Mathématiques 1ère Année : Cours Complet
Mathématiques 1ère Année : Cours Complet
IPM1-S1
1ère Année
Table des matières
2 Résolution d’équations 17
I Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
II Différents types d’équations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
1 Équation du premier degré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2 Équation produit nul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
3 Équation quotient nul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2
4 Équation A(x)
q
=a . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
5 Équation A(x) = b . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
III Équations du second degré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3 Résolution d’inéquations 22
I Les inégalités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
II Les intervalles et les valeurs absolues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
III Méthode générale pour résoudre une inéquation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
5 Intégration 52
I Primitive d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
II Primitives des fonctions usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
1 Primitives de polynômes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
2 Autres fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
3 Unique primitive vérifiant une condition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
III Calculs d’aire et intégrales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
IV Intégrale d’une fonction continue de signe quelconque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
V Propriétés de l’intégrale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
VI Intégrales et primitives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
1 Théorème fondamental du calcul intégral . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
2 Propriété : Intégration par parties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
VII Aire d’un domaine délimité par deux courbes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
Objectifs du cours :
L’objectif principal du cours Calculus for business est d’apporter aux étudiants en sciences de gestion les
bases mathématiques nécessaires pour aborder les diverses branches de leur discipline. À cette fin, il propose
un compromis entre une vision mathématique abstraite qui ignorerait les aspects pratiques et une démarche
strictement utilitariste qui masquerait la fécondité et l’esthétique du raisonnement mathématique.
Par conséquent, le but de Mathématiques, pour l’économie et la gestion, est d’aider les étudiants de
cette discipline à acquérir un bagage mathématique suffisant pour accéder aux ouvrages de premier cycle
qui le requièrent. Cela inclut aussi ce dont certains étudiants auront besoin pour mener à bien un projet
de recherche ou une thèse de doctorat. Il s’agit d’un cours de mathématiques, dont la matière a donc été
disposée en vue d’un apprentissage progressif de notions mathématiques. Cela dit, nous mettons souvent
l’accent sur les applications économique.
Les sujets étudiés comprennent les limites et la continuité, l’analyse et la représentation graphique
des fonctions, les dérivées, les règles de différenciation, l’optimisation des fonctions, les applications des
dérivées, les fonctions exponentielles et logarithmiques, les intégrales et leurs applications, les techniques
de résolution d’équations, etc.
I Calcul algébrique
1 Développement
Définition Développer une expression algébrique consiste à transformer les produits de plusieurs termes
en sommes ou différences :
Pour tous nombres réels a, b, c, d et k, on a :
• k(a + b) = ka + kb • k(a − b) = ka − kb
• (a + b)(c + d) = a(c + d) + b(c + d) = ac + ad + bc + bd
Définition Le carré d’un nombre réel a, noté a2 , est le produit de ce nombre par lui-même :
a2 = a × a
(a + b)
Attention : En général, (a + b) 6= a + b ! 2 2 2
a a2
a b
(a + b)
Propriété Pour tous nombres réels a et b, on a :
2
a a2
• (ab)2 = a2 b2 • = 2
b b
Exemples : (2 × 3)2 = 22 × 32 = 4 × 9 = 36
(−5)2 = (−1 × 5)2 = (−1)2 × 52 = 25
(3x)2 = 32 x2 = 9x2
2 2
5 52 25 2 6 62 36
= 2 = ; 0, 6 = = 2
= = 0, 36
2 2 4 10 10 100
Exercice 2 Démontrer que le carré d’un nombre pair est aussi un nombre pair.
b2 b
b b b2
b ab b2
(a + b)
(a − b)2 a2 − b 2
a a 2 ab
a b b b
(a + b) a a
4 Factorisation
Définition Factoriser une expression consiste à tranformer les sommes et différences en produits.
Pour factoriser une expression, on peut soit :
• identifier un terme commun et le mettre en facteur
• utiliser une identité remarquable
Exemples :
1. 3x + 2x = (3 + 2)x = 5x
2. 6x − kx = (6 − k)x
3. 3(x + 2) + (x + 1)(x + 2) = (x + 2) 3 + (x + 1) = (x + 2)(x + 4)
4. (x + 1)(3x + 2) + (x + 1)(x + 5) = (x + 1) (3x + 2) + (x + 5) = (x + 1)(4x + 7)
5. x2 − 9 = x2 − 32 = (x + 3)(x − 3)
6. (3x+2) −(x+2) = (3x+2)+(x+2)
2 2
(3x+2)−(x+2) = (4x+4)(2x) = 4(x+1)(2x) = 8x(x+1)
Exercice 5 On considère l’expression algébrique A(x) = (3x + 2)(−x + 1) − (3x + 2)(x − 2).
1. Donner les expressions développée et factorisée de A(x).
2. Calculer A(0), A(1), A(2), A(3), A(−1) et A(−2).
x+2 x+2
Exercice 6 On considère l’expression algébrique B(x) = −
2x − 3 3x − 2
1. Écrire B(x) sous la forme d’une fraction dont les numérateurs et dénominateurs sont développés.
2. Écrire B(x) sous la forme d’une fraction dont les numérateurs et dénominateurs sont factorisés.
1 2 3
3. Calculer B(0), B(1), B(−1), B(2), B(−2), B ,B ,B .
2 3 2
6x + 12
Exercice 7 Écrire sous la forme d’une seule fraction irréductible : a =
2x x2 + x
1 2
x2 + 2x x 2(x + 1) − (x − 3)(x + 1)
b= 2 c=
x 4
d = × 22 e= f= x −3
x + 3x 3x x x − 3x 2
x +x x +1
6x + 12 x −9
2
Exercice 8 Démontrer que la carré d’un nombre impair est aussi un nombre impair.
√
Définition La racine carrée d’un nombre réel positif a, notée a, est le nombre dont le carré est égal
àa:
√ √ 2
Pour a ⩾ 0, a est le nombre réel tel que a = a.
√ √
Exemples : 9 = 3 car 32 = 9 ; 121 = 11 car 112 = 121 ;
√
Pour x ⩾ 0, 4x2 = 2x car (2x)2 = (2x) × (2x) = 4x2 .
q √ q √
Exercice 10 1. Calculer le nombre X = 10 − 84 + 10 + 84 à la calculatrice.
1. Développer X 2 , puis en déduire X, et retrouver le résultat précédent.
q √ q √ q √ q √
2. Mêmes questions avec Y = 3 + 5 − 3 − 5 et Z = 15 − 216 + 15 + 216.
√ √
Exercice 11 1. Soit X = 24 − 6. Calculer X 2 , puis en déduire la valeur de X.
√ √
2. Soit X = 50 − 8. Calculer X 2 , puis en déduire la valeur de X.
2 1 1
Exemple : Écrire les fractions sans racine carrée au dénominateur : √ ; √ ; √ √
3 2+ 5 2− 5
√
Méthode 1 : Le dénominateur est un produit ayant pour facteur a (avec a positif) : on multiplie le
√ √ 2
numérateur et le dénominateur par a, et on utilise la règle ( a) = a.
√ √
7 7 5 7 5
Exemple : √ = √ × √ =
3 5 3 5 5 15
Méthode 2 : Le dénominateur est une somme dont les termes contiennent une racine carré,
√ √
1. Si le dénominateur s’écrit a + b, on multiplie le numérateur et le dénominateur par a − b ;
√ √ √ √
2. Si le dénominateur s’écrit a + b, on multiplie le numérateur et le dénominateur par a − b.
√
3 3×(2 − 3) √
Exemples : √ = √ √ = 3(2 − 3)
2+ 3 2 + 3 × (2 − 3)
√ √ √ √
6 6×( 5 + 2) 6( 5 + 2) √ √
√ √ = √ √ √ √ = = 2( 5 + 2)
5− 2 5 − 2 ( 5 + 2) 3
Exercice 12 Écrire les nombres suivants sous forme d’une seule fraction sans radicaux au dénomina-
teur :
√ √ √
7 14 1 2 + 10 3 2− 5
a= √ ; b= √ ; c= √ ; d= √ ; e= √ √ ; f=√ √
2 3 3 7 2+ 5 1 + 10 2+ 3 2+ 5
√ √
2 3 2+ 3 1− 2 1 1
g= √ ; h= √ ; i= √ ; j=√ √ ; k= √ − √
4− 2 4 2−3 2− 3 2− 3 2− 2 2+ 2
√ √ √ √
1 3 3x 2x 3 x+1+ x
l=√ +√ ; m= √ − √ ; n=1− √ ; p= √ √
2−2 3 2 3 x+2 x+1− x
1 1
Exemple : 32 = 9 ; 24 = 2 × 2 × 2 × 2 = 16 ; 2−2 = 2
=
2 4
34 × 35 = 3| × ·{z
· · × 3} × 3| × ·{z
· · × 3} = 3| × ·{z
· · × 3} = 39
4 termes 5 termes 9 termes
2
5 5 5 52
= × = 2 ; (−3)3 = (−3) × (−3) × (−3) = −33 = −27
2 2 2 2
1 4 × ··· × 4
45 × 4−2 = 45 × = = 4 × 4 × 4 = 43
42 4×4
Propriété Si a et b sont des nombres réels et n et m sont des entiers relatifs, alors
• an × am = an+m
• an × bn = (a × b)n
n
a an
• = n
b b
n
a
• m = an−m
a
• (an )m = an×m
3
−4 2 23 8
Exemple : 2 × 2 = 2 ;
3 2 5
5 ×5
7 3
=5 ; = 3 =
5 5 125
x
Exercice 13 Simplifier les expressions suivantes : A = a2 × a5 × a−3 B = a × a3 C=
x3
(3x)2 −1 a5 b−4 16−4 × 321 −4
E = (a−2 ) × a F = (a−5 b2 ) × ab−3
3
D= G= H= I = (−2x5 )
6x a−5 b−2 63 × 97
2−5 × (−6)3 × 3−4 ab−3 (a−2 b3 ) (ab−1 )
2
−2 −5
J = −2x × 5x × 3 x
3
K= L=
−9−2 × 8−4 (ab2 )−1 ab
Exercice 14 On sait que b3 = 5, 832 et b5 = 18, 89. Sans calculer b, calculer b2 et b6 . En déduire b.
