Dimensionnement d'une station d'épuration à Bougherdaine
Dimensionnement d'une station d'épuration à Bougherdaine
THEME :
Je remercie également mes amis, pour leur aide, leur soutien, et les
moments d'encouragement qui ont marqué cette période
YASSER
Dédicace
À mes chers parents, pour leurs innombrables sacrifices, leur
amour, leur tendresse, leur soutien et leurs prières tout au
long de mes études.
YASSER
ملخص:
الهدف من هذه الدراسة هو تصميم محطة لمعالجة مياه الصرف الصحي لبلدية بوغرداين لمعالجة تلوث
تشمل الطريقة المتبعة تحليال معمقا لخصائص المياه.وادي الكبير ومعالجة نقص المياه في المنطقة
تظهر النتائج أن هذه.الملوثة وتطبيق تقنية الحمأة المنشطة باإلضافة إلى التعقيم باألشعة فوق البنفسجية
مما، وتسمح بإعادة استخدام المياه المعالجة في الزراعة، وتحمي البيئة،الطريقة تحسن جودة المياه
.يقلل من الضغط على موارد المياه
، تقنية الحمأة المنشطة، تلوث وادي الكبير، محطة معالجة مياه الصرف الصحي:الكلمات المفتاحية
.إعادة استخدام المياه المعالجة
Résume :
L'objectif de cette étude est de concevoir une station d’épuration des eaux usées pour la commune
de Bougherdaine afin de traiter la pollution de l’oued El Kebir et de remédier à la pénurie d'eau dans la
région. La méthode adoptée comprend une analyse approfondie des caractéristiques des eaux polluées et
l'application des boues activées ainsi que de la désinfection par UV comme technique de traitement. Les
résultats montrent que cette approche améliore la qualité de l'eau, protège l'environnement, et permet la
réutilisation des eaux traitées pour l'agriculture, réduisant ainsi la pression sur les ressources en eau.
Les mots-clés : Station d’épuration des eaux usées, Pollution de l’oued El Kebir, Des boues activées,
Réutilisation des eaux traitées.
Abstract:
The objective of this study is to design a wastewater treatment plant for the municipality of
Bougherdaine to treat the pollution of the Kebir river and address the water shortage in the region. The
method adopted includes a thorough analysis of the characteristics of the polluted water and the
application of activated sludge and UV disinfection as a treatment technique. The results show that this
approach improves water quality, protects the environment, and allows the reuse of treated water for
agriculture, thus reducing pressure on water resources.
Keywords: Wastewater treatment plant, the pollution of the Oued El Kebir, activated sludge, enables
treated water.
Liste des abréviations
Symbol
Signification
e
am Coefficient de rendement cellulaire
a' Fraction de pollution transformée.
b fraction de la masse cellulaire éliminée par jour
b' Coefficient cinétique de respiration endogène.
Ab Age des boues
Q débit
D Diamètre
C° Degré Celsius
IM / Ib Indice de Mohlman
T Température
Ts Temps de séjour
R Taux de recirculation
Cp Coefficient de pointe
Cm Charge massique
Cv Charge volumique
CE Conductivité électrique
V Volume
H Hauteur
q Besoin en oxygène
S Surface
SAR Sodium Adsorption Ratio
∆X Quantité de boue
Sommaire :
Chapitre I :...................................................................................................................................................2
Chapitre II :................................................................................................................................................13
III.1 Introduction.................................................................................................................................20
Chapitre IV :..............................................................................................................................................33
Chapitre V :...............................................................................................................................................83
V.3.1 Calcul les Longueurs et les diamètres des conduites reliant les ouvrages :.....................86
Chapitre VI :..............................................................................................................................................93
VI.3 Les domaines de réutilisation des eaux usées épurées (REUE) :...............................................94
VI.11 Conclusion................................................................................................................................109
VII.5 Conclusion................................................................................................................................121
Liste des tableaux :
Chapitre I :
Présentation de la zone
d’étude
CHAPITRE Ⅰ : Présentation de la zone d’étude
I.1 Introduction :
Le village de Bougherdain est situé au sud de la commune D'Amira arres, en Algérie. Loin du siège
de la municipalité par 3 Km et par 25 Km et de la ville de Mila. Délimitée sur le côté sud d’Oued Endja,
sur le côté nord par Tassaft, ouest par Bouilaf, à l’Est par Teghlissa . Bougherdain s’occupe une
superficie de 50 hectares, avec une population de 3418 habitants.[01]
La commune d'Amira arres est limitée :
Au Nord, par la commune de Boucif Ouled Askeur (JIJEL)
A l’Est, par la commune de Terrai Bainen
A l’Ouest, par la commune de Tessala Lemtai
Au sud, par les communes de Rouached et Oued Endja
Figure I.1 : Plan représentant la localisation de La commune d’Ammira arres dans la wilaya de MILA
[1]
CHAPITRE Ⅰ : Présentation de la zone d’étude
Le village de Bougherdain est caractérisé par un terrain semi-plat, direction vers la vallée avec un
changement au niveau des altitudes internes, où l'altitude varie entre 225 à 365 m.
Au point de vue géologique, les terrains sont occupés par des formations datant du tertiaire Ces
formations sont composées de roches sédimentaires rattachées au complexe « NUMIDIN » d’âge
oligocène supérieur ou qui se sont mis en place à l’oligocène. Ce sont surtout des bancs parfois oxydés
en jaune rouille, à grains et à constituants quartzeux. Ils forment par fou de gros bores de goes séparées
par des rizons d’argiles noires le plus souvent limoneuses en surface.
I.5 Hydrogéologie :
Par sa géographie structurale accidentée et morcelée des massifs telliens du nord ; la région nord de
la wilaya est parcourue par un réseau hydrographique dense constitué de petits coures d’eau alimentant
d’importants oueds tels que : Oued Endja, Oued El Kebir,Oued Rhumel .
I.6 Sismicité :
L’Algérie, en tant que pays méditerranéen, est exposée à une activité sismique variable.
Conformément aux règles parasismiques algériennes de 2003, le territoire est subdivisé en quatre zones
sismiques
Zone 0 : Sismicité négligeable
Zone I : Sismicité faible
Zone IIa et IIb : Sismicité moyenne
Zone III : Sismicité élevée
La commune de Bougherdaine, selon la Classification RPA 2003, est incluse dans la Zone sismique
Iia (sismité moyenne).
autour de 15°C, avec des minima hivernaux pouvant descendre à 2°C et des maxima estivaux atteignant
fréquemment 38°C
Dans les systèmes d'assainissement unitaire, les eaux pluviales influent sur les processus de
purification en raison de l'accroissement du débit atteignant la station d'épuration (STEP) et de
l'augmentation des quantités de sable transportées jusqu'à cette dernière.
Sont présentés dans le tableau ci-dessous :
Mois Sep Oct Nov Dec Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Total
P(mm) 22 42 48 68 83 63 55 46 44 25 6 9 511
P(%) 4,31 8,22 9,39 13,31 16,24 12,33 10,76 9 8,61 4,89 1,17 1,76 100
Tableau I.1 : Moyennes mensuelle des précipitations (mm) sur une période (2006-2022) (ANRH
Alger)
Mila présente des variations saisonnières modérées en termes de précipitations mensuelles. Les
chutes de pluie tout au long de l'année à Mila montrent que le mois le plus pluvieux est décembre, tandis
que le mois le moins pluvieux est juillet.
I.7.2 Températures :
La température joue un rôle essentiel dans le fonctionnement optimal de la STEP. Les températures
basses ralentissent le métabolisme des micro-organismes, tandis que des températures de l'air dépassant
les 35°C peuvent entraîner des problèmes.
Sont présentés dans le tableau ci-dessous :
Mois Sep. Oct Nov Dec Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Moyenne
interannu
elle (°C)
Min ( 16,4 11,3 6,9 3,4 2,1 3,8 5,4 7,3 10,5 15,1 17,9 18,1 9,92
°C)
Moy 22,8 17 11,95 7,75 7 8,55 10,6 13,1 16,8 21,55 25,35 25,45 15,67
(°C)
Max 36,1 29,6 23,7 18,3 16,8 20,5 23,7 27,7 30,5 36,6 37,9 39,7 28,43
(°C)
Tableau I.2 : Les mesures des températures moyennes de 2006 à 2022 (ANRH Alger)
Selon le tableau, les valeurs moyennes les plus basses sont observées en janvier et les plus élevées
sont observées en aout.
CHAPITRE Ⅰ : Présentation de la zone d’étude
I.7.3 Le vent :
Le vent exerce une influence notable en stimulant l'aération, mais il peut également être à l'origine
d'odeurs désagréables et d'érosion. Ainsi, il est crucial de tenir compte de la direction et de la force du
vent lors de la conception des dispositifs de protection de la station.
Sont répertoriées dans le tableau ci-dessous :
Mois Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Aout
Vitesses Du 1,74 2,07 2,9 2,71 2,41 2,71 2,59 2,32 2,18 2,03 2,12 2,08
Vent (m/s)
La période de vent la plus forte s'étend de février à avril et la période la plus calme s'étend de mai à
décembre avec des vents faibles.
I.7.4 Humidité :
Humidité
85 82 84 84 89 88 90 83 86 91 94 92
moyenne(%)
La gestion efficace des ressources en eau est essentielle pour répondre aux besoins des populations
locales et garantir la durabilité environnementale.
Cela comprend :
Le réseau d'alimentation en eau potable pour le ville de Bougherdaine est un réseau maillé et
ramifié constitué par des conduites en PEHD . La zone est alimentée actuellement par les forages
suivants :
Forage Débit exploité (l/s) Réservoirs Capacité de stockage (m³)
F1 20 R1 200
F2 20 R1 200
CHAPITRE Ⅰ : Présentation de la zone d’étude
F3 20 R2 1000
F4 20 R3 500
Total 80 / 1900
Tableau I.5 : les forages alimentant Bougherdaine
I.8.2 Assainissement :
Le réseau d’assainissement de la commune de Bougherdaine est de type unitaire, où les eaux usées
domestiques et les eaux pluviales sont évacuées par le même réseau. Le taux moyen de raccordement au
réseau public d’assainissement est estimé à 95 %, assurant ainsi une couverture presque complète de la
population
La conduite principale du réseau s’étend sur une longueur de 14 km, tandis que la longueur totale
des conduites secondaires atteint environ 68 km. Actuellement, l’ensemble des rejets d’eaux usées est
directement déversé dans l’oued sans traitement préalable, ce qui constitue une source potentielle de
pollution pour les ressources en eau de la région.
L’estimation de la population pour un horizon donné est un facteur important pour l’estimation de
la quantité d’eau usée à traiter et arriver à un dimensionnement adéquat de la station d’épuration.
En Algérie, l'évolution démographique suit la loi de l'accroissement géométrique Donnée par la
formule suivante :
n
P=P 0 (1+ t)
Avec :
P : Population future.
P0 : Population de l'année de référence.
t : Taux d'accroissement démographique.
n : Nombre d'années séparant l'année de référence et l'horizon considéré.
L'accroissement de la population sera calculé avec un taux de 1.3 % jusqu'à l'année 2055 à Partir de
l'année de référence 2025 Source : DRE (MILA)
Tableau I.1 : Population future de la zone d’étude
Taux
Année d'accroisse 2025 2035 2045 2055
ment
NTK mg/l 82
P mg/l 8.46
T moy C° 18.06
PH - 7.8
Le site choisi pour la future station d’épuration se trouve au Sud -Ouest de la commune D’Amira
Arres, à proximité de l'oued el kebir. À 1.22 km de la ville de BOUGHERDAINE, du côté sud de la
RN◦ 105B en direction de la ville de BOUGHERDAINE. La superficie allouée au projet est de 1700
m2, avec une altitude variante entre 209 m et 210 m. Le site est caractérisé par un relief plat, cerné par
des terres agricoles.
Les coordonnées géographiques sont les suivantes :
Latitude : 36◦ 29′40.88′′ N
Longitude : 6◦ 04′22.50′′ E
CHAPITRE Ⅰ : Présentation de la zone d’étude
I.12 Conclusion :
Dans ce chapitre, nous avons exposé les informations majeures à la conception d’un step,
notamment les aspects topographiques, géologiques, climatiques, démographiques et hydrauliques. Il
ressort de notre étude que la région étudiée se caractérise par climat méditerranéen, Caractérisé par des
hivers humides et pluvieux et des étés chauds et secs. Le système d'assainissement actuel est de type
unitaire, assurant l'acheminement des eaux usées vers l'Oued El Kebir. Cependant, en raison de la
pollution de cet oued, l'implantation d'une station d'épuration s'avère indispensable pour améliorer la
qualité des eaux évacuées et favoriser leur réutilisation dans l'agriculture des zones situés près de du
step.
Chapitre II :
Généralité sur les eaux
Usées
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées
II.1 Introduction :
Toutes les activités humaines, qu'elles soient domestiques, industrielles ou agricoles, produisent des
eaux usées. Ces dernières contiennent souvent des composées toxiques et divers contaminants qui, en
l'absence de traitement adéquat, peuvent entraîner des Conséquences négatifs sur l’environnement et la
santé humaine. Bien que les cours d’eau Possèdent une capacité naturelle d’autoépuration, celle-ci peut
entraîner une réduction du taux d’oxygène dans la rivière, affectant ainsi l’équilibre de l’écosystème
aquatique.
