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Nombres Complexes : Concepts et Propriétés

Le chapitre 9 traite des nombres complexes, définis comme des expressions de la forme a + ib, où a et b sont des réels. Il couvre des concepts tels que la forme algébrique, le conjugué, le module, l'argument, ainsi que les formes trigonométrique et exponentielle des nombres complexes. Enfin, il aborde les racines nièmes d'un nombre complexe et leur interprétation géométrique.

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Nombres Complexes : Concepts et Propriétés

Le chapitre 9 traite des nombres complexes, définis comme des expressions de la forme a + ib, où a et b sont des réels. Il couvre des concepts tels que la forme algébrique, le conjugué, le module, l'argument, ainsi que les formes trigonométrique et exponentielle des nombres complexes. Enfin, il aborde les racines nièmes d'un nombre complexe et leur interprétation géométrique.

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Chapitre 9

NOMBRES COMPLEXES

9.1 Étude algébrique du nombre complexe


9.1.1 Définition d’un nombre complexe
On appelle nombre complexe, toute expression de la forme a + ib où a et b sont des réels, i
est un nombre imaginaire tel que i2 = −1.

9.1.2 Ensemble des nombres complexes


L’ensemble des nombres complexes est noté C. A
G
N
A

9.1.3 Forme algébrique du nombre complexe


-Y

On appelle forme algébrique ou cartésienne du nombre complexe z l’écriture z = a + ib.


LE

Remarques
IL

Soit z un nombre complexe défini par : z = a + ib.


H

. a est la partie réelle de z ; on note Re(z) = a, z ∈ R.


C

. b est la partie imaginaire de z ; on note Im(z) = b ; z ∈ iR.


A

. Si a = 0, alors z est appelé imaginaire pur, on note z = ib.


. Si b = 0, alors z est un réel, on note z = a.

Exemples
z = 3 − i ; z = 15 + 3i ; z = 4 ; z = −9i.

9.1.4 Conjugué d’un nombre complexe


a) Définition
Soit z un nombre complexe tel que z = a + ib.
On appelle conjugué de z le nombre complexe noté z défini par : z = a − ib.

b) Propriétés
Soit z un nombre complexe tel que z = a + ib.
. z ∈ R ⇐⇒ z = z.
. z ∈ iR ⇐⇒ z = −z.
. z.z = a2 + b2 .

79
NOMBRES COMPLEXES

. z + z 0 = z + z 0 ; avec z 0 un nombre complexe.


. zn = zn.
. z ×  z0 = z × z0.
z z
. 0
= 0.
z z
1
. z + z = 2Re(z) =⇒ Re(z) = (z + z).
2
1
. z − z = 2iIm(z) =⇒ Im(z) = (z − z).
2i
. z = z.
. Si p(z) est un polynôme à coefficient réel, alors p(z) = p(z).

9.1.5 Calculs sur les nombres complexes


Soit z1 = a1 + ib1 et z2 = a2 + ib2 deux nombres complexes.

Égalités de deux nombres complexes


z1 = z2 ⇐⇒ a1 = a2 et b1 = b2 .

Remarque

A
Soit z = a + ib un nombre complexe ; z est nul si et seulement si a = b = 0
G
N
A

Sommes de deux nombres complexes


-Y

z1 + z2 = a1 + ib1 + a2 + ib2 = (a1 + a2 ) + i(b1 + b2 )


LE

Produits de deux nombres complexes


IL

z1 × z2 = (a1 + ib1 )(a2 + ib2 ) = (a1 .a2 − b1 .b2 ) + i(a1 b2 + a2 b1 )


H
C

Quotients de deux nombres complexes


A

z a1 a2 + b 1 b 2 a2 b1 − a1 b2
= 2 2 +i
z 0 a2 + b 2 a22 + b22

Exercice
−1 3−i
Écrire les nombres complexes suivants sous la forme algébrique : z1 = ; z2 = .
2i 4 + 3i

9.2 Le plan complexe


9.2.1 Affixe du point
−→ −−→
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormal (O; OI , OJ ).
A tout nombre complexe z = a + ib, on associe un point M (a; b) du plan et réciproquement.
z est appelé affixe de M , on dit aussi que M est l’image de z dans le plan.

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−→
. L’axe (O; OI ) est appelé l’axe réel ;
−−→
. L’axe (O; OJ ) est appelé l’axe imaginaire.

