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Dimensionnement d'une station d'épuration à Bougherdaine

Cette étude vise à concevoir une station d'épuration des eaux usées pour la commune de Bougherdaine afin de traiter la pollution de l'oued El Kebir et de remédier à la pénurie d'eau dans la région. La méthode inclut une analyse des caractéristiques des eaux polluées et l'utilisation de boues activées et de désinfection UV, ce qui améliore la qualité de l'eau et permet sa réutilisation en agriculture. Les résultats montrent que cette approche protège l'environnement et réduit la pression sur les ressources en eau.

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Dimensionnement d'une station d'épuration à Bougherdaine

Cette étude vise à concevoir une station d'épuration des eaux usées pour la commune de Bougherdaine afin de traiter la pollution de l'oued El Kebir et de remédier à la pénurie d'eau dans la région. La méthode inclut une analyse des caractéristiques des eaux polluées et l'utilisation de boues activées et de désinfection UV, ce qui améliore la qualité de l'eau et permet sa réutilisation en agriculture. Les résultats montrent que cette approche protège l'environnement et réduit la pression sur les ressources en eau.

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‫الجـمـهـوريـة الجـزائـريـة الـديـمـقـراطـيـة الـشـعـبـيـة‬

‫وزارة الـتـعـلـيـم الـعـالـي و الـبـحـث الـعـلـمي‬


NATIONAL HIGHER SCHOOL FOR ‫المدرسة الوطنية العليا للري‬
HYDRAULICS "‫"المجاهد عبد الله عرباوي‬
"The MujahidAbdellah ARBAOUI"

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES


Pour l’obtention du diplôme d’Ingénieur d’Etat en Hydraulique
Option : Réutilisation Des Eaux Non Conventionnelles

THEME :

Dimensionnement de la station d’épuration et réutilisation des


eaux épurées dans le domaine agricole de la commune de
BOUGHERDAINE (W. MILA).
Présenté par :
DJERAFI Yasser

Devant les membres du jury

Nom et Prénoms : DJERAFI Yasser


Grade Qualité
Professeur Président
M.C.B Examinatrice
M.C.B Examinatrice
M.A.A Examinateur
Mr. KHEDIMALLAH Abderrahman M.A.A Promoteur

Session : Juillet 2025


Remerciement
Au terme de ce travail, je tiens à exprimer ma sincère
reconnaissance à mon professeur encadrant, Monsieur
KHEDIMALLAH Abderrahman, pour sa patience, sa disponibilité, et
surtout ses précieux conseils, qui ont nourri et enrichi ma réflexion.

Mesdames BETATACHE Hayat et TAFAT Leila méritent


également toute ma gratitude pour les conseils avisés qu'elles m'ont
prodigués tout au long de ce projet, ainsi que pour leur bienveillance
et leur soutien.

Je remercie chaleureusement Mesdames et Messieurs les membres


du jury pour avoir accepté d’évaluer mon travail et pour le temps qu’ils
ont consacré à l’examen de ce mémoire.

Je tiens à exprimer ma reconnaissance à l’ensemble des


enseignants de l’ENSH, qui ont contribué de manière significative à ma
formation.

Un remerciement particulier est adressé à toutes les personnes qui


m’ont apporté des informations et des conseils précieux.

Je remercie également mes amis, pour leur aide, leur soutien, et les
moments d'encouragement qui ont marqué cette période

Enfin, je souhaite exprimer ma profonde gratitude envers tous ceux


qui, de près ou de loin, m’ont apporté leur aide, que ce soit par leur
amitié, leurs conseils ou leur soutien moral. Que ces quelques lignes
soient l’expression de mes remerciements les plus sincères.

YASSER

Dédicace
À mes chers parents, pour leurs innombrables sacrifices, leur
amour, leur tendresse, leur soutien et leurs prières tout au
long de mes études.

À mes chers frères, pour leur encouragement constant et leur


précieux soutien moral.

À toute ma famille pour leur soutien tout au long de mon


parcours universitaire.

À mes chères amies Pour leur amitié précieuse, leur écoute


bienveillante, et les moments inoubliables partagés
ensemble.

À toutes les personnes qui m’ont aidé ou soutenu, que ce


travail soit l’accomplissement de vos souhaits les plus chers
et le fruit de votre indéfectible soutien.

Merci d’avoir toujours été là pour moi.

YASSER
‫ملخص‬:
‫الهدف من هذه الدراسة هو تصميم محطة لمعالجة مياه الصرف الصحي لبلدية بوغرداين لمعالجة تلوث‬
‫ تشمل الطريقة المتبعة تحليال معمقا لخصائص المياه‬.‫وادي الكبير ومعالجة نقص المياه في المنطقة‬
‫ تظهر النتائج أن هذه‬.‫الملوثة وتطبيق تقنية الحمأة المنشطة باإلضافة إلى التعقيم باألشعة فوق البنفسجية‬
‫ مما‬،‫ وتسمح بإعادة استخدام المياه المعالجة في الزراعة‬،‫ وتحمي البيئة‬،‫الطريقة تحسن جودة المياه‬
.‫يقلل من الضغط على موارد المياه‬

،‫ تقنية الحمأة المنشطة‬،‫ تلوث وادي الكبير‬، ‫ محطة معالجة مياه الصرف الصحي‬:‫الكلمات المفتاحية‬
.‫إعادة استخدام المياه المعالجة‬

Résume :
L'objectif de cette étude est de concevoir une station d’épuration des eaux usées pour la commune
de Bougherdaine afin de traiter la pollution de l’oued El Kebir et de remédier à la pénurie d'eau dans la
région. La méthode adoptée comprend une analyse approfondie des caractéristiques des eaux polluées et
l'application des boues activées ainsi que de la désinfection par UV comme technique de traitement. Les
résultats montrent que cette approche améliore la qualité de l'eau, protège l'environnement, et permet la
réutilisation des eaux traitées pour l'agriculture, réduisant ainsi la pression sur les ressources en eau.

Les mots-clés : Station d’épuration des eaux usées, Pollution de l’oued El Kebir, Des boues activées,
Réutilisation des eaux traitées.

Abstract:
The objective of this study is to design a wastewater treatment plant for the municipality of
Bougherdaine to treat the pollution of the Kebir river and address the water shortage in the region. The
method adopted includes a thorough analysis of the characteristics of the polluted water and the
application of activated sludge and UV disinfection as a treatment technique. The results show that this
approach improves water quality, protects the environment, and allows the reuse of treated water for
agriculture, thus reducing pressure on water resources.

Keywords: Wastewater treatment plant, the pollution of the Oued El Kebir, activated sludge, enables
treated water.
Liste des abréviations

Français Anglais Signification


ANRH Agence Nationale des Ressources Hydrauliques.
CF FC Coliformes Fécaux
COT TOC Carbone Organique Total
CT TC Coliformes Totaux
DBO5 BOD5 Demande Biologique en Oxygène sur 5 jours
DCO COD Demande Chimique en Oxygène
DRE Direction des Ressources en Eaux
DN ND Diamètre Nominal
E Coli Escherichia Coli
EH Equivalent Habitant
ERU Eaux Résiduaires Urbaines
GUT TUA Groupement Urbain de Tlemcen
MES TSS Matières En Suspension
MM Matière Minérale
MMe Matières Minérales éliminées.
MMr Matières Minérales restantes.
MMS SMM Matières Minérales en Suspension
MO Matières Organiques
MVS Matières Volatiles en Suspension
NGL TN Azote Global
NH4+ Ion ammonium
NTK TKN Azote Total Kjeldahl
NO2- Ion nitrite
NO3- Ion nitrate
ONA Office National de l’Assainissement
ONID Office National de l’Irrigation et du Drainage
P Phosphore
ONS Office National des Statistiques
PEHD Polyéthylène Haute Densité
pH HP potentielle d’Hydrogène
PO43- Ion phosphates
REUE RTW Réutilisation des Eaux Usées Epurées
STEP WWTP STation d’EPuration
SDEM SDP Station de Dessalement des Eaux de Mer
PT TP Phosphore Total
UTN NTU Unité de Turbidité Néphélométrique
UV Radiations Ultraviolet
Liste des Symboles

Symbol
Signification
e
am Coefficient de rendement cellulaire
a' Fraction de pollution transformée.
b fraction de la masse cellulaire éliminée par jour
b' Coefficient cinétique de respiration endogène.
Ab Age des boues
Q débit
D Diamètre
C° Degré Celsius
IM / Ib Indice de Mohlman
T Température
Ts Temps de séjour
R Taux de recirculation
Cp Coefficient de pointe
Cm Charge massique
Cv Charge volumique
CE Conductivité électrique
V Volume
H Hauteur
q Besoin en oxygène
S Surface
SAR Sodium Adsorption Ratio
∆X Quantité de boue
Sommaire :

Chapitre I :...................................................................................................................................................2

I.1 Introduction :................................................................................................................................3

I.2 Situation géographique de la commune de Babar :......................................................................3

I.3 Situation topographique :..............................................................................................................4

I.4 Situation géologique :...................................................................................................................4

I.5 Hydrogéologie :............................................................................................................................5

I.6 Sismicité :.....................................................................................................................................6

I.7 Situation Climatique :...................................................................................................................6

I.7.1 Les précipitations :................................................................................................................7

I.7.2 Températures :.......................................................................................................................7

I.7.3 Le vent :.................................................................................................................................8

I.7.4 L’évaporation :......................................................................................................................9

I.7.5 Humidité :..............................................................................................................................9

I.8 Situation hydraulique :................................................................................................................10

I.8.1 Alimentation en Eau Potable :.............................................................................................10

I.8.2 Assainissement :..................................................................................................................10

I.9 Etude démographique de la région.............................................................................................10

I.10 Pollution existante dans la région d’étude :................................................................................11

I.11 Choix de site de la station d’épuration :.....................................................................................12

I.12 Conclusion :................................................................................................................................12

Chapitre II :................................................................................................................................................13

II.1 Introduction :...............................................................................................................................14

II.2 Origine des eaux usées :..............................................................................................................14

II.2.1 Les eaux usées domestique :............................................................................................14

II.2.2 Les eaux usées industriels :..............................................................................................14

II.2.3 Les eaux de ruissellement dans les zones agricoles :.......................................................14


II.3 Les différents types de pollution :...............................................................................................15

II.3.1 Pollution organique :........................................................................................................15

II.3.2 Pollution minérale :..........................................................................................................15

II.3.3 Pollution microbiologique :.............................................................................................15

II.4 Composition des eaux usées urbaines :.......................................................................................15

II.5 Conséquences de la pollution :...................................................................................................16

II.5.1 La santé publique :...........................................................................................................16

II.5.2 Environnement :...............................................................................................................16

II.5.3 Économique :...................................................................................................................16

II.5.4 Agricoles :........................................................................................................................17

II.6 Norme de rejet :..........................................................................................................................17

II.6.1 Normes internationales :..................................................................................................17

II.6.2 Norme de rejet en Algérie :.............................................................................................18

II.7 Conclusion :................................................................................................................................18

Chapitre III :..............................................................................................................................................19

III.1 Introduction.................................................................................................................................20

III.2 Traitement Classique..................................................................................................................20

III.2.1 Prétraitement :..................................................................................................................20

III.2.2 Traitement physico-chimique (traitement primaire) :......................................................23

III.2.3 Traitement secondaire :....................................................................................................26

III.2.4 Traitement tertiaire :........................................................................................................27

III.3 Le traitement des boues :............................................................................................................29

III.3.1 Épaississement des boues :..............................................................................................30

III.3.2 Stabilisation et hygiénisation :.........................................................................................30

III.3.3 Déshydratation :...............................................................................................................30

III.4 Incinération des boues :..............................................................................................................31

III.4.1 Mise en décharge :...........................................................................................................32

III.4.2 Valorisation agricole :......................................................................................................32

III.4.3 Incinération :....................................................................................................................32


III.5 Conclusion..................................................................................................................................32

Chapitre IV :..............................................................................................................................................33

IV.1 Introduction :..............................................................................................................................34

IV.2 Calculs de base pour le dimensionnement :................................................................................34

IV.2.1 L’Estimation des besoins :...............................................................................................34

IV.2.2 L’Evaluation des charges polluantes :.............................................................................38

IV.3 Dimensionnement des ouvrages de la Station d’épuration :.......................................................40

IV.3.1 Prétraitements :................................................................................................................40

IV.3.2 Le traitement secondaire :................................................................................................48

IV.3.3 Le traitement tertiaire :....................................................................................................67

IV.3.4 Traitement des boues :.....................................................................................................72

IV.4 Conclusion :................................................................................................................................82

Chapitre V :...............................................................................................................................................83

V.1 Introduction :..............................................................................................................................84

V.2 Déversoir d’orage :.....................................................................................................................84

