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Codification et contrôle des données

Ce chapitre traite de la codification et du contrôle des données, soulignant l'importance de structurer les informations pour leur traitement informatique. Il présente différents types de codifications, leurs caractéristiques, ainsi que les méthodes de contrôle pour garantir la validité des données. Les contrôles peuvent être directs ou indirects, visant à détecter et corriger les erreurs dans les informations saisies.

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Codification et contrôle des données

Ce chapitre traite de la codification et du contrôle des données, soulignant l'importance de structurer les informations pour leur traitement informatique. Il présente différents types de codifications, leurs caractéristiques, ainsi que les méthodes de contrôle pour garantir la validité des données. Les contrôles peuvent être directs ou indirects, visant à détecter et corriger les erreurs dans les informations saisies.

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Chapitre 3 –

Codification et contrôle des données


Table of Contents
Dans ce chapitre, il s’agit des outils d’analyse:
1. Introduction
2. La codification
3. Définition
4. Types de codifications
5. Les contrôles
6. Conclusion
1. Introduction

➢ Pourquoi est-il nécessaire de codifier les informations?

o Pour être traitées par ordinateurs, les informations ont besoin d’être structurés.

o Cette structuration passe, obligatoirement, par l’association des codes aux


différentes informations et concepts manipulés par le système d’information.

➢ Ces codes vont permettre de désigner chaque information de manière claire


et unique.
1. Introduction
Exemple : soit le document suivant :
Les données qu’on peut
extraire de ce document sont :
• Numéro commande
• Date commande
• Numéro client
• Nom client
• Adresse client
• Référence produit
• Désignation produit
• Quantité produit
2. La codification
❖ Nous voyons que les désignations de ces données sont trop longues et donc très
lourdes à manipuler. Donc, il faut les abréger sans perdre leurs significations.

❖ on a associé un code à chaque donnée du document et cela en la désignant par un


nom abrégé unique permettent de la distinguer parmi les autres données.
2. La codification
2. La codification
Définition d’un code : est un nom abrégé ou une représentation de l’information
permettant de désigner une propriété ou un concept de manière claire et unique.
2. La codification

Définition d’une codification :


c’est l’opération qui consiste à remplacer une information, sous sa forme, naturelle
par un code claire qui serait mieux adapté aux besoins de l’utilisateur de
l’information.
2. La codification
❖ Associer un concept issu du monde réel (système existant) a un code (issu du
monde informatique) veut dire qu’il est désormais possible de le stocker, le traiter
et le partager. Cela est vrai aussi pour les objets lies au concept.
❖ La codification porte sur le nom de l’information à codifier, mais aussi, sur sa
valeur.
Exemple :
o Pour le numéro client, on a le code : num_cl
o on a codifié les valeurs que peut prendre ce numéro
comme suit:
2. La codification: 2.2 Caractéristique d’une codification

a. Non ambigu :
une codification est non ambigüe si elle associe à chaque objet un
code et un seul, et à chaque code un objet et un seul (Bijection
entre l’ensemble des codes et l’ensemble des objets)

b. Adaptation aux besoins des utilisateurs :


cela nécessite : Simplicité de la fonction de codification
Exemple:
Num Etud →numéro d’étudiant, Le cas le plus simple :
fonction de correspondance (explicite) Facilité d’interprétation des codes (pour
retrouver les objets)→ fonction de décodification facile à déterminer.
2. La codification: 2.2 Caractéristique d’une codification

c. La concision :
l’intérêt d’une codification est d’éviter d’avoir à manipuler des informations
trop langue, pour être efficace un code doit donc comporter le moins de
caractères possibles.

d. Possibilité d’extension et d’insertion :


o Extension : l’ensemble des objets codifies peut s’accroître sans remettre en
cause la codification choisie.
o Insertion : les objets nouveaux peuvent s’insérer entre les objets existants
sans remettre en cause la codification choisie
2. La codification: 2.2 Caractéristique d’une codification
Exemples:
Exemple 01
Dans le cadre de réalisation d’un système de gestion pour l’université, un premier
concepteur modélisait la partie concernant les étudiants. Il a propose :

Code Etudiant → Code_E

Dans le cadre du même projet, un autre concepteur travaillait sur la partie qui
concerne les employés de l’université. Il a propose :

Code Employe → Code_E

❖ Dans ce cas, Code_E est un code ambigu.