3 Écriture scientifique
Propriété Tout nombre réel r peut s’écrire sous la forme r = ±M × 10n , où M est un nombre décimal
tel que 1 ≤ M < 10, et n est un entier relatif.
Cette écriture s’appelle l’écriture scientifique du nombre r.
Exemple : 126 = 1, 26 × 102 ; 232 519 = 2, 325 19 × 105 ; 0, 000 0536 = 5, 36 × 10−5 .
4 L’intérêt composé
On emploie des puissances dans pratiquement toutes les branches des mathématiques, y compris en éco-
nomie, par exemple dans le calcul des intérêts composés.
Supposez qu’un dépôt de 1000 € sur un compte rapporte un intérêt annuel de 8%. A la fin de la première
année, l’intérêt gagné sera 1000 × 0.08 = 80 € et le solde du compte, 1080 €. Cela peut aussi s’écrire
1000 × 8 8
1000 + = 1000 1 + = 1000 × 1.08
100 100
Supposez que ce nouveau montant de 1080 € reste sur le compte une année de plus au même taux d’intérêt
de 8%. à la fin de la deuxième année, l’intérêt supplémentaire sera de 1000(1.08) × 0.08 € . Le total du
compte s’élèvera alors à
Chaque année, le montant du compte sera multiplié par le facteur 1.08, de sorte qu’après t années, il
s’élèvera à 1000 × (1, 08)t € .
CROISSANCE EXPONENTIELLE
Un montant K qui croit de p% par an aura atteint la valeur
p t
K 1+
100
p
au terme de t années. Ici, 1 + 100
est appelé le facteur de croissance d’une croissance de p%.
Les manuels et les articles d’économie sont remplis d’expressions qui comportent des exposants fraction-
naires, comme K 1/4 L3/4 et Ar2.06 p−1.5 . Comment définir ax quand x est un nombre rationnel, tout en
gardant applicables toutes les règles de calcul avec des puissances ?
√ √
Vous savez sans doute que a1/2 est égal à a, al racine carrée de a. Donc, a1/2 = a est défini comme le
nombre positif qui multiplié par lui-même donne a. Cette définition a du sens, car a1/2 .a1/2 = a1/2+1/2 =
a1 = a. Notez que le carré d’un nombre réel quelconque, qu’il soit positif, nul ou négatif, doit être un
nombre positif. Cette définition suppose donc que a ≥ 0.
Racine n-ième
Que signifie a1/n , où n est un entier naturel ? Par exemple, que signifie 51/3 ? Ou (−8)1/3 ? Si l’on veut
pouvoir encore appliquer la règle (ar )s = ars , il faut que (51/3 )3 = 51√= 5, autrement dit que 51/3 soit un
nombre qui, élevé à la puissance troisième, vaille 5. Ce nombre, noté 3 5 est appelé la racine cubique de
5. De même, il faut que (−8)1/3 , élevé à la puissance troisième, donne −8. Il s’agit de −2. Encore faut-il
faire attention au signe de a et à la parité de n.
De manière générale, si n est pair et a > 0, la racine n-ième positive de a est le nombre positif qui, élevé
à la puissance n, vaut a.
RACINE N -IÈME
Si n est impair et a un nombre (positif ou négatif), la racine n-ième de a est le nombre qui, élevé à la
puissance n, vaut a. Ce nombre est positif si a est positif et négatif si a est négatif.
√
(a1/n )n = ( n a)n = a.
p √ p
ap/q = a1/q = q a .
Exemples :
a. 163/2 = (161/2 )3 = 43 = 64 ;
b. 16−1.25 = 16−5/4 = 1615/4 = √1 5 = 1
25
= 1
32
;
4
16
c. (−27)−2/3 = 1
(−27)2/3
= √ 1 2 = 1
(−3)2
= 19 .
3
−27
6 La sommation
Soit Ni ; la population d’une région i. Par exemple, s’il y a six régions, la population totale est donnée par
N1 + N2 + N3 + N4 + N5 + N5 + N6 .
La lettre grecque Σ est habituellement utilisée comme symbole de sommation pour abréger l’écriture
précédente en
X
6
Ni .
i=1
S’il y a n régions, alors une notation possible pour la population totale est
N1 + N2 + · · · + Nn .
où les points de suspension · · · indiquent que le schéma évident se poursuit jusqu’au dernier terme Nn
Avec le symbole de sommation, cela donne
X
n
Ni .
i=1
D = 1 + 3 + 32 + 33 + · · · + 381 ; E = a6i + a5i bj + a4i b2j + a3i b3j + a2i b4j + ai b5j + b6j
Solution :
P
5
1. (a) A = i2 = 12 + 22 + 32 + 42 + 52 = 1 + 4 + 9 + 16 + 25 = 55 ;
i=1
P6
(b) B = (5k − 3) = (5 × 3 − 3) + (5 × 4 − 3) + (5 × 5 − 3) + (5 × 6 − 3) = 78.
k=3
P2
(−1)j 1 −1 1 40−15+8 33 11
(c) C = (j+1)(j+3)
= 1×3
+ 2×4
+ 3×5
= 120
= 120
= 40
.
j=0
2. (a) Le terme général est 3i et les exposants de 3 vont de O jusqu’à 81, car 1 = 30 et 31 = 3.
X
81
D = 1 + 3 + 32 + 33 + · · · + 381 = 3i .
i=0
(b) Les indices i et j ne changent jamais. L’exposant de ai décroît de 6 à 0, tandis que celui de bj
croît de 0 à 6. Le terme général est de la forme ak−6
i bkj , où k varie de 0 à 6. D’où,
X
6
E = a6i + a5i bj + a4i b2j + a3i b3j + a2i b4j + ai b5j + b6j = ak−6
i bkj .
k=0
X
n X
n X
n
(ai + bi ) = ai + bi
i=0 i=0 i=0
et
X
n X
n
cai = c ai
i=0 i=0
Exemple
La moyenne arithmétique (ou moyenne)µx de N nombre x1 , x2 , . . . , xN est égale à la somme de ces nombres
divisée par N de termes. C’est-à-dire,
1 XN
µx = xi .
N i=0
Solution :
Calculons la somme des écarts à la moyenne.
X
N X
N X
N X
N
(xi − µx ) = xi − µx = xi − N µx = N µx − N µx = 0.
i=1 i=1 i=1 i=1
X
N X
N
(xi − µx )2 = (x2i − 2µx xi + µ2x
i=1 i=1
XN X
N X
N
= x2i − 2µx xi + µ2x
i=1 i=1 i=1
XN
= x2i − 2µx N µx + N µ2x
i=1
XN
= x2i − N µ2x
i=1
Après avoir divisé par N , on trouve un résultat bien connu en statistique qui dit que la moyenne des carrés
1 P P
N N
des écarts à la moyenne N
(xi − µx )2 , appelée variance, est égale à la moyenne des carrés 1
N
x2i moins
i=1 i=1
le carré de la moyenne µ2x .
Exercice 16
1. Calculer les sommes suivantes.
P
10 P6 P
2 P
4
(5 × 3k−2 − k)
j j+1
(a) i (b) (c) 22 (d) j
i=0 k=0 j=0 j=0
Résolution d’équations
I Généralités
Définition Résoudre l’équation A(x) = 0, c’est trouver tous les nombres x tels que A(x) = 0.
x s’appelle l’inconnue de l’équation A(x) = 0.
Exercice 17 Soit l’expression algébrique : A(x) = −2x3 + 3x2 − 1. On note (E) l’équation A(x) = 0.
1. Calculer A(0). x = 0 est-il une solution de (E) ?
2. Calculer A(1). x = 1 est-il une solution de (E) ?
1 1
3. Calculer A . x = − est-il une solution de (E) ?
2 2
4. A-t’on finalement résolu l’équation (E) ?
Propriété Une équation du premier degré est une équation qui peut s’écrire sous la forme ax + b = 0, où
a et b sont des nombres réels, et a 6= 0.
b
L’unique solution de cette équation est x = − .
a
9
Exemple : • L’équation 3x + 9 = 0 a pour solution x = − = −3.
3
1
• L’équation 2x + 1 = 0 a pour solution x = − .
