatal est une étape essentielle pour le dépistage et pour
l'organisation de la surveillance en fonction des risques.
Leur étude est capitale chez la femme enceinte non primigeste. Ils doivent être recherchés pour
déceler une cause qui peut être source de récidive pour la grossesse actuelle. C'est ainsi que
certains antécédents obstétricaux exposent à des risques potentiels (BRANDIN, 2011).
- Avortements à répétition exposent aux récidives (30%), au retard de croissance intra utérin, et
à l'accouchement prématuré.
la durée de l'accouchement si cet accouchement s'est produit par voie basse ; l'indication si
l'accouchement a eu lieu par césarienne ; l'état et le poids de l'enfant à la naissance ; les suites
néonatales précoces ou tardives ; le mode d'allaitement. (MANDELBROT, 2009)
- Malformation utérine.
L'étude du cycle permet de dire si le calcul classique de l'âge gestationnel peut être précis ou s'il
faut faire des examens particuliers pour le déterminer. Les grossesses survenant après une
stérilité seront surveillées tout particulièrement au cours du premier trimestre. Le
renforcement de la surveillance prénatale à cette période diminue le taux d'avortements
(BRANDIN ,2011).
- HTA ;
- Malformations ;
- Diabète ;
- Une étude de la pathologie médico-chirurgicale est nécessaire afin de prendre les mesures
préventives ou thérapeutiques que demande l'état gravidique.
- l'âge de la gestante;
- la situation familiale (statut matrimonial);
alimentaire) ;
Tous ces renseignements lui permettent de se faire une idée très précise des conditions dans
lesquelles se déroulera la grossesse. Au terme d'un interrogatoire bien conduit, de nombreux
facteurs de risques peuvent être identifiés. (FLORI, 2006)
La mesure de la taille : selon la littérature, une petite taille inférieure à 1,50m est un risque de
dystocie. Ces dystocies surtout d'origine mécanique sont à la base de 20 à 30% des cas de
césariennes.
La mesure du poids : dont la courbe devra être suivie régulièrement jusqu'au terme. La prise de
poids doit être régulière ; elle est de l'ordre de 1kg par mois, allant de 5 à 12kg selon le poids de
départ. La prise de la tension artérielle : elle sera minutieuse, par méthode auscultatoire, en
position couchée puis assise, aux deux bras. Elle doit toujours rester inférieure à 140- 90mm Hg.
L' Examen de l'abdomen à la recherche d'une cicatrice et l'Examen systématique des membres
inférieurs à la recherche notamment des varices ; vérification de l'état des veines afin de
prévenir tout risque de phlébite.
a) Examens obligatoires :
On doit prescrire :
Pour toute patiente rhésus négatif, la recherche d'agglutinines irrégulières doit être
systématique à chaque visite prénatale obligatoire.
Si la femme est rhésus positif (D), recherche d'anti-corps irréguliers au 3e mois, et entre 32 et
34 SA.
- la sérologie de la toxoplasmose si elle était négative avant, à répéter dans ce cas toutes les 4 à
6 semaines jusqu'à l'accouchement.
- la sérologie de la syphilis (TPHA, VDRL).
(MARPEAU, 2010)
Bénéficiant pas d'un suivi gynécologique régulier afin de dépister un éventuel cancer du col.
Précocement une anémie qui sera corrigée par la prescription de fer et d'acide folique.
Humaine (VIH) : n'est pas obligatoire aujourd'hui, mais doit être conseillée notamment chez les
patientes appartenant à un groupe à risque.
La fréquence des consultations est mensuelle à partir du quatrième mois de la grossesse. Cette
fréquence peut être augmentée en fonction des pathologies ou des facteurs de risque.
D'autres aspects socioculturels soulignés par certains chercheurs peuvent constituer une
entrave dans l'utilisation des services prénatals : la discrétion qu'ont certaines femmes au
début de la grossesse, le bénéfice des soins traditionnels (massages, accès aux suites des
couches après l'accouchement), la préservation de l'intimité de la femme par l'éloignement de
toute personne masculine, la présence réconfortante de l'entourage familiale et l'usage non
collective des salles de séjour et du matériel d'intervention obstétricale. Donc, l'amélioration de
la qualité des soins passe nécessairement par une adéquation de l'offre aux attentes et
préférences de la gestante (AUBARD & DECROISETTE, 2008)
CONCEPT
COMPOSANTES
VARIABLES MESURABLES
Caractéristiques
Le Centre de Santé Mère et Enfant de Bumbu est implanté dans la commune de Bumbu,
précisément à côté de la maison communale. Il est borné :
Les missions du Centre de Santé Mère et Enfant de Bumbu sont les suivantes :
2.1.3. Historique
A Kinshasa, le programme du Centre de Santé de Mère et Enfant a été établi en 1973 sous les
hospices du FOMED et Maman Yemo, afin de répondre aux besoins croissants dans les
domaines des services sanitaires.