9.2.2 Affixe du vecteur


−−→
Soit A et B deux points d’affixes respectives zA et zB . Le vecteur AB a pour affixe z −
−→
AB
−→ = zB − zA .
défini par : z −
AB
A
G
N

9.3 Module d’un nombre complexe


A
-Y

9.3.1 Définition
LE

On√appelle module du nombre complexe z, le nombre réel positif noté |z| défini par :
IL

|z| = zz. √
H

Si z = a + ib, |z| = a2 + b2 .
C

|z| = OM
A

9.3.2 Propriétés
Soit z un nombre complexe non nul ; on a :
. |z| = |z|.
. |z| = 0 ⇐⇒ z = 0.
. |Re(z)| ≤ |z|.
. |Im(z)| ≤ |z|.
. |z1 .z2 | = |z1 |.|z2 |.
z1 |z1 |
. = .
z2 |z2 |
. |z n | = |z|n ; n ∈ N∗
. |z1 + z2 | ≤ |z1 | + |z2 |.

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9.4 Argument d’un nombre complexe


9.4.1 Définition
Soit z = a + ib un nombre complexe non nul. Un argument de z, noté arg(z) est une mesure
−→ −−→
quelconque exprimée en radian de l’angle orienté ( OI ; OM ) où M est l’image de z dans le
plan complexe.

A
−→ −−→
On a Arg(z) = θ = ( OI ; OM )[2π]
G
a b
N
cos θ = et sin θ =
|z| |z|
A
-Y

9.4.2 Propriétés
LE

Soit z un nombre complexe non nul ; on a :


IL

. argz = −argz + 2kπ ; k ∈ Z.


. arg(−z) = π + argz + 2kπ ; k ∈ Z.
H

. argz = 0[2π] ⇐⇒ z ∈ R∗+ .


C

argz = π[2π] ⇐⇒ z ∈ R∗− .


A

.
π
. argz = [2π] ⇐⇒ z ∈ iR∗+ .
2
π
. argz = − [2π] ⇐⇒ z ∈ iR∗− .
2
.   = argz1 + argz2 [2π].
arg(z1 .z 2 )
z1
. arg = argz1 − argz2 [2π].
z2
. arg(z n ) = nargz[2π], n ∈ N∗ .

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9.4.3 Rappel sur le cercle trigonométrique

A
G
N
A
-Y
LE

9.5 Application des nombres complexes en trigonométries


IL
H

9.5.1 Forme trigonométrique d’un nombre complexe


C
A

Définition
Soit z un nombre complexe non nul de module r et d’argument θ.
On appelle forme trigonométrique du nombre complexe z l’écriture : z = r (cos θ + i sin θ).

Remarque
La forme trigonométrique du nombre complexe conjugué de z est : z = r [cos(−θ) + i sin(−θ)].

9.5.2 Forme exponentielle d’un nombre complexe


Définition
Soit z un nombre complexe non nul de module r et d’argument θ.
On appelle forme exponentielle du nombre complexe z l’écriture : z = reiθ .

Remarque
La forme exponentielle du nombre complexe conjugué de z est : z = re−iθ .

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9.5.3 Relation entre forme exponentielle et forme trigonométrique


Pour tout θ ∈ R ; reiθ = r (cos θ + i sin θ).

9.5.4 Forme polaire d’un nombre complexe


Soit z un nombre complexe non nul de module r et d’argument θ.
On appelle forme polaire du nombre complexe z l’écriture : z = [r; θ].

9.5.5 Formules de Moivre


Soit θ un nombre réel et n un entier relatif, on a : cos θ+i sin θ = eiθ =⇒ (cos θ+i sin θ)n = einθ
On obtient la formule suivante, dite de Moivre : (cos θ + i sin θ)n = cos(nθ) + i sin(nθ)

9.5.6 Formules de Euler


Soitz un nombre complexe tel que: z = cos θ + i sin θ = eiθ et z = cos θ − i sin θ = e−iθ
 eiθ + e−iθ z + z  einθ + e−inθ
cos θ = = cos nθ =

 

On a : 2 2 ; 2
 e iθ − e−iθ z − z  einθ − e−inθ
sin θ = = sin nθ =

 

A
2i 2i 2i G
N
9.5.7 Formule du binôme de Newton
A
-Y

n
(a + b)n = Cnk ak bn−k .
X

k=0
LE
IL

9.5.8 Linéarisation
H

Pour Linéariser cosn θ et sinn θ (n ∈ N) on peut utiliser le procédé, mettant en jeu les
C

formules d’Euler et du binôme de Newton.


