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Règles d'importation et transport douanier

Le document décrit les procédures d'importation, y compris les exigences de transport maritime, terrestre et aérien, ainsi que les formalités douanières nécessaires. Il aborde également les prérequis pour le dédouanement, tels que le code en douane, la facture définitive et le certificat d'origine, ainsi que le contrôle technique à l'importation. Enfin, il mentionne les restrictions sur certains produits et les procédures de surveillance préalable à l'importation.

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Règles d'importation et transport douanier

Le document décrit les procédures d'importation, y compris les exigences de transport maritime, terrestre et aérien, ainsi que les formalités douanières nécessaires. Il aborde également les prérequis pour le dédouanement, tels que le code en douane, la facture définitive et le certificat d'origine, ainsi que le contrôle technique à l'importation. Enfin, il mentionne les restrictions sur certains produits et les procédures de surveillance préalable à l'importation.

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1/ Á L’IMPORTATION

1-A/ Le transport par mer :(art. 65 du CD)


Les navires ne peuvent accoster que dans les ports pourvus d’un bureau de
douane, sauf s’il est justifié à la satisfaction de la douane l’existence d’un
cas de force majeure (article 67 du CD).
Avant son arrivée au port, et à son entrée aux eaux territoriales, le
capitaine du navire est tenu de présenter le manifeste aux agents des
douanes qui se rendent à bord (brigade maritime) pour apposer leur visa.
Il est tenu de déposer au bureau des douanes et dans les 24H de son arrivée
au port (les dimanches et jours fériés non compris), la déclaration sommaire
afférente à son navire et qui se compose de 3 inventaires :
A/ le manifeste cargaison :
C’est le document sur lequel sont inscrites les marchandises transportées.
Il doit comprendre toutes les informations qui concernent ces marchandises
(la nature et si c’est possible l’espèce, le nombre des colis, leurs marques et
leurs N°, le poids, le lieu de chargement, caractéristiques du moyen de
transport, N° du titre de transport,…..) il doit être visé par le capitaine du
navire.
B/ manifestes spéciaux de provisions de bord :
C’est la liste des provisions et des vivres destinés à la consommation à
bord,
C/ Le manifeste de pacotille :
C’est la liste des effets et des biens appartenant aux membres de l’équipage.

1-B/ Le transport terrestre : (art 72 du CD)


Le transporteur de marchandises vers le territoire douanier par voie
terrestre a l’obligation de conduire instantanément la cargaison vers le
bureau des douanes où il va accomplir les formalités douanières de
dédouanement.
Il doit s’assurer que le bureau vers lequel il se dirige est ouvert à
l’opération qu’il va accomplir.
a/ La feuille de route :
Les marchandises transportées par voie terrestre doivent être inscrites sur le
manifeste tenu par le transporteur. Il s’agit de la feuille de route.
Comme les autres genres de manifeste, la feuille de route doit mentionner
toutes les informations permettant de reconnaître les marchandises

1
importées (nature des marchandises, leur dénomination réelle si elles sont
prohibées, nombre de colis, destinataire réel,…).
La déclaration sommaire doit être immédiatement déposée. Si l’arrivée des
marchandises a eu lieu pendant la fermeture du bureau, elles doivent être
acheminées vers les aires de stationnement annexées au bureau sans frais et
le dépôt de la déclaration sommaire doit avoir lieu dès l’ouverture de ce
dernier.

b/ La notion de route directe :


La conduite en douane des marchandises transportées par voie terrestre doit
avoir lieu par la route la plus directe qui mène au bureau des douanes.
Les routes les plus directes sont désignées par arrêté du MF.
c/ La notion de bureau le plus prochain :
C’est le 1er bureau des douanes atteint par la route la plus directe.
Il doit figurer parmi les bureaux désignées par l’arrêté du MF et ouverts à
ce genre d’opérations.

1-C/ Le transport aérien: (art 75 du CD)


Tout aéronef effectuant une opération de transport international ne peut
atterrir que sur les aéroports pourvus de bureaux de douane.
Il est tenu de suivre l’itinéraire aérien fixé et qui mène directement à un
aéroport pourvu d’un bureau de douane.
a/ Le manifeste cargaison :
Les marchandises transportées par aéronef doivent être inscrites sur le
manifeste cargaison qui doit porter le visa du commandant de l’appareil.
Ce document constitue la déclaration sommaire.
b/ Dépôt immédiat :
Le commandant de l’aéronef doit présenter la déclaration sommaire aux
services des douanes dès son arrivée à l’aéroport. Si nécessaire, une
traduction doit accompagner la déclaration sommaire.
Aucun déchargement des marchandises transportées ni aucune
manipulation ne peut s’effectuer sans la présence des agents des douanes.
1-D/ Le manifeste informatisé :
Si les manifestes de provisions de bord et des biens de l’équipage peuvent
être déposés et gardés par la douane dans leur état manuscrit, le manifeste
cargaison est obligatoirement saisi par le système informatique « SINDA
» mis par les soins de la Direction Générale des Douanes à la disposition
des transporteurs. Ce manifeste servira au dédouanement des marchandises
étant donné que le dépôt des déclarations en douane (soit en détail soit
2
simplifiées) est effectué obligatoirement par le moyen du système
informatique.
Ces déclarations donneront lieu à l’apurement des différentes rubriques
enregistrées dans le manifeste.
1-F/ Le manifeste anticipé :
Le manifeste anticipé est le manifeste établi et déposé avant l’arrivée du
moyen de transport réalisant une opération de transport international.
Il doit être établi par des moyens électroniques fiables et conformes à la
législation en vigueur en matière d’échanges électroniques.
Le dépôt du manifeste anticipé dispense le commandant de bord ou le
capitaine du navire de toutes les formalités ci-dessus énumérées (art 80 du
CD).
Le transporteur doit être connecté au système électronique de la TTN
(système automatique intégré de traitement des formalités de commerce
extérieur).
Le manifeste anticipé devient nul et non avenu si l’arrivée du bateau ou
de l’aéronef n’a pas eu lieu.

