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TP Mécanique des Fluides : Jet d'Eau

Ce document présente un guide pour les travaux pratiques de mécanique des fluides à l'École Nationale des Sciences Appliquées de Fès, soulignant l'importance de la préparation théorique et de la méthodologie expérimentale. Il détaille les objectifs des TP, la structure des comptes rendus, et les procédures à suivre lors des expériences, notamment l'étude de l'impact d'un jet d'eau sur différents obstacles. Les étudiants doivent effectuer des mesures, analyser les résultats et comparer les données expérimentales avec les valeurs théoriques.

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TP Mécanique des Fluides : Jet d'Eau

Ce document présente un guide pour les travaux pratiques de mécanique des fluides à l'École Nationale des Sciences Appliquées de Fès, soulignant l'importance de la préparation théorique et de la méthodologie expérimentale. Il détaille les objectifs des TP, la structure des comptes rendus, et les procédures à suivre lors des expériences, notamment l'étude de l'impact d'un jet d'eau sur différents obstacles. Les étudiants doivent effectuer des mesures, analyser les résultats et comparer les données expérimentales avec les valeurs théoriques.

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Université Sidi Mohamed Ben

Abdellah
Ecole Nationale des Sciences Appliquées de
FES

DEPARTEMENT : Génie Industriel


2ème Année CP

Module : Mécanique des fluides

TP : Mécanique des fluides

Année universitaire 2025/2026


Préambule

Les travaux pratiques sont des développements des enseignements et doivent en permettre une
meilleure compréhension, mais aussi ils doivent être considérés comme une initiation à
l’activité dans l’entreprise : méthodologie, précision de la mesure, analyse et esprit critique.
Avant la séance de TP, vous devez lire l’énoncé et savoir répondre aux questions : quel est le
système étudié ? Comment est-il constitué ? Que va-t-on mesurer, avec quels moyens et dans
quel but ? Quelle modélisation utilise-t-on et quelles sont les conclusions attendues ? Pour
permettre une meilleure compréhension, il vous est conseillé d’amener le cours et les TD
correspondant aux thèmes abordés. Les parties théoriques du TP doivent être faites avant la
séance pour vous permettre de vous consacrer pleinement aux mesures et à leur traitement.
Les séances de travaux pratiques (TP) ont une durée de quatre heures, durant lesquelles vous
pourrez être interrogés oralement sur votre préparation. Chaque étudiant sera évalué et noté au
moins une fois au cours des deux séances.
Les deux notes des comptes rendus, la note de l’interrogation orale et la note de l’examen de
TP seront combinées pour constituer la note finale de la matière.
Le matériel mis à votre disposition pour les travaux pratiques est utilisé par un grand nombre
d'étudiants. Comme tout matériel, il est susceptible de se dégrader avec le temps, de s'user, de
tomber en panne ou de nécessiter des entretiens et des réglages. Il vous est demandé de
manipuler le matériel avec douceur et attention, et de signaler tout défaut nécessitant une
intervention technique afin de le garder en bon état.
Remarque : Attention, toute absence non justifiée (une absence se justifie par un certificat
médical, une convocation aux autorités ou à un examen, un certificat de décès) entraîne un 0
pour le TP non fait.

2
1. Rédaction d’un compte-rendu de TP
Objectif : Toute étude scientifique ou industrielle consiste en quatre phases :
1. définition et position du problème ;

2. définition de la méthodologie de travail ;

3. réalisation du travail ;

4. appréciation des résultats.


