Introduction à la Résistance des Matériaux
Introduction à la Résistance des Matériaux
1 année GM
Dimensionnement élastique
1.1 Introduction
La MMC permet de résoudre tous les problèmes de mécanique tout en restant dans la
frontière définie par les hypothèses fondamentales de formulation.
Grace à des hypothèses spécifiques , on a vu que:
• La résolution se simplifie pour les problèmes d’élasticité ,des fluides Newtonien
et de la statique des fluides.
• la formulation dévient tensorielle pour les solides indéformables (appelé
traditionnellement mécanique générale).
Dans plusieurs cas, on trouve des structures particulières dont 1 ou 2 dimensions sont
négligeables.
1.1 Introduction
La RDM est un outil très pratique est très appliqué dans l’étude des
éléments machines et des structures.
Il est à noter que grâce à la mécanique générale, élasticité, RDM on
peut traiter plus que 90% de problèmes de mécanique des solides
déformables.
Remarques:
Mécanique générale, élasticité, résistance des matériaux sont des appellations
traditionnelles gardées par respect de l’histoire de la science et ne traduisent pas
le sens propre de ces trois modèles de formulation de science de la mécanique:
Appellations traditionnelles
Mécanique des solides indéformables : mécanique générale
Mécanique des solides élastiques avec faibles déformations : élasticité
Mécaniquedes milieux curvilignes élastiques : RDM
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CHAPITRE 1: DESCRIPTION DES EFFORTS
1.1 Introduction
– les corps élancés pour lesquels une dimension est beaucoup plus grande que
les deux autres et qui sont appelés poutres;
– les corps minces, plaques et coques, pour lesquels une dimension, l’épaisseur,
est beaucoup plus petite que les deux autres.
1.1 Introduction
L’étude de la résistance des matériaux a pour but d’assurer qu’on utilise dans une
pièce donnée, une quantité minimale de matériau, tout en satisfaisant aux exigences
suivantes :
Résistance - la pièce doit pouvoir supporter et transmettre les charges externes qui
lui sont imposées;
1.1 Introduction
Stabilité - la pièce doit conserver son intégrité géométrique afin que soient
évitées des conditions d’instabilité (flambement, ……);
Pour toutes les études que nous mènerons en RdM, nous allons considérer que le
matériau dont est constitué la poutre est un matériau :
– Homogène,
– Isotrope,
– Elastique linéaire.
Homogénéité
Élasticité linéaire
Un matériau est dit élastique s’il retrouve entièrement sa forme après avoir subi un
cycle de charge/décharge quelconque. On peut aussi dire que lors du chargement, le
chemin suivi sera le même que lors de la décharge (sans dissipation)
1- Pas élastique
2- Pas linéaire
3- Elastique (non-linéaire)
4-Elastique linéaire
La RdM sur une poutre ne s’appliquent valablement qu’à une distance suffisamment
éloignée de la région d’application des actions mécaniques extérieures concentrées et
des liaisons. En pratique on peut considérer que les résultats sont valables à partir d’une
distance égale à 2 fois la plus grande dimension transversale.
100MPa
Suffisamment loin des points d’application des charges et des zones de
discontinuité géométrique, les deux répartitions donnent le même état de
MEZLINI, BEN SOUF,
contraintes 100MPa
DAAMI, Dogui Cours RDM 2015-2016 16
16
CHAPITRE 1: DESCRIPTION DES EFFORTS
Les efforts extérieurs qui s’appliquent au modèle poutre sont principalement de deux
types. Les forces et les moments extérieurs peuvent être :
– Concentrées,
– Réparties de façon continue.
