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Contrôlabilité de l'équation des ondes

Le document traite de la contrôlabilité exacte de l'équation des ondes, en abordant des concepts tels que l'existence, l'unicité et la régularité des solutions avec des conditions aux bords nulles. Il présente également des résultats d'analyse fonctionnelle et des théorèmes liés à ces sujets. Enfin, il discute des méthodes et des inégalités nécessaires pour établir ces propriétés dans le contexte des équations aux dérivées partielles.

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Le document traite de la contrôlabilité exacte de l'équation des ondes, en abordant des concepts tels que l'existence, l'unicité et la régularité des solutions avec des conditions aux bords nulles. Il présente également des résultats d'analyse fonctionnelle et des théorèmes liés à ces sujets. Enfin, il discute des méthodes et des inégalités nécessaires pour établir ces propriétés dans le contexte des équations aux dérivées partielles.

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TABLE DES MATIÈRES

1 Contrôlabilité exacte de l’équation des ondes 2


1.1 Position du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Résultat d’analyse fonctionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.3 Existence, unicité et régularité de la solution de l’équation des ondes avec condi-
tions au bord nulles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.4 Problème équivalent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.5 Régularité cachée de la dérivée normale de la solution de l’équation des ondes . . 7
1.6 Inégalité inverse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.7 Méthode H.U.M : Hilbert Uniqueness Methods (Jacques-Louis-Lions) . . . . . . 15

1
CHAPITRE 1

CONTRÔLABILITÉ EXACTE DE L’ÉQUATION DES ONDES

Soit Ω un domaine borné non vide de classe C ∞ , T > 0.

1.1 Position du problème


On a un système S qui évolue avec le temps

agir
S : t0 = 0 7−→ t=T
état ε0 état ε1 désiré

Pour l’équation des ondes


Etat initial −→ (y0 , y1 )

Etat f inal −→ (z0 , z1 )

Il s’agit de trouver un contrôle u sur le bord (contrôle frontière) tel que si y est la solution de :

∂ 2y

(t, x) − ∆y(t, x) = 0 dans QT


 (1.1)
∂t2





 X
(I) :  γ0 y(t, x) = u(t, σ) sur (1.2)

 T
∂y



y(0, x) = y0 (x), (0, x) = y1 (x) dans Ω (1.3)



∂t

Alors


y(T, x) = z0 (x) (1.4)
0
(I ) :
 ∂y (T, x) = z (x) (1.5)
 1
∂t

2
1.1. Position du problème

On cherche un contrôle u ∈ L2 ( = L2 (]0, T [×∂Ω). tel que son support sur


P P
T) T soit le petit
possible.
Observation de départ de la méthode

∂ 2φ

(t, x) − ∆φ(t, x) = 0 dans QT


 (1.6)
∂t2





 X
(II) :  γ0 φ(t, x) = 0 sur (1.7)
  T
∂φ



φ(0, x) = φ0 (x), (0, x) = φ1 (x) sur Ω (1.8)



∂t
Supposons que y vérifie (I) et (I’).

!
Z TZ
∂ 2y Z TZ
∂ 2y Z TZ
− ∆y φdxdt = 0 = φdxdt + −∆yφdxdt
0 Ω ∂t2 0 Ω ∂t2 0 Ω

"Z #T Z TZ Z T "Z #
∂y ∂y ∂φ Z
∂y Z
∂φ
0 = φdx − dxdt + y(−∆φ)dx − γ0 γ0 φdx + γ0 yγ0 dσ dt
Ω ∂t 0 0 Ω ∂t ∂t 0 Ω ∂Ω ∂n ∂Ω ∂n
"Z #T "Z #T
∂y ∂φ Z TZ
∂ 2φ Z TZ Z TZ
∂φ
= φdx − ydx + y 2
dxdt + y(−∆φ)dxdt + u dσdt
Ω ∂t 0 Ω ∂t 0 0 Ω ∂t 0 Ω 0 ∂Ω ∂n
Z " # " #
∂y ∂y Z
∂φ ∂φ
= (T, x)φ(T, x) − (0, x)φ(0, x) dx + (T, x)y(T, x) − (0, x)y(0, x) dx +
Ω ∂t ∂t Ω ∂t ∂t
!
Z T Z
∂ 2φ Z TZ
∂φ
− ∆ ydxdt + u dσdt
0 Ω ∂t2 0 ∂Ω ∂n

∂y
En prenant (T, x) = y(T, x) = 0 (contrôlabilité à zéro) on a :
∂t
!
Z
∂y Z
∂φ Z TZ
∂ 2φ Z TZ
∂φ
0=− (0, x)φ(0, x)dx+ (0, x)y(0, x)dx+ − ∆φ ydxdt+ u dσdt
Ω ∂t Ω ∂t 0 Ω ∂t2 0 ∂Ω ∂n

∂φ
Z Z Z
⇒ P u dσdt = y1 φ0 dx − y0 φ1 dx
T
∂n Ω Ω

= h(y1 , −y0 ); (φ0 , φ1 )iL2 (Ω)×L2 (Ω)

∂ψ
Si u = où
∂n

∂ 2ψ

− ∆ψ = 0 dans QT


 (1.9)
∂t2





 X
γ0 ψ = 0 sur (1.10)