2
3
Exercice 20 Résoudre les équations : (E1 ) : 3x + 7 = 19 (E2 ) : x + 3 = 4
2
5 3 x x 2x − 3
(E3 ) : x + 2 = (E4 ) : + 1 = 2x − 1 (E5 ) : −1=
3 2 3 3 5
Théorème Un produit de facteurs est nul si et seulement si un de ses facteurs est nul :
A(x) = 0
A(x)B(x) = 0 ⇐⇒ ou
B(x) = 0
x−2
Exemple : (E) : = 0 équivaut à x + 1 6= 0 et x − 2 = 0, soit x 6= −1 et x = 2.
x+1
L’équation (E) a donc une seule solution x = 2.
4 Équation A(x)2 = a
2
Propriété Si a < 0, A(x) = a n’a pas de solution.
2
Si a ≥ 0, alors l’équation A(x) = a est équivalente à
√ √
A(x) = a ou A(x) = − a.
√ √ 2
Démonstration : Si a ≥ 0, alors a existe et a = a.
2 2
√ 2 √ √ √
On a alors, A(x) =a= a ⇐⇒ A(x) − ( a)2 = 0 ⇐⇒ A(x) − a A(x) + a = 0.
√ √ √
√de facteurs est nul si et seulement si A(x) −
Ce produit a = 0 ou A(x) + a = 0, soit, si A(x) = a ou
A(x) = − a.
√ √
Exemple : x2 = 9 a pour solutions x = 9 = 3 et x = − 9 = −3.
Exercice 24 2
a) Montrer que l’équation (E) : x4 − 26x2 + 25 = 0 est équivalente à (x2 − 13) = 144.
b) Résoudre alors (E).
q
Propriété Si b ≥ 0, l’équation A(x) = b est équivalente à A(x) = b2 et A(x) ⩾ 0.
q
Si b < 0, l’équation A(x) = b n’a pas de solution.
√
Exemples : • L’équation x = 5 a pour solution x = 52 = 25.
√
• L’équation 2x + 1 = 3 est équivalente à 2x + 1 = 32 = 9 et 2x + 1 ⩾ 0, soit x = 4.
√
• L’équation 3x5 − 6x3 + 3x2 − 36 = −2 n’a pas de solution car −2 < 0.
√
• Soit (E) : x2 − 13 = 6.
√
x= 49 = 7
( (
x − 13 = 6 = 36
2 2 2
x = 49 ou
On a : (E) ⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒
√
x2 − 13 ⩾ 0 x2 − 13 ⩾ 0
x= − 49 = −7
2x − 13 ⩾ 0
√
• Soit (E 0 ) : (x2 − 16) x − 3 = 0. (E 0 ) est une équation produit nul :
x=4
2
x = 16
ou
x − 16 = 0
2
ou
x = −4
(E 0 ) = 0 ⇐⇒ ou ⇐⇒ x−3=0
⇐⇒ ou
√
x−3=0
et
x=3
x−3⩾0
et
x−3⩾0
Or, pour x = −4, on a x − 3 = −7 < 0, et donc x = 4 n’est pas solution de cette équation.
0
Ainsi, (E ) a deux solutions : S = 3; 4 .
s
√ √ 2x + 3
Exercice 25 Résoudre les équations : (E1 ) x + 3 = 7 (E2 ) 2x + 5 = 5 (E3 ) =
x−1
s s
2x + 3 2x2 + 5x − 2 √
−3 (E4 ) =3 (E5 ) = −5 (E6 ) x2 + x + 1 = x.
x−1 3x + 1
(E7 ) : x2 − 6x + 9 = 0 (E8 ) : x2 − 6x + 5 = 0
(E9 ) : x2 + 8x + 16 = 0 (E10 ) : x2 + 8x + 7 = 0
3
Exercice 28 Un producteur de tomates a vendu de sa récolte à une grande surface et 900 kg à des
4
petits commerçants. Il lui reste 350 kg de tomates.
Quelle quantité de tomates a-t-il produit ?
Exercice 29
Exercice 30 Trouver trois nombres entiers consécutifs tels que leur somme soit égale à 261.
Exercice 31 Trouver cinq nombres entiers consécutifs tels que la somme des carrés des deux plus
grands soit égale à la somme des carrés des trois autres.
Résolution d’inéquations
I Les inégalités
Les nombres réels se composent de nombres positifs, de 0 et de nombres négatifs. On dit que a est
strictement positif s’il est strictement plus grand que 0 et on écrit a > 0. Les nombres strictement positifs
jouissent des deux propriétés fondamentales suivantes.
a > 0 et b > 0 =⇒ a + b > 0 et ab > 0 .
On dit que c est strictement négatif s’il est strictement plus petit que 0 et on écrit c < 0. En règle générale,
on dit que le nombre a est strictement supérieur au nombre b, et on écrit a > b (ou b < a). si a − b est
strictement positif
a > b signifie a − b > 0.
Propriétés des inégalités
Ces propriétés subsistent si les inégalités strictes sont remplacées par des non strictes.
Exercice 32
On appelle intervalle l’ensemble de tous les nombres réels situés entre deux nombres réels a et b donnés.
Il est souvent important de distinguer si les extrémités a et/ou b s’y trouvent, ce qui donne lieu aux quatre
types d’intervalles d’extrémités a et b décrits dans le tableau suivant :
La valeur absolue
On positionne un nombre a sur la droite réelle et on regarde à quelle distance il se trouve du point 0. Si
a ≥ 0, cette distance est égale à lui-même : si a < 0, cette distance est égale à −a, car la distance doit être
un nombre positif. Cette distance est appelée la valeur absolue de a. La valeur absolue de a, notée |a|
est définie comme suit.
Remarque :
Notons en particulier que |a| = | − a|.
Exemple :
Calculez |x − 2| pour x = −3, x = 0 et x = 4. Puis réécrivez |x − 2| en utilisant la définition de la valeur
absolue.
Solution :
|x1 − x2 | = |x2 − x1 |
L’inégalité |x| < a où a est un nombre strictement positif signifie que la distance de x à 0 est strictement
inférieure à a. Elle est équivalente à −a < x < a. De même, |x| ≤ a ⇐⇒ −a ≤ x ≤ a.
Exemple :
Vérifiez si l’inégalité |3x − 2| ≤ 5 est vraie pour x = −3, x = 0 et x = 10, puis déterminez toutes les
valeurs de x pour lesquelles cette inégalité est vérifiée.
Solution :
• Pour x = −3, |3x − 2| = | − 9 − 2| = | − 11| = 11 > 5 : L’inégalité n’est pas vérifiée pour x = −3.
• Pour x = 0, |0 − 2| = | − 2| = 2 ≤ 5 : L’inégalité est vérifiée pour x = 0.
• Pour x = 10, |30 − 2| = |28| = 28 > 5 : L’inégalité n’est pas vérifiée pour x = 10.
L’inégalité |3x−2| ≤ 5 signifie −5 ≤ 3x−2 ≤ 5. En ajoutant 2 partout, on obtient −5+2 ≤ 3x−2+2 ≤ 5+2
ou −3 ≤ 3x ≤ 7. Finalement, les valeurs cherchées correspondent à
Exercice 33
On se ramène à une inéquation de la forme A(x) ≤ 0, ou A(x) < 0, ou A(x) ≥ 0 ou A(x) > 0, en
prenant à garde l’ordre (c’est-à-dire au sens de l’inéquation) à chaque opération effectuée, et avec A(x)
une expression algébrique ne contenant que des produits et/ou quotients de termes du premier degré (de
la forme ax + b).
On peut alors dresser un tableau de signes et appliquer la règle des signes pour les produits et quotients.
Remarque/Rappel : Chercher le signe de l’expression algébrique A(x) signifie résoudre les inéqua-
tions A(x) < 0, A(x) > 0 et A(x) = 0.
On transforme tout d’abord l’inéquation pour se ramener à une étude de signes de facteurs du premier
degré :
⇐⇒ (x + 2) [−x − 1] ≥ 0
On veut que ce produit soit positif ou nul ; les solutions de l’inéquation sont donc : S = [−2; −1].
(I4 ) : x2 ≥ 9
1
(I5 ) : 1 + ≤0
x+2
2x + 3
(I6 ) : ≥3
5x − 20
11x + 12
(I7 ) : 8 − ≥2
2x − 3
3 4
(I8 ) : <
2x + 1 x−3
1 Définition
Définition On appelle ensemble de définition de la fonction f l’ensemble des valeurs que peut prendre la
variable x dans le calcul de f (x).
Exemple : Soit la fonction f définie sur l’intervalle [−1; 6] par l’expression f (x) = 3x2 − 1.
L’ensemble de définition de f est [−1; 6] ; pour tout nombre x de [−1; 6] le nombre f (x) existe.
√
Exemple : Soit la fonction h : x 7→ x.
Pour pouvoir calculer h(x), le nombre x ne doit pas être négatif.
L’ensemble de définition de h est donc ]0; +∞[.
1 Fonctions en escalier
Définition Une fonction en escalier est une fonction constante par intervalles.
−2 si −8 ≤ x < −2
6 si −2 ≤ x ≤ 0
Exercice 35 La fonction définie sur [−8 ; +∞ [ par f (x) = 3 si 0<x<4
est une
1 si 4≤x
fonction en escalier.
6
0
−8 −6 −4 −2 2 4 6 8 10 12 14
−2
2 Fonctions affines
Définition a et b sont deux réels donnés. La fonction définie sur IR par f (x) = ax + b est appelée
fonction affine.
