Andragogie : Éducation des Adultes en RDC
Andragogie : Éducation des Adultes en RDC
INSPECTION GENERALE
MODULE SERNAFOR
ANDRAGOGIE
INTRODUCTION
D’aucuns pensent que l’éducation est quelque chose qui s’enseigne dans une
salle de classe, à travers une suite des leçons sur des sujets donnés
dans des différentes disciplines structurées en fonction des options
déterminées, évaluées de temps en temps par un éventail de systèmes
d’évaluation, sanctionnées par un diplôme ( ou un équivalent) donnant
accès à un certain type et niveau du travail et statut social.
De ce point de vue, quiconque n’a jamais été à l’école n’est pas éduqué.
Et cette conception a caractérisé l’histoire de la connaissance à travers
des périodes plus ou moins longues de notre humanité. Aujourd’hui,
cette conception est largement dépassée et devient quelque chose de
plus étendu. On insiste aujourd’hui sur le fait que tout être humain,
doué de toutes ses facultés peut apprendre toute sa vie durant ( cfr. Le
concept d’éducation ou de formation permanente).
Bien qu’il n’y ait pas de ligne de démarcation bien tranchée, séparant
l’enfance et l’âge adulte, nous pouvons retenir que les êtres humains se
développent de façon graduelle ; la loi reconnaît cependant à chaque
personne le droit de prendre sa destinée en mains après un certain âge.
L’Afrique, écrit Mgr Jean Zoa du Cameroun, et cité par le Père Roelants, a
besoin dans tous les domaines des personnalités africaines lucides,
désintéressés, capables de découvrir et de poser elles-mêmes objectivement
les problèmes de leur peuple, capables d’amorcer les solutions vraies, quitte à
faire appel aux autres pour une aide précise et déterminée, effet normal de
l’indépendance humaine.
A. FICHE PEDAGOGIQUE
1. Objectifs spécifiques
A l’issue de cette activité, les participants seront capables de :
Définir les concepts clés ci-après : psychologie, adulte,
psychologie de l’adulte, âge adulte, éducation des adultes,
andragogie, apprentissage ;
Expliquer le concept « adulte » du point de vue sociologique,
éducatif ou de l’apprentissage, juridique et biologique ;
Distinguer dans l’âge adulte les différents types de majorités en
RDC et leur impact dans la vie de l’individu ;
Donner des différentes responsabilités dévolues à l’individu
adulte à travers les différentes principales majorités (rôlesocial).
2. Support : module.
3. Méthodes et techniques : présentation, brainstorming, travail de
groupe, discussion dirigée, questionnement.
4. Durée : 150 minutes.
5. Déroulement des activités :
B. FICHE TECHNIQUE
1. Définition des termes clés
La psychologie humaine a pour objet l’étude de l’homme dans
la double perspective de ses comportements et de ses conduites
d’une part, de ses états de conscience d’autre part ; elle cherche
à formuler les lois de ces phénomènes, à en expliquer la genèse
afin de pouvoir éventuellement les modifier.
Adulte : du « latin adultus »,adoloscere « grandir », « se
développer » dans les sens de « qui est parvenu au terme de
son développement, de sa croissance ». Ainsi, l’adulte étant une
personne mûre avec une variété d’intérêts et d’aptitudes, il n’est
pas aisé de le définir en quelques mots ; Pour ce, il est important
de considérer les points suivants :
a) Du point de vue sociologique : l’adulte est une
personne (homme ou femme) capable de fonder une
famille, d’entretenir des relations de respect mutuel avec
son entourage et de disposer d’un réseau d’influences
avec une responsabilité économique et sociale, pour
l’entretien de lui-même et/ou des autres.
b) Du point de vue éducatif ou de l’apprentissage :
l’adulte est une personne (homme ou femme, jeune ou
adulte ) qui n’a pas fréquenté l’école ou qui entreprend
des activités continues et organisées dansle but de
parfaire ses connaissances , ses compétences,d’intensifier
et de résoudre des problèmes personnels ou
communautaires ou encore d’améliorer la qualité de savie
familiale ou professionnelle. Ainsi, pour la personne,
l’activité d’apprentissage sert pour surmonter les
situations-problèmes ou pouvoir jouer un ensemble de
rôles dans la vie sociale ou professionnelle.
Exemple :
Rôle d’époux (se), de conjoint ;
Rôle de parent (de père ou de mère de
famille) ;
Rôle de travailleur ;
Rôle de membre d’un groupe ou d’une
association ;
Rôle de responsable.
c) Du point de vue juridique : l’individu est arrivé à l’âge
de la maturité (18 ans pour la congolaise et 21 ans pour le
congolais) et doit répondre individuellement de ses actes
devant la loi, tout en jouissant de ses droits et obligations.
d) Du point de vue biologique : il est arrivé à
l’achèvement de la maturité des différentes fonctions
(physiques, psychologiques) : taille, vue, ouïe, lenteur
dans la vitesse de réaction.
N.B. : il est du devoir de l’éducateur(éducatrice) des adultes
de connaître ses apprenants, en vue de pouvoir déceler les
problèmes de vision, d’ouïe, ou tout autre problème
susceptible d’influencer l’apprentissage.
La psychologie de l’adulte :
Elle est une branche spécialisée de la psychologie qui a pour tâche d’étudier le
comportement et la conduite de l’adulte (homme ou femme) à un instant et dans
un milieu donné en fonction de la perception que cette personne a d’elle-même
et de son environnement, à cet instant donné.
C= comportement,
T= à un instant donné,
F= fonction,
P= perception
S= soi,
E= environnement
Explication :
L’âge adulte désigne la période qui suit l’adolescence et qui s’étend jusqu’à la
fin de l’existence.
