Modélisation de nappes avec MODFLOW
Modélisation de nappes avec MODFLOW
FACULTE DE TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT : HYDRAULIQUE
DOMAINE : HYDRAULIQUE
FILIERE : HYDRAULIQUE
OPTION : OUVRAGE HYDRAULIQUE
Mémoire présenté pour l’obtention Du diplôme de Master Académique
Par:
BAHACHE SOUMIA
BOUTCHICHA FATNA
Intitulé
Dirigé par:
Mr. AHHED FERHATI
Je dédie ce travail :
A ma mère
A mon père
Pour tous les sacrifices et le soutien moral et matériel dont ils ont fait preuve
A tous ceux qui m’ont aidé de près ou de loin, je leurs dédie ce modeste
travail.
Soumia Bahache
REMERCIMENTS
la santé, et m’a accordé son soutien durant les périodes les plus difficiles ;
remerciements à toute personne qui m’a aidé de près ou de loin tout au long
de mes études.
tout le temps
de ce mémoire.
L’ensemble des enseignants qui m’ont suivi durant mon cycle d’étude.
III.1.Définition………………………………………………………………………….31
III.2. Cartographie du toit de l’aquifère quaternaire……………………………………31
III.3. Carte piézométrique de l’aquifère quaternaire……………………………………32
III.3.1. Stabilité de la nappe……………………………………………………………..32
III.3.2. Sélection des points d’observation pour la carte de référence…………………..33
III.3.3. Hydrochimie de la nappe quaternaire…………………………………………....33
III.4. Bilan hydrique……………………………………………………………………..33
[Link] de la zone d’étude…………………………………………………...33
III.4.2. L’infiltration……………………………………………………………………..34
III.4.3.L’irrigation……………………………………………………………………….34
[Link] de l’évapotranspiration…………………………………………….....34
III.4.5. Prélèvements anthropiques (domestiques et pastoraux)………………………....35
Introduction générale
La construction du modèle hydrogéologique constitue une part importante de la
modélisation. La principale difficulté étant de représenter fidèlement les écoulements en
simplifiant au maximum le modèle
Le modèle doit répondre à plusieurs exigences :
Flexibilité : le modèle doit pouvoir évoluer pour notamment intégrer de nouveaux
captages d’eau ainsi que de nouvelles chroniques de prélèvements ou même de suivre
une pollution dans la nappe.
Simplicité : le modèle doit simuler les écoulements en étant le plus précis possible tout
en restant le plus simple possible. En effet, le temps de calcul du modèle est
proportionnel à sa complexité. Or on cherche à avoir un outil avec un temps de réponse
rapide et des résultats fiables.
Principe général
Différences finies, qui permet la résolution de problèmes régionaux d’écoulement des
nappes, en une ou deux dimensions, dans des systèmes multicouches ou en trois
dimensions. Toutefois, elle peut représenter les hétérogénéités des propriétés du milieu.
Eléments finis, plus compliquée à utiliser mais tout de même capable de traiter toutes
les directions d’anisotropie. Elle est idéale pour résoudre les problèmes à limites
mobiles, ceux ayant une surface libre et une interface abrupte entre eau douce et eau
salée ou entre deux fluides immiscibles.
Des approches d’éléments aux limites ou d’intégrales de limites ont été proposées dont
l’avantage principal réside en leur précision du calcul qui ne dépend pas de la taille des
éléments utilisés.
Objectifs
Les objectifs de la modélisation sont la quantification des débits naturels transitant dans
la nappe et la connaissance de la distribution des perméabilités permettant la
reconstitution de la piézométrie et ainsi mieux appréhender le fonctionnement
hydrodynamique du système. Dans cette partie, on a tenté de construire un modèle
mathématique de simulation des écoulements souterrains des nappes HODNA ,
d’abord en régime permanent qui participera à la compréhension du fonctionnement du
système aquifère des nappes. Ensuite en régime transitoire avec une simulation d’un
plan de captage d’eau pour l’alimentation en eau potable de la population et l’irrigation
1
Introduction générale
2
Chapitre I: Généralités sur les
milieux poreux et recherche
bibliographique
Chapitre I: Généralités sur les milieux poreux et recherche bibliographique
4
Chapitre I: Généralités sur les milieux poreux et recherche bibliographique
Le sol et le sous-sol ne peuvent contenir de l’eau que s’ils possèdent une porosité
significative. La porosité totale d’un sol ou d’une roche est le rapport du volume des vides et
des interstices (Vv) de cette roche par rapport au volume total de l’échantillon (Vt). La porosité
totale n s’exprime en pourcentage.
𝑉𝑣
𝑛 = (%)
𝑉𝑡
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Chapitre I: Généralités sur les milieux poreux et recherche bibliographique
La porosité est dépendante de la forme, de l’agencement des grains constituant la roche, mais
aussi de leur degré de classement, de compaction, de cimentation. La fracturation et l’altération
par dissolution des niveaux rocheux peuvent également constituer des facteurs favorables au
développement de la porosité (figure 1).
6
Chapitre I: Généralités sur les milieux poreux et recherche bibliographique
𝑀𝑠
𝜌𝑑 =
𝑉𝑇
7
Chapitre I: Généralités sur les milieux poreux et recherche bibliographique
8
Chapitre I: Généralités sur les milieux poreux et recherche bibliographique
La vitesse de circulation de l’eau dans les milieux poreux sont très variables. Elles dépendent
d’un certain nombre de facteurs, dont évidemment la perméabilité de l’aquifère, mais aussi le
gradient hydraulique qui est défini par la déférence d’élévation entre deux points de la surface
de la nappe, divisée par la distance entre ces deux mêmes points, et la viscosité de l’eau.