3
Les formalités préliminaires avant le dédouanement
Avant d’entamer les opérations d’importation, quelques préalables
doivent être tenus en considération par l’opérateur économique pour
dédouaner les marchandises en question. Cela concerne principalement
les éléments suivants :

Le code en douane
La facture définitive
Le certificat d’origine
1-Les certificats d’origine conventionnels
Ils servent pour les échanges commerciaux régis par les accords tarifaires
préférentiels bilatéraux ou multilatéraux en vue d’un abattement ou une
franchise des droits de douane et des taxes à effet équivalent.

2-Les certificats d’origine de droit commun


Ils concernent les échanges commerciaux qui ne sont pas régis par des
accords tarifaires préférentiels, lorsque les critères d’origine tels que définis
dans le cadre de relations préférentielles ne sont pas satisfaits, réexportation
de produits étrangers ou bien lorsque le certificat d’origine est exigé en tant
que preuve documentaire en plus du certificat d’origine conventionnel.

Les modes de transports et leurs particularités


Pour optimiser les opérations d’acheminement de la marchandise jusqu’au
client, il convient de choisir le mode de transport le plus approprié en
prenant en considération des paramètres comme la quantité de
4
marchandises à transporter, le délai de livraison, le coût de transport, la
distance à parcourir et la sécurité liée à l’acheminement de la marchandise.
Le tableau ci-dessous montre les avantages et inconvénients pour chaque
mode de transport.

2 Le carnet TIR permet le transport par route de marchandises en transit, entre les pays membres de
l’accord TIR (convention de Genève du 14/11/1975). Il facilite la circulation en suspension de droits
et taxes des marchandises en simplifiant les formalités douanières. La délivrance du carnet TIR en
Tunisie est assurée par la chambre de commerce et d’industrie de Tunis.

5
L’autorisation à l’importation
Nonobstant la règle générale de liberté d’importation, l’article 3 de la loi
relative au commerce extérieur exclu du régime de la liberté de commerce
extérieur tous les produits touchant à la sécurité, à l’ordre public, à
l’hygiène, à la santé, à la morale, à la protection de la faune et de la flore et
au patrimoine culturel.
Cependant, ces produits peuvent être exceptionnellement importés sous
couvert d’une autorisation d’importation accordée par le ministère chargé
du commerce.

La surveillance préalable à l’importation


L’article 30 de la loi n°98-106 du 18 décembre 1998 relative aux mesures
de sauvegarde à l’importation stipule que lorsqu’il s’avère que l’évolution
des importations d’un produit donné menace de causer un dommage aux
producteurs nationaux, l’importation de ce produit peut être soumise à une
surveillance préalable conformément aux procédures fixées par l’arrêté du
ministre du commerce du 12 août 2004 portant fixation des procédures de
la surveillance préalable à l’importation.
La surveillance préalable à l’importation, prend la forme d’une fiche
d’information ayant pour objectif d’informer préalablement le ministère
chargé du commerce avant la domiciliation bancaire, de toute opération
d’importation des produits soumis à ce régime.

La domiciliation bancaire
On entend par domiciliation bancaire, le choix par une personne physique
ou morale d’un intermédiaire agrée pour effectuer un transfert de devises à
l’étranger (en règlement d’une importation ou pour autre raison) ou pour
repartir des devises de l’étranger en recouvrement d’une opération
d’exportation.

Le contrôle technique à l’importation


Le contrôle technique à l’importation est régi par le décret n° 94-1744 du
29 août 1994 relatif aux modalités de contrôle technique à l’importation et
à l’exportation et aux organismes habilités à l’exercer tel que modifié par
les textes subséquents et notamment le décret n°2010-1684 du 05 juillet
2010.

6
En vertu de ce décret, les autorités publiques visent à protéger la santé et la
sécurité du consommateur et à s’assurer la conformité des produits à la
réglementation technique en vigueur ainsi qu'à la loyauté des transactions.
De plus, le tableau A dudit décret réparti les groupes de produits soumis au
contrôle technique à l'importation selon les départements concernés, à
savoir :
• Ministère chargé du commerce ;
• Ministère chargé de l’industrie ;
• Ministère chargé de la santé ;
• Ministère chargé de l’agriculture ;
• Ministère chargé des Technologies de la Communication et de
l'Economie Numérique ;

Sont exemptés des procédures du contrôle technique à l'importation,


les matières premières, matières semi-finies destinées à l'usage
professionnel de l'importateur dans le cadre de son activité
industrielle, agricole, artisanale ou touristique, aussi les échantillons
importés, les articles publicitaires d'usage courant, les marchandises
destinées aux expositions et non destinées à la vente dans le marché
local, les importations des missions diplomatiques, les importations du
croissant rouge Tunisien, les marchandises importées à titre de don par
les administrations et établissements publics administratifs et les
marchandises en retour.

Dans le même contexte, l'arrêté du ministre du commerce et de l'artisanat


du 15 septembre 2005 fixant les listes des produits soumis au contrôle
technique à l'importation et à l'exportation, fait référence à trois catégories
de produits :
1 Les produits soumis au contrôle technique systématique
Ce sont les produits de la liste A du texte de l’arrêté et concernent
principalement les produits de consommation finale (cosmétique,
agroalimentaire, chaussures, jouets, électroménagers…).
En se basant sur un système de gestion des risques et de sélectivité (en
rapport avec la nature du produit en question, contenu du dossier, historique
de l’importateur, avertissements par rapport à la nocivité du produit…),
chaque département technique concerné effectue ce type de contrôle selon
trois modes :
• Sur étude de dossier avec éventuellement un dépôt d’échantillons ;
7
• Sur étude de dossier avec contrôle de la marchandise ;
• Sur étude de dossier avec contrôle de la marchandise et prise
d’échantillon pour analyse ;

2 Les produits soumis au contrôle technique par certification


Ce sont les produits de la liste B du texte de l’arrêté susmentionné. Ce
contrôle est effectué par les agents de la douane qui vérifient lors du
dédouanement, que la marchandise est accompagnée d'un certificat de
conformité à la réglementation technique la concernant délivré par un
organisme dûment habilité à cet effet.
3 Les produits soumis au contrôle de conformité aux prescriptions d’un
cahier des charges
Concernent les produits de liste C du texte de l’arrêté susmentionné. Ce
contrôle est effectué par le département technique concerné et consiste à
vérifier la conformité du produit aux prescriptions d’un cahier des charges
(approuvé par arrêté du ministre du commerce et les ministres concernés).
De même, les départements techniques peuvent procéder éventuellement à
une prise d’échantillon dans le cadre de leur étude de dossier.