- Andragogie :
Il peut donc être défini comme un processus par lequel des adultes, dans une
relation avec un « facilitateur » choisissent, organisent et mettent en œuvre des
activités qui ont pour but de favoriser des apprentissages leur permettant
d’atteindre leurs objectifs, c.à.d. de rechercher des solutions à des problèmes
professionnels ou collectifs.
Apprentissage (learning )
L’apprentissage (selon HILL 1963 p. 205, 208) est un processus psychologique
par lequel s’établit, dans la dynamique interne de l’apprendre, la rencontre entre
ses besoins et ses objectifs tels que perçus par lui.
Source, parce qu’avec l’aide d’agent(s) facilitateur (s), elle aura ris
conscience de ses propres besoins ;
Terme, parce qu’elle sera mue vers quelque chose qui lui sera apparue
comme significatif pour elle. Et elle entrevoit alors les possibilités de
diminuer l’écart qui existe entre la perception actuelle de soi et la
perception de son Moi idéal.
Si l’apprentissage authentique
A. FICHE PEDAGOGIQUE
1. Objectifs spécifiques :
A l’issue de cette activité, les participant(e)s seront capables de :
définir les concepts : Andragogie, caractéristiques,
autonome, dialogue, influent, emballement, conviction,
humanité, créativité, réaliste ;
énumérer les caractéristiques générales de l’adulte ;
expliquer chacune des caractéristiques de l’adulte ;
énumérer et expliquer les caractéristiques de l’adulte et
de l’apprenant adulte ;
se comporter en conséquence devant ses apprenants.
2. Durée : 120 minutes
3. Support : module de formation
4. Méthodes et techniques : présentation, brainstorming, travail de
groupe, travail individuel, discussion dirigée, etc.
5. Déroulement de l’activité :
B. FICHE TECHNIQUE
1. CARACTERISTIQUES GENERALES DE L’ADULTE
L’adulte qui a réussi une première unité réelle de sa personnalité,
manifeste une cohérence dans son comportement qui consiste en :
La continuité dans la conduite ;
La prise en considération des circonstances de la réalité ;
L’organisation des démarches ;
L’accord de la parole et de l’action ;
Le contrôle des impulsions.
Tous ces traits de caractère se trouvent imbriqués dans l’intégration
psychologique de l’adulte. Cette cohérence lui permet de :
Résister à l’opposition, à la frustration, à l’insécurité ;
Se soumettre à l’inévitable et
D’accepter éventuellement La contrainte.
L’organisation psychique du véritable adulte reste souple et se
nourrit de sa capacité à éprouver émotions et sentiments sans se laisser
submerger par l’affectivité.
L’adulte connaît les ressources et les faiblesses de sa personnalité ;
il sait comment se donner, et se décider valablement en connaissance de cause ;
comme JESUS » il connaît ce qu’il y a dans l’homme ».
CARACTERISTIQUES
1. L’adulte est autonome
Cette autonomie s’oppose à la dépendance de l’enfant. L’adulte prend
d’initiatives et revendique la responsabilité de ses actes. Il s’oppose et
s’engage après délibération et non par mimétisme (tout le monde le fait,
fais- le donc). Il sait mesurer ce qui dépend de lui et ce qui dépend des
autres.
2. Il ne cherche L’adulte est capable de dialogue
Pas à se leurrer sur des motivations ni sur le degré de sa réussite. Il
critique tout en s’acceptant sans satisfaction puérile. (Cfr SOCRATE ou
DIOGENE envers lui –même). Il doit également prendre ses distances à
l’égard de lui-même
Le dialogue
(Entre deux personnes) consiste souvent en deux monologues parallèles,
où chacun expose ses soucis et ses intérêts. L’âge adulte est l’âge du
dialogue : assez ferme dans sa peau, l’adulte peut affronter le dialogue
sans crainte ni se fâcher en tant que « autrui ».
Un indice certain de la maturité consiste à pouvoir reconnaitre un autre,
ferme et résistant, en face de soi. Il ne s’agit pas de le ramener à soi, de le
reconstruire en soi-même, mais d’aller à lui hors de soi-même, de faire
réellement attention à lui.
L’adulte sait qu’il n’est pas seul dans le monde ;il se situe à sa place avec
les autres .
3. L’adulte est actif et influent :
L’adulte s’affirme, agit sur son entourage matériel et social. Cette activité
productive est source de joie ; elle n’est pas égocentrique mais elle tient
compte de la réalité ambiante et respecte les conditions d’échanges, de
coopération et de réciprocité (contrairement du parasitisme).
Son affirmation de soi ne manque pas d’énergie, mais elle sait accepter
les différences des autres. Le partage avec autre n’implique aucun
amenuisement de soi, aucun appauvrissement, mais il apporte un
enrichissement, un accomplissement essentiel.
4. L’adulte a dépassé les emballements pour vivre de ses convictions
L’adulte a dépassé tout emballement :
Non seulement la flamme vive et exaltante du sentiment pour un
homme, une femme, mais aussi l’engagement exclusif pour une
idée, u besoin, en sport et les loisirs, un projet, un secte, la politique,
etc ;
Ou encore le premier feu d’une action qui pense tout transformer.
L’adulte se prend en mains, se prend en charge et de façon critique :
Il ne suffit pas d’être généreux, actif s’il ne sait pourquoi et pour
qui il s’engage ; il se donne alors valablement au plus profond de
son cœur, durablement, même s’il lui arrive de se passionner pour
une personne ou une entreprise.
Par cet enracinement de ses motifs d’agir, l’homme acquiert des
réflexes d’action objective, correspondant à ce qui doit être fait. Il
se dégage d’une entreprise absorbante ou dépersonnalisant de son
« milieu, de cette façon qu’il se dirige par lui-même, en une
conduite intérieure ». Il est un vertébré.