La loi de Darcy est une loi empirique, obtenue pour un milieu monodimensionnel à travers une
colonne de sable homogène et s’écrit comme suit :
𝑑ℎ
𝑄 = −𝐾×𝐴× ( )
𝑑𝑙
Avec :
Q : Débit
K : Conductivité hydraulique ou perméabilité
A : Aire de la section perpendiculaire à l’écoulement
dh/dl : Gradient de charge hydraulique
Si on divise le débit par la section A, on obtient une vitesse dite vitesse de Darcy ou vitesse de
filtration correspondent à une vitesse fictive puisqu’elle suppose que toute la surface, y compris
la matrice, participe à l’écoulement. La vitesse réelle du courant, u, vitesse de pore est égale à
la vitesse de Darcy divisée par la porosité cinématique.
9
Chapitre I: Généralités sur les milieux poreux et recherche bibliographique
10
Chapitre I: Généralités sur les milieux poreux et recherche bibliographique
La difficulté de la modélisation des nappes souterraines est liée au fait que le matériau n’est pas
homogène [Bradley, 2002]. Les dépôts organiques et les dépôts alluviaux sont mélangés et leur
organisation évolue au cours du temps. De plus, la tourbe a la particularité d’avoir des
caractéristiques hydrauliques variables dans le temps et dans l’espace [Bradley, 1996]. En effet,
la conductivité hydraulique du milieu poreux varie avec la profondeur et la hauteur de la surface
libre.
Plusieurs modèles hydrologiques ont déjà été développés et utilisés dans des contextes de zones
humides. Hydrus 2D est un modèle 2D d’écoulements saturés – non saturés [Joris et
Feyen, 2003]. Appliqué à un transect de zone humide riveraine de la Dijle (Belgique), il a
montré son efficacité à reproduire la dynamique des eaux souterraines. Marthe, développé par
le
BRGM, modélise les écoulements saturés – non saturés à 3D [Weng et al, 2003]. Il a permis
de quantifier les interactions hydrologiques entre la zone humide des marais de Rochefort
(France) et l’aquifère sous-jacent, et de caractériser les flux échangés entre les deux. Wetlands
décrit les écoulements souterrains dans des conditions de saturation du sol et
d’évapotranspiration variable et simule efficacement la variabilité de la surface libre et
l’évolution du niveau d’eau dans le marais [Mansell et al, 2000].
Modflow 3D est un modèle 3D d’écoulement souterrain saturé-non saturé [Saltel. M (2008)]
appliqué à un système d’aquifères profonds des antiformes du sud de Bordeaux. Il a représenté
les échanges entre les 6 aquifères composants ce système. Et il a montré aussi l’impact à grand
échelle de l’implantation de champ captant exploitant la nappe de la base du Crétacé sud sur
ses entourages.
Le modèle SEEP/W résout les équations qui gouvernent le comportement hydraulique des eaux
souterraines en utilisant les méthodes numériques telles que la méthode des éléments finis
(MEF). Elle est très utile pour résoudre les problèmes d'ingénierie environnementale. Ce
logiciel permet de simuler l'écoulement naturel dans les sols composés par un ou plusieurs
aquifères à nappe libre ou confinée, l'évaluation de la migration de contaminants lors d'une
fuite. Les simulations faites par SEEP/W peuvent être en régime transitoire ou permanent.
Plusieurs validations ont été effectuées pour tester le pouvoir de résolution de SEEP/W
[Chapuis et al, 1993; Crespo, 1994]. Ces auteurs arrivent à la conclusion que le logiciel présent
l'avantage d'avoir une bonne résolution à déterminer de nombreux problèmes en hydrogéologie.
Des modèles physiques ont aussi été utilisés, ils consistent en des modèles réduits d'aquifères,
toutefois, dans le cadre de l'étude des interactions entre les écoulements souterrain et en cours
d'eau.
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Chapitre I: Généralités sur les milieux poreux et recherche bibliographique
L’ordre de grandeur des facteurs d'échelles à considérer pose des difficultés techniques
majeures
[Bear, (1979)]. Les modèles physiques sont surtout utilisés pour le développement et la
validation de modèles théoriques à partir d'analyses en laboratoire sur une colonne de sol.
Certains de ces modèles divisent le domaine en éléments homogènes du point de vue
hydrologique [Wanakule (1995)], ce qui permet de tenir compte de la distribution spatiale des
caractéristiques du sol et d'avoir une meilleure approximation de la hauteur de la nappe et des
vitesses d'écoulement sur le bassin. De plus, la distribution spatiale des caractéristiques permet
de simuler différents scénarios de modifications sur le bassin. De façon à prévoir leur impact
sur l'écoulement souterrain.
Ces différents modèles aux approches variées représentent efficacement la dynamique des eaux
souterraines dans des contextes des aquifères.
I.6. La recharge artificielle des nappes alluviales
Le concept de la recharge artificielle des nappes n’est pas récent, il apparu au moment où
commençait à imposer la nécessité de gérer l’ensemble des ressources en eaux superficielles et
souterraines dans le cadre des grands bassins naturels.
Cette technique consiste à introduire de l’eau dans des formations perméables du sous sol par
l’intermédiaire d’aménagements appropriés (les pertes des retenues, canaux, réseaux
d’irrigation en sont exclues). Elle intègre en effet l’idée de ressources supplémentaires
apportées à la nappe et évoque implicitement la réutilisation de ce supplément dans des
conditions de régime et de qualité différentes.
Cette méthode présente un grand intérêt et un large spectre d’application en raison des objectifs
qu’elle permet d’atteindre :
a- Restauration d’un équilibre perturbé et protection contre des perturbations diverses :
- Surexploitation d’une nappe;
- Déviation d’un cours d’eau;
- Intrusion d’eaux salées ou polluées dans la nappe;
- Etc…
b- Amélioration de la qualité des eaux :
- Epuration naturelle des eaux infiltrée (dans des dispositifs superficiels de la recharge
artificielle et à travers la zone non saturée).