A

Exercice
Linéariser les expressions suivantes
1. Exprimer cos 3x et sin 3x en fonction de cos x et sin x.
2. Exprimer cos3 θ sin5 θ en fonction de cos x et sin x si possible.

9.5.9 Factorisation de eia + eib et eia − eib


a+b
eia + eib = ei( 2 ) × ei( a−b a+b a−b
2 ) + ei( 2 ) × e−i( 2 )
 
a+b
eia + eib = ei( 2 ) ei( a−b a−b
2 ) + e−i( 2 )

!
a − b i( a+b )
eia + eib = 2 cos e 2
2
a+b
ei( )
 
a−b
D’où eia + eib = 2 cos 2
2

a+b
eia − eib = ei( 2 ) × ei( a−b a+b a−b
2 ) − ei( 2 ) × e−i( 2 )

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NOMBRES COMPLEXES

 
ia ib i( a+b
2 ) i( a−b
2 ) −i( a−b
2 )
e −e = e e −e
!
ia a − b i( a+b )
ib
e − e = 2i sin e 2
2
a+b
ei( )
 
a−b
D’où eia − eib = 2i sin 2
2

9.6 Racine nième d’un nombre complexe


9.6.1 Définition
Soit n un nombre entier naturel non nul et Z un nombre complexe donné.
On appelle racine nième du nombre complexe Z, tout nombre complexe z tel que z n = Z.

9.6.2 Recherche des racines nième d’un nombre complexe


Posons Z = r(cos θ + i sin θ) et z = ϕ(cos φ + i sin φ) avec ϕ = |z|.
On sait que z n = Z et z n = ϕn (cos nφ + i sin nφ)
z n = Z =⇒ ϕn (cos nφ + i sin nφ) = r(cos θ + i sin
θ) √

A

ϕn = r ϕ = n r
 G
Par comparaison k ∈ Z =⇒ k∈Z
nφ = θ + 2kπ φ = θ + 2kπ
N

n n
A

Les solutions de cette équation sont de la forme :


-Y

√ √
" # " ! !#
n θ 2kπ θ 2kπ θ 2kπ
zk = r; + = n r cos + + i sin + , ∀ k ∈ {0; 1; · · · ; (n − 1)}
LE

n n n n n n
IL

Remarques
H
C

2kπ
. Si Z = 1, on parle des racines nième de l’unité qui sont de la forme zk = e n .
A

. La somme de n racines nième d’un nombre complexe est nulle.

9.6.3 Interprétation géométrique


Les racines nième du nombre complexe Z = reiθ sont les affixes des sommets Mk d’un
polygone régulier de côté n inscrit sur un cercle (C ) de centre O origine du repère et de rayon

n
 −−→ −−→  2π
r tels que : OM k ; OM k+1 = [2π].
n

Exercice
1. Trouver les racines cubiques de l’unité.
2. Trouver les racines cubiques de u = 1 + i

9.6.4 Racines carrées d’un nombre complexe


Définition
Soit Z = a + ib un nombre complexe non nul ; on appelle racine carrée de Z, le nombre
complexe z = x + iy tel que Z = z 2 .

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2 2

x − y
=a


z2 =Z ⇐⇒ (x + iy)2
= a + ib =⇒ x2 + y 2 = |Z| (S)



2xy = b
La résolution du système (S) permet de trouver deux nombres complexes conjugués z1 et z2 ;
racines carrées du nombre complexe Z.

9.7 Équations du second degré dans C


9.7.1 Équations à coefficients réels
Ce sont les équations de la forme az 2 + bz + c = 0 où a ; b et c sont des réels avec a , 0.
Pour résoudre cette équation, on calcule le discriminant ∆.
On a : ∆ = b2 − 4ac et trois cas peuvent  se présenter
√ :
z = −b+ ∆
1 2a√
. si ∆ > 0 ; on a deux solutions réelles :
z = −b− ∆
2 2a
 √
z = −b+i |∆|

1 √
2a
. si ∆ < 0 ; on a deux solutions complexes :
z = −b−i |∆|

2 2a
b
. si ∆ = 0 ; on a une solution double : z0 = − .
A
G
2a
N
A

Exercice
-Y

Résoudre dans C les équations suivantes :


(E1 ) : z 2 + z + 1 = 0 ; (E2 ) : z 2 − 6z + 9 = 0 ; (E3 ) : z 2 − z − 2 = 0
LE
IL

9.7.2 Équations à coefficient complexe


H

Ce sont les équations de la forme az 2 + bz + c = 0 où a ; b et c sont des nombres complexes