 T
∂ψ



ψ(0) = ψ0 , (0) = ψ1 dans Ω (1.11)



∂t

3
1.2. Résultat d’analyse fonctionnelle

Z
∂ψ ∂φ
dσdt = h(y1 , −y0 ); (φ0 , φ1 )iF ×F
∂n ∂n
P
T

a(((φ0 , φ1 ); (ψ0 , ψ1 )) = l(φ0 , φ1 )

1.2 Résultat d’analyse fonctionnelle


Théorème 1.2.1 Soit H un espace de Hilbert réel et H ∗ son dual topologique. Si Λ : H −→ H ∗
est linéaire telle :

i) Λ ∈ L(H, H ∗ )
2
ii) ∃ α > 0 tel que hΛv, viH ∗ ,H > α v ( Λ est coercitive).
H
Alors Λ : H −→ H ∗ est un isomorphisme.

Preuve 1.2.1 Λ est injective


2
Soit v ∈ H tel que Λv = OH ∗ ; hΛv, viH ∗ ,H >= 0 > α v >0⇒ v = 0 d’où v = OH .
H H
Ainsi Λ est injective.
Λ est surjective
Soit f ∈ H ∗ , existe-t-il u ∈ H tel que f = Λu ?
∀ v in H, hΛu, viH ∗ ,H = hf, viH ∗ ,H

a : H × H −→ R

(u, v) 7−→ a(u, v) = hΛu, viH ∗ ,H

a est linéaire et continue .


|a(u, v)| = | hΛu, viH ∗ ,H | 6 Λu v 6 Λ u v
H∗ H L(H,H ∗ ) H H
a est coercitive.

2
a(u, u) = hΛu, uiH ∗ ,H > α u
H

v 7−→ hΛf, viH ∗ ,H est linéaire et continue sur H. D’après le théorème de Lax-Milgram ∀ v ∈
H, a(u, v) = hΛf, viH ∗ ,H admet une et une seule solution u ∈ H.
hΛu, viH ∗ ,H = hΛf, viH ∗ ,H , ∀ v ∈ H alors Λu = f .

Remarque 1.2.1 Si H1 , H2 sont des espaces de Hilbert. On pose H = H1 × H2 (x1 , x2 ) ∈


H, (y1 , y2 ) ∈ H; h(x1 , x2 ); (y1 , y2 )iH = hx1 , y1 iH1 +hx2 , y2 iH2 (, h., .iH ) est un espace de Hilbert.
H ∗ = H1∗ × H2∗ ; (x1 , x2 ∈ H, (f1 , f2 ) ∈ H ∗ , h(f1 , f2 ); (x1 , x2 )iH ∗ ,H = hf1 ; x1 iH ∗ ,H1 +
1

hf2 ; x2 iH ∗ ,H2 .
2

4
1.3. Existence, unicité et régularité de la solution de l’équation des ondes avec conditions au
bord nulles

1.3 Existence, unicité et régularité de la solution de l’équa-


tion des ondes avec conditions au bord nulles
Soit

∂ 2φ

− ∆φ = f dans QT


 (1.12)
∂t2





 X
(E) : γ0 φ = 0 sur (1.13)


 T
∂φ



φ(0) = φ0 , (0) = φ1 sur Ω (1.14)



∂t

∂φ
(φ(0, x) = φ0 (x); (0, x) = φ1 (x), ∀ x ∈ Ω)
∂t
Soit A un opérateur non borné de L2 (Ω).

n o
D(A) = u ∈ H01 (Ω)/ − ∆u ∈ L2 (Ω)

∀ u ∈ D(A), Au = −∆u; D(A) = H 2 (Ω) ∩ H01 (Ω)

Théorème 1.3.1 Si φ0 ∈ D(A), φ1 ∈ H01 (Ω) et si f ∈ L2 (0, T, H01 (Ω)) alors (E) admet
une et une seule solution φ ∈ C([0, T ]; D(A)) ∩ C 1 ([0, T ]; H01 (Ω)). De plus il existe CT (Ω) > 0
ne dépendant que de Ω et T telle que :
" #
φ + φ0 6 CT (Ω) φ0 + φ1 + f
C([0,T ];D(A)) C([0,T ];H01 (Ω)) D(A) H01 (Ω) L2 (0,T,D(A))

Théorème 1.3.2 Si φ0 ∈ H01 (Ω), φ1 ∈ L2 (Ω) , f ∈ L2 (0, T, L2 (Ω)) = L2 (QT ) alors (E)
admet une et une seule solution φ ∈ C([0, T ]; H01 (Ω)) ∩ C 1 ([0, T ]; L2 (Ω)). De plus il existe
CT (Ω) > 0 telle que :
" # " #
2 2 2 2 2
max φ + φ0 6 CT (Ω) ∇φ0 + φ1 + f
06t6T C([0,T ];D(A)) C([0,T ];H01 (Ω)) (L2 (Ω))N L2 (Ω) L2 (0,T,L2 (Ω))

Corollaire 1.3.1 Si φ0 ∈ D(A), φ1 ∈ H01 (Ω) et f = 0 alors (E) admet une et une seule
solution φ telle que φ ∈ C([0, T ]; D(A)) ∩ C 1 ([0, T ]; H01 (Ω)) ∩ C 2 ([0, T ]; L2 (Ω)). De plus si
" #
1 Z 2 Z
0 2
E(t) = ∇φ(t, x) N dx + (φ (t, x)) dx
2 Ω R Ω
" #
1 2 2
= 0
∇φ(t) 2 N + φ (t) 2 2
2 (L (Ω)) L (Ω)

5
1.4. Problème équivalent

" #
1 2 2
alors E(t) = E(0) = E0 = ∇φ0 + φ1 où E(t) est l’énergie du système à
2 (L2 (Ω))N L2 (Ω)2
l’instant t.