1. Service médical :
Il comprend :
- Service ambulatoire,
- Dispensaire ;
- Naissance désirable ;
- Service opératoire ;
- Service de bibliothèque ;
- Nutrition ;
- Echographie ;
- Radiologie ;
- Laboratoire ;
- Dermatologie ;
- Banque du sang ;
- Pharmacie ;
- CPN et CPS ;
- Service de dentisterie ;
- Salle d'opération ;
- Nourrisson ;
- Pédiatrie ;
- Service de maternité ;
- Maman et nouveau-né.
Le Centre de Santé Mère et Enfant de Bumbu a une capacité d'accueil de 70 lits budgétaires et
65 lits fonctionnels (réels) répartis de la manière suivante :
- Dispensaire : 10 lits
- Petite chirurgie : 8 lits
- Pédiatrie : 18 lits
- Maternité : 20 lits
- Total : 80 lits
N°
Catégorie
Qualification
Effectif
01
Personnel
Infirmiers
Infirmiers
Gradués
Infirmiers
Diplômés
Infirmiers
Auxiliaires
A2
A2
A3
TECHNIQUE
Les techniques sont les instruments ou outils qui sont au service d'une méthode afin de faciliter
la récolte des données dans le but d'explication des phénomènes sociaux ou faits sociaux.
Nous avons utilisé la technique de questionnaire écrit. C'est un questionnaire fermé qui a servi
de méthode de collecte des données. (annexe 1).
La population est un ensemble de tous les individus auxquels s'intéresse une étude. Pour notre
étude, la population cible est l'ensemble des gestantes venues à la 1ère CPN au Centre de Santé
Mère et Enfant de Bumbu durant la période d'enquête.
Il y a eu 120 gestantes dans l'ensemble qui ont fréquenté le service de CPN au centre de santé
cible.
2.3.2 ECHANTILLON
L'attestation de recherche, délivrée par la Faculté des Sciences, nous a permis d'avoir accès au
centre de santé Mère et Enfant de Bumbu, cadre médical qui nous a permis d' entrer en contact
avec des gestantes à la CPN.
Le traitement des données a été effectué automatiquement grâce au logiciel SPSS version 20.0
sous Windows. Il a permis de présenter les résultats sont présentés sous forme des tableaux et
en résumant les variables quantitatives sous forme de pourcentage.
Calcul statistique
Pour bien interpréter les résultats, nous avons eu recours aux notions de statistique :
· La statistique descriptive a permis de calculer et dégager les tendances par la détermination
des proportions.
Age
Effectifs
Pourcentage
16 à 24 ans
15
25,0
25 à 34 ans
33
55,0
35 ans et plus
12
20,0
Total
60
100,0
On constate une proportion élevée des gestantes dont l'âge varie entre 25 à 34 ans, soit avec
55% ; 25% ont entre 16 et 24 ans et 20% ont 35 ans et plus.
commune de provenance
Effectifs
Pourcentage
Selembao
10
16,7
Bandalungwa
5,0
Ngiri-Ngiri
8,3
Bumbu
35
58,3
Makala
8,3
autre
3,3
Total
60
100,0
Une grande partie des gestantes provient de la commune de Bumbu 58,33%, suivies de la
commune de Selembao (16,6%), les autres communes sont faiblement représentées.
Effectifs
Pourcentage
aucun
1,7
primaire incomplet
5,0
primaire complet
1,7
secondaire incomplet
18
30,0
secondaire complet
24
40,0
supérieur complet
13
21,7
Total
60
100,0
70% des gestantes ont pu faire de manière ou complète ou incomplète les études secondaires,
suivies de la catégorie qui a fait les études supérieures complètes (21,7%). Une faible
proportion n'a soit aucun niveau d'instruction ou a fait les études primaires complètes ou
incomplètes.