- Diminution de la minéralisation des eaux souterraines en réinjectant des eaux douces.
- Régularisation thermique des eaux réinjectées (pour le refroidissement industriel).
- Etc…
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Chapitre I: Généralités sur les milieux poreux et recherche bibliographique
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Chapitre I: Généralités sur les milieux poreux et recherche bibliographique
crayeux est restitué en périodes d’étiage pour augmenter le débit d’étiage de l’Oise d’environ
1m3.s-1.
Réalimentation artificielle des aquifères [Gilli. E, 2008]
La réalimentation artificielle d’une nappe (RAN) implique des déposes d’une ressource en eau
superficielle (cours d’eau ou lac), d’une qualité suffisante pour éviter des traitements préalables
trop coûteux, et d’un débit compatible avec les objectifs de recharges. Le réservoir aquifère doit
de plus obéir à plusieurs contraintes :
Importante tranche de terrains non saturé au-dessus de la nappe pour autoriser le
stockage et permettre l’autoépuration ;
Transmissivité favorable ;
Conductivité hydraulique verticale forte pour faciliter la formation d’une réserve ;
Conductivité horizontale modérée pour permettre la conservation de la réserve
constituée.
Ces paramètres se retrouvent dans les craies et les formations poreuses (sable, gravier).
Les aquifères fissurés et les karsts, dans lesquels l’eau circule trop rapidement, sont
généralement peu favorables à la réalimentation artificielle, mais d’autres méthodes de gestion
active peuvent être développés.
La réalimentation artificielle des aquifères se fait généralement à partir de bassins ou de fossés
d’infiltration (Figure (II-2)), souvent d’un lit de sable. Le taux d’infiltration est compris entre
15 m et 0,1 m /jour selon les installations. Il se situe en général autour d’
1 m/jour. On peut aussi procéder à des aménagements des berges des cours d’eau pour
augmenter la surface de contact avec la formation géologique contenant l’aquifère. Des
barrages de dérivation permettant de diriger l’eau des cours d’eau vers les bassins d’infiltration.
Des barrages gonflables en caoutchouc sont utilisés en Californie (Etats-Unis), pour dériver
vers des bassins d’infiltration d’eau de la rivière Santa Ana et recharger artificiellement un
aquifère alimentant 2 millions d’habitants. 70 % de l’eau prélevée provient de ce dispositif. Les
barrages se gonflés et dégonflés à volonté, en fonction du débit de la rivière et de la turbidité,
afin de ne recueillir que des eaux limpides et éviter le colmatage des bassins.
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Chapitre I: Généralités sur les milieux poreux et recherche bibliographique
Ces actions alternées évitant le colmatage. Cette méthode offre l’intérêt de ne nécessiter que
des espaces réduits contrairement aux bassins ou fossés d’infiltration.
I.6.2. Quelques exemples de la recharge artificielle des nappes dans le monde
Au U.S.A en 1895 : la recharge artificielle s’impose comme un exemple
particulièrement intéressant, les premiers essayes ont apparus à la Californie.
Malgré le recours à la recharge artificielle depuis déjà fort longtemps; jusqu’au années 60, la
quasi-totalité des nappes du sud restaient surexploitées avec des rabattements atteignant les 60
m de profondeurs (le niveau initial se trouvait à 2.5 m sous le sol). Et le biseau salé continuait
à avancer dans la plaine côtière de Los-Angeles jusqu’à plus 1000 m.
Pour pallier à cette situation, il a été décidé vers les années 70, la mise en ouvre progressive et
la gestion rationnelle des ressources en eau de toute la Californie.
Le projet « California water plan » consiste à transférer l’eau du nord vers le sud sur un réseau
de 700 km de long, avec un débit en tête fixé à 850 m3/s. Au niveau de la plaine côtière de Los-
Angeles (au sud) le débit prévu est de 175 m3/s.
En Europe:
1. Aux Pays-Bas, la ville d’Amsterdam est alimentée en eau potable grâce à des lacs artificiels
d’infiltration aménagés dans des dunes littorales et recevant de l’eau du Rhin à raison de 1.5
m3/s après un transfert par conduite de 53 km.
2. En France : La nappe alluviale de la Garonne a fait l’objet d’une recherche expérimentale
prometteuse à la fin de l’année 1995 et au début de 1996. Un volume d’eau de 132 000 m3 à
été injecté à partir d’eau de surface via un fossé d’environ 4 m de profondeur. Les résultats
permettent, selon les niveaux calculés par un modèle numérique monocouche développé aux
déférences finis, d’évaluer un volume disponible de l’ordre de 70 000 à 80 000 m3 un mois
après l’arrêt de l’injection et 20 000 à 30 000 m3 à la fin du suivi soit environ 2 mois plus tard
; ceci réparti sur une superficie environ 1.5 Km2. [David et al ,1995)]
Au Maghreb :
La recharge artificielle est utilisée au Maroc sur plusieurs sites (Tanger, nappe de Haouz…)
et plusieurs auteurs ont essayé d’étudier la possibilité de cette technique.
- L’étude de faisabilité de la recharge artificielle du complexe « Alluvions-Calcaires » draine
par l’oued Tagmoute est basée sur une modélisation mathématique des débits a différentes
périodes de retour. Le calcul des volumes infiltrés en absence et en présence du barrage a été
fait par le logiciel ECRET qui a permis d’estimer l’apport en eau vers la nappe. Le
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Chapitre I: Généralités sur les milieux poreux et recherche bibliographique
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Chapitre I: Généralités sur les milieux poreux et recherche bibliographique
El Hachem dont le volume total infiltré est 52,3 m3, soit une infiltration de 10,87% du
volume lâché [Remini. B, 2005].