Sa représentation graphique est la droite d’équation y = ax + b, où :
— Le réel a est le coefficient directeur de cette droite.
— Le réel b est l’ordonnée à l’origine.
Une fonction affine est dérivable sur IR de dérivée f 0 (x) = a. D’où les tableaux de variation suivants :
a>0 a<0
x −∞ − ab +∞ x −∞ − ab +∞
signe de f 0 (x) + signe de f 0 (x) −
variations +∞ variations +∞
de f −∞ de f −∞
signe de f − 0 + signe de f − 0 +
d4
Exercice 36 Le graphique ci-contre représente les droites
d2
d’équation :
d1 : y = x + 1 1
d2 : y = 2 0 1
d3 : y = −3x − 2
d1 d5
d4 : x = −1
3
d5 : y = x − 3
4
d3
3 Fonction logarithme
Propriété Soit a et b deux réels strictement positifs et n est un entier naturel, alors :
a
• ln(ab) = ln(a) + ln(b). • ln = ln(a) − ln(b).
b
1 √ 1
• ln = − ln(a) • ln(an ) = n ln(a) • ln ( a) = ln(a).
a 2
Exercice
37 Transformations
d’expressions numériques et algébriques :
192 16
— ln = ln = ln(16) − ln(9) = ln(24 ) − ln(32 ) = 4 ln(2) − 2 ln(3).
108 9
√ 1 1 1
— ln( 96) = ln(96) = ln(25 × 3) = [5 ln(2) + ln(3)].
2 2 2
1
— ln(x + 3) + ln(2x + 1) = ln[(x + 3)(2x + 1)] = ln(2x2 + 7x + 3) pour x ∈ − ; +∞ .
2
x 0 1 +∞
0 b
f 0 (x) + −1
e
1 2 3 4 5 6 7 8
+∞
−2
f −3
−∞ −4
signe − 0 + −5
4 Fonction exponentielle
Définition La fonction exponentielle est la fonction définie sur IR par exp(x) = ex , ex étant l’unique
nombre réel positif dont le logarithme vaut x.
Remarque : Les fonctions exponentielle et logarithme sont réciproques l’une de l’autre :
Graphiquement, les courbes sont symétriques par rapport à la première bissectrice (y = x) dans un repère
othonormal.
x)
exp(
x −∞ 0 +∞
0
f (x) +
y=
+∞
f 1
0 1
signe +
5 Fonctions puissance
Définition Soit α un nombre réel, la fonction puissance (d’exposant) α, notée fα est la fonction qui, à
tout nombre x ∈ IR∗+ associe
fα (x) = xα = eα ln x
1 1 1 √
Exercice 39 Dans le cas où α = , on a f 12 (x) = x 2 = e 2 ln x = x.
2
Propriété Pour tout α, la fonction fα est dérivable sur IR∗+ de dérivée fα0 (x) = αxα−1 .
Sens de variation :
Dans le cas où α = 0, la fonction f0 (x) = x0 = 1 est constante sur IR∗+ .
y = x2
x1
=
3 y = x−1 3
y
0.5
2 y=x −3
2 y=x
1 b
1 b
0 0
0 1 2 3 4 0 1 2 3 4
IV Limites
1 Définitions
Limite en un point
Soit f : I → R une fonction définie sur un intervalle I de R. Soit x0 un point de I ou une extrémité de
I. On dit que f a pour limite ℓ ∈ R en x0 si
On dit aussi que f (x) tend vers ℓ lorsque x tend vers x0 . On note alors lim f (x) = ℓ ou bien lim f (x) = ℓ.
x→x0 x0
Soit f : I → R une fonction définie sur un intervalle I sous la forme ]a, x0 [∪]x0 , b[.
• On dit que f a pour limite +∞ en x0 si
1
Exemple : lim 2 = +∞. Limite en l’infini
x→0 x
Soit f : I → R une fonction définie sur un intervalle I sous la forme ]a, +∞[.
• On dit que f a pour limite ℓ en +∞ si
On définirait de la même manière la limite en −∞ pour des fonctions définies sur les intervalles du type
] − ∞, a[.
Exemple :
• lim 1n = 0, lim 1
n = 0.
x→+∞ x x→−∞ x
+∞ si n est pair
• lim xn = +∞, lim xn =
x→+∞ x→−∞ −∞ si n est impair
Limite à gauche et à droite
Soit f : I → R une fonction définie sur un intervalle I sous la forme ]a, x0 [∪]x0 , b[.
• On dit que f admet une limite ℓ ∈ R à droite en x0 si
6 1
6 0
5
5 −6 −5 −4 −3 −2 −1
−1
4
4 −2
3
3 −3
2
2 −4
1
b
1 −5
0
0 −2 −1 −6
−4 −3 −2 −1 −1 1 2 3 4 5
−1 1 2 3
lim f (x) = +∞ lim f (x) = −∞
lim f (x) = 1 x→2 x→−2−
x→−3
La courbe admet une asymp- La courbe admet une asymp-
Il n’y a pas d’asymptote.
tote verticale d’équation x = tote verticale d’équation x =
2. −2.
Limite en ∞ :
6
5 6 1
4 5 0
4 −4 −3 −2 −1
−1 1 2 3
3
3 −2
2
2 −3
1
1 −4
0
−4 −3 −2 −1
−1 1 2 3 0 −5
−4 −3 −2 −1
−1 1 2 3 −6
lim f (x) = 2
x→+∞ lim f (x) = +∞ lim f (x) = −∞
x→+∞ x→+∞
La courbe admet une asymp-
Il n’y a pas d’asymptote. Il n’y a pas d’asymptote.
tote horizontale d’équation
y = 2.
on dit alors que la droite d est une asymptote oblique à la courbe représentative Cf en ±∞.
1 1
Exercice 40 Soit f la fonction définie sur IR∗ par f (x) = + x + 1.
x 2
3
2
1
0
−6 −5 −4 −3 −2 −1
−1 1 2 3 4 5
−2
−3
−4
V Continuité
Définition Une fonction f est dite continue en un point a si x→a
lim f (x) = f (a).
Une fonction est continue sur un intervalle I si elle est continue en tout point de I.
Graphiquement, une fonction f continue sur I a une courbe représentative en ”un seul morceaux”, c’est-
à-dire qu’on peut tracer sa courbe sans lever le stylo.
Exemple : La fonction carré x 7→ x2 est continue en tout point a de IR : pour tout réel a, lim x2 = a2 .
x→a
Exercice 41 On considère la fonction x 7→ E(x), appelée fonction ”partie entière” et qui, à tout x réel,
associe le plus grand entier inférieur ou égal à x. Par exemple, E(3, 6) = 3 et E(−1, 78) = −2. Tracer sa
courbe représentative sur l’intervalle ] − 4; 4]. La fonction partie entière est-elle continue ?
Convention : On convient que, dans un tableau de variation, une flèche oblique indique que la fonction
est continue et strictement monotone sur l’intervalle considéré.
Remarque : On peut avoir a = −∞ et/ou b = +∞ ; dans ce cas, on doit simplement remplacer f (a) et/ou
f (b) dans le théorème précédent par la limite de f en ±∞.
Remarque : On dit dans ce cas que f réalise une bijection de [a; b] dans [f (a); f (b)]. (Dans le cas, où f est
strictement croissante).
VI Dérivation
Dans cette partie, f est une fonction numérique définie sur un intervalle I, C sa courbe représentative
dans un repère. a et x sont deux réels distincts de I
On souhaite trouver une fonction affine (droite) qui réalise une bonne approximation de la fonction f au
voisinage d’un point d’une courbe.
1 h2 1
— =1−h+ donc, quand h tend vers 0 : ≈ 1 − h.
1+h 1+h 1+h
Définition Soit f une fonction définie en a et au voisinage de a, on dit que f est dérivable en a s’il
existe un réel A est une fonction ϵ tels que, au voisinage de h = 0, on a :
f (x) − f (a)
Définition — Le taux de variation de la fonction f entre a et x est le quotient : .
x−a
f (a + h) − f (a)
— Avec x = a + h ⇐⇒ x − a = h, ce quotient s’écrit aussi : .
0
h
— f est dérivable en a et on note cette dérivée f (a) si la limite suivante existe :
f (a + h) − f (a)
f 0 (a) = lim .
h→0 h
Interprétation graphique : T
f (a + h) Mb
a a+h
2 Fonction dérivée
Définition Soit f une fonction dérivable en tout point x d’un intervalle I, alors la fonction qui à x
associe f 0 (x) est appelé fonction dérivée de f sur I.
3 Opérations
u et v sont deux fonctions définies et dérivables sur un même intervalle I.
u0
• f (x) = ln(−2x + 5) : On utilise la formule (ln u)0 = avec u(x) = −2x + 5.
u
−2
on obtient f 0 (x) = .
−2x + 5
Ta
Propriété Soit f une fonction numérique définie sur
un intervalle I et dérivable en a ∈ I.
La tangente Ta en a à la courbe Cf a pour
équation :
f (a) b
A
Ta : y = f 0 (a)(x − a) + f (a).
