Nombres Complexes : Concepts et Propriétés
Nombres Complexes : Concepts et Propriétés
NOMBRES COMPLEXES
Remarques
IL
Exemples
z = 3 − i ; z = 15 + 3i ; z = 4 ; z = −9i.
b) Propriétés
Soit z un nombre complexe tel que z = a + ib.
. z ∈ R ⇐⇒ z = z.
. z ∈ iR ⇐⇒ z = −z.
. z.z = a2 + b2 .
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NOMBRES COMPLEXES
Remarque
A
Soit z = a + ib un nombre complexe ; z est nul si et seulement si a = b = 0
G
N
A
z a1 a2 + b 1 b 2 a2 b1 − a1 b2
= 2 2 +i
z 0 a2 + b 2 a22 + b22
Exercice
−1 3−i
Écrire les nombres complexes suivants sous la forme algébrique : z1 = ; z2 = .
2i 4 + 3i
−→
. L’axe (O; OI ) est appelé l’axe réel ;
−−→
. L’axe (O; OJ ) est appelé l’axe imaginaire.
9.3.1 Définition
LE
On√appelle module du nombre complexe z, le nombre réel positif noté |z| défini par :
IL
|z| = zz. √
H
Si z = a + ib, |z| = a2 + b2 .
C
|z| = OM
A
9.3.2 Propriétés
Soit z un nombre complexe non nul ; on a :
. |z| = |z|.
. |z| = 0 ⇐⇒ z = 0.
. |Re(z)| ≤ |z|.
. |Im(z)| ≤ |z|.
. |z1 .z2 | = |z1 |.|z2 |.
z1 |z1 |
. = .
z2 |z2 |
. |z n | = |z|n ; n ∈ N∗
. |z1 + z2 | ≤ |z1 | + |z2 |.
A
−→ −−→
On a Arg(z) = θ = ( OI ; OM )[2π]
G
a b
N
cos θ = et sin θ =
|z| |z|
A
-Y
9.4.2 Propriétés
LE
.
π
. argz = [2π] ⇐⇒ z ∈ iR∗+ .
2
π
. argz = − [2π] ⇐⇒ z ∈ iR∗− .
2
. = argz1 + argz2 [2π].
arg(z1 .z 2 )
z1
. arg = argz1 − argz2 [2π].
z2
. arg(z n ) = nargz[2π], n ∈ N∗ .
A
G
N
A
-Y
LE
Définition
Soit z un nombre complexe non nul de module r et d’argument θ.
On appelle forme trigonométrique du nombre complexe z l’écriture : z = r (cos θ + i sin θ).
Remarque
La forme trigonométrique du nombre complexe conjugué de z est : z = r [cos(−θ) + i sin(−θ)].
Remarque
La forme exponentielle du nombre complexe conjugué de z est : z = re−iθ .
A
2i 2i 2i G
N
9.5.7 Formule du binôme de Newton
A
-Y
n
(a + b)n = Cnk ak bn−k .
X
k=0
LE
IL
9.5.8 Linéarisation
H
Pour Linéariser cosn θ et sinn θ (n ∈ N) on peut utiliser le procédé, mettant en jeu les
C
Exercice
Linéariser les expressions suivantes
1. Exprimer cos 3x et sin 3x en fonction de cos x et sin x.
2. Exprimer cos3 θ sin5 θ en fonction de cos x et sin x si possible.
!
a − b i( a+b )
eia + eib = 2 cos e 2
2
a+b
ei( )
a−b
D’où eia + eib = 2 cos 2
2
a+b
eia − eib = ei( 2 ) × ei( a−b a+b a−b
2 ) − ei( 2 ) × e−i( 2 )
ia ib i( a+b
2 ) i( a−b
2 ) −i( a−b
2 )
e −e = e e −e
!
ia a − b i( a+b )
ib
e − e = 2i sin e 2
2
a+b
ei( )
a−b
D’où eia − eib = 2i sin 2
2
A
ϕn = r ϕ = n r
G
Par comparaison k ∈ Z =⇒ k∈Z
nφ = θ + 2kπ φ = θ + 2kπ
N
n n
A
√ √
" # " ! !#
n θ 2kπ θ 2kπ θ 2kπ
zk = r; + = n r cos + + i sin + , ∀ k ∈ {0; 1; · · · ; (n − 1)}
LE
n n n n n n
IL
Remarques
H
C
2kπ
. Si Z = 1, on parle des racines nième de l’unité qui sont de la forme zk = e n .
A
Exercice
1. Trouver les racines cubiques de l’unité.
2. Trouver les racines cubiques de u = 1 + i
2 2
x − y
=a
z2 =Z ⇐⇒ (x + iy)2
= a + ib =⇒ x2 + y 2 = |Z| (S)
2xy = b
La résolution du système (S) permet de trouver deux nombres complexes conjugués z1 et z2 ;
racines carrées du nombre complexe Z.
Exercice
-Y
avec a , 0.