Remarque 1.3.1

H01 (Ω) × H01 (Ω) −→ R


v !
u1 2 2
u
(φ0 , φ1 ) 7−→ t
∇φ0 + φ1 est une norme
2 (L2 (Ω))N L2 (Ω)2

équivalente à celle de H01 (Ω) × L2 (Ω).


q
E(t) ∼ (φ(t), φ0 (t)
H01 (Ω)×L2 (Ω)

Remarque 1.3.2 Si (φ0 , φ1 , f ) ∈ H01 (Ω) × L2 (Ω) × L2 (0, T, L2 (Ω)) alors ∃ (φ0n , φ1n , fn ) ∈
D(A) × H01 (Ω) × L2 (Ω) × L2 (0, T, H01 (Ω)) telle que (φ0n , φ1n , fn ) −→ (φ0 , φ1 , f )
H01 (Ω)×L2 (Ω)×L2 (QT )
Si φ est la solution de (E) pour les données (φ0 , φ1 , f ) alors φn est la solution de (E) pour les
données (φ0n , φ1n , fn )

φ ∈ C([0, T ]; H01 (Ω)) ∩ C 1 ([0, T ]; L2 (Ω))

φn ∈ C([0, T ]; D(A)) ∩ C 1 ([0, T ]; H01 (Ω))

φ − φn est solution de (E) pour (φ − φ0n , φ − φ1n , f − fn )


" #
φ − φn + f − fn 6 CT (Ω) φ0 − φ0n + φ1 − φ1n + f − fn .
C([0,T ];H01 (Ω)) L2 (QT ) H01 (Ω) L2 (Ω) L2 (QT )
Il en résulte que φn −→ φ, φ0n −→ φ0
C([0,T ],H01 (Ω)) C([0,T ],L2 (Ω))

donc on peut remplacer φ par φn plus régulier et faire le calcul puis passer à la limite.

1.4 Problème équivalent


Trouver u ∈ L2 (
P
T) telle que si y est solution de

 ∂ 2y


 2
− ∆y = 0 dans QT 
 ∂t

y(T ) = z0

 

γ0 y = u sur
P
T
⇒


 y 0 (T )

= z1

0
y(0) = y0 , y (0) = y1 sur Ω

6
1.5. Régularité cachée de la dérivée normale de la solution de l’équation des ondes

 2 
∂ z
− ∆z = 0 dans QT ε(t) = z(T − t)

 


∂t2

 

 
∂ε(t) ∂z ∂ 2 ε(t) ∂ 2z

 

 
= − (T − t); = (T − t)
P
γ0 z = 0 sur

 

T 
Soit z telle que  . Posons  ∂t ∂t ∂t2 ∂t2
z(T ) = z0 ε(0) = z(T ) = z0

 


 

 

∂z

 

z 0 (T ) ε0 (0) = − (T ) = −z1
 

= z1 
 2 ∂t
∂ y
− ∆y = 0 dans QT





 ∂t 2


 P
γ0 y = u sur


T
On pose y(t, x) = y(t, x)−z(t, x) solution de :

y(0, x) = y(0, x) − z(0, x) = y0 (x) − z0 (x) = y 0






∂y ∂y ∂z


(0, x) − (0, x) = y1 (x) − z1 (x)


 (0, x) = = y1
 ∂t ∂t ∂t
y(T, x) = y(T, x) − z(T, x) = z0 (x) − z0 (x) = 0 y(T ) = 0

 

⇒ donc
 ∂y ∂y ∂z  ∂y
(T, x) = (T, x) − (T, x) = z1 (x) − z1 (x) = 0 (T ) =0

 

∂t ∂t ∂t ∂t

 ∂ 2y


 2
− ∆y = 0 dans QT 
 ∂t

y(T ) = z0

 

Trouver u ∈ L2 ( ⇒
P
T) tel que si y est solution de γ0 y = u sur PT


 y 0 (T )

= z1

0
y(0) = y0 , y (0) = y1 sur Ω

1.5 Régularité cachée de la dérivée normale de la solu-


tion de l’équation des ondes
Théorème 1.5.1 Si φ0 ∈ H01 (Ω), φ1 ∈ L2 (Ω) , f ∈ L2 (0, T, L2 (Ω)) = L2 (QT ) et φ est la
solution de (E) correspondante alors il existe CT (Ω) > 0 ne dépendant que de Ω et de T telle
que :
∂φ
∈ L2 ( T ) = L2 (]0, T [×∂Ω)
P
i) γ0
∂n
" #1/2
2
∂φ
ii) γ0 6 CT (Ω) E0 + f
∂n
P
L2 ( T ) L2 (QT )