V.2.1 Type des déversoirs :.......................................................................................................84

V.2.2 Dimensionnement des diamètres des collecteurs :..........................................................84

V.2.3 Dimensionnement du déversoir d'orage :........................................................................86

V.3 Profil hydraulique :.....................................................................................................................86

V.3.1 Calcul les Longueurs et les diamètres des conduites reliant les ouvrages :.....................86

V.3.2 Calcul des côtes piézométriques des différents ouvrages :..............................................89

V.4 Conclusion :................................................................................................................................92

Chapitre VI :..............................................................................................................................................93

VI.1 Introduction :...............................................................................................................................94

VI.2 Définition la réutilisation des eaux usées traitées (REUE) :.......................................................94

VI.3 Les domaines de réutilisation des eaux usées épurées (REUE) :...............................................94

VI.3.1 La REUE urbaine :...........................................................................................................94

VI.3.2 La REUE industrielle :.....................................................................................................94

VI.3.3 La recharge de nappe :.....................................................................................................95


VI.3.4 La REUE agricole :..........................................................................................................95

VI.4 Ressources en sol :......................................................................................................................95

VI.5 Etude de la qualité de l’eau d’irrigation......................................................................................96

VI.6 Classification des eaux d’irrigation :..........................................................................................96

VI.6.1 La concentration totale des sels solubles :.......................................................................96

VI.6.2 Le SAR (Sodium Absorption Ration) :...........................................................................97

VI.7 Calcul de la pluie de projet :.......................................................................................................98

VI.7.1 Répartition de la pluie moyenne annuelle :.....................................................................98

VI.7.2 Test de d’homogénéisation de Mood :.............................................................................99

VI.7.3 Ajustement des pluies annuelles :..................................................................................100

VI.7.4 Test de validité d’un ajustement :..................................................................................101

VI.7.5 Classification du climat :...............................................................................................101

VI.7.6 Détermination de l’année de calcul :.............................................................................102

VI.8 Besoin en eau de culture :.........................................................................................................103

VI.8.1 Détermination de l’évapotranspiration (ETP) :.............................................................103

VI.8.2 L'évapotranspiration maximale (ETM) :.......................................................................104

VI.8.3 Le coefficient culturaux Kc :.........................................................................................104

VI.8.4 La réserve facilement utilisable (RFU) :........................................................................105

VI.8.5 Calcul de la pluie efficace :............................................................................................105

VI.8.6 Calcul des besoins en eau d’irrigation :.........................................................................106

VI.9 Le calcul de débit d’irrigation :.................................................................................................108

VI.10 Le Calcul de la superficie à irriguer :.......................................................................................109

VI.11 Conclusion................................................................................................................................109

Chapitre VII :...........................................................................................................................................110

VII.1 Introduction :.............................................................................................................................111

VII.2 Installation d’un chantier :........................................................................................................111

VII.2.1 Définition d'un chantier :............................................................................................111

VII.2.2 Rôle de l'installation de chantier :..................................................................................111

VII.2.3 Moyens des travaux de chantier :...............................................................................112


VII.3 Devis quantitatif et estimatif :...................................................................................................112

VII.3.1 Le coût des projets :...................................................................................................112

VII.3.2 Calcule le Coût d’investissement :.............................................................................113

VII.3.3 Calcule le Coût de fonctionnement :..........................................................................118

VII.4 Calcul du prix du m3 d’eau traitée :..........................................................................................120

VII.4.1 Le coût d’amortissement annuel :..............................................................................120

VII.4.2 Coût annuel de la station :..........................................................................................121

VII.4.3 Calcul du prix du m3 d’eau épurée :..........................................................................121

VII.5 Conclusion................................................................................................................................121
Liste des tableaux :

Tableau I.6 : Population future de la zone d’étude..................................................................................11


Tableau I.7 : les analyses des eaux usées arrivent au future STEP..........................................................11
Tableau II.1 : Tableau représentant la composition des eaux usées urbaines.........................................15
Tableau II.2 : Les valeurs limitent des paramètres de rejet dans un milieu récepteur.............................17
Tableau II.3 : Les valeurs limitent des paramètres de rejet dans un milieu récepteur.............................18
Tableau IV.1 : Estimation du débit moyen des eaux usées aux différents horizons d’études.................35
Tableau IV.2 : Estimation du débit moyen des équipements...................................................................35
Tableau IV.3 : Estimation du débit de pointe des eaux usées aux différents horizons d’études.............37
Tableau IV.4 : Estimation du débit de pointe des eaux usées aux différents horizons d’études.............38
Tableau IV.5 : Présentation des analyses des eaux usées arrive au future STEP....................................38
Tableau IV.6 : Quantité des charges polluantes.......................................................................................39
Tableau IV.7 : Les valeurs de δ...............................................................................................................42
Tableau IV.8 : dimensionnement de dégrillage grossier et fin................................................................43
Tableau IV.9 : Les résultats de dimensionnement d'un dessableur-déshuilleur......................................47
Tableau IV.10 : Les résultats de Les charges polluantes (DBO5)...........................................................49
Tableau IV.11 : Les résultats d’élimination biologique du phosphore....................................................50
Tableau IV.12 : Les résultats d’élimination chimique du phosphore......................................................53
Tableau IV.13 : Les résultats d’élimination de nitrate.............................................................................54
Tableau IV.14 : Les résultats de dimensionnement de répartement du Bassin biologique.....................60
Tableau IV.15 : Les valeurs moyennes des paramètres a' et b'................................................................62
Tableau IV.16 : Les résultats de dimensionnement de Système d’aération............................................64
Tableau IV.17 : Les résultats de dimensionnement de Clarificateur.......................................................65
Tableau IV.18 : Les charges à la sortie de Traitement secondaire..........................................................66
Tableau IV.19 : Les concentrations à la sortie de Traitement secondaire...............................................67
Tableau IV.20 : Les résultats de dimensionnement de Filtre à sable rapide............................................69
Tableau IV.21 : Les résultats de Calcul de désinfection par ultra-violet.................................................72
Tableau IV.22 : Les valeurs moyennes des paramètres am et b..............................................................73
Tableau IV.23 : Les résultats de calcul des boues dans le bassin biologique..........................................75
Tableau IV.25 : Les résultats de dimensionnement d’épaississeur..........................................................78
Tableau IV.26 : Les résultats de Calcul de Stabilisation aérobie............................................................79
Tableau IV.27 : Les résultats de Calcul de lit de séchage......................................................................81
Tableau IV.28 : Les résultats de dimensionnement de Aire de stockage................................................82
Tableau V.1 : Les résultats des calculs des longueurs et des diamètres des conduites reliant les ouvrages
...................................................................................................................................................................88
Tableau V.2 : Récapitulatif des différentes cotes des ouvrages de la STEP............................................91
Tableau VI.1 : les caractéristiques hydrodynamiques des sols argilo-limoneux.....................................95
Tableau VI.2 : Caractéristiques chimique de l’eau d’irrigation...............................................................96
Tableau VI.3 : Classification des eaux en fonction de la conductivité électrique [19]...........................97
Tableau VI.4 : Risque d`alcalinisation en fonction du SAR [19]............................................................97
Tableau VI.5 : Précipitations moyennes mensuelles couvrant la période de 1988 à 2022......................98
Tableau VI.6 : Test de la médiane de la série pluviométrique...............................................................100
Tableau VI.7 : Test de validité d’ajustement.........................................................................................101
Tableau VI.8 : Résultat de l’ajustement.................................................................................................102
Tableau VI.9 : Calcul des pluies mensuelles pour l’année sèche (freq= 80%)......................................103
Tableau VI.10 : Evapotranspiration de référence ET0..........................................................................104
Tableau VI.11 : Calcul des pluies efficaces...........................................................................................106
Tableau VI.12 : Calcul des besoins en eau pour le pommier.................................................................106
Tableau VI.13 : Calcul des besoins en eau pour la vigne......................................................................107
Tableau VI.14 : Calcul des besoins en eau pour l’Olivier.....................................................................107
Tableau VI.15 : Récapitulatif des besoins nets (mm)............................................................................108
Tableau VI.16 : les résultats du Calcul de la superficie à irriguer.........................................................109
Tableau VII.1 : Les résultats du calcul du volume de béton armé pour chaque ouvrage......................116
Tableau VII.2 : Le devis quantitatif et estimatif de coût d'investissement............................................118
Tableau VII.3 : Le devis quantitatif et estimatif de coût de fonctionnement........................................120
Tableau VII.4 : Les résultats du calcul du coût par m³ d'eau traitée......................................................121
Liste des figures :
Figure I.1 : Plan représentant la localisation de La commune de Babar dans la wilaya de khenchela .....3
Figure I.2 : Altimétrique de la wilaya de Khenchela ................................................................................4
Figure I.3 : La géologique de la zone étudiée ...........................................................................................5
Figure I.4 : Le réseau hydrographique d’oued El Arab ............................................................................6
Figure I.5 : Carte de zonage sismique de l’Algérie –Rpa99/ Apres Addenda ..........................................6
Figure I.6 : Moyennes mensuelle des précipitations (mm) sur une période (2002-2023) ........................7
Figure I.7 : Les mesures des températures moyennes sur une période de 10ans (2011-2021) .................8
Figure I.8 : Moyenne mensuelles de la Vitesse du vent (1990 à 2021) ....................................................8
Figure I.9 : Répartition Moyennes mensuelle d’évaporation (2002à 2023) .............................................9
Figure I.10 : Répartition Moyennes mensuelle d’humidité ......................................................................9
Figure I.11 : Le site de la STEP sur google earth....................................................................................12
Figure III.1 : Schéma résumant le prétraitement ....................................................................................23
Figure III.2 : schéma d’un Décanteur statique sans raclage utilisé pour l’épuration des eaux usées .....24
Figure III.3 : schéma d’un Décanteurs circulaires utilisé pour l’épuration des eaux usées ....................25
Figure III.4 : schéma d’un Décanteurs lamellaire utilisé pour l’épuration des eaux usées ....................25
Figure III.5 : Schéma d’un procédé a boues activées .............................................................................26
Figure III.6 : Schéma d’un procédé a Lit bactérien ................................................................................27
Figure III.7 : Schéma d’un procédé a Disque biologique .......................................................................27
Figure III.8 : Schéma représenté la technique d'élimination de nitrates dans le cas où la DBO5 est trop
faible .........................................................................................................................................................28
Figure III.9 : Schéma de fonctionnement d'un épaississeur ...................................................................30
Figure III.10 : Coupe d’un lit planté de macrophytes .............................................................................31
Figure III.11 : Déshydratation par sous pression ....................................................................................31
Figure VI.1 : Ajustement des pluies annuelles aux loi de Gauss...........................................................101
Figure VI.2 : Diagramme ombrothermique de la zone d'étude..............................................................102
Figure VII.1 : Les prix approximatifs des équipements pour la (STEP) ..............................................117
Liste des Planches :

Planche 1 : Vue en plan de la STEP.


Planche 2 : Profil hydraulique de la STEP.
Planche 3 : Plan d’épaississeur
Planche 4 : Plan de clarificateur
Planche 5 : Plan de lits de séchage
Introduction générale :
L’eau représente une ressource essentielle, mais continuant à être harcelée par toutes les formes de
pollution et de détérioration, nuisant directement aux écosystèmes naturels et à la santé humaine. Les
sources de contamination sont en grande majorité dans les domaines industriel, domestique et agricole.
Qu'elle soit destinée à la consommation humaine, pour l'agriculture ou pour l'industrie, l'eau reste au
cœur des attentes scientifiques et environnementales. Le traitement des eaux usées est aujourd'hui un
enjeu mondial important, obligeant les nations à mettre en œuvre des technologies de qualité pour
assurer la qualité des eaux évacuées dans la nature.
En Algérie, la pression sur les ressources en eau s'accroît, non seulement en période de sécheresse
dans certaines régions, mais aussi en raison de la pollution de plus en plus importante causée par les
effluents domestiques, agricoles et industriels. Dans ce contexte, le traitement et la valorisation des eaux
usées sont devenus nécessaires pour protéger l'environnement et assurer une utilisation durable de la
ressource.
La commune de Bougherdane, située dans une zone relativement humide, dispose d'un potentiel
hydrologique. Mais le problème environnemental le plus important réside dans le rejet direct des eaux
usées de l'Oued El Kebir, un bassin qui se déverse ensuite dans le barrage de Beni Haroun, l'un des plus
grands réservoirs d'approvisionnement en eau du pays. Cette pratique met en péril la qualité des eaux
stockées, entraînant des risques importants pour l'environnement et la santé publique.
Face à cette problématique, cette mémoire suggère la construction d'une station d'épuration des
eaux usées pour la commune de Bougherdane. L'objectif est d'abord de réduire la pollution des eaux
rejetées, de préserver la qualité des eaux du barrage de Beni Haroun et de permettre la réutilisation des
eaux traitées, en particulier à l'occasion d'usages agricoles. Ce projet s’inscrit dans une démarche de
développement durable, visant à concilier protection de l’environnement et optimisation de la ressource
en eau.
Cette étude est organisée en sept chapitres, abordant successivement les aspects théoriques,
techniques et pratiques du projet. Les résultats acquis et les recommandations principales seront
présentés dans la conclusion générale.
CHAPITRE Ⅰ : Présentation de la zone d’étude

Chapitre I :
Présentation de la zone
d’étude
CHAPITRE Ⅰ : Présentation de la zone d’étude

I.1 Introduction :

Ce chapitre examinera l'emplacement de la zone d'étude et ses caractéristiques principales, y


compris les éléments géographiques, la topographie, la composition du sous-sol, les conditions
météorologiques, les systèmes hydrologiques et les statistiques démographiques urbaines.
Le but est de collecter et de présenter minutieusement toutes les informations cruciales pour la
détermination finale des dimensions.