5. L’adulte se reconnaît responsable de toute savie, ensemble dans
l’humanité et dans le monde
L’adolescent(e) vit selon ses intérêts du moment… En fait beaucoup
d’homme en reste à ce stade… rivés à u aspect particulier ou partiel de
l’activité humaine, n’allant pas jusqu’à une vision d’ensemble, du bien
total à accomplir dans et par toute leur vie, au sein de la société humaine.
L’adulte véritable au contraire se rend compte que toute action, même
très partielle apparemment, engage son existence entière (on est par
exemple parent vingt-quatre sur vingt-quatre), car en toute circonstance
pour chaque action. Il s’agit de poursuivre le bien universel dont il est
responsable pour sa part ; c’est cette visée qui dégage l’adulte de ces
caprices intéressés et le rend capable d’agir au niveau des ensembles, de
la communauté, de la société, de la nation et du monde.
6. L’adulte est capable de créativité
L’adulte doit développer certaines caractéristiques de l’enfance :
spontanéité, curiosité, besoin de comprendre, capacité d’aimer. Ces
qualités deviennent particulièrement utiles dans un monde qui s’éloigne
des formes de civilisations traditionnelles ; il faudra dans l’avenir de plus
en plus d’hommes capables de modérer le présent, d’infléchir les
événements sans élucider les difficultés.
Le mode futur sera celui du travail en équipe et des échanges ; il faudra
alors savoir partager et convaincre, en se fondant sur ue sociabilité et une
générosité réelles. Sera nécessaire aussi une large culture d’esprit
donnant accès aux problèmes généraux et permettant la méditation et
l’approfondissement personnels.
Aptitude aux changements, au remaniement périodique, capacité
d’initiative et d’imagination, attention autrui deviendront les traits
essentiels de l’adulte futur. Il y a quelques années encore, une définition
de l’adulte avait assurément accordé moins de place à ces derniers traits,
en mettant plus l’accent sur la cohérence.
Notre époque permet, à la limite, de rêver de l’adulte sous la forme d’un
adolescent perpétuel : dynamique, enthousiaste, généreux, curieux,
capacité de devenir (capable de devenir), possibilité d’apprendre ou de
découvrir constamment ( Cfr. « le droit d’apprendre », proclamé par la
quatrième conférence mondiale sur l’Education des adultes tenue à Paris
en mars 1985, notamment « le droit de lire son milieu et d’écrire
l’histoire » ), largeur de vue (Cfr. Les recyclages et les principes de
l’éducation permanente).
7. L’homme mûr est réaliste
Dernière caractéristique qui peut résumer toutes les précédentes
car il est collé au réel.
L’adulte s’accepte lui-même, tel qu’il est sans vaine comparaison,
en tirant le maximum de ses vitalités ( Cfr. Le terme «
compétence »).
Pour les autres, pour les événements, il ne les voit pas tels qu’il les
voudrait, mais tels qu’ils sont.
Il ne se laisse pas exalter par les réussites, tout en voulant réussir,
ni abattre par les échecs, ni ne s’y résigne, tout en acceptant leurs
leçons. Ce qui importe pour lui, ce sont les choses elles-mêmes, et
non leurs retentissements en son cœur. L’adulte suit activement le
cours de l’histoire, qui pour nous chrétiens, détaille le plan de Dieu :
nous resterons toujours en arrière sur les desseins de Dieu à notre
égard.
La fidélité au réel, c’est donc le signe infaillible d’une vraie personnalité,
qui s’engage activement dans le cours des choses, pour y réaliser ce que Dieu
veut (R.P. REOLANTS) .
B. FICHE PEDAGOGIQUE
CARACTERISTIQUE DE L’APPRENANT(e) ADULTE
L’objectif spécifique de l’andragogie étant la relation d’aide éducative à
l’apprentissage, à un changement recherché par l’adulte, il faut toutefois
rappeler que l’aide apportée à l’adulte est envisagée actuellement sous
trois formes de savoir : le savoir, le savoir-faire, le savoir-être.
D’abord le savoir en général couvre l’aspect cognitif, l’acquisition ou
l’approfondissement d’opérations, de techniques, des moyens,… Il vise
donc à aider les groupes sociaux et les individus à acquérir les
compétences ou aptitudes nécessaires à l’identification et à la réalisation
des problèmes d’environnement. En plus, ce savoir se développe en
fonction des problèmes que l’individu rencontre dans sa vie ; et va se
diversifier, selon qu’il concerne la connaissance en général (domaine
cognitif), la manière de se comporter dans des relations avec autrui
(domaine socio-affectif) ou la manière de mettre en pratique ou d’utiliser
ses connaissances (domaine psychomoteur).
Ces problèmes englobent tout un ensemble de aspects de la vie moderne :
sciences, techniques, politique, économie, finances, société, etc.