Exemple 02
Soit les deux codes suivants proposes pour Code Etudiant :

Figure 2. Première proposition pour le Figure 3. Deuxième proposition pour le


code d’étudiant code d’étudiant

❖ Malgré que les deux codes sont "corrects" vu qu’ils permettent de définir d’une
manière précise et unique un étudiant. La première proposition est plus simple et
plus facile a manipuler.
3. Types de codifications
a) Codification séquentielle
Associer des numéros séquentiels (consécutifs) aux informations.
Avantages :
o Non ambiguë: chaque code (numéro) est unique,
o Simple à mettre en œuvre: il suffit de mettre œuvre un compteur,
o Extension possible: il est toujours possible d’ajouter des codes.

Inconvénients :

o Insertion impossible : il est impossible de créer un nouveau code entre deux


codes (deux numéros) consécutifs déjà utilisés,

o Non significative: le code n’a aucune signification et sert uniquement à identifier


d’une manière unique un objet.
3. Types de codifications
b) Codification par tranche
Associer des tranches de codes aux catégories. Chaque tranche contient des
codes séquentiels.

Exemple 1:
Dans une bibliothèque, les ouvrages sont classés par catégories, comme suit:
technologie, littérature, sociologie, médecine et culture générale.
La codification des ouvrages peut se faire comme suit :
De 001 à 100 : Technologie
De 101 à 200 : Littérature
De 201 à 300 : Sociologie
De 301 à 400 : Médecine
De 401 à 500 : Culture générale
3. Types de codifications b) Codification par tranche
Exemple 2:
Les codes de réponse du protocole HTTP utilisent une codification par tranche :
1xx Réponse informationnelle • 100 Continue
• 101 Switching Protocols
• 102 Processing
• 103 Early Hints
2xx Succès • 200 OK
• 201 Created
• 202 Accepted
• 203 Non-Authoritative Information
• 204 No Content
3xx Redirection • 300 Multiple Choices
• 301 Moved Permanently
• 302 Found
• 303 See Other
• 304 Not Modified
3. Types de codifications: b) Codification par tranche

Exemple 2:
Les codes de réponse du protocole HTTP utilisent une codification par tranche :

4xx Erreur (par le client) • 400 Bad Request


• 401 Unauthorized
• 402 Payment Required
• 403 Forbidden
• 404 Not Found
5xx Erreur (par le serveur) • 500 Internal Server Error
• 501 Not Implemented
• 502 Bad Gateway
• 503 Service Unavailable
• 504 Gateway Timeout
3. Types de codifications
b) Codification par tranche

Avantages :
o Non ambiguë: chaque code (numéro) est unique,
o Insertion et Extension possible: il est toujours possible d’insérer de nouveaux
codes dans une catégories même si les catégories suivantes contiennent déjà
des codes,.
o Possibilité de contrôle: il est possible de mettre en œuvre qui contrôle est-ce
que la valeur saisie est valide ou pas.
3. Types de codifications
b) Codification par tranche

Inconvénients:
o Possibilité de saturation d’une tranche: l’insertion ne devient plus possible,
o Un seul regroupement est possible.
3. Types de codifications:

c) Codification articulée
Consiste à attribuer des codes découpés en zones, chaque zone est appelée
descripteur, chaque descripteur a une signification particulière relative à l’objet
codifié.
3. Types de codifications: c) Codification articulée

Exemple

Figure 4. Matricule d’un véhicule


3. Types de codifications: c) Codification articulée
Avantages :
o Non ambiguë : chaque code (numéro) est unique,
o Insertion et extension possibles: il est toujours possible d’insérer de nouveaux
codes dans une catégorie même si les catégories suivantes contiennent déjà des
codes,
o Possibilité de regrouper les objets selon un critère donné: chaque descripteur
offre une possibilité de regroupement,
o Codification très utilisée
o Possibilité de regrouper les objets selon un critère donné : chaque descripteur
offre une possibilité de regroupement,
o Possibilité de contrôle: il est possible de mettre en œuvre qui contrôle est-ce que
la valeur saisie est valide ou pas.
3. Types de codifications:

c) Codification articulée

Inconvénients :
o Codes trop longs, donc lourds à manipuler: vu qu’il est composé de
plusieurs 'codes',
o Possibilité de saturation d’un descripteur: l’insertion ne devient plus
possible,
o Instabilité : si un descripteur change, c’est tout le code qui va être changé
4. Types de codifications:

d) Codification par niveau


C’est un cas particulier de la codification articulée. Les descripteurs sont des
niveaux.
Exemple
Le code postale peut être vu comme une codification par niveau parce que la ville (ou
la région) est une partie de (appartient à) la Daïra qui fait, à son tour, partie de la
Wilaya.