I.2 Situation géographique de la commune de BOUGHERDAINE :

Le village de Bougherdain est situé au sud de la commune D'Amira arres, en Algérie. Loin du siège
de la municipalité par 3 Km et par 25 Km et de la ville de Mila. Délimitée sur le côté sud d’Oued Endja,
sur le côté nord par Tassaft, ouest par Bouilaf, à l’Est par Teghlissa . Bougherdain s’occupe une
superficie de 50 hectares, avec une population de 3418 habitants.[01]
La commune d'Amira arres est limitée :
 Au Nord, par la commune de Boucif Ouled Askeur (JIJEL)
 A l’Est, par la commune de Terrai Bainen
 A l’Ouest, par la commune de Tessala Lemtai
 Au sud, par les communes de Rouached et Oued Endja

Figure I.1 : Plan représentant la localisation de La commune d’Ammira arres dans la wilaya de MILA
[1]
CHAPITRE Ⅰ : Présentation de la zone d’étude

I.3 Situation topographique :

Le village de Bougherdain est caractérisé par un terrain semi-plat, direction vers la vallée avec un
changement au niveau des altitudes internes, où l'altitude varie entre 225 à 365 m.

I.4 Situation géologique :

Au point de vue géologique, les terrains sont occupés par des formations datant du tertiaire Ces
formations sont composées de roches sédimentaires rattachées au complexe « NUMIDIN » d’âge
oligocène supérieur ou qui se sont mis en place à l’oligocène. Ce sont surtout des bancs parfois oxydés
en jaune rouille, à grains et à constituants quartzeux. Ils forment par fou de gros bores de goes séparées
par des rizons d’argiles noires le plus souvent limoneuses en surface.

I.5 Hydrogéologie :

Par sa géographie structurale accidentée et morcelée des massifs telliens du nord ; la région nord de
la wilaya est parcourue par un réseau hydrographique dense constitué de petits coures d’eau alimentant
d’importants oueds tels que : Oued Endja, Oued El Kebir,Oued Rhumel .

I.6 Sismicité :

L’Algérie, en tant que pays méditerranéen, est exposée à une activité sismique variable.
Conformément aux règles parasismiques algériennes de 2003, le territoire est subdivisé en quatre zones
sismiques
 Zone 0 : Sismicité négligeable
 Zone I : Sismicité faible
 Zone IIa et IIb : Sismicité moyenne
 Zone III : Sismicité élevée
La commune de Bougherdaine, selon la Classification RPA 2003, est incluse dans la Zone sismique
Iia (sismité moyenne).

I.7 Situation Climatique :

Les données météorologiques récentes enregistrées par l’Office National de la Météorologie


(ONM) à la station de Mila permettent de caractériser le climat de la commune de Bougherdaine. Cette
région présente un climat méditerranéen, marqué par des hivers humides et pluvieux et des étés chauds
et secs.
La pluviométrie annuelle moyenne de 500 à 700 mm. La température moyenne annuelle oscille
CHAPITRE Ⅰ : Présentation de la zone d’étude

autour de 15°C, avec des minima hivernaux pouvant descendre à 2°C et des maxima estivaux atteignant
fréquemment 38°C

I.7.1 Les précipitations :

Dans les systèmes d'assainissement unitaire, les eaux pluviales influent sur les processus de
purification en raison de l'accroissement du débit atteignant la station d'épuration (STEP) et de
l'augmentation des quantités de sable transportées jusqu'à cette dernière.
Sont présentés dans le tableau ci-dessous :
Mois Sep Oct Nov Dec Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Total
P(mm) 22 42 48 68 83 63 55 46 44 25 6 9 511

P(%) 4,31 8,22 9,39 13,31 16,24 12,33 10,76 9 8,61 4,89 1,17 1,76 100

Tableau I.1 : Moyennes mensuelle des précipitations (mm) sur une période (2006-2022) (ANRH
Alger)

Mila présente des variations saisonnières modérées en termes de précipitations mensuelles. Les
chutes de pluie tout au long de l'année à Mila montrent que le mois le plus pluvieux est décembre, tandis
que le mois le moins pluvieux est juillet.
I.7.2 Températures :

La température joue un rôle essentiel dans le fonctionnement optimal de la STEP. Les températures
basses ralentissent le métabolisme des micro-organismes, tandis que des températures de l'air dépassant
les 35°C peuvent entraîner des problèmes.
Sont présentés dans le tableau ci-dessous :
Mois Sep. Oct Nov Dec Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Moyenne
interannu
elle (°C)
Min ( 16,4 11,3 6,9 3,4 2,1 3,8 5,4 7,3 10,5 15,1 17,9 18,1 9,92
°C)
Moy 22,8 17 11,95 7,75 7 8,55 10,6 13,1 16,8 21,55 25,35 25,45 15,67
(°C)
Max 36,1 29,6 23,7 18,3 16,8 20,5 23,7 27,7 30,5 36,6 37,9 39,7 28,43
(°C)

Tableau I.2 : Les mesures des températures moyennes de 2006 à 2022 (ANRH Alger)

Selon le tableau, les valeurs moyennes les plus basses sont observées en janvier et les plus élevées
sont observées en aout.
CHAPITRE Ⅰ : Présentation de la zone d’étude

I.7.3 Le vent :

Le vent exerce une influence notable en stimulant l'aération, mais il peut également être à l'origine
d'odeurs désagréables et d'érosion. Ainsi, il est crucial de tenir compte de la direction et de la force du
vent lors de la conception des dispositifs de protection de la station.
Sont répertoriées dans le tableau ci-dessous :
Mois Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Aout

Vitesses Du 1,74 2,07 2,9 2,71 2,41 2,71 2,59 2,32 2,18 2,03 2,12 2,08
Vent (m/s)

Tableau I.3 : Moyenne mensuelles de la Vitesse du vent (1990 à 2021) [1]

La période de vent la plus forte s'étend de février à avril et la période la plus calme s'étend de mai à
décembre avec des vents faibles.

I.7.4 Humidité :

Sont répertoriées dans le tableau ci-dessous :


Mois Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Aout

Humidité
85 82 84 84 89 88 90 83 86 91 94 92
moyenne(%)

Tableau I.4 : Répartition Moyennes mensuelle d’humidité (ANRH Alger).

I.8 Situation hydraulique :

La gestion efficace des ressources en eau est essentielle pour répondre aux besoins des populations
locales et garantir la durabilité environnementale.
Cela comprend :

I.8.1 Alimentation en Eau Potable :

Le réseau d'alimentation en eau potable pour le ville de Bougherdaine est un réseau maillé et
ramifié constitué par des conduites en PEHD . La zone est alimentée actuellement par les forages
suivants :
Forage Débit exploité (l/s) Réservoirs Capacité de stockage (m³)
F1 20 R1 200
F2 20 R1 200
CHAPITRE Ⅰ : Présentation de la zone d’étude

F3 20 R2 1000
F4 20 R3 500
Total 80 / 1900
Tableau I.5 : les forages alimentant Bougherdaine

I.8.2 Assainissement :

Le réseau d’assainissement de la commune de Bougherdaine est de type unitaire, où les eaux usées
domestiques et les eaux pluviales sont évacuées par le même réseau. Le taux moyen de raccordement au
réseau public d’assainissement est estimé à 95 %, assurant ainsi une couverture presque complète de la
population
La conduite principale du réseau s’étend sur une longueur de 14 km, tandis que la longueur totale
des conduites secondaires atteint environ 68 km. Actuellement, l’ensemble des rejets d’eaux usées est
directement déversé dans l’oued sans traitement préalable, ce qui constitue une source potentielle de
pollution pour les ressources en eau de la région.

I.9 Etude démographique de la région

L’estimation de la population pour un horizon donné est un facteur important pour l’estimation de
la quantité d’eau usée à traiter et arriver à un dimensionnement adéquat de la station d’épuration.
En Algérie, l'évolution démographique suit la loi de l'accroissement géométrique Donnée par la
formule suivante :
n
P=P 0 (1+ t)
Avec :
P : Population future.
P0 : Population de l'année de référence.
t : Taux d'accroissement démographique.
n : Nombre d'années séparant l'année de référence et l'horizon considéré.

L'accroissement de la population sera calculé avec un taux de 1.3 % jusqu'à l'année 2055 à Partir de
l'année de référence 2025 Source : DRE (MILA)
Tableau I.1 : Population future de la zone d’étude

Taux
Année d'accroisse 2025 2035 2045 2055
ment

Population (hab) 1.3% 3418 3890 4426 5036


CHAPITRE Ⅰ : Présentation de la zone d’étude

I.10 Pollution existante dans la région d’étude :

Sont résumées dans le tableau suivant :


Tableau I.2 : les analyses des eaux usées arrivent au future STEP

Paramètres Unité Quantité

DBO5 mg/l 295

DCO mg/l 591

MES mg/l 462

NTK mg/l 82

NH4 mg/l 30.15

NO3 mg/l 0.75

NO2 mg/l 0.08

P mg/l 8.46

T moy C° 18.06

PH - 7.8

La conductivité μs/cm 660


Source : DRE MILA, 2024

I.11 Choix de site de la station d’épuration :

Le site choisi pour la future station d’épuration se trouve au Sud -Ouest de la commune D’Amira
Arres, à proximité de l'oued el kebir. À 1.22 km de la ville de BOUGHERDAINE, du côté sud de la
RN◦ 105B en direction de la ville de BOUGHERDAINE. La superficie allouée au projet est de 1700
m2, avec une altitude variante entre 209 m et 210 m. Le site est caractérisé par un relief plat, cerné par
des terres agricoles.
Les coordonnées géographiques sont les suivantes :
 Latitude : 36◦ 29′40.88′′ N
 Longitude : 6◦ 04′22.50′′ E
CHAPITRE Ⅰ : Présentation de la zone d’étude

Figure I.2 : Le site de la STEP sur google earth

I.12 Conclusion :

Dans ce chapitre, nous avons exposé les informations majeures à la conception d’un step,
notamment les aspects topographiques, géologiques, climatiques, démographiques et hydrauliques. Il
ressort de notre étude que la région étudiée se caractérise par climat méditerranéen, Caractérisé par des
hivers humides et pluvieux et des étés chauds et secs. Le système d'assainissement actuel est de type
unitaire, assurant l'acheminement des eaux usées vers l'Oued El Kebir. Cependant, en raison de la
pollution de cet oued, l'implantation d'une station d'épuration s'avère indispensable pour améliorer la
qualité des eaux évacuées et favoriser leur réutilisation dans l'agriculture des zones situés près de du
step.
Chapitre II :
Généralité sur les eaux
Usées
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

II.1 Introduction :

Toutes les activités humaines, qu'elles soient domestiques, industrielles ou agricoles, produisent des
eaux usées. Ces dernières contiennent souvent des composées toxiques et divers contaminants qui, en
l'absence de traitement adéquat, peuvent entraîner des Conséquences négatifs sur l’environnement et la
santé humaine. Bien que les cours d’eau Possèdent une capacité naturelle d’autoépuration, celle-ci peut
entraîner une réduction du taux d’oxygène dans la rivière, affectant ainsi l’équilibre de l’écosystème
aquatique.
Lorsque les rejets dépassent cette capacité d’autoépuration, l’environnement Essuie une
dégradation durable. Le manque d’oxygène lié à la pollution provoque la disparition d’une multitude
d’espèces et peut entraver la migration des poissons. Par ailleurs, une concentration abusive de
phosphates favorise l’eutrophisation, un phénomène entraînant une Infestation massive d’algues qui
perturbe les écosystèmes aquatiques, menace la sécurité des activités aquatiques et complique le
traitement de l’eau destinée à la consommation

II.2 Origine des eaux usées :

Les eaux usées proviennent des sources suivantes :


 Les eaux usées domestiques
 Les eaux usées industriels
 Les eaux de ruissellement dans les zones agricoles.