Par conséquent, la fonction est continue en x = 1. On peut maintenant appliquer la formule de la dérivée
d’une puissance et la dérivée de x 7→ ln(x) pour dériver chaque sous-fonction :
− 3 si x ≤ 1,
f 0 (x) = x2
2x + 1 − 1 si x > 1.
x
Plus précisément :
H. Ezzahraoui 39 RBS-IPM1-S1 : 2025-2026
Propriété On suppose que f est dérivable sur I.
— f est croissante sur I ⇐⇒ f 0 (x) ⩾ 0 pour tout x ∈ I.
— f est décroissante sur I ⇐⇒ f 0 (x) ⩽ 0 pour tout x ∈ I.
— f est constante sur I ⇐⇒ f 0 (x) = 0 pour tout x ∈ I.
Il est donc possible de déterminer les variations d’une fonction à partir du signe de sa dérivée.
x −∞ −1 2 +∞
signe de f 0 (x) + 0 − 0 +
6 +∞
variations de f % & %
−∞ −21
Points critiques :
On a déjà observé le fait suivant : la tangente à la courbe représentative d’une fonction f dérivable en un
point intérieur de son domaine de définition où elle atteint un extremum est horizontale (parallèle à l’axe
(Ox)). Autrement dit, f 0 (c) = 0. Les points c en lesquels f est dérivable et f 0 (c) = 0 sont appelés points
critiques (ou points stationnaires) de f . Le théorème que voici formule ce résultat avec précision.
Théorème Soit une fonction f dérivable sur un intervalle I et soit c un point intérieur de I (distinct
des extrémités de I). Pour que f (c) soit un maximum ou un minimum de f sur I, il est
nécessaire que c soit un point critique de f c’est-à-dire que x = c soit une solution de
f 0 (x) = 0.
Cette section traite du théorème des accroissements finis, l’un des principaux outils de démonstration en
analyse. On considère une fonction f définie sur u n intervalle [a, b] et on suppose que le graphique de f est
d’un seul tenant et sans angles (voir figure 4.2). Comme la courbe représentative de f qui relie A à B sans
interruption admet une tangente en chaque point, il est géométriquement acceptable de conjecturer que la
tangente à la courbe en au moins une valeur de x entre a et b est parallèle à la droite (AB). Cette valeur
a été notée x0 à la figure 4.2 La pente de la droite (AB) est égale à [f (b) − f (a)]/(b − a). La condition de
parallélisme entre la tangente en (x0 , f (x0 ) et la droite (AB) s’écrit f 0 (x0 ) = [f (b) − f (a)]/(b − a). En fait,
x0 es trouve là où la distance verticale entre la courbe f et le segment [AB] est aussi grande que possible.
C’est sur cette particularité que repose la démonstration du théorème suivant.
Théorème Si f est une fonction continue sur l’intervalle borné et fermé [a, b] et dérivable sur l’inter-
valle ouvert ]a, b[ alors il existe au moins un point intérieur x0 dans ]a, b[ tel que
f (b) − f (a)
f 0 (x0 ) = .
b−a
Exemples :
1. La concentration d’un médicament dans le sang mesurée en mg/l, t heures après l’injection est
donnée par la formule
t
c(t) = 2 , t ≥ 0.
t +4
À quel moment la concentration est-elle au maximum ?
Solution : On dérive c(t) par rapport à t
1 × (t2 + 4) − t × 2t 4 − t2 (2 + t)(2 − t)
c0 (t) = 2 2
= 2 2
= .
(t + 4) (t + 4) (t2 + 4)2
La dérivée d’une fonction en un point particulier a été définie comme la pente de la tangente à la courbe
en ce point. Les économistes donnent à la dérivée plusieurs interprétations importantes, à commencer par
le taux de variation d’une variable économique. On suppose qu’une grandeur y est liée à une grandeur x
par y = f (x). Lorsque x prend la valeur a, la valeur de la fonction est f (a). On décide de changer a en
a + h. La nouvelle valeur de y est f (a + h). À la suite de la variation de x, de a à a + h, la fonction, elle, a
f (a + h) − f (a)
.
h
La dérivée de f en a obtenue en prenant la limite de ce quotient lorsque h tend vers 0, reçoit dès lors la
dénomination suivante.
On rencontre souvent les taux de variation relatifs en économie. Ils sont aussi appelés taux de varia-
tion proportionnels. Ils s’expriment habituellement en pourcentage par unité de temps, par exemple,
pourcentage par an . Souvent, on dira d’une variable qui croît de, mettons 3% l’an. qu’elle a un taux de
variation relatif de 3/100 = 0,03 chaque année.
Considérons une entreprise qui produit un bien en quantité x pendant une certaine période et soit C(x)
son coût de production. La dérivée C 0 (x) est appelée coût marginal en x. Conformément à la définition,
il est égal à
C(x + h) − C(x)
C 0 x) = lim . (4.1)
h→0 h
Quand h est petit en valeur absolue, le taux de variation moyen en x est une valeur approchée
C(x + h) − C(x)
C 0 (x) ≈ . (4.2)
h
La différence C(x+h)−C(x) est nommée le surcoût induit par la production de h unités supplémentaires.
Pour h petit, ce surcoût peut être approché par la fonction (en h ) du premier degré hC 0 (x) le produit du
coût marginal et du nombre supplémentaire d’unités produites. Cela est valide même quand h < 0, ce qui
veut dire qu’une diminution du nombre d’unités produites abaisse le coût, à condition que C 0 (x) > 0.
Notez que poser h = 1 dans la relation 4.2 rend le coût marginal à peu près égal à
Le coût marginal est donc approximativement égal au surcoût C(x + 1) − C(x), c’est-à- dire au coût addi-
tionnel engendré par la production d’une unité supplémentaire lorsque la quantité produite est au niveau x.
les économistes emploient souvent le terme ” marginal” pour indiquer une dérivée. Citons
deux exemples : La propension marginale à consommer est la dérivée de la fonction de consommation par
rapport au revenu, la productivité marginale du travail est la dérivée de la fonction de production par
rapport à la variable travail.
2 Applications :
Application 1 Soit C(x) = x2 +3x +100 le coût de production d’une entreprise en fonction de la quantité
x produite.
h
= [(100+h−100)(100+h+100)]+3h
h
= h[200+h+3]
h
= h + 203
Application 2 Le coût total de production de Q > 0 unités d’un bien est donné par C(Q) = aQ2 + bQ + c
où a, b, et c sont des constantes strictement positives.
1. Déterminez la valeur de Q qui rend minimal le coût moyen, défini par A(Q) = C(Q)/Q dans le cas
particulier où C(Q) = 2Q2 + 10Q + 32.
q
2. Montrez que, dans le cas général, la fonction de coût moyen admet un minimum en Q∗ = c/a.
Tracez, dans un même repère, les graphiques du coût moyen, du coût marginal et la droite d’équation
P = aQ + b.
Solution :
1- On a ici A(Q) = 2Q + 10 + 32/Q, donc A0 (Q) = 2 − 32/Q2 et A00 (Q) = 64/Q3 . Puisque A00 (Q) > 0
quelque soit Q > 0, la fonction A est convexe et comme A0 (Q) = 0 en Q = 4, cette valeur rend le coût
moyen minimal.
2- On a ici A(Q) = aQ + b + c/Q, donc A0 (Q) = a − c/Q2 et A00 (Q) =q2c/Q3 . Puisque A00 (Q) > 0 quelque
soit Q > 0, la fonction A est convexe et comme A0 (Q) = 0 en Q∗ = c/a, cette valeur de Q minimise le
coût moyen. Les graphiques sont présentés à la figure 4.5. Notez qu’en Q = Q∗ , le coût marginal C 0 (Q)
est égal au coût moyen A(Q). Cela n’est pas une coïncidence, au contraire il est établi que A0 (Q) = 0 si et
seulement si C 0 (Q) = A(Q).
Application 3 Une firme qui ne produit qu’un seul bien souhaite maximiser son profit. En produisant
et vendant Q unités, elle engrange une recette totale désignée par R(Q), tandis que le coût total est noté
C(Q). Le profit est donc la différence
π(Q) = R(Q) − C(Q).
Des contraintes techniques limitent la production à un maximum Q pendant une certaine période. Par
hypothèse, les fonctions R et C sont dérivables par rapport à Q dans l’intervalle [0, Q]. La fonction de
profit π est elle aussi dérivable et donc continue. En conséquence, atteint forcément un maximum. Dans
certains cas particuliers, ce maximum peut se produire en Q = O ou en Q = Q. Sinon, il se produit en un
niveau de production Q∗ strictement compris entre 0 et Q qui satisfait à π 0 (Q∗ ) = 0 de sorte que
R0 (Q∗ ) = C 0 (Q∗ ). (4.4)
C 0 (Q∗ ) = P (4.5)
Dans le cas où l’entreprise n’a pas de contrôle sur le prix, la production doit être ajustée de manière que
le coût marginal soit égal au prix unitaire du bien (l’abscisse du maximum est intérieure).
Il est tout à fait possible que, pour une entreprise, les fonctions R(Q) et C(Q) soient telles que l’équation
4.4 admette plusieurs solutions. S’il en est ainsi, le profit maximal se produit au point Q∗ parmi les solutions
de 4.4 qui portent π(Q∗ ) à sa plus grande valeur.