Lorsque les rejets dépassent cette capacité d’autoépuration, l’environnement Essuie une
dégradation durable. Le manque d’oxygène lié à la pollution provoque la disparition d’une multitude
d’espèces et peut entraver la migration des poissons. Par ailleurs, une concentration abusive de
phosphates favorise l’eutrophisation, un phénomène entraînant une Infestation massive d’algues qui
perturbe les écosystèmes aquatiques, menace la sécurité des activités aquatiques et complique le
traitement de l’eau destinée à la consommation
Les eaux usées domestiques désignent prioritairement celles issues des habitations, des bâtiments
commerciaux, des établissements publics et équivalents, telles que les eaux sanitaires et les eaux
d’égout. Elles peuvent aussi contenir des rejets industriels lorsque les eaux usées domestiques et
industrielles sont mélangées dans un réseau d’assainissement unitaire en milieu urbain. [2]
Les eaux usées industrielles englobent les eaux issues des processus de fabrication, des activités
commerciales, de l'exploitation minière, ainsi que des équipements et opérations forestières, qu'elles
interviennent directement dans ces procédés ou pas. Ils comprennent également les eaux de
ruissellement et de lixiviation issues des surfaces soumises à des polluants en rapport avec le stockage,
la manipulation ou le traitement industriel et commercial et toute autre eau usée n'appartenant pas à la
catégorie des eaux usées domestiques. [3]
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées
L’agriculture constitue une grande source de pollution de l'eau par l'apport de pesticides et
d'engrais. Elle constitue la première cause des pollutions diffuses. Les eaux agricoles provenant des sols
cultivés, en nitrates et en phosphates abondants, participent à la pollution des nappes phréatiques
superficielles et des eaux de cours d'eau et de retenues. [4]
La pollution des eaux usées peut revêtir diverses formes, telles que minérale, organique et
microbiologique.
La présence de éléments organique dans les eaux usées, comme les matières en suspension, les
huiles, les graisses, les solvants, les produits chimiques organiques et les pesticides, favorise leur
dégradation dans l'eau. Ce processus consomme une partie de l'oxygène disponible, ce qui diminue la
concentration en oxygène dissous et peut entraîner la mortalité des organismes aquatiques.
Lorsque se trouve une concentration en matières minérales, comme les nitrates, les sulfates et les
chlorures, trop forte dans les eaux usées. Ces éléments peuvent avoir une origine diversifiée, comme
dans les émissions industrielles, les déchets agricoles ou encore les ruissellements des eaux pluviales qui
passent par des terrains pollués.
La situation de la santé aussi est critique lorsque les eaux usées contiennent un grand nombre de
micro-organismes.
Caractéristiques Moyenne
pH 7-7.5
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées
Les eaux usées non traitées contiennent un large éventail de micro-organismes pathogènes, lesquels
sont, en règle générale, à trouver dans le tractus intestinal humain. L'exposition à des eaux de loisirs
infectées ou à la consommation de fruits de mer infectés peuvent provoquer toutes sortes d'affections, tel
le prurit du nageur, les gastro-entérites, les dermatites, les hépatites virales, les infections cutanées, le
choléra, la fièvre typhoïde et la dysenterie. Par ailleurs, les eaux usées peuvent renfermer des substances
toxiques, mutagènes ou cancérogènes. Ainsi, l’élimination des agents pathogènes est une étape
essentielle pour préserver la santé publique.
II.5.2 Environnement :
L'accumulation et le rejet non traité des eaux usées assèchent leur matière organique, qui se
décompose, causant diverses gênes, dont notamment l'émission de gaz nauséabonds. Les végétaux et
les animaux aquatiques sont dépendants de l'oxygène dissous dont la mise au point n'est pas infinie,
alors que les nutriments des eaux usées contribuent à la croissance des végétaux aquatiques. Ce
phénomène réduit la concentration en oxygène et accélère l’eutrophisation des milieux aquatiques,
compromettant ainsi la qualité de l’eau. Par conséquent, l’élimination des matières organiques et
inorganiques est indispensable pour préserver un environnement sain, durable et propice aux
générations actuelles et futures.
II.5.3 Économique :
pénurie. L'irrigation avec les eaux usées offre également l'avantage de réduire le niveau de traitement
requis et les coûts associés, grâce à l’action du sol et des cultures qui jouent le rôle de bio-filtre
naturel. De plus, l’exploitation des nutriments présents dans ces eaux permet de diminuer les
dépenses liées à la fertilisation. [4].
II.5.4 Agricoles :
Ce problème est particulièrement aigu dans certaines régions où l’eau est couramment utilisée pour
l’arrosage et l’irrigation. Le fait est que si l’eau était saturée de bactéries ou de substances biologiques à
base de contaminants radioactifs, cela dépend de la santé des plantations et, en fin de compte, du bétail.
L’effet sur la structure du sol. Selon le problème déjà mentionné des eaux usées et de leurs boues, si cela
a été contaminé par des substances toxiques ou des métaux lourds, cela nuira également aux
caractéristiques de la terre.
En outre, une norme est une valeur maximum à ne pas dépasser, qui est établie sur la base de certains
critères. Lorsque les paramètres mesurés correspondent aux exigences requises, une norme est considérée
comme respectée. Ces exigences peuvent être déterminées dans des lois, des décrets ou des manuels. De plus,
certains organismes internationaux, par exemple WHO, ont leurs propres normes pour la gestion des eaux usées..
Sont résumées dans le tableau suivant :
Tableau II.4 : Les valeurs limitent des paramètres de rejet dans un milieu récepteur
Température <30°C
Couleur Incolore
Odeur Inodore
Source : OMS, 2006
Conformément aux normes algériennes, les limites maximales des rejets d'effluents sont
répertoriées dans le tableau ci-dessous :
Tableau II.5 : Les valeurs limitent des paramètres de rejet dans un milieu récepteur
Température <30°C
pH 6.5 à 8.5
Couleur Incolore
Odeur Inodore
II.7 Conclusion :
À la lumière des informations présentées dans ce chapitre, il est certain que les eaux usées
représentent un danger important pour l’homme et la vie écologique. Il est donc essentiel de les traiter
ou d’en limiter la pollution pour prévenir les impacts nocives sur l’environnement et la santé.
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées
Chapitre III :
Filière de traitement des
eaux usées
III.1 Introduction
Les eaux usées qui arrivent à la station d'épuration proviennent de nombreuses sources variées,
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées
comme le réseau pluvial, les habitations (toilettes, douches, éviers), les hôpitaux, les industries
(papeteries, agroalimentaire, pharmaceutique, chimique), la restauration, les abattoirs, les élevages, et
bien d'autres. De ce fait, l'eau peut contenir des micro-organismes d'origine environnementale, humaine,
animale ou industrielle. Ces micro-organismes se développent et survivent en décomposant les polluants
dans l’eau. Cette capacité est mise à profit dans les steps, qui créent des conditions appropriés pour
favoriser la croissance de micro-organismes qui dégrade les polluants carbonés et azotés.
Le traitement ancien des eaux usées passe par des étapes pour retirer les polluants et rendre l'eau
plus propre, afin qu'elle puisse être diversé dans le milieu naturelle ou réutilisée. En général, ces étapes
incluent le prétraitement, le traitement primaire et le traitement secondaire, et parfois même un
traitement complémentaire.
III.2.1 Prétraitement :
Avant d'être soumis au traitement majeur, les effluents subissent un traitement préliminaire
impliquant de multiples opérations physiques ou mécaniques. Ce traitement vise à extraire et à éliminer
les particules solides en suspension ou flottant dans l'eau susceptibles de perturber les étapes de
traitement suivantes.
Les étapes successives de ce prétraitement sont :
Relevage
Dégrillage
Tamisage
Dessablage – Déshuilage.
III.2.1.1 Relevage :
Lorsqu'un réseau d'évacuation des eaux usées est inférieur au réseau collecte, tant pour les
résidences individuelles, collectives que des équipements communautaires, ou quand le niveau du réseau
collectif est à l'intérieur du niveau de la station d'épuration, il y a un poste de relevage. Sa mission est
d'acheminer les eaux usées vers une position supérieure en utilisant un mécanisme de pompage. Ce
relevage est généralement assuré par des pompes à roues multicanales fermées ou par des vis
d’Archimède.
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées
III.2.1.2 Dégrillage :
Sont inclinées entre 60 et 80 degrés par rapport à l'horizontale et sont constituées de barreaux
droits, ronds ou rectangulaires.
a) Grilles courbes :
Ce types des grilles est recommandée pour les installations avec des eaux pas trop chargées, ces
grilles sont nettoyées à l'aide de deux peignes montés sur un bras tournant autour d'un axe horizontal.
Le champ de grille est généralement incliné à 80 degrés par rapport à l'horizontale. Son nettoyage
est fait à l'aide d'un racleur, d'un râteau, d'un peigne ou d'une poche pivotante, qui soulève les déchets le
long de la grille avant de redescendre en position dégagée du champ de grille.
Bien adaptées pour un dégrillage fin avec risques de feutrage, tel que l'obturation de la grille par
des feuilles, ces grilles sont inclinées à 80 degrés. L'éjection des déchets du réceptacle est motorisée.
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées
Il s'agit d'un système de pré-dégrillage doté d'une capacité d'extraction élevée, bien qu'il présente un
risque de réintroduction des déchets dans l'eau en aval.
III.2.1.3 Tamisage :
Le tamisage, qui consiste en une filtration sur toile ou tôle perforée avec des mailles de
différentes tailles, est une méthode de dégrillage avancée. Selon la taille des mailles, on peut
distinguer :
Pour retenir les matières en suspension flottantes, les débris végétaux, les herbes, les insectes.
Cela permet de réduire la charge de pollution et d'alléger le traitement biologique.
Les tamis sont utilisés pour retenir des particules très fines. Cependant, leur utilisation dans le
prétraitement des eaux usées reste limitée, principalement à cause du colmatage rapide des mailles. Les
tamis rotatifs et vibrants sont les types les plus couramment utilisés. Le tamisage joue plusieurs rôles
essentiels, comme la récupération des déchets réutilisables, la protection des canalisations et des pompes
contre les obstructions, ainsi que la réduction des risques de dépôts et de fermentation.
.
III.2.1.4 Dessablage :
Le dessablage consiste à supprimer les rejets industriels tels que les graviers, le sable et
autres maîtres minérales denses pour empêcher leur stockage dans les conduites
et les canaux, et pour prévenir les dommages dus à l'abrasion des pompes.
Cette mise hors service est devenue d'autant plus essentielle dans les usines connectées à un
réseau unitaire, et en particulier dans les industries métallurgiques et mécaniques Le processus
de dessablage arrive typiquement aux particules d'un diamètre supérieur à 200 μm, tandis que
les particules d'un diamètre inférieur sont généralement supprimées par décantation. La
remontée de sable dans l'effluent dépend de plusieurs facteurs, notamment :
- Les caractéristiques géologiques du site,
- L'état et la longueur des canalisations.
Les dégraissages et les déshuilages sont des opérations qui permettent de séparer les substances
dont la densité est légèrement inférieure à celle de l'eau, par un processus de flottation. Ces substances
peuvent être en forme de particules libres ou agglomérées avec des matières en suspension.
L'addition de microbulles d'air facilite et accélère la remontée des graisses à la surface. Le
dégraissage est une séparation solide-liquide, tandis que le déshuilage est une séparation liquide-
liquide. Les unités spécifiques à ces processus sont projetées pour un taux ascensionnel maximal de 15
m/h et pour un temps de séjour entre 8 et 15 minutes. Le flux d'air injecté est normal d'environ 0,3 m³
par mètre cube d’eau et par heure
80 % des graisses sont éliminées par le dégraisseur et 35 % de DCO ;Il existe variés types de
déshuileurs-dégraisseurs :
Séparateur statique
Dégraisseur-déshuileur aère
Déshuileur longitudinal
La première étape du traitement des eaux usées est incroyablement efficace pour éliminer la
majorité des matières en suspension, mais elle ne suffit pas à garantir que la qualité des rejets respecte
les normes environnementales. Ce processus s'appuie sur des méthodes physiques ou chimiques qui
aident à faire tomber les particules en suspension, principalement grâce à la gravité. Cependant,
certaines substances sont trop stables pour se déposer d'elles-mêmes. Dans ces situations, on ajoute des
réactifs chimiques, comme des sels d'aluminium ou de fer, pour neutraliser les charges électrostatiques
et favoriser leur agglomération. L'utilisation de polymères rend cette agglomération encore plus rapide
en formant de gros flocs qui se déposent plus facilement. Pour les particules légères, on privilégie
parfois la flottation. Cela dit, dans de nombreux cas, une simple décantation primaire suffit pour
récupérer les boues au fond des bassins, sans avoir besoin de produits chimiques. Les résidus extraits,
riches en matières organiques, nécessitent ensuite un traitement supplémentaire pour être stabilisés avant
leur élimination ou valorisation.
Il existe plusieurs types de décanteurs :
Ils sont généralement utilisés pour les petites stations (1000 à 2000 Eh). Le temps de séjour est de
l’ordre de 1h30 à 2h au débit diurne. L’extraction des boues exige une pente de fond au moins égale à
60°.
Figure III.4 : schéma d’un Décanteur statique sans raclage utilisé pour l’épuration des eaux usées [7]
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées
Le raclage unit, attaché sur un cadre rotatif au tour de l'axe du bassin, peut être équipé
d'une lame spirale singulière. Les boues sont dirigées vers une fosse centrale par un système de
raclage sur un 5 à 10 degrés pente. En parallèle, un racleur de surface dirige les éléments
flottants vers une écumoire, rendant ainsi plus facile leur retour vers la fosse des boues. Pour un
fonctionnement optimal, ce type de décanteur doit opérer de manière régulière, car des variations
de débit peuvent engendrer des turbulences susceptibles de faire remonter les boues en surface
Figure III.5 : schéma d’un Décanteurs circulaires utilisé pour l’épuration des eaux usées [6]
Les décanteurs à pont racleur fonctionnent selon un système de va-et-vient, faisant le raclage avec
un mouvement à contre-courant. Cependant, les décanteurs à chaînes assurent un raclage continu des
boues et des composants flottants à l'aide d'une série de raclettes montées sur deux chaînes sans fin
parallèles, qui se tournent le long des parois verticales du bassin. Dans les deux configurations, le puits
des boues se trouve à l'entrée de l'eau salle.