II.2.1 Les eaux usées domestique :

Les eaux usées domestiques désignent prioritairement celles issues des habitations, des bâtiments
commerciaux, des établissements publics et équivalents, telles que les eaux sanitaires et les eaux
d’égout. Elles peuvent aussi contenir des rejets industriels lorsque les eaux usées domestiques et
industrielles sont mélangées dans un réseau d’assainissement unitaire en milieu urbain. [2]

II.2.2 Les eaux usées industriels :

Les eaux usées industrielles englobent les eaux issues des processus de fabrication, des activités
commerciales, de l'exploitation minière, ainsi que des équipements et opérations forestières, qu'elles
interviennent directement dans ces procédés ou pas. Ils comprennent également les eaux de
ruissellement et de lixiviation issues des surfaces soumises à des polluants en rapport avec le stockage,
la manipulation ou le traitement industriel et commercial et toute autre eau usée n'appartenant pas à la
catégorie des eaux usées domestiques. [3]
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

II.2.3 Les eaux de ruissellement dans les zones agricoles :

L’agriculture constitue une grande source de pollution de l'eau par l'apport de pesticides et
d'engrais. Elle constitue la première cause des pollutions diffuses. Les eaux agricoles provenant des sols
cultivés, en nitrates et en phosphates abondants, participent à la pollution des nappes phréatiques
superficielles et des eaux de cours d'eau et de retenues. [4]

II.3 Les différents types de pollution :

La pollution des eaux usées peut revêtir diverses formes, telles que minérale, organique et
microbiologique.

II.3.1 Pollution organique :

La présence de éléments organique dans les eaux usées, comme les matières en suspension, les
huiles, les graisses, les solvants, les produits chimiques organiques et les pesticides, favorise leur
dégradation dans l'eau. Ce processus consomme une partie de l'oxygène disponible, ce qui diminue la
concentration en oxygène dissous et peut entraîner la mortalité des organismes aquatiques.

II.3.2 Pollution minérale :

Lorsque se trouve une concentration en matières minérales, comme les nitrates, les sulfates et les
chlorures, trop forte dans les eaux usées. Ces éléments peuvent avoir une origine diversifiée, comme
dans les émissions industrielles, les déchets agricoles ou encore les ruissellements des eaux pluviales qui
passent par des terrains pollués.

II.3.3 Pollution microbiologique :

La situation de la santé aussi est critique lorsque les eaux usées contiennent un grand nombre de
micro-organismes.

II.4 Composition des eaux usées urbaines :

Sont résumées dans le tableau suivant :


Tableau II.3 : Tableau représentant la composition des eaux usées urbaines

Caractéristiques Moyenne
pH 7-7.5
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

DBO5 150 à 500 mg/l


DCO 300 à 1000 mg/1
MES 200 à 500 mg/l
Azote total (N-NTK) 30 à 80 mg/l
Phosphore total 7 à 20 mg/l
Coliformes totaux 107 à 109 bactéries pour 100 ml
Source : B.méot et [Link] :Les eaux usées urbaines,1999,620 p
. ISBN 978-0070418783.

II.5 Conséquences de la pollution :

II.5.1 La santé publique :

Les eaux usées non traitées contiennent un large éventail de micro-organismes pathogènes, lesquels
sont, en règle générale, à trouver dans le tractus intestinal humain. L'exposition à des eaux de loisirs
infectées ou à la consommation de fruits de mer infectés peuvent provoquer toutes sortes d'affections, tel
le prurit du nageur, les gastro-entérites, les dermatites, les hépatites virales, les infections cutanées, le
choléra, la fièvre typhoïde et la dysenterie. Par ailleurs, les eaux usées peuvent renfermer des substances
toxiques, mutagènes ou cancérogènes. Ainsi, l’élimination des agents pathogènes est une étape
essentielle pour préserver la santé publique.

II.5.2 Environnement :

L'accumulation et le rejet non traité des eaux usées assèchent leur matière organique, qui se
décompose, causant diverses gênes, dont notamment l'émission de gaz nauséabonds. Les végétaux et
les animaux aquatiques sont dépendants de l'oxygène dissous dont la mise au point n'est pas infinie,
alors que les nutriments des eaux usées contribuent à la croissance des végétaux aquatiques. Ce
phénomène réduit la concentration en oxygène et accélère l’eutrophisation des milieux aquatiques,
compromettant ainsi la qualité de l’eau. Par conséquent, l’élimination des matières organiques et
inorganiques est indispensable pour préserver un environnement sain, durable et propice aux
générations actuelles et futures.

II.5.3 Économique :

L'utilisation des effluents traités en agriculture contribue à la préservation de la qualité


environnementale tout en soutenant des objectifs nationaux, tels que le développement d’une
agriculture durable et la gestion efficace des ressources en eau, particulièrement en période de
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

pénurie. L'irrigation avec les eaux usées offre également l'avantage de réduire le niveau de traitement
requis et les coûts associés, grâce à l’action du sol et des cultures qui jouent le rôle de bio-filtre
naturel. De plus, l’exploitation des nutriments présents dans ces eaux permet de diminuer les
dépenses liées à la fertilisation. [4].

II.5.4 Agricoles :

Ce problème est particulièrement aigu dans certaines régions où l’eau est couramment utilisée pour
l’arrosage et l’irrigation. Le fait est que si l’eau était saturée de bactéries ou de substances biologiques à
base de contaminants radioactifs, cela dépend de la santé des plantations et, en fin de compte, du bétail.
L’effet sur la structure du sol. Selon le problème déjà mentionné des eaux usées et de leurs boues, si cela
a été contaminé par des substances toxiques ou des métaux lourds, cela nuira également aux
caractéristiques de la terre.

II.6 Norme de rejet :

Il existe deux types :

II.6.1 Normes internationales :

En outre, une norme est une valeur maximum à ne pas dépasser, qui est établie sur la base de certains
critères. Lorsque les paramètres mesurés correspondent aux exigences requises, une norme est considérée
comme respectée. Ces exigences peuvent être déterminées dans des lois, des décrets ou des manuels. De plus,
certains organismes internationaux, par exemple WHO, ont leurs propres normes pour la gestion des eaux usées..
Sont résumées dans le tableau suivant :
Tableau II.4 : Les valeurs limitent des paramètres de rejet dans un milieu récepteur

Caractéristiques Valeurs limites


PH 6,5-8,5
DBO5 <30mg/1
DCO <90 mg/1
MES <20 mg/1
NH+4 <0,5 mg/1
NO2 1 mg/1
NO3 <1 mg/1
P2O5 <2 mg/1
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

Température <30°C
Couleur Incolore
Odeur Inodore
Source : OMS, 2006

II.6.2 Norme de rejet en Algérie :

Conformément aux normes algériennes, les limites maximales des rejets d'effluents sont
répertoriées dans le tableau ci-dessous :
Tableau II.5 : Les valeurs limitent des paramètres de rejet dans un milieu récepteur

Caractéristiques Valeurs limites

Température <30°C

pH 6.5 à 8.5

Couleur Incolore

Odeur Inodore

MES <30 mg/1

DBO5 <30 mg/1

DCO <120 mg/1

NH+4 <30 mg/1

NO3 <10 mg/1

Phosphore total <20 mg/1

Huiles et Graisses <02 mg/1

Source : Journal officiel de la République Algérienne. N06°, Juillet 2006

II.7 Conclusion :

À la lumière des informations présentées dans ce chapitre, il est certain que les eaux usées
représentent un danger important pour l’homme et la vie écologique. Il est donc essentiel de les traiter
ou d’en limiter la pollution pour prévenir les impacts nocives sur l’environnement et la santé.
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

Chapitre III :
Filière de traitement des
eaux usées

III.1 Introduction

Les eaux usées qui arrivent à la station d'épuration proviennent de nombreuses sources variées,
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

comme le réseau pluvial, les habitations (toilettes, douches, éviers), les hôpitaux, les industries
(papeteries, agroalimentaire, pharmaceutique, chimique), la restauration, les abattoirs, les élevages, et
bien d'autres. De ce fait, l'eau peut contenir des micro-organismes d'origine environnementale, humaine,
animale ou industrielle. Ces micro-organismes se développent et survivent en décomposant les polluants
dans l’eau. Cette capacité est mise à profit dans les steps, qui créent des conditions appropriés pour
favoriser la croissance de micro-organismes qui dégrade les polluants carbonés et azotés.

III.2 Traitement Classique

Le traitement ancien des eaux usées passe par des étapes pour retirer les polluants et rendre l'eau
plus propre, afin qu'elle puisse être diversé dans le milieu naturelle ou réutilisée. En général, ces étapes
incluent le prétraitement, le traitement primaire et le traitement secondaire, et parfois même un
traitement complémentaire.

III.2.1 Prétraitement :

Avant d'être soumis au traitement majeur, les effluents subissent un traitement préliminaire
impliquant de multiples opérations physiques ou mécaniques. Ce traitement vise à extraire et à éliminer
les particules solides en suspension ou flottant dans l'eau susceptibles de perturber les étapes de
traitement suivantes.
Les étapes successives de ce prétraitement sont :
 Relevage
 Dégrillage
 Tamisage
 Dessablage – Déshuilage.

III.2.1.1 Relevage :

Lorsqu'un réseau d'évacuation des eaux usées est inférieur au réseau collecte, tant pour les
résidences individuelles, collectives que des équipements communautaires, ou quand le niveau du réseau
collectif est à l'intérieur du niveau de la station d'épuration, il y a un poste de relevage. Sa mission est
d'acheminer les eaux usées vers une position supérieure en utilisant un mécanisme de pompage. Ce
relevage est généralement assuré par des pompes à roues multicanales fermées ou par des vis
d’Archimède.
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

III.2.1.2 Dégrillage :

Les Dégrilleurs sont nécessaires pour la protection des équipements


électromécaniques ainsi que faire face au bouchage de conduites d'une station d'épuration. Ils
présentent la forme d'une grille qui sont étudiée pour bloquer les débris de toutes grandeur
transportée par les eaux dans le système de canalisation d'assainissement.
La performance d'un dégrilleur dépend en grande partie de l'espacement entre ses barreaux,
lui- même calculé en fonction de la grandeur et du type des déchets à dégriller.
Un compromis doit être trouvé entre celui-ci et le volume des déchets à évacuer, dans la
mesure où il a pour conséquence l'épaisseur du dépôt dans la grille, qui contrôle la
fréquence du nettoyage. Il existe une grande variété de dégrilleurs disponibles sur le marché,
y compris des modèles droits, courbes, ainsi que des systèmes de nettoyage amont ou aval,
pour répondre aux exigences spécifiques de chaque installation.

III.[Link] Grilles manuelles :

Sont inclinées entre 60 et 80 degrés par rapport à l'horizontale et sont constituées de barreaux
droits, ronds ou rectangulaires.

III.[Link] Grilles mécaniques à nettoyage par l'amont :

Les barreaux, souvent de section L, se trouvent généralement en amont de la grille


d'évacuation des déchets, qui elle-même est située à l'aval.
Il existe trois types de ces barreaux :

a) Grilles courbes :

Ce types des grilles est recommandée pour les installations avec des eaux pas trop chargées, ces
grilles sont nettoyées à l'aide de deux peignes montés sur un bras tournant autour d'un axe horizontal.

b) Grilles droites à nettoyage alternatif :

Le champ de grille est généralement incliné à 80 degrés par rapport à l'horizontale. Son nettoyage
est fait à l'aide d'un racleur, d'un râteau, d'un peigne ou d'une poche pivotante, qui soulève les déchets le
long de la grille avant de redescendre en position dégagée du champ de grille.

c) Grilles droites à nettoyage continu :

Bien adaptées pour un dégrillage fin avec risques de feutrage, tel que l'obturation de la grille par
des feuilles, ces grilles sont inclinées à 80 degrés. L'éjection des déchets du réceptacle est motorisée.
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

III.[Link] Grilles mécaniques à nettoyage par l'aval :

Il s'agit d'un système de pré-dégrillage doté d'une capacité d'extraction élevée, bien qu'il présente un
risque de réintroduction des déchets dans l'eau en aval.

III.2.1.3 Tamisage :

Le tamisage, qui consiste en une filtration sur toile ou tôle perforée avec des mailles de
différentes tailles, est une méthode de dégrillage avancée. Selon la taille des mailles, on peut
distinguer :

III.[Link] Macro-tamisage (mailles supérieures à 200 μm) :

Pour retenir les matières en suspension flottantes, les débris végétaux, les herbes, les insectes.
Cela permet de réduire la charge de pollution et d'alléger le traitement biologique.