E0 ∼ (φ0 , φ1 , f ) .
H01 (Ω)×L2 (Ω)×L2 (QT )

Remarque 1.5.1 (i) et (ii) ne sont pas des conséquences des résultats de régularité. Soit φ ∈

−∆φ = −φ00 dans QT


C(0, T, H01 (Ω)) telle que alors
 P
γ
0φ = 0 sur

T

   
φ0 ∈ L2 0, T, L2 (Ω) , φ00 ∈ H −1 0, T, L2 (Ω)
   
φ ∈ H −1 0, T, H −2 (Ω) , γ0 φ ∈ H −1 0, T, H 1/2 (∂Ω)

7
1.5. Régularité cachée de la dérivée normale de la solution de l’équation des ondes

Pour démontrer le résultat, on utilise la méthode dite des multiplicateurs.


Ω étant régulier ∃ m = (mk )16k6N : RN −→ RN de classe C ∞ telle que m|∂Ω (σ) = n(σ). (Voir
[Link] Contrôlabilité exacte)

Lemme 1.5.1 (Méthode des multiplicateurs) Sous les hypothèses précédentes

!2  
Z TZ T 2
1Z TZ ∂φ
Z
f m.∇φdxdt = φ0 m.∇φdx + div m  − ∇φ  dxdt +
0 Ω Ω 0 2 0 Ω ∂t RN

N X
N
!2
Z TZ X
∂mk ∂φ ∂φ 1Z TZ ∂φ
dxdt − m.n dσdt
0 Ω k=1 j=1 ∂xj ∂xj ∂xk 2 0 ∂Ω ∂n
(φ0 , φ1 , f ) ∈ H01 (Ω) × L2 (Ω) × L2 (QT ) et φsolution de (E) correspondante .

 ∂ 2φ


 2
− ∆φ = f dans QT
 ∂t



Preuve 1.5.1 Soit P
γ0 φ = 0 sur T




 ∂φ
φ(0) = φ0 , (0)
= φ1 sur Ω


∂t
On va supposer (φ0 , φ1 , f ) ∈ D(A)×H0 (Ω)×L2 (0, T, H01 (Ω)), φ ∈ C(0, T, D(A))∩C 1 (0, T, H01 (Ω)) =
1

C(0, T, H 2 (Ω) ∩ H01 (Ω)) ∩ C 1 (0, T, H01 (Ω)).

Z TZ Z TZ
f m.∇φdxdt = (φ00 − ∆φ)dxdt
0 Ω 0 Ω
Z TZ Z TZ
= φ00 m.∇φdxdt + (−∆φ)m.∇φdxdt
0 Ω 0 Ω
X1 X2

Z TZ Z T Z TZ
X1 = φ00 m.∇φdxdt = φ0 m.∇φdx − φ0 m.∇φ0 dxdt
0 Ω Ω 0 0 Ω
N 0
!
Z T Z T Z
∂φ
0 0
X
= φ m.∇φdx − φ (t, x) mk (x) (t, x)dx dt
Ω 0 0 Ω k=1 ∂xk

N Z T
∂φ0
Z !
0
X
(∗) = mk (x)φ (t, x) (t, x)dx dt
k=1 0 Ω ∂xk
N Z T
!
Z
1 ∂
(φ0 )2 dx dt
X
= mk (x)
k=1 0 Ω 2 ∂xk
N Z T
" #
Z
1 ∂mk 0 2 Z
1
mk nk (φ0 )2 dσ dt
X
= − (φ ) dx +
k=1 0 Ω 2 ∂xk ∂Ω 2
N N
! !
1Z TZ X ∂mk 0 2 1Z TZ
mk nk (φ0 )2 dσdt
X
= − (φ ) dxdt +
2 0 Ω k=1 ∂xk 2 0 ∂Ω k=1

8
1.5. Régularité cachée de la dérivée normale de la solution de l’équation des ondes

1Z TZ 1Z T Z
(∗) = − div m(φ0 )2 dxdt + m.n(φ0 )2 dσdt
2 0 Ω 2 | 0 ∂Ω {z }
=0

φ ∈ C 1 (0, T, H01 (Ω)) donc φ0 ∈ C(0, T, H01 (Ω)) ⇒ γ0 φ = 0 sur ∂Ω.


Z
0 1Z TZ
X1 = φ m.∇φdx + div m(φ0 )2 dxdt
Ω 2 0 Ω

 
Z TZ Z T Z Z
∂φ
X2 = (−∆φ)m.∇φdxdt =  ∇φ.∇(m.∇φ)dx − m.∇φdσ  dt
0 Ω 0 Ω ∂Ω ∂n
Y

N
Z X
∂φ ∂ Z
∂φ
Y = (m.∇φ)dx − m.∇φdσ
Ω j=1 ∂xj ∂xj ∂Ω ∂n

N N
!
Z X
∂φ ∂ X ∂φ Z
∂φ
= mk dx − m.∇φdσ
Ω j=1 ∂xj ∂xj k=1 ∂xk ∂Ω ∂n

N N
!
Z X
∂φ X ∂ ∂φ Z
∂φ
= mk dx − m.∇φdσ
Ω j=1 ∂xj k=1 ∂xj ∂xk ∂Ω ∂n

N Z
N X
" #
X ∂mk ∂φ ∂ 2φ Z
∂φ
= + mk dx − m.∇φdσ
j=1 k=1 Ω ∂xj ∂xk ∂xj ∂xk ∂Ω ∂n