Toutefois, dans tous ces aspects de la vie, l’individu adulte aspire
naturellement à :
a) Pour le savoir :
L’apprenant(e) adulte :
Poursuit des objectifs immédiats et désire appliquer
rapidement ses acquisitions dans son milieu de travail ;
Tient à développer des connaissances qui aient des liens avec
ses responsabilités, ses activités ;
Apprend plus facilement si l’apprentissage est relié à sa vie et
tient compte de ses expériences antérieures ;
S’inscrit très souvent dans une activité éducative en vue de
résoudre u problème ou de trouver ds pistes de solution aux
questions qu’il se pose ;
Se situe sur un continuum d’évolution vers la maturité de
telle façon qu’il ne peut y avoir deux cas semblables ;
Possède des expériences personnelles et professionnelles qui
le différencient des autres apprenants ;
S’inscrit dans des activités d’apprentissage pour des motifs
divers :
Il est motivé par un but, un objectif ;
Il est motivé par des activités ;
Il est motivé par l’apprentissage ;
S’engage plus facilement dans des activités associées à
une forte promotion sociale…
2. Pour le savoir-faire
L’apprenant(e) adulte :
Doit apprendre à apprendre, prendre conscience du comment il
apprend ;
Préfère être adroit plutôt que de fonctionner et risquer d’être
maladroit ;
A la capacité d’apprendre en établissant des relations ; ce qui lui
permettra d’appliquer les solutions sur le terrain ;
Ne subit pas de déclin important de son intelligence ; c’est plutôt
son temps de réaction qui diffère ;
Subit, lorsqu’il prend de l’âge, des changements sur le plan
physiologique : diminution de l’activité à entendre, qui se
caractérise chez la femme par une difficulté à atteindre les sons
graves et chez l’homme par une difficulté à percevoir les sons
aigus ; diminution de la mémoire à court terme ;
Réussit bien un travail qui n’exige pas de force ni de vitesse,
mais qui demande du jugement, dela stabilité et de la fiabilité ;
Fonctionne mieux dans une situation d’apprentissage s’il a un
sentiment d’appartenance au groupe ;
Apprend mieux à travers une activité où il peut évoluer à son
propre rythme, où il y absence de compétition et/ou le matériel
utilisé lui est familier ;
Apprend moins bien si l’apprentissage à faire est composé des
processus interposés ; par exemple lire, écrire et surveiller une
démonstration ;
a tendance à s’évaluer négativement avant même d’avoir remis
son travail. De plus, il préfère être évalué sans examen ;
veut être perçu par le monde adulte et la société comme un
individu au travail et,non comme un étudiant.
3. Pour le savoir-faire
Relié à la prise de conscience du changement de son moi, de ses
attitudes, de ses comportements, à la croissance intérieure, à
l’actualisation de soi, à l’état d’esprit, le savoir-vivre vise à aider les
groupes sociaux et les individus à acquérir un sens de valeurs , des
sentiments d’intérêts pour l’environnement et la motivation requise
pour vouloir participer activement à l’amélioration et à la protection de
l’environnement individuel et collectif.
De ce point de vue, l’apprenant adulte :
Est affecté par sa perception du temps et des années qui lui
restent à vivre : d’où, il n’a pas de temps à perdre ;
N’accepte pas de se dissocier des engagements de base autour
desquels sa vie est organisée ;
A très souvent une image bien arrêtée de lui-même ;
A tendance à rechercher des gratifications sur ses
comportements auprès de son entourage ;
Possède en lui-même les ressources essentielles à sa croissance,
à son développement et à son orientation ;
Est capable d’initiative, d’autonomie, de décisions personnelles
et d’engagements actifs dans le processus du développement
personnel et professionnel ;
Tient à acquérir des attitudes et des comportements qui
l’aideront à assumer ses responsabilités ;
Eprouve de la difficulté à parler de lui-même, de ses besoins, de
ses intérêts tant qu’il ne s’est pas apprivoisé aux autres et à lui-
même ;
A des croyances, des valeurs et des idées sur lui-même.
Admettre qu’il doit apprendre est parfois signe d’une défaillance
dans son système actuel. Par conséquent, l’adulte peut se sentir
tellement menacée ; par le rejet de ses croyances antérieures et
qu’il devient incapable d’apprendre ;
Perd confiance en son habileté à fonctionner à pleine capacité
intellectuelles. Il a peur de l’échec et d’avoir « l’air fou » ;
Est sensible aux expériences émotives vécues en groupe. Celles-
ci peuvent encourager ou décourager ses intentions de
poursuivre ses études ;
A des points de vue différents de ceux de son formateur. Souvent
les attentes de celui-ci peuvent être déçues. Mais ses
divergencespeuvent avoir des effets simultanés de part et
d’autre ;
Vit des périodes critiques qui l’amènent à s’adapter à des
changements, à modifier ses rôles sociaux et à opérer des choix
importants ;
Participe de préférence à des activités qui se déroulent près de chez
lui…
THEME III : PROCESSUS DE LA FORMATION ANDRAGOGIQUE
Comme nous pouvons déjà imaginer, la formation ne se fait pas sur un coup de
bâton magique : c’est tout un processus où il sera question de concevoir,
d’organiser, de planifier, en déterminant les différentes étapes successives, par
lesquelles ce processus va parcourir pour arriver à l’atteinte de(s) objectif(s).
Ainsi, nous avons à exploiter ces étapes, pour l’essentiel nécessaire et utile à
l’apprenant : la formation se prépare avant, pendant et après pour clôturer par
une évaluation même succincte :
5 .Déroulement de l’activité
N° Tâches Méthodes et Durée
techniques
01 Présenter l’activité etses Présentation/exposé 5min.
objectifs
02.
Définir les concepts : Brainstorming 15min.
environnement, structure, climat,
contexte, éthique, relation,
capital, investissement
03 Constituer des groupes et leur Travail en équipe 50
. demander de : minute
- Organiser une formation en s.
préparant les différentes
étapes (avant, pendant,
après) ;
- Expliquer brièvement
l’impact de
l’environnement (humai,
structurel) pour un
fonctionnement optimum
de la formation ;
- Enumérer et expliquer
quelques dangers d’une
formation insuffisamment
préparée.
03.
En plénière, le rapporteur de Discussion dirigée 35
chaque groupe présente minute
production, suivie des s
commentaires des membres
d’autres groupes et du
facilitateur.
05 Questions de synthèse : 10
. - Parler brièvement de minute
l’impact de s
l’environnement dans la
réussite d’une formation ;
- Quels sont les dangers qui
guettent la formation
insuffisamment préparée ?
B. FICHE TECHNIQUE
LA FORMATION ANDRAGOGIQUE : AVANT
Définition :
Dans l’andragogie appliquée, il importe d’abord de répondre aux questions
ci-après, car répondre à ces questions nous permet d’atteindre le but visé
par notre formation. Il est donc fondamental que les objectifs soient
proposés, définis et acceptés par le formateur et l’apprenant, de commun
accord ; ils doivent se demander :
Quels sont les objectifs à atteindre à l’issue de cette formation ?
