Code de l'organisation judiciaire au Togo
Code de l'organisation judiciaire au Togo
Fonction de poursuite : compétence dévolue à un magistrat d’effectuer l’ensemble des actes de procé-
dure en vue de traduire devant une juridiction pénale l’auteur d’une infraction ;
Fonction d’instruction : compétence dévolue à un juge de rassembler les preuves sur la commission
d’une infraction et de décider du renvoi ou non devant une juridiction de jugement ;
Fonction de jugement : compétence dévolue à un juge du siège de rendre une décision de justice ;
Ministère public : ensemble des magistrats qui exercent les fonctions de poursuite ;
Juge du siège : magistrat de l’ordre judiciaire chargé de rendre une décision de justice en matière judi-
ciaire ou administrative ;
Juridiction du premier degré : tribunal qui examine en premier lieu les litiges et rend une décision de
justice ;
Juridiction du second degré : cour d’appel qui examine en second lieu les litiges et rend une décision
de justice ;
Juridiction de droit commun : tribunal ou cour ayant compétence générale pour statuer sauf lorsque
qu’un texte spécial exclut une matière ou une qualité ;
Juridiction spécialisée : tribunal ou cour ayant compétence pour les seules matières qui lui sont attri-
buées par un texte de loi particulier ou en vertu de la qualité du justiciable ;
Tribunal de grande instance : juridiction de premier degré, compétente pour connaître des litiges qui
ne sont pas spécialement attribués à une autre juridiction ;
Tribunal d’instance à compétence civile: juridiction de premier degré statuant uniquement en matière
civile ;
Procureur de la République : magistrat placé à la tête du ministère public près le tribunal de grande
instance ou le tribunal d’instance à compétence correctionnelle et civile ;
Procureur général : magistrat placé à la tête du ministère public près une cour ;
Chambre commerciale : formation de la cour d’appel, compétente pour connaitre en appel, des déci-
sions rendues par le tribunal de commerce ;
Chambre sociale : formation de la cour d’appel, compétente pour connaitre en appel, des décisions
rendues par le tribunal du travail ;
Chambre de la mise en état : formation d’une juridiction compétente pour diriger la phase de la procé-
dure écrite au cours de laquelle se déroule l’instruction ;
Chambre administrative : formation d’une juridiction de droit commun compétente pour connaître du
contentieux administratif ;
Chambre correctionnelle : formation d’un tribunal ou d’une cour d’appel, compétente pour statuer en
matière correctionnelle ;
Chambre spéciale des mineurs : formation de la cour d’appel, compétente pour connaître en appel,
des décisions rendues par le juge et le tribunal pour enfants ;
Chambre d’instruction : formation de la cour d’appel, compétente pour connaitre en appel, des déci-
sions rendues par les juges d’instruction ;
Chambre de l’application des peines : formation d’un tribunal ou d’une cour d’appel, compétente
pour connaître des affaires relatives à l’aménagement des peines ;
Chambre des référés : formation de la cour d’appel, compétente pour statuer en appel sur les ordon-
nances de référé ;
Tribunal criminel : formation permanente du tribunal de grande instance, compétente pour juger des
faits qualifiés de crimes par la loi ;
Cour criminelle d’appel : formation permanente de la cour d’appel, compétente pour connaître en ap-
pel, des décisions rendues par les tribunaux criminels.
CHAPITRE II - DES PRINCIPES GÉNÉRAUX
Art. 3 : La justice est rendue sur le territoire de la République au nom du peuple togolais.
Art. 4 : Toute personne a droit à ce que sa cause soit examinée et la décision rendue dans un délai rai-
sonnable par une juridiction compétente légalement établie.
Art. 5 : L’impartialité des juridictions est garantie par le présent code et par les règles d’incompatibili-
tés définies par la loi.
Art. 7 : Les fonctions de poursuites, d’instruction et de jugement sont distinctes et ne peuvent être cu-
mulées.
Sauf en matière administrative, le ministère public est exercé en toutes matières, devant toutes les juri-
dictions du premier degré par le procureur de la République et devant toutes les juridictions du second
degré par le procureur général.
En matière administrative, il est institué un rapporteur public désigné dans les conditions prévues par la
loi relative à la procédure devant les juridictions administratives.
Nul ne peut, sous peine de poursuites pénales, s’immiscer de quelque façon que ce soit dans le fonction-
nement de la justice, ni influencer la décision des juges.
Art. 9 : En toute matière, le principe du contradictoire est garanti. Nul ne peut être jugé sans être mis en
mesure de présenter ses moyens et de discuter ceux de l’autre partie.
Art. 10 : Toute décision judiciaire est motivée en fait et en droit à peine de nullité. La nullité est d’ordre
public.
Elle doit contenir les indications qu’elle a été rendue en premier ou en dernier ressort, la matière et la
précision qu’elle est contradictoire ou par défaut.
Art. 11 : Toute décision est rédigée dans son intégralité avant son prononcé.
Art. 12 : Ne peut faire partie d’une formation de jugement du second degré, le juge qui a précédem-
ment connu de l’affaire en premier ressort.