C
A

avec a , 0.
Pour résoudre cette équation, on calcule le discriminant ∆ et deux cas peuvent se présenter :
. si ∆ ∈ R, on se ramène au cas précédent.
. si ∆ ∈ C, on cherche les racines carrées δ1 et δ2 du discriminant
 ∆. 
z = −b−δ1 z = −b−δ2
1 2a 1 2a
L’équation admet deux solutions complexes telles que :  −b+δ1 ou −b+δ2
z2 = 2a  z2 = 2a

Exercice 1
Résoudre dans C les équations suivantes :
(E) : z 2 − 5iz − 6 = 0 ; (E 0 ) : (−2 + i)z 2 + (4 − 5i)z + 3 − i = 0.

Exercice 2

3
Soient les nombres complexes suivants z1 = i et z2 = 21 + i 2 .
1. Calculer |z1 | × |z2 |.
z1 + z2
2. (a) Calculer Z = .
1 + z1 × z2
(b) Écrire Z sous la forme algébrique.

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(c) Calculer |Z|.


0

iz − 3z

 = 2 − 3i
3. Résoudre dans C2 le système 
(1 + i)z + 2iz 0 = 5 − i


4. Déterminer les racines carrées δ1 et δ2 du nombre complexe u = 3 + 4i.


5. Résolvons dans C les équations suivantes :
(E) : (1 + i)z 2 + 2(2 + i)z + 4 = 0 ; (E 0 ) : z 2 − (5 − 4i)z + 3(1 − 3i) = 0.

Exercice 3
Résoudre dans C chacune des équations suivantes : z + 2z − 1 + 2i = 0 ; z + 2z = 4 + i et
4z 2 + 8|z|2 − 3 = 0.

9.8 Équations complexe se ramenant au second degré


9.8.1 Équations complexe du troisième degré
a) Forme générale

A
Une équations du troisième degré dans C d’inconnue z est une équation de la forme :
G
(E) : az 3 + bz 2 + cz + d = 0 où a, b, c et d des nombres complexes avec a , 0.
N
A

b) Résolution
-Y

La résolution d’une équation du troisième degré dans C nécessite la connaissance d’au moins
LE

une de ses racines appelée racine évidente souvent notée z0 , ainsi l’équation peut s’écrire sous
la forme : (z − z0 )(az 2 + αz + β) = 0 où a, α et β sont des nombres complexes (a , 0)
IL

On utilise l’une des trois méthodes suivantes pour déterminer a, α et β :


H

. Méthode de Hörner ;
C

. Méthode de la division euclidienne ;


A

. Méthode d’identification des coefficients.

. Méthode de Hörner
Si z0 une solution de l’équation az 3 + bz 2 + cz + d = 0 où (a, b, c, d) ∈ C4 et a , 0
alors l’équation peut s’écrire : (z − z0 )(az 2 + αz + β) = 0 où (a, α, β) ∈ C3 et a , 0

a b c d

z − z = 0 (1)
0
z0 ↓ az0 αz0 βz0 on a :  2
× a α = b + az0 β = c + αz0 d + βz0 = 0 az + αz + β = 0 (2)

Alors on résout l’équation du second degré (az 2 + αz + β) = 0 (2).


Si l’équation (2) admet deux solutions z1 et z2 alors l’ensemble de solution de l’équation
az 3 + bz 2 + cz + d = 0 est S = {z0 , z1 , z2 }

. Méthode de division euclidienne


Si z0 une solution de l’équation (E) : az 3 + bz 2 + cz + d = 0 où (a, b, c, d) ∈ C4 et a , 0
alors (E) peut s’écrire sous la forme : (z − z0 )(az 2 + αz + β) = 0 où (a, α, β) ∈ C3 et a , 0
On effectue la division euclidienne de (E) par z − z0 pour déterminer a, α et β

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2
 peut s’écrire sous la forme : (z − z0 )(az + αz + β) = 0
Alors (E)
z − z = 0 (1)
0
on a :  2
az + αz + β = 0 (2)
Si l’équation (2) admet solutions racines z1 et z2 alors l’ensemble de solution de l’équation
az 3 + bz 2 + cz + d = 0 est S = {z0 , z1 , z2 }

. Méthode de d’identification des coefficients


Si z0 une solution de l’équation (E) : az 3 + bz 2 + cz + d = 0 où (a, b, c, d) ∈ C4 et a , 0
A
G
alors (E) peut s’écrire sous la forme : (z − z0 )(az 2 + αz + β) = 0 où (a, α, β) ∈ C3 et a , 0
N
◦ On développe (z − z0 )(az 2 + αz + β) = 0
A

◦ On identifie les coefficients pour déterminer a, α et β.