Pour quel but ?
Quels sont les moyens utilisés pour atteindre ces objectifs ?
Quel valeur, quel crédit accorder à nos expériences afin de les
exploiter au mieux de nos objectifs ?
Le fait de définir ces objectifs permettra de mobiliser un ensemble
de ressources qui aideront à bien préparer la formation. Outre les cinq savoirs
indispensables au formateur (savoir-faire, savoir-faire-faire, savoir-être, savoir-
devenir, savoir-créer), il y a trois aspects qui servent ensemble de clé de voûte
d’une bonne formation
I. L’environnement
Il faut évaluer la qualité de la formation : l’observation porte sur :
Les locaux, accès dans ces locaux, transport, accès pour personnes
à mobilité réduite, dimension en fonction du nombre des
participants,etc.
L’espace : réglementation, confort, besoin de toutes sortes ;
Les chaises : nombres en fonction des participants, observateurs
éventuels, etc.
Les tables, bancs, pupitres, écritoires, etc.
Les équipements, les supports pédagogiques, didactiques etc.
La disposition : en demi-cercle ou rectangle favorable à l’échange et
bien meilleure écoute.
b) L’environnement humain
La formation (éducation) des adultes comme celle des enfants
d’ailleurs) exige un minimum d’éléments essentielles :
Climat sain, libre de toute appartenance religieuse, politique,
tribale, etc ;
Contexte sécuritaire, encourageant, chaleureux, dénué de
tout esprit de compétition ;
Respect absolu des personnes, y compris dans leurs
différences et leur fonction ; simple question de civisme ;
Pédagogie ouverte, où des participants doués de psychologie
acceptent les erreurs et d’autres et pourquoi pas d’eux-
mêmes (d’où le sérieux à accorder à la préparation) ;
Direction charismatique qui possède un solide sens de
l’éthique.
C. L’environnement structurel
L’un ses atouts du métier de formateur réside dans le fait que le formateur
ne travaille pas pour produire mais pour générer le savoir, en plus du
plaisir procuré par ce savoir acquis. Ainsi,une organisation à l’excès ne
s’impose pas vraiment.
Depuis des années, les formateurs appellent déjà leurs apprenants par leur
prénom ; il est donc juste que les apprenants appellent leur formateur par
son prénom.
Bref, une structure fonctionnelle visant à obtenir des résultats durables
plutôt que de la gloire éphémère facilite les relations humaines. Car la
formation comme en « management », est un domaine où quasiment tout
commence par la relation à tel point où nous partageons cette belle phrase
de Malcolm Knowles : considérer « ses employés » comme son capital le
plus précieux et leur développement comme l’investissement le plus
productif » ; autrement dit, que serait une formation sans apprenants ?
En plus, les cinq savoirs concernent :
Savoir-faire : méthodes, techniques, outils ;
Savoir-faire faire : initiative, proposition,, expériences, tâches,
exercices ;
Savoir-être : attitudes, comportements ;
Savoir-devenir : adaptabilité, ouverture, curiosité ;
Savoir-créer : atmosphère du stage, outil de travail, exemples, etc.
N.B. : 1. Pour mieux préparer la formation, il faut préparer la progression du
stage( ou la formation). Une progression facilite le succès de l’entreprise-
formation, et le stagiaire doit se sentir écouté. La préparation du canevas
revêt un impact décisif. Il est même conseillé que la progression de la
formation soit construite avec les stagiaires ; car plus ils sont impliqués dans
la préparation de la formation, plus ils se l’approprient, si le canevas qui sera
adopté a été initialement conçu par le formateur.
Dans ce cas, le formateur veillera à proposer une progression dont les clés
s’appellent :
a) Respect : qui résulte de (du) :
La démocratie : chacun peut apporter sa voix ;
La cohérence : au sein du groupe, les objectifs, les buts et
les moyens ;
Délais et la durée : gestion du temps et des échéances ;
Contexte : social, géographique, voire politique ;
L’environnement : professionnel, familial, ethnique,
philosophique, voir religieux et même naturel.
b) Partage
Des connaissances et des expériences.
c) Responsabilité
Des actions, décisions et des expériences.
Bref, une progression bien préparée augmente le goût pour l’exploration, car
elle facilite la curiosité et l’audace : elle pousse à OSER !
2. Evaluer la progression de stage
Même bien préparé ensemble, une progression de formation peut nécessiter
des adaptations. Hors de tout cadre rigide, la progression n’est qu’un indicateur
capable de se montrer flexible. Comment savoir si une progression de formation
mérite d’être revisitée ?
Au cours de la formation, l’œil avisé du formateur constatera vite les signes
« oranges » annonciateurs du « rouge » : circulation ou situation bloquée. Par
exemple quand :
Le taux d’absence augmente, parfois aux mêmes heures ;
Les retards s’accumulent et souvent le même jour ;
Les incidents, réclamations s’accumulent ;
Les bruits du couloir se font à mots couverts ;
Les coûts cachés s’envolent : location de cassettes vidéo, photocopies en
surnombre, pauses prolongées, etc ;
Les retombées extérieures : dans la presse, chez les commerçants ;
Le nombre d’inscription diminue et par conséquent…
La trésorerie s’effondre
La progression de la formation, constitue ainsi la bonne boussole du formateur,
de l’apprenant et même de la direction de l’organisation, si elle exige
3. Concevoir la formation, pour le formateur
Il s’agit de prévoir le fonctionnement du stage, c.à.d.
Comment rendre le stage chaque jouer plus vivant, plus concret
et pourquoi pas ludique ?
Comment harmoniser les aspects psychologiques : besoins,
attentes, désirs ?
Quelle gestion du temps favorisera les progrès : duée des
séquences, répartition par thèmes,temps minimum de mise en
confiance, travaux en groupes, sous-groupes et individuels,
pauses formelles et informelles, moment de repli ?