N Z
N X N X N Z
!2
X ∂mk ∂φ ∂φ X ∂φ ∂ ∂φ Z
∂φ
= dx + mk dx − m.∇φdσ
j=1 k=1 Ω ∂xj ∂xj ∂xk j=1 k=1 Ω ∂xj ∂xk ∂xj ∂Ω ∂n
N X
N N X N Z
!2
Z X
∂mk ∂φ ∂φ X ∂φ ∂ ∂φ Z
∂φ
= dx + mk dx − m.∇φdσ
Ω j=1 k=1 ∂xj ∂xj ∂xk j=1 k=1 Ω ∂xj ∂xk ∂xj ∂Ω ∂n
α

 !2 !2 
N X
N
X 1 Z ∂mk ∂φ Z
1 ∂φ
α = − dx + mk .nk dx
j=1 k=1 2 Ω ∂xk ∂xj ∂Ω 2 ∂xj
N N
! !2 N N
! !2
1Z X ∂mk X ∂φ 1Z X X ∂φ
= − dx + nk .mk dσ
2 Ω k=1 ∂xk j=1 ∂xj 2 ∂Ω k=1 j=1 ∂xj
1Z 2 1Z 2
= − div m ∇φ dx + m.n ∇φ dσ
2 Ω RN 2 ∂Ω RN

Z T 2 N X
N
1Z TZ Z TZ X
∂mk ∂φ ∂φ
Y dt = − div m ∇φ dxdt + dxdt
0 2 0 Ω RN 0 Ω j=1 k=1 ∂xj ∂xj ∂xk
Z TZ
∂φ 1 Z TZ 2
− m.∇φdσdt + m.n ∇φ dσdt
0 ∂Ω ∂n 2 0 ∂Ω RN

9
1.5. Régularité cachée de la dérivée normale de la solution de l’équation des ondes

Ω →

n =n
x

Soit (τ1 , τ2 , · · · , τN −1 , n) une base orthonormée directe de RN telle que (τ1 , τ2 , · · · , τN −1 ) une
base orthonormée du plan tangent au point x. τk = (τk1 , · · · , τkN ), 1 6 k 6 N − 1, on a :

N −1
∂φ ∂φ X ∂φ
= nj + τlj
∂xj ∂n l=1 ∂τl

∂φ
, l = 1, · · · , N − 1 sont les dérivées tangentielles, elles ne dépendent que des valeurs de φ
∂τl
∂φ ∂φ ∂φ
sur le bord. Si φ ∈ C(0, T, H01 (Ω)) ⇒ γ0 φ = 0 donc = 0 sur ∂Ω. Ainsi = nj d’où
∂τl ∂xj ∂n
∂φ
∆φ = n.
∂n
Z TZ
∂φ 1Z TZ 2
− m.∇φdσdt + m.n ∇φ dσdt
0 ∂Ω ∂n !
2 0 ∂Ω RN
∂φ 2
Z TZ
∂φ ∂φ 1Z TZ
= − m. n dσdt + m.n n dσdt
0 ∂Ω ∂n ∂n 2 0 ∂Ω ∂n RN
Z TZ !2 !2
∂φ 1Z TZ ∂φ
= − [Link]σdt + m.n n dσdt, car n =1
0 ∂Ω ∂n 2 0 ∂Ω ∂n RN
!2
1Z TZ ∂φ
= − m.n dσdt
2 0 ∂Ω ∂n

Preuve 1.5.2 (du Théorème 1.5.1) On veut montrer que :


" #
1 2 1 2 2
∂φ
6 CT (Ω) φ + φ + f
∂n
P
L2 ( T ) 2 0 H01 (Ω) 2 1 L2 (Ω) L2 (QT )

D’après le lemme 1.5.1, on a :


!2 " #
1Z ∂φ Z
1Z 2
P m.n dσdt = − f m.∇φdxdt + div m (φ0 )2 − ∇φ dxdt +
2 T
∂n QT 2 QT RN
N X
N Z T
∂mk ∂φ ∂φ Z
φ0 m.∇φdx
X
dxdt +
j=1 k=1 QT ∂xj ∂xj ∂xk Ω 0

10
1.5. Régularité cachée de la dérivée normale de la solution de l’équation des ondes

On choisit m telle que m|∂Ω = n et m.n= 1

Z Z T Z
f m.∇φdxdt 6 f m.∇φdx dt
QT 0 Ω
Z T Z 1/2 Z 1/2
6 f 2 dx (m.∇φ)2 dx dt
0 Ω Ω
1/2 !1/2
Z T Z Z 2 2
2
6 f dx m ∇φ dx dt
0 Ω Ω RN RN
!1/2 !1/2
Z TZ Z TZ 2 2
6 f 2 ddxdt m ∇φ dxdt
0 Ω 0 Ω RN RN
"Z #1/2
T Z 2
6 M f ∇φ
L2 (QT ) 0 Ω RN
"Z #1/2
T 2
6 M f φ(t)
L2 (QT ) 0 H01 (Ω)
2 2
où M = max m(x) et φ(t) = ∇φ(t)
x∈Ω RN H01 (Ω) (L2 (R)N