-Y

Exercice 1
LE

Soit p un polynôme complexe défini par : p(z) = z 3 − (1 + 3i)z 2 + (1 + 4i)z − 3(i − 1).
IL

1. Montrer que i est une racine du polynôme p(z).


H

2. Résoudre dans C l’équation p(z) = 0.


C
A

Exercice 2
Soit p un polynôme complexe d’inconnue z défini par : p(z) = z 3 +(4−5i)z 2 +4(2−5i)z−40i.
1. Démontrer que le polynôme p(z) admet une racine imaginaire pure notée z0 à déterminer.
2. Déterminer trois nombres complexes a, b et c tels que : p(z) = (z − 5i)(az 2 + bz + c).
3. Résoudre dans C l’équation p(z) = 0.

9.8.2 Équations complexe du quatrième degré


a) Forme générale

Une Équations complexe du quatrième degré est une équation de la forme :


(E) : az 4 + bz 3 + cz 2 + dz + e = 0 où a, b, c, d et e des nombres complexes avec a , 0.

b) Résolution
La résolution de cette équation consiste à faire un changement de variable d’inconnue, on
distingue deux cas :
. Si a = e et d = −b, on a : az 4 + bz 3 + cz 2 − bz + a = 0 avec a , 0.

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NOMBRES COMPLEXES

1
On pose t = z − avec z , 0.
z
Cette équation devient : at2 + bt + k1 = 0 avec k1 = 2a + c.
. Si a = e et d = b, on a : az 4 + bz 3 + cz 2 + bz + a = 0 avec a , 0.
1
On pose t = z + avec z , 0.
z
Cette équation devient : at2 + bt + k2 = 0 avec k2 = −2a + c.

Exercice
Soit l’équation (E) : z 4 − 5z 3 + 6z 2 − 5z + 1 = 0.
1. Vérifier que 0 n’est pas solution de l’équation (E).

u = z + 1
2. Démontrer que l’équation (E) est équivalente au système : z
u2 − 5u + 4 = 0

3. Résoudre dans C l’équation (E).

9.9 Utilisation des nombres complexes en géométrie


Dans le plan rapporté à un repère orthonormé direct (O; → −u ,→

v ).

A
Soit quatre points A, B, C, Ω d’affixe zA , zB , zC , zΩ respectivement.
G
N

9.9.1 Distance de deux points


A
-Y

−−→
La distance AB est : AB = k AB k = |zB − zA |
LE

9.9.2 Affixe du milieu d’un segment et du centre de gravité d’un triangle


IL
H

Soit ABC un triangle quelconque, on désigne par I et G respectivement le milieu du segment


C

[AB] et centre de gravité du triangle ABC.


zA + zB zA + zB + zC
A

L’affixe des points I et G sont : zI = et zG =


2 3

9.9.3 Affixe du barycentre de n points pondérés


Soit G = bary {(A1 , α1 ); (A2 , α2 ), (A3 , α3 ); ...; (An , αn )}, alors on a :
α1 zA1 + α2 zA2 + α3 zA3 + ... + αn zAn
zG = .
α1 + α2 + α3 + ... + αn

9.9.4 Interprétation géométrique de l’argument


Soit (O; →

u ,→−
v ) un repère orthonormé direct.
−−→
. Soit M un point du plan complexe d’affixe z, alors argz = → −

u ; OM [2π].
−−→
. arg (zB − zA ) = → −

u , AB [2π].
zB −−→ −−→
  
. arg = OA ; OB [2π].
zA
− −→ −−→

zC − zA

. AB , AC = arg [2π].
zB − zA  →−
. L’ensemble des points M d’affixe z tel que : arg (z − zA ) ≡ α[π] est la droite de repère A; i ,
→−
privée de A, avec M es i ; → −
[ 
u ≡ α[π].

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. L’ensemble des points M d’affixe z tel que : arg (z − zA ) ≡ α[2π] est la demi- droite de repère

− →

A; i , privée de A, avec M es i ; →−
 [ 
u ≡ α[2π].

9.9.5 Interprétation géométrique du module


Soit (O; →

u ,→

v ) un repère orthonormé direct.
On considère les points A, B et M d’affixe zA , zB et z.
. L’ensemble des points M d’affixe z vérifie |z − zA | = k où k > 0 est le cercle (C ) de centre A
et de rayon k. Son équation cartésienne est : (x − a)2 + (y − b)2 = k 2 où z = x + iy et zA = a + ib.
. L’ensemble des points M du plan tel que : |z − zA | = |z − zB | est la médiatrice du segment
[AB].