Ce type d'installation est équipé de lamelles parallèles inclinées, ce qui augmente la surface de
décantation et accélère ainsi le processus de sédimentation des particules.
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées
Figure III.6 : schéma d’un Décanteurs lamellaire utilisé pour l’épuration des eaux usées [8]
Est un Cette épuration biologique par aérobie repose sur l'action biochimique de micro-organismes
qui oxydent la matière organique en présence d'oxygène. Ces micro-organismes se fixent sur un support
appelé garnissage, formant ainsi un biofilm.
L'eau utilisée, préalablement décantée ou finement filtrée, est étalée sur le garnissage afin de
favoriser le contact avec le biofilm. Le temps de transit de l'eau dans le système est extrêmement court,
généralement quelques minutes.
Un clarificateur est nécessaire en sortie pour séparer et récupérer les boues produites par l'activité
bactérienne avant le rejet des eaux traitées [7].
Ce système est composé d’une série de disques montés autour d’un arbre métallique, partiellement
immergé dans un canal où circule l’eau à épurer.
Ce procédée est principalement utilisé pour le traitement des effluents dans de petites installations ;
toutefois, il présente une sensibilité aux variations qualitatives des charges polluantes de l’effluent ce
qui peut limiter son efficacité dans des conditions fluctuantes [7].
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées
Il Il s'agit d'une étape complémentaire qui vise à éliminer les polluants résiduels après les
traitements primaires et secondaires.
Ce processus vise à améliorer l'élimination de l'azote lorsque le traitement biologique est insuffisant
pour atteindre les buts désirés. Il repose sur l'addition d'une étape spécifique de nitrification et/ou de
dénitrification, avec éventuellement un apport externe de substrat carboné.
Méthodes de Traitement :
• Nitrification : Se produit dans les bassins d'aération, où l'ammonium est oxydé en nitrate à l’aide
les bactéries nitrifiantes.
• Dénitrification : dans les réservoirs d'anoxie, où les nitrates sont convertis en azote gazeux par
des bactéries dénitrifiantes. Le processus nécessite une source de carbone organique, soit apporté par
l’effluent, soit via un ajout extérieur si la DBO5 est trop petite.
• Le modèle Ludzack-Ettinger réalise une pré-dénitrification en amont de l'aération, en utilisant le
carbone disponible dans l'effluent. Le nitrate produit en zone aérobie est recyclé vers la zone
anoxique pour y être dénitrifié, permettant ainsi d'obtenir une efficacité de traitement maximale tout
en réduisant le coût d'ajout de carbone externe.
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées
Si la (DBO5) de l'effluent est trop faible, il est alors nécessaire d’ajout de carbone
III.2.4.2 La déphosphatassion :
L’élimination du phosphore est fait à l'aide de procédés de déphosphatation, qui soient physico-
chimiques ou biologiques.
La Déphosphatassion biologique : basé sur l'alternance des phases anaérobies et aérobies en cours
de traitement secondaire. Il donne aux bactéries chargées d'assurer la rétention et le stockage du
phosphore en excès. Mais il est moins efficace que la déphosphatation physico- chimique.
La Déphosphatassion Physico-chimique : basé sur la précipitation du phosphore en présence de sels
minéraux, comme le sulfate d'ammonium ou bien le chlorure ferrique. Le traitement peut être effectué
directement dedans le bassin des boues activées en complément du traitement biologique, ou être
appliqué comme traitement final. [10]
III.2.4.3 La désinfection
La désinfection vise à réduire la population de germes pathogènes contenus dans les effluents avant
leur rejet dans l'environnement. Contrairement à l'épuration des eaux, qui exige l'absence totale de
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées
coliformes, les normes relatives aux eaux résiduaires urbaines (URE) dépendent du milieu récepteur et
de la réglementation.
On distingue deux grandes catégories de traitements :
Tels que la désinfection par le chlore, l'acide peracétique, les UV, l'ozone ou encore la
filtration sur membranes d'ultrafiltration ou de microfiltration. L'efficacité de ces procédés dépend
des doses appliquées, permettant une réduction de 4 à 6 logarithmes. La filtration par
ultrafiltration (UF), quant à elle, assure une désinfection totale. [10].
Les boues produites par les step proviennent essentiellement des particules solides qui ne sont ni
retenues par les prétraitements ni éliminées lors des processus de traitement de l'eau, impliquant la
dégradation et la séparation des polluants. Elles contiennent des matières organiques non décomposées,
des substances minérales, des micro-organismes et une grande quantité d'eau.
Les boues provenant des eaux urbaines sont particulièrement riches en éléments fertilisants,
notamment en phosphore et en azote.
Selon le type de traitement mis en place dans la station d'épuration, les collectivités peuvent être
amenées à gérer différents types de boues.
Les procédés d'épaississement des boues visent à diminuer leur volume en enlevant une partie de
l'eau dont elles sont constituées, ce qui conduit à augmenter leur contenu en matière sèche. Les procédés
simples à mettre en œuvre et peu énergivores sont particulièrement appropriés aux petites collectivités
ou aux stations dotées de ressources financières limitées. [19]
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées
La stabilisation des boues sert à ralentir leur décomposition, en particulier la fermentation. Cela
aide à réduire les mauvaises odeurs, les émissions de méthane, les risques de pollution par infiltration, la
présence de bactéries et la consommation d'oxygène.
III.3.3 Déshydratation :
La déshydratation ramène le contenu d'eau des boues à une siccité de 15 à 40 % selon la chaîne de
traitement de l'eau, la qualité des boues et la méthode utilisée. Il concerne une mixture des boues
primaires, secondaires et parfois tertiaires.
La déshydratation des boues peut être réalisée de deux façons :
Ainsi, le problème des boues se pose en termes d'évacuation, avec trois solutions envisageables :
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées
Déposer les boues stabilisées et déshydratées en décharge, une option qui n'est plus réalisable à
partir de 2002.
Utiliser les boues stabilisées comme un fertilisant sur les sols agricoles. Elles peuvent être
appliquées sous forme liquide, solide ou compostée.
III.4.3 Incinération :
Les boues, surtout celles qui sont naturellement combustibles une fois déshydratées, peuvent être
incinérées. Néanmoins, avant de rejeter les fumées dans l’air, un traitement est important, surtout si elles
contiennent beaucoup de polluent ou poussière. Ce traitement se fait en multiples étapes, qui peuvent
inclure un pré-cyclonage, un dépoussiérage électrostatique, un lavage et parfois une oxydation
catalytique. [13]
III.5 Conclusion :
Le traitement des eaux usées permet d'éliminer une part importante des polluants tout en générant
des sous-produits. La qualité de l'eau à purifier, son potentiel de réutilisation et le milieu dans lequel elle
sera rejetée influencent la méthode utilisée. Une fois traitées, ces eaux peuvent être éliminées sans
présenter de risque environnemental significatif.
Chapitre IV :
Dimensionnement de la
station d'épuration
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
IV.1 Introduction :
Après toutes les données dans le chapitre précédent on peut commencer le dimensionnement de
STEP.
Ce chapitre est consacré au dimensionnement des différents ouvrages cités ci-dessus pour les deux
horizons 2035 et 2055.
Une étape essentielle d'un projet d'évaluation consiste à évaluer les caractéristiques et les débits des
eaux utilisées pour le traitement. Ces données sont cruciales pour dimensionner avec précision les
infrastructures nécessaires.
La conception d'une station d'épuration est basée sur l'évaluation de sa capacité hydraulique de
traitement, qui comprend divers types de débits, à savoir :
Consommation domestique
Consommation des équipements
Débits d’eaux industrielles
Débits de temps de pluie
Q moy j=Nhab× ¿˙
Qj
Q moy h=
24
Avec :
Q moy j : La consommation moyen journalier (m3/j).
N : La population (habitant).
Dot : La dotation (L/j/habitant) 150 L/j/habitant [1]
Q moy h : La consommation moyen horaire (m3/h)
Les calculs sont présentés dans le tableau suivant :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
Tableau IV.6 : Estimation du débit moyen des eaux usées aux différents horizons d’études
N Dot
Qj (L/j) Qj (m3) Qh (L/j) Qh (m3)
(Habitant) (L/j/habitant)
3418 150 512700 512.7 21362.5 21.3625
2025
3890 150 583500 583.5 24312.5 24.3125
2035
5036 150 755400 755.4 31475 31.475
2055
Remarque :
Dans notre situation, étant donné l'absence de données concernant les équipements futurs prévus
dans la région à long terme (horizon 2055), nous supposons que le débit des équipements augmentera de
5 % par rapport au débit calculé précédemment pour les équipements.
Source : la mairie d’Amirra arres ([Link])
Alors :
Qmoy.j équi (2055) = 116.05 × 1.05 = 121.8525 (m³/j)
Qmoy.h équi (2055) = 4.835 × 1.05 = 5.077 (m³/h)
La région d'étude est à vocation agricole, ne comportant donc pas d’usines industrielles
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
Kp :
2.5
Kp=1.5+ si Q rej > 2,8 l/s
√ Q rej
Kp = 3 si Q rej < 2,8 l/s
Dans notre cas :
Kp (2024) = 2.536
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
Kp (2034) = 2.482
Kp (2054) = 2.377
Donné par :
Qptp=(3 à 5)×Qpts
Avec :
Qptp : débit de point en temps de pluie
Qpts : débit de point en temps sec (3 × Qpts)
Horizon Qmoy.j (m³/j) Kp Qpts (m³/j) Qpts (m³/h) Qptp (m³/j) Qptp (m³/h)
Donné par :
Qmoy . j
¿ /h=
×˙ 0.8
Les calculs sont présentés dans le tableau suivant :
Tableau IV.9 : Estimation du débit de pointe des eaux usées aux différents horizons d’études
La conception des installations de traitement des eaux usées repose sur une évaluation précise des
niveaux de pollution présents, déterminés à partir des résultats des analyses réalisées.
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
Les analyses effectuées en 2022 dans le village de Bougherdaine sont présentées dans le tableau
suivant :
Tableau IV.10 : Présentation des analyses des eaux usées arrive au future STEP
PH / 7.8
DBO5 295 503 148.385 295 559.64 165.0938 295 701.8 207.031
IV.3.1 Prétraitements :
Les ouvrages de prétraitement sont employés pour éliminer les gros déchets, les sables et
les graisses présents dans l'effluent brut. Cette étape a pour objectif de protéger les installations
en aval et de faciliter le traitement biologique qui suit.
On opte dans notre étude pour une grille droite car ce type de grille est utilisé dans les petites et
moyennes installations, pour des eaux pas trop chargées et pour des faibles débits, avec une profondeur
de canal variant entre 0.5 et 1.8 m.
Qptp × Sinα
l=
hmax ×V ×(1−β )× C
Avec :
α : Angle d’inclinaison de la grille avec horizontal (75°)
hmax : Hauteur maximum admissible de l’eau sur une grille, hmax = (0,15 à 1,5) m
C : Coefficient de colmatage de grille.
Pour une grille manuelle, C =0,1m à 0,3m.
Pour une grille mécanique, C =0,4m à 0,5m.
On prend :
Pour le dégrillage grossier : hmax = 0,9 m
Pour le dégrillage fin : hmax = 0,6 m
C = 0.5 (une grille mécanique)
Hmax
L 0=
sin α
Avec :
α : angle d’inclinaison de la grille avec l’horizon (60◦ < α < 90◦)
On bprend (75°)
Q ptp
S=
Ve × β ×C
Avec :
Ve : Vitesse de passage à travers la grille (m/s) . (0,6 ÷ 1,4) m/s.
Q ptp : Débit de pointe de temps pluviale (m3/s)
On prend :
Ve = 1 m/s
L=L 0+0.5
Avec :
L0 : La longueur mouillée.
La méthode de Kirschmer est une approche empirique couramment utilisée pour estimer les pertes
de charge spécifiques d'un dégrilleur.
( 43 ) ×
ΔH =δ × (ⅇ)
d v2
2× g
× s ¿(¿˙α)¿
Avec :
ΔH : La perte de charge (m)
δ : Le coefficient de forme des barreaux
g : Accélération de la pesanteur (9,81 m/s2)
d/e : Épaisseur des barreaux / espacement entre les barreaux (cm)
V : Vitesse d’écoulement dans la grille : (0,7 m/s - 1,0 m/s) on prend 0,78 m/s
α : angle d’inclinaison de la grille (75°)
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
On prend :
δ = 1.79 (Section circulaire)
Pour une eau usée urbaine, la quantité des déchets collectés par les grilles par habitant et par an est
estimée à :
« Vret = 5 à 10 l/hab/an pour une grille fine.
Vret = 2 à 5 l/hab/an pour une grille grossière. » [14]
Le volume des déchets retenus dans notre cas sera ainsi déterminé comme suit :
−3
N ×Vret . min× 10
V min=
365
−3
N ×Vret . max ×10
V max=
365
Vmin+Vmax
V moy=
2
Avec :
N : Equivalent habitants
[Link] : le volume minimum retenu par la grille par habitant (m3)
[Link] : le volume maximum retenu par la grille par habitant (m3)
1.33 1.33 1 1
La longueur de la grille (m)
1.33 1.33 1 1
La surface (m)
Les refus des grilles Vmax (m3/j) 0.06 0.08 0.13 0.16
Les refus des grilles Vmin (m3/j) 0.025 0.032 0.064 0.08
Les refus des grilles Vmoy (m3/j) 0.043 0.056 0.097 0.12
Remarque :
La différence entre les dimensions de 2035 et de 2055 n’est pas importante, Nous construisons
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
Quand l’eau arrive à la station, il subit en premier temps un prétraitement dans une filière dite
(dessableur - déshuileur) et ça pour protéger la station contre les dépôts et l’abrasion des installations
électroniques.