L’équation 4.4 s’interprète économiquement comme l’a été la condition d’optimum. En effet, si nous en-
visageons une production accrue d’une unité par rapport au niveau Q∗ la recette en sera augmentée de
R(Q∗ + 1) − R(Q∗ ) ≈ R0 (Q∗ ). Mais le coût va aussi augmenter de C(Q∗ + 1) − C(Q∗ ) ≈ C 0 (Q∗ ). L’équation
4.4 qui égalise R0 (Q∗ ) et C 0 (Q∗ ) exprime que la recette gagnée en vendant une unité supplémentaire est
compensée par le coût approximatif supplémentaire de la production de cette unité.
Application 4 On suppose que l’entreprise dans l’exemple de l’application 3 obtient un prix fixe P = 121
par unité et que la fonction de coût est C(Q) = 0.02Q3 − 3Q2 + 175Q + 500. La production est plafonnée
à Q = 110 unités.
1. Dressez un tableau de valeurs des fonctions recette R(Q) = 121Q, coût C(Q) et profit π(Q) =
R(Q) − C(Q) pour Q prenant les valeurs 0, 10, 30, 50, 70, 90 et 110. Tracez les graphiques de R(Q)
et C(Q) dans le même repère.
2. Donnez aux questions suivantes une réponse (approximative) basée sur les graphiques précédents.
(a) Combien d’unités l’entreprise doit-elle produire pour faire du profit ?
(b) Combien d’unités faut-il produire pour que le profit soit de 2000 € ?
(c) Quel est le niveau de production qui maximise le profit ?
3. Répondez à la question (2)(c) en effectuant le calcul.
4. À quel prix minimal l’entreprise doit-elle vendre chaque unité pour ne pas faire de perte lorsqu’elle
produit à pleine capacité (c’est-à-dire 110 unités) ?
Solution :
1. Voici le tableau demandé.
(a) L’entreprise fait du profit si π(Q) > 0, c’est-à-dire quand R(Q) > C(Q). On voit sur la figure
que R(Q) > C(Q) à partir de Q égal à 30 environ.
(b) Il faut localiser l’endroit où l’écart entre R(Q) et C(Q) est égal à 2000. Cela se produit quand
Q ≈ 52.
2. En introduisant l’expression de C 0 (Q) dans l’équation 4.5 de l’exemple précédent (dérivée de la
relation π 0 (Q) = 0) et en donnant à P la valeur 121, on obtient
121 = 0.06Q2 − 6Q + 175.
Les solutions de cette équation du second degré sont Q = 10 et Q = 90. Nous savons que π(Q) doit
passer par un maximum sur [0, 110] et qu’il y a quatre candidats : Q = 0, 10, 90 et 110. En lisant le
tableau de la question (1), on doit comparer
π(0) = −500, π(10) = −760, : π(90) = 4360, : π(110) = 3240.
C’est donc en produisant 90 unités que l’entreprise maximise son profit.
Remarque : On peut trouver le niveau de production qui maximise le profit en utilisant la courbe
de la fonction π définie par π(Q) = R(Q) − C(Q) = −0.02Q3 + 3Q2 − 54Q − 500, Q ∈ [0, 110]. (Voir
la figure 4.8).
Le prix minimal P qui garantit à l’entreprise de ne pas être en perte lorsqu’elle produit 110 unités est
tel que π(110) = 0 ou 110P = 10070. La solution est P ≈ 91.55. C’est le coût moyen de production
de 110 unités. Le prix doit être d’au moins 91.55 € pour que la recette soit suffisante pour couvrir
les frais de production à pleine capacité.
Intégration
Définition On appelle primitive d’une fonction f sur un intervalle I, toute fonction F dont la dérivée
sur I est f .
En d’autres termes,
F primitive de f ⇐⇒ F 0 = f
Exemples :
a) F (x) = x3 est une primitive de f (x) = 3x2 , car F 0 (x) = 3x2 .
b) Une primitve de f (x) = 6x est F (x) = 3x2 car, on a bien F 0 (x) = 3 × 2x = 6x = f (x).
Les fonctions définies par F (x) = 3x2 + 12 et F (x) = 3x2 − 25 sont aussi des primitives de f car la
dérivée d’une constante ajoutée est nulle.
c) Une primtive de la fonction f (x) = 2x − 5 est donnée par F (x) = x2 − 5x car on obtient en dérivant
F 0 (x) = x2 − 5 = f (x).
d) On cherche une primitive de g(x) = 6x2 .
On sait qu’on obtient la partie ”x2 ” en dérivant x3 .
Plus précisément, la dérivée de x3 est 3x2 . Pour obtenir g(x) il reste donc à multiplier par 2.
Ainsi, G(x) = 2×x3 est une primitive de g,
car on a bien en dérivant, G0 (x) = 2×3x2 = 6x2 = g(x).
2 1 1
e) Soit h(x) = 2 , alors comme la dérivée de est − 2 on voit qu’il suffit cette fois de multiplier par -2 :
x x x
1
soit H(x) = −2× ,
x
0 −1 2 2 2
alors H (x) = −2× 2 = 2 = h(x). et donc H = − est une primitive de h(x) = 2 .
x x x x
Méthode générale : On recherche une primitive d’une fonction donnée en cherchant dans les
tableaux des dérivées des fonctions usuelles et opérations sur les dérivées.
Ensuite, on modifie éventuellement la primitive proposée en multipliant par
une constante.
Enfin, on calcule la dérivée de la fonction proposée comme primitive pour
vérifier qu’on obtient bien la fonction de départ.
On obtient x3 en dérivant x4 .
Plus précisément, la dérivée de x4 est 4x3 et donc, pour obtenir finalement 5x3 , il suffit de multiplier par
5
5 et diviser par 4, soit F (x) = x4 .
4
5
En dérivant, on obtient bien : F 0 (x) = ×4x3 = 5x3 = f (x),
4
et F est ainsi bien une primitive de f .
Théorème Si F est une primitive de la fonction f , alors toutes les primitives de f s’écrivent sous la
forme F + k, où k est une constante réelle quelconque.
1 1
Exemple : F (x) = 3x2 + est une primitive de f (x) = 6x − 2 .
x x
1 1
G(x) = F (x) + 3 = 3x2 + + 3 est aussi une primitive, tout comme H(x) = F (x) − 12, 5 = 3x2 + − 12, 5.
x x
Toutes les primitives de f sont données par
1
F (x) = 3x2 + +k
x
pour k une constante réelle quelconque.
1 Primitives de polynômes
Propriété Une primitive de la fonction f définie par f (x) = xn , pour un entier naturel n, est
1
F (x) = xn+1
n+1
Exemples :
1
— Pour n = 0, une primitive de f (x) = x0 = 1 est F (x) = x1 = x
1
1
— Pour n = 1, une primitive de f (x) = x = x est F (x) = x2
1
2
2 1 3
— Pour n = 2, une primitive de f (x) = x est F (x) = x
3
1
— Pour n = 3, une primitive de f (x) = x est F (x) = x4
3
4
— ...
f (x) = x5 + x x3 +
1 6 1 4 1 2
F (x) = x + x + x + k
6 4 2
pour tout constante réelle k.
2 Autres fonctions
1
Exercice 54 Déterminer dans chaque cas les primitives des fonctions suivantes : a) f (x) = 15x2 − x+2
3
1 1 2 3 1
b) f (x) = −3x + x3 c) f (x) = + 3x d) f (x) = − x + 2 e) f (x) = −
4 x2 3 x (x − 2)2
3 5
f) f (x) = g) f (x) = +3 h) f (x) = 2x (x2 + 3) i) f (x) = (x + 2)3
(2x − 3)2 (−2x + 1)2
3
j) f (x) = (3x − 2)4 k) f (x) = x2 (x3 + 5) l) f (x) = cos(x)
m) f (x) = sin(x)
π 1
o) f (x) = cos(3x) p) f (x) = 1 − cos(2x) q) f (x) = cos 3x + r) f (x) = −3x + sin x
2 2π
Toutes les primitives d’une même fonction sont définies à une constante additive près. Imposer de plus
une condition sur la primitive permet de déterminer cette constante.
f est un polynôme, et pour tout constante k, F (x) = x3 + 2x2 + x + k en est une primitive.
Maintenant,
F (1) = 0 ⇐⇒ 13 + 2 × 12 + 1 + k = 0
⇐⇒ 4 + k = 0 ⇐⇒ k = −4
Ainsi, F (x) = x3 + 2x2 + x − 4 est l’unique primitive de f telle que F (1) = 0.
Z b
Définition Cette aire s’appelle l’intégrale de la fonction f de a à b ; on la note f (x)dx.
a
Propriété Soit f une fonction positive sur [a; b] et F une primitive de f , alors on a
Z b
f (x)dx = F (b) − F (a)
a
−2 2
df
Cette notation est celle aussi rencontrée pour la dérivée (plus souvent en physique) : f 0 = , en
dx
dq dx
électricité : i = ou encore en mécanique : v = …
dt dt
Z 2
Exercice 57 Soit f la fonction définie sur IR par f (x) = 2x. Représenter Cf et calculer f (x) dx.
0
Z 3 Z 1
Exercice 58 Calculer les intégrales I = (2x − 1) dx et J = (−2t + 3) dt.
1 −1
Une fonction est continue en un point lorsque f (x) prend des valeurs aussi proches que l’on veut de f (a)
dès que x est suffisamment proche de a.