Kadri e Al: Dans le cadre d’un projet de recherche « Réalimentation artificielle de la
nappe de Sébaou à partir du barrage de Taksebt – exploitation, gestion et protection »
un modèle de simulation numérique de la recharge artificielle a été établi, il nous donne
l’évolution dans le temps de l’échange d’eau de la nappe avec le domaine extérieur
pour différents types de recharge. Ce modèle peut être utilisé pour la simulation de la
recharge d’une nappe réelle et tient compte de la différence de perméabilité du sol
[Kadri et Al, 2005, 2006]
Lagha-Bouzid. S : En 2000 elle a proposé une étude de faisabilité de la recharge pour
la nappe de Metidja et la technique proposée est l’implantation des bassins
d’infiltration au Sud
Ouest de la plaine de Metidja au niveau de la vallée de l’Oued Chiffa. Il a proposé un
dispositif de 10 bassins, disposé côte à côte suivant un alignement parallèle à l’oued à
une distance comprise entre 700 à 1000 m. Le débit d’infiltration est estimé à 40 m3
/jour par mètre linéaire. Mais ce dispositif demande une station de pompage pour
pomper l’eau dans l’oued et alimenter les bassins d’infiltration. [Lagha-Bouzid. S,
2000].
Seghir. K : Elle a présenté les résultats d’une étude de faisabilité de la technique de la
recharge artificielle des nappes dans la région de Tébessa à travers une communication.
Elle est basé sur l’augmentation de l’infiltration efficace du sol du site en question par
des bassins d’infiltration et galeries verticales de profondeur 30 m remplies par des
graviers (Ø2-5 mm) avec l’implication des matériaux synthétiques. [Seghir. K, 2008]
17
Chapitre II : Etude physico-
géographique et climatique du
bassin versant du Hodna
Chapitre II : Etude physico-géographique et climatique du bassin versant du
Hodna
19
Chapitre II : Etude physico-géographique et climatique du bassin versant du
Hodna
Une pente provoque un écoulement très rapide donc un temps de concentration très cours ce
qui donne une montée très rapide de la branche de crue ; ainsi elle facilite le choix du site des
barrages et des retenues.
II.1.2.2 La plaine
Cette zone plutôt plate à relief peu accusé occupe la plus grande partie du bassin versant, la
cuvette du Hodna a une superficie de 8500 km2 avec des plaines coincé à l’Est et au Nord de
Sebkha, au Sud des monts du Hodna et à l’Oust des monts des Aurés d’altitude varie entre 420
et 800 m. Elles communiquent au Nord-est avec les hautes plaines constantinoises (800 à 1100
m d’altitude) par un étroits couloire et à l’Ouest, avec les hauts plateaux algérois (800 à 1200
m) par la plaine alluviale de l’oued El leham (Seddi ,2012).
Les dépôts accumulés dans cette plaine sont composés dans l'ensemble, de sable, gravier, et de
limon, résultants de la charge solide des oueds qui perdent leur compétence avant d'atteindre
les lacs salés, Ce terrain est utilisé pour les activités agricoles saisonnières (Belagoune, 2012).
OUED EL HAM: qui est le plus cours d’eau dans le bassin, il prend naissance du Djebel
2
Dira (Wilaya de Médéa), son bassin Versant a une surface atteignant 6130 km où il
3
fournit un apport moyen annuelle de 44.4 hm .
OUED K'SOB: il prend source dans les monts de Boutaleb où il draine un bassin versant
comprend la plaine de Medjana dans les environs de BBA et les bordures Nord du
Maadhid. Il creuse une vallée étroite et descend dans le bassin du Hodna par deux cluses
successives, au défilé de Medjèz et au pied du Kef Matrek à travers des roches de
calcaires noir excessivement dures.
OUED BARIKA: ses premières eaux viennent de Djebel Hadjret El Bida (2 178 m) et
continue son parcours au Sud-ouest avec un réseau hydrographique couvrant la totalité
du bassin versant ; il reçoit plusieurs affluents dont les plus importants sont " Oueds :
Khelid, Akheri, Merzoug, ElMerdja, Gouriane, Tabeggart, ElMelah". Il collecte un
apport annuel de 35.5 hm3.
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Chapitre II : Etude physico-géographique et climatique du bassin versant du
Hodna
OUED BITAM: Il se situe dans la partie Est du bassin, il départ dans un petit bassin
particulier au Sud-est de la dépression du chott El Hodna et que l'on appelle « le petit
chott ».
OUED LOUGMAN: il descend du Djebel Kteuf (1 860m d’altitude), c'est un torrent
rapide qui reçoit les eaux de montagnes boisées.
Au sud, on trouve Oued Boussaâda avec un apport de 15 hm3/an, Oued Chair (leur vallée
creuse les monts d’Ouled Nayl) et Oued EL Melh drainent les eaux des versants de
l’Atlas Saharien.
On trouve aussi Oued Chellel : ses affluents descendent des montagnes Nord-Ouest qui
sont à des grandes altitudes, Oued Barhoum qui prend ses sources dans Djebel
Boutaleb.
II.3 Hydrogéologie
Dans ce vaste bassin, le sous-sol renferme beaucoup de formations aquifères réparties en
plusieurs niveaux, depuis le jurassique jusqu’au quaternaire. Ces formations aquifères
affleurent plus ou moins largement sur les reliefs contournant le bassin du Hodna.
La communication de loin ou de près des aquifères s’équilibre au sous-sol du Hodna dans les
eaux dans les deux nappes de grande étendue qui se superposent : La nappe phréatique et la
nappe en charge (captive) du Hodna. Elles communicantes entre elles en fonction de la
différence de leur charge et de la transmissibilité du terrain intercalaire.