!
2 2 2
D’après le théorème de régularité, φ(t) + φ0 (t) 6 CT (Ω) E0 + f . Ainsi
H01 (Ω) L2 (Ω) L2 (QT )

"Z ! #1/2
Z T 2
f m.∇φdxdt 6 M f CT (Ω) E0 + f dt
QT L2 (QT ) 0 L2 (QT )
" !#1/2
2
6 M f CT (Ω)T E0 + f
L2 (QT ) L2 (QT )
!1/2
√ q 2
6 M T CT (Ω) f E0 + f
L2 (QT ) L2 (QT )
!
2
6 CT0 (Ω) E0 + f
L2 (QT )
v
u
u 2
car f 6 tE
0 + f
L2 (QT ) L2 (QT )

11
1.6. Inégalité inverse

1.6 Inégalité inverse

Ω x
x0 ∈ R N
x

Γ(x0 ) = {x ∈ ∂Ω | (x − x0 ).n > 0}

Γ− (x0 ) = {x ∈ ∂Ω | (x − x0 ).n 6 0}
X
(x0 ) = ]0, T [×Γ(x0 ); R(x0 ) = max x − x0
T x∈Ω RN

Théorème
 1.6.1 Il existe T (x0 ) > 0 tel que pour (φ0 , φ1 ) ∈ H01 (Ω) × L2 (Ω), si φ est solution
φ00

− ∆φ = 0 dans QT







de γ0 φ = 0 sur PT alors φ ∈ C(0, T, H01 (Ω)) ∩ C 1 (0, t, l2 (Ω)). De plus




φ(0) = φ0 , φ0 (0) = φ1 sur Ω

!2
Z
∂φ 2
dσdt > (T − T (x0 )) E0 (∗)
∂n R(x0 )
P
T
(x0 )

Corollaire 1.6.1 Si T > T (x0 ), si pour tout (φ0 , φ1 ) ∈ F ⊂ H01 (Ω) × L2 (Ω) et
Z
∂φ ∂ψ
(ψ0 , ψ1 ) ∈ F, h(φ0 , φ1 ); (ψ0 , ψ1 )iF = P dσdt alors (F, [Link] ) est un espace de Hilbert
T (x0 )
∂n ∂n
 
∂φ
de norme associée  (φ0 , φ1 ) = P  équivalente à la norme de H01 (Ω) × L2 (Ω).
F ∂n L2 T (x0 )

Preuve 1.6.1 D’après le théorème de régularité cachée

2
∂φ
6 CT (Ω)E0 (f = 0)
∂n
P
L2 ( T )
∂φ ∂φ q
P  6 6 CT (Ω) E0 6 CT0 (Ω) (φ0 , φ1 )
∂n ∂n
P
L2 T (x0 )
L2 ( T ) H01 (Ω)×L2 (Ω)
s
∂φ 2 q
(∗) ⇒ P  > (T − T (x0 ) E0 > α0 (φ0 , φ1 )
∂n L2 T (x0 )
R(x0 ) H01 (Ω)×L2 (Ω)

∂φ
Ainsi α0 (φ0 , φ1 ) 6 P  6 CT0 (Ω) (φ0 , φ1 ) 
H01 (Ω)×L2 (Ω) ∂n L2 T (x0 )
H01 (Ω)×L2 (Ω)

12
1.6. Inégalité inverse

Corollaire 1.6.2 Si T > T (x0 ) et φ ∈ C(0, T, H01 (Ω)) ∩ C 1 (0, T, L2 (Ω)) solution de l’équation
∂φ
des ondes homogènes avec second membre nul alors si γ0 = 0 alors φ ≡ 0 sur QT
∂n P
T (x0 )

Corollaire 1.6.3 Si T > T (x0 ) φ, ψ ∈ C(0, T, H01 (Ω)) ∩ C 1 (0, T, L2 (Ω))solution de l’équation
∂φ ∂ψ
des ondes homogènes avec second membre nul telles que γ0 = γ0 alors
∂n P ∂n P
T (x0 ) T (x0 )
φ≡ψ .

Preuve 1.6.2 (du Théorème 1.6.1) Choisissons

m(x) = x − x0 , x0 = (x01 , · · · , x0N )

= (x1 − x01 , · · · , xN − x0N )

mk (x) = xk − x0k
N
X ∂
div m = (xk − x0k ) = N
k=1 ∂xk

∂mk
= δkj , f = 0. En appliquant l’identité des multiplicateurs, on a :
∂xk

T " # N
!2
Z
NZ 2 Z
∂φ
0
(φ0 )2 − ∇φ
X
0 = φ (x − x0 ).∇φdx + dxdt + dxdt
Ω 0 2 QT RN QT j=1 ∂xj
!2
1Z ∂φ
− P (x − x0 ).n dσdt
2 T
∂n
" #
1 2 2
On sait que ∀ t ∈ [0, T ], E(t) = ∇φ 0
+ φ = E0 .
2 (L2 (Ω))N L2 (Ω)