Faut-il améliorer l’organisation matérielle : aménager la salle (voire déménager
les tables et chaises), embellissement de la salle,…
Quelle(s) de mavie suis-je prêt à partager ou non : vie
personnelle, professionnelle, loisirs ?
Comment faciliter, voire créer l’homogénéité du groupe où les
âges,sexes, niveaux, statuts, origines géographiques ou
ethniques sont différents ?
Quels rythme et delle forme pour les instants de suivi individuel
ainsi que les constats avec le reste de l’équipe et la direction ?
Retenez ici qu’un apprenant n’est pas qu’un récepteur ; il a
besoin d’échanges et de partage pour se sentir écouté et
respecté lui aussi.
Quels outils et quels moments pour la restitution : veiller à faire
exprimer (nous proposons la restitution écrite, même brève : cela
peut toujours servir en cas de contestation type qu’on apprend
rien ou pour le contrôle des services instructeurs) aux
apprenants ce qu’ils ont appris et comment ils vont l’appliquer ?
Comment, quand, par qui seront expliquées aux mieux les
interactions :
Apprenants-apprenants ?
Apprenants-groupe ?
Apprenants-formateur ?
Apprenants-formateur-direction ?
Apprenant-formateur-direction-organisme instructeur ?
B. FICHE TECHNIQUE
LA FORMATION ANDRAGOGIQUE : AVANT ET APRES
1. Définition
Gestion de temps ;
Répartition des activités ;
Pistes de solutions.
2. PREAMBULE
Retenons une fois pour toute que la formation est un acte de
changement. Et comme tel, il ne peut se réaliser sans effort, sans
douleur ; rien de ce qui se passera pendant la formation ne peut
être passé sous silence.
Etre Avant et après la formation, un processus complexe s’effectue,
parfois à l’issue de tous, mais toujours puissant : le temps de la
formation n’est pas n’importe quel temps de la vie. C’est redire à
quel point ce temps doit être géré au mieux de l’homme, donc de
l’éthique.
Pendant la formation, le formateur doit continuellement se poser
certaines questions :
Quelles sont mes attentes, valeurs ou croyances par rapport
à l’acte de former ?
Suis-je en harmonie avec celles-ci ?
N’aurais-je pas tendance à vouloir les imposer plutôt que les
proposer ?
Suis-je moi-même, au clair avec mes propres blessures et
retentissements ?
Jusqu’où suis-je prêt ici et maintenant à m’engager ?
Nous proposons quelques pistes auxquelles, chacun, grâce à son vécu de terrain,
pourra apporter sa touche personnelle ; car elles semblent fondamentales
pendant la formation :
Observer
Ce qui se dit et ce qui ne se dit pas ! Le groupe, son homogénéité, les
statuts, les attitudes. A la première minute, certains se livrent : grâce
aux signaux qu’ils émettent, « la formation va prendre corps et devenir »
leur » formation.
Demander
C’est à quoi l’on tient. Exemple : comme formation, je souhaite…changer
souvent de places, comment rencontrer des nouvelles personnes,
modifier des habitudes, découvrir des nouvelles idées… Ou supprimer les
tables pour faire tomber les barrières… facilite la communication, donc la
formation.
Détendre et rire
Un brin d’humour n’est pas interdit ! Rien de tel qu’un bel éclat de rire
pour faire jaillir les « non-dits » qui vous nouent la gorge. Et ainsi briser la
glace.
Pendait la formation, donner un travail (exercice) va consister au
minimum à expliquer, en favorisant les techniques actives et
participatives : (Q, Q, C, O, Q, P)
Q = Quoi : quel exercice donner ? Sa nature : étude des cas, simulation,
etc.
Q= Qui : qui donne cet exercice ? Moi, direction de la formation, le
référentiel ou programme ?
C= comment ? Comment va se dérouler l’exercice ? En groupe ou
individuellement ? En public ou dans l’intimité de soi ? Quels risques ?
Comment les surmonter ? Quels critères d’évaluation ?
O = Où : Sur place ? En entreprise ? A l’extérieur ? Chez soi ?
Q = quand ? Maintenant ? Demain ? À rapporter ? Durée de l’exercice ?
Délai ?
P = Pourquoi ? Quel objectif ? Quel résultat attendu ? Quelles
applications prévues ?
N.B. : En tant que formateur, il doit veiller à son écoute, et en tant
qu’apprenant, il doit apprendre à entendre. Grâce à l’écoute, nous
facilitons la participation et nous gérons l’implication.
L’avantage qu’on peut tirer de l’expérience de l’apprenant :
l’andragogie, par son fondement humaniste appuie souvent sa
pédagogie sur les expériences (négatives ou positives) de
l’apprenant ; ces expériences forment le terrain d’u
apprentissage possible grâce à l’emploi de différents outils ;
L’andragogie appliquée induit une dynamique axée sur la
relation, l’échange et le partage, qui sont des valeurs
puissantes, qui vont laisser une marque indélébile. Bien en
choisir les médiateurs s’imose comme une nécessité vitale pour
l’avenir de la formation et de l’apprenant.
Quelles questions se poser avant de choisir l’outil ?
Objectif Cet outil est-il de plus adapté par rapport au résultat escompté ?
Retentisseme Attention : ai- je bien mesuré les questions que va soulever cet
nts exercice ? Pour chacun ? Pour le groupe ? Sommes –nous prêts,
équipés, pour les assumer ?
5)
6) Comment exploiter la séquence de formation ?
En fin de séquence, de la journée ou du stage , nous convions nos
apprenants à la mise en commun. En fait, il s’agit d’estimer cette action
aussi importante que la formation en elle-même. C’est un temps précieux
que l’on peut consacrer à :
L’inventaire du réalisé ;
L’inventaire et analyse facultative des émotions ;
Au partage volontaire des ressentis ;
L’application concrète des acquis (exemple : aujourd’hui, j’ai
appris… cela me servira à…).