Ne peut faire partie d’une formation de jugement de la cour suprême, le juge qui a précédemment
connu de l’affaire en premier ou dernier ressort.
Art. 13 : Sous réserve des dispositions particulières de la présente loi, les juridictions judiciaires, quelle
que soit leur nature, répondent au principe du double degré de juridiction.
Art. 14 : La défense et le choix du défenseur sont libres.
Tout justiciable a le droit de se faire assister par un avocat de son choix ou par un avocat désigné d’of-
fice.
Art. 15 : La justice est gratuite, sous réserve des droits de timbre et d’enregistrement, des émoluments
des auxiliaires de justice et des frais nécessaires pour l’instruction des procès ou l’exécution des déci-
sions judiciaires ; l’avance est faite par la partie requérante.
Ces frais sont à la charge de la partie qui succombe au procès, sauf décision contraire motivée par la
juridiction.
En matière pénale ou dans tout autre cas prévu par la loi, le trésor public avance et, le cas échéant, sup-
porte tous les frais de justice à la charge du ministère public.
L’aide juridictionnelle est accordée suivant les règles fixées par la loi.
Art. 16 : Les audiences en toutes matières sont publiques, à moins que cette publicité ne nuise à l’ordre
public et aux bonnes mœurs, auquel cas la juridiction décide du huis clos partiel ou total des débats, soit
d’office, soit à la demande d’une des parties. Dans ce cas, les débats ont lieu hors la présence du public
et mention en est faite dans la décision.
Art. 17 : Les décisions sont prononcées publiquement sauf, lorsqu’elles concernent les incidents nés du
huis clos et aussi les matières expressément prévues par la loi.
Art. 19 : Les autres juridictions judiciaires sont composées, soit de magistrats professionnels, soit de
juges non professionnels désignés dans les conditions prévues par les textes organisant ces juridictions.
- la cour suprême ;
- les cours d’appel et les cours criminelles d’appel ;
- les tribunaux de grande instance et les tribunaux criminels ;
- les tribunaux d’instance à compétence correctionnelle et civile ;
Art. 23 : La cour suprême, les cours d’appel, le tribunal de grande instance et les tribunaux d’instance
sont assistés d’un greffe dirigé par un greffier en chef.
Les dispositions particulières applicables aux greffes des autres juridictions sont fixées par les textes sur
l’organisation et le fonctionnement de ces juridictions.
Le greffier en chef dirige l’ensemble des services administratifs du greffe. Il est responsable de leur
fonctionnement. Il définit et met en œuvre les mesures d’application des directives générales qui lui
sont données par le chef de juridiction. Il tient ce dernier informé de ses diligences.
Art. 24 : Selon les besoins du service du greffe, le greffier en chef peut désigner sous sa responsabilité
un ou plusieurs agents greffiers pour exercer partie des fonctions qui lui sont attribuées.
Lorsque le greffier en chef est absent ou empêché, sa suppléance est assurée par le greffier en chef ad-
joint.
Lorsque le poste de greffier en chef est vacant et s’il n’existe aucun greffier en chef adjoint, le chef de
juridiction désigne un greffier chargé de l’intérim.
Art. 25 : Dans les juridictions dotées d’un secrétariat de parquet, le secrétaire en chef assure, sous l’au-
torité et le contrôle hiérarchique du chef de parquet, la direction d’ensemble des services administratifs
du parquet ; il a la responsabilité de leur fonctionnement.
Lorsque le secrétaire en chef est absent ou empêché, il est suppléé par le secrétaire en chef adjoint. A
défaut de secrétaire en chef adjoint ou en cas d’absence ou d’empêchement de celui-ci, le chef de par-
quet désigne le chef de service ou l’agent de secrétariat de parquet ayant vocation à le suppléer.
Lorsque le poste de secrétaire en chef est vacant, et s’il n’existe pas de secrétaire en chef adjoint, le chef
de parquet désigne, un fonctionnaire chargé de l’intérim.
Les greffiers affectés à un secrétariat de parquet en assurent le fonctionnement sous la direction du se-
crétaire en chef et avec le concours de personnels appartenant aux autres catégories de la fonction pu-
blique et, éventuellement, de volontaires.
Art. 26 : Les juridictions appliquent, pour toutes les matières, les lois et les règlements en vigueur ainsi
que, s’il en existe, les coutumes dès lors qu’elles ne sont pas contraires à la loi et à l’ordre public.
Lorsqu’elles statuent en matière coutumière, les juridictions peuvent solliciter l’avis d’un ou de plu-
sieurs experts agréés.
Les experts sont choisis parmi les personnalités du monde universitaire ou de la recherche, les autorités
coutumières ou autres, connues en raison de leur connaissance du droit coutumier.
Art. 27 : Les juridictions assurent leur service du 1er janvier au 31 décembre de l’année.
La période allant du 1er juillet au 30 septembre est consacrée aux vacances judiciaires.
Pendant les vacances judiciaires, le nombre d’audiences est réduit de moitié au plus, sauf en ce qui
concerne les affaires pénales, les référés et toutes autres affaires réputées urgentes.