Cette structure doit se retrouver dans un compte-rendu de TP. Les phases 1 et 2 sont en général
définies dans le polycopié du TP donné à l’étudiant au préalable. Les objectifs du TP et la
procédure à suivre généralement sont bien présentés dans le texte du TP. La phase 3 est la phase
d’exécution qui, pour un travail expérimental, se décompose en une étape de mesure ou
d’acquisition de données et une étape de dépouillement. Ces deux étapes sont parfois éloignées
dans le temps car l’étape de mesure met en jeu du matériel et des installations avec des coûts
de fonctionnement élevés et aussi son temps est limité. Il est donc nécessaire de récolter et de
noter un maximum de renseignements sur les conditions expérimentales lors de cette étape de
mesure et d’acquisition pour pouvoir effectuer un dépouillement ultérieur. En ce qui concerne
l’étape de dépouillement, il est important d’indiquer le détail de la démarche suivie. Cela
permet, en cas d’erreur décelée en fin d’étude, à une personne extérieure d’apprécier et de
reproduire la démarche. La phase 4 est une phase de discussion et d’interprétation des résultats.
Souvent bâclée par les étudiants, elle est néanmoins primordiale. Elle permet de situer les
résultats vis-à-vis du problème posé et des objectifs visés et d’en déduire les conclusions
(validation des résultats, remise en cause des objectifs ou de la démarche, proposition de
nouvelles solutions). C’est à vous de le faire car vous connaissez le mieux la situation. Le
compte-rendu de TP doit être rédigé dans cet esprit. Tout doit y être consigné : les objectifs,
la démarche et les conditions expérimentales, les problèmes rencontrés, l’analyse des résultats
et les perspectives qui en découlent. Il doit cependant rester clair, simple et concis. En résumé,
le compte-rendu doit vous permettre de refaire seul le TP sans aide extérieure en un minimum
de temps.

3
TP n° : 01

Impulsion d’un jet

4
1. Introduction
Lorsqu'un jet fluide vient frapper une surface solide, il exerce sur celle-
ci une force qui est fonction de la vitesse du jet et de la forme géométrique du
solide. Les applications des jets sont très nombreuses : turbine Pelton,
propulsion d’une fusée par réaction, propulsion par hélices, etc… Cette
manipulation permet d'étudier l'impact d'un jet d'eau sur deux obstacles
différents : un hémisphère et une plaque plane. L'application des théorèmes de
Bernoulli et de la quantité de mouvement permet de prévoir la valeur théorique
de la force exercée. On cherche à vérifier si cette théorie est valable et à en
déduire quelle est la forme d'obstacle la plus intéressante dans la pratique.
2. Description de l’appareil

La figure (1) donne le schéma de l’appareil relié au banc hydraulique par


un tuyau vertical équipé à l’une de ses extrémités d’un gicleur produisant le jet.
Ce jet est envoyé sur un auget en forme de disque ou d’hémisphère. Le gicleur et
l’auget sont dans cylindre transparent. La base de ce cylindre est équipée d’une
conduite de retour débitant dans le réservoir de mesure de débit du banc
hydraulique. Comme indiqué sur la figure (1), l’auget est monté sur un levier
articulé sur lequel peut se déplacer une masse mobile. Ce levier est maintenu en
position par un ressort de raideur très faible. Le levier est mis en position zéro de
la règle graduée pour ensuite rechercher la position horizontale en manœuvrant
l’écrou moleté du ressort.

La position horizontale du levier est indiquée par le repérage du levier. La force


d’impact d’un jet se mesure en déplaçant la masse mobile sur le levier jusqu’à
ce que le levier revienne à sa position initiale indiquée par le repérage.

5
Figure 1 : Appareil d’étude de la réaction d’un jet

3. Rappels théoriques

Soient u0 et u1 les vitesses supposées uniformes dans les sections So et S1


d’un filet de fluide (figure2). Le torseur des quantités de mouvement qui sortent
du volume est égal an torseur des forces extérieurs appliquées au même volume.

Figure 2 : Jet vertical de liquide frappant un auget


En égalant les résultantes de ces torseurs, on obtient la relation suivante :

∑ 𝐹 = 𝑚̇(𝑢2 − 𝑢1 ) (1)
6
Considérons un jet d’eau frappant un obstacle. Si l’on néglige les
frottements et les pertes de charges, la seule force extérieure agissant sur le jet
est la face F qu’exerce l’obstacle.