Etat-civil
Effectifs
Pourcentage
Marié
38
63,3
Célibataire
22
36,7
Total
60
100,0
Profession
Effectifs
Pourcentage
sans occupation
45
75,0
1,7
enseignant
1,7
débrouillard
12
20,0
autre
1,7
Total
60
100,0
75% des gestantes n'ont aucun emploi ; 20% sont des débrouillardes.
Parité
Effectifs
Pourcentage
25
41,7
II
20
33,3
III
15,0
plus de IV
10,0
Total
60
100,0
41,6% des gestantes ont la parité I, 33,3% ont la parité II, 15% ont la parité III et 10% ont plus de
VI.
Effectifs
Pourcentage
secondaire complet
27
45,0
secondaire incomplet
10,0
supérieur complet
27
45,0
Total
60
100,0
45% des conjoints ont fait les études secondaires complètes, 27 ont fait le secondaire complet,
et 10 le secondaire incomplet.
Profession du conjoint
Effectifs
Pourcentage
sans occupation
15,0
main d'oeuvre manuelle
3,3
enseignant
10,0
fonctionnaire
11,7
débrouillard
36
60,0
Total
60
100,0
60% des conjoints sont des débrouillards 15% sont sans occupation, 11,7% sont des
fonctionnaires, 10% sont enseignants et 3,3% sont des mains d'oeuvre manuelles.
Effectifs
Pourcentage
Oui
28
46,7
Non
32
53,3
Total
60
100,0
53,3% des gestantes ne connaissent pas l'importance de la CPN contre 46,7% qui la
connaissent.
Tableau n°11: Répartition des gestantes selon le trimestre de début des CPN
Effectifs
Pourcentage
1er trimestre
12
20,0
2e trimestre
34
56,7
3e trimestre
14
23,3
Total
60
100,0
Ce tableau montre que 12, soit 20% des gestantes ont débuté la CPN au 1er trimestre de
grossesse, suivies de 34, soit 56,7% au 2e trimestre et 14, soit 23,3% au 3e trimestre. Dans
l'ensemble, 48 femmes, soit 80% ont débuté la CPN en retard.
Tableau n°12 : Répartition des gestantes selon les raisons de début tardif de CPN
Effectifs
Pourcentage
Le manque d'argent
25
41,6
L'ignorance
13
21,7
La distance
10
16,7
Expérimentée
10
Autre
10
Total
60
100,0
Parmi les raisons évoquées du début tardif de la 1ère CPN, on constate que le manque d'argent
vient en tête avec 41,6%, l'ignorance (avec 21,7%), la distance (16,7%), expérimentée (10%) ;
les autres telles que le refus du mari, le voyage, le deuil ou la maladie... (10%).
Tableau n°13 : Répartition des gestantes selon le fait d'avoir suivi l'éducation sanitaire pendant
la CPN
Effectifs
Pourcentage
oui
39
65,0
non
21
35,0
Total
60
100,0
Ce tableau indique que 65% ont reçu l'éducation sanitaire pendant la CPN contre 35% qui ne
l'ont pas reçue.
Tableau n°14 : Répartition des gestantes selon le fait d'avoir fait l'examen d'échographie
Effectifs
Pourcentage
Oui
34
56,7
Non
26
43,3
Total
60
100,0
On constate que 43,3% des mères ont réalisé l'examen d'échographie pendant la CPN contre
56,6% qui le l'ont pas fait.
Tableau n°15 : Répartition des gestante selon le fait d'avoir reçu VAT
Effectifs
Pourcentage
Oui
43
71,7
Non
17
28,3
Total
60
100,0
71,7% des gestantes ont reçu le VAT, contre 28,3% qui ne l'ont pas reçu.
Le tableau n°16 : Répartition des gestante selon le fait d'avoir reçu le fer
Effectifs
Pourcentage
Oui
42
70,0
Non
18
30,0
Total
60
100,0
On remarque que 70% des gestantes ont reçu le fer alors que 30% ne l'ont pas reçu.
Le tableau n°17 : Répartitions des gestante selon le fait d'avoir reçu le traitement préventif
intermittent (TPI) et (SP)
Effectifs
Pourcentage
Oui
40
66,7
Non
20
33,3
Total
60
100,0
66,7% des mères ont reçu le TPI (SP) pendant la CPN alors que 33,3% ne l'ont pas reçu.