Une audience solennelle de rentrée est tenue chaque année à la cour suprême, dans les cours d’appel et
tribunaux de grande instance ainsi que dans certaines juridictions spécialisées au plus tard, dans la
deuxième quinzaine du mois de janvier.
Au cours de cette audience, il est fait un exposé de l’activité de la juridiction durant l’année écoulée.
Dans les cours d’appel, cet exposé peut être précédé d’un discours portant sur un sujet d’actualité ou sur
un sujet d’intérêt juridique ou judiciaire.
Art. 28 : Chaque juridiction se réunit nécessairement en assemblée générale une fois l’an, au plus tard à
la fin du premier trimestre de l’année judiciaire, sur convocation écrite adressée par leur président à
tous les magistrats du siège et du parquet.
Passé le délai prévu à l’alinéa 1 ci-dessus, l’assemblée générale se tient à la demande de la moitié des
membres devant la composer.
Art. 29 : L’assemblée générale est composée de la moitié au moins des membres, sous peine de nullité
de la délibération.
- fixer le nombre, les jours et heures des audiences ainsi que leur affectation aux différentes ca-
tégories d’affaires ;
- examiner toute question qui touche le service des audiences ;
- connaître de toute question intéressant leur profession.
L’assemblée plénière peut procéder à des échanges de vue sur les questions sus mentionnées exceptées,
celles intéressant la profession des magistrats.
Les auditeurs de justice assistent aux réunions de l’assemblée générale des magistrats et de l’assemblée
plénière.
Les greffiers et secrétaires de parquet stagiaires assistent aux réunions de l’assemblée plénière.
Art. 30 : Les magistrats, greffiers et secrétaires de parquet ont le droit de faire inscrire sur un registre ad
hoc de la juridiction, toutes requêtes aux fi ns de décisions qu’ils jugent à propos de provoquer relative-
ment à la discipline et au service intérieur ou tout autre objet qui ne touche à aucun intérêt privé.
Le président de la juridiction adresse copie du règlement intérieur au garde des sceaux, ministre de la
justice.
Le garde des sceaux peut demander modification ou suppression de toute disposition qui serait de na-
ture à entraver la bonne administration de la justice, après avis de l’inspection générale des services ju-
ridictionnels et pénitentiaires. En aucun cas, ces modifications ou suppressions ne doivent avoir pour
objet ou pour effet de porter atteinte aux prérogatives légales du juge.
Art. 32 : Le règlement intérieur entre en vigueur si dans un délai d’un mois, le garde des sceaux, mi-
nistre de la justice ne notifie au président de la juridiction une demande de modification.
Art. 33 : Pendant le cours des débats et à l’intérieur des salles d’audiences des cours et tribunaux, l’em-
ploi de tout appareil d’enregistrement sonore, caméras, appareils photographiques est interdit, sauf au-
torisation donnée par le président de la juridiction.
Art. 34 : Le président de la juridiction exerce la police de l’audience. Toute personne assistant à l’au-
dience est tenue d’observer le silence et d’avoir une tenue digne.
Le président peut ordonner l’expulsion de toute personne qui, par ses propos ou comportement, porte
atteinte à la sérénité des débats.
Les mêmes dispositions sont observées dans les lieux où, soit les juges, soit le représentant du ministère
public, exercent leurs fonctions.
Art. 35 : Les personnes expulsées par le président dans le cadre de ses pouvoirs de police de l’audience
doivent s’exécuter sans délai ; à défaut, elles sont expulsées par la force publique, sans préjudice des
poursuites pénales dont elles peuvent faire l’objet, notamment pour outrage envers les représentants de
l’autorité publique.
Art. 36 : Si le trouble est causé par une personne exerçant une fonction au sein de la juridiction, elle
peut, outre les mesures énoncées à l’article précédent faire l’objet de poursuites disciplinaires.
Art. 37 : Ne donnent lieu à aucune action en diffamation, injure ou outrage, ni le compte rendu fidèle
fait de bonne foi des débats judiciaires, ni les propos tenus ou les écrits produits devant les tribunaux.
Toutefois, les faits diffamatoires ou injurieux étrangers à la cause peuvent donner ouverture, soit à l’ac-
tion publique, soit à l’action civile des parties ou des tiers.
La juridiction saisie de la cause et statuant sur le fond, peut néanmoins prononcer la suppression des
discours injurieux, outrageants ou diffamatoires, et condamner leur auteur à des dommages et intérêts.
Art. 38 : Si un avocat a un comportement ou tient des propos manifestement sans rapport avec sa mis-
sion de défenseur ou délibérément outrageants, le juge le rappelle à l’ordre en l’invitant à se conformer
aux règles régissant sa profession.
Si le trouble persiste, le juge, sans préjudice d’éventuelles poursuites pénales, fait constater par le gref-
fier audiencier, le comportement de l’avocat et sollicite par l’intermédiaire du procureur de la Répu-
blique, la saisine du conseil de l’ordre aux fins de poursuites disciplinaires à l’encontre de l’avocat.