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Chapitre II : Etude physico-géographique et climatique du bassin versant du
Hodna
II.4 Sources d'eau
Les sources de Chellal a l'Ouest du chott se situent sur la bordure Sud du Synclinal de
M'sila, leur débit est inferieur a 10 1/s. La plupart d'entre-elles provient de 1'aquifère Albo-
Aptien, leur concentration dépassant rarement 2 g/l. Les autres sources, probablement d'origine
Cénomanienne, ont une concentration qui dépasse 3 g/1, leur facies chimique est
Chlorure sodique».
Ces sources, vraisemblablement des exécutoires de la nappe captive, provoquent un gonflement
de la nappe phréatique. Autour d'elles, les terrains sont généralement sales et la surface irrigable
est très limitée.
II.5. 1 La pluviométrie
L’information pluviométrique est un paramètre plus important dans la connaissance
préliminaire de la nature de la transformation pluie – débit (générateur de l’écoulement).
La précipitation moyenne annuelle est variable sur le Hodna, elle est à moins de 200 mm au
niveau de la zone plus basse (du Chott, à 400 m d’altitude) et passe de 600 à 700 mm dans les
plaines et les zones hautes à 1800 m d’altitude environ.
23
Chapitre II : Etude physico-géographique et climatique du bassin versant du
Hodna
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Chapitre II : Etude physico-géographique et climatique du bassin versant du
Hodna
Tableau II.1 Coordonnées des stations pluviométriques et car actér ist iqu es climatiqu es du
bassin versant du Hodna.
Code Nom de la coordonnées Altitude Période La pluie (mm)
Station X Y exploitable
79
BARRAGE 2003
OUADAH 2006
2008
AIN 2008
2004
(Source A.N.R.H.)
La neige couvre les monts du Honda de 20 à 30 jours par an, cette variabilité est liée en partie
à la diminution de la température avec l’altitude. Elle ne tombe que exceptionnellement dans
la cuvette (à M’sila une fois en 1913 ,1959 et en janvier 1971) (A.N.R.H.).
25
Chapitre II : Etude physico-géographique et climatique du bassin versant du
Hodna
Tableau II.2 Nombre de jours de neige dans le Hodna.
II.5. 3 Température
Les températures moyennes varient en fonction de l’altitude et des conditions locales qu’influe
sur l'évaporation par la réduction de la lame d’eau ruisselée (le déficit d'écoulement).
Dans le bassin de Hodna les températures maximales moyennes suivent en général une
répartition géographique : en plaine entre 24°C et 27 °C, dans les hauts plateaux et dans les
zones d’altitude entre 19°C et 21°C. Les températures minimales moyennes varient entre 9°C
et 12°C et entre 6°C et 9°C en plaine et en altitude respectivement.
Le gradient thermique annuelle en fonction de l’altitude est de 0,75°C pour une augmentation
de 100 m d’altitude, comparé au gradient moyen admis en Algérie qui est de 0,55°C/100m
(Bouthelja, 2005).
Pour mesurer ce facteur on trouve 5 stations qui sont : M’sila, Barika, Boussaâda, Sidi Aissa et
Bordj Bou Arreridj.
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Chapitre II : Etude physico-géographique et climatique du bassin versant du
Hodna
Des températures inferieures à 0°C sont enregistrées pendant les mois de décembre, janvier,
février et mars à M’sila, Boussaâda et Guelalia, à partir de novembre à Barika. Les mois les
plus chauds sont juillet et août pour ces quatre stations.
Tableau II.3 Les valeurs de la température de quelques stations dans le bassin du Hodna.
Ressource (A. N. R. H)
II.5. 4 L’humidité relative
L’humidité relative est le rapport entre la pression partielle de la vapeur d’eau à l’air humide et
à la pression de saturation, à la même température, qui joue un rôle très important sur
l’évaporation.
D’après l’observation sur le bassin de Hodna on trouve que l’humidité varie pendant l’année
entre un maximum de 82 % en novembre et décembre et minimum de 37 à 42 % en juillet et
août (ANRH 1974).
II.5. 5 L’évaporation
L’évaporation est un élément influencé par la température de la région, elle favorise le déficit
d’écoulement.
L’évaporation annuelle est de 2 548 mm/an à la station de BBA et de 3 106 mm/an à Ghazel.
Par les mesures successives de l’évaporation dans quelque station de ce bassin les valeurs
minimums et maximums des moyennes mensuelles sont entre 73.2 et 89 mm en décembre et
entre 446 et 399 mm en juillet. L’évaporation est supérieure pendant la saison estivale à BBA
qu’à Ghazel (M’sila).
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Chapitre II : Etude physico-géographique et climatique du bassin versant du
Hodna
Tableau II.4 Les valeurs de l’évapotranspiration potentiel de quelques stations du Hodna.
M’sila 1290
Barika 1243
Guelalia 1334
II.6 La végétation
La végétation joue un rôle essentiel dans la protection du sol de forte activité, elle exerce une
protection mécanique directe sur l'écoulement fluvial, en diminuant la force vive des eaux et en
favorisant leur infiltration, cette résistance à l'écoulement est d'autant plus grande que le couvert
végétal est plus dense.
La couverture végétale d’un bassin versant est un facteur important de l’écoulement et de
l’érosion hydrique donc on peut classer par ordre de densité.
En ce qui concerne le bassin du Hodna, qui est bio-géographiquement un représentant assez
particulier du milieu steppique, on distingue :
Des superficies forestières dominantes Djebels Messaad (33 81 ha), Medjedel (16 321
ha), Slim (14 916 ha), Maadhid (6 448 ha), Hammam El Dalaa (16 819 ha), Bou Saada
(3 739 ha) à base de Pin d’Alep et Genévrier de Phoenicie. (D. de planification de
M’sila, 2005)
Des superficies agricoles dans la plaine de M’sila qui propice aux cultures maraîchères
(15 125 ha), aux céréales (741 945 ha) et les arbres fruitiers (14 170 ha).