L'eau usée est aérée par insufflation, facilitant ainsi la séparation du sable et de l'eau, et favorisant
l'accumulation des graisses et des huiles à la surface. Le sable, qui se dépose au fond, est extrait à l'aide
de pompes spéciales. Les huiles, récupérées en surface dans une zone de tranquillisation, sont déversées
dans un puisard à graisse pour être transportées par camion vers une décharge.
IV.[Link] Le Déssableur :
a) Le volume :
Donné par :
V =Qptp × Ts
Avec :
Qptp : le débit de la station.
b) La surface horizontale :
Donné par :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
V
Sh=
H
Avec :
H : profondeur du bassin
c) La longueur :
Donné par :
L
=10
H
Avec :
H : profondeur du bassin
d) Largeur :
Donné par :
Sh
l=
L
IV.[Link] Le Déshuileur :
a) Le volume :
Donné par :
V =Q ptp × Ts
Avec :
Qptp : le débit de la station.
b) La surface horizontale :
Donné par :
Q ptp
Sh=
V asc
Avec :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
c) La Profondeur du bassin :
Donné par :
V
H=
Sh
d) La largeur et la longueur :
l=
√ Sh
2
Avec :
L/l = (2 à 5) on prend 4.5
L est la longueur du bassin.
e) La longeur :
Donné par :
Sh
L=
L
IV.[Link] Calcul des quantités des matières éliminées par déssableur- déshuileur :
Les MES contiennent 30% de MM (matières minérales) et 70% de MVS (matières volatiles en
suspension) [4]
C’est-à-dire :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
dessableur-déshuilleur (Kg/j)
La charge en MVS contenues dans les 180.9876 226.9621
MES (Kg/j)
La charge en MM contenues dans les 77.566104 97.26948
MES (Kg/j)
La charge en MM éliminées (Kg/j) 54.296 68.0886
Remarque :
La différence entre les dimensions de 2035 et de 2055 n’est pas importante, Nous construisons
l'installation avec les dimensions de 2055.
Le traitement biologique, hautement adaptable à l'épuration des eaux usées urbaines, est réalisé
après les étapes de dégrillage et de dessablage-déshuilage.
Ce processus reproduit de manière approximative l'épuration naturelle observée dans les cours
d'eau. Dans le cadre de l'actuel projet, nous avons réalisé le dimensionnement du traitement biologique
de la station d'épuration en étudiant deux variantes technologiques : le bassin d'aération (boues activées)
et le lit bactérien. Il s'agit de comparer les deux solutions à la fois sur les plans technique et économique,
pour recommander l'option la plus appropriée aux besoins de la commune et à l'analyse des contraintes
du projet.
La sélection de ces deux processus repose sur leur efficacité dans le traitement des eaux usées
domestiques, ainsi que sur leur utilisation courante dans les stations d'épuration de capacité moyenne.
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
Donné par :
DBO 5 entrée−DBO 5 sortie
R= × 100=89.83 %
DBO 5 entrée
Avec : la concentration à la sortie égale à 30 mg/l
Donc :
Le Bassin biologique à faible charge
Donc on est en face d’un traitement des boues activées à faible charge, caractérisé par les
paramètres suivants :
« Une charge massique : 0,1 < Cm < 0,25 (Kg DBO5 / Kg MVS /j)
On prend une charge massique : Cm = 0,2 Kg DBO5 / Kg MVS/j)
Une charge volumique : 0,3< Cv <0,7 (Kg DBO5/j/m3)
On Prend une charge volumique : Cv = 0,5 Kg DBO5/j/m3 » [4]
a) L’élimination de (DBO5) :
b) L’élimination d’azote :
1 - Nitrification :
2 - Dénitrification :
charge journalière en DB O5
C MVS=
C m ×V bassin biologique
Note : Concentration de boues dans le bassin [𝑋𝑎] (g/l) est égal à la masse des boues dans le bassin
divisé sur le volume de bassin biologique
On résume les calculs dans le tableau suivant :
Donné par :
L0
V=
Cv
Avec :
Cv : Charge volumique (kg DBO5/ m3.j).
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
b) Le volume utile :
Donné par :
V
Vu=
N
Avec :
N : nombre des bassins 2
Donné par :
V
Sh=
H
Avec :
H : La hauteur du bassin (Elle vairée entre 3 et 5 m) On prend : H = 5 m
d) La surface utile :
Donné par :
Sh
Shu=
N
Avec :
N : nombre des bassins 2
e) La longueur :
L=l ×2
Shu=l × L
Alors :
L= √ 2 × Shu
f) La largeur :
Donné par :
L
l=
2
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
a) Le volume du bassin :
b) Le volume utile :
Donné par :
V
Vu=
N
Avec :
N : nombre des bassins 2
Donné par :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
Vb
Sh=
H
Avec :
H=4m
d) La surface utile :
Donné par :
Sh
Shu=
N
Avec :
N : nombre des bassins 2
e) La largeur :
Donné par :
La largeur du bassin d’anoxie = La largeur du Bassin biologique
f) La longueur :
On a :
Shu=l × L
Alors :
Shu
L=
l
b) Le volume utile :
Donné par :
V
Vu=
N
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
Avec :
N : nombre des bassins 2
Donné par :
Vb
Sh=
H
Avec :
H=4m
d) La surface utile :
Donné par :
Sh
Shu=
N
Avec :
N : nombre des bassins 2
a) La largeur :
Donné par :
La largeur du bassin d’aération = La largeur du Bassin biologique
b) La longueur :
On a :
Shu=l × L
Alors :
Shu
L=
l
Le dégazeur, positionné en amont du décanteur, est un composant crucial pour éliminer les bulles
présentes dans le mélange eau/boue. Ces bulles sont principalement générées par la formation de gaz
lors des réactions en aérobie ou anoxie, en particulier avec la présence d’azote gazeux. L’objectif du
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
dégazeur est d’assurer le bon fonctionnement du décanteur, en évitant toute remontée non désirée de
boues dans le clarificateur [15].
Source : BOURRIER, Régis ; SATIN, Marc ; SELMI, Béchir. Guide technique de l’assainissement.
Éd. le Moniteur, 2010.
Une zone de dégazage (de type circulaire) a été conçue pour chaque bassin biologique, positionnée en
aval. Cette zone est spécialement conçue pour gérer les débits de pointe, avec une charge hydraulique de
40 m3/m2/h au débit de pointe [15]. Elle prend en compte la totalité des débits qui y transitent, y compris
les eaux usées et le débit de recirculation des boues.
La surface (notée Sdégazeur) et le volume de la zone de dégazage (notéVdégazeur) sont déterminés par les
formules suivantes
Source : SADOWSKI, AG. Traitement des eaux usées urbaines. Cours ENGEES. 2002, t. 3, p. 429-
524.
a) Surface du dégazeur :
Donnée par :
Q ptp
S dégazeur=
ch
b) Volume du dégazeur :
Donnée par :
Vdégseur = Sdégazeur× ts
Avec :
ts : Temps de séjour dans la zone de dégazage (estimé à 2.5 min)
Source : PRONOST, Joseph ; PRONOST, R ; DEPLAT, L ; MALRIEU, J ; BERLAND, JM. Stations
d’épuration : dispositions constructives pour améliorer leur fonctionnement et faciliter leur exploitation.
Guide Technique FNDAE. 2002, no 22
Remarque :
A l’horizon 2055, nous conservons les 2 bassins créés (l’horizon 2035) et nous ajoutons un bassin
d'extension dont la taille est calculée selon la relation suivante :
Le volume utile du bassin d'extension = Le volume du bassin (A l’horizon 2055) - Le volume du
bassin (A l’horizon 2035)
On résume les calculs dans le tableau suivant :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
Bassin biologique
Rendement d’élimination ( % ) 89.83 / 89.83
Bassin d’anoxie
Le bassin d’aération
La zone de dégazage
À la différence des procédés où la biomasse bactérienne est en suspension dans l'eau, les lits
bactériens sont fondés sur la croissance de micro-organismes attachés à un support inerte, appelé
garnissage, qui peut être réalisé à partir de matériaux plastiques ou de cailloux.
Bactéries formées sous forme d'un biofilm, une couche épaisse biologique qui s'adhère à la surface
du support et se forme dans ses porosités. Les eaux usées sont mesurées après un prétraitement simple et
transportées vers le sommet du lit bactérien. Un bras rotatif procure une distribution homogène des
effluents sur la surface entière du lit. L'eau ruisselle à la suite puis par gravité à travers les interstices du
garnissage.
Les micro-organismes présents dans le biofilm dégradent la pollution organique (carbonée) et, dans
une certaine mesure, azotée. L'apport d'oxygène est assuré naturellement par la circulation de l'air dans
la masse filtrante, ce qui contribue au maintien de l'activité biologique.
La dernière étape du traitement implique une décantation dans un clarificateur, au cours de laquelle
les dernières matières solides sont séparées. Quelque partie de l'eau clarifiée peut être recyclée en amont
du système, ce qui permet d'optimiser le fonctionnement global. Cette dernière étape peut varier en
fonction des configurations du système.
(41) source : ENNAOU A., 2010, Etude de dimensionnement d’une STEP à lits bactérien précédés
d’étangs anaérobies et gestion des sous-produits, mémoire de master. Ecole de génie de l’état et
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
Les lits bactériens sont généralement circulaires avec des diamètres allant de quelque m à dizaines
de m. La réalisation des lits bactériens est basée sur trois paramètres importants :
Choix de matériaux
La repartition d’effluent
L’utilisation de recyclage (source : GAID A., 1984, Épuration biologique des eaux usées
urbaines tome I, Edition OPU,Alger.) [09].
Il doit permettre de satisfaire à certaines conditions physiques qui sont les suivantes :
Voir une grande résistance mécanique à l’attrition
Avoir une faible densité pour réduire les efforts sur le plancher supportant le matériau
Avoir une faible densité pour réduire les efforts sur le plancher supportant le matériau [09].
Le garnissage du lit bactérien peut être :
Plastique : disque, plastique en vrac, anneaux ou toutes formes en PVC ou PE. La surface
développée est de 150 à 200 m2 /m3 avec un indice de vide de 90 %.
Traditionnel : pouzzolane
Cailloux : (40 – 80 mm), briques creuses, terre cuite, gravier (80 - 120 mm).
Nous avons adopté la brique concassée comme matériau garnissage dû à sa position, à son prix
abordable et à sa nature poreuse et mécanique qui améliore le développement du biofilm. Elle est donc
une solution durable et économique par rapport aux matériaux en plastique.
Les conditions de charge faible du lit bactérien ont été retenues d’une part pour sa simplicité de
mise en œuvre, son rendement épuratoire élevé (>90 % de réduction de DBO₅) et sa résistance à la
charge et, d’autre part, il est adapté aux petites collectivités. En effet, le lit à faible charge permet de
traiter les eaux usées domestiques à charge organique modérée (0,2–0,4 kg DBO₅/m³·j) à l’aide de
matériaux de remplissage locaux comme de la brique concassée.
Donné par :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
Q ⋅CDBO
V=
LDBO
Avec :
LDBO : Charge organique appliqué=0,3 kg DBO₅/m³. j (valeur typique pour lit à faible charge)
Q : débit moyenne journalier de l’effluent à traiter [m3/j]
V : volume de garnissage [m3]
CDBO : concentration en DBO5 à éliminer [mg/l]
Université Bordeaux I, Traitement biologique par lit bactérien, section 2.3
Étant donné que le matériau retenu est un garnissage avec briques concassé, une hauteur de 2.5 m a
été adoptée. Cette valeur est inférieure à la hauteur des lits à garnissage plastique (4m jusqu’à 8m).
"Éléments de conception et de dimensionnement des lits bactériens – Cemagref, Toulouse (2004)"
Donné par :
V
A=
H
Avec :
A : surface du lit (m²)
V : volume du garnissage (m³)
H : hauteur du lit = 2.5 m
Donné par :
Q
CH =
A
Avec :
Q : débit de l’effluent à traiter [m3/j]
A : la surface en m2
Les valeurs de charges hydrauliques pour les systèmes de traitement par lits à faible charge sont
typiquement comprises entre 1,0 et 3,0 m³/m².
La recirculation n’a pas été intégrée dans le calcul de la charge hydraulique superficielle (CH) car le
système était conçu pour fonctionner en faible charge sans recirculation ; Dans le cas de lits de faible à
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
La ventilation du lit bactérien a été effectuée naturellement, sans apport d’air supplémentaire
apporté mécaniquement, conformément aux bonnes pratiques techniques préconisées pour les lits à
garnissage traditionnel. La granulométrie du matériau (10–25 mm) permet d’assurer une circulation
d’air correcte à l’intérieur des vides du massif et des ouvertures latérales d’aération se retrouvent en
périphérie de l’ouvrage. Ce système de ventilation naturelle, est limité pour une hauteur de lit à 2,5 m
maximum, comme préconisé par le Cemagref (2004) et les documents de l’ENSH et de l’Université
Bordeaux I, garantissant ainsi un apport d’oxygène suffisant à l’égard du bon fonctionnement
strictement aérobie du biofilm.
[24] BECHAC J. P., 1987, traitement des eaux usées, Edition Eryolles, 2ème édition, 1987.
La répartition des eaux usées est réalisée grâce à un système gravitaire de type sprinkler,
comprenant un bras rotatif perforé au centre du lit pour garantir une répartition homogène de l’effluent à
travers l’ensemble de la surface du garnissage, favorisant ainsi le contact et le mouillage du biofilm et
du lit (garnissage) de façon pérenne. En effet, ce système de fonctionnement simple, autonome et sans
énergie mécanique est particulièrement adapté aux installations de petite taille ou de type rural. .
Cemagref (2004), de l’ENSH et du guide technique de l’Université Bordeaux I.
Principes de fonctionnement du sprinkler rotatif :
Il fonctionne sans moteur (gravitairement).
Il contient 2 à 4 bras perforés selon la taille du lit.
Il est alimenté en continu à partir d’un bassin tampon ou directement de l’eau sortant de
prétraitement.