!2 T
1Z ∂φ N −1Z 1Z
Z
0 0 2
P (x − x0 ).n dσdt = φ (x − x0 ).∇φdx + (φ ) dxdt + (φ0 )2 dxdt
2 T
∂n Ω 0 2 QT 2 QT
N −1 Z 2 1 Z 2 Z 2
− ∇φ N dxdt − ∇φ N dxdt + ∇φ N dxdt
2 QT R 2 QT R QT R
T " #
Z
N −1 Z 2
= φ0 (x − x0 ).∇φdx + (φ0 )2 − ∇φ dxdt +
Ω 0 2 QT RN
!
1Z 2
0 2
(φ ) + ∇φ dxdt
2 QT RN
T " #
Z
N − 1 Z 2
= φ0 (x − x0 ).∇φdx + (φ0 )2 − ∇φ dxdt +
Ω 0 2 QT RN
1Z T
E(t)dt
2 0 " #
T 2
N −1Z
Z
0 0 2
= φ (x − x0 ).∇φdx + (φ ) − ∇φ dxdt + T E0
Ω 0 2 QT RN

13
1.6. Inégalité inverse

On a :
Z TZ
00
φ − ∆φ = 0 ⇒ (φ00 − ∆φ)dxdt = 0
0 Ω

En intégrant par partie, on obtient :

T Z TZ Z T "Z 2
#
Z
0 0 2
Z
∂φ
φ φdx − (φ ) dxdt + ∇φ dx − φdσ dt = 0
Ω 0 0 Ω 0 Ω RN ∂Ω ∂n
" #
Z 2 Z T
0 2
⇒ (φ ) − ∇φ dxdt = φ0 φdx .
QT RN Ω 0

Ainsi
!2 T T
1Z ∂φ N −1Z 0
Z
0
P (x − x0 ).n dσdt = T E0 + φ (x − x0 ).∇φdx + φ φdx
2 T
∂n Ω 0 2 Ω 0
Z Z
= T E0 + φ0 (T )(x − x0 ).∇φ(T )dx − φ0 (0)(x − x0 ).∇φ(0)dx
Ω Ω
N −1Z 0 N −1Z 0
+ φ (T )φ(T )dx − φ (0)φ(0)dx
2 ZΩ 2 Ω
Z
> T E0 − φ0 (T )(x − x0 ).∇φ(T )dx − φ1 (x − x0 ).∇φ(0)dx
Ω Ω
N −1 Z 0 N −1 Z
− φ (T )φ(T )dx − φ1 φ0 dx
2 Ω 2 Ω

On a : ∀ t ∈ [0, T ],

Z Z 1/2 Z 1/2
[∗ φ0 (t)(x − x0 ).∇φ(t)dx 6 φ02 t)dx [(x − x0 ).∇φ(t)]2 dx
Ω Ω Ω
1/2 !1/2
Z Z 2 2
02
6 φ (t)dx x − x0 ∇φ dx
Ω Ω RN RN
1/2 !1/2
Z Z 2
6 R(x0 ) φ02 (t)dx ∇φ dx
Ω Ω RN
" #
1 Z 02 1Z 2
6 R(x0 ) φ (t)dx + ∇φ dx = R(x0 )E(t) = R(x0 )E0
2 Ω 2 Ω RN
∗]

Z Z 1/2 Z 1/2
0 02 2
[∗ φ φdx 6 φ t)dx φ t)dx
Ω Ω Ω
1/2 !1/2
Z Z 2
02
6 C(Ω) φ t)dx ∇φ dx
Ω Ω RN
" #
1 Z 02 1Z 2
6 C(Ω) φ (t)dx + ∇φ dx = C(Ω)E0
2 Ω 2 Ω RN
∗]

14
1.7. Méthode H.U.M : Hilbert Uniqueness Methods (Jacques-Louis-Lions)

Ainsi
!2
1Z ∂φ N −1 N −1
P (x − x0 ).n dσdt > T E0 − R(x0 )E0 − R(x0 )E0 − C(Ω)E0 − C(Ω)E0
2 T
∂n 2 2
> (T − 2R(x0 ) − (N − 1)C(Ω))E0

!2
1Z ∂φ
⇒ [T − (2R(x0 ) + (N − 1)C(Ω))] E0 6 P (x − x0 ).n dσdt
2 T
∂n
Or
!2 !2
1Z ∂φ 1Z ∂φ
(x − x0 ).n dσdt 6 x − x0 n dσdt
2 ∂n 2 ∂n
P P
T (x0 ) T (x0 ) RN RN
!2
R(x0 ) Z ∂φ
6 dσdt
2 ∂n
P
T (x0 )

!2
Z
∂φ 2
⇒ P dσdt > (T − T (x0 ))E0 où T (x0 ) = 2R(x0 ) + (N − 1)C(Ω)
T (x0 )
∂n R(x0 )

1.7 Méthode H.U.M : Hilbert Uniqueness Methods (Jacques-


Louis-Lions)
Théorème 1.7.1 Si u ∈ L2 ( y0 ∈ L2 (Ω), et y1 ∈ H −1 (Ω) l’équation :
P
T),


y 00

− ∆y = 0 dans QT







(I) : γ0 y = u sur T
P





y(0) = y0 , y 0 (0) = y1 sur Ω

admet une et une seule solution y ∈ C(0, T, L2 (Ω)) ∩ C 1 (0, T, H −1 (Ω)). De plus : ∀ (φ0 , φ1 , f ) ∈
H01 (Ω) × L2 (Ω) × L2 (QT ) si φ est la solution de l’équation des ondes