Pour résoudre cette équation, on calcule le discriminant ∆ et deux cas peuvent se présenter :
. si ∆ ∈ R, on se ramène au cas précédent.
. si ∆ ∈ C, on cherche les racines carrées δ1 et δ2 du discriminant
∆.
z = −b−δ1 z = −b−δ2
1 2a 1 2a
L’équation admet deux solutions complexes telles que : −b+δ1 ou −b+δ2
z2 = 2a z2 = 2a
Exercice 1
Résoudre dans C les équations suivantes :
(E) : z 2 − 5iz − 6 = 0 ; (E 0 ) : (−2 + i)z 2 + (4 − 5i)z + 3 − i = 0.
Exercice 2
√
3
Soient les nombres complexes suivants z1 = i et z2 = 21 + i 2 .
1. Calculer |z1 | × |z2 |.
z1 + z2
2. (a) Calculer Z = .
1 + z1 × z2
(b) Écrire Z sous la forme algébrique.
Exercice 3
Résoudre dans C chacune des équations suivantes : z + 2z − 1 + 2i = 0 ; z + 2z = 4 + i et
4z 2 + 8|z|2 − 3 = 0.
A
Une équations du troisième degré dans C d’inconnue z est une équation de la forme :
G
(E) : az 3 + bz 2 + cz + d = 0 où a, b, c et d des nombres complexes avec a , 0.
N
A
b) Résolution
-Y
La résolution d’une équation du troisième degré dans C nécessite la connaissance d’au moins
LE
une de ses racines appelée racine évidente souvent notée z0 , ainsi l’équation peut s’écrire sous
la forme : (z − z0 )(az 2 + αz + β) = 0 où a, α et β sont des nombres complexes (a , 0)
IL
. Méthode de Hörner ;
C
. Méthode de Hörner
Si z0 une solution de l’équation az 3 + bz 2 + cz + d = 0 où (a, b, c, d) ∈ C4 et a , 0
alors l’équation peut s’écrire : (z − z0 )(az 2 + αz + β) = 0 où (a, α, β) ∈ C3 et a , 0
a b c d
z − z = 0 (1)
0
z0 ↓ az0 αz0 βz0 on a : 2
× a α = b + az0 β = c + αz0 d + βz0 = 0 az + αz + β = 0 (2)
2
peut s’écrire sous la forme : (z − z0 )(az + αz + β) = 0
Alors (E)
z − z = 0 (1)
0
on a : 2
az + αz + β = 0 (2)
Si l’équation (2) admet solutions racines z1 et z2 alors l’ensemble de solution de l’équation
az 3 + bz 2 + cz + d = 0 est S = {z0 , z1 , z2 }
Exercice 1
LE
Soit p un polynôme complexe défini par : p(z) = z 3 − (1 + 3i)z 2 + (1 + 4i)z − 3(i − 1).
IL
Exercice 2
Soit p un polynôme complexe d’inconnue z défini par : p(z) = z 3 +(4−5i)z 2 +4(2−5i)z−40i.
1. Démontrer que le polynôme p(z) admet une racine imaginaire pure notée z0 à déterminer.
2. Déterminer trois nombres complexes a, b et c tels que : p(z) = (z − 5i)(az 2 + bz + c).
3. Résoudre dans C l’équation p(z) = 0.
b) Résolution
La résolution de cette équation consiste à faire un changement de variable d’inconnue, on
distingue deux cas :
. Si a = e et d = −b, on a : az 4 + bz 3 + cz 2 − bz + a = 0 avec a , 0.
1
On pose t = z − avec z , 0.
z
Cette équation devient : at2 + bt + k1 = 0 avec k1 = 2a + c.
. Si a = e et d = b, on a : az 4 + bz 3 + cz 2 + bz + a = 0 avec a , 0.
1
On pose t = z + avec z , 0.
z
Cette équation devient : at2 + bt + k2 = 0 avec k2 = −2a + c.
Exercice
Soit l’équation (E) : z 4 − 5z 3 + 6z 2 − 5z + 1 = 0.
1. Vérifier que 0 n’est pas solution de l’équation (E).
u = z + 1
2. Démontrer que l’équation (E) est équivalente au système : z
u2 − 5u + 4 = 0
A
Soit quatre points A, B, C, Ω d’affixe zA , zB , zC , zΩ respectivement.
G
N
−−→
La distance AB est : AB = k AB k = |zB − zA |
LE
. L’ensemble des points M d’affixe z tel que : arg (z − zA ) ≡ α[2π] est la demi- droite de repère
→
− →
−
A; i , privée de A, avec M es i ; →−
[
u ≡ α[2π].
Exercice 1
Déterminer l’ensemble des points M tels que : z = 1 + 2eiα ; α ∈ R.
Exercice 2
Le plan complexe est muni du repère orthonormé (O; → −
u ,→
−
v ). Soit M un point d’affixe z et
z − zA
z0 = où zA = 2 et zB = −4 + i.
A
z − zB G
Déterminer et construire l’ensemble (Γ ) des points M tels que :
π
N
a) |z 0 | = 1 ; b) |z 0 | = 2 ; c) z 0 est réel et d) argz 0 = + 2kπ.