Le procureur de la République peut interjeter appel devant la cour d’appel compétente de la décision du
conseil de l’ordre.
Art. 39 : En toutes circonstances, lorsqu’un avocat est suspendu de ses fonctions conformément aux
dispositions du précédent article, le conseil de l’ordre supplée à son absence par la désignation d’un
autre avocat.
Art. 40 : Les conjoints, les parents et alliés jusqu’au quatrième degré ne peuvent siéger dans une même
cause.
Les magistrats du ministère public, partie jointe, peuvent être récusés dans les mêmes cas.
Art. 42 : Le juge qui suppose en sa personne une cause de récusation ou estime en sa conscience devoir
s’abstenir, se fait remplacer par un autre juge spécialement désigné.
Art. 43 : Le président de la juridiction peut dessaisir un juge d’un dossier après ouverture des débats
pour motif légitime et dans l’intérêt de la justice. Le motif doit être, par écrit, préalablement porté à la
connaissance du magistrat dessaisi.
Art. 44 : Dans le cas où un juge ferait l’objet de pressions ou menaces d’une gravité telle qu’il se ver-
rait empêché de se prononcer sereinement sur une affaire dont il est saisi, ou pour une cause de sûreté
publique, il peut, sans préjudice de poursuites pénales contre le ou les auteurs de ces faits, demander à
en être dessaisi. Le président de la cour d’appel peut, sur requête du juge, ordonner le renvoi de l’affaire
à une autre juridiction de même degré du ressort.
Art. 45 : Les débats sont suivis par les mêmes juges de leur ouverture au prononcé du jugement. Ils
doivent être repris si l’un des juges se trouve empêché au cours de l’instance et s’il est nécessaire de le
remplacer.
Art. 46 : Un magistrat qui reçoit une affectation ou une nomination à un nouveau poste est immédiate-
ment dessaisi de tous les dossiers dont il a la charge, dès la publication ou la notification de la décision
d’affectation.
Art. 47 : Les décisions de justice sont reliées par chaque juridiction sous forme de recueils aux fi ns
d’archivage.
Art. 49 : Les actes juridictionnels contiennent les noms du ou des magistrats du siège ayant participé à
la décision.
Art. 50 : Lorsque le renforcement temporaire d’une juridiction du premier degré apparaît indispensable
pour assurer le traitement du contentieux dans un délai raisonnable ou pour suppléer des magistrats in-
disponibles, le président de la cour d’appel peut, à la demande du chef de la juridiction concernée, par
ordonnance, déléguer des juges des tribunaux de son ressort pour exercer des fonctions judiciaires.
Lorsque le renforcement temporaire d’une chambre de la cour d’appel apparaît indispensable, le pré-
sident de la cour peut, à la demande du président de la chambre, déléguer, par ordonnance, des
conseillers des autres chambres ou des magistrats des juridictions du premier degré pour y exercer pro-
visoirement les fonctions judiciaires.
En cas de délégation, l’ordonnance précise les motifs, la durée ainsi que les fonctions qui seront exer-
cées par le magistrat délégué.
Art. 51 : Les juridictions peuvent tenir leurs audiences hors de leurs sièges. Ces audiences sont appe-
lées audiences foraines.
Art. 52 : Les mandats de justice et les décisions de justice sont exécutoires sur toute l’étendue du terri-
toire national.
A cet effet, les expéditions des arrêts, jugements, mandats de justice, et tous actes susceptibles d’exécu-
tion forcée sont revêtus de la formule exécutoire ainsi libellée :
Art. 53 : La cour suprême est la plus haute juridiction de la République togolaise en matière judiciaire
et administrative.
Art. 54 : Les conditions d’organisation et de fonctionnement de la cour suprême sont déterminées par la
loi organique y relative.
Art. 55 : Le siège et le ressort de chaque cour d’appel sont déterminés par décret en conseil des mi-
nistres.
- d’un président ;
- d’un ou plusieurs vice-présidents ;
Nonobstant les dispositions de l’alinéa précédent, le président de la cour peut, lorsque l’effectif des ma-
gistrats est insuffisant, par ordonnance, regrouper plusieurs chambres autres que celles connaissant d’un
contentieux spécialisé.
Dans tous les cas, aucune audience ne peut se tenir en dehors des formations prévues par la présente loi,
sous réserve des dispositions de l’alinéa précédent.
Les magistrats du siège de la cour d’appel sont répartis dans les chambres par ordonnance du président.
Un même magistrat peut appartenir à plusieurs chambres.
La chambre administrative est composée d’un président et de deux assesseurs juges, tous relevant du
statut général de la magistrature. Le président et l’un au moins des deux (02) assesseurs doivent possé-
der des compétences avérées en droit public. Pour les besoins de service, peuvent être nommés
conseillers en service extraordinaire à la chambre administrative pour une période de cinq (05) ans re-
nouvelable :
- les cadres de l’administration générale titulaires d’un master en droit public ou d’un diplôme
équivalent, comptant au moins vingt (20) années d’expérience en matière juridique ou adminis-
trative ;
- les enseignants de droit public des universités ayant exercé leurs fonctions pendant au moins
quinze (15) années.