Le tableau n°18 : Répartition des gestante selon le fait d'avoir reçu la moustiquaire imprégnée
d'insecticides à longue durée (MILDA)
Effectifs
Pourcentage
Oui
24
40,0
Non
36
60,0
Total
60
100,0
60% des gestantes ont reçu la MILDA contre 40% qui ne l'ont pas reçue.
Tableau n°19 : Répartition des gestantes selon le fait d'être conseillé sur la prévention de la
transmission mère-enfant (PTME)
Avis des enquêtées
Effectifs
Pourcentage
oui
30
50,0
non
30
50,0
Total
60
100,0
50% des gestantes ont reçu le conseil sur le dépistage TPME et 50% autres ne l'ont pas reçu.
Le tableau n°20 : Répartition des gestantes selon le fait d'avoir fait le dépistage du VIH/Sida
Effectifs
Pourcentage
oui
42
70,0
non
18
30,0
Total
60
100,0
70% des gestantes ont accepté de faire le dépistage du VIH ; par contre 30% des gestantes ne
l'ont pas fait.
Tableau n°21 : Répartition des gestantes selon le nombre de personnes dans le ménage
Effectifs
Pourcentage
Moins de 3 personnes
14
23,3
4 à 7 personnes
43
71,7
Plus de 8 personnes
5,0
Total
60
100,0
71,7% des gestantes vivent avec 4 à 7 personnes dans le ménage, 23,3% avec mois de 3
personnes et 5% avec plus de 8 personnes.
X2
ddl
16 à 24 ans
25 à 34 ans
35 ans et plus
Début de la CPN
1er trimestre
3
12
2e trimestre
18
34
3e trimestre
14
Total
15
33
12
60
0,786
4
0,940
Il existe aucune différence significative entre le début de la CPN et l'âge des gestantes, car le
chi-carré calculé (0,786) est très inférieur au chi-carré tabulaire à 4 degrés de liberté avec
p=0,05.
Total
ddl
marié
Célibataire
Début de la CPN
1er trimestre
12
2e trimestre
20
14
34
3e trimestre
14
Total
38
22
60
1,007
0,605
Il existe une relation statistique non significative entre le début de la CPN et l'état-civil des
gestantes, car le chi-carré calculé (1,007) est très inférieur au chi-carré tabulaire à 2 degrés de
liberté avec p=0,05.
Tableau n°24 : Relation entre le début de la CPN et niveau d'études des gestantes
Total
aucun
primaire incomplet
primaire complet
secondaire incomplet
secondaire complet
supérieur complet
ddl
Début de la CPN
1er trimestre
0
1
12
2e trimestre
0
10
13
34
3e trimestre
2
14
Total
18
24
13
60
8,565
10
,574
Il n'y a pas de relation significative entre le début de la CPN et le niveau d'études des gestantes,
car le chi-carré calculé (8,565) est très inférieur au chi-carré tabulaire à 10 degrés de liberté
avec p=0,05.
Tableau n°25: Relation entre retard CPN et niveau d'études des conjoints
Total
ddl
secondaire complet
secondaire incomplet
supérieur complet
Début de la CPN
1er trimestre
12
2e trimestre
13
17
34
3e trimestre
14
Total
27
27
60
1,717
0,788
Il existe une relation statistique non significative entre le début de la CPN et l'état-civil des
gestantes, car le chi-carré calculé (1,717) est très inférieur au chi-carré tabulaire à 4 degrés de
liberté avec p=0,05.
Parité
Total
ddl
II
III
plus de IV
Début de la CPN
1er trimestre
12
2e trimestre
16
10
4
34
3e trimestre
14
Total
25
20
60
3,809
0,702
Il existe une relation statistique non significative entre le début de la CPN et la parité des
gestantes, car le chi-carré calculé (3,809) est inférieur au chi-carré tabulaire à 6 degrés de
liberté avec p=0,05.
Profession de l'enquêtée
Total
sans occupation
enseignant
débrouillard
autre
ddl
Début de la CPN
1er trimestre
10
12
2e trimestre
24
0
1
34
3e trimestre
11
0
14
Total
45
12
60
5,545
0,698
Il existe une relation statistique non significative entre le début de la CPN et la profession des
gestantes, car le chi-carré calculé (5,545) est inférieur au chi-carré tabulaire à 8 degrés de
liberté avec p=0,05.