Dans la région du Chott, on remarque des communautés steppiques présentées par 550
taxons recensés tel que des espèces endémiques (saccoralyx saturoides…) qu’on ne
trouve que dans cette région (Kaabeche, 1990).
28
Chapitre III : L’aquifère
phréatique quaternaire
Chapitre III : L’aquifère phréatique quaternaire
III.1.Définition : Un aquifère est un sol ou une roche réservoir originellement poreuse ou fissurée,
contenant une nappe d'eau souterraine et suffisamment perméable pour que l'eau puisse y circuler librement
Figure (III.1) : carte topographique issue d’une interpolation par krigeage de points cotés (ronds
noirs).
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Chapitre III : L’aquifère phréatique quaternaire
Figure (III.2) : Carte topographique 3D issue d’une interpolation par krigeage de points cotés.
32
Chapitre III : L’aquifère phréatique quaternaire
Schneider (1968) et confirmées par l’ORSTOM (Chouret et al. 1977), avaient un impact réel sur
nos mesures interannuelles, ou bien si, au contraire, leurs amplitudes pouvaient s’inscrire dans
l’intervalle de nos incertitudes piézométriques.
III.3.2. Sélection des points d’observation pour la carte de référence
Nous nous sommes astreints à choisir l’année comportant la meilleure répartition géographique des
points d’observation que nous avons ensuite complétés, dans les zones de faible densité de mesures,
par des points issus d’autres campagnes.
Même si la carte obtenue n’est pas aussi détaillée que les cartes déjà existantes, nous savons où se
situent les approximations et comment ont été obtenus les résultats.
III.3.3. Hydrochimie de la nappe quaternaire
On dispose de vingt-huit analyses d’eau de la nappe quaternaire, bien réparties sur le terrain étudié,
effectuées au laboratoire d’hydrochimie de l’ANRH. L’étude hydro chimique de ces eaux s’est basée
sur :
Les mesures des paramètres physico-chimiques notamment la conductivité électrique, la dureté et le
potentiel hydrogène (pH).
Les analyses chimiques à base de la titrimétrie au laboratoire.
L’interprétation des résultats des analyses pour les échantillons prélevés au niveau des ouvrages
captant cet horizon aquifère.
III.4. Bilan hydrique
[Link] de la zone d’étude
La région de M’Sila se trouve piégée dans un système hydrographique endoréique appartenant au grand
bassin Algérois-Hodna. La région est caractérisée par un climat aride à semi-aride, avec des
précipitations moyennes annuelles de l’ordre de 215 mm et une température moyenne annuelle de 19°C.
2 L’évapotranspiration réelle moyenne annuelle est de l’ordre de 197 mm soit 92 des précipitations.
Le déficit agricole annuel est de l’ordre de 728 mm pour la station de M’Sila qui se trouve à l’intérieur
du bassin (Amroune 2008). Actuellement, les principales formations aquifères sont les niveaux
appartenant au Mio-Plio-Quaternaire formant le cœur de la plaine de M’Sila. Cet aquifère est captif,
constitué essentiellement des sables, graviers, galets et des conglomérats et présent dans l’ensemble de
la cuvette (IFES 2006). Ces formations composent deux niveaux aquifères séparées par un niveau à
dominance argilo-marneuse. Le substratum de ces formations est formé par des marnes gypseuses du
Miocène, avec par endroit des niveaux plus anciens (Crétacé supérieur et Crétacé inférieur) remontés au
moyen de failles. Les marnes et les argiles plongent globalement du nord au sud, en profondeur sous le
Chott (Kieken 1970). Durant les trois campagnes piézométriques qui ont été effectuées durant l’année
2012 (Juin, septembre et décembre), la nappe a gardée la même structure (Amroune 2008). Cet état est
caractérisé par la présence d’une dépression piézométrique au centre de la plaine où l’activité agricole
est intense. Cet aquifère est caractérisé par une transmissivité qui varie entre 8·10-5 et 2·10-2 m 2 ·s -1.
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Chapitre III : L’aquifère phréatique quaternaire
Un coefficient d’emmagasinement qui varie entre 10-5 à 10-4 caractérise cette nappe captive
(Benabderrahmane 1988).
III.4.2. L’infiltration
La réalimentation des aquifères ou infiltration résulte naturellement d'un processus hydrologique par
lequel les eaux de surface percolent à travers le sol et s'accumulent sur le premier horizon imperméable
rencontré (banc d'argile ou de marne) ; elle peut aussi être assurée artificiellement par des puits filtrants.
Ce processus s'amorce généralement à partir de la zone vadose, sous la pédosphère où les racines des
végétaux captent encore l'essentiel de l'eau interstitielle. La réalimentation est caractérisée par le débit de
filtration alimentant le toit de l'aquifère.
Les nappes aquifères sont naturellement réalimentées par les précipitations et fonte des neiges et, à un
moindre degré, par les écoulements de surface (rivières et lacs) ; mais cette réalimentation peut être
affectée par les activités anthropiques comme l'imperméabilisation des sols, les défrichements ou
l’exploitation forestière : elles s'accompagnent de la destruction de la couche humique, ce qui réduit
l'infiltration, favorise le ruissellement et ralentit la recharge des nappes. L'exploitation des aquifères,
particulièrement pour l’irrigation, peut aussi abaisser le niveau des nappes. La réalimentation des nappes
est importante pour gestion durable de la ressource en eau, puisqu’à long terme le débit soustrait à
un aquifère va cesser de compenser les pompages.
L'infiltration contribue aussi à faire migrer les nitrates et autres sels qui finissent par saturer la
pédosphère, vers les couches de sol plus profondes, voire dans les aquifères. Les racines des arbres
piègent l'eau et en renvoient une partie vers l'aquifère, au détriment du ruissellement 1.