φ00

− ∆φ = f dans QT







(II) : γ0 φ = 0 sur PT




φ(0) = φ0 , φ0 (0) = φ1 sur Ω

15
1.7. Méthode H.U.M : Hilbert Uniqueness Methods (Jacques-Louis-Lions)

Z Z
∂φ
alors yf dxdt = hy1 , φ0 iH −1 (Ω),H 1 (Ω) − hy0 , φ1 iL2 (Ω) − P u dσdt (Ef )
QT 0
T
∂n
De plus
! " #
M ax y(t) + y 0 (t) 6C y0 + y1 + u
06t6T
P
L2 (Ω) H −1 (Ω) L2 (Ω) H −1 (Ω) L2 ( T )

Remarques

(Ef ) est la formulation très faible de (I). Méthode de transposition.


y ∈ C(0, T, L2 (Ω)) ∩ C 1 (0, T, H −1 (Ω))

Opérateur de H.U.M

Λ : H01 (Ω) × L2 (Ω) −→ H −1 (Ω) × L2 (Ω)


| {z } | {z }
F F∗
(φ0 , φ1 ) 7−→ Λ(φ0 , φ1 ) = (y 0 (0), −y(0))

y 00

− ∆y = 0 dans QT






∂φ P 
où y est la solution de l’équation γ0 y = P
χ (x0 ) sur T



 ∂n T

y(T ) = 0, y 0 (T ) = 0 sur Ω

∃! y ∈ C(0, T, L2 (Ω)) ∩ C 1 (0, T, H −1 (Ω)). Il en résulte que y(0) ∈ L2 (Ω), y 0 (0) ∈ H −1 (Ω) d’où
Λ(φ0 , φ1 ) ∈ H −1 (Ω) 2 ∗
 × L (Ω) = F .
00

φ − ∆φ = 0 dans QT






φ est solution de γ0 φ = 0, sur PT
 


= φ0 , φ0 (0) = φ1 sur Ω
φ(0)

Si on applique (E) dans (Ef ) : f =0 ⇒

Z
∂φ P ∂φ
0 = hy 0 (0), φ0 iH −1 (Ω),H 1 (Ω) − hy(0), φ1 iL2 (Ω) − P χ (x0 ) dσdt
0
T
∂n T ∂n

!2
Z
∂φ
⇒ P dσdt = h(y 0 (0), −y(0)), (φ0 , φ1 )iH −1 (Ω)×L2 (Ω),H 1 (Ω)×L2 (Ω)
T
(x0 ) ∂n 0

= hΛ(φ0 , φ1 ), (φ0 , φ1 )iF ∗ ,F

Inégalité inverse

2
(T − T (x0 ))E0 6 hΛ(φ0 , φ1 ), (φ0 , φ1 )iF ∗ ,F
R(x0 )

16
1.7. Méthode H.U.M : Hilbert Uniqueness Methods (Jacques-Louis-Lions)

2 2
T > T (x0 ) alors α = (T − T (x0 )) > 0, E0 = (φ0 , φ1 ) . Il en résulte que :
R(x0 ) F

2
hΛ(φ0 , φ1 ), (φ0 , φ1 )iF ∗ ,F > α (φ0 , φ1 ) , ∀ (φ0 , φ1 ) ∈ F
F

Donc Λ est un isomorphisme de F sur F ∗ c’est-à-dire de H01 (Ω) × L2 (Ω) sur H −1 (Ω) × L2 (Ω).

Théorème 1.7.2 Si T > T (x0 ), pour tout (y0 , y1 ) ∈ L2 (Ω) × H −1 (Ω), il existe u ∈ L2 (
P
T) à
telle que si y ∈ c(0, T, L2 (Ω)) ∩ C 2 (0, T, H −1 (Ω)) est la solution
P
support contenu dans T (x0 )

de 
y 00

− ∆y = 0 dans QT







P
γ0 y = u sur T




y(0) = y0 , y 0 (0) = y1 sur Ω

alors y(T ) = y 0 (T ) = 0 sur Ω.

Preuve 1.7.1 (y0 , y1 ) ∈ l2 (Ω)×H −1 (Ω) donc (y1 , −y0 ) ∈ H −1 (Ω)×L2 (Ω) = F ∗ . Λ : F −→ F ∗
1 2
1 ) ∈ H0 (Ω) × L (Ω) telles que Λ(φ0 , φ1 ) = (y1 , −y0 ) =
est un isomorphisme. Il existe (φ0 , φ
y 00

− ∆y = 0 dans QT






∂φ P

(y 0 (0), −y(0)) où y est la solution de γ0 y = P
χ (x0 ) sur T



 ∂n T

y(T ) = 0, y 0 (T ) = 0 sur Ω

∂φ P
χ (x0 ) ∈ L2 ( T ) et supp(u) ⊂ T (x0 ).
P P
Posons u =
∂n T

D’autre part, on a :

y 00

− ∆y = 0 dans QT







γ0 y = u sur T
P
et y(T ) = y 0 (T ) = 0 sur Ω




y(0) = y0 , y 0 (0) = y1 sur Ω

17

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