𝐹 = 𝑚̇(𝑢1 − 𝑢0 ) (2)

La force exercée sur l’auget dans la direction x est de même magnitude


mais dirigée dans le sens opposé à celle qui l'influence, ce qui donne la relation
suivante :

𝐹 = 𝑚̇(𝑢0 − 𝑢1 𝑐𝑜𝑠(𝛽)) (3)

Idéalement, les jets ont une vitesse constante afin que u0 =u1. D’ou :

𝐹 = 𝑚𝑢̇ 0 (1 − 𝑐𝑜𝑠(𝛽)) (4)

A partir de cela, vous pouvez calculer la force théorique pour chaque


forme d’auget comme indiqué dans le Tableau.
Tableau 1 : Valeurs de forces théoriques pour les différentes formes d’augets.

La vitesse u0 du jet puisqu'il est déviée par l’auget est inférieure à la vitesse, u, à
la sortie du gicleur du fait de la décélération due à la gravité. Vous pouvez
déterminer la vitesse u0 au niveau de l’auget en utilisant la formule :
𝑢02 = 𝑢2 − 2𝑔ℎ (5)
Avec h=0.035 m
D’où 𝒖𝟎 = √𝒖𝟐 − 𝟎. 𝟔𝟖𝟔𝟕
4. Manipulation

4.1. Description de l’expérience

Dans un premier temps, il convient de vérifier que l’appareil est


parfaitement horizontal en procédant à sa mise de niveau. Ensuite, le levier est
réglé à une position de référence, appelée zéro, conformément aux instructions
précédemment établies. Une fois cette étape accomplie, la position de la masse

7
mobile sur le levier est ajustée. Par la suite, de l’eau est introduite dans
l’appareil, et la vanne d’alimentation du banc hydraulique est soigneusement
réglée afin d’atteindre un débit spécifique. Ce débit permet alors de relever avec
précision la position correspondante de la masse mobile sur le levier.
Cette manipulation s’effectue pour le disque et pour l’hémisphère. On
notera le diamètre du gicleur, la hauteur entre l’auget et le gicleur quand le levier
est à l’horizontale, la distance entre le centre des augets et l’articulation du levier,
et enfin le poids de la masse mobile.
Diamètre du gicleur............................................................ 10 mm
Masse mobile ................................................................... 600 g
Distance du centre des augets à l’articulation ....................15 cm
Le poids de la masse mobile est donc : 5,886 N

4.2. Mode opératoire

Avant l’impact du jet, il est nécessaire de régler le levier pour qu’il soit
parfaitement horizontal. Pour cela, une masse est placée à la position zéro sur la
règle, et la vis de réglage est utilisée pour ajuster l’horizontalité. Cette
vérification s’effectue à l’aide d’un cylindre solidaire du bras de levier, lequel
est équipé de deux encoches repères. Ce cylindre traverse le couvercle en
Plexiglas, et l’horizontalité est atteinte lorsque les deux encoches se trouvent de
part et d’autre du cylindre, en position symétrique.

Lorsque le jet d’eau frappe l’obstacle, il génère une force qui


déséquilibre le levier. Pour rétablir l’horizontalité, il suffit de déplacer la masse
le long de la règle jusqu’à ce que les encoches retrouvent leur position
symétrique. La distance y de cette masse par rapport à la position zéro permet
alors de calculer la force exercée par le jet sur l’obstacle, à l’aide d’une relation
donnée (voir Fig. 4) :

𝑦
𝐹 = 𝑚𝑔 (6)
𝑥

Avec : x = 15 cm.

8
Figure 3 : Détermination de la force sur l’auget

Et comme la gravité g est constante ; alors : 𝑭 = 𝟑𝟗, 𝟐𝟒 𝒚


5. Travail demandé

Effectuer les mesures pour les obstacles et remplir les tableaux suivants :

Procédure

Obstacle : Plaque plane

Débit Calculs
Positions y
Débit Débit 𝑚̇ 𝑢 𝑢0 𝑚̇𝑢0 𝐹𝑡ℎ 𝐹𝑒𝑥𝑝
(m)
(l/s) (kg/s)
(m/s) (m/s) (N) (N) (N)