Avant leur entrée en fonction, les conseillers en service extraordinaire prêtent, devant la cour d’appel
siégeant en audience solennelle, le serment prévu par le statut de la magistrature.
Dans l’exercice de leurs fonctions, ils relèvent, sur le plan disciplinaire, des organes prévus à cet effet
par le statut de la magistrature.
Un rapporteur public assure les fonctions précédemment dévolues au commissaire du gouvernement.
En audience solennelle, la cour d’appel comprend au moins cinq (05) magistrats, le président compris.
La cour d’appel se réunit en audience solennelle pour recevoir le serment des magistrats, l’installation
des membres de la cour et du procureur général près ladite cour, ses substituts généraux et pour la ren-
trée solennelle de la cour.
L’audience solennelle d’installation du président de la cour d’appel est présidée par le président sortant
ou à défaut un conseiller à la cour suprême désigné par le président de ladite cour.
Art. 60 : En toutes matières, la cour d’appel siège en formation collégiale de trois (03) magistrats.
Lorsqu’elle statue sur un jugement du juge des enfants et du tribunal pour enfants, la cour d’appel est
composée de trois (03) magistrats s’intéressant aux questions juvéniles.
Paragraphe 2 : De la compétence
1. des appels interjetés contre les décisions rendues en premier ressort par les juridictions
inférieures ;
2. des appels formés contre les ordonnances du juge d’instruction ;
3. de tout autre cas prévu par la loi.
Art. 62 : La cour d’appel statue immédiatement, dans le respect du contradictoire sur la fin de non-rece-
voir tirée de la forclusion de l’appel.
Art. 64 : Le vice-président supplée le président, en cas d’empêchement, dans les fonctions qui lui sont
spécialement attribuées.
En cas d’empêchement du vice-président, ses fonctions sont exercées par le plus ancien des présidents
de chambre.
Art. 65 : Les fonctions du ministère public sont exercées par le procureur général.
Les substituts généraux participent à l’exercice de ces fonctions sous la direction du procureur général.
Le procureur général porte la parole aux audiences des chambres et aux audiences solennelles.
Les substituts généraux sont chargés de porter la parole au nom du procureur général aux audiences de
la cour d’appel.
Ce dernier peut les répartir entre les chambres de la cour et les divers services du parquet général.
En cas d’absence ou d’empêchement, le procureur général est remplacé par le substitut le plus ancien
dans le grade le plus élevé.
Art. 66 : Le fichier national du Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM) est logé à la cour
d’appel de Lomé.
Art. 67 : La cour criminelle d’appel est une formation permanente de la cour d’appel, compétente pour
connaître en appel des jugements rendus par les tribunaux criminels.
Art. 68 : La cour criminelle d’appel est composée à l’audience de trois (03) magistrats de l’ordre judi-
ciaire et d’un jury de six (06) jurés.
La cour criminelle d’appel est constituée et saisie conformément aux dispositions du code de procédure
pénale.
Art. 69 : Il est créé des tribunaux de grande instance dans les régions administratives.
Le siège et le ressort de chaque tribunal de grande instance est fixé par décret en conseil des ministres.
- d’un président ;
- d’un vice-président ;
- d’un ou plusieurs juges ;
- d’un ou plusieurs juges d’instruction ;
- d’un ou plusieurs juges des enfants ;
- d’un ou plusieurs juges de l’application des peines.
République.
Peuvent participer à la formation collégiale, le juge des enfants, le juge d’instruction qui n’a pas connu
de l’affaire et le juge de l’application des peines.
Le président et l’un au moins des deux (02) assesseurs doivent posséder des compétences avérées en
droit public.
Les membres de la chambre administrative sont des magistrats relevant du statut de la magistrature.
Toutefois, pour les besoins de service, peuvent être nommés juges en service extraordinaire à la
chambre administrative pour une période de cinq (05) ans renouvelables :
- les cadres de l’administration générale titulaires d’un master en droit public ou d’un diplôme équiva-
lent, comptant au moins quinze (15) années d’expérience en matière juridique ou administrative ;
-les enseignants de droit public des universités ayant exercé leurs fonctions pendant au moins dix (10)
années.
Avant leur entrée en fonction, les juges en service extraordinaires prêtent, devant la cour d’appel sié-
geant en audience solennelle, le serment prévu par le statut de la magistrature.
Dans l’exercice de leurs fonctions, ils relèvent, sur le plan disciplinaire, des organes prévus à cet effet
par le statut de la magistrature.
La procédure à suivre devant le tribunal statuant en matière administrative est prévue par la loi visée à
l’alinéa 9 de l’article 58.
Art. 74 : Dans les tribunaux de grande instance, les magistrats momentanément empêchés sont suppléés
:
Paragraphe 2 : De la compétence
Art. 75 : Le tribunal de grande instance est juge de droit commun en matière pénale, civile et adminis-
trative.