Procédure de contrôle technique à l’importation


Parmi les trois catégories de produits susmentionnés, il faut souligner que
la procédure de contrôle technique systématique à l’importation présente
quelques particularités par rapport au nombre de règles à suivre. Elle est
régie par l’arrêté des ministres, du commerce et de l'artisanat, de
l'agriculture des ressources hydrauliques et de la pêche, de la santé
publique, de l'industrie et de la technologie, et des technologies de la
communication du 18 septembre 2010, fixant les procédures de contrôle
technique systématique à l'importation. Elle se résume comme suit :

• Avant l'arrivée de la marchandise et l’entame des procédures de


dédouanement, l’importateur ou son mandaté télétransmet via la plateforme
TTN au service du contrôle technique systématique concerné un dossier (en
langues arabe, français ou anglais) composé des documents suivants :
 Une demande d’AMC ou d’APE signée par l'importateur (moyennant
un certificat de signature délivré par l’ANCE);
 La facture d'achat domiciliée auprès d’un intermédiaire agréé ;
 Le certificat d’origine ;

8
 La liste de colisage ;
 Le dossier technique comprenant selon la nature du produit : fiche
technique fixant la composition du produit, notice d'emploi, règles de
sécurité exigées, garantie … ;
 Le titre de transport : Avis de connaissement, préavis d'arrivée ou avis
d'arrivée de la marchandise ;
 Une copie de l'étiquetage du produit, le cas échéant ;
 Les produits d’origine animale ou végétale, doivent être accompagnés
d'un certificat sanitaire, de salubrité ou phytosanitaire et d'un certificat de
non-contamination radioactive délivrés par les autorités compétentes du
pays d'origine ou de provenance ;
 Le département technique concerné peut demander à l’importateur un
complément d’information s’il juge que son dossier est incomplet. Après
étude du dossier, quatre alternatives sont à envisager :
 Octroi de l’AMC : Dans ce cas, l’importateur peut procéder au
dédouanement et enlèvement de la marchandise.
 Octroi de l’APE : Dans ce cas, l’importateur peut procéder au
dédouanement et enlèvement de la marchandise et la stocker dans ses
locaux sans pouvoir la commercialiser dans l'attente de
l'accomplissement des suites des procédures (Prise de rendez-vous,
inspection, prélèvement d'échantillons et envoie au laboratoire aux
fins des analyses et essais). L’importateur est tenu de prendre contact
avec le service de contrôle technique afin de fixer la date et le lieu
d’inspection dans les 15 jours qui succèdent l’enlèvement de sa
marchandise
 Contrôle technique au niveau des points frontaliers avant le
dédouanement de la marchandise : L'importateur présente au service
 du contrôle technique le document douanier « Autorisation pour le
prélèvement d’échantillon (D41) » pour procéder à l'inspection et
éventuellement le prélèvement d'échantillon.
 Refoulement ou destruction de la marchandise : Dans ce cas,
l'importateur peut demander le réexamen de son dossier, sinon il est
tenu d'entamer l'opération de refoulement ou de destruction et
confirmer à l'organisme concerné que l'opération a été effectuée
moyennant la présentation des documents justifiant la réalisation de
ladite opération. Pour les marchandises enlevées, un procès-verbal,
9
établi par un huissier notaire et enregistré auprès de la recette des
finances conformément à la réglementation en vigueur. Concernant
les marchandises à quai, le procès-verbal de destruction est établi par
les services des douanes.
Pour la deuxième et troisième alternatives, les prélèvements d’échantillons
sont effectués en présence de l’importateur ou son mandaté aux points
frontaliers ou dans ses lieux de dépôt. Ces échantillons sont ensuite
envoyés aux laboratoires agréés pour analyse.
Après l’acquittement des frais d’analyse par l’importateur, le laboratoire
transmet les résultats d’analyse au service de contrôle technique qui décide
de la suite à donner au dossier : Octroie de l’AMC, refoulement,
destruction ou mise en conformité si le défaut en question ne présente pas
de danger à la santé et sécurité du consommateur.
Il y a possibilité de recourir à une deuxième analyse sur demande de
l’importateur ou si le service de contrôle technique le juge nécessaire.
L’importateur est tenu d’exécuter les opérations de refoulement ou
destruction dans les 60 jours qui suivent la date de publication de la
décision et de présenter au service concerné les pièces justificatives
suivantes : un procès-verbal de destruction signé par un huissier de justice
(pour le cas de marchandise enlevée) ou un agent des services douaniers
(pour le cas de la marchandise non enlevée), une déclaration de
réexportation avec apurement et visa d’embarquement (en support
numérique) pour le cas de refoulement.
Les autorisations en rapport avec le contrôle technique systématique
peuvent être délivrées électroniquement ou manuellement selon
l’accessibilité de l’administration concernée à la plateforme de la TTN.

Le contrôle phytosanitaire à l’importation


Le contrôle phytosanitaire à l'importation vise à prévenir l'introduction et la
propagation d'organismes nuisibles dangereux susceptibles d'engendrer des
pertes directes ou indirectes sur le patrimoine végétal national. Il concerne
les végétaux (les plantes vivantes et les parties vivantes de plantes y
compris les semences et les fruits) et les produits végétaux (les produits
d'origine végétale non transformés). La procédure est assurée par le service
de contrôle phytosanitaire au sein des postes frontaliers (ports, aéroports,
points de passage terrestre).