Obstacle : Plaque conique à 120 °

Débit Calculs
Positions y
Débit Débit 𝑚̇ 𝑢 𝑢0 𝑚̇𝑢0 𝐹𝑡ℎ 𝐹𝑒𝑥𝑝
(m)
(l/s) (kg/s)
(m/s) (m/s) (N) (N) (N)

9
Obstacle : Hémisphérique

Débit Calculs
Positions y
Débit Débit 𝑚̇ 𝑢 𝑢0 𝑚̇𝑢0 𝐹𝑡ℎ 𝐹𝑒𝑥𝑝
(m)
(l/s) (kg/s)
(m/s) (m/s) (N) (N) (N)

Obstacle : Plaque inclinées à 30°

Débit Calculs
Positions y
Débit Débit 𝑚̇ 𝑢 𝑢0 𝑚̇𝑢0 𝐹𝑡ℎ 𝐹𝑒𝑥𝑝
(m)
(l/s) (kg/s)
(m/s) (m/s) (N) (N) (N)

Étude Préliminaire et Analyse Comparée des Résultats

1. Convertissez le débit volumique en débit massique 𝑚̇.

2. Calculez la vitesse de l’écoulement u et utilisez cette valeur pour déterminer la vitesse


u1

3. Déterminez le taux de quantité de mouvement initial 𝑚𝑢̇ 0 ainsi que les forces
théorique 𝐹𝑡ℎ et expérimentale 𝐹𝑒𝑥𝑝

4. Tracez un graphe représentant la force sur l’auget (en ordonnée) en fonction du taux
de quantité de mouvement initial 𝑚𝑢̇ 0 (en abscisse).

5. Ajoutez au graphe les résultats obtenus pour chacun des augets étudiés.

10
6. Comparez les résultats expérimentaux aux valeurs théoriques et identifiez les
différences éventuelles ainsi que leurs causes possibles (erreurs de mesure,
approximations, etc.).

11
TP n° : 02

Etude d’un Venturi

12
1. Introduction
Le tube de Venturi est un dispositif classique largement utilisé pour
mesurer le débit d’un fluide dans une conduite. Il se compose principalement de
trois parties : un convergent, un col (section de moindre diamètre) et un
divergent. Dans la section convergente, la vitesse du fluide en écoulement
augmente, ce qui entraîne une diminution de la pression conformément au
principe de Bernoulli. La mesure de cette variation de pression permet de
calculer la valeur du débit volumique du fluide. Après avoir traversé le col, le
fluide passe dans la section divergente, où il récupère progressivement sa vitesse
initiale tout en subissant une augmentation de pression.

2. But de la manipulation
 Utiliser l’équation de Bernoulli pour analyser et mesurer les variations de
pression le long du tube de Venturi.

 Déterminer le coefficient de débit associé à ce débitmètre.

 Calculer le débit et procéder à l’étalonnage du débitmètre.

3. Description de l’appareil
La figure 1 illustre le schéma de l’appareil de Venturi, fabriqué en
plastique transparent pour faciliter l’observation des écoulements. Le banc
hydraulique alimente le Venturi en eau à l’aide d’un tuyau flexible. Un second
tuyau flexible, raccordé après la vanne de commande, assure l’évacuation de
l’eau vers le réservoir de mesure du banc hydraulique. Au niveau des sections
convergente et divergente du Venturi, des prises de pression piézométriques sont
percées et reliées à des tubes manométriques verticaux. Ces tubes sont montés
en face d’une échelle graduée en millimètres (mm), permettant une lecture
précise des pressions. Les extrémités supérieures des tubes manométriques sont
reliées entre elles par un collecteur, qui intègre une vanne d’air permettant de
régler la quantité d’air contenue dans le système. L’ensemble de l’appareil est
monté sur un support équipé de pieds réglables, ce qui permet de le mettre
parfaitement à niveau pour garantir des mesures fiables.