Profession du conjoint
Total
sans occupation
enseignant
fonctionnaire
débrouillard
2
ddl
Début de la CPN
1er trimestre
12
2e trimestre
22
34
3e trimestre
3
0
14
Total
7
36
60
15,688
0,047
Il existe une relation statistique significative entre le début de la CPN et la profession des
conjoints, car le chi-carré calculé (15,688) supérieur au chi-carré tabulaire à 8 degrés de liberté
avec p=0,05.
III.2 DISCUSSION
· On constate une proportion élevée des gestantes dont l'âge varie entre 25 ans et 35 ans et
plus.
· Une grande partie des gestantes provient de la commune de Bumbu 58,33%, suivies de la
commune de Selembao (16,6%), en effet, le Centre de santé Mère et Enfant est situé dans la
commune de Bumbu. Ce qui explique sue la majorité des femmes proviennent de ces deux
communes ;
· Une grande partie des gestantes n'a fait que les études primaires et secondaires. Selon l'EDS
(2007), on a noté qu'en RDC, l'indice estimé à 0,9 pour le niveau primaire montre que les filles
sont désavantagées par rapport aux garçons. Au niveau secondaire, l'écart entre la
fréquentation scolaire des filles et des garçons est plus important.
· 63,3% des gestantes sont mariées, suivies de 36,7% des célibataires. Ceci rapproche les
résultats d'EDS (2007) avec près de sept femmes sur 10 (66 %), et un peu plus d'un homme sur
deux (57 %), sont en union. En République Démocratique du Congo, l'union se réduit en général
au mariage : 58 % des femmes et 51 % des hommes déclarés en union sont effectivement
mariés. Seulement 9 % des femmes et 5 % des hommes vivent maritalement sans être mariés
(union consensuelle).
· 75% des gestantes n'ont aucun emploi ; 20% sont des débrouillardes.
· 41,6% des gestantes ont la parité I, 33,3% ont la parité II, 15% ont la parité III et 10% ont plus
de VI.
· 60% des conjoints sont des débrouillards 15% sont sans occupation, 11,7% sont des
fonctionnaires, 10% sont enseignants et 3,3% sont des mains d'oeuvre manuelles
· 53,3% des gestantes ne connaissent pas l'importance de la CPN contre 46,7% qui la
connaissent.
· 80% ont débuté la CPN en retard. En effet, pour être efficaces, les soins prénatals doivent être
effectués à un stade précoce de la grossesse et, surtout, ils doivent se poursuivre avec une
certaine régularité jusqu'à l'accouchement.
· Parmi les raisons évoquées du début tardif de la 1ère CPN, on constate que le manque
d'argent vient en tête avec 41,6%, l'ignorance (avec 21,7%), la distance (16,7%), expérimentée
(10%) ; les autres telles que le refus du mari, le voyage, le deuil ou la maladie... (10%).
· Ce tableau indique que 65% ont reçu l'éducation sanitaire pendant la CPN contre 35% qui ne
l'ont pas reçue.
· On constate que 43,3% des mères ont réalisé l'examen d'échographie pendant la CPN contre
56,6% qui le l'ont pas fait.
· 71,7% des gestantes ont reçu le VAT, contre 28,3% qui ne l'ont pas reçu.
· On remarque que 70% des gestantes ont reçu le fer alors que 30% ne l'ont pas reçu.
· 66,7% des mères ont reçu le TPI (SP) pendant la CPN alors que 33,3% ne l'ont pas reçu.
· 66,7% des mères ont reçu le TPI (SP) pendant la CPN alors que 33,3% ne l'ont pas reçu.
· 60% des gestantes ont reçu la MILDA contre 40% qui ne l'ont pas reçue.
· 50% des gestantes ont reçu le conseil sur le dépistage TPME et 50% autres ne l'ont pas reçu.
· 70% des gestantes ont accepté de faire le dépistage du VIH ; par contre 30% des gestantes ne
l'ont pas fait.
· 71,7% des gestantes vivent avec 4 à 7 personnes dans le ménage, 23,3% avec mois de 3
personnes et 5% avec plus de 8 personnes.
A. ANALYSE BI VARIEE
Il existe une relation statistique non significative entre le début de la CPN et l'âge des
gestantes.
Il existe une relation statistique non significative entre le début de la CPN et l'état-civil des
gestantes.