Elle est continue sur un intervalle entier si elle l’est en tous les points de celui-ci : graphiquement, la courbe
représentative d’une fonction continue est un trait ”continu” obtenu ”d’un seul trait”, sans lever le crayon.
Propriété Les fonctions polynômes, rationnelles, racines carrées, logarithme et exponentielle, et tri-
gonométriques, sinus et cosinus, sont continues sur leur ensemble de définition.
3x2 + 6x + 4
Exercice 60 Soit f la fonction définie sur I = [0; +∞[ par f (x) = .
(x + 1)2
3x2 + 4x
1. Vérifier que la fonction F définie sur I par F (x) = est une primitive de f sur I.
x+1
Z 2 Z 3 Z 1
Exercice 61 Calculer les intégrales : I = 2x dx , J = (2x − 1) dx , K = (2t + 3) dt ,
Z 2 Z 1 Z 4 0 Z π 1 −1
1
L= x2 dx , M = ex dx , N = dx et P = cos x dx.
0 0 2 x+1 0
D’une manière plus générale, pour une fonction f quelconque (continue mais pas forcément positive),
l’intégrale de f sur [a; b] est l’aire algébrique du domaine compris entre la courbe représentative de f et
l’axe des abscisses.
Cf
Z a Z b
On convient de plus que : f (x)dx = − f (x)dx.
b a
En résumé, l’intégrale d’une fonction est l’aire algébrique, comptée positivement de gauche à droite (dans
le sens croissant sur l’axe des abscisses) et au-dessus de l’axe des abscisses.
Si on souhaite calculer une aire géométrique, on calcule l’intégrale de f sur chacun des sous domaines où
f est de signe constant et on ajoute les valeurs absolues de ces aires.
Z 2
Exercice 63 Soit la fonction f définie par f (x) = 3x − 4. Calculer l’intégrale
2
f (x) dx.
0
1 Zb
µ= f (x)dx
b−a a
V Propriétés de l’intégrale
Propriété Linéarité Pour toutes fonctions f et g continues sur [a; b] et tout réel λ,
Z b Z b Z b
• f (x) + g(x) dx = f (x) dx + g(x) dx
a a a
Z b Z b
• λf (x) dx = λ f (x) dx
a a
Z 2 Z 2
2 3 2
Exercice 65 Calculer I = x3 + dx et J = 2
− dx
1 x 1 x 2x + 1
Cf
Propriété Relation de Chasles
Soit f une fonction continue sur [a; c], et soit b un
réel de [a; c], alors
Z c Z b Z c
f (x) dx = f (x) dx + f (x) dx
a a b
a b c
Propriété Positivité Z b
• Si f (x) ≥ 0 pour tout x ∈ [a; b], alors f (x) dx ≥ 0
a
Z b
• Si f (x) ≤ 0 pour tout x ∈ [a; b], alors f (x) dx ≤ 0
a
VI Intégrales et primitives
On considère deux fonctions u et v dérivables sur un intervalle I telles que u0 et v 0 soient continues sur
I. Soient a et b deux réels de I tels que a < b. Alors,
Z b Z b
0
u (x)v(x)dx = [u(x)v(x)]ba − u(x)v 0 (x)dx.
a a
R 0
Exemple : Calculer −1 xex dx.
On définit les fonctions u et v sur [−1; 0] par u0 (x) = ex et v(x) = x. Ainsi, pour tout x ∈ [−1; 0], on a
u(x) = ex et v 0 (x) = 1. Il est clair que u0 et v 0 sont continues sur [−1; 0]. En utilisant une intégration par
parties, on obtient R0 R0 0
x
−1 xe dx = −1 u (x)v(x)dxR
= [u(x)v(x)]0−1 − −1 0
u(x)v 0 (x)dx
R
= [xex ]0−1 − −10
ex dx
−1
= e − [e ]−1x 0
= 2e−1 − 1.
Propriété Soient f et g deux fonctions continues sur un intervalle [a; b] telles que g(x) ≤ f (x) pour
tout x ∈ [a; b]. Alors l’aire du domaine délimité par les courbes représentatives Cf et Cg de
f et g et les droites d’équations x = a et x = b vaut
Z b
A= (f (x) − g(x)) dx
a
I Équations linéaires
Une solution de cette équation est un p-uplet (ou p-liste) (x1 , x2 , . . . , xp ) ∈ Rp qui vérifie l’équation.
Résoudre l’équation, c’est trouver l’ensemble S de toutes les solutions.
Définition I.2 Deux équations sont équivalentes si elles ont le même ensemble de solutions.
Définition II.2 Deux systèmes sont équivalents s’ils ont le même ensemble de solutions.
1 Méthode de substitution
Le principe est de choisir une équation, de calculer dans cette équation l’une des inconnues en fonction des
autres, puis de la remplacer par cette expression dans toutes les autres équations, puis de recommencer.
2x + y + z = 7 z = 7 − 2x − y
z = 7 − 2x − y
Exemple III.1 (1) 4x + 3y − 3z = 7 (1) ⇔ 4x + 3y − 3(7 − 2x − y) = 7 ⇔ 10x + 6y = 28
3x + y− 2z = 2 3x + y −
2(7 − 2x − y) = 2 7x + 3y = 16
z = 7 − 2x − y z = 7 − 2x − y
z = 7 − 2x − y
⇔ y = 3 − 3 x ⇔ y = 3 − 3 x
14 5 14 5
(1) ⇔ 5x + 3y = 14 .
7x + 3y = 16 7x + 3 14 − 5 x = 16 7x + 3 14 − 5 x = 16
3 3
3 3
z = 7 − 2x − y
z = 7 − 2x − y
x=1
Autrement dit (1) ⇔ y = 14 − 5
x ⇔ y = 14
− 5
x ⇔ y = 3.
3 3
3 3
2x = 2 x=1 z=2
Le système a une unique solution (1, 3, 2). Ainsi, S = {(1, 3, 2)}.
La méthode du pivot de Gauss est simplement l’organisation d’une succession de ces opérations élémen-
taires pour aboutir à un système triangulaire ou diagonal.
2x + y + z = 7
Exemple III.2 (1) 4x + 3y − 3z = 7
3x + y − 2z = 2
On choisit une ligne de référence que l’on garde intacte (ici L1 ) et on la combine avec les autres lignes
pour éliminer
une variable (ici x ) dans les autres équations.
2x + y +z =7 L1 ← L1
(1) ⇔ y − 5z = −7 L2 ← L2 − 2L1
y + 7z = 17 L3 ← −2L3 + 3L1
Ensuite, on garde toujours intacte la première ligne et on recommence le procédé avec le système formé
par les autres équations. La nouvelle ligne de référence sera L2 et la variable éliminée sera y (car c’est la
variabledont les coefficients sont les plus simples).
2x + y + z = 7 L1 ← L1
(1) ⇔ y − 5z = −7 L2 ← L2
12z = 24 L3 ← L3 − L2
Un tel système se résout aisément en commençant par la dernière équation. On trouve z = 2, puis
y = 5z − 7 = 3, puis x = 21 (7 − y − z) = 1. Le système a un unique triplet solution (1, 3, 2). Et
S = {(1, 3, 2)}.
Exemple III.3
x + 2y + 3z = 3
(2) 2x + 3y + 8z = 1
3x + 2y + 17z = 1
x + 2y + 3z =3 L1 ← L1
Donc (2) ⇔ y − 2z =5 L2 ← −L2 + 2L1 .
4y − 8z =8 L3 ← −L3 + 3L1
x + 2y + 3z =3 L1 ← L1
Donc (2) ⇔ y − 2z =5 L2 ← L2 .
0 = −12 L3 ← L3 − 4L2
La dernière équation n’a pas de solution. Donc S = ∅.
x + 2y − 3z = 6
Exemple III.4 (3) 2x − y + 4z = 2 .
4x + 3y − 2z = 14
x + 2y − 3z = 6 L1 ← L1
Donc (3) ⇔ 5y − 10z = 10 L2 ← −L2 + 2L1
5y − 10z = 10 L3 ← −L3 + 4L1
I Matrices
1 Définitions
!
2 3 −5
Exemples I.1 1. M = est une matrice de dimension 2 × 3.
−1 0 6
2. Soit A(1, 1, 1) et B(1, 2, 3) deux points
de l’espace
; A et B peuvent être considérés comme des matrices
0
−→
de dimension 1 × 3, et le vecteur AB 1 comme une matrice de dimension 3 × 1.
2
! !
a b c 2 3 −5
Exemple : = est équivalent à a = 2, b = 3, c = −5, …
d e f −1 0 6
! 2 −1
2 3 −5
Exemple : M = t
, alors M = 3 0 .
−1 0 6
−5 6
! 1 2
4 −2
Exercice 70 Écrire les matrices transposées de M = 3 5
, N = 3 4 ,
! −3 5 6
1 −2
P = , Q= 2
, et R = 1 −2 3 −4
3 −4
1
! !
2 3 −5 1 −4 7
Exemple : A = et B = alors,
−1 0 6 0 3 −2
! !
2 + 1 3 − 4 −5 + 7 3 −1 2
A+B = = .
−1 + 0 0 + 3 6 − 2 −1 3 4
! !
2 −3 6 −5
Exercice 72 Soit A = −1 10
, et B =
7 −12
. Déterminer la matrice C telle que A+2C = 3B.