Art. 77 : En matière civile, le tribunal de grande instance connaît en premier et dernier ressort des ac-
tions jusqu’à la valeur de cinq cent mille (500 000) francs CFA en capital ou cinquante mille (50 000)
francs CFA en revenus annuels, calculés soit par rente, soit par prix de bail. Il statue en premier ressort
à charge d’appel pour les actions s’élevant au-dessus de ces sommes ainsi que pour celles dont le taux
ne peut être évalué en argent.
Nonobstant les dispositions de l’alinéa 1 ci-dessus, le tribunal de grande instance, compétent sur l’ac-
tion principale, est également compétent pour statuer sur les actions reconventionnelles, quel qu’en soit
le montant.
Art. 78 : En matière d’application des peines, le juge de l’application des peines et la chambre de l’ap-
plication des peines sont chargés, dans les conditions définies par le code de procédure pénale, de fixer
les principales modalités de l’exécution des peines privatives de liberté ou de certaines peines restric-
tives de liberté, de les orienter et de les contrôler pour faciliter l’insertion ou la réinsertion de la per-
sonne condamnée dans la société.
La chambre de l’application des peines siège en formation collégiale de (03) trois magistrats désignés
dans les conditions défi nies aux articles 70 et 72 du présent code.
Les décisions du juge de l’application des peines et de la chambre de l’application des peines peuvent
être attaquées par voie de l’appel qui est porté devant la chambre de l’application des peines de la cour
d’appel territorialement compétente.
Art. 79 : En matière administrative, les chambres administratives sont juges de droit commun, en pre-
mier ressort, du contentieux administratif, sous réserve des compétences attribuées à la chambre admi-
nistrative de la cour suprême.
Art. 80 : Tous les litiges à caractère individuel relatifs aux questions pécuniaires intéressant les fonc-
tionnaires ou agents de l’État et autres personnes ou collectivités publiques relèvent de la chambre ad-
ministrative dans le ressort duquel se trouve le lieu d’affectation du fonctionnaire ou de l’agent que la
décision attaquée concerne.
Art. 81 : Les litiges relatifs aux marchés publics et délégations de service public relèvent de la compé-
tence de la chambre administrative dans le ressort duquel ces marchés et délégations de service public
sont exécutés.
Lorsqu’il n’en est pas disposé autrement dans un texte spécial, la chambre administrative territoriale-
ment compétente est celle dans le ressort de laquelle a légalement son siège, l’autorité qui, soit en vertu
de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision à l’origine du dommage, ou a signé le
contrat litigieux.
Si leur exécution s’étend au-delà du ressort d’une chambre administrative ou si le lieu de cette exécu-
tion n’est pas désigné dans le contrat, la chambre administrative compétente est celle du ressort de la-
quelle l’autorité contractante ou la première des autorités publiques dénommées dans le contrat a signé
les contrats, sans que, dans ce cas, il y ait à tenir compte d’une approbation par l’autorité supérieure, si
cette approbation est nécessaire.
Toutefois, si l’intérêt public ne s’y oppose pas, les parties peuvent, soit dans un contrat primitif, soit
dans un avenant antérieur à la naissance du litige, convenir que leurs différends seront soumis à une
chambre administrative autre que celle qui serait compétente en vertu des dispositions de l’alinéa 2 du
présent article.
Art. 82 : La chambre administrative compétente pour connaître d’une demande principale l’est égale-
ment pour connaître de toute demande accessoire, incidente ou reconventionnelle ressortissant à la
compétence des chambres administratives des tribunaux de grande instance.
Art. 83 : Outre les attributions juridictionnelles, les chambres administratives des tribunaux de grande
instance exercent des fonctions consultatives.
Elles peuvent être appelées à donner leur avis sur des questions qui leur sont soumises par les préfets ou
les gouverneurs des régions.
Les chambres administratives des tribunaux de grande instance exercent les attributions consultatives
prévues à l’alinéa 1 du présent article dans une formation collégiale comprenant le président de la juri-
diction et deux membres désignés par lui.
Art. 84 : Le président du tribunal de grande instance ou le juge du siège désigné par lui à cet effet, est
compétent pour :
Art. 85 : En matière coutumière, l’instance est introduite par requête présentée, soit par écrit, soit ver-
balement, au président qui fixe la date et l’heure d’audience par ordonnance après présentation de la
quittance des droits sauf si le requérant bénéficie de l’aide juridictionnelle.
La requête verbale est transcrite dans un registre d’ordre par le greffier. Les requêtes tant écrites que
verbales reçoivent un numéro de ce registre d’ordre également porté sur l’ordonnance.
Cette ordonnance est notifiée contre décharge par le greffier au demandeur et au défendeur quinze (15)
jours au moins avant la date fixée pour l’audience. La notification emporte citation à comparaître.
En matière coutumière, les parties comparaissent en personne. Toutefois, en cas d’impossibilité de com-
paraître, elles peuvent se faire représenter par une personne de leur choix qui aura reçu mandat écrit
dûment affirmé et légalisé, ou par un avocat.
Au jour fixé pour l’audience, le président du tribunal procède à une tentative de conciliation.
En cas de conciliation, il est établi un procès-verbal de conciliation signé par les parties, le juge et le
greffier.