Il existe une relation statistique non significative entre le début de la CPN et l'état-civil des
gestantes.
Il existe une relation statistique non significative entre le début de la CPN et la parité des
gestantes.
Il existe une relation statistique non significative entre le début de la CPN et la profession des
gestantes.
Il existe une relation statistique significative entre le début de la CPN et la profession des
conjoints. En effet, notre étude a montré que 78% des gestantes avaient des maris sans emploi.
Cela traduit le manque d'argent et rejoint l'enquête EDS 2014 qui a montré que l'utilisation de
la CPN a tendance à augmenter avec le bien-être économique du mariage.
CONCLUSION
Nous voici au terme de ce travail dont le sujet a porté sur « Etude sur les causes du début tardif
de la consultation prénatale ». Cette recherche a été menée au Centre de Santé Mère et Enfant
de Bumbu du 1er mai au 5 juillet 2015.
Deux questions fondamentales nous ont préoccupé tout au long de cette étude, à savoir :
- Quelle est la proportion des femmes qui viennent à la 1ère consultation prénatale au Centre
de Santé Mère et Enfant de Bumbu?
Compte tenu des questions soulevées dans la problématique, nous avons énoncé les
hypothèses ci-après :
- La proportion des femmes qui viennent à la 1ère CPN au Centre de Santé Mère et Enfant de
Bumbu serait faible ;
- Le recours tardif à la première CPN est lié essentiellement aux causes socioéconomiques qui
retardent l'accessibilité financière ;
- 80% des gestantes ont débuté la 1ère CPN en retard. Ceci nous pousse à confirmer notre
première hypothèse. Ceci rejoint l'Enquête Démographique de la Santé (EDS-RDC II, 2013),
selon laquelle parmi 48% des femmes qui ont effectué au moins les quatre visites
recommandées, seulement 17 % ont effectué leur première visite avant le quatrième mois de
grossesse.
- Parmi les raisons avancées, il y a le manque d'argent (41,6%), l'ignorance (21,7%), la distance
(16,7%) et le fait d'être expérimentée (10%). D'autres raisons comme le deuil, le voyage, la
maladie, le mari qui l'empêchait jugeant tôt le début des CPN ont été signalés.
Ceci nous amène à confirmer la deuxième hypothèse émise selon lesquelles la faible proportion
des femmes enceintes à la 1ère CPN est liée aux caractéristiques socioéconomiques. En effet,
notre étude a montré que 78% des gestantes avaient des maris sans emploi. Cela traduit le
manque d'argent et rejoint l'enquête EDS 2014 qui a montré que l'utilisation de la CPN a
tendance à augmenter avec le bien-être économique du mariage.
Quant à la troisième hypothèse, elle est partiellement confirmée car les résultats ont montré
qu'il y a une relation significative avec la profession des conjoints, qui est à la base du bien être
du foyer.
En conclusion, nous pouvons dire que le début de la CPN en RDC se fait tardivement et que la
raison principale de ce recours tardif à la 1ère CPN est selon nos résultats, les difficultés
financières. C'est pourquoi nous avons suggéré et recommandé ce qui est qui suit :
RECOMMANDATIONS
· Au gouvernement congolais
- Que le gouvernement à travers le Ministère de la Santé Publique puisse avoir une attention
particulière sur l'accessibilité financière de la consultation prénatale pour améliorer cette
situation car le suivi des femmes enceintes au cours des consultations prénatales permet de
prévenir les risques et les complications pendant la grossesse et l'accouchement.
BIBLIOGRAPHIE
10. LANSAC J, BERGER C, MAGNIN G, Obstétrique pour le praticien. 4e édition. Paris : Masson ;
2003.
12. MARPEAU L., et al. Traité d'obstétrique. Paris : Elsevier Masson ; 2010.
13. MIHALU KANGU, Prise ne charge de la gestante basée sur l'éducation sanitaire à la CPN,
ISTM, Kinshasa, 2001.
19. RDC, Enquête nationale sur la situation des femmes et des enfants MICS 2, 2001.
21. SHAMPHECURE, Dictionnaire de la langue française, grand format, 8ème éd. Paris, 1997.
ANNEXES
QUESTIONNAIRE D'ENQUETE
I : IDENTIFICATION
N°
QUESTIONS
MODALITES
1.1
.....................................