10
Les végétaux, parties de végétaux et produits de végétaux importés en
Tunisie doivent être accompagnés d'un certificat phytosanitaire conforme
au modèle établi par la convention internationale pour la protection des
végétaux (rédigé en arabe, français ou anglais).
Si le pays exportateur n'est pas le pays d'origine, les végétaux, parties de
végétaux et produits de végétaux doivent être accompagnés d'un certificat
phytosanitaire de réexportation conforme au modèle établi par la
convention internationale pour la protection des végétaux auquel sera
annexé l'original ou une copie du certificat phytosanitaire d'origine certifiée
conforme par le pays exportateur. Au cas où le pays exportateur n'a pas
exigé de certificat phytosanitaire à l'importation des envois destinés pour la
réexportation en Tunisie, ces envois devront être accompagnés d'un
certificat phytosanitaire délivré par les services compétents du pays de
réexportation, conforme au modèle établi par la convention internationale
pour la protection des végétaux, attestant que l'envoi n'a pas subi lors de
son entreposage de modification pouvant le rendre non conforme aux
exigences phytosanitaire tunisiennes.
Le certificat établi au plus tôt 14 jours avant l’expédition doit attester que
l'envoi est officiellement examiné et trouvé indemne d'organismes nuisibles
visés par l'arrêté du 31 mai 2012, fixant la liste des organismes de
quarantaine. Il convient aussi ce certificat déclare respecter les exigences
spécifiques de 19 familles de produits végétaux listés dans l’arrêté du
ministre de l'agriculture du 28 mai 2013, fixant les exigences
phytosanitaires ainsi que les modalités de contrôle de végétaux et produits
végétaux importés en Tunisie.
Par ailleurs, le même texte autorise l’importation sans présentation de
certificat phytosanitaire ni inspection phytosanitaire l'introduction de 6
familles des végétaux ou de produits végétaux, à l'exception de ceux visés
par l'arrêté du ministre de l'agriculture du 31 mai 2012 fixant la liste des
végétaux et produits végétaux dont l'entrée en territoire tunisien est
interdite, ces végétaux ou produits végétaux concernent:
- Les produits agricoles ayant subi une transformation tels que les huiles,
graisses végétales, saumures, conserves, amidons et farines.
- Les produits agricoles destinés à la transformation tels que le café, le
cacao et le houblon.
- Les épices, condiments et les encens à l'exception des végétaux avec
racines et parties souterraines de végétaux provenant de l'Algérie, du Maroc
et de la Mauritanie.

11
- Les produits végétaux à l'état brut à l'usage industriel pharmaceutique,
cosmétique, ou pour la pâtisserie et la confiserie.
- Le bois transformé, à l'exception du bois des palmacées provenant de
l'Algérie, du Maroc et de la Mauritanie.
- Les végétaux et produits végétaux en petites quantités et à titre de
consommation personnelle à l'exception des semences.

Si le produit importé est non conforme, il sera intercepté au point d’entrée


et peut être objet de traitement, transformation, refoulement ou destruction,
et ce, selon la disponibilité de la technique pour l’éradication de
l’organisme concerné dans des délais prédéterminés.

Le contrôle sanitaire vétérinaire


Le cadre applicatif est régi par la loi 99-24 du 9 Mars 1999, relative au
contrôle sanitaire vétérinaire à l’importation et à l’exportation. Ce contrôle
est effectué aux points de passage pourvu de bureaux de douane par des
médecins vétérinaires assermentés. Les animaux et produits animaux
importés doivent être accompagnés de documents sanitaires délivrés par les
autorités vétérinaires officielles du pays exportateur attestant leur bonne
santé, leur salubrité ainsi que leur conformité aux exigences sanitaires et
hygiéniques en vigueur en Tunisie.
Les médecins vétérinaires procèdent principalement au contrôle des
documents accompagnant les animaux et produits animaux ainsi que le
contrôle d’identité en vérifiant visuellement la concordance entre ces
documents et les animaux/produits animaux.
S’il s’avère une non-conformité par rapport au contrôle documentaire et
d’identité, il sera procédé au refoulement des animaux et produits animaux
ou leurs destructions en cas ou la réexpédition hors du territoire Tunisien
est impossible.
En cas de suspicion, les médecins vétérinaires peuvent procéder à un
contrôle physique des animaux et produits animaux via un examen ou
prélèvement d’échantillon. En cas de non-conformité des résultats
d’analyse, il sera procédé au saisi, l’abattage des animaux vivants et la
destruction des animaux et produits animaux après autorisation du juge
territorialement compétent.

12
Formalités avant l’arrivée du navire

Le circulaire n°86 du 14 novembre 2016 portant sur la facilitation des


procédures d’embarquement et d’enlèvement des marchandises dans les
ports maritimes de commerce, ainsi que le décret 2018-1005 du 30
Novembre 2018 portant sur les modalités de préparation et de dépôt du
manifeste anticipé, établissent les règles à suivre avant les opérations de
dédouanement. Ce sont des dispositions d’ordre logistique mettant en
relation le consignataire de navire, l’autorité portuaire et l’acconier.
Compte tenu de ce qui précède, l’opérateur est présumé d’établir les
documents commerciaux négociés tel que la facture définitive/autorisation
d’importation, copie de la déclaration à l’exportation, le connaissement, la
liste de colisage, le certificat d’origine ainsi que les procédures de contrôle
d’ordre technique. En outre, le préavis d’arrivée marchandise permettra à
l’importateur ou son mandaté d’anticiper les formalités de dédouanement
en procédant à la saisie de la déclaration détaillée de la marchandise avec
le numéro d’escale associé. La procédure globale des formalités avant
dédouanement est résumée par les étapes suivantes :