Exercice 1
Déterminer l’ensemble des points M tels que : z = 1 + 2eiα ; α ∈ R.

Exercice 2
Le plan complexe est muni du repère orthonormé (O; → −
u ,→

v ). Soit M un point d’affixe z et
z − zA
z0 = où zA = 2 et zB = −4 + i.
A
z − zB G
Déterminer et construire l’ensemble (Γ ) des points M tels que :
π
N
a) |z 0 | = 1 ; b) |z 0 | = 2 ; c) z 0 est réel et d) argz 0 = + 2kπ.
3
A
-Y

Remarque
LE

Si k = 1 et zA = zO , on a : |z| = 1 caractérise le cercle trigonométrique.


IL
H
C

9.9.6 Configurations du plan et nombres complexes


A

. Triangle isocèle
ABC est un triangle isocèle en A ⇐⇒ |zB − zA | = |zC − zA |
zC − zA
où = e±αi avec α , kπ, k ∈ Z.
zB − zA

. Triangle équilatéral
ABC est un triangle équilatéral ⇐⇒ |zB − zA | = |zC − zB | = |zC − zA |
zC − zA π
où = e± 3 i
zB − zA

. Triangle rectangle
zC − zA π
ABC est un triangle rectangle en A ⇐⇒ = λe± 2 i avec λ ∈ R∗ − {1; −1}
zB − zA

. Triangle rectangle isocèle


zC − zA π
ABC est un triangle rectangle en A ⇐⇒ = e± 2 i .
zB − zA

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NOMBRES COMPLEXES

. Carré
zD − zB π
ABCD est un carré ⇐⇒ = e± 2 i et |zD − zB | = |zC − zA |.
zC − zA

. Parallélogramme
zD − zB
ABCD est un parallélogramme ⇐⇒ = e±θi avec θ , 0[2π].
zC − zA

. Points cocycliques
zC − zB zD − zB
Les points A, B, C et D sont cocycliques ⇐⇒ : = β ∈ R∗
zC − zA zD − zA

9.9.7 Colinéarité et orthogonalité


Soit A, B et C trois points du plan complexe. 
−−→ −−→ zC − zA zC − zA

. Les vecteurs AB et AC sont colinéaires ⇐⇒ arg = 0[π] ou = β ∈ R∗ .
zB − zA  zB − zA
−−→ −−→ zD − zC π zD − zC
. Les vecteurs AB et AC sont orthogonaux ⇐⇒ arg = ± [2π] ou = iβ.
zB − zA 2 zB − zA
A
G
Conséquences
N
A

zC − zA zC − zA
 
. Les points A, B et C sont alignés ⇐⇒ arg = 0[π] ou = β ∈ R∗ .
-Y

zB − zA zB − zA
zD − zC π

. Les droites (AB) et (CD) sont orthogonaux ⇐⇒ arg = ± [2π]
LE

zB − zA 2
zD − zC
ou = iβ
IL

zB − zA
−−→ −−→ zD − zC
 
H

. Les vecteurs AB et CD sont colinéaires ⇐⇒ arg = 0[2π]


C

zB − zA
zD − zC
 
A

ou arg = π[2π]
zB − zA

9.10 Nombres complexes et transformations du plan


9.10.1 Translation
a) Définition
Translation de vecteur →

u non nul est l’application du plan dans lui même qui associe à tout
−−−→ −
point M , le point M tel que : M M 0 = →
0 u.

b) Expression complexe d’une translation


Soit M et M 0 des points d’affixe z et z 0 , →

u un vecteur tel que z −
u = b.


− 0
L’expression complexe de la translation de vecteur u est : z = z + b.

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NOMBRES COMPLEXES

c) Expression analytique d’une translation


Posons z 0 = x0 + iy 0 et b = x0 + iy0
On a :
x0 + iy 0 = x + iy + x0 + iy0
x0 = x + x0



Par identification des deux membres, on a :
y 0 = y + y0

d) Élément caractéristique d’une translation


L’élément caractéristique d’une translation est son vecteur.

Exercice 1
Soit f une transformation du plan dans le plan définie par son expression complexe suivante :
f : z 0 = z + 4 − 3i.
1. Montrer que f est une translation.
2. Déterminer l’affixe de son vecteur →

u.