R : quelconque R : quelconque
M : quelconque M= 0
Encastrement Rotule Sphérique
R : quelconque
y
x M= 0
Mx 0 R R Ry
My 0
Mz 0
pivot Appui Simple
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20
CHAPITRE 1: DESCRIPTION DES EFFORTS
La poutre est en équilibre sous l’action des actions de l’extérieur donc (PFD):
Conclusion:
x2 s
M int
•
int ext/gauche ext/droite
int : traduit la réaction de la partie 1 (gauche)
sur la partie 2 (droite)
R int x3
int 1/2 2/1
La convention (gauche , droite) est définie à partir de sens de la tangente
R s N T
int s T
M s M t M f
R(s)int
N : Effort normal
T : Efforts tranchants s
M t : Moment de torsion G(s)
M f : Moments de flexion N
Mt
M f (s)
M (s)int
M (B)
Rint ( B)
Ci int ( sB )B
Mk R(B) M int ( B)
B
f s Pk Hk Fi
G(s) Rk AB tronçon de poutre
R(A) s F i : Force concentrée en H k
A
M (A)
f s : densité linéique des forces
Rint ( A) Ci Moment concentré en H k
int (s A )A
M int ( A) (s) densité linéique des moments:
(rare dans la pratique)
R k et M k Action de liaison en Pk
R( A) R( B) Fi Rk f (s)ds 0
sA
M ( A) OA R( A) M ( B) OB R( B) (Ci OH i Fi )
sB
F
M k OP k Rk
sA
OG f ( s ) ds 0
Mk Ci y
i
B n j
f s Pk p
Hk Fi
G(s) Rk
s
R(A) m x h
A
En m, i, h : actions concentrée et n, p j, discontinuité géométrique. On a 5
M (A) :
tronçons à étudier
m, n , n, p , p,i , i, j , j, h .
Rint ( A)
int ( s A )
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M int ( A) Cours RDM 2015-2016 29
CHAPITRE 1: DESCRIPTION DES EFFORTS
f s B s+ds s ds
s s
A
La poutre est décomposée en plusieurs tronçons
s
AB ne contenant aucune action concentrée.
ds L’effet des ces actions est pris en compte dans
s et s ds
R( s) R( s ds) f ( s)ds 0
OG(s) f (s) ds 0
sA s2
M ( s) M ( s ds) OA R( s) OB R( s ds)
s1
sB sB
dR B s
dR
R( s ds) R( s) f ( s)ds 0 ( s)ds f ( s)ds 0 d ' où f ( s)
ds ds
sA sA sA
sB
sB sB
PB d
( OG f (s))ds M OG R P A
sA
s ds (M OG R)ds
A
sB
dM dR
( R OG )ds
sA
ds ds
sB
d M
sB
dR
dM
s ()ds s ds R OG ( ds f (s))ds d ' où R ( s )
A A ds
R int ( s ) Rk R int ( s )
M int ( s ) M k M int ( s )
I x + x
A B
aF ( L a) F
YB , YA dM z Mz aF
L L m T
dx L
dTy
0 Ty cte c M z mx b
dx
c, m,b constantes qu’on détermine facilement Grace
x
aux conditions aux limites x=0, x=a, x=L ( L a) F
a
L
[Link] Application
On a trouvé:
Diagrammes
1- l’évolution des différentes composantes non nulles du
torseur des efforts intérieurs
n x1 ( P, x1 ) ( 11 x1 12 x2 13 x3 )
R int ( P, x1 )ds
int G S ( x1 )
df ds x
2
M int GP ( P, x )ds
1
x2
S ( x1 ) G II x1
*P
R int N x1 T2 x 2 T3 x 3 n
G2
I G
M int M t x1 M f 2 x 2 M f 3 x 3 G x3
x2 G1
GP x3
x3
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CHAPITRE 1: DESCRIPTION DES EFFORTS
N 11ds 1
T2 12ds 2
T3 13ds 3
11 x1
Mt (x x
3 12 2 13 )ds 4
M f2 x ds
3 11
5
M f3 x ds
2 11
6
Découplage des effets
12 x2 13 x3 Contrainte de cisaillement, effet de M t et T
11 x1 Contrainte normale , effet de M f et N x3
N inconnues de liaisons
L’équilibre globale
indépendantes
0
ext d ext l
n équations indépendantes
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CHAPITRE 1: DESCRIPTION DES EFFORTS
Cas 1: N=n
Cas 2: N-n=h
40
CHAPITRE 2: DESCRIPTION DES DÉFORMATIONS
Sachant que Tf R u M
( s)
R
effort s int
U ( s)
u ( s)
M
( s). rotation de sec tion droite
U (s)
u ( s). deplacement de la ligne moyenne
P S ( s) u( P) u(s) (s) GP
y
du
u t
x
ds
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CHAPITRE 2: DESCRIPTION DES DÉFORMATIONS
Hypothèse de Navier Bernoulli : Une section droite reste plane et droite après
déformation