Art. 86 : Lorsqu’il statue en matière pénale, le tribunal de grande instance est compétent pour connaître
de l’action en réparation du dommage causé par l’infraction, sauf dispositions contraires.
Art. 87 : Le procureur de la République représente en personne ou par ses substituts le ministère public
près le tribunal de grande instance.
Le procureur de la République répartit ses substituts entre les chambres du tribunal et les divers services
du parquet.
Il peut, à tout moment, modifier cette répartition. Il peut exercer lui-même les fonctions qu’il leur a dé-
léguées.
Art. 88 : Le tribunal criminel est une formation permanente du tribunal de grande instance compétente
pour juger toutes les infractions qualifiées crimes au sens des dispositions du code pénal.
Le tribunal criminel est composé à l’audience de trois (03) magistrats de l’ordre judiciaire et d’un jury
de quatre (04) jurés.
Le tribunal criminel est constitué et saisi conformément aux dispositions du code de procédure pénale.
CHAPITRE IV - DES TRIBUNAUX D’INSTANCE A COMPÉTENCE CORRECTIONNELLE
ET CIVILE
Art. 89 : Il est créé des tribunaux d’instance à compétence correctionnelle et civile dont le siège et le
ressort sont déterminés par décret en conseil des ministres.
- d’un président ;
- d’un ou plusieurs juges d’instruction ;
- d’un ou plusieurs juges ;
- d’un juge des enfants ;
- d’un juge de l’application des peines, le cas échéant.
- des secrétaires.
- un procureur de la République ;
- un ou plusieurs substituts du procureur de la République.
Art. 91 : Le tribunal d’instance à compétence correctionnelle et civile comprend une chambre correc-
tionnelle et une chambre civile.
Peuvent participer à la formation collégiale, le juge des enfants, le juge d’instruction qui n’a pas connu
de l’affaire, le juge de l’application des peines et le juge du tribunal d’instance à compétence civile du
ressort.
Art. 94 : En matière civile, le tribunal d’instance à compétence correctionnelle et civile statue à juge
unique.
Art. 95 : Dans les tribunaux d’instance à compétence correctionnelle et civile, les magistrats momenta-
nément empêchés sont suppléés :
- le président du tribunal par le juge du siège le plus ancien dans le grade le plus élevé ;
- le procureur de République par le substitut le plus ancien dans le grade le plus élevé ;
- les juges d’instruction se suppléent entre eux. A défaut, le président du tribunal assure les fonc-
tions d’instruction ou y délègue un magistrat du siège.
En cas de vacance du poste du juge des enfants, la fonction est exercée par le président ou le juge qu’il
aura désigné.
En cas de vacance du ministère public, le procureur général près la cour d’appel dont dépend le tribunal
prend les dispositions nécessaires pour assurer la permanence de l’action publique dans le respect des
dispositions de l’article 4 du présent code.
Section 2 : De la compétence
Art. 96 : Le tribunal d’instance à compétence correctionnelle et civile est le juge de droit commun en
matière pénale et civile.
- de toutes les infractions qualifiées délits ou contraventions quelles que soient les peines encou-
rues, sauf les exceptions prévues par la loi notamment, en cas de connexité ;
- des demandes de mise en liberté formées par toute personne détenue et poursuivie devant lui ;
- de l’application des peines.
Art. 98 : En matière civile, il connaît en premier et dernier ressort des actions jusqu’à la valeur de cinq
cent mille (500 000) francs CFA en capital ou cinquante mille (50 000) francs CFA en revenus annuels
calculés, soit par rente, soit par prix de bail. Il statue en premier ressort à charge d’appel pour les ac-
tions s’élevant au-dessus de ces sommes, ainsi que pour celles dont le taux ne peut être évalué en ar-
gent.
Art. 99 : Lorsqu’il statue en matière pénale, le tribunal d’instance à compétence correctionnelle et ci-
vile est compétent pour connaître de l’action en réparation du dommage causé par l’infraction, sauf dis-
positions contraires.
Art. 100 : Le président du tribunal d’instance à compétence correctionnelle et civile ou le juge du siège
désigné par lui à cet effet, est compétent pour :
Le président du tribunal d’instance à compétence correctionnelle et civile peut présider l’une des
chambres, lorsque les circonstances l’exigent.
Art. 101 : Il est créé des tribunaux d’instance à compétence civile dont le siège et le ressort sont déter-
minés par décret en conseil des ministres.
- d’un président ;
- d’un ou plusieurs juges ;
- d’un juge des enfants.
Art. 103 : En matière coutumière, le tribunal d’instance à compétence civile statue conformément aux
dispositions de l’article 85 de la présente loi.
Dans les tribunaux d’instance à compétence civile, le président, en cas d’empêchement, est suppléé par
le juge le plus ancien dans le grade le plus élevé.
En cas de vacance du poste du juge des enfants, la fonction est exercée par le président ou le juge qu’il
aura désigné.
Section 2 : De la compétence
Art. 105 : Le tribunal d’instance à compétence civile est le juge de droit commun en matière civile.