1 7
Exercice 73 Soit les vecteurs de l’espace ⃗u = 0 et ⃗v = −2
.
−3 1
⃗ = 2⃗v − 3⃗u.
Déterminer les coordonnées du vecteur w
Exemple III.1 ! ! !
0 −1 2 −3 0 0
A= B= et AB = .
0 5 0 0 0 0
D’ailleurs l’un des produit peut être bien défini alors que l’autre ne l’est pas en fonction des dimensions
de A et de B.
Dans la pratique, il est commode pour calculer le produit C = A × B de deux matrices de disposer les
calculs de la manière suivante :
b1,1 . . . b1,j . . . b1,m
b2,1 b2,j . . . b2,m
. ..
. .. ←B
. . .
bp,1 . . . bp,j . . . bp,m
..
a1,1 a1,2 . . . a1,p .
. .. ..
.. . .
P
p
A→ ai,1 ai,2 . . . ai,p
. . . ai,k bk,j . . .
← AB
.. .. ..
k=1
..
. . .
.
an,1 an,2 . . . an,p
! −2 0 4
5 3 −1
Exercice 74 Soit A = 4 2 3
et B = 1 2 3 .
4 5 6
! !
1 2 −2 0
Exercice 75 Soit A = 1 2
et B =
1 −1
.
Quelles sont les dimensions des matrices produits AB et BA ? Calculer ces deux matrices produits.
! !
2 3 1 1
Exercice 76 Soit A = 1 0
et B =
−3 2
.
Définition Pour une matrice carrée A d’ordre n, on note, pour un entier non nul k,
Ak = AA . . . A}
| {z
kmatrices
!
2 −3
Exercice 78 Soit A = 4 −5
. Déterminer les dimensions des matrices A2 et A3 , puis les calculer.
Propriété Soit A, B et C trois matrices et k ∈ IR, alors, lorsque les produits existent, on a les
propriétés
• associativité : (AB)C = A(BC) = ABC
• distributivité : A(B + C) = AB + AC
• (kA)B = A(kB) = k(AB) = kAB
MAIS, comme on l’a déjà vu, le produit n’est pas commutatif : en général AB 6= BA.
En particulier, (A + B)2 = (A + B)(A + B) = A2 + AB + BA + B 2 6= A2 + 2AB + B 2
Les identités remarquables (et d’autres formules) ne restent vraies pour les matrices que lorsque celles-ci
commutent.
1 0 0 1 1 1 1 1 1
Exercice 79 On considère les matrices A = 0 1 1 , B = 0 1 0 et C = 1 2 1 .
3 1 1 1 0 0 0 −1 −1
Calculer AB et AC. En déduire une matrice M telle que AM = 03 , où la matrice 03 est la matrice nulle,
ne contenant que des 0.
! !
a a 1 1
Exercice 80 Soit a un réel, A = a a
, et N =
1 1
.
a) Calculer N A.
b) En déduire que N 2 = 2N , puis exprimer N 3 , N 4 et N 5 en fonction de N .
c) Quelle conjecture peut-on alors faire au sujet de N p , pour tout entier p ? Démontrer cette conjecture.
!
−1 1
Exercice 81 Soit M = −5 5 .
Montrer que M 2 = 4M . En déduire M 3 puis M 4 , puis M n pour tout entier n ⩾ 1.
1 0 0 0
! 1 0 0
1 0 0 1 0 0
Exemples : I2 = I3 = 0 1 0
I3 =
0 1 0 0 1 0
0 0 1
0 0 0 1
!
2 5
Exercice 82 Soit A = −4 1
. Calculer les produits A I2 et I2 A.
1 1 1
1
Exercice 83 On considère les matrices U = 1 1 1
et V = I3 − U .
3
1 1 1
AB = BA = In
Dans ce cas, cette matrice B est unique et s’appelle matrice inverse de A, notée B = A−1 .
! !
1 2 −1 −2 1
Exemple : Soit A = . Alors A est inversible, avec A = .
3 4 1, 5 −0, 5
! !
2 5 8 −5
Exercice 84 Soit A = 3 8
. Vérifier que B =
−3 2
est l’inverse de la matrice A.
1 2 3 1 −2 −5
Exercice 85 Soit A =
0 1 −1
et B =
0 1 1 .
0 0 1 0 0 1
!
4 1
Exercice 86 On considère la matrice A = 3 2
.
Exercice 89 (
2x + y = 7
a) Résoudre le système d’équations :
−x + y = 1
!
x
b) Écrire ce système sous la forme matricielle AX = B avec X = et A et B deux matrices à
y
préciser.
(
2x + y = a
c) Pour a et b deux nombres quelconques, résoudre le système d’équations : .
−x + y = b
Exprimer les solutions x et y en fonction de!a et b. !
x a
On écrira finalement la solution X = sous la forme matricielle X = A0 B avec B = , en
y b
précisant le matrice A0 .
Quel lien y-a-t-il entre les matrices A et A0 ?
Il reste à démontrer que si det(A) = 0, la matrice n’est pas inversible. On peut le démontrer en passant
par la résolution d’un système de 2 équations à 2 inconnues, système qui n’a alors pas de solution, comme
on va le voir après. □
! ! ! !
−1 0 4 5 2 −6 −0, 5 4
Exercice 90 Soit A = 2 3 , B = 2 3 , C = 3 −9 et D = 0, 25 2 .
Déterminer si ces matrices sont inversibles, et calculer le cas échéant leur inverse. Exercice 91 Soit
! !
5 2 4 3
A= et B = .
−3 −1 2 1
Montrer que A est inversible et calculer son inverse.
Déterminer alors une matrice M telle que AM = B.
Proposition IV.1 (inverse d’un produit) Soient A et B deux matrices inversibles de même taille.
Alors AB est inversible et
(AB)−1 = B −1 A−1 .
Proposition IV.2 (Simplification par une matrice inversible) Soient A et B deux matrices de
Mn (R) et C une matrice inversible de Mn (R). Alors l’égalité AC = BC implique l’égalité A = B.
Pour résoudre des systèmes linéaires, nous avons utilisé trois opérations élémentaires sur les lignes qui
sont :
Définition V.1 Deux matrices A et B sont dites équivalentes par lignes si l’une peut être obtenue
à partir de l’autre par une suite d’opérations élémentaires sur les lignes. On note A ∼ B.
Définition V.2
Une matrice est échelonnée si : le nombre de zéros commençant une ligne croît strictement ligne par
ligne jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des zéros.
Étape 2 :Le choix du pivot est tout fait, on garde a2,2 = 2. On remplace la ligne 3 par L3 ← L3 − L2 . On
obtient
1 2 3 4
A ∼ 0 2 4 6
0 0 0 −2
Cette matrice est échelonnée.
On constate en réalité que les manipulations sur les lignes ne sont guidées que par les coefficients du premier
membre. De plus, est-il utile de réécrire les inconnus de toutes les lignes ? On associe donc à tout système
linéaire le tableau des coefficients des premiers membres (matrice du système) éventuellement complété
par les coefficients des seconds membres (matrice complétée du système) dite aussi matrice augmentée
. On fera les transformations sur les matrices et seulement à la fin du calcul, on reviendra au système pour
interpréter.
puis
2 1 1 7 L1 ← L1
0 1 −5 −7
L2 ← L2 . (7.1)
0 0 12 24 L3 ← L3 − L2
On peut s’arrêter là et calculer à la main x, y et z ou continuer jusqu’à obtenir
z = 24
12
=⇒ z = 2
y = −7 + 5z = −7 + 5(2) =⇒ y = 3
x = 21 (7 − (y + z)) = 12 (7 − (3 + 2)) =⇒ x = 1
On peut aussi continuer par ramener les coefficients de la diagonale de la matrice augmentée (7.1) à 1
1 12 12 7
2 L1 ← 12 L1
0 1 −5 −7 L2 ← L2 .
0 0 1 2 L3 ← 12
1
L3
Puis on fait apparaître des 0 en dehors de la diagonale en commençant par la dernière colonne :
1 1
2
0 52 L1 ← L1 − 12 L3
d’abord sur la troisième colonne : −→ 0 1 0 3 L2 ← L2 + 5L3 .
0 0 1 2 L3 ← L3
1 0 0 1 L1 ← L1 − 12 L2
puis sur la deuxième colonne : −→ 0 1 0 3 L2 ← L2 .
0 0 1 2 L3 ← L3
Donc,
x=1
y=3
z=2
L’ensemble de solutions de ce système est S = {(1, 3, 2)} .
(
2x + y = 1
Exemple V.3 Résoudre le système suivant : En terme matriciel le système s’écrit
3x + 7y = −2
! ! !
2 1 x 1
AX = Y avec A = X= Y =
3 7 y −2
X = A−1 Y
! !
a b −1 1 d −b
si A = alors A =
c d ad − bc −c a
a b
Il faut bien sûr que le déterminant det A = = ad − bc soit différent de 0 . Ici on trouve
c d
! ! !
−1 1 7 −1 −1 1 1 9
A = et X=A =
11 −3 2 −2 11 −7
n o
9
L’ensemble de solutions de ce système est S = ( 11 , − 11
7
) .
! ! !
2 3 8 x
Exercice 92 Soit A = −1 4 , B 7 , et X = y .
Détailler le produit AX et l’équation matricielle AX = B. Résoudre ce système.