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CHAPITRE 3: LOI DE COMPORTEMENT
11 x1 , x2 , x3 0 0
R int N x1
int G
0 0 0 M int M x 2 M x
f3 3
f2
G
0 0 0
Doit vérifier les conditions aux limites : surface latérale libre de contrainte:
σ=σ.n 0 avec
n 0, n 2 , n3
Les équations d’équilibre:
σ11
divσ=0 =0 σ11 =σ11 x 2 , x3
x1
M f 2 M G 02 x1RG 03 11 x3ds
a x3ds b x2 x3 ds c x32 ds
M f 3 M G 03 x1RG 02 11 x2 ds
a x2 ds b x22 ds c x2 x3ds
On choisit aussi x2,x3 selon les directions principales d’inertie: x2 x3ds 0
On aura donc:
N
N RG 01 RG11 a.S a
S
Mf2
M f 2 M G 02 x1RG 03 c x3 ds c.J 2 c
2
J2
Mf3
M f 3 M G 03 x1RG 02 b x2 ds b.J 3 b
2
J3
N Mf3 Mf2
11 a bx2 cx3 x2 x3
S J3 J2
Rappel: En élasticité
1
0 0 0 0 0
A1 : ES
A: 0
1
0 0 0 0
n EJ 2 N
M
Equivalence en RDM: 2 1
0 0 0 0 0 f 2
EJ 3 M f 3
3 M
Les coefficients sont n 1
0 0 0 0 0 t
2 GI T2
identifiés par des essais
1
simple de traction, flexion, 3 0 0 0 0 0 T3
GS2
torsion, en s’appuyant sur le
1
0 0 0 0 0
résultat des problèmes Saint GS3
Venant ou en utilisant la
méthode énergétique.
Déformée
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56
CHAPITRE 4 :
DIMENSIONNEMENT ÉLASTIQUE-
MÉTHODES ÉNERGÉTIQUES
57
CHAPITRE 4: DIMENSIONNEMENT ÉLASTIQUE
0, 2%
0,2% 0,2%
Il a observé que le faciès de rupture d’une éprouvette cassée suite à un chargement de traction
était incliné à 45 ° par rapport à l’axe de traction pour les matériaux ductiles. Or le
cisaillement étant maximal pour cet angle, il en a déduit que la rupture se fait par glissement
engendré par les contraintes de cisaillement. Le critère est donc basé sur le cisaillement
maximal.
11 12 13 éqT 11
2
4( 12
2
12
2
) e
12 0 0
2 ( 12
2
12
2
)
13 0 0
Démonstration: x xy xz
xy 0 0 Tenseurs de contrainte dans une poutre
0 0
xz
1 0
x xy xz
x x2 4 2
.1 0 xy 0 0 2
2
xz 0 x x2 4 2
3
2
éqT x2 4 2
Le critère de Von Mises , plus récent, est basé sur l’énergie de déformation que le matériau
peut stocker avant plastification. On note σ[Link] contrainte équivalente de Von Mises. Elle
vaut dans le cas tridimensionnel.
Le critère de Von Mises peut s’écrire aussi sous les forme suivantes:
1
1 2 2 3 3 1 e
2 2 2
éqV
2
Ces points sont à l’intérieur d’une ellipse centrée en (0,0) dont quelques points sont donnés
pour faciliter le tracé :
1
En élasticité w
2 : dv
1 Mz
1 Mx
2
Wd dx
Wd dx 2 EI z
2 struct GI0 struct
Théorème de Castigliano
Si une structure est soumise à une action A (une force ou un couple) concentrée,
alors la dérivée partielle de l’énergie de déformation par rapport à cette action
donne le déplacement de son point d’application P selon la direction de A.
wdef
P (deplacement suivant la direction de A)
A( P)
Application
Etape 1
• Torseur des efforts extérieurs en
fonction des inconnues hyperstatiques
choisies hi
h
ext i
Etape 2
• Torseur des efforts intérieurs en
fonction des inconnues hyp choisies
hi
s, h i
w
Etape 4 • h équations supplémentaires 0
hi
hi
MEZLINI, BEN SOUF, DAAMI, Dogui Cours RDM 2015-2016 72
72
CHAPITRE 4 : : MÉTHODE ENERGÉTIQUE
La détermination des contraintes en utilisant la théorie des milieux curvilignes ne tient pas
en compte du phénomène de concentration de contrainte. Cette concentration de contrainte
peut être générer par:
- un épaulement: changement de section
- trou d’une goupille
- rainure d’une clavette
Donc en tenant compte de ce phénomène les critère de résistance deviennent:
e
éqV k K: Facteur de concentration de
e contrainte
éqT
k
[Link]
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74
CHAPITRE 4 : : MÉTHODE ENERGÉTIQUE