III.[Link] Micro-tamisage (mailles de 30 à 100 μm) :

Les tamis sont utilisés pour retenir des particules très fines. Cependant, leur utilisation dans le
prétraitement des eaux usées reste limitée, principalement à cause du colmatage rapide des mailles. Les
tamis rotatifs et vibrants sont les types les plus couramment utilisés. Le tamisage joue plusieurs rôles
essentiels, comme la récupération des déchets réutilisables, la protection des canalisations et des pompes
contre les obstructions, ainsi que la réduction des risques de dépôts et de fermentation.
.

III.2.1.4 Dessablage :

Le dessablage consiste à supprimer les rejets industriels tels que les graviers, le sable et
autres maîtres minérales denses pour empêcher leur stockage dans les conduites
et les canaux, et pour prévenir les dommages dus à l'abrasion des pompes.

Cette mise hors service est devenue d'autant plus essentielle dans les usines connectées à un
réseau unitaire, et en particulier dans les industries métallurgiques et mécaniques Le processus
de dessablage arrive typiquement aux particules d'un diamètre supérieur à 200 μm, tandis que
les particules d'un diamètre inférieur sont généralement supprimées par décantation. La
remontée de sable dans l'effluent dépend de plusieurs facteurs, notamment :
- Les caractéristiques géologiques du site,
- L'état et la longueur des canalisations.

- Le type de réseau (séparatif, unitaire, mixte) et entretien.


CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

Il est essentiel que cet entretien soit réalisé pour :

- Prévenir le bouchage des tuyauteries dû au dépôt en couture et au piezagènes,

- Prévenir l’usure des pompes et matériels mécaniques,

Garantir l'efficacité et l'optimisation des étapes de traitement suivantes, notamment des


réacteurs biologiques

III.2.1.5 Dégraissage et déshuilage :

Les dégraissages et les déshuilages sont des opérations qui permettent de séparer les substances
dont la densité est légèrement inférieure à celle de l'eau, par un processus de flottation. Ces substances
peuvent être en forme de particules libres ou agglomérées avec des matières en suspension.
L'addition de microbulles d'air facilite et accélère la remontée des graisses à la surface. Le
dégraissage est une séparation solide-liquide, tandis que le déshuilage est une séparation liquide-
liquide. Les unités spécifiques à ces processus sont projetées pour un taux ascensionnel maximal de 15
m/h et pour un temps de séjour entre 8 et 15 minutes. Le flux d'air injecté est normal d'environ 0,3 m³
par mètre cube d’eau et par heure
80 % des graisses sont éliminées par le dégraisseur et 35 % de DCO ;Il existe variés types de
déshuileurs-dégraisseurs :
 Séparateur statique

 Dégraisseur-déshuileur aère

 Déshuileur longitudinal

Figure III.3 : Schéma résumant le prétraitement [6]


CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

III.2.2 Traitement physico-chimique (traitement primaire) :

La première étape du traitement des eaux usées est incroyablement efficace pour éliminer la
majorité des matières en suspension, mais elle ne suffit pas à garantir que la qualité des rejets respecte
les normes environnementales. Ce processus s'appuie sur des méthodes physiques ou chimiques qui
aident à faire tomber les particules en suspension, principalement grâce à la gravité. Cependant,
certaines substances sont trop stables pour se déposer d'elles-mêmes. Dans ces situations, on ajoute des
réactifs chimiques, comme des sels d'aluminium ou de fer, pour neutraliser les charges électrostatiques
et favoriser leur agglomération. L'utilisation de polymères rend cette agglomération encore plus rapide
en formant de gros flocs qui se déposent plus facilement. Pour les particules légères, on privilégie
parfois la flottation. Cela dit, dans de nombreux cas, une simple décantation primaire suffit pour
récupérer les boues au fond des bassins, sans avoir besoin de produits chimiques. Les résidus extraits,
riches en matières organiques, nécessitent ensuite un traitement supplémentaire pour être stabilisés avant
leur élimination ou valorisation.
Il existe plusieurs types de décanteurs :

III.2.2.1 Décanteurs statiques sans raclage :

Ils sont généralement utilisés pour les petites stations (1000 à 2000 Eh). Le temps de séjour est de
l’ordre de 1h30 à 2h au débit diurne. L’extraction des boues exige une pente de fond au moins égale à
60°.

Figure III.4 : schéma d’un Décanteur statique sans raclage utilisé pour l’épuration des eaux usées [7]
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

III.2.2.2 Décanteurs statiques à raclage mécanique des boues :

Il existe plusieurs types :

III.[Link] Décanteurs circulaires :

Le raclage unit, attaché sur un cadre rotatif au tour de l'axe du bassin, peut être équipé
d'une lame spirale singulière. Les boues sont dirigées vers une fosse centrale par un système de
raclage sur un 5 à 10 degrés pente. En parallèle, un racleur de surface dirige les éléments
flottants vers une écumoire, rendant ainsi plus facile leur retour vers la fosse des boues. Pour un
fonctionnement optimal, ce type de décanteur doit opérer de manière régulière, car des variations
de débit peuvent engendrer des turbulences susceptibles de faire remonter les boues en surface

Figure III.5 : schéma d’un Décanteurs circulaires utilisé pour l’épuration des eaux usées [6]

III.[Link] Décanteurs longitudinaux rectangulaires :

Les décanteurs à pont racleur fonctionnent selon un système de va-et-vient, faisant le raclage avec
un mouvement à contre-courant. Cependant, les décanteurs à chaînes assurent un raclage continu des
boues et des composants flottants à l'aide d'une série de raclettes montées sur deux chaînes sans fin
parallèles, qui se tournent le long des parois verticales du bassin. Dans les deux configurations, le puits
des boues se trouve à l'entrée de l'eau salle.

III.[Link] Décantation lamellaire

Ce type d'installation est équipé de lamelles parallèles inclinées, ce qui augmente la surface de
décantation et accélère ainsi le processus de sédimentation des particules.
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

Figure III.6 : schéma d’un Décanteurs lamellaire utilisé pour l’épuration des eaux usées [8]

III.2.3 Traitement secondaire :

Le traitement biologique, vise à éliminer la matière polluante biodégradable. Plusieurs


processus variés sont utilisés à cette fin, notamment :

III.2.3.1 Boues activées (cultures libres) :

Une unité de traitement par boues activées est composée essentiellement de :


 Un bassin d’aération : ou l’eau usée est mise en contact avec la biomasse bactérien
responsable de l’épuration.
 Un clarificateur : permettant la séparation entre l’eau épurée et la culture bactérienne.
 Un système de recirculation des boues, qui renvoie les boues biologiques récupérées dans le
clarificateur vers le bassin d’aération afin de maintenir une concentration microbienne stable et
garantir une purification efficace
 Un système de brassage, favorisant le contact entre les micro-organismes et la matière
organique, empêchant la sédimentation et optimisant la diffusion de l’oxygène
 Un dispositif d’apport en oxygène destiné à alimenter la masse bactérienne en air.

Figure III.7 : Schéma d’un procédé a boues activées [7]


CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

III.2.3.2 Lit bactérien (Cultures fixée) :

Est un Cette épuration biologique par aérobie repose sur l'action biochimique de micro-organismes
qui oxydent la matière organique en présence d'oxygène. Ces micro-organismes se fixent sur un support
appelé garnissage, formant ainsi un biofilm.
L'eau utilisée, préalablement décantée ou finement filtrée, est étalée sur le garnissage afin de
favoriser le contact avec le biofilm. Le temps de transit de l'eau dans le système est extrêmement court,
généralement quelques minutes.
Un clarificateur est nécessaire en sortie pour séparer et récupérer les boues produites par l'activité
bactérienne avant le rejet des eaux traitées [7].

Figure III.8 : Schéma d’un procédé a Lit bactérien [7]

III.2.3.3 Disque biologique (Cultures fixée) :

Ce système est composé d’une série de disques montés autour d’un arbre métallique, partiellement
immergé dans un canal où circule l’eau à épurer.
Ce procédée est principalement utilisé pour le traitement des effluents dans de petites installations ;
toutefois, il présente une sensibilité aux variations qualitatives des charges polluantes de l’effluent ce
qui peut limiter son efficacité dans des conditions fluctuantes [7].
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

Figure III.9 : Schéma d’un procédé a Disque biologique [7]

III.2.4 Traitement tertiaire :

Il Il s'agit d'une étape complémentaire qui vise à éliminer les polluants résiduels après les
traitements primaires et secondaires.

III.2.4.1 Elimination d’azote :

Ce processus vise à améliorer l'élimination de l'azote lorsque le traitement biologique est insuffisant
pour atteindre les buts désirés. Il repose sur l'addition d'une étape spécifique de nitrification et/ou de
dénitrification, avec éventuellement un apport externe de substrat carboné.
 Méthodes de Traitement :
• Nitrification : Se produit dans les bassins d'aération, où l'ammonium est oxydé en nitrate à l’aide
les bactéries nitrifiantes.
• Dénitrification : dans les réservoirs d'anoxie, où les nitrates sont convertis en azote gazeux par
des bactéries dénitrifiantes. Le processus nécessite une source de carbone organique, soit apporté par
l’effluent, soit via un ajout extérieur si la DBO5 est trop petite.
• Le modèle Ludzack-Ettinger réalise une pré-dénitrification en amont de l'aération, en utilisant le
carbone disponible dans l'effluent. Le nitrate produit en zone aérobie est recyclé vers la zone
anoxique pour y être dénitrifié, permettant ainsi d'obtenir une efficacité de traitement maximale tout
en réduisant le coût d'ajout de carbone externe.
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

Figure II.5 : Schéma représenté la technique d'élimination de nitrates [8]

 Si la (DBO5) de l'effluent est trop faible, il est alors nécessaire d’ajout de carbone

Figure III.10 : Schéma de dénitrification en cas de faible DBO5.. [8]

III.2.4.2 La déphosphatassion :

L’élimination du phosphore est fait à l'aide de procédés de déphosphatation, qui soient physico-
chimiques ou biologiques.
La Déphosphatassion biologique : basé sur l'alternance des phases anaérobies et aérobies en cours
de traitement secondaire. Il donne aux bactéries chargées d'assurer la rétention et le stockage du
phosphore en excès. Mais il est moins efficace que la déphosphatation physico- chimique.
La Déphosphatassion Physico-chimique : basé sur la précipitation du phosphore en présence de sels
minéraux, comme le sulfate d'ammonium ou bien le chlorure ferrique. Le traitement peut être effectué
directement dedans le bassin des boues activées en complément du traitement biologique, ou être
appliqué comme traitement final. [10]

III.2.4.3 La désinfection

La désinfection vise à réduire la population de germes pathogènes contenus dans les effluents avant
leur rejet dans l'environnement. Contrairement à l'épuration des eaux, qui exige l'absence totale de
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

coliformes, les normes relatives aux eaux résiduaires urbaines (URE) dépendent du milieu récepteur et
de la réglementation.
On distingue deux grandes catégories de traitements :

III.[Link] Les procédés extensifs :

Similaire au lagunage et à l'infiltration-percolation (filtration à travers une masse filtrante).


Avec le lagunage, il ne reste qu'une seule bactérie sur 1 000 à 10 000 initialement présentes dans
l'eau résiduelle, tandis qu'avec l'infiltration-percolation, il n'en reste qu'une sur 100 à 1000.

III.[Link] Les procédés physico-chimiques intensifs :

Tels que la désinfection par le chlore, l'acide peracétique, les UV, l'ozone ou encore la
filtration sur membranes d'ultrafiltration ou de microfiltration. L'efficacité de ces procédés dépend
des doses appliquées, permettant une réduction de 4 à 6 logarithmes. La filtration par
ultrafiltration (UF), quant à elle, assure une désinfection totale. [10].

III.3 Le traitement des boues :

Les boues produites par les step proviennent essentiellement des particules solides qui ne sont ni
retenues par les prétraitements ni éliminées lors des processus de traitement de l'eau, impliquant la
dégradation et la séparation des polluants. Elles contiennent des matières organiques non décomposées,
des substances minérales, des micro-organismes et une grande quantité d'eau.
Les boues provenant des eaux urbaines sont particulièrement riches en éléments fertilisants,
notamment en phosphore et en azote.
Selon le type de traitement mis en place dans la station d'épuration, les collectivités peuvent être
amenées à gérer différents types de boues.

III.3.1 Épaississement des boues :

Les procédés d'épaississement des boues visent à diminuer leur volume en enlevant une partie de
l'eau dont elles sont constituées, ce qui conduit à augmenter leur contenu en matière sèche. Les procédés
simples à mettre en œuvre et peu énergivores sont particulièrement appropriés aux petites collectivités
ou aux stations dotées de ressources financières limitées. [19]
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

Figure III.11 : Schéma de fonctionnement d'un épaississeur [13]

III.3.2 Stabilisation et hygiénisation :

La stabilisation des boues sert à ralentir leur décomposition, en particulier la fermentation. Cela
aide à réduire les mauvaises odeurs, les émissions de méthane, les risques de pollution par infiltration, la
présence de bactéries et la consommation d'oxygène.