Exercice 2
Le plan complexe est muni du repère orthonormé (O; → − A
u ,→−
G
v ). Soit A et B deux points
N
d’affixe respectives 2 − i et 5 + 3i.
A

−−→
1. Calculer l’affixe du vecteur AB .
-Y

−−→
2. Déterminer l’expression complexe de la translation t de vecteur AB .
LE

3. Donner l’expression analytique de la translation t.


IL

9.10.2 Homothétie
H
C

a) Définition
A

Une homothétie de centre Ω et de rapport k ∈ R∗ − {1} est l’application du plan dans lui
−−→ −−→
même qui associe à tout point M , le point M 0 tel que : ΩM 0 = k ΩM .

b) Expression complexe d’une homothétie


Soit M , M 0 et et Ω des points d’affixe respectives z et z 0 et zΩ .
L’expression complexe de l’homothétie de centre Ω et de rapport k est :
z 0 − zΩ = k (z − zΩ ) ou z 0 = kz + (1 − k)zΩ .
En posant k = a et b = (1 − k)zΩ ; on a : z 0 = az + b où a ∈ R∗ − {1}.

c) Éléments caractéristiques d’une homothétie


b
Un homothétie est caractérisé par son rapport k = a et son centre Ω a pour affixe zΩ = .
1−a

d) Expression analytique d’une homothétie


z 0 − zΩ = k(z − zΩ ) 
x0 = kx + x0 (1 − k)
Posons z 0 = x0 + iy 0 , z = x + iy et zΩ = x0 + iy0 , alors on a :
y 0 = ky + y0 (1 − k)

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NOMBRES COMPLEXES

Remarques
. Si k = 1, alors h (Ω; 1) = Idp (Identité du plan).
. Si k = −1, alors h (Ω; −1) = SΩ ( symétrie centrale).

Exercice 1
Soit h une transformation plane définie par : h : z 0 = 3z + 2 − i.
1. Montrer que h est une homothétie.
2. Déterminer les éléments caractéristiques de l’homothétie h.

Exercice 2
Le plan complexe est muni du repère orthonormé (O; → −
u ,→
−v ). Soit A un point d’affixe
zA = 1 + 2i.
1
1. Déterminer l’expression complexe de l’homothétie h de centre A et de rapport k = − .
2
2. Donner l’expression analytique de la translation h.

9.10.3 Rotation
A
G
a) Définition
N

La rotation de centre Ω et d’angle  θ est l’application du plan dans lui même qui associe à
A
-Y

ΩM 0 = ΩM
tout point M , le point M 0 tel que :  −−→ −−→0 
ΩM ; ΩM = θ[2π]
LE
IL

b) Expression complexe d’une rotation


H

Soit M , M 0 et Ω des points d’affixerespectives z, z 0 et zΩ .


C

0
−zΩ
 zz−z = eiθ

ΩM 0 = ΩM
A



On a :  −−→ −−→  =⇒ 
0
−zΩ

 ΩM ; ΩM 0 = θ[2π] arg zz−z
 = θ[2π]

z 0 −zΩ
z−zΩ = eiθ ⇐⇒ z 0 − zΩ = (z − zΩ )eiθ =⇒ z 0 = eiθ z + (1 − eiθ )zΩ .
En posant eiθ = a et b = (1 − eiθ )zΩ , on a la forme z 0 = az + b où a ∈ C tel que |a| = 1.

Remarques
. Si θ = π, la rotation r(Ω;θ) est une symétrie centrale de centre Ω.
. Si θ = 0, la rotation r(Ω;θ) est l’identité du plan.

c) Éléments caractéristiques d’une rotation


Une rotation r d’écriture complexe z 0 = az + b est caractérisé par :
b
son angle θ tel que : θ = arg(a)[2π] et son centre Ω d’affixe zΩ = .
1−a

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NOMBRES COMPLEXES

d) Expression analytique d’une rotation


Soit r la rotation d’écriture complexe : z 0 − zΩ = eiθ (z − zΩ )
Posons : z = x + iy, z 0 = x0 + iy 0 , zΩ = x0 + iy0 et eiθ = cos θ + i sin θ.
x0 + iy 0 = (x − x0 ) cos θ − (y − y0 ) sin θ + x0 + i [(x −x0 ) sin θ + (y − y0 ) cos θ + y0 ]
x0 = (x − x ) cos θ − (y − y ) sin θ + x
0 0 0
Par égalité de deux nombres complexes, on a : r :  0
y = (x − x0 ) sin θ + (y − y0 ) cos θ + y0

