REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
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UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI
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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI
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TROISIEME ANNEE DE GENIE MECANIQUE ET ENERGETIQUE (GME-3)
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Cours : Résistance Des Matériaux avancée
EXPOSE SUR LA METHODE DE SUPERPOSITION
Membres du groupe : Sous la supervision de :
1- DOSSA Précieux Ing HOUNGAN Mario
2- DOSSOUGOUIN Luciano Julio
3- KPANIDJA Elfy
4- PIEUME DONO Virgile
5- SENOU Inès
6- SOSSA Roger
Année-académique : 2023-2024
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PLAN
Introduction
I. Principe de superposition
Enoncé
II. Limites du théorème de superposition
III. Principes fondamentaux de la méthode de superposition
IV. Application du principe de superposition au dimensionnement d’une poutre
soumise à une sollicitation composée : problème de flexion/traction
V. Application du principe de superposition à la résolution d’un problème
hyperstatique
V.1 Isostatisme- hyperstatisme
V.2 Utilisation du principe de superposition
VI. Exercice d’application
Conclusion
Table des figures
Figure IV.1: problème de flexion/traction
Figure IV.2 : problème de flexion simple
Figure IV.3: problème de traction simple
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Introduction
Lorsqu’il s’agit d’analyser la réponse d’une structure complexe à des charges externes, la
méthode de superposition en Résistance des Matériaux se relève être un outil
précieux. Cette approche en mathématique permet de décomposer un problème de
contrainte et de déformations en plusieurs sous-problèmes plus simples. Ce qui simplifie
considérablement l’analyse des structures complexe notamment dans les systèmes hyper
statiques où le nombre de réactions inconnues est supérieur aux nombres des équations de
la statique. Dans ce cas les réactions aux appuies ne peuvent pas être déterminées par les
seules équations de la statique. Dans cet exposé, nous explorerons en profondeur la
méthode de superposition, en mettant en lumière ses limites, ses principes fondamentaux,
son utilité et ses applications.
I. Principe de superposition
La méthode de superposition en RDM est largement utilisée pour analyser des structures
complexes soumises à différentes charges, ce qui permet une évaluation précise de leur
comportement sous des conditions réelles. Elle repose sur le principe de superposition qui
stipule que la déformation ou la contrainte totale dans une structure est la somme des
déformations ou contraintes induites par chaque charge individuellement. En voici un
énoncé :
Enoncé du Principe
« L’effet produit par plusieurs actions mécaniques est égal à la somme des effets
produits par ces actions mécaniques prises séparément »
On entend par « effet des actions mécaniques », l’état de contrainte généré par ces actions
ainsi que les déformations associées.
L'application du principe de superposition énoncé précédemment permet d'écrire : « Si une
poutre est soumise à plusieurs sollicitations simples, l’état de contrainte et de déformation
est la somme des états de contrainte et de déformation dus à chacune de ces sollicitations
simples prise séparément »
Autrement dit, lors de l’application du principe de superposition, les contraintes normales
s'ajoutent entre elles ; les contraintes de cisaillement s'ajoutent entre elles.
En particulier, en flexion, on établit des formulaires pour les cas simples ; pour un
problème complexe, on ajoute simplement les diagrammes des efforts tranchants entre
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eux, les diagrammes des moments fléchissants entre eux, et les déformées entre elles ; cela
revient à ajouter les contraintes.
Dans le cas de la flexion déviée et de la flexion + traction ou compression, on ajoute les
contraintes normales.
II. Limites du théorème de superposition
La méthode de superposition en Résistance des Matériaux (RDM) est un outil puissant
pour analyser la réponse de structures soumises à des charges multiples. Cependant, elle
présente certaines limites, notamment :
Hypothèse de linéarité : La méthode de superposition repose sur l'hypothèse de
linéarité des matériaux, ce qui signifie que la relation contrainte-déformation est supposée
être linéaire. Cette hypothèse ne s'applique pas aux matériaux non linéaires, tels que les
matériaux plastiques ou viscoélastiques.
Structures non linéaires : La méthode de superposition est moins adaptée pour les
structures non linéaires, telles que les structures soumises à de grandes déformations ou à
des déplacements importants. Dans de tels cas, d'autres méthodes d'analyse, comme la
méthode des éléments finis, sont plus appropriées.
Dépendance des charges : La méthode de superposition suppose que les charges sont
indépendantes les unes des autres. Si les charges interagissent de manière significative, la
méthode de superposition peut fournir des résultats inappropriés.
Effets de déformation géométrique : Cette méthode ne prend pas en compte les effets
de déformation géométrique, tels que le flambage ou la flexibilité de la structure, ce qui
peut être crucial dans certaines situations.
Superposition statique uniquement : La méthode de superposition est principalement
utilisée pour l'analyse statique des structures. Elle ne traite pas les problèmes dynamiques,
tels que les vibrations ou les chocs, qui nécessitent des méthodes d'analyse différentes.