Figure 5. Code Postal


3. Types de codifications:

d) Codification par niveau

Avantages :
o Mêmes avantage que pour la codification articulée
o Facilité de recherche .

Inconvénients :
o Mêmes inconvénients que pour la codification articulée
3. Types de codifications:

e) Codification mnémonique

Consiste à abréger la désignation d’un objet à l’aide d’un ensemble réduit de


caractères qui doit être évocateur de l’objet codifié. Il existe 2 sortes:
o Des codes dits «consonants», obtenus par suppression des voyelles, exemple:
FACTURE → FCTR,
o Des codes dits « abréviatifs » : obtenus par abréviation de la désignation de
l’objet, exemple : FACTURE → FACT.

Consonants: Abréviatifs :
Total → ttl Total → tot
3. Types de codifications:
e) Codification mnémonique

Le code est une abréviation de la désignation littéraire d’un objet.


Exemple : le numéro de compte est désigné par NUMCOMPT.
Choix d’une codification
Pour choisir le type de codification, il faut savoir :

a) Etudier l’utilisation future des codes à définir.


b) Etudier le nombre d’objets à codifier ainsi que la croissance de ce nombre.
c) Etudier la répartition statistique des objets à définir.
d) Rechercher s’il existe déjà des codifications pour les objets étudiés.
e) Définir une codification avec les personnes qui auront à l’utiliser et par souci de
standardisation tenir compte des codes déjà utilisés.
f) Tester très sérieusement la codification définie et l’utiliser avant de l’adapter
définitivement.
Les contrôles

Les contrôles détectent les informations erronées qui risquent de devenir sources de
problèmes pour le système. Les lieux de contrôles sont les postes de saisies, les
centres de calcul informatique et les postes de diffusion des résultats.

Comment contrôler les informations ?


Contrôler une information permet de vérifier sa justesse et sa conformité par
rapport à la réalité de l’organisation.

Le contrôle comporte la détection des erreurs et la correction des erreurs détectées.


Les types de contrôle:

Il existe deux types de contrôle de l’information : les contrôles directs et les


contrôles indirects.

1) Contrôles directs :

Il s’agit des contrôles qui s’effectuent sur l’information elle-même sans tenir
compte des autres informations existant dans le système.
Les principaux types de contrôles directs sont :

a) Le contrôle de présence ou de non présence.


b) Le contrôle de type.
c) Le contrôle de cadrage.
1) Contrôles directs :
a) Contrôle de présence ou de non présence

▪ Consiste à vérifier l’existence ou non d’une information sur le support où elle


devrait se trouver.
▪ Le support peut être un document ou un fichier.
▪ En effet, le rajout d’une nouvelle occurrence d’information nécessite d’abord de
vérifier que celle-ci n’existe pas déjà sur le support (non présence), cela nous
évitera d’avoir des doublons de l’information.
▪ De même, avant toute opération de manipulation d’une occurrence
d’information, nous devons d’abord vérifier son existence (présence) sans quoi
la manipulation serait impossible.
1) Contrôles directs :

a) Contrôle de présence ou de non présence

Exemples :
▪ Avant d’insérer les notes d’examens d’un étudiant, on doit d’abord vérifier que
ce dernier existe (présence).
▪ L’insertion d’un nouvel étudiant nécessite de vérifier que ce dernier n’existe pas
dans le fichier des étudiants (non présence).
1) Contrôles directs :

b) Contrôle de type :

Consiste à vérifier que le type de l’information est conforme à ce qu’il devrait


être.