13
• L’agent maritime dépose le préavis d’arrivé navire contenant
éventuellement la liste des marchandises dangereuses au moins 24h avant
l’accostage et l’envoi à l’OMMP.
• L’OMMP attribue le numéro d’escale du navire et le transmet à
l’agent maritime.
 L’agent maritime envoie le manifeste anticipé signé
électroniquement (identifié par le numéro d’escale, le code bureau de
douane et l’année de préavis) au système douanier via TTN. Après
acceptation par la Douane, le manifeste anticipé est envoyé à l’OMMP et
une copie à l’entrepreneur de manutention.
• Une fois le manifeste anticipé est validé par la douane, l’agent
maritime génère et envoi les préavis d’arrivées marchandises via TTN. Ces
préavis sont alors consultables par les clients finaux sur le portail de TTN
([Link]
• L’entrepreneur de manutention procède au déchargement du navire,
communique à l’agent maritime, à la douane et à l’OMMP : la liste des
marchandises déchargées à chaque séance de travail (shift) ; les arrêts
techniques éventuels ; la date et l’heure de fin des opérations de
déchargement ; et à la fin il communique l’état différentiel.
• Au vu des listes des marchandises déchargées et de l’état différentiel,
l’agent maritime procède à la rectification de son manifeste via TTN et ce
au plus tard 24h après la date de fin de déchargement.
• Au vu des listes des marchandises déchargées et communiquées par
l’entrepreneur de manutention, l’agent maritime génère et envoi les avis
d’arrivées marchandises via TTN. Ces avis sont alors consultables par les
clients finaux sur le portail de TTN ([Link]

14
15
I. formalités avant l'arrivée du navire:

A la fin des opérations de chargement des marchandises au port de départ,


le transporteur maritime doit émettre un avis au consignataire du navire
en Tunisie. Ce dernier est tenu de :

 adresser à l'autorité portuaire "OMMP" un préavis indiquant la date


et l'heure estimées pour l'arrivée du navire au port de destination
suite auquel l'OMMP affecte un numéro d'escale au navire.
 établir le manifeste anticipé et l'enregistrer électroniquement dans
le système SINDA via la plateforme TTN
 transmettre aux importateurs ou leurs représentants des préavis
d'arrivée de leurs marchandises.

II. formalités à l'arrivée du navire:

Dès l'accostage du navire sur l'escale prévue:

 l'autorité portuaire est tenue de confirmer la date et l'heure d'arrivée


électroniquement
 le transporteur maritime est tenue de transmettre une copie du
manifeste cargo au consignataire de navire, à l'entrepreneur de
manutention " STAM" et à la brigade commerciale de la douane.
 le consignataire du navire est tenu d'adresser les avis d'arrivée aux
importateurs ou leurs représentants.
 l'entrepreneur de manutention procède au déchargement du navire et
à la préparation d'un état différentiel entre les unités de charge
réellement débarquées et le manifeste de cargaison préalablement
reçu (manifeste anticipé), cet état sera adressé au consignataire du
navire et aux services des douanes.
 L’entrepreneur de manutention est tenu de transmettre au
consignataire du navire un flux « fin de déchargement » pour
l’informer de la fin des opérations de déchargement. Une copie de
ce flux est transmise à la douane et à l’autorité portuaire pour
information.
16
 Le consignataire du navire est tenu de signer électroniquement et de
valider son manifeste identifié par le numéro d’escale, le code de
bureau des douanes et le(s) numéro(s) de rubrique(s) et de le
transmettre à la douane au maximum 24 heures après l’annonce de
fin des opérations de déchargement. Cette validation électronique
permet à l’importateur ou son mandaté de valider sa déclaration par
rubrique ou par lot de rubriques. Une fois une rubrique ou un lot de
rubriques validé, l’importateur ou son mandaté peut valider la/les
déclarations en détail des marchandises relatives à ces rubriques.
Une copie de ce flux est transmise à l’entrepreneur de manutention
et à l’autorité portuaire. Au-delà des 24 heures de la fin des
opérations de déchargement, la rectification de l'un des éléments du
manifeste (expéditeur, destinataire, poids, quantité...) est soumise au
dépôt d'une demande auprès des autorités douanières par le
consignataire du navire.

III. formalités de dédouanement de la marchandise:


1. établissement de la déclaration en détail de la marchandise (DDM)
 Dès l'enregistrement du manifeste anticipé, l'importateur ou son
représentant peut procéder au chargement de la déclaration en détail
à travers la plateforme TTN en optant pour un régime douanier.
L’établissement de la DDM n'est possible qu'après validation du
manifeste par le consignataire du navire. Cependant les déclarations
établies en hors manifeste et qui concernent les produits
inflammables, les produits périssables et les produits encombrants,
peuvent être enregistrés indépendamment de la validation du
manifeste. Après son enregistrement et sa validation, la déclaration
doit être déposée au guichet de recevabilité dans un délai de 5 jours.
La DDM est envoyée électroniquement via la plateforme TTN
accompagnée des pièces jointes exigibles au bureau de
dédouanement.

2. Etude et liquidation de la déclaration en détail


Quelque soit le bureau d'enregistrement, le traitement de la
déclaration en détail s'effectue selon le principe de la sélectivité
automatique, ainsi le système d'information douanier "SINDA"
procède à l'affectation de la déclaration à un couloir.

17
 couloir vert : émission du BAE,
 couloir orange : contrôle documentaire de la déclaration,
 couloir rouge : contrôle physique (visite) de la marchandise.

L’étude et la liquidation de la déclaration en détail dépend du


bureau de dédouanement des marchandises où elles ont été
déclarées, trois cas peuvent se présenter:
I. Marchandise déclarée et dédouanée au bureau d'entrée,
II. Marchandise déclarée et dédouanée au bureau de rattachement,
III. Marchandise déclarée et dédouanée aux magasins et aires de
dédouanement.

2-1:Marchandises dédouanées au port d'entrée:

2-1-1 affectation de la DDM


Il s'agit généralement des marchandises déclarées sous les régimes de
mise à la consommation ou les régimes de transit (transbordement,
cabotage) Après dépôt de la déclaration celle ci est affectée à un couloir
selon le principe de la sélectivité automatique.