Il distribue l’eau de manière cyclique et régulière.
Mémento Degremont (SUEZ) – Traitement biologique
Donné par :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
Q
Qh=
24
Avec :
Q : le débit moyenne journalier (m3/j)
Qh : le débit horaire (m3/h)
2 - Vitesse d’arrosage :
Donné par :
Qh
V=
A
Avec :
V : la vitesse d’arrosage (m/h)
60
n=
8
Vitesse angulaire :
Donné par :
2 π ⋅n
ω=
60
Avec :
ω : vitesse angulaire (rad/min)
n : nombre de tour par heure
Vitesse linéaire en bout :
Donné par :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
v=ω⋅R
Avec :
v : Vitesse linéaire en bout (m/min)
R : Rayon du lit
Le bras doit être creux, léger, et résistant à la pression (~1 à 2 bars) ; le diamètre intérieur est
retenu pour que la vitesse d’écoulement reste entre 1 et 2 m/s
Prenons 2 bras, débit par bras est donné par :
Qh
Qbras=
2
La surface du bras est donnée par :
Qbras
S=
v
Avec :
v : vitesse d’écoulement reste entre 1 et 2 m/s (on prend 1.5 m/s)
Remarque :
La différence entre les dimensions de 2035 et de 2055 n’est pas importante, Nous
construisons l'installation avec les dimensions de 2055
Les besoins en oxygène dans un bassin d'aération sont cruciaux pour le bon fonctionnement du
processus de traitement des eaux usées.
a) Le besoin théorique en O2 :
Avec :
q O2 : La quantité théorique d’oxygène (Kg/j)
Le : La quantité DBO5 éliminer (Kg/j) dans le bassin d’aération.
Xa : quantité de MVS) présentes par jour dans le bassin d’aération (Kg)
a’ : La quantité d’oxygène nécessaire à l’oxydation de 1 Kg de DBO5 (Voir Tableau IV.15)
b’: La quantité d’oxygène nécessaire à la respiration endogène de 1Kg de MVS de boues par jour
(Voir Tableau IV.15)
Nnit : quantité d’azote à nitrifier
Ndénit : quantité d’azote à dénitrifier
On prend :
Les valeurs de a’ et b’ pour Faible charge a’= 0.60 et b’= 0.07
La quantité d’oxygène horaire :
qo 2/ j
q O 2/24= (KgO 2/h)
24
La quantité d’oxygène nécessaire par m3 du bassin :
qo 2/ j
q O 2/m3. j= (KgO 2/m 3 j)
V
La quantité d’oxygène nécessaire en temps diurne (td=16h) :
( )( )
' '
a Le b Xa
q O 2 p= + ( KgO 2/h)
Td 24
Concrètement, le transfert de l'air atmosphérique vers l’eau épurée est contraint à la fois par la
présence de matières en suspension (MES) et de tensioactifs dans les eaux usées..
La transition des conditions théoriques aux conditions réelles est réalisée en utilisant des
coefficients correcteurs.
Donné par :
qO 2
q O 2 réel= ( kg O2 /h)
α×β
Avec :
α et β : sont des rapports des coefficients de transfert d’eau usée en eau propre. Les coefficients de
transfert dépendants de la nature de l’eau (MES, tensio-actif) et du système d’aération.
On prend :
α = β = 0,8 [16]
Dans un bassin d’aération, le moyen généralement le plus utilisé pour assurer l’oxygénation
nécessaire au métabolisme des micro-organismes travaillant à l’épuration des eaux usées est l’aération
mécanique de surface. Ces dispositifs génèrent des bulles d’air, qui se diffusent dans l’eau et ont pour
effet d’augmenter ainsi la concentration d’oxygène dissous.
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
On a adopté un système d’aération mécanique de surface, dont l’apport spécifique en oxygène varie
de 1,5 à 2,0 Kg O2/KWh. [16]
La puissance de l’aération nécessaire est donnée par :
qO 2
En=
Ea
Avec :
En : puissance de l’aérateur nécessaire (kg O2/ kwh)
q O2 : besoin réel en oxygène de pointe (kg/h)
Ea : quantité d’O2 par unité de puissance ; Ea = 2 kg O2/kwh
b) La puissance de brassage :
La puissance spécifique absorbé Pa pour les aérateurs de surface est Pa =80 W/m2 [16]
La puissance de brassage est donnée par la relation suivante :
Eb=Sh × Pa
Avec :
Sh : la surface horizontale du bassin d’aération
Pa : puissance spécifique absorbé Pa =80 W/m2
Donné par :
En
Na=
Eb
On résume les calculs dans le tableau suivant :
Tableau IV.19 : Les résultats de dimensionnement de Système d’aération
Besoin en oxygène
Horizon 2035 2055
Besoins théoriques en O2 (m3/j) 198.43 248.85
Besoins horaires en oxygène (m3/h) 8.27 10.37
Quantité d’oxygène nécessaire par m3 1.94 1.83
du bassin (m3)
Besoin d’oxygène nécessaire en temps 7.97 8.98
diurne (m3/j)
Besoin réel en pointe en oxygène (m3/j) 12.45 14.03
Système d’aération
Puissance de l’aération nécessaire 6.225 7.015
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
(KW)
Puissance de brassage (KW) 1.63 2.18
Nombre d’aérateurs 4 4
On opte pour un décanteur de type circulaire avec un pont racleur constitué d’une partie haute et
d’une partie basse dans le bassin. Les boues sont dirigées vers le puisard, à partir duquel elles sont
aspirées pour recyclage, et le surplus est évacué.
« Le temps de séjour dans le décanteur est de 1,5 à 2 heures
Hauteur du décanteur H = (3÷5) m. » [4]
On Prend :
Ts = 1.8 h
H=3m
IV.[Link] Le volume :
Donné par :
V =Ts ×Q ptp
Avec :
Ts : Le temps de séjour dans le décanteur 1.8 heures
Donné par :
V
Vu=
N
Avec :
N : nombre des décanteurs secondaire 2
Donné par :
Q ptp
Sh=
V asc
Avec :
Vasc : vitesse ascensionnelle égale à de 1.2 m/h [16]
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
Donné par :
Sh
Shu=
N
Avec :
N : nombre des décanteurs secondaire 2
Donné par :
r=
√ Shu
π
Clarificateur
La hauteur (m) 3 / 3
« DCO 80 %
MES 90 % » [16]
On résume les calculs dans les tableaux suivant :
Pour Les charges :
Tableau IV.21 : Les charges à la sortie de Traitement secondaire
La phase de traitement tertiaire, qui fait figure de phase de finition, a pour mission de réduire
encore les concentrations en matières en suspension, en phosphore, ou en micro-organismes dans
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
l’effluent épuré, afin d’améliorer la qualité de l’eau épurée, avant rejet dans le milieu naturel ou
réutilisation.
A cet effet, un filtre à sable et une désinfection UV peuvent être préconisée.
Ce type de traitement permet une élimination quasi totale des matériaux en suspension (MES),
garantissant ainsi l’efficacité de l’étape de désinfection.
Un filtre à sable gravitaire est retenu, avec les critères de conception suivants :
« Epaisseur de la couche filtrante comprise entre 0,7 à 1,5 m
Une taille effective des matériaux filtrante de 0,4 mm à 1,2 mm selon le degré de traitement
désiré et la qualité d’eau de rejet
La hauteur d’eau suffisante pour la percolation comprise entre 0,8 à 2 m
La vitesse de filtration courante est de 2 à 10 m/h
Hauteur de filtre doit tenir compte de l’épaisseur du filtre, de la hauteur d’eau et du support du
filtre sur lequel repose et elle est comprise entre (3 – 4) m » [16]
On choisit :
Epaisseur de filtre = 1.0 m
Hauteur d’eau = 1 m
Vitesse de filtration =4 m/h
Hauteur de filtre = 3 m
Donné par :
Qmoyh−Qb excès
Sh =
vitesse de filtration
Avec :
Vitesse de filtration =4 m/h
Donné par :
V =Sh × H
Avec :
Hauteur de filtre = 3 m
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
Donné par :
V
T S=
Qmoy −Qb excès
Δ P=¿
Avec :
ΔP : Perte de charge (m)
H : Hauteur du lit (m)
V : Vitesse de filtration (m/s)
dp : Diamètre moyen des particules (m)
𝜌 : Masse volumique du fluide (kg/𝑚3)
μ : Viscosité dynamique d‘eau à 20°C (Pa.s)
Ԑ : Porosité initiale du lit
On prend :
H=3m
v = 0.0022 m/s
dp = 0.001 m
𝜌 = 1000 kg/𝑚3
μ = 0.001 Pa.s
Ԑ = 0.4
1 m = 9.81 ×10 3 Pa
On résume les calculs dans le tableau suivant :
Tableau IV.23 : Les résultats de dimensionnement de Filtre à sable rapide
Vitesse de filtration 4 46
(m / h)
Surface horizontale (m2) 5.68 7.14
Remarque :
La différence entre les dimensions de 2035 et de 2055 n’est pas importante, Nous construisons
l'installation avec les dimensions de 2055
Au cours du temps, le filtre se colmate et il faut le laver en injectant de l'eau filtrée de bas en haut.
On utilise la formule de Haider et Levenspiel pour calculer la vitesse de sédimentation
𝐔𝐭=𝐔𝐭′×[𝛒𝐟²/(𝛍𝐟×(𝛒𝐩−𝛒𝐟) ×𝐠)] -1/3
Avec : 𝑼𝒕′=[(𝟏𝟖𝐝𝐩𝟐) +((𝟐,𝟑𝟓𝟓−𝟏,𝟕𝟒𝟒∅) /𝐝𝐩𝟎,𝟓] -1
Tel que :
Ut : Vitesse de sédimentation (m/s)
𝜌f : viscosité du fluide (kg/m3);
∅ : Facteur de la forme de sable égale 1 ;
g : L’accélération de la pesanteur (g = 9,81 m²/s).
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
Pour l’eau : 𝑈𝑡=5,55∗10−8×[1000²/ (10‾³× (2610−1000) ×9,81)] -1/3 = 1,3 * 10−9 m/s.
Pour l’air : 𝑈𝑡=5,55∗10−8× [1,204/ (10‾³× (2610−1,204) ×9,81)] -1/3 = 3,14*10−9 m/s.
Il faut que la vitesse ascendante de l’eau et l’air soit égale approximativement 10% de la vitesse de
sédimentation du média filtrant
Q=0.1×Ut×Slit
𝑄=0,1×1,3 ×10−9×21.7=2.821×10−9 m³/s. Pour l’horizon 2035
𝑄=0,1×1,3 ×10−9×26.07=73.54×10−9 m³/s. pour l’horizon 2055
Δ𝐏=𝐇×𝐠×(𝟏−𝛆𝐥𝐢𝐭) ×(𝛒𝐩−𝛒𝐟)
H : Hauteur du lit à sable en m,
ΔP : Perte de charge engendrée par le media filtrant (m):
𝜀𝑙𝑖𝑡 : Porosité initiale du lit filtrant 0,4
Δ𝑃𝑑’𝑒𝑎𝑢=3×10-3×9,81× (1−0,4) × (2610−1000) = 28.43m
Δ𝑃𝑑’air=3×10-3×9,81× (1−0,4) × (2610− 1,204)) = 46.07m
a) Le volume :
Donné :
𝐕=𝐐𝐩𝐭p×𝐓c
Avec :
Tc : temps de contact 1 minute [17]
Qptp : débit de pointe en temps de pluie.
Donné par :
Sh = V/H
Avec :
Hauteur du réacteur : valeur typique de 1,5 m [17]
c) La longueur :
On a :
L=l×2
Shu = l × L
Alors :
L=❑√ 2∗Sh
d) La largeur :
Donné par :
l=L/2
Remarque :
La différence entre les dimensions de 2035 et de 2055 n’est pas importante, Nous construisons
l'installation avec les dimensions de 2055
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
Le traitement des boues est un élément incontournable du processus de traitement des eaux usées.
En vue d’y voir plus clair, présentons les grandes étapes qui le composent. :
Donné par :
∆ X t=∆ X 1+∆ X 2
Il a pour fonction de permettre d’évaluer la bonne décantabilité des boues, c’est-à-dire, le volume
que va occuper un gramme de boues après 30 minutes de décantation. En général, en cas de
décantabilité satisfaisante, sa valeur se situe dans une plage :
« 80 < Im < 150
Si Im ∼ 80 : la décantation est excellente mais le pompage des boues est difficile
Si Im ∼ 150 : la décantation est très lente. » [16]
On prend : Im= 120 ml/g
Donné par :
1200
X m=
Im
Avec :
Xm : concentration de boues en excès (Kg/m3)
Im : indice de Mohlman.
Donné par :
Δ Xt
Qb excès=
Xm
Avec :
Xm : Concentration de boues en excès (Kg/m3)
∆Xt : Quantité totale de boues en excès (Kg/j)
Donné par :
ΔXt
q sp = ( Kg/m3 / j)
V
Avec :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
Dans l’objectif de conserver en permanence une concentration de boues inférieure ou égale à une
valeur moyenne (concentration de boue) dans le bassin d’aération, d’affiner l’activité de la biomasse
bactérienne ainsi que d’empêcher l’accumulation de boues dans le clarificateur, une fraction de boues
est réacheminée vers le bassin d’aération.