III.3.3 Déshydratation :

La déshydratation ramène le contenu d'eau des boues à une siccité de 15 à 40 % selon la chaîne de
traitement de l'eau, la qualité des boues et la méthode utilisée. Il concerne une mixture des boues
primaires, secondaires et parfois tertiaires.
La déshydratation des boues peut être réalisée de deux façons :

III.3.3.1 Déshydratations naturelles :

Est réalisée de deux manières :


 Lit de séchage
 Lit planté des macrophytes
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

Figure III.12 : Coupe d’un lit planté de macrophytes [13]

III.3.3.2 Déshydratations mécaniques :

Les mécanismes principaux de la déshydratation mécanique sont :


 La filtration sous vide.
 La filtration sous pression.
 Les filtres à bande.

Figure III.13 : Déshydratation par sous pression [13]

III.4 Incinération des boues :

Ainsi, le problème des boues se pose en termes d'évacuation, avec trois solutions envisageables :
CHAPITRE Ⅲ : Filière de traitement des eaux usées

III.4.1 Mise en décharge :

Déposer les boues stabilisées et déshydratées en décharge, une option qui n'est plus réalisable à
partir de 2002.

III.4.2 Valorisation agricole :

Utiliser les boues stabilisées comme un fertilisant sur les sols agricoles. Elles peuvent être
appliquées sous forme liquide, solide ou compostée.

III.4.3 Incinération :

Les boues, surtout celles qui sont naturellement combustibles une fois déshydratées, peuvent être
incinérées. Néanmoins, avant de rejeter les fumées dans l’air, un traitement est important, surtout si elles
contiennent beaucoup de polluent ou poussière. Ce traitement se fait en multiples étapes, qui peuvent
inclure un pré-cyclonage, un dépoussiérage électrostatique, un lavage et parfois une oxydation
catalytique. [13]

III.5 Conclusion :

Le traitement des eaux usées permet d'éliminer une part importante des polluants tout en générant
des sous-produits. La qualité de l'eau à purifier, son potentiel de réutilisation et le milieu dans lequel elle
sera rejetée influencent la méthode utilisée. Une fois traitées, ces eaux peuvent être éliminées sans
présenter de risque environnemental significatif.
Chapitre IV :
Dimensionnement de la
station d'épuration
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

IV.1 Introduction :

Après toutes les données dans le chapitre précédent on peut commencer le dimensionnement de
STEP.
Ce chapitre est consacré au dimensionnement des différents ouvrages cités ci-dessus pour les deux
horizons 2035 et 2055.

IV.2 Calculs de base pour le dimensionnement :

Une étape essentielle d'un projet d'évaluation consiste à évaluer les caractéristiques et les débits des
eaux utilisées pour le traitement. Ces données sont cruciales pour dimensionner avec précision les
infrastructures nécessaires.

IV.2.1 L’Estimation des besoins :

La conception d'une station d'épuration est basée sur l'évaluation de sa capacité hydraulique de
traitement, qui comprend divers types de débits, à savoir :
 Consommation domestique
 Consommation des équipements
 Débits d’eaux industrielles
 Débits de temps de pluie

IV.2.1.1 L’Estimation des besoins domestiques :

Le débit moyen se calcule comme suit :

Q moy j=Nhab× ¿˙
Qj
Q moy h=
24
Avec :
Q moy j : La consommation moyen journalier (m3/j).
N : La population (habitant).
Dot : La dotation (L/j/habitant) 150 L/j/habitant [1]
Q moy h : La consommation moyen horaire (m3/h)
Les calculs sont présentés dans le tableau suivant :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

Tableau IV.6 : Estimation du débit moyen des eaux usées aux différents horizons d’études

N Dot
Qj (L/j) Qj (m3) Qh (L/j) Qh (m3)
(Habitant) (L/j/habitant)
3418 150 512700 512.7 21362.5 21.3625
2025
3890 150 583500 583.5 24312.5 24.3125
2035
5036 150 755400 755.4 31475 31.475
2055

IV.2.1.2 Les Besoins d’équipements :

Les calculs sont présentés dans le tableau suivant :


Tableau IV.7 : Estimation du débit moyen des équipements

Établissements Effectif / Capacité Dotation Débit (m³/j)


École primaire 1200 élèves 30 l/élève/j 36
Collège (CEM) 800 élèves 30 l/élève/j 24
Lycée 400 élèves 30 l/élève/j 12
CFPA 100 élèves 30 l/élève/j 3
Hôpital 35 lits 300 l/lit/j 10.5
Polyclinique 10 lits 300 l/lit/j 3
Mosquée 2200 fidèles 5 l/fidèle/j 11
Zaouïa 80 fidèles 5 l/fidèle/j 0.4
Salle de prière 200 fidèles 5 l/fidèle/j 1
Protection civile 30 agents 20 l/agent/j 0.6
Maison de jeune 180 personnes 40 l/personne/j 7.2
Stade 500 personnes 15 l/persone/j 10.5
Total 116.05 m³/j

Remarque :
Dans notre situation, étant donné l'absence de données concernant les équipements futurs prévus
dans la région à long terme (horizon 2055), nous supposons que le débit des équipements augmentera de
5 % par rapport au débit calculé précédemment pour les équipements.
Source : la mairie d’Amirra arres ([Link])

Alors :
Qmoy.j équi (2055) = 116.05 × 1.05 = 121.8525 (m³/j)
Qmoy.h équi (2055) = 4.835 × 1.05 = 5.077 (m³/h)

IV.2.1.3 Le Débits d’eaux industrielles :

La région d'étude est à vocation agricole, ne comportant donc pas d’usines industrielles
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

IV.2.1.4 Calcule de besoin total :

On le calcule par la relation suivante :


Qmoy.j tot = Qmoy.j dom + Qmoy.j équi
Qmoy.j tot (2025) = 512.7 + 116.05 = 628.75 (m³/j) = 26.198(m³/h)
Qmoy.j tot (2035) = 583.5+ 116.05 = 699.55 (m³/j) = 29.148 (m³/h)
Qmoy.j tot (2055) = 755.4+ 121.85 = 877.25 (m³/j) = 36.552(m³/h)

IV.2.1.5 Calcule de débit des eaux usées évacue :

Qrej=Qmoy . j tot ×Cr


Avec :
Cr : coeffession de rejet de 70% à 80% (Le coéffession de rejet Cr du village de Bougherdaine
tient de 80%)
Qrej : débit moyen journalier des eaux usée rejeté (m3/j).
Qrej (2025) = 628.75 × 0,8 = 503 m³/j = 20.96 m³/h
Qrej (2035) = 699.55 × 0,8 =559.64 m³/j = 23.32 m³/h
Qrej (2055) = 877.25 × 0,8 =701.8 m³/j = 29.24 m³/h

IV.2.1.6 Calcule de débit de pointe :

Cela peut être dans deux cas :

IV.[Link] Débit de temp sec :

Il est donné par la formule qui suit :


Qpts = Kp × Qrej
Avec :
Qpts : débit de point par temps sec (m3/j).
Kp : coefficient de pointe.
Qrej : débit moyen journalier des eaux usée rejeté (m3/j).

 Kp :
2.5
Kp=1.5+ si Q rej > 2,8 l/s
√ Q rej
Kp = 3 si Q rej < 2,8 l/s
Dans notre cas :
 Kp (2024) = 2.536
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

 Kp (2034) = 2.482
 Kp (2054) = 2.377

IV.[Link] Débit de temp de pluie :

Donné par :
Qptp=(3 à 5)×Qpts
Avec :
Qptp : débit de point en temps de pluie
Qpts : débit de point en temps sec (3 × Qpts)

Les calculs sont présentés dans le tableau suivant :


Tableau IV.8 : Estimation du débit de pointe des eaux usées aux différents horizons d’études

Horizon Qmoy.j (m³/j) Kp Qpts (m³/j) Qpts (m³/h) Qptp (m³/j) Qptp (m³/h)

2025 503 2.536 1275.608 53.150 3826.824 159.451

2035 559.64 2.482 1389.026 57.876 4167.078 173.628

2055 701.8 2.377 1668.179 69.507 5004.537 208.522

IV.2.1.7 La Capacité de future station d’épuration :

Donné par :
Qmoy . j
¿ /h=
×˙ 0.8
Les calculs sont présentés dans le tableau suivant :
Tableau IV.9 : Estimation du débit de pointe des eaux usées aux différents horizons d’études

Horizon 2025 2035 2055

La capacité du futur STEP (m3/j) 503 559.64 701.8

Le nombre d’équivalent habitant (Eq/h) 4192 4664 5849

IV.2.2 L’Evaluation des charges polluantes :

La conception des installations de traitement des eaux usées repose sur une évaluation précise des
niveaux de pollution présents, déterminés à partir des résultats des analyses réalisées.
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

IV.2.2.1 Présentation des analyses des eaux usées évacuées au STEP :

Les analyses effectuées en 2022 dans le village de Bougherdaine sont présentées dans le tableau
suivant :
Tableau IV.10 : Présentation des analyses des eaux usées arrive au future STEP

Paramètres Analysés Unité Résultats

PH / 7.8

Température de l’eau C° 18.06

Conductivité µs/cm 660


M.E.S mg/l 462
DCO mgO2/l 591
DBO5 mgO2/l 295
NTK mg/l 82
NH4 Mg/NH4 30.15
NO3 mg/l 0.75
NO2 mg/l 0.08
Phosphore total mg/l 8.46

Source : DRE : MILA, 2022


Remarque :
Les analyses des eaux usées du village de Bougherdaine font ressortir que :
 La biodégradabilité :
Un effluent brut du type domestique présente les caractéristiques suivantes
DCOmoy
 =2 inférieurs à 2,5
DBO5 moy
La biodégradabilité du rejet donc il est inférieur ou égal à 2,5 ce qui montre que nous sommes dans un
cas des eaux usées domestiques est facilement biodégradable.
 Le pH est neutre, ce qui est expliqué par le fait que le rejet est de nature domestique.
 La concentration d’Huiles et de phosphore dans le rejet est faible.
 La concentration d’azote dans le rejet est moyen
 La concentration de MES dans le rejet est élevé.
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

IV.2.2.2 Calcule des charges polluantes :

On va calculer ces charges polluantes en utilisant la relation suivante :


−3
L(Kg/ j)=C ( polluant )× Qmoy . j× 10
Avec :
L : Charge polluante en (Kg/j)
C (polluant) : la concentration moyenne de polluant en (mg/l)
Qmoy.j : débit moyen qui arrive à la STEP en (m³/j)
Les calculs sont présentés dans le tableau suivant :
Tableau IV.11 : Quantité des charges polluantes

C Qmoy.j C Qmoy.j C Qmoy.j


L (Kg/j) L (Kg/j) L (Kg/j)
(mg/l) (m³/j) (mg/l) (m³/j) (mg/l) (m³/j)

2025 2035 2055

DBO5 295 503 148.385 295 559.64 165.0938 295 701.8 207.031

591 503 297.273 591 559.64 330.7472 591 701.8 414.7638


DCO
4
462 503 232.386 462 559.64 258.5536 462 701.8 324.2316
MES
8

NTK 82 503 41.246 82 559.64 45.89048 82 701.8 57.5476

30.15 503 15.16545 30.15 559.64 16.87314 30.15 701.8 21.15927


NH4
6
NO3 0.75 503 0.37725 0.75 559.64 0.41973 0.75 701.8 0.52635

0.08 503 0.0402 0.08 559.64 0.044771 0.08 701.8 0.056144


NO2
4 2

8.46 503 4.2553 8.46 559.64 4.734554 8.46 701.8 5.937228


P
8 4

IV.3 Dimensionnement des ouvrages de la Station d’épuration :

La station d'épuration à dimensionner sera constituée des ouvrages suivants :


CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

IV.3.1 Prétraitements :

Les ouvrages de prétraitement sont employés pour éliminer les gros déchets, les sables et
les graisses présents dans l'effluent brut. Cette étape a pour objectif de protéger les installations
en aval et de faciliter le traitement biologique qui suit.

IV.3.1.1 Dégrillage grossier et fin :

On opte dans notre étude pour une grille droite car ce type de grille est utilisé dans les petites et
moyennes installations, pour des eaux pas trop chargées et pour des faibles débits, avec une profondeur
de canal variant entre 0.5 et 1.8 m.