2. INTRODUCTION
Organiser une session de formation, cela revient à dire, prévenir les moyens
matériels et pédagogiques indispensables du bon déroulement et fonctionnement
de celle-ci.
Il va donc falloir les concevoir, les cerner et chercher les possibilités financières
pour les acquérir afin de les regrouper. Une telle préparation sera répartie en
actions ou opérations à court et à long terme.
Organiser une session de formation, c’est aussi prévenir les autorités politico-
administratives du lieu où va se tenir la formation, c’est prévoir également les
imprévus.
1. L’ORGANISATION MATERIELLE
5. CONCLUSION
Lorsque les opérations ont été conduites avec art, la rédaction du rapport de la
session ne posera aucun problème. Il suffira de compléter le plan susmentionné
et d’y ajouter les différentes annexes réclamées. Aussi si aucun incident majeur
n’a marqué la session, la rédaction de rapport se réduira à une simple formalité
documentaire. Quoi que cela, l’animateur aura à donner ses propres suggestions
et perspectives en matière d’organisation de la session, lesquelles seront
accueillis avec intérêt par qui de droit.
I. THEME
A. FICHE PEDAGOGIQUE
1. Objectifs spécifiques ;
2. Durée ;
3. Supports ;
4. Méthodes et techniques ;
5. Déroulement :
TECHNIQUE.
REDACTION D’UN OUTIL DE FORMATION
SOMMAIRE
‘
0.0. PROLEGOMENES
3.0. BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES
0.0. PROLEGOMENES
Depuis l’accession du pays à l’indépendance, l’on assiste à un accroissement
considérable des effectifs des élèves; celui-ci résulte d’une explosion
démographique fulgurante, tant dans les milieux urbains que dans les milieux
ruraux, ainsi que la démocratisation de l’enseignement. Pour assurer la
scolarisation de tous ces jeunes, le ministère de l’Enseignement Primaire,
Secondaire et Professionnel doit faire appel à un personnel enseignant de plus en
plus nombreux. Mais les instituts supérieurs et les universités ne parviennent pas
à satisfaire les besoins en personnel enseignant qualifié. Aussi, le Ministère de
l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel se voit-il obligé de recourir
aux services d’enseignants sous-qualifiés ; ce qui entrave la rentabilité de
l’enseignement à tous les niveaux. La baisse du niveau de l’enseignement, que
tout le monde a pu constater, est due en grande partie à la déqualification et à la
sous-qualification des enseignants. C’est pour lutter contre ce fléau que les
autorités ont créé le SERNAFOR, chargé de la formation des enseignants en cours
d’emploi.
C’est pour ces trois raisons que le SERNAFOR a été crée au sein de l’Inspection
Générale.
Le SERNAFOR fait partie intégrante de l’Inspection Générale du Ministère de
l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel. Son bon fonctionnement
nécessite la participation de tous les inspecteurs. C’est ainsi qu’au sein même de
l’Inspection Générale, le SERNAFOR est présent à tous les niveaux :
au niveau national, avec la cellule centrale, dont le responsable est
l’Inspecteur Général ;
au niveau provincial, avec les cellules provinciales, dont les
responsables sont les Inspecteurs Principaux Provinciaux ;
au niveau sous-provincial, avec les cellules de pool, dont les
responsables sont les Inspecteurs Chefs de Pool ;
au niveau des établissements scolaires, avec les cellules de base
de la formation et de l’encadrement, dont les responsables sont les
Chefs d’établissement (c’est-à-dire, les directeurs ou les préfets).
Pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixés, pour toucher tous les enseignants, le
SERNAFOR s’est défini une méthode de travail qui tient compte à la fois des
ressources dont il dispose (le savoir, le savoir-faire d’inspecteurs et d’enseignants
expérimentés…) et des contraintes qui lui sont imposées (le grand nombre
d’enseignants en cours d’emploi à former, les limites budgétaires,…). Cette
méthode met en œuvre deux moyens d’action essentiels :
l’outil de formation.
la cellule de base de la formation et de l’encadrement.
1.1. DESCRIPTION
1.1.1. Définition
L’outil de formation est, comme tout outil, un instrument de travail. Il s’agit
en fait d’un document écrit dont voici les principales caractéristiques :
il est destiné à l’enseignant ; de ce fait, il est diffusé (gratuitement) dans
toutes les écoles de la République ;
il véhicule un savoir scientifique et/ou méthodologique relatif à un point du
programme d’enseignement ;
il doit permettre à l’enseignant d’améliorer sa formation, tant sur la plan
scientifique que le plan méthodologique. Pour l’enseignant, en effet,
améliorer sa formation signifie :
compléter ses connaissances ou les actualiser, de manière à
maîtriser, toujours mieux, la matière qu’il enseigne ;
améliorer ses méthodes d’enseignement.
C’est pour aider l’enseignant dans cette double tâche que l’outil de formation
contient généralement un développement scientifique et un développement
didactique (notes et directives méthodologiques).
1.1.2. Caractéristiques.
1.1.3. Structure
Un sommaire
Une introduction :
Objectifs poursuivis
Justification (motivation)
Référence au programme
Référence aux instructions officielles
Pré requis
Le développement
Exposé de la matière point par point et / ou une documentation à
l’intention de la classe pour un outil à caractère scientifique
Description d’une technique d’enseignement pour un outil à
caractère méthodologique.
Des directives méthodologiques :
Présentation des notes méthodologiques expliquant comment
enseigner cette matière ;
Présentation des directives pour la tenue de la réunion de formation.
Une bibliographie :
On y mentionnera les principaux ouvrages consultés et / ou des ouvrages de
référence accessibles aux enseignants.