Donné par :
Q r=r ×Q moy j
Donné par :
Xa
Ab =
∆ Xt
Avec :
Xa : concentration des boues dans le bassin
∆Xt : Quantité totale de boues en excès (Kg/j)
Bilan de boues
Horizon 2035 2055
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
b) Le volume de l’épaississeur :
Donné par :
V =V cylin +V cone
1 - Le volume cylindrique :
Donné par :
Vcylin=Qexcès × Ts
Avec :
Ts : Temps de séjour Ts = 2 à 10 j,
On prend :
Ts = 3 j
2 - Le volume du cône :
Donné par :
2
H πD
V cone = ×
3 4
Avec :
H cone =0.3 ×r
c) Le volume utile :
Donné par :
V
Vu=
N
Avec :
N : nombre d'épaississeurs 2
d) Surface de l’épaississeur :
Donné par :
V
Sh=
H
Avec :
H : Hauteur de l’ouvrage H = 3 à 4 m,
On prend :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
H= 3 m
e) Calcul de rayon :
Donné par :
r=
√ Shu
π
La concentration des boues après épaississement par décantation est de l’ordre de 80 à 100 kg / m3. [4]
Q excès
Q épaissi=
C be
On prend :
C be = 90 kg / m3
On résume les calculs dans le tableau suivant :
La hauteur (m) 3 3
Remarque :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
La différence entre les dimensions de 2035 et de 2055 n’est pas importante, Nous construisons
l'installation avec les dimensions de 2055
Équivalente au terme digestion, cet état de fait permet l’élimination de la matière organique par
digestion aérobie, digestion anaérobie, ou stabilisation chimique (ajout de chaux pour interrompre la
fermentation des boues).
Donné par :
Q b ent=Q épaissi
Donné par :
V =Q b ent ×Ts
Avec :
Ts : Temps de séjour, (Ts= 25j)
Donné par :
V
S=
H
Avec :
La hauteur H varie entre 3 et 4 m
On prend : H= 4 m.
d) Calcul de rayon :
Donné par :
r=
√ Shu
π
On résume les calculs dans le tableau suivant :
Tableau IV.27 : Les résultats de Calcul de Stabilisation aérobie
Stabilisation aérobie
Remarque :
La différence entre les dimensions de 2035 et de 2055 n’est pas importante, Nous construisons
l'installation avec les dimensions de 2055
Pour calculer le volume de lit de séchage nous avons basés sur les critères de conception suivante :
« e : épaisseur maximale des boues comprise entre 20 à 30 cm,
L : longueur du bassin est comprise entre 20 à 30 m,
l : largeur du bassin est comprise entre 6 à 8 m. » [16]
Donné par :
V lit= L×l × e
On prend :
L = 20 m
l=6m
e = 0.2 m
Donné par :
V B extraites=Q épaissi
Avec :
Q épaissi : débit des boues épaissies (m3 / j)
Donné par :
V bas=365 ×V B extraites
Donné par :
Vbas
N=
V /an
f) Surface nécessaire :
Donné par :
S=S 0 × N
Avec : S0 : la surface du lit de séchage tell que :
Lit de séchage
Le volume de boues 24 24 24
épandues sur chaque lit
(m3)
Volume des boues 288 288 288
épandues par lit et par
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
an (m3 / an)
Volume journalier des 2.15 2.7 0.55
boues à extraire (m3)
Volume des boues à 784.75 985.5 200.75
sécher par an (m3)
Nombre de lits 3 4 1
nécessaires (m)
La surface du chaque lit 120 120 120
de séchage (m2)
Longueur (m) 15 15 15
Largueur (m) 8 8 8
Remarque :
Le dimensionnement des lits de séchage avait montré qu’une surface importante était nécessaire
par rapport aux contraintes du site. Pour contourner ce problème, j’ai choisi de m’orienter vers une
solution de déshydratation mécanique, permettant de traiter les boues de manière plus compacte et plus
efficacement.
Une fois épaissies, les boues sont pompées vers l’installation de déshydratation mécanique. Celle-
ci augmente la concentration des boues jusqu’à obtenir une consistance de type pâteuse. Pour notre cas,
nous avons opté pour un filtre à bande qui nécessite un dosage en polymère afin d’obtenir un meilleur
rendement. Les filtres à bande sont généralement capables de fournir des capacités de filtration allant de
80 à 100 kg de MES par mètre carré et par heure pour des bandes larges allant de 2 à 3 mètres. Pour
rappel, les boues épaissies étaient comprises entre 20 et 30 g/L.
On entrevoit une capacité de filtration s’élevant à 100 kg de matières sèches par heure pour une
machine de déshydratation à bande de 2 m de large, alors que les boues épaissies ont une concentration
de 30 g/L. En cas de fonctionnement automatisé, la durée d’exploitation de la machine est comprise
entre 8 et 12 heures par jour.
SADOWSKI, AG. Traitement des eaux usées urbaines. Cours ENGEES. 2002, t. 3, p. 429-
524.
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration
a) Débit de déshydratation :
Donné :
Qdéshy=Qépaissi
Donné par :
Qdéshy
N=
tf
Avec : tf est le temps de fonctionnement journalier.
On résume les calculs dans le tableau suivant :
Bande transporteuse 1 1
Donné par :
Production des boues
V as= ×Ts
S moy
Avec:
Ts = 91.5
S moy = 110 kg/m3 [4]
H=4m
Production des boues : Quantité des boues en excès total ∆X (Kg/j)
Donné par :
V
Sh=
H
c) Calcul de rayon :
Donné par :
r=
√ Shu
π
On résume les calculs dans le tableau suivant :
Tableau IV.29 : Les résultats de dimensionnement de Aire de stockage
Horizon 2055
Aire de stockage
La hauteur (m) 5
Largeur (m) 4
IV.4 Conclusion :
Dans ce chapitre, nous avons réalisé le dimensionnement précis des différents ouvrages de la
station d’épuration de Bougherdaine, afin de répondre aux besoins projetés jusqu’à l’horizon 2055.
Tous les ouvrages ont été dimensionnés pour assurer une épuration efficace des eaux usées,
conformément aux normes de rejet dans le milieu naturel. Par ailleurs, la qualité attendue de l’effluent
traité ouvre des perspectives de réutilisation, détaillées dans le chapitre suivant.
Chapitre V :
Calcul hydraulique
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture
V.1 Introduction :
Les ouvrages de la chaîne d'épuration sont reliés par des collecteurs (conduites), dont le
dimensionnement est traité dans ce chapitre. Cela permet de tracer le profil hydraulique de la station,
afin de déterminer les niveaux d'eau dans les ouvrages et la ligne piézométrique tout au long de la
station.
Un déversoir est un dispositif dont la fonction essentielle est d'évacuer les pointes exceptionnelles
des débits d'orage vers le milieu récepteur.
C'est donc un ouvrage destiné à décharger le réseau d'assainissement d'une certaine quantité d'eaux
pluviales, de manière à réagir sur l'économie d'un projet en réduisant les dimensions du réseau aval. [5]
Le déversoir d'orage classique à seuil latéral biais ou unilatéral à seuil haut ou bas peut être équipé
de dispositifs de vannage. Il présente l'intérêt majeur de permettre la conception d'un seuil long sans
occuper beaucoup de place. [5]
Dans ce type de déversoir d'orage, le débit de temps sec et de « petite pluie » passe par l'orifice dans
le fond ou sur le côté du radier. [5]
Dans ce type de déversoir d'orage, la cunette transitant le débit de temps sec et de « petite pluie »
est suspendue dans la longueur de la chambre. [5]
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture
Il s'agit de cas bien particuliers, au niveau d'une chute dans le collecteur ou liés à de très fortes
pentes.
On a :
Le débit acheminé vers la station d’épuration :
Q ptp =0.058 m3 /s
Le débit acheminé vers l’oued (le débit pluvial) :
Q pl=2.08 m3 /s (Source : ONA, 2024).
Donc le collecteur principal véhiculera un débit de :
Q v=Q ptp +Q pl
m3
Q ptp =0.058 ; I =0.4 %
s
D'après l'abaque de Bazin (01 et 02) :
D s=400 mm .
Q ps=0.08 m3 ls.
V ps=0.64 m/s .
Avec les paramètres hydrauliques :
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture
Q dev=Q pl=2.08 m3 /s ; I =1 %
D'après l'abaque de Bazin (01 et 02) :
D s=1200 mm
Q ps=2.7 m3 ls .
V ps=2.4 m/s .
Avec les paramètres hydrauliques :
Qpl
r Q= =0.77 (Rapport des débits)
Qps
H
r H= =0.64=¿ H =0.64 × 1200=768 mm (Hauteur de remplissage)
De
V
r v= =1.1=¿ V =1.1 ×2.4=2.64 m/s (Vitesse)
Vps
D amont =1500 mm
Qptp 0.058
Rq= = =0.02=¿> Rh=0.03
Qps 2.8
H s=Rh x D amont=45 mm
Q dev
L=
u × H dev × √ 2 g × H dev
Avec :
u : Coefficient de débit dépend de la forme du seuil et varie également suivant la hauteur de la lame
d'eau déversée pour les crêtes minces u = 0,4.
g : L'accélération de la pesanteur (9,81 m2/s).
L = 3.7 m
Le profil hydraulique consiste à calculer les différents niveaux d'eau le long de la chaîne de
traitement, qui nous renseignent sur la position de la ligne de charge.
V.3.1 Calcul les Longueurs et les diamètres des conduites reliant les ouvrages :
Nous avons choisi le PEHD, comme matériau qui se caractérise par sa dureté, étanchéité et
résistance à la corrosion et faible rugosité.
Pour tous nos calculs on utilisera les longueurs équivalentes pour tenir compte des pertes de charge
singulière :
Léq=1 ,15 × Lréelle
Dans notre cas, on a des distances faibles donc on néglige les pertes de charges singulières, c’est à-
D=
√
m K × L× Qβ
CPA−CPB
On opte pour le PEHD comme matériau avec les caractéristiques suivantes :
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture
« K = 0,001052.
m = 4,774.
β = 1,77. » [5]
Tableau V.30 : Les résultats des calculs des longueurs et des diamètres des conduites reliant les
ouvrages
Diamètre
L réelle Diamètre
Ouvrages normalisé
(m) (m)
(mm)
2 2
V1 V
et 2 : énergies cinétiques en (1) et (2).
2g 2g
Z2 et Z1 cotes des points (1) et (2).
H : pertes de charges dans le tronçon (1-2).
La variation de vitesse est très faible, donc les énergies cinétiques peuvent être éliminées, il vient :
P1 P2
+ Z 1= + Z 2+ H 1−2
W W
On pose :
P1 P2
=H 1 et =H 2
W W
Donc :
H 1+ Z 1=H 2+Z 1+ H 1−2
Avec :
Cp1 = H1+ Z1 : côte piézométrique au point (1).
Cp2 = H2+ Z2 : côte piézométrique au point (2).
Cp1 = Cp2 + H1-2
On résume les résultats dans le tableau suivant :
Tableau V.31 : Récapitulatif des différentes cotes des ouvrages de la STEP
Côte Côte
Côte Hauteur
Désignation terrain piézométrique
radier (m) d’eau (m)
(m) (m)
225 225 226
Dégrilleur grossier 1
V.4 Conclusion :
Le calcul hydraulique fait dans ce chapitre nous permettons de définir les côtes du terrain naturel
pour les ouvrages de la station, d'estimer les proportions des conduites joignant ces ouvrages (rayons,
longueurs et vitesses), ainsi que de mesurer les pertes de charge et les cotes piézométriques à divers
points du step.
V.5 Introduction :
Il est important de rappeler que le concept de recyclage des eaux usées n'est pas nouveau. Au XIXe
siècle, certaines grandes villes d'Amérique du Nord ou d'Europe ont privilégié l'irrigation des cultures
comme méthode d'évacuation des eaux usées, principalement pour prévenir la pollution des rivières et
des cours d'eau, plutôt que leur valorisation agricole. Cependant, face à la croissance démographique et
à l'élévation du niveau de vie, la demande en eau augmente. Dans ce contexte, le recyclage des eaux
usées urbaines joue un rôle de plus en plus déterminant dans la planification de l'approvisionnement en
eau, en tant que source d'approvisionnement complémentaire.
La Réutilisation des Eaux Usées Épurées (REUE) inclut deux phases complémentaires :
initialement, le traitement préliminaire des eaux usées et leurs valorisations suivantes. Cette méthode
comprend le prélèvement direct des eaux traitées, qui peuvent être suivies d'un traitement additionnel,
avant leur utilisation à différentes fins. [18]
« Les utilisations envisageables d’eaux épurées dans une agglomération sont extrêmement
multiples, et il en existe de divers exemples à travers le monde. Ces projets portent sur :
L’arrosage de parcs, d’espaces de sport, de terrains de golf, d’aires de jeux.
Les bassins d’agréments, piscines, bassins pour la pêche et la navigation de plaisance.
Les eaux des sanitaires d’un immeuble ou d’un groupe d’immeubles.
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture
De nombreuses entreprises sont équipées de leurs propres usines de traitement afin de traiter les
eaux usées associés à leurs processus industriels. Ces rejets, souvent produits à grand volume, sont
chargés de contaminants typiques des activités exercées. L'utilisation des eaux usées traitées (REUT) à
des fins industrielles est une option viable pour de nombreuses applications, comme les centrales
électriques, les tours de refroidissement, les blanchisseries industrielles, les stations de lavage
automobile, les papeteries, la métallurgie, le textile, la fabrication de matériel informatique ou encore la
production de puces électroniques. [18]
Ce type de réutilisation est connue dans les zones arides qui doivent affronter à des crises
d’assèchement de nappes, ou dans des zones littorales où les nappes sont inondées par l’eau de mer.
L’irrigation avec des eaux usées épurées, et le recyclage de ces dernières à des fins agricoles, a
constitué l’une des premières applications dans le domaine de la Réutilisation des Eaux Usées Épurées
(REUE). Cette dernière, et plus spécifiquement l’utilisation de ces eaux usées à des fins d’irrigation,
présente des avantages nombreux qui dépassent la simple volonté de préserver l’environnement et les
ressources en eau. En effet, les eaux usées traitées sont sources de nutriments essentiels pour les plantes
tels que l’azote, le phosphore et le potassium, ainsi que de nombreux autres oligo-éléments comme le
fer, le cuivre, le manganèse ou encore le zinc, tous bénéfiques pour la croissance des cultures et
susceptibles d’en améliorer sensiblement les récoltes. De plus, le remplacement partiel d’engrais
chimiques onéreux par ces eaux usées épurées est non-négligeable pour le porte-monnaie des
agriculteurs. Par ailleurs, le sol est le premier support de toute production agricole puisqu’il est à la fois
support des plantes et réservoir d’eau et de nutriments. Il est donc nécessaire d’étudier sa structure et sa
formation afin de bien choisir les cultures les plus adaptées à la zone concernée et de gérer au mieux
toute activité d’irrigation.