3
A
-Y
Remarque
LE
. Triangle isocèle
ABC est un triangle isocèle en A ⇐⇒ |zB − zA | = |zC − zA |
zC − zA
où = e±αi avec α , kπ, k ∈ Z.
zB − zA
. Triangle équilatéral
ABC est un triangle équilatéral ⇐⇒ |zB − zA | = |zC − zB | = |zC − zA |
zC − zA π
où = e± 3 i
zB − zA
. Triangle rectangle
zC − zA π
ABC est un triangle rectangle en A ⇐⇒ = λe± 2 i avec λ ∈ R∗ − {1; −1}
zB − zA
. Carré
zD − zB π
ABCD est un carré ⇐⇒ = e± 2 i et |zD − zB | = |zC − zA |.
zC − zA
. Parallélogramme
zD − zB
ABCD est un parallélogramme ⇐⇒ = e±θi avec θ , 0[2π].
zC − zA
. Points cocycliques
zC − zB zD − zB
Les points A, B, C et D sont cocycliques ⇐⇒ : = β ∈ R∗
zC − zA zD − zA
zC − zA zC − zA
. Les points A, B et C sont alignés ⇐⇒ arg = 0[π] ou = β ∈ R∗ .
-Y
zB − zA zB − zA
zD − zC π
. Les droites (AB) et (CD) sont orthogonaux ⇐⇒ arg = ± [2π]
LE
zB − zA 2
zD − zC
ou = iβ
IL
zB − zA
−−→ −−→ zD − zC
H
zB − zA
zD − zC
A
ou arg = π[2π]
zB − zA
Exercice 1
Soit f une transformation du plan dans le plan définie par son expression complexe suivante :
f : z 0 = z + 4 − 3i.
1. Montrer que f est une translation.
2. Déterminer l’affixe de son vecteur →
−
u.
Exercice 2
Le plan complexe est muni du repère orthonormé (O; → − A
u ,→−
G
v ). Soit A et B deux points
N
d’affixe respectives 2 − i et 5 + 3i.
A
−−→
1. Calculer l’affixe du vecteur AB .
-Y
−−→
2. Déterminer l’expression complexe de la translation t de vecteur AB .
LE
9.10.2 Homothétie
H
C
a) Définition
A
Une homothétie de centre Ω et de rapport k ∈ R∗ − {1} est l’application du plan dans lui
−−→ −−→
même qui associe à tout point M , le point M 0 tel que : ΩM 0 = k ΩM .
Remarques
. Si k = 1, alors h (Ω; 1) = Idp (Identité du plan).
. Si k = −1, alors h (Ω; −1) = SΩ ( symétrie centrale).
Exercice 1
Soit h une transformation plane définie par : h : z 0 = 3z + 2 − i.
1. Montrer que h est une homothétie.
2. Déterminer les éléments caractéristiques de l’homothétie h.
Exercice 2
Le plan complexe est muni du repère orthonormé (O; → −
u ,→
−v ). Soit A un point d’affixe
zA = 1 + 2i.
1
1. Déterminer l’expression complexe de l’homothétie h de centre A et de rapport k = − .
2
2. Donner l’expression analytique de la translation h.
9.10.3 Rotation
A
G
a) Définition
N
La rotation de centre Ω et d’angle θ est l’application du plan dans lui même qui associe à
A
-Y
ΩM 0 = ΩM
tout point M , le point M 0 tel que : −−→ −−→0
ΩM ; ΩM = θ[2π]
LE
IL
0
−zΩ
zz−z = eiθ
ΩM 0 = ΩM
A
Ω
On a : −−→ −−→ =⇒
0
−zΩ
ΩM ; ΩM 0 = θ[2π] arg zz−z
= θ[2π]
Ω
z 0 −zΩ
z−zΩ = eiθ ⇐⇒ z 0 − zΩ = (z − zΩ )eiθ =⇒ z 0 = eiθ z + (1 − eiθ )zΩ .
En posant eiθ = a et b = (1 − eiθ )zΩ , on a la forme z 0 = az + b où a ∈ C tel que |a| = 1.
Remarques
. Si θ = π, la rotation r(Ω;θ) est une symétrie centrale de centre Ω.
. Si θ = 0, la rotation r(Ω;θ) est l’identité du plan.
Remarques
x0
= −x + 2x0
. Si θ = π, alors on a : r : 0 c’est l’expression analytique d’une symétrie
y = −y + 2y0
centrale de centre Ω d’affixe zΩ = x0 + iy0 .
x0
=x
. Si θ = 0, alors on a : r : 0 c’est l’expression analytique de l’identité du plan.
y =y
Exercice 1
√ !
1 3 √
Soit f une transformation du plan dans le plan définie par : f : z 0 = +i z + 1 − i 3.
A 2 2
G
1. Montrer que f est une rotation.
N
A
Exercice 2
LE
zA = −3 + 2i.
π
H
2
A
b
A