OUTIL OUTIL
SCIENTIQU DIDACTIQU
E E
Sommaire x X
Introduction
Objectifs poursuivis et x x
justification x (x)
Référence au programme (x) x
Référence aux instructions x
officielles
Pré requis x
(x)
Développement du sujet
Présentation de la matière
Documentation à l’intention de x x
la classe x
Présentation de la technique x
d’enseignement
Application concrète de la
technique
Directives didactiques
Notes méthodologiques et
résumés
Directives pour la réunion de
formation
Bibliographie
1.2. REDACTION
1.2.3. Evaluation
Estimer et apprécier si les sources d’informations dont on dispose permettront de
composer un outil de formation SERNAFOR.
1.2.6. Définir le pré requis indispensable pour que les élèves comprennent la
matièrequi leur sera enseignée.
1.2.7. Situer dans le temps, la (les) séquence (s) d’apprentissage en se
référant au programme et aux prévisions des matières.
PREMIERE ETAPE
Un sujet extrait de l’outil ayant été proposé par l’encadreur, les encadrés se
posent, à propos de ce sujet, toutes les questions qu’un enseignant doit
normalement se poser quand il se trouve en présence d’une matière qui fera
l’objet d’une ou de plusieurs leçons.
Après cette phase des questions, on passe à la phase des réponses où
encadreurs et encadrés essaient de répondre en échangeant leurs avis, leurs
expériences personnelles et en consultant toute la documentation dont l’école
dispose : programmes, prévisions des matières, manuels, matériel didactique.
DEUXIEME ETAPE
L’encadreur fait la lecture de la partie de l’outil se rapportant au sujet que l’on
vient de traiter et compare son contenu avec les réponses trouvées par l’équipe
(par l’unité pédagogique). Cette lecture est suivie avec beaucoup d’attention et
de curiosité, car chacun y trouve :
la confirmation des réponses fournies ;
l’infirmation de certaines réponses fournies ;
des éléments nouveaux auxquels il n’a pas pensé ;
la résolution de quelques exercices ;
la solution de certaines difficultés.
Après cette lecture, on détermine ce qui, dans l’outil, est destiné aux élèves et ce
qui est réservé au professeur ; puis on découpe cette matière en autant de
leçons qu’il faut (voir les répartitions des matières)
TROISIEME ETAPE
L’encadreur et les encadrés préparent ensemble une ou plusieurs fiches de
préparation de leçon, à partir de l’outil.
REMARQUES
Insistons sur le fait que, pour donner de l’intérêt aux séances d’exploitation
d’outils, l’encadreur doit veiller à choisir des sujets qui feront l’objet de leçon
données par l’un ou l’autre des encadrés, au cours des semaines suivantes.
Pour que la méthode de la redécouverte soit fructueuse, il faut que l’encadreur
seul ait pris connaissance du contenu de l’outil avant son exploitation.
L’outil ne doit être utilisé par l’encadré, avant la deuxième étape. Pour que les
séances de formation intéressent les enseignants, il faut qu’elles leur facilitent le
travail et qu’elles ne constituent pas une charge supplémentaire. C’est
parfaitement possible si, à l’issue de chacune des séances de formation,
encadreur et encadrés partent avec un document (fiche de préparation,
répartition des matières, questionnaire d’examen, etc.) qu’ils ont réalisé
ensemble et qui va leur servir en classe.
1. Préalable
Prendre connaissance du sujet, des classes dont les enseignants sont concernés
par l’outil (niveau, section, option)
Récapituler rapidement ce que l’on sait sur ce sujet.
Noter brièvement le contenu enseigné et la méthode employée habituellement.
2.1. DEFINITION
Les modules sont des éléments de structuration d’une formation qui constituent
des unités pédagogiques définis en termes de contenus et d’heures. Une
formation se compose de plusieurs modules.
La formation des enseignants a subi de profonds changements ces dernières
années. Ils se sont matérialisés par la mise en place des Institut Supérieures
Pédagogiques. Les formations construites en alternance entre cours en institution
et stages sur le terrain, ont dû répondre à un nombre important de prescriptions
tant institutionnelles que politiques. C’est dans ce cadre que nous avons
construit, analysé et fait évoluer des modules de formation sur l’apprentissage et
l’enseignement à l’intention des futurs Formateurs des Formateurs.
Dans cet article, nous analyserons l’évolution d’un module de formation destiné
aux futurs Inspecteurs et qui a lieu au tout début de leur parcours de formation.
Ce module vise à développer la compétence professionnelle à analyser et
concevoir des tâches d’enseignement/apprentissage en prenant en compte les
objets d’apprentissages, les objectifs d’apprentissages, les processus et
stratégies d’apprentissage à mettre en œuvre pour effectuer les tâches ainsi que
les conceptions des apprenants.
THEME N°….
ACTIVITE N° 1
A. FICHE PEDAGOGIQUE
1. Objectifs spécifiques
A l’issue de cette activité, le (la) participant (e) sera capable de (d’) :
……….
……….
……….
2. Méthodes et Techniques : exposé, brainstorming, travail en groupe,
discussion
dirigée.
3. Support :
………
………
……..
4. Durée : ……….minutes
5. Déroulement de l’activité
B. FICHE TECHNIQUE
Intitulé de l’activité N°1
Développement de la matière
ACTIVITE N° 2
A. FICHE PADAGOGIQUE
Même schéma
B. FICHE TECHNIQUE
Intitulé de l’activité n° 2
Développement de la matière
MODULE SERNAFOR :
I. ANDRAGOGIE
II. ELABORATION D’UN MODULE DE FORMATION ET / OUD’UN
OUTIS DE FORMATION
III. CONDUITE D’UNE SESSION DE FORMATION
IV. REDACTION DU RAPPORT D’UNE SESSION DE FORMATION
BIBLIOGRAPHIE