2-1-1-1 Déclaration affectée au couloir vert:


L'émission du bon à enlever (BAE) par le système automatisé SINDA
s'effectue de manière automatique. L'édition du BAE peut s'effectuer
immédiatement après le paiement des droits et taxes exigibles par
l'importateur ou son représentant.

2-1-1-2 Déclaration affectée au couloir orange:


En cas où la déclaration est orientée vers le couloir orange, elle est
affectée à un inspecteur vérificateur et à un réviseur dont l'identités seront
porté à la connaissance de l'importateur ou son représentant via le
système SINDA.
L’inspecteur liquidateur procède à la vérification documentaire de la
DDM et de ses pièces jointes:

 En cas de conformité des informations fournies par les documents


avec les éléments de la déclaration et après approbation du réviseur
un bon à enlever sera émis et édité après le paiement des droits et
taxes exigibles par l'importateur ou son représentant.
18
 En cas de non conformité avec les éléments de la déclaration,
l'inspecteur liquidateur peut soit relever l'infraction constatée, ou
demander un complément d'information soit procéder à la
resélection de la déclaration vers le couloir rouge
2-1-1-3 Déclaration affectée au couloir rouge
En cas où la déclaration est orientée vers le couloir rouge, la DDM est
affectée à un inspecteur liquidateur et à un réviseur dont l’identités seront
porté à la connaissance de l'importateur ou son représentant via le
système SINDA. La marchandise importée est soumise à une inspection
physique par l'inspecteur liquidateur à l'enceinte du port et dans les zones
inter- changes dédiées à cet effet, en présence de l'importateur ou son
représentant qui ont été informé de la date de l'inspection par un message
fixé par l'inspecteur via le système SINDA (rendez vous pour visite).
L'inspection physique de la marchandise peut être intégrale ou partielle
suivant la nature de la marchandise et les conditions d'emballage et la
diversité des articles, les services des douanes peuvent procéder
éventuellement à des prélèvements d'échantillons en cas d'analyse ou
pour contrôle approfondi.

2-1-2 enlèvement de la marchandise


Après paiement des droits et taxes exigibles et édition du BAE,
l'importateur ou son représentant procède à l'établissement du bon de
sortie (BS) à partir de la plateforme TTN dans le cas où la DDM est
manifestée ou à partir du système SINDA pour les DDM établies hors
manifeste( pour les produits inflammables, périssables...) ou pour les
formalités de dédouanement simplifiées (DAE). Muni de son dossier
d'importation composé de:
 une copie de la DDM,
 l'original du bon à enlever,
 un imprimé du bon de sortie,
 tout autre document exigible relatif à la réglementation particuliaire.

Et après règlement des frais d'aconage et de manutention, l'importateur ou


son représentant doit procéder à accomplir les formalités suivantes:

2-1-2-1 : Scanner
Toute marchandise importée est soumise obligatoirement à l'examen du
scanner à l'exception de quelques produits sensibles tels que les animaux
vivants, oeufs à couver... Si l'opérateur du scanner (officier) n'a pas
constaté une différence entre ce qui est déclaré et l'image fournit par le
19
scanner (silhouette homogène), le BAE est visé par le service et l'unité de
charge continue son chemin. Si l'opérateur du scanner a constaté la non
conformité entre ce qui est déclaré et l'image fournit par le scanner, il doit
mentionner sur le BAE "silhouette non homogène" et les services des
douanes procèdent à la visite physique des marchandises sur la base du
constat de l'opérateur du scanner.

 Si après la vérification physique il s'est avéré une conformité entre


la déclaration et la marchandise, le service effectuant la visite
mentionne sa reconnaissance sur le BAE et l'unité de charge
continue son chemin

 si après la vérification physique il s'est avéré la non conformité de


l'un des éléments de déclaration (nombre, quantité, espèce,
origine,...) avec la marchandise, les services des douanes relèvent
l'infraction douanière constatée (fausse déclaration d'espèce, fausse
déclaration d'origine, exportation sans déclaration...) et l'affaire doit
être transigé avant de passer à l'étape suivante.

2-1-2-2 : Pesage
L'importateur ou son représentant procède au pesage de la marchandise
sous contrôle douanier, toutefois cette étape n'est pas systématique
(spécifique pour certain produits et suivant la décision de l'inspecteur
liquidateur) Un bon de pesage visé par les services des douanes est
délivré à l'importateur ou son représentant

2-1-2-3 : Contrôle à la porte de sortie:


En arrivant à la porte de sortie l'importateur ou son représentant doit
présenter aux services des douanes le dossier d'import composé de:
 le bon à enlever portant tous les visas nécessaires.
 une copie de la DDM.
 un imprimé du bon de sortie.
 le bon de pesage.
 tout autre document relatif à la réglementation particuliaire.

Suite vérification de la conformité du dossier présenté, le service des


douanes procède à l'apurement de l'escale et de la rubrique du manifeste
correspondant à l'unité de charge qui a été enlevée et autorise la sortie de
la marchandise.

20
2-2:Marchandises dédouanées au bureau de rattachement:

Il s'agit des marchandises généralement déclarées sous les régimes des


entrepôts douaniers, les régimes de transformation sous douane, les
régimes de perfectionnement actifs et les régimes d'admission temporaire,
ainsi que les marchandises importées par les entreprises industrielles
travaillant sous les régimes de droits commun, ayant un bureau de
rattachement différent du bureau des douanes d'entrée de la marchandise.

2-2-1 affectation de la DDM


Après le dépôt de la déclaration au bureau de rattachement, celle ci est
affectée à un couloir selon le principe de la sélectivité automatique.