Le sol est de type argilo-limoneux avec une présence dominante d’argiles gonflantes ; et on a les
caractéristiques suivantes :
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture
Texture Argilo-limoneux
SOURCE
: DRE Densité apparente Da en g/cm³ 1,4
MILA,
Perméabilité K (mm/h) 0.9
2021
Ph 7.9
V.9 Etude
Conductivité (mmhos/cm) 0,7
de la
Humidité à la capacité au champ Hcc (%) 30
qualité
de Humidité point de flétrissement Hpf (%) 15 l’eau
d’irrigation
Avant de vous lancer dans un projet d’aménagement agricole, il est important de vous assurer que
vous disposez d’une source d’eau suffisante et de bonne qualité pour irriguer. Pour cela, un diagnostic
est nécessaire pour identifier la présence de composants qui, s’ils sont en forte concentration, peuvent
avoir un impact négatif sur le développement des cultures. On jugera ainsi de la qualité de l’eau au vu de
différents paramètres.:
Risque de salinité
Risque lié au sodium (Degré d'Adsorption du Sodium ou SAR)
Le pH
Toxicité
Tableau VI.33 : Caractéristiques chimique de l’eau d’irrigation
Conductivité en μ s / cm 660
PH 7,9
Ca++ en mg/l 95
Mg++ en mg/l 55
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture
K+ en mg/l 11
Pour évaluer la qualité de l'eau et déterminer son adéquation pour l'irrigation, il est crucial
d'examiner deux éléments principaux.
L’eau que l’on utilise pour irriguer contient des sels dissous qui, à des concentrations faibles à
modérées, peuvent être bénéfiques à la plante. Néanmoins, au-delà de ces concentrations, certains de ces
sels peuvent s’avérer préjudiciables, voire toxiques, pour la culture.
Ainsi la qualité de l’eau d’irrigation est classée selon la quantité de sels dissous qu’elle contient,
évaluée par la mesure de sa conductivité électrique (CE). Il s’agit de la capacité de l’eau à conduire le
courant électrique qui dépend de la concentration en ions qu’elle contient. C’est pourquoi, on mesure la
conductivité électrique de l’eau à 25°C et en mmhos/cm. Plus cette conductivité électrique croît, plus la
concentration en sels est élevée.
Sur cette base, on a défini quatre classes de salinité pour caractériser le niveau de risque de l’eau
d’irrigation pour la plante.
La quantité de sodium dans l’eau d’irrigation dépend largement des quantités présentes de calcium
et de magnésium. En effet, une eau riche en sodium peut occasionner la fixation de cations Na+ sur le
complexe argilo-humique du sol, menant à la dispersion des particules d’argile, au délitement du sol, à
la formation de croûtes et à une baisse de la porosité du sol, défavorable au développement des plantes.
Pour estimer ce risque d’alcalinisation, il convient de mettre en rapport la teneur en sodium (Na ⁺)
avec celles de calcium (Ca²⁺) et de magnésium (Mg²⁺). C’est le Sodium Adsorption Ratio (SAR), ou
rapport d’adsorption de sodium, qui le permet et qui est une variable importante pour la qualité des eaux
d’irrigation.
+¿
Na
SAR= ¿
√Ca
Mg2+ ¿
2 +¿+
2
¿¿
Quatre classes de danger d’alcalinisation ont été établies et sont représentées dans ce tableau :
Tableau VI.35 : Risque d`alcalinisation en fonction du SAR [19]
5.45
SAR= =2.48
√ 4.75+ 4.85
2
Dans notre cas :
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture
En analysant les précipitations, on cherche à connaître les pluies, sur de courtes ou longues
périodes.
Nous disposons d’un ensemble de données sur les pluies mensuelles couvrant la période de 2006 à
2022.
Nom station : REDJAS EL FERADA
Code station : 100201
Ces précipitations sont illustrées dans le tableau suivant :
Tableau VI.36 : Précipitations moyennes mensuelles couvrant la période de 2006 à 2022
Année Sept Oct Nov Dec Jan Fev Mars Avr Mai Juin Juil Aout Ann
2006 38.5 10.1 7.2 98.8 15.2 26.6 138.3 96.8 12.4 3.2 0 17.6 464.7
2007 31.5 30.6 33.8 59 6.2 18.5 88.1 8.7 56.8 13.6 7.5 17.4 371.7
2008 28.3 31.5 54.4 28.7 77.6 61 54.1 102.1 17.5 0 0.8 10.8 466.8
2009 83.5 39.9 27.1 26.3 57.6 25.5 54.9 40.8 60.1 11.5 1.8 17.7 446.7
2010 19.2 57.4 62.9 48 5.8 129.2 24.1 72.3 49.5 34.5 3 7.3 513.2
2011 30.9 90.3 32.4 69.9 15.9 146.7 37 38.9 2.1 13.70 1.59 41 481.49
2012 32.6 17.9 57.3 49.58 38 90 69.74 37.88 42.41 4.2 3.3 11 453.91
125.
2013 53.2 14 8 38.9 39.9 29.1 138.3 2.7 44.5 2 0 0 488.4
2014 7.1 10.5 25.8 144.3 131.9 95.2 89.4 6.4 23.6 4.6 5 15.6 559.4
2015 22.5 48.8 55.8 0 46.5 26.6 98.3 46.9 71.6 2.8 1 0 420.8
2016 15.6 15.2 43.1 5.8 115.8 47 0 20.5 2.8 23.5 2.2 11.2 302.7
2017 15.5 3.1 72.1 52.7 16.2 42.4 93.7 67.6 38.9 11.6 0.2 3.4 417.4
2018 25.3 129.7 15.1 17.3 106.6 65.8 56.6 20.9 59.5 0.4 0 16.4 513.6
2019 61.6 102.8 74.4 73.2 23 0 99.2 38.4 2.6 2.7 0.6 15 493.5
2020 66.5 22.1 48.1 78 33.9 5.8 43.6 23.2 38.3 8.5 0 2 370
2021 6.8 14.8 51 38.3 26.8 36.3 80.5 14.2 14.9 0 0 1.6 285.2
2022 16.5 45.1 45.1 14 66.5 25.5 19.8 6.7 183.4 96.1 0 0 518.7
Moy 32.6 40.22 48.9 49.57 48.43 51.24 69.73 37.88 42.41 13.70 1.59 11.05 442.18
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture
5 0
Source : ANRH,2025
Avant de commencer toute analyse des données, il est important de vérifier que celles-ci soient
homogènes. Pour cela, on utilise le test de Mood qui permet de tester si une série des précipitations est
stable ou non. Ce test est basé sur la comparaison des échantillons suivants ::
Considérons un échantillon x₁, x₂…, xₙ ; une constante telle que 50 % des xᵢ sont inférieurs à m et
le reste sont supérieurs. Remplaçons ensuite la série de valeurs non ordonnées par une séquence de
signes :
¿
¿
Calculons Ns et Ts avec :
Ns : nombre total de séris de + ou de – dans la série initiale
Ts : taille de la plus grande série de + ou de – au-dessus de la médiane dans la série initiale,
Les conditions du test sont les suivantes :
1 ⍺
Ns> (N +1−u ₁₋ √ N +1)
2 2
Ts<3 , 3 ×[log 10 ( N +1 ) ]
Si les conditions du test sont remplies, on peut conclure que la série à analyser est homogène.
Opération Résultat
Médiane 464.7
Ns 10
Ts 3.0
Ts cond 4.14
Selon les résultats du Tableau VI.6, la condition de Mood est respectée, ce qui indique que la série
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture
La loi d'ajustement la plus couramment utilisée pour la précipitation annuelle est la suivante :
Loi normale :
Cette loi de probabilité continue dépend de deux paramètres :
Son espérance μ et son écart type σ. Dans le cas de la loi de Galton, ces paramètres sont remplacés
par log (μ, σ).
Pour les calculs, j'ai utilisé le logiciel HYFRAN.
La figure suivante représente les résultats obtenus à partir du logiciel HYFRAN :
Figure VI.14 : Ajustement des pluies annuelles aux loi normal (gauss)
Après ajustement des données par la loi, il convient de comparer l'adéquation de cette loi afin
d'adopter le meilleur ajustement.
Dans notre cas, nous avons a utilisé le teste de Khi carré ². La loi est adéquate pour une erreur
=0.05= 5 % ; si et seulement si :
2 calculé < 2 théorique.
Les résultats obtenus sont résumés sur le tableau ci- dessous :
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture
Loi normale
²calculé = 6.42
Degrés de liberté = 3
²théorique = 7.815
Nombre de classes = 6
2 2
Observation : χcalcule =6.42<7.815=χthéorique
Donc, la loi normale est un ajustement acceptable
pour la série au seuil de 5 %
La probabilité pour laquelle on assure l'irrigation est donnée souvent pour la fréquence 80 %.
Pthéorique(80 %)annuelle
Pmoy 80% de chaque mois =Pmoy de chaque mois ×
Pthéorique(50 %)annuelle
P théorique(80 %)annuelle 426
= =0.94
Pthéorique(50 %)annuelle 453
Mois sep oct Nov Dec Jan Fev Mars Avr Mai Juin Juil Aout
Pmoy 32.65 40.22 48.90 49.57 48.43 51.24 69.73 37.88 42.41 13.70 1.59 11.05
(mm/mois)
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture
Pmoy80% 30.69 37.80 45.96 46.59 45.52 48.16 65.54 35.60 39.86 12.87 1.49 10.38
(mm/mois)
Les besoins en eau sont déterminés comme le volume nécessaire à fournir par l’irrigation afin de
compenser le déficit de la pluviométrie.
Les besoins en eau, également connus sous le nom de déficit hydrique, correspondent à la
différence entre l'évapotranspiration réelle (ETR) d'une culture spécifique et les précipitations efficaces
(Peff). Pour évaluer ces besoins dans le périmètre, nous utilisons le calcul des besoins spécifiques de
chaque culture, tel que défini dans le calendrier agronomique.
Cette approche nous permet de mesurer précisément les besoins en eau de chaque culture en
prenant en compte les conditions climatiques et les précipitations.
Il existe plusieurs méthodes Pour le calcul de l’évapotranspiration de référence (Nous utilisons la
Formule Modifiée de Penman_Monteith)
Cste
0,408 Δ(Rn−G)+γ u (e −e )
T +273 2 s a
ET 0=
Δ+ γ (1+ 0 ,34 u2)
Avec :
ET0 : évapotranspiration de référence [mm jour-1],
Rn : rayonnement net à la surface de la culture [MJ m-2 jour-1],
G : densité de flux de chaleur dans le sol [MJ m-2 jour-1],
T : température journalière moyenne de l'air à une hauteur de 2 m [°C]
u2 : vitesse du vent à une hauteur de 2 m [m s-1],
es : pression de vapeur saturante [kPa],
ea : pression de vapeur réelle [kPa],
es-ea : déficit de pression de vapeur saturante [kPa],
Δ : pente de la courbe de pression de vapeur saturante [kPa °C-1],
γ : constante psychrométrique [kPa °C-1].
Les résultats de l'évapotranspiration de référence (ET0), calculés avec le logiciel CROPWAT 8.0 en
utilisant la formule de Penman-Monteith modifiée, sont résumés dans le tableau suivant :
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture
S'obtient par :
ETM =ET 0 × Kc
Avec :
ET0 : représente l'évapotranspiration standard (de référence) (mm/mois)
Kc : le coefficient cultural.
Les valeurs du coefficient culturel (Kc) pour chaque culture ont été déterminées en prenant en
compte divers facteurs, tels que le stade de développement de la plante, l'intensité du vent et l'humidité
relative moyenne de l'air observée dans notre zone d'étude.
Avec :
hcc : humidité à la capacité au champ
hpf : humidité au point de flétrissement
Z : profondeur racinaire,
Y : coefficient qui dépend de la nature du sol (on prend Y=2/3)
Da : densité apparente du sol ;
Dans notre cas, la réserve en eau du sol du mois i-1 est égal à :
Rs= K × RFU
Rs (Réserve utile réelle)
Déficit hydrique mensuel (D) = ET₀ - P
(Si D > 0 → il y a un déficit, si D < 0 → il y a un excès)
Rs(i) = Rs(i-1) - D(i)
Mais Rs ne peut jamais dépasser RFU théorique (169 mm) ni descendre en dessous de 0 mm.
On suppose que le sol est plein (Rs = 169 mm) au début de septembre.
Avec :
K : est coefficient =1, ou 1/2, 1/3 ou 0 dans le cas de réserve en eau nulle.
Voici les valeurs de densité apparente en fonction de la texture du sol (Source : FAO, 1976) :
Sable : 1.65
Limon-Sableux : 1.50
Limon : 1.40
Limon-Argileux : 1.35
Argile-Limoneux : 1.30
Argile : 1.25
Dans notre cas on a :
Un sol argilo-limoneux (Hcc=28% et Hpf=15),
Brouwer, C., Prins, K., Kay, M., & Heibloem, M. (1989). Irrigation Water Management:
Irrigation Scheduling (Training manual No. 4). Food and Agriculture Organization of the
United Nations.