Remarques

 x0
= −x + 2x0
. Si θ = π, alors on a : r :  0 c’est l’expression analytique d’une symétrie
y = −y + 2y0
centrale de centre Ω d’affixe zΩ = x0 + iy0 .

 x0
=x
. Si θ = 0, alors on a : r :  0 c’est l’expression analytique de l’identité du plan.
y =y

Exercice 1
√ !
1 3 √
Soit f une transformation du plan dans le plan définie par : f : z 0 = +i z + 1 − i 3.
A 2 2
G
1. Montrer que f est une rotation.
N
A

2. Déterminer les éléments caractéristiques de f .


-Y

Exercice 2
LE

Le plan complexe est muni du repère orthonormé (O; → −


u ,→
−v ). Soit A un point d’affixe
IL

zA = −3 + 2i.
π
H

1. Déterminer l’expression complexe de la rotation R de centre A et d’angle de mesure − .


C

2
A

2. Déterminer l’expression analytique de la rotation R.

9.10.4 Symétries particulières


a) Symétrie par rapport à l’axe réel
Soit M et M 0 deux points d’affixe respectives z et z 0 .
M 0 est le symétrique de M par rapport à l’axe réel si et seulement si z 0 = z.

b) Symétrie par rapport à l’axe imaginaire


Soit M et M 0 deux points d’affixe respectives z et z 0 .
M 0 est le symétrique de M par rapport à l’axe imaginaire si et seulement si z 0 = −z.

c) Symétrie par rapport l’origine du repère


Soit M et M 0 deux points d’affixe respectives z et z 0 .
M 0 est le symétrique de M par rapport à l’origine si et seulement si z 0 = −z.

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d) Symétrie par rapport à la première bissectrice


Soit M un point du plan complexe d’affixe z = a + ib.
M 0 d’affixe z 0 est le symétrique de M par rapport à la première bissectrice si et seulement si
z 0 = b + ia.

e) Symétrie par rapport à un point


Soit A, B et C trois points d’affixe respectives zA , zB et zC .
A est le symétrique que B par rapport à C si et seulement si zA = 2zB − zC .

9.10.5 Similitude plane directe


a) Définition
La similitude plane directe S de centre Ω, d’angle θ et de rapport k (k > 0) est la composé
commutative de la rotation de centre Ω et d’angle θ avec une homothétie de centre Ω et de
rapport k, c’est-à-dire S = h ◦ r = r ◦ h.

b) Expression complexe d’une similitude plane directe


Soit S la similitude plane directe de centre Ω, d’angle θ et de rapport  k > 0. 
A
L’expression complexe de S est : z 0 − zΩ = keiθ (z − zΩ ) ou z 0 = keiθ z + 1 − keiθ zΩ .
G
N
 
En posant a = keiθ et b = 1 − keiθ zΩ , on a la forme z 0 = az + b.
A
-Y

c) Éléments caractéristiques d’une similitude plane directe


LE

Soit S la similitude plane directe d’écriture complexe : z 0 = az + b.


La similitude plane directe S est caractérisé par :
IL

. son rapport k tel que : k = |a| ;


H

. son angle θ tel que : θ = arg(a)[2π] ;


C

b
A

. son centre Ω d’affixe zΩ = .


1−a

d) Expression analytique d’une similitude plane directe


Soit S la similitude plane directe d’écriture complexe : z 0 = keiθ (z − zΩ ) + zΩ
Posons : z = x + iy, z 0 = x0 + iy 0 , zΩ = x0 + iy0 et keiθ = k cos θ + ik sin θ.
x0 + iy 0 = k(x − x0 ) cos θ − k(y − y0 ) sin θ + x0 + i [k(x
 − x0 ) sin θ + k(y − y0 ) cos θ + y0 ]
x0 = k(x − x ) cos θ − k(y − y ) sin θ + x
0 0 0
Par égalité de deux nombres complexes, on a : S :  0
y = k(x − x0 ) sin θ + k(y − y0 ) cos θ + y0

e) Similitude plane directe particulière


Soit S une similitude plane directe d’écriture complexe z 0 = az + b.
. si a = 1 ; on a : z 0 = z + b, alors S est une translation de vecteur →

u d’affixe b.
. si a , 1, |a| = 1 et θ , 0[2π], alors S est une rotation de centre Ω et d’angle θ.
. si |a| , 1 et θ ≡ 0[2π], alors S est une homothétie de centre Ω et de rapport k.
. si a = −1 ; on a : z 0 = −z + b, alors S est une symétrie centre de centre Ω.

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