Toutefois, il convient de noter que les deux principales limites du théorème de
superposition sont énoncées comme suit :
La limite élastique ne doit pas être atteinte : c’est-à-dire que l’on ne doit pas atteindre la
contrainte maximale qu’un matériau peut supporter sans se déformer de manière
irréversible.
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La somme des actions extérieures des différents problèmes de sollicitations simples
doit être égale à celle du problème complexe.
Donc, pour des problèmes plus complexes ou non linéaires, d'autres méthodes d'analyse
sont nécessaires pour obtenir des résultats plus précis.
III. Principes fondamentaux de la méthode de superposition
Dans son analyse des structures soumises à des charges appliquées, la méthode de
superposition obéit à certains principes fondamentaux. Il s’agit de :
La Superposition linéaire : La méthode de superposition repose sur le principe selon
lequel les effets de charges appliquées à une structure peuvent être additionnés
linéairement. Cela signifie que l'effet d'une charge est analysé séparément, puis les
résultats sont additionnés pour obtenir la réponse totale de la structure.
L’Hypothèse de linéarité : La méthode de superposition suppose que le matériau de la
structure est élastique, ce qui signifie que les déformations sont proportionnelles aux
charges appliquées. En d'autres termes, la relation contrainte-déformation est linéaire.
L’Indépendance des charges : La superposition fonctionne lorsque les charges
appliquées sont indépendantes les unes des autres, ce qui signifie que l'effet d'une charge
ne dépend pas de l'effet des autres charges. Cela permet d'analyser les charges de manière
isolée.
En utilisant ces principes, la méthode de superposition permet d'analyser efficacement la
réponse d'une structure à des charges multiples en les considérant une par une, puis en
combinant les résultats pour obtenir la réponse globale de la structure.
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IV. Application du principe de superposition au dimensionnement d’une poutre
soumise à une sollicitation composée : problème de flexion/traction
Figure IV.1: problème de flexion/traction
Figure IV.2 : problème de flexion simple Figure IV.3: problème de traction simple
On vérifie que :
Théorème de superposition pour les contraintes normales est :
σ ( x )=σ 1 ( x ) +σ 2 ( x )
y F2
Soit pour l’exemple : σ ( x )=( L−x ) F 1 I + s
Condition de résistance
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Elle consiste à limiter la valeur de la contrainte normale maximale (en valeur absolue)
régnant dans la poutre étudiée par la résistance pratique Rp :
|σmax|=(|σ 1|,|σ 2|)<¿ Rp
Exemples de discrétisation de systèmes complexes
V. Application du principe de superposition à la résolution d’un problème
hyperstatique
V.1 Isostatisme- hyperstatisme
Un problème de RDM est dit isostatique si l’écriture de l’équilibre de la structure
permet de déterminer les actions de liaisons. Le nombre d’inconnues de liaison est donc
égal au nombre d’équations disponibles par écriture du principe fondamental de la
statique.
Un système est hyperstatique lorsque les équations issues de l’application du principe
fondamental de la statique ne permettent pas de calculer toutes les inconnues d’efforts des
liaisons.
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V.2 Utilisation du principe de superposition
Prenons l’exemple d’une poutre sur deux appuis soumise à une charge concentrée en son
milieu et à une charge répartie q sur toute sa longueur. L’étude de cette poutre se ramène à
l’addition, ou la superposition, des deux systèmes isostatiques 1 et 2
.
Décomposition du problème hyperstatique
Les contraintes s’ajoutent algébriquement ; les contraintes de compressions se retranchent
des contraintes de traction, etc. Les déformations et les autres grandeurs (T, M, etc.)
s’ajoutent algébriquement en tout point :
σ ( x )=σ 1 ( x ) +σ 2 ( x )
y ( x )= y 1 ( x ) + y 2 ( x )
La flèche est maximale en c : fc=f 1 c + f 2 c
VI. Exercice d’application
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En utilisant sur la méthode de superposition, nous vous demandons de :
1- Discrétiser votre système à deux sous-systèmes simples.
2- Déterminer les actions exercées en A et B du système.
3- Tracer le diagramme des efforts tranchants et des moments fléchissant du système.
4- Donner l’expression de la flèche maximale du système en fonction de E et I.
Conclusion
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Pour finir, la méthode de superposition permet de résoudre des problèmes complexes en
décomposant une structure en sous-structures plus simples, puis en superposant les effets
de ces sous-structures pour obtenir la réponse globale. Cette méthode est largement
utilisée dans l'ingénierie pour la conception et l'analyse des structures, offrant une
approche puissante pour résoudre des problèmes de contraintes, de déformations et de
stabilité. Elle nécessite une compréhension approfondie des principes de la mécanique des
matériaux et de la théorie des poutres, ainsi que des outils de calcul numérique. En
somme, la méthode de superposition en RDM est un outil inestimable pour les ingénieurs
dans la conception et l'optimisation des structures mécaniques.
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