Les crues augmentent temporairement la perméabilité du lit majeur en chassant les silts vers l'aval, et
contribuent ainsi à faciliter la réalimentation de l’aquifère.
III.4.3.L’irrigation
La recharge de la nappe d’Avignon est assurée, pour une grande partie, par l’irrigation gravitaire
(canaux alimentés par la Durance) avec des volumes dérivés très supérieurs aux besoins des plantes. Les
agriculteurs sont donc loin d’être les seuls bénéficiaires du système d’irrigation. La quantification et la
localisation de cette recharge sont indispensables pour évaluer l’impact de la diminution des surfaces
agricoles et d’une gestion des ressources en eau adaptée aux éventuels changements climatiques. Nous
présentons ici les résultats préliminaires de cette étude (bilan irrigations, déprise agricole,
hydrodynamisme de la nappe et traçage isotopique) qui devrait déboucher sur un modèle permettant de
simuler cette évolution
[Link] de l’évapotranspiration
L'évapotranspiration, combinaison de la transpiration de la végétation et de l'évaporation du sol, est la
quantité d'énergie cédée à l'atmosphère par le continuum sol-plante sous forme de vaporisation de l'eau
liquide contenue dans le sol ou la plante. D'une manière générale, l'évapotranspiration d'une surface peut
être reliée à la température de cette surface par l'intermédiaire du bilan d'énergie
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Chapitre III : L’aquifère phréatique quaternaire
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Chapitre IV : Modélisation et
simulation numérique par
Modflow
Chapitre IV : Modélisation et simulation numérique par Modflow
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Chapitre IV : Modélisation et simulation numérique par Modflow
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Chapitre IV : Modélisation et simulation numérique par Modflow
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Chapitre IV : Modélisation et simulation numérique par Modflow
Avec :
- Qriv est le flux passant à travers le niveau d’infiltration en m3.s-1.
- hnappe est le niveau de la nappe.
- hriv est le niveau d’eau dans la rivière.
IV.3.3. Charge initiale
Pour faire tourner le modèle, Modflow requiert des conditions initiales de charge hydraulique.
La définition des charges initiales n’a pas le même sens si l’on se trouve en régime permanent
ou en régime transitoire. Pour une solution en régime permanent, le modèle nécessite une
bonne approximation des charges hydrauliques initiales. Pour une solution en transitoire,
Modflow permet l’importation de résultats de simulation en régime permanent comme charges
initiales en régime transitoire.
L’incertitude sur les conditions initiales peut conduire à une impossibilité de calibrer le
modèle dans les premiers pas de temps de la simulation et peut empêcher la convergence de la
solution du modèle ou encore conduire à un assèchement inutile des cellules.
IV.4. Le modèle
(1) de calculer la position de la surface libre de la nappe d'eau souterraine pour différentes
périodes correspondant à différentes conditions de recharge appliquée dans le temps,
Et (2) de calculer la vitesse et les directions d'écoulement souterrain et d'évaluer les débits
d'entrée (recharge) et de sorties (écoulement aux brèches et infiltration à la nappe) pour ces
mêmes périodes.
Plusieurs paramètres d'entrée sont nécessaires au modèle. Les premiers paramètres requièrent
une connaissance approfondie de la physique du terrain. Ceux-ci comprennent les élévations
des différents constituants compris dans le système, les élévations de la surface libre de la
nappe d'eau dans ces domaines et la localisation des discontinuités, telles les brèches et
rivières. Les autres paramètres sont reliés aux caractéristiques physiques des domaines telles
que la porosité efficace et la conductivité hydraulique telles que décrites par de Marsily
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Chapitre IV : Modélisation et simulation numérique par Modflow
(1981). Pour tous ces paramètres, le modèle accepte soit une seule valeur représentant de
façon homogène chacun des domaines, soit un champ de valeurs pour chaque domaine. Enfin,
les conditions météorologiques doivent être connues afin d'évaluer la recharge pour chaque
période pour laquelle on veut obtenir les hauteurs d'eau de la nappe. Pour pouvoir utiliser le
modèle on doit d'abord définir le système: le nombre de couches, les dimensions des cellules
ainsi que les modules utilisés. Le modèle est facile d'utilisation et les questions sont posées
clairement.
Avec :
de côté (1600 mailles). Notre étude ne nécessite pas une précision importante sur les résultats des
calculs. Nous considérons donc les caractéristiques hydrodynamiques (par exemple perméabilité,
piézométrie) comme constants sur chaque maille.
IV.4.2.2. Limites géologiques
Les limites géologiques de la nappe sont constituées latéralement par les affleurements de roches
cristallines pouvant être considérées comme imperméables par comparaison avec les roches
sédimentaires adjacentes.
IV.4.2.3. Le mur
L’aquifère quaternaire repose sur les argiles pliocènes imperméables, le mur représente une limite
à flux nul, sans échange par drainance avec un niveau aquifère plus profond. L’aquifère est par
conséquent modélisé en système monocouche. La morphologie de cette surface a été interpolée
afin d’obtenir une altitude pour chaque maille du modèle.
Figure (IV-3): carte 3D, interpolée par krigeage, du mur des sables du Pléistocène
Inférieur.
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Chapitre IV : Modélisation et simulation numérique par Modflow
IV.4.2.4. Le toit
A l’échelle de la zone, la nappe phréatique est considérée comme libre, les lentilles silteuses
susceptibles de la mettre en charge sont généralement d’extension restreinte. Par conséquent, la
limite du toit de l’aquifère correspond à la surface du sol et n’a pas d’importance dans le modèle
du moins tant que la piézométrie modélisée n’atteint pas la surface du sol. Puisque nous avions
interpolé la topographie afin d’obtenir des hauteurs piézométriques absolues, nous avons attribué
à chaque maille du modèle une hauteur de toit conforme à la réalité.