Z =1500mm pour (pommier, Olivier)
Z =1000mm pour la vigne
Il existe diverses méthodes pour estimer les précipitations. Dans le cadre de notre étude, nous avons
utilisé la méthode du pourcentage fixe, qui se décrit comme suit :
Pluies efficaces=A × Pluies totales
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture
Avec :
A : coefficient de pertes généralement égal à 0.8
Le résultat de calcul par cette méthode est donné dans le tableau suivant :
Mois Sep Oct Nov Dec Jan Fev Mars Avr Mai Juin Juill Aout
Pmoy 30.69 37.80 45.96 46.59 45.52 48.16 65.54 35.60 39.86 12.87 1.49 10.38
80%
24.552 30.24 36.768 37.272 36.416 38.528 52.432 28.48 31.888 10.296 1.192 8.304
Peff
Le calcul des besoins en irrigation pour les cultures est effectué en réalisant le bilan hydrique suivant :
Bi= ETM – (Peff + RU )
Avec :
ETM : est l’évapotranspiration maximale ou besoins des cultures en mm
Kc : le coefficient culturel de la culture considérée.
Peff : est la pluie efficace.
RU : La réserve utile.
Les résultats de calcules des besoins en eaux sont présentés dans les tableaux suivants :
Tableau VI.43 : Calcul des besoins en eau pour le pommier
Nov 0 0 0 0
Déc 0 0 0 0
Jan 0 0 0 0
Fév 0 0 0 0
Mar 0 0 0 0
La dose d'irrigation correspond à la quantité d'eau requise pour satisfaire les besoins hydriques des
plantes, cette quantité pouvant varier en fonction du système d'irrigation employé dans la zone cultivée.
Nous pouvons utiliser la formule suivante :
Bm × 10 ×1000
Qs=
E ×T ×t × 3600
Avec :
« Bm : Besoin mensuel maximum net en mm/mois,
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture
Le débit sortant est relativement faible donc on calcule combien de surfaces nous pouvons irriguer
avec tel débit
Ce calcul par la formule suivantes :
Q car =Qs× S
Avec :
Q s : le débit spécifique de mois de pointe
S : la superficie à irriguer
Q car : le débit caractéristique (le débit de STEP)
Sont résumés dans le tableau suivant :
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture
V.15 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons déterminé la nature du sol dans notre région et ses caractéristiques,
ainsi que celles des eaux traitées de la station d'épuration des eaux usées de Bougherdaine. Après avoir
étudié la qualité de ces eaux, les résultats ont montré qu'elles n'ont aucun effet négatif sur les cultures et
sont suffisantes pour irriguer pas mal de surfaces de terres agricoles.
Organisation de chantier
Conclusion générale
V.16 Introduction :
Organiser un chantier suppose de fixer un rythme de travail soutenu et de bien maîtriser les
ressources humaines et matérielles pour que le chantier soit exécuté dans les délais, conforme aux plans
et au cahier des charges, et au meilleur coût pour le constructeur.
Par exemple, la réalisation d'une structure en béton armé nécessite des approvisionnements en
ciment, sable, gravier, acier, etc. et le montant facturé au client final sera généralement déterminé avant
les travaux.
Il est difficile de chiffrer le plus juste possible les coûts et les ressources nécessaires pour mener à
bien un ouvrage, car l'estimateur se base alors sur des hypothèses que seules l'avancée du chantier, ou
même la fin des travaux, viendront valider. Cette incertitude pousse l'entreprise à revoir sans cesse ses
estimations au fur et à mesure de l'exécution des travaux.
Pour finir, bien organiser son chantier, c'est aussi savoir anticiper les besoins, notamment en :
Une analyse rigoureuse du projet de réalisation.
Des recherches d'optimisations techniques aux différents procédés constructifs pour améliorer :
La sécurité,
Les délais de construction
La productivité
La définition des modes opératoires
L'élaboration d'un plan d'installation de chantier
L'établissement d'un planning prévisionnel pour l'exécution des travaux
Ensemble des installations temporaires indispensables au bon fonctionnement d’un chantier durant
l’exécution des travaux (clôtures, grues, réseaux divers, voies de circulation, zones de stockage et de
préfabrication, centrale à béton, silo à mortier, locaux de chantier, etc.). [14]
Le chantier est l’endroit où sera construit un ouvrage ou la zone à l’intérieur de laquelle une équipe
peut s’installer pour effectuer des travaux. Le chantier a des limites aussi bien dans l’espace que dans le
temps.. [14]
L’organisation d’un chantier repose sur un certain nombre de principes vue assurent son bon
Conclusion générale
déroulement. Il est tout d’abord question de l’établissement d’un calendrier de préparation s de sécuriser
de l’exécution des travaux de manière à garantir cet achèvement. Le chantier doit également être bien
rangé pour en optimiser le rythme de travail é et pour éviter de perdre des matériaux, doubler les
équipements, enlever ou remplacer certaines parties déjà installées et protéger les travailleurs et les
engins. Les éléments structuraux et de finition du bâtiment doivent être bien alignés, symétriquement et
parallèlement de manière uniforme.
Ressources humaines.
Ressources matérielles.
Équipements de terrassement.
Équipements de bétonnage.
Quel que soit le cas, pour obtenir une valeur de consommation considérée représentative, les
chiffres de l’exploitation doivent prendre en compte la conjugaison de plusieurs paramètres liés à
l’exploitation, à savoir la consommation d’énergie électrique, des consommables, des opérations de
maintenance. Les différentes ressources devraient être maitrisées et connues pour effectuer le calcul de
manière sérieuse et en toute précision.
Le coût estimatif du projet est établi sur la base du coût du mètre cube (m3) d’eau épurée. Ce coût
est composé de :
Donnée par :
C Ti =C vrd + CG . C + Céq
Avec :
C Ti: le coût d’investissement.
C G .C : le coût de génie civil (terrassement et coût des ouvrages en béton).
C éq : le coût des équipements (racleurs, turbine, pompes aérateurs, tuyauterie…).
C vrd : le coût VRD (les voiries et Réseaux divers).
Conclusion générale
Volume
Ouvrages Shi Coût (DA)
(m3)
Le coût total du génie civil est la somme des deux coûts calculés précédemment :
Cgc=Cb+Ct
Cgc=15034647.6+259471.05
=15294118.65 DA
Le coût des VRD est estimé à 25% du coût du génie civil, donc :
Cvrd = 0,25 × Cgc
Cvrd = 0,25 × 15294118.65
Cvrd = 3823529.663
Cp = Cft + Cti
Cp = 36705884.76 DA
Cela signifie que le coût global du projet est de 36705884.76 DA
Désignation Coûts
Unité
Coût d’invstissement
Conclusion générale
DA 15294118.65
Coût total de génie civil
DA 3823529.663
Coût des VRD
Coût des équipements électromécaniques et DA 11470588.99
électriques et d’installations hydromécaniques
Coût total des investissements de la station DA 30588237.3
Coût de fonctionnement
DA 1019607.91
Coût d’amortissement annuel
DA 7137255.37
Coût total de la station
DA 3.91
Coût de m3 d’eau épurée
V.19 Etude comparatif entre le coût des lits bactériens et les installations à boues
activé.
la présente étude permet de comparer les techniques de boues activées et de lits bactériens pour
trouver la plus fiable et celle qui est appropriée techniquement et économiquement pour le traitement
des eaux usées.
L’installation des boues activées est essentiellement composée des éléments suivants :
a) Aérateur (blower) :
Blower roots ou canal latéral 7,5 kW : entre 450 et 600 USD l’unité (prix EXW/FOB selon fournisseur
chinois) ; on prend un prix unitaire de 500 USD
Conclusion générale
b) Diffuseurs (fine-bulle) :
On utilise des diffuseurs d’importations de la Chine avec un prix de 2,8–12 USD/pc selon taille et
qualité on prend 5 USD par pièce.
Nombre de diffuseurs nécessaires est donné par :
S
N=
a
Avec :
S : surface de bassin de 82,55 m²
a : surface du buse (un diffuseur disque de membrane fine de 200–300 mm couvre environ 0,3 à 0,8 m²
selon le modèle.
Prenons une valeur moyenne de 0,5 m² par diffuseur pour sécuriser le dimensionnement
c) Béton de construction :
Cb = Pu x Vt
Pu : Le cout d’un m3 de béton armé est estimé à 40000 DA
Volume totale de béton dans les bassins biologique : 94.77 m3
Pour une pompe submersible de recirculation avec un débit de 233,9 m³/j (≈ 2,7 m³/h) nous
recommandons une pompe de type VOLVO PUMPS 1 HP (0,75 kW), débit ≈ 24 m³/h, prix ≈ AED 895
(~ 250 USD)
• Le prix de dollar américain actuellement est ; 1 USD = 137 DA
Les résultats sont résumés dans le tableau suivant :
On utilise la brique en terre cuite à 8 trous (10x20x30 cm), également appelée brique creuse comme un
matériau de garnissage
Nombre des briques nécessaire est donné par :
Vt
N=
Vu
Avec :
Vt : volume de garnissage = 619.93 m3
Vu : volume d’une pièce de brique = 0.06 m3
Le cout total des briques est donné par :
Cbr = N x Pubr
Avec :
N : le nombre des briques
Pubr : le prix unitaire de brique = 13.3 DA (selon les informations d’un fournisseur local)
b) Béton de construction :
Donné par :
Cb = Pu x Vt
Avec :
Pu : Le cout d’un m3 de béton armé est estimé à 40000 DA
Vt : volume totale de béton dans les bassins biologique donné par :
Vt = Vm
Vt = (P x H x 0.3)
Vt = 41.865 m3
c) Le fond du lit :
On va utiliser les Galets de rivière / pierre roulée comme un matériaux drainant les eaux usées épurées
au fond du lit bactérien ; ce matériau est un idéale drainant pour les raisons suivantes :
Très perméables : forme arrondie → espaces vides plus grands → excellent écoulement
Résistance à l’érosion
Disponibilité local (proximité d’oued, carrière, sablière)
Conclusion générale
d) Sprinklers :
On va utiliser un bras de sprinkler en PVC de diamètre 60 mm (DN 63) et longueur de bras 17.78 m
Tube PVC DN 63 PN 6 (6 m) : 500 DA /6 m (selon un fournisseur local [Link]).
Accessoires à ajouter :
Prévois 20 à 50 % du coût du tuyau en plus pour les raccords et colliers :
Pour 1600 DA de tuyau on a 700 DA
Les résultats de calcul sont résumés dans le tableau suivant :
Lit bactérien :
Avantage primordiale : faible coût d’investissement, fluidité de fonctionnement, moins énergivore.
Limites primordiales : rendement épuratoire légèrement inférieur dans certains cas, surface au sol plus
grand nécessaire pour la même charge, performance sensible aux variations de charge et au climat.
Boues activées :
Avantage primordiale : très bon rendement épuratoire, flexibilité face aux variations de charge,
possibilité de traiter des charges plus hautes sur un espace compact.
Limites primordiales : coût d’investissement et d’exploitation plus élevé, besoin en main-d’œuvre
qualifiée et en énergie plus grand, maintenance plus complexe et à jour.
V.20 Conclusion
Il est important de noter enfin que ce chapitre offre une vue sur les différents processus qui doivent
être suivis pour réussir la mise en œuvre du champ de projet et une étude comparative technico
économique entre le lit bactérien et les boues activées qui a montré a la fin que le lit bactérien est moins
couteux que le système des boues activées et il est plus adaptables pour les zones rurales comme
BOUGHERDAINE .
Non seulement cela informera de ce qui doit être fait, cela garantira que les travaux puissent être
réalisés de manière fluide, par exemple un mois après. Enfin, les coûts associés au projet, qu’il s’agisse
de béton armé ou de coûts fonciers associés à l’investissement initial, ou de coûts d’exploitation,
devraient être inclus dans cette estimation.
Conclusion générale
Conclusion générale
Conclusion générale :
Dans la présente mémoire, nous avons étudié le projet de dimensionnement d’une station
d’épuration des eaux usées pour la commune de BOUGHERDAINE, en mettant en évidence l’urgence
de traiter des eaux usées au sein du contexte de la pollution croissante et de la pénurie d’eau qui touche
la région. Grâce à une analyse approfondie du site, des caractéristiques des eaux usées et des solutions
de traitement les plus appropriées, nous avons prouvé qu’une station d’épuration correctement
dimensionnée pouvait contribuer de façon appréciable à l’amélioration de la qualité de l’eau et à la
Conclusion générale
préservation de l’environnement.
Dans les circonstances la recherche a démontré que, par leur mise en place, les techniques de
traitement modernes des eaux, telles que les boues activées, peuvent apporter une solution durable aux
problèmes de pollution de l’eau tout en ouvrant la voie à l’utilisation agricole des eaux ainsi traitées, ce
qui permet la diminution de la pression sur la ressource eau et une durabilité des systèmes d’activité
agricole.
Aux vues de ces résultats nous préconisons d’exécuter le projet dans les conceptions préconisées
avec une attention accrue à l’optimisation des procédés de traitement aux suivis des performances. De
plus, nous estimons nécessaire de compléter à l’issue du projet des études de manière à suivre les effets
du projet à long terme et repérer d’éventuels axes d’amélioration.
Pour conclure, ce projet met en avant l’importance de l’innovation dans le traitement et la
réutilisation des eaux tout en proposant un modèle reproductible à d’autres territoires confrontés à des
problèmes similaires. Nous espérons que ce travail contribuera à l’amélioration de la durabilité
environnementale et agricole, au déploiement de projets futurs au service d’objectifs similaires dans
d’autres territoires.
Bibliographique
ANNEXE
References bibliographies :
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en Eau de MILA ; 2017. p. 20-25, 30, 42, 50.
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ANNEXE
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ANNEXE
ANNEXE
Annexe 01
Variation des débits et vitesses en fonction du remplissage ouvrage circulaire (KERLOC’H B,
MAELSTAF D, 1977)
ANNEXE
Annexe 02
Abaque pour réseau pluviaux en système unitaire ou séparatif canalisation circulaire (KERLOC’H
B,MAELSTAF D, 1977)
ANNEXE