Exemple :
• N° de téléphone = 02145T566 ===> Erreur : « T » n’est pas un chiffre et le numéro
de téléphone est numérique.
1) Contrôles directs :

c) Contrôle de cadrage :
Désigne la position d’une information dans une zone de saisie ou de remplissage.

Exemples :
• Les types alphanumériques sont alignés à gauche tandis que les types numériques sont
alignés à droite.

Figure 6. Exemple du cadrage sous Excel


2) Contrôles indirects
Il s’agit des contrôles qui vérifient la conformité d’une information par rapport à
l’ensemble des informations se trouvant dans le système. Ceci se fait par
comparaison d’informations entre elles.

Les types de contrôles indirects sont :

a. Le contrôle de cohérence interne.


b. Le contrôle de cohérence externe.
c. Le contrôle de vraisemblance.
2) Contrôles indirects:

a) Le contrôle de cohérence interne :

Ce type de contrôle convient à la codification articulée. Son principe consiste à


vérifier une partie d’une information par rapport à d’autres parties de la même
information.

Exemples :

▪ Dans une information de type « date », il faut vérifier la cohérence du numéro


du jour par rapport à celle du mois : la date du 31/05/2007 est fausse car le
mois de mai compte 30 jours seulement.
2) Contrôles indirects:
a) Le contrôle de cohérence interne :

Exemples :

▪ Soit le codification suivante relative à des véhicules roulants :


[Code Véhicule][Nombre de roues].
o L’occurrence [CA][02] signifie «Camion à 2 roues », or ceci est faux car il
n’existe pas de camion ayant seulement 2 roues.

▪ Si la Wilaya 18 compte 6 Daïras, alors le code postale "18721" ne peut pas être
correct.
2) Contrôles indirects: b) Le contrôle de cohérence externe :

Il s’agit de vérifier la conformité d’une information par rapport à d’autres informations


externes.
Exemples :
Soit la date de naissance = 25/10/2005 d’un étudiant.
L’immatriculation d’un étudiant de l’USTHB est structurée comme suit :
[Durée de formation][Année du BAC][N° séquentiel].
Soit l’occurrence de matricule de cet étudiant nouvellement inscrit: [5][2007][3569].
Nous avons donc l’information sur l’année d’obtention du BAC = 2007.
Le calcul de l’âge de l’étudiant permet de déduire que ce dernier a 2 ans, or il est
impossible d’avoir le BAC à cet âge ===> on détecte alors une erreur sur la date
de naissance.
2) Contrôles indirects:
b) Le contrôle de cohérence externe :

Exemple
La date d’obtention du diplôme doit être supérieure (après) la date d’inscription.
2) Contrôles indirects:
d) Contrôle de vraisemblance
S’assurer que la valeur de l’information est semblable a une valeur correcte (par
comparaison a des règles, des valeurs précédentes, ou des valeurs issues du
secteur professionnel).
Exemples :
• Le matricule étudiant [6][2007][8974] porte une information invraisemblable car il
n’existe pas de formation sur 6 années à l’USTHB.
• L’occurrence de code postal [50 210] est invraisemblable car il y a 48 wilaya
seulement en Algérie, d’où la valeur 50 n’est pas correcte.
• La date doit être valide (30/02/2020, par exemple, a une forme correcte mais ce
n’est pas une date valide).
2) Contrôles indirects:

✍ Remarque :

D’autres types de contrôles existent comme l’usage de fonctions


mathématiques. Ces dernières sont appliquées sur les occurrences de code
et permettent de vérifier certaines propriétés comme la longueur d’un code
par exemple.
Ordre d’exécution des contrôles
Les différentes contrôles sont exécutes dans l’ordre suivant :
1. Présence,
2. Type,
3. Cadrage,
4. Vraisemblance,
5. Cohérence interne,
6. Cohérence externe.
Conclusion

❖ Dans ce chapitre, nous avons vu la notion de codification. Cette notion permet


de ramener les notions et concepts manipules par l’organisation vers le monde
informatique en proposant une représentation adéquate.
❖ Cette représentation permettra l’utilisation de l’outil informatique de stocker,
traiter et communiquer ces concepts.

❖ La codification nécessite des actions du contrôle pour une utilisation correcte et


pertinente de cette représentation.
❖ Ainsi, nous avons évoqué les différents contrôles possibles sur une information.

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