13
Figure 1 : Schéma du système d’étude d’un Venturi.

4. Théorie du venturi
Considérons le débit d’un fluide incompressible, et non visqueux à
travers le convergent- divergent du tube de venturi proposé sur la figure 2 :

Figure 2 : Conditions idéales dans un Venturi

14
À l’entrée du tube (section 1), la surface est notée A1. Au niveau du col
(section 2), la surface est A2, et pour toute section n, la surface correspondante
est An. Les tubes piézométriques placés aux différentes sections (1, 2 et n)
permettent de mesurer les hauteurs piézométriques, respectivement notées h1, h2
et hn. Il est essentiel que le tube soit parfaitement horizontal et que l’appareil
soit correctement mis à niveau pour garantir des mesures précises. On suppose
que la vitesse du fluide et les hauteurs piézométriques restent constantes à
l’intérieur de chaque section considérée. De plus, on considère que l’écoulement
est monodimensionnel, ce qui signifie que la vitesse et les hauteurs
piézométriques varient uniquement le long de l’axe de la conduite.

Dans ces conditions, le théorème de Bernoulli peut être appliqué à ce


système comprenant un convergent et un divergent.

𝑢12 𝑢22 2
𝑢𝑛
+ ℎ1 = + ℎ2 = + ℎ𝑛 (1)
2𝑔 2𝑔 2𝑔

Avec u1,u2 et un respectivement les vitesse dans les sections 1,2 et n.

L’équation de continuité s’écrit :

𝑢1 𝐴1 = 𝑢2 𝐴2 = 𝑢𝑛 𝐴𝑛 = 𝑄 (2)
Avec Q est le débit volumique.

En remplaçant dans l’équation (1), u1 par son expression on retrouve,


𝑢22 𝐴 2 𝑢2
( 2) + ℎ1 = 2𝑔2 + ℎ2
2𝑔 𝐴
(3)
1

Et résoudre cette équation pour u2 conduit à :

2𝑔(ℎ1 −ℎ2 )
𝑢2 = √ (4)
1−(𝐴2 ⁄𝐴1 )2

Alors le débit volumique, à partir de l’équation (2) devient :

2𝑔(ℎ1 −ℎ2 )
𝑄𝑡ℎ = 𝐴2 × √ (5)
1−(𝐴2 ⁄𝐴1 )2

C’est le débit idéal. En pratique, il y a une perte de charge entre les points 1 et
2 et la vitesse n’est pas totalement constante au niveau de ces deux points.
C’est pourquoi les valeurs mesurées de Q sont légèrement inférieures à celles
calculées par la théorie dans l’équation (5) et qu’il est coutume de traduire cet
écart en écrivant :

15
2𝑔(ℎ1 −ℎ2 )
𝑄𝑟𝑒𝑒𝑙 = 𝐶 × 𝐴2 × √ (5)
1−(𝐴2 ⁄𝐴1 )2

Où 𝐶 est le coefficient de contraction ou Coefficient de débit de l’organe


qui peut être évalué par l’expérimentation. Sa valeur varie légèrement d’un
appareil à l’autre et, même pour un appareil défini, elle peut varier légèrement
avec le débit. Mais habituellement, elle est comprise entre 0,92 et 0,99 pour un
Venturi convergent-divergent.
L’équation (5) peut être réarrangée pour donner :
2𝑔
𝑄𝑟𝑒𝑒𝑙 = 𝐶 × 𝐴2 × √ × √ℎ1 − ℎ2 (6)
1−(𝐴2 ⁄𝐴1 )2

Comme les dimensions du venturi (A1 et A2) et l’accélération due à la


gravité (g) restent constantes, le milieu de l’équation peut être simplifié par une
constante (k), afin que :

2𝑔
𝑘 = 𝐴2 × √ (7)
1−(𝐴2 ⁄𝐴1 )2

D’où :

𝑄𝑟𝑒𝑒𝑙 = 𝐶 × 𝑘 × √ℎ1 − ℎ2 (6)

Et donc :

1 𝑄𝑟𝑒𝑒𝑙
𝐶= × (8)
𝑘 √ℎ1 −ℎ2

5. Calculs Adimensionnels de la pression


La différence de pression entre n’importe quel point et la pression
d’entrée peuvent être calculée à partir de l’équation de Bernoulli sous la forme :