IV.[Link] La largeur de la grille :

La largeur de la grille est donnée par l’expression suivante :

Qptp × Sinα
l=
hmax ×V ×(1−β )× C
Avec :
α : Angle d’inclinaison de la grille avec horizontal (75°)
hmax : Hauteur maximum admissible de l’eau sur une grille, hmax = (0,15 à 1,5) m
C : Coefficient de colmatage de grille.
 Pour une grille manuelle, C =0,1m à 0,3m.
 Pour une grille mécanique, C =0,4m à 0,5m.
On prend :
 Pour le dégrillage grossier : hmax = 0,9 m
 Pour le dégrillage fin : hmax = 0,6 m
 C = 0.5 (une grille mécanique)

Calcul de la Fraction de surface occupée par les barreaux :


d
β=
e+ d
Avec :
e : épaisseur des barreaux
d : espacement entre les barreaux
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

IV.[Link] La longueur mouillée :

Hmax
L 0=
sin α
Avec :
α : angle d’inclinaison de la grille avec l’horizon (60◦ < α < 90◦)
On bprend (75°)

IV.[Link] La surface de passage de l’effluent :

Q ptp
S=
Ve × β ×C
Avec :
Ve : Vitesse de passage à travers la grille (m/s) . (0,6 ÷ 1,4) m/s.
Q ptp : Débit de pointe de temps pluviale (m3/s)
On prend :
Ve = 1 m/s

IV.[Link] La longueur de la grille :

L=L 0+0.5
Avec :
L0 : La longueur mouillée.

IV.[Link] Calcul des pertes de charge :

La méthode de Kirschmer est une approche empirique couramment utilisée pour estimer les pertes
de charge spécifiques d'un dégrilleur.
( 43 ) ×
ΔH =δ × (ⅇ)
d v2
2× g
× s ¿(¿˙α)¿

Avec :
ΔH : La perte de charge (m)
δ : Le coefficient de forme des barreaux
g : Accélération de la pesanteur (9,81 m/s2)
d/e : Épaisseur des barreaux / espacement entre les barreaux (cm)
V : Vitesse d’écoulement dans la grille : (0,7 m/s - 1,0 m/s) on prend 0,78 m/s
α : angle d’inclinaison de la grille (75°)
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

Tableau IV.12 : Les valeurs de δ

Types des barreaux δ

Section rectangulaire 2,42

Section rectangulaire arrondi en semi-circulaire à l’amont 1,83


Section rectangulaire arrondi en semi-circulaire à l’amont et à
1,67
l’aval
Section circulaire 1,79

Section ovoïde avec une grande largeur à l’amont 0,76

On prend :
δ = 1.79 (Section circulaire)

IV.[Link] Calcul des refus des grilles :

Pour une eau usée urbaine, la quantité des déchets collectés par les grilles par habitant et par an est
estimée à :
 « Vret = 5 à 10 l/hab/an pour une grille fine.
 Vret = 2 à 5 l/hab/an pour une grille grossière. » [14]
Le volume des déchets retenus dans notre cas sera ainsi déterminé comme suit :

−3
N ×Vret . min× 10
V min=
365
−3
N ×Vret . max ×10
V max=
365
Vmin+Vmax
V moy=
2
Avec :
N : Equivalent habitants
[Link] : le volume minimum retenu par la grille par habitant (m3)
[Link] : le volume maximum retenu par la grille par habitant (m3)

On résume les résultats de calcul dans le tableau suivant :


CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

Tableau IV.13 : dimensionnement de dégrillage grossier et fin

Les paramètres Dégrillage grossier Dégrillage fin

Horizon 2035 2055 2035 2055

Le débit de pointe à temps pluviale 0.048 0.058 0.048 0.058


(m3/s)
0.02 0.02 0.01 0.01
Espacement entre les barreaux (m)

0.05 0.05 0.01 0.01


Épaisseur des barreaux (m)

La Fraction de surface occupée par 0.29 0.29 0.5 0.5


les barreaux β
1 1 1 1
Largeur de la grille (m)

0.83 0.83 0.5 0.5


La longueur mouillée de la grille (m)

1.33 1.33 1 1
La longueur de la grille (m)

1.33 1.33 1 1
La surface (m)

0.026 0.026 0.054 0.054


Les pertes de charge (m)

Les refus des grilles Vmax (m3/j) 0.06 0.08 0.13 0.16

Les refus des grilles Vmin (m3/j) 0.025 0.032 0.064 0.08

Les refus des grilles Vmoy (m3/j) 0.043 0.056 0.097 0.12

Remarque :
La différence entre les dimensions de 2035 et de 2055 n’est pas importante, Nous construisons
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

l'installation avec les dimensions de 2055

IV.3.1.2 Le Déssableur – déshuileur :

Quand l’eau arrive à la station, il subit en premier temps un prétraitement dans une filière dite
(dessableur - déshuileur) et ça pour protéger la station contre les dépôts et l’abrasion des installations
électroniques.
L'eau usée est aérée par insufflation, facilitant ainsi la séparation du sable et de l'eau, et favorisant
l'accumulation des graisses et des huiles à la surface. Le sable, qui se dépose au fond, est extrait à l'aide
de pompes spéciales. Les huiles, récupérées en surface dans une zone de tranquillisation, sont déversées
dans un puisard à graisse pour être transportées par camion vers une décharge.

IV.[Link] Le Déssableur :

« Le Déssableur de forme rectangulaire présente les caractéristiques suivantes :


 Ve : la vitesse horizontale (vitesse d’écoulement est 0.1< Ve <0.3) (m/s)
 Vs : la vitesse de sédimentation (vitesse est : 40<Vs < 70) (m3 /m2 /h)
L
 = (10 - 15)
H
 L : Longueur de bassin.
 H : Profondeur de bassin. H = (1 – 3) m
 Ts : temps de séjours de l’eau dans le dessableur (entre 3 et 5 min) » [15]
On prend :
 H = 2.5 m
 Ve = 0.2 m/s.
 Vs = 60 (m3 /m2 /h)
 Ts = 4 min

a) Le volume :

Donné par :
V =Qptp × Ts
Avec :
Qptp : le débit de la station.

b) La surface horizontale :

Donné par :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

V
Sh=
H
Avec :
H : profondeur du bassin

c) La longueur :

Donné par :
L
=10
H
Avec :
H : profondeur du bassin

d) Largeur :

Donné par :
Sh
l=
L

IV.[Link] Le Déshuileur :

Le déshuileur présente les caractéristiques suivantes :


 « V asc : vitesse ascensionnelle vari de 10 à 15 m/h on prend 15 m/h :
 Ts : temps de séjour de 8 à 15 min ; » [15]
On prend :
 Ts = 10 min

a) Le volume :

Donné par :
V =Q ptp × Ts
Avec :
Qptp : le débit de la station.

b) La surface horizontale :

Donné par :
Q ptp
Sh=
V asc
Avec :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

V asc : vitesse ascensionnelle de 15 m/ h


Qptp : le débit de la station.

c) La Profondeur du bassin :

Donné par :
V
H=
Sh

d) La largeur et la longueur :

La largeur est donnée par :

l=
√ Sh
2
Avec :
L/l = (2 à 5) on prend 4.5
L est la longueur du bassin.

e) La longeur :

Donné par :
Sh
L=
L

f) Calcul les besions en air :

La quantité d’air à insuffler varie de 1 à 1,5 m3 d’air/ m3 d’eau [15]


Donné par :
Q air=Q ptp ×Vair
Avec :
Vair : La quantité d’air à insuffler ; Vair = 1.5 m3 d’air/ m3 d’eau
Remarque :
Dans le cas des ERU, les deux étapes peuvent être effectuées dans le même ouvrage à condition de
choisir celui ayant le plus grand volume (généralement le déshuileur)

IV.[Link] Calcul des quantités des matières éliminées par déssableur- déshuileur :

Les MES contiennent 30% de MM (matières minérales) et 70% de MVS (matières volatiles en
suspension) [4]
C’est-à-dire :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

MES=70 % MVS +30 % MM


 Les matières minérales éliminées :
déssableur- déshuileur permet d’éliminer 70% des matières minérales totales
MMe= MM × 0.7
 Les matières minérales à la sortie de déssableur- déshuileur :
MMs=MM−MMe
 Les MES à la sortie de déssableur- déshuileur :
MESs=MMs+ MVS
 Le DCO élimine par le déssableur- déshuileur :
Le déssableur- déshuileur élimine 80% la de graisse, et la graisse représente 35% de la DCO des
eaux usées. [4]
DCOe=0 , 28× DCO
 Le DCO à la sortie de déssableur- déshuileur :
DCO s=DCO – DCOe
On résume les résultats de calcul dans le tableau suivant :

Tableau IV.14 : Les résultats de dimensionnement d'un dessableur-déshuileur

Les paramètres Résultats

Horizon 2035 2055

Le débit de pointe à temps pluviale (m3/j) 4167.078 5004.537

Le débit de pointe à temps pluviale (m3/h) 173.628 208.522

Le volume (m3) 28.94 34.75

Section horizontale (m²) 11.58 13.9

La profondeur (m) 2.5 2.5

La largeur (m) 2.4 2.6

La longueur (m) 10.8 11.7

Temps séjour Ts (min) 10 10

Le volume d’air à insuffler dans le 260.442 312.783


déssableur (m3d’air/h)
258.55368 324.2316
La charge en MES à l’entrée de
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

dessableur-déshuilleur (Kg/j)
La charge en MVS contenues dans les 180.9876 226.9621
MES (Kg/j)
La charge en MM contenues dans les 77.566104 97.26948
MES (Kg/j)
La charge en MM éliminées (Kg/j) 54.296 68.0886

La charge en MM à la sortie de 23.27 29.18084


dessableur-déshuilleur (Kg/j)
La charge en MES à la sortie de 204.257 256.143
dessableur-déshuilleur (Kg/j)
La charge en DCO à l’entrée de 330.74724 414.7638
dessableur-déshuilleur (Kg/j)
La charge en DCO éliminées (Kg/j) 92.6092 116.1339

La charge de DCO à la sortie de 238.138 298.6299


dessableur-déshuilleur (Kg/j)

Remarque :
La différence entre les dimensions de 2035 et de 2055 n’est pas importante, Nous construisons
l'installation avec les dimensions de 2055.

IV.3.2 Le traitement secondaire :

Le traitement biologique, hautement adaptable à l'épuration des eaux usées urbaines, est réalisé
après les étapes de dégrillage et de dessablage-déshuilage.
Ce processus reproduit de manière approximative l'épuration naturelle observée dans les cours
d'eau. Dans le cadre de l'actuel projet, nous avons réalisé le dimensionnement du traitement biologique
de la station d'épuration en étudiant deux variantes technologiques : le bassin d'aération (boues activées)
et le lit bactérien. Il s'agit de comparer les deux solutions à la fois sur les plans technique et économique,
pour recommander l'option la plus appropriée aux besoins de la commune et à l'analyse des contraintes
du projet.
La sélection de ces deux processus repose sur leur efficacité dans le traitement des eaux usées
domestiques, ainsi que sur leur utilisation courante dans les stations d'épuration de capacité moyenne.
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

IV.3.2.1 La première variante : Le bassin biologique :

IV.[Link] Le Rendement d’élimination :

Donné par :
DBO 5 entrée−DBO 5 sortie
R= × 100=89.83 %
DBO 5 entrée
Avec : la concentration à la sortie égale à 30 mg/l
Donc :
Le Bassin biologique à faible charge
Donc on est en face d’un traitement des boues activées à faible charge, caractérisé par les
paramètres suivants :
 « Une charge massique : 0,1 < Cm < 0,25 (Kg DBO5 / Kg MVS /j)
 On prend une charge massique : Cm = 0,2 Kg DBO5 / Kg MVS/j)
 Une charge volumique : 0,3< Cv <0,7 (Kg DBO5/j/m3)
 On Prend une charge volumique : Cv = 0,5 Kg DBO5/j/m3 » [4]

IV.[Link] L’élimination des polluantes :

Les polluants éliminer dans le bassin biologique sont :

a) L’élimination de (DBO5) :

 La charge de (DBO5) à l’entrée (L0) :


L 0=C 0× Qmoy j(Kg/ j)
 La charge de (DBO5) à la sortie (Lf) :
L f =C f ×Qmoy j(Kg/ j)
Avec:
Cf = 30 mg/l
 La charge de (DBO5) éliminée (Le) :
¿=L0−L f (Kg / j)
On résume les calculs dans le tableau suivant :
Tableau IV.15 : Les résultats de Les charges polluantes (DBO5)

Les paramètres Résultats


Horizon 2035 2055
La charge polluante à l’entrée 165.0938 207.031
(Kg/j)
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

La charge polluante à la sortie 16.79 21.06


(Kg/j)

La charge polluante éliminée 148.3 185.98


(Kg/j)

b) L’élimination d’azote :

1 - Nitrification :

Est donnée par :