2-2-1-1 Déclaration affectée au couloir vert:


Emission automatique du bon à enlever (BAE) par le système automatisé
SINDA. Le BAE est édité après le paiement des droits et taxes exigibles
par l'importateur ou son représentant au niveau du bureau de
rattachement. Au bureau de rattachement un message doit fixer les
conditions d'acheminement sur le bon à enlever (plombage, escorte,
GPRS)

2-2-1-2 Déclaration affectée au couloir orange:


En cas où la déclaration est orientée vers le couloir orange, elle est
affectée à un inspecteur vérificateur et à un réviseur, l'inspecteur
liquidateur procède à la vérification documentaire de la DDM et de ses
pièces jointes.
 en cas de conformité des documents avec les éléments de la
déclaration et après approbation du réviseur un bon à enlever sera
émis et édité après le paiement des droits et taxes exigibles par
l'importateur ou son représentant.
 en cas de non conformité avec les éléments de la déclaration,
l'inspecteur vérificateur peut soit relever l'infraction constatée, ou
demander un complément d'information soit procéder à la
resélection de la déclaration vers le couloir rouge

2-2-1-3 Déclaration affectée au couloir rouge:


En cas où la déclaration est orientée vers le couloir rouge, la DDM est
affectée à un inspecteur vérificateur et à un réviseur du bureau de
21
rattachement. L'inspection physique aura lieu par l'inspecteur liquidateur
dans les locaux de l'entreprise suite à un rendez vous pour visite qui doit
être fixer et porter à la connaissance de l'importateur ou son représentant
via le système SINDA. Après la sortie du port, la marchandise est
acheminées vers les locaux de l'entreprise sous les conditions édictées par
le bureau d'émission du BAE (plombage, escorte, GPS/GPRS). En cas de
conformité l'importateur peut disposer librement de la marchandise. En
cas de non conformité, un litige sera constatée par l'inspecteur et doit être
régulariser conformément à la réglementation en vigueur.

2-2-2 Enlèvement de la marchandise


Après paiement des droits et taxes exigibles et édition du BAE,
l'importateur ou son représentant procède à l'établissement du bon de
sortie (BS) à partir de la plateforme TTN dans le cas où la DDM est
manifestée ou à partir du système SINDA pour les DDM établies hors
manifeste( pour les produits inflammables, périssables...) ou pour les
formalités de dédouanement simplifiées (DAE). Muni de son dossier
d'importation composé de:

une copie de la DDM,


 le bon à enlever original,
 un imprimé du bon de sortie,
 tout autre document exigible relatif à la réglementation
particuliaire.
Après paiement des frais d'aconage et de manutention, l'importateur ou
son représentant doit satisfaire les conditions fixées par le bureau de
rattachement pour l'acheminement de la marchandise vers sa destination.

2-2-2-3 : Contrôle à la porte de sortie:


En arrivant à la porte de sortie l'importateur ou son représentant doit
présenter à l'agent des douanes le dossier d'import composé de:
 le bon à enlever portant tous les visas nécessaires
 une copie de la DDM,
 un imprimé du bon de sortie,
 le bon de pesage,
 tout autre document relatif à la réglementation particuliaire.

Suite vérification de la conformité du dossier présenté, le service des


douanes procède à l'apurement de l'escale et de la rubrique du

22
manifeste correspondant à l'unité de charge qui a été enlevée et
autorise la sortie de la marchandise.

2-3:Marchandises dédouanées aux magasins et aires de


dédouanement (MAD)
L'admission des marchandises importées dans les magasins et aires de
dédouanement s'effectue par le dépôt d'une déclaration
d'acheminement (TE 842) par l'exploitant du magasin.

3-1:établissement de la déclaration TE
L'introduction par l'exploitant du magasin sur la plateforme TTN de
toutes les éléments de la déclaration relative aux marchandises importées
doit être effectuer conformément à l'état de chargement adressé par son
représentant à l'étranger (voir annexe). Après sa validation, la déclaration
d'acheminement (TE) est envoyée électroniquement via TTN
accompagnée des pièces jointes au bureau de dédouanement. La
déclaration établie et validée, doit être déposer dans un délais de 5 jours à
partir de la date de son enregistrement aux guichet pour recevabilité et
affectation.

2-3-2:liquidation de la déclaration d'acheminement:


Le contrôle et le traitement de la déclaration TE s'effectue au bureau de
rattachement du magasin et aire de dédouanement. Le service procède à
la vérification des pièces jointes suivantes:
 le connaissement des marchandises qui doit mentionner l'identité du
magasin en tant que destinataire des marchandises pour le compte
de sa clientèle.
 l'état de chargement portant les indications nécessaires
 la feuille d'acheminement
 l'avis d'arrivé
 la liste de colisage

Après la liquidation de la déclaration à travers le système informatisé


SINDA, un BAE sera émis et édité suite au paiement des redevances
et dans les conditions d'acheminement fixées par le bureau de
rattachement (escorte, plombage, pesage, GPS/GPRS..).

2-3-3:Enlèvement de la marchandise au port


Muni de son dossier d'enlèvement composé de:
 le bon à enlever original de la TE842,
23
 conforme au primata de la déclaration TE842,
 imprimé du bon de sortie,
 l'original du bon à enlever de la déclaration de l'unité de charge.

L’exploitant du MAD doit accomplir les formalités relatives au scanner et


aux autres conditions d'acheminement de la marchandise vers les MAD.

2-3-4 : Contrôle à la porte de sortie:


En arrivant à la porte de sortie l'exploitant du MAD doit présenter à
l'agent des douanes le dossier d'import composé de:
 le bon à enlever portant tous les visas nécessaires,
 une copie de la déclaration TE842,
 un imprimé du bon de sortie,
 le bon de pesage,
 tout autre document relatif à la réglementation particuliaire.

Suite vérification de la conformité du dossier et de la déclaration UC, le


service procède à l'apurement de l'escale et de la rubrique du manifeste
correspondant et autorise la sortie des marchandises. Après la validation
du bon de sortie relatif à la déclaration d'acheminement TE, le système
SINDA génère automatiquement un numéro d'escale au magasin
permettant à l'exploitant de préparer le manifeste magasin.