𝑢12 −𝑢𝑛
2
ℎ𝑛 − ℎ1 = (9)
2𝑔

Pour comparer plus facilement les résultats expérimentaux avec les


valeurs théoriques, il est pratique d’exprimer ces termes en calculs
adimensionnels. Pour obtenir cela, diviser le terme de gauche par (𝑢22 ⁄2𝑔), ce
qui donne :

ℎ𝑛 −ℎ1 𝑢12 −𝑢𝑛


2
= (10)
𝑢22 ⁄2𝑔 𝑢22

16
A l’aide de l’équation de continuité, substituez les rapports de surfaces
à la place des rapports de vitesse, et l’on obtient :

ℎ𝑛 −ℎ1 𝐴 2 𝐴 2
= ( 2) − ( 2 ) (11)
𝑢22 ⁄2𝑔 𝐴1 𝐴𝑛

Donc, le calcul des rapports de surface permet d’obtenir la différence de


pression adimensionnelle théorique ou idéale, plus connue sous le nom de
Coefficient de charge piézométrique idéal :

𝐴2 2 𝐴2 2
( ) −( ) (12)
𝐴1 𝐴𝑛

Et la distribution de pression adimensionnelle réelle (plus connu sous le


nom de coefficient de charge piézométrique réel) est déterminée à partir de
l’équation :

ℎ𝑛 −ℎ1
(13)
𝑢22 ⁄2𝑔

6. Procédure expérimentale
Commencez par régler la vanne de contrôle du système et la vanne
d’alimentation du banc à environ un tiers de leur ouverture totale. Avant de faire
circuler l’eau, vérifiez que la vanne de purge d’air située au niveau du manifold
est bien fermée. Une fois cette vérification effectuée, mettez le banc en marche
pour faire circuler l’eau dans le système. Afin d’évacuer les bulles d’air
présentes dans les tubes manométriques, inclinez légèrement le système ou
tapotez doucement les tubes avec vos doigts. Ensuite, fermez complètement la
vanne de réglage du débit. Cela permettra de piéger l’air dans la partie supérieure
des tubes manométriques et dans le manifold. À ce stade, ouvrez légèrement la
vanne de purge d’air jusqu’à ce que le niveau d’eau atteigne environ la moitié
de la hauteur du panneau millimétré, puis refermez soigneusement la vanne.
Procédez ensuite à un réglage précis des vannes d’alimentation et de contrôle du
débit pour atteindre le débit maximum. Dans ces conditions, la perte de charge
entre l’entrée et le col du Venturi devrait être de l’ordre de 240 mm. Si
nécessaire, connectez la pompe à la vanne de purge d’air afin d’introduire un
peu d’air dans le panneau manométrique, ce qui facilitera l’ajustement des
niveaux d’eau sur le panneau millimétré. Enfin, prenez le temps d’observer les

17
niveaux d’eau pendant quelques instants pour vérifier l’étanchéité de la vanne
de purge d’air. Si les niveaux montent régulièrement, cela indique une fuite au
niveau de la vanne. Si resserrer la vanne ne suffit pas à résoudre le problème, il
sera nécessaire de remplacer le joint de la vanne pour assurer une bonne
étanchéité.

7. Travail demandé
1. Faites varier le débit Q et remplir le tableau (1) en prélevant les valeurs
de pression et Q.

2. Tracer la courbe représentant la variation de (h1-h2)1/2 en fonction de Q.

3. Déterminer la valeur du coefficient « C » à partir du tableau et calculer


sa valeur moyenne.

4. Déterminer encore la valeur du coefficient « C » graphiquement.


Conclusion.

5. Compléter le tableau 2 ci-dessous et déterminer la pression


adimensionnelle idéale de venturi.

6. Fixer une valeur du débit Q, déduire la valeur de 𝑢22 /2𝑔.

7. Remplir le tableau 3, puis représenter l’évolution de la pression


adimensionnelle idéale et de la pression réelle en fonction de xn partir du
point donné.

8. Conclusion

18
Tableau 1

Tableau 2

Tableau 3

19
20

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