N à nitrifier=NTKentrée−Nopr−Nass−NH 4 rejet (kg / j)
Avec :
NTKentrée : charge d’azote kjeldahl apportée par l’eau brute (kg/j).
Nopr : masse d’azote organique particulaire réfractaire (piégée dans les boues) (kg/j) ;
Nosr : masse d’azote organique soluble réfractaire (rejeté) (kg/j) ;
Nosr = Nopr = 2% du NTK entrée (kg/j).
Nass : masse d’azote assimilée par les bactéries(kg/j).
Nass = 5% du flux de DBO5 entrant (kg/j).
NH4 rejet : masse d’azote ammoniacal rejetée avec l’eau épurée (kg/j) sachant que la norme est :
NH4+< 30 mg/l

2 - Dénitrification :

Est donnée par :


𝐍 à 𝐝é𝐧𝐢𝐭𝐫𝐢𝐟𝐢𝐞𝐫 = 𝐍 à 𝐧𝐢𝐭𝐫𝐢𝐟𝐢𝐞𝐫 − 𝐍𝐎 𝟑 𝐫𝐞𝐣𝐞𝐭 (𝐤𝐠/𝐣)
Avec :
N NO 3 rejet : charge d’azote nitrique rejetée avec l’eau épurée, d’une concentration de 30 mg/L

c) La quantité et la concentration des boues dans le bassin :

Est donnée par :

charge journalière enDB O5


X a=C MVS ×V bassin biologique=
Cm
Et
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

charge journalière en DB O5
C MVS=
C m ×V bassin biologique

Note : Concentration de boues dans le bassin [𝑋𝑎] (g/l) est égal à la masse des boues dans le bassin
divisé sur le volume de bassin biologique
On résume les calculs dans le tableau suivant :

Tableau IV.16 : Les résultats d’élimination de nitrate

Les paramètres Résultats


Horizon 2035 2055

Les boues (MVS) dans le bassin

La masse de boues dans le bassin 825.469 1035.155


(Xa) (kg/j)
Concentration de boues dans le 2.5
2.5
bassin [𝑋𝑎] (g/l)
Masse d’azote à nitrifier
NTK entrée (kg/j) 45.89 57.55
N opr (kg/j) 0.92 1.15
N assimilé (kg/j) 7.42 9.3
N NH4 rejet (kg/j) 16.79 21.054
N à nitrifier (kg/j) 20.76 26.046
Masse d’azote à dénitrifier
N NO 3 rejet (kg/j) 5.6 7.018
N à dénitrifier (kg/j) 15.16 19.028

IV.[Link] Dimensionnement du bassin biologique :

Ses dimensions sont :

a) Le volume du bassin biologique :

Donné par :
L0
V=
Cv
Avec :
Cv : Charge volumique (kg DBO5/ m3.j).
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

L0 : Charge polluante à l’entrée du bassin (kg DBO5/j).

b) Le volume utile :

Donné par :
V
Vu=
N
Avec :
N : nombre des bassins 2

c) La Surface horizontale du bassin :

Donné par :
V
Sh=
H
Avec :
H : La hauteur du bassin (Elle vairée entre 3 et 5 m) On prend : H = 5 m

d) La surface utile :

Donné par :
Sh
Shu=
N
Avec :
N : nombre des bassins 2

e) La longueur :

L=l ×2
Shu=l × L
Alors :
L= √ 2 × Shu

f) La largeur :

Donné par :
L
l=
2
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

g) Calcul du temps de séjour :

 Pour le débit moyen horaire :


Vu
Ts=
Q moy h

 Pour le débit de pointe par temps sec :


Vu
Ts=
Q pts

 Pour le débit de pointe en temps de pluie :


Vu
Ts=
Q ptp

IV.[Link] Dimensionnement du bassin d’anoxie :

Ses dimensions sont :

a) Le volume du bassin :

Le calcul du volume du bassin est effectué à partir de la relation suivante :


N à nitrifier × 1000
V=
V a × [ MVS ] ×24
Avec :
Va : cinétique de dénitrification ; Va = 2,7 (g de N NO3 /Kg de MVS/h) [4]
[MVS] : concentration des boues activées dans le bassin en (kg/m3). Est égal à la masse des boues dans
le bassin divisé sur le volume de bassin biologique
N à nitrifier : quantité d’azote à nitrifier (kg/j)

b) Le volume utile :

Donné par :
V
Vu=
N
Avec :
N : nombre des bassins 2

c) La surface horizontale du bassin :

Donné par :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

Vb
Sh=
H
Avec :
H=4m

d) La surface utile :

Donné par :
Sh
Shu=
N
Avec :
N : nombre des bassins 2

e) La largeur :

Donné par :
La largeur du bassin d’anoxie = La largeur du Bassin biologique

f) La longueur :

On a :
Shu=l × L

Alors :
Shu
L=
l

IV.[Link] Dimensionnement du bassin d’aération :

Ses dimensions sont :

a) Le volume du bassin d’aération :

Est donné par la relation suivante :


V bassin d’aération = V bassin biologique – V bassin anoxie – V bassin anaérobie

b) Le volume utile :

Donné par :
V
Vu=
N
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

Avec :
N : nombre des bassins 2

c) La Surface horizontale du bassin :

Donné par :
Vb
Sh=
H
Avec :
H=4m

d) La surface utile :

Donné par :

Sh
Shu=
N
Avec :
N : nombre des bassins 2

a) La largeur :

Donné par :
La largeur du bassin d’aération = La largeur du Bassin biologique

b) La longueur :

On a :
Shu=l × L

Alors :
Shu
L=
l

IV.[Link] Dimensionnement de la zone de dégazage :

Le dégazeur, positionné en amont du décanteur, est un composant crucial pour éliminer les bulles
présentes dans le mélange eau/boue. Ces bulles sont principalement générées par la formation de gaz
lors des réactions en aérobie ou anoxie, en particulier avec la présence d’azote gazeux. L’objectif du
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

dégazeur est d’assurer le bon fonctionnement du décanteur, en évitant toute remontée non désirée de
boues dans le clarificateur [15].
Source : BOURRIER, Régis ; SATIN, Marc ; SELMI, Béchir. Guide technique de l’assainissement.
Éd. le Moniteur, 2010.
Une zone de dégazage (de type circulaire) a été conçue pour chaque bassin biologique, positionnée en
aval. Cette zone est spécialement conçue pour gérer les débits de pointe, avec une charge hydraulique de
40 m3/m2/h au débit de pointe [15]. Elle prend en compte la totalité des débits qui y transitent, y compris
les eaux usées et le débit de recirculation des boues.
La surface (notée Sdégazeur) et le volume de la zone de dégazage (notéVdégazeur) sont déterminés par les
formules suivantes
Source : SADOWSKI, AG. Traitement des eaux usées urbaines. Cours ENGEES. 2002, t. 3, p. 429-
524.

a) Surface du dégazeur :

Donnée par :
Q ptp
S dégazeur=
ch

b) Volume du dégazeur :

Donnée par :
Vdégseur = Sdégazeur× ts
Avec :
ts : Temps de séjour dans la zone de dégazage (estimé à 2.5 min)
Source : PRONOST, Joseph ; PRONOST, R ; DEPLAT, L ; MALRIEU, J ; BERLAND, JM. Stations
d’épuration : dispositions constructives pour améliorer leur fonctionnement et faciliter leur exploitation.
Guide Technique FNDAE. 2002, no 22
Remarque :
A l’horizon 2055, nous conservons les 2 bassins créés (l’horizon 2035) et nous ajoutons un bassin
d'extension dont la taille est calculée selon la relation suivante :
Le volume utile du bassin d'extension = Le volume du bassin (A l’horizon 2055) - Le volume du
bassin (A l’horizon 2035)
On résume les calculs dans le tableau suivant :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

Tableau IV.17 : Les résultats de dimensionnement de répartement du Bassin biologique

Les paramètres Résultats


Horizon 2035 2055
Extension

Bassin biologique
Rendement d’élimination ( % ) 89.83 / 89.83

Le volume du bassin (m3 ) 330.188 414.062 83.874

Le volume utile ( m3 ) 165.094 / 83.874

La hauteur du bassin (m) 4 / 4


Surface horizontale (m2) 82.55 / 20.97
La surface utile (m2) 41.27 / 20.97

La largeur (m) 4.54 / 3.24

La longueur (m) 9.09 / 6.48


temps de séjour Pour Qmoy h (h) 7.1 / 3.6
temps de séjour Pour Qptp(h) 0.95 / 0.48
temps de séjour Pour Qpts (h) 2.85 / 1.45

Bassin d’anoxie

Le volume du bassin (m3 ) 128.148 160.78 32.632


Temps de séjour Pour Qmoy h 5.49 / 5.5
Le volume utile ( m3 ) 64.074 / 16.316
La hauteur du bassin (m) 4 / 4
Surface horizontale ( m2) 32.037 / 8.158
La surface utile ( m2) 16.0185 / 8.158
La largeur (m) 4.54 / 3.24
La longeur (m) 3.53 / 2.52

Le bassin d’aération

Le volume du bassin ( m3 ) 202.04 253.282 51.242


Le volume utile ( m3 ) 101.02 / 51.242
La hauteur du bassin (m) 4 / 4
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

Surface horizontale ( m2) 50.51 / 12.81


La surface utile ( m2) 25.26 / 12.81
La largeur (m) 4.54 / 3.24
La longueur (m) 5.56 / 3.95

La zone de dégazage

Charge hydraulique (CH) (m3/m2/h) 40 40 40


Qptp (m3/j) 4167.078 5004.537 837.5
Surface horizontale (m2) 4.34 / 0.87
Surface utile (m2) 2.17 / 0.87
Hauteur (m) 4 / 4
Volume du dégazeur (m3) 8.68 / 3.48
La diamétre (m) 1.66 / 1.05

IV.3.2.2 La deuxième variante : Le lit bactérien

IV.[Link] Principe de traitement par lit bactérien :

À la différence des procédés où la biomasse bactérienne est en suspension dans l'eau, les lits
bactériens sont fondés sur la croissance de micro-organismes attachés à un support inerte, appelé
garnissage, qui peut être réalisé à partir de matériaux plastiques ou de cailloux.
Bactéries formées sous forme d'un biofilm, une couche épaisse biologique qui s'adhère à la surface
du support et se forme dans ses porosités. Les eaux usées sont mesurées après un prétraitement simple et
transportées vers le sommet du lit bactérien. Un bras rotatif procure une distribution homogène des
effluents sur la surface entière du lit. L'eau ruisselle à la suite puis par gravité à travers les interstices du
garnissage.
Les micro-organismes présents dans le biofilm dégradent la pollution organique (carbonée) et, dans
une certaine mesure, azotée. L'apport d'oxygène est assuré naturellement par la circulation de l'air dans
la masse filtrante, ce qui contribue au maintien de l'activité biologique.
La dernière étape du traitement implique une décantation dans un clarificateur, au cours de laquelle
les dernières matières solides sont séparées. Quelque partie de l'eau clarifiée peut être recyclée en amont
du système, ce qui permet d'optimiser le fonctionnement global. Cette dernière étape peut varier en
fonction des configurations du système.
(41) source : ENNAOU A., 2010, Etude de dimensionnement d’une STEP à lits bactérien précédés
d’étangs anaérobies et gestion des sous-produits, mémoire de master. Ecole de génie de l’état et
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

d’institut agronomique et l’environnement du Maroc

IV.[Link] Réalisation des lits bactérien :

Les lits bactériens sont généralement circulaires avec des diamètres allant de quelque m à dizaines
de m. La réalisation des lits bactériens est basée sur trois paramètres importants :
 Choix de matériaux
 La repartition d’effluent
 L’utilisation de recyclage (source : GAID A., 1984, Épuration biologique des eaux usées
urbaines tome I, Edition OPU,Alger.) [09].

a) Choix du type de garnissage :

Il doit permettre de satisfaire à certaines conditions physiques qui sont les suivantes :
 Voir une grande résistance mécanique à l’attrition
 Avoir une faible densité pour réduire les efforts sur le plancher supportant le matériau
 Avoir une faible densité pour réduire les efforts sur le plancher supportant le matériau [09].
Le garnissage du lit bactérien peut être :
 Plastique : disque, plastique en vrac, anneaux ou toutes formes en PVC ou PE. La surface
développée est de 150 à 200 m2 /m3 avec un indice de vide de 90 %.
 Traditionnel : pouzzolane
 Cailloux : (40 – 80 mm), briques creuses, terre cuite, gravier (80 - 120 mm).
Nous avons adopté la brique concassée comme matériau garnissage dû à sa position, à son prix
abordable et à sa nature poreuse et mécanique qui améliore le développement du biofilm. Elle est donc
une solution durable et économique par rapport aux matériaux en plastique.

b) Choix