Il connaît en premier et dernier ressort des actions jusqu’à la valeur de cinq cent mille (500 000) francs
CFA en capital ou cinquante mille (50 000) francs CFA en revenus annuels calculés, soit par rente, soit
par prix de bail. Il statue en premier ressort à charge d’appel pour les actions s’élevant au-dessus de ces
sommes, ainsi que pour celles dont le taux ne peut être évalué en argent.
Nonobstant les dispositions de l’alinéa 2 ci-dessus, le tribunal d’instance à compétence civile, com-
pétent sur l’action principale, est également compétent pour statuer sur les actions reconventionnelles,
quel qu’en soit le montant.
Art. 106 : Le président du tribunal d’instance à compétence civile ou le juge du siège désigné par lui à
cet effet, est compétent pour :
Art. 107 : Il est créé des tribunaux du travail dont le siège et le ressort sont fixés par décret en conseil
des ministres.
En cas de nécessité, les juridictions ordinaires peuvent recourir au service des magistrats composant les
tribunaux du travail.
Art. 108 : L’organisation, le fonctionnement et la procédure à suivre devant les tribunaux du travail
sont prévus par la loi portant code du travail.
Il peut présider l’une des sections du tribunal du travail, lorsque les circonstances l’exigent.
Art. 111 : Les tribunaux de commerce fonctionnent conformément aux dispositions de la loi instituant
les juridictions commerciales en République togolaise.
Leur création, siège et ressort sont déterminés par décret en conseil des ministres.
CHAPITRE III - DES JUGES DES ENFANTS ET DES TRIBUNAUX POUR ENFANTS
Art. 112 : Dans chaque tribunal de grande instance et d’instance, il est institué un ou plusieurs juges des
enfants et un tribunal pour enfants.
Art. 113 : L’organisation et le fonctionnement des juridictions pour enfants sont prévus par la loi por-
tant code de l’enfant.
Art. 114 : Les juridictions militaires sont spécialisées dans le jugement des affaires militaires.
Art. 115 : L’organisation, la compétence et la procédure à suivre devant les juridictions militaires sont
prévues par le nouveau code de justice militaire.
Art. 117 : Chaque cour d’appel établit au début de l’année judiciaire, par délibération, une liste d’ex-
perts agréés.
La décision d’agrément est notifiée à chacun d’eux par les soins du greffier en chef.
Les personnes inscrites sur la liste ne peuvent faire état de leur qualité que sous la dénomination d’ex-
perts agréés près la cour d’appel.
Les honoraires de l’expert sont taxés et payés conformément aux dispositions légales en vigueur.
Art. 118 : Lors de leur inscription, les experts prêtent serment devant la cour d’appel en ces termes :
« je jure d’accomplir ma mission, de faire mon rapport et de donner mon avis en mon honneur et
conscience ».
Art. 119 : Toute personne autre que celle mentionnée aux précédents articles qui fait usage de la déno-
mination visée auxdits articles, est punie des dispositions du code pénal réprimant l’usage de fausse
qualité.
Est puni des mêmes peines, celui qui fait usage d’une dénomination présentant une ressemblance de
nature à causer une méprise dans l’esprit du public avec les dénominations visées aux précédents ar-
ticles.
Art. 120 : La radiation d’un expert inscrit peut être prononcée en cours d’année par la cour d’appel,
après que l’intéressé qui peut se faire assister par un avocat, aura été appelé à formuler ses observations
en cas de :
- incapacité légale ;
- faute professionnelle grave ;
Art. 121 : Les conditions d’application des présentes dispositions sont fixées par un décret en conseil
des ministres qui détermine notamment, les modalités des conditions d’inscription sur la liste, celles
relatives à la prestation du serment, à la limite d’âge et à l’honorariat.
Art. 122 : Lorsqu’une disposition législative ou règlementaire prévoit que le président d’une juridiction
de l’ordre judiciaire siège dans une commission non juridictionnelle, il peut se faire remplacer au sein
de cette commission par un membre de la juridiction qu’il préside.
Art. 123 : Lorsque la participation à une commission administrative ou à un jury de concours ou d’exa-
men, d’un magistrat en fonction dans les cours, les tribunaux de grande instance et les tribunaux d’ins-
tance, est prévue dans une disposition législative ou règlementaire, l’autorité de sa désignation peut va-
lablement porter son choix sur un magistrat honoraire du même rang acceptant cette mission.
Sont considérées comme commissions administratives tous organismes, quel que soit l’objet de leurs
délibérations, qui ne rendent pas de décisions juridictionnelles.
Art. 124 : En attendant la mise en place des nouvelles juridictions créées par la présente loi, les juridic-
tions actuelles continuent d’exercer leurs attributions.
Art. 125 : Sont abrogés, l’ordonnance n° 78-35 du 07 Septembre 1978 portant organisation judiciaire et
ses textes modificatifs subséquents, ainsi que toutes les dispositions antérieures contraires à la présente
loi.
Le Président de la République
Le Premier ministre
Source : Journal officiel de la République togolaise, 64e année, n°26 quarto, numéro spécial, 30 octobre 2019, p. 2 et
suivants.
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