IV.4.2.5. Conditions de flux
Cette limite représente une condition de flux nul pour l’aquifère phréatique. Elle est représentée
sous forme de cellules inactives qui n’interviennent pas dans les calculs.
Figure (IV-4) : maillage du model, avec la représentation des lignes de flux nul (lignes de partage
des eaux), des limites de potentiel et des limites géologiques.
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Chapitre IV : Modélisation et simulation numérique par Modflow
𝑄 = 𝐶 . (𝑅𝐸 − 𝐵𝐸 ) 𝑄 = 𝐶 . (𝑅𝐸 − 𝑃𝑍 )
Avec :
C : conductance du milieu m3/jour
RE : niveau de la rivière m
BE : niveau du fond de la rivière m
PZ : niveau statique m
Le débit échangé est contrôlé indirectement en fixant la valeur de la conductance. Celle-ci est
approchée de façon empirique selon la relation :
( 𝐾𝑍 ∗ 𝑆)
𝐶 =
𝑒
Avec :
Kz : perméabilité verticale e : épaisseur colmatée
S : surface de contact par maille
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Chapitre IV : Modélisation et simulation numérique par Modflow
L’estimation de ces trois variables est extrêmement subjective. De ce fait, le but n’est pas
d’obtenir uniquement des valeurs, mais plutôt de restituer une gamme de variations cautionnée par
une réalité physique justifiable et observable sur le terrain.
[Link] initiales
Emmagasinement :
En régime permanent ce paramètre n’intervient pas ; par conséquent sa valeur exacte importe peu.
Perméabilité :
La plupart des essais de pompage ne sollicitent qu’une partie de l’aquifère ce qui empêche d’en
déduire une valeur de la transmissivité moyenne de toutes les couches traversées. Les
transmissivités connues ne sont donc qu’apparentes et uniquement représentatives des couches
supérieures de l’aquifère.
Recharge :
Nous n’avons aucune donnée en ce qui concerne les flux susceptibles d’être transférés vers la
nappe.
En ce qui concerne les flux sortants, la formule de Coudrain-Ribstein (1997) nous assure une
limite supérieure pour l’exfiltration en fonction de la position de la surface de la nappe sous le sol,
mais ceci ne concerne que l’évaporation et pas la transpiration par les plantes.
IV.5. Résultats de la modélisation
IV.5.1. Simulation en régime permanent
Après avoir introduit toutes les données nécessaires dans le modèle. Une phase de simulation
en régime permanent a été réalisée à partir des données (prélèvements, recharge, Bcharges
initiales et les points d’observation). Cette première étape de modélisation a plusieurs objectifs:
S’assurer du bon fonctionnement du modèle après les modifications apportées à la
géométrie sur la zone d’étude.
Retranscrire au mieux le comportement de la nappe;
Ajuster les paramètres hydrodynamiques.
Du fait de l’exploitation importante de la nappe, il n’est pas possible de considérer l’existence
d’un régime permanent au sein du complexe aquifère. Le régime permanent correspondrait à
l’état initial du système avant tout soutirage pour lequel les données sont trop fragmentaires.
Bien que la comparaison d’un régime pseudo-stabilisé (modélisation) et d’un régime non
stationnaire (valeurs observées) reste sommaire, cette étape permet une première évaluation du
modèle avant le passage au régime transitoire.
Après avoir tourné le modèle en régime permanent.
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Chapitre IV : Modélisation et simulation numérique par Modflow
Figure (IV-6) : Grid d’un modèle de bassin versant Hodna par Modflaw.
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Chapitre IV : Modélisation et simulation numérique par Modflow
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Chapitre IV : Modélisation et simulation numérique par Modflow
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Chapitre IV : Modélisation et simulation numérique par Modflow
Figure (IV-11) : Courbe représenté le changement de tête résiduel et max par rapport au
nombre d’itération par Modflow.
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Chapitre IV : Modélisation et simulation numérique par Modflow
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Chapitre IV : Modélisation et simulation numérique par Modflow
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Chapitre IV : Modélisation et simulation numérique par Modflow
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Chapitre IV : Modélisation et simulation numérique par Modflow
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Conclusion Générale
Conclusion Générale
Les changements climatiques observés ces dernières années ont affecté sérieusement sur les
ressources en eau aussi bien en quantité qu’en qualité, son état risque de se détériorer si des
mesures fermes ne soient pas prises à temps.
La recharge naturelle est directement liée aux précipitations et aux ruissellements des eaux
superficielles engendrées par les pluies orageuses.
Pour profiter de ce volume considérable des eaux de surface, nous avons essayé de simuler la
recharge artificielle de la nappe de HODNA par différents procédés : injection, ruissèlement
et lâchers.
Une modélisation est accomplie sur l’ensemble de la nappe, via le logiciel Visual Modflow
(3.0), afin de tester le schéma de fonctionnement obtenu à travers l’analyse de données, et de
quantifier le sens et l’intensité des échanges des nappes.
Bien que le calage effectué en régime permanent, a pourtant conduit quelquefois à utiliser des
conductivités hydrauliques, plus importantes que celles mesurées, à une échelle très locale sur
les sites. Les simulations effectuées en régime transitoire, permettent de bien se rendre compte
de la dynamique des nappes face à l’accroissement des débits prélevés aux différents forages.
La recharge artificielle des nappes constitue le meilleur moyen de stocker l’eau, elle permet
aussi d’éviter des pertes considérables par le phénomène d’évaporation et par envasement et
d’avoir une eau de meilleure qualité.
Enfin, les résultats obtenus à l’issue de la simulation des écoulements par ce modèle,
pourraient constituer, la base d’une réflexion pour poursuivre nos investigations, dans le cadre
de nos recherches.
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