2-3-5: Réception des marchandises au magasin:


A l'arrivée des marchandises au MAD, l'agent des douanes chargé du
contrôle permanent procède à la vérification du numéro de l'unité de
charge, de l'état du plomb, du GPRS (si la marchandise a été acheminée
avec GPS), et de la présence de l'agent d'escorte (si la marchandise a été
escortée par le service). L'agent des douanes doit assister au dépotage des
marchandises

2-3-6: Enlèvement de la marchandise:


La DDM prise en charge par le système SINDA ne peut être identifié par
un numéro et une date d'enregistrement qu'après sa validation par
l'importateur ou son représentant. La DDM est envoyée électroniquement
via la plateforme TTN accompagnée des pièces jointes exigibles au
bureau de dédouanement. L'importateur ou son représentant doit déposer
le dossier d'import dans un délai ne dépassant pas les 5 jours ouvrables à
partir de sa validation. Le dédouanement et l'enlèvement des
marchandises constituées dans les magasins et aires de dédouanement se

24
feront en se basant sur le principe de la sélectivité automatique des
déclarations.
 couloir vert: émission du BAE,
 couloir orange: contrôle documentaire de la déclaration,
 couloir rouge: contrôle physique (visite) de la marchandise.

Le traitement de la DDM relative à une marchandise constituée en


MAD et affectée à un couloir et le même que celui pour la déclaration
dédouanée au port. (Voir titre 2-1 : Marchandises dédouanées au port
d'entrée).
Cartographie des formalités à l’importation
Formalités avant dédouanement :

ORDRE OPERATIONS INTERVENANTS


1 Accostage du navire Autorité portuaire
2 Octroi d’un numéro Autorité portuaire
d’escale
3 Transmission du Autorité portuaire
numéro d’escale au
consignataire du
navire
4 Déchargement du Entrepreneur de
navire manutention
5 Établissement d’un Entrepreneur de
état différentiel manutention
6 Transmission de l’état Entrepreneur de
différentiel au manutention
consignataire du
navire + douane
7 Saisie du manifeste Consignataire du
sur le système SINDA navire
8 Rectification du Consignataire du
manifeste au vu de navire
l’état Différentiel dans
délais de 24 heures
9 Envoi des avis Consignataire du
d’arrivée des navire
marchandises aux
destinataires réels
10 Réception des Banque Consignataire
25
documents du navire opérateur
commerciaux
négociables (facture,
titre de transport,
certificat d’origine,...
etc.)
11.1 Établissement d’un Importateur ou son
certificat mandaté Banque
d’importation (pour
les produits libres)
11.2 Établissement d’une Importateur ou son
autorisation mandaté Ministère du
d’importation Commerce TTN
(produits exclus du
régime de la liberté)
12 Documents relatifs Ministères concernés
aux réglementations
particulières (contrôle
technique, sanitaire,
phytosanitaire,
vétérinaire… etc.) si
nécessaire le cas
échéant
13 Établissement et Importateur ou son
validation de la DDM mandaté
15.1 Transmission de la TTN
DDM par moyen
électronique
15.2 Dépôt de la DDM Importateur ou son
mandaté

Formalités douanières :

ORDRE OPERATIONS INTERVENANTS


26
16 Recevabilité de la Douane
déclaration (Contrôle
formel avec
possibilité de rejet
motivé par message
électronique)
17 Affectation de la Douane
déclaration aux
inspecteurs des
douanes selon les
couloirs
17.1 Couloir vert (émission Douane
automatique du BAE)
17.2 Couloir orange Douane
17.2.1 Contrôle Douane
documentaire
(possibilité de
réselection en cas de
doute)
17.2.2 Révision Douane
17.3 Couloir rouge Douane
17.3.2 Visite physique Douane
17.3.3 Révision Douane
18 Règlement des litiges Douane Importateur
s'il y a lieu ou son mandaté
19 Emission du BAE Douane

Formalités d’enlèvement:

27
ORDRE OPERATIONS INTERVENANTS
20 Caisse (paiement des Importateur ou son
droits et taxes) mandaté Douane
21 Édition du BAE Importateur ou son
mandaté Douane
22 Obtention du bon à Consignataire du
délivrer navire
23 Paiement des frais Entrepreneur de
portuaires manutention
24 Bon de Sortie Douane
25 Pesage si nécessaire Douane
26 Contrôle par scanner Douane
systématique
27 Plombage si Douane
nécessaire
28 Escorte si nécessaire Douane
29 GPRS/GPS si Douane
nécessaire
30 Apurement du Douane
manifeste maritime
31 Contrôle à la porte de Douane OMMP
sortie Police

Documentation préliminaire à la déclaration (DDM)


Avant d’engager la procédure de dédouanement des
marchandises, il y a lieu de s’assurer si le produit à importer
nécessite les documents suivants :

* L’autorisation préalable d’importation du commerce extérieur ;


* Le document du contrôle technique Et éventuellement
* Le certificat d’origine
Important : Une application sur le site de la douane permet de
vérifier à partir du code produit (SH), les modalités
d’importation (soumis ou non à autorisation) ainsi que d’autres
informations tel que :
 Informations spécifiques
QCS : Quantité Complémentaire Statistique
28
QCI : Quantité Complémentaire d’imposition
GU : Groupe d’Utilisation
 Contrôle de commerce extérieur
CCE Importation : Contrôle de Commerce Extérieur à l’importation
CCE Exportation : Contrôle de Commerce Extérieur à l’exportation
 Droits et taxes à l’import
D.D : DROIT DOUANE
Assiette : VALEUR DOUANE DINARS
D.C : DROIT DE CONSOMMATION
Fodec : [Link].I : Fodec (Cotisation
interprofessionnelle au profit du fonds de développement de la
compétitivité industrielle)
TVA : TAXE/VALEUR AJOUTEE
Assiette : [Link](D) + R(DT) GR.0
RPD : [Link]/IM : Redevance sur les
Prestations Douanières
Assiette : SOMME D.T (G=[Link].4.)
AIR : Avance sur l’Impôt sur le Revenu
Droit d’encouragement à la création littéraire et artistique
Droits et taxes à l’export
RPD : Redevance sur les Prestations Douanières
DSV : Droit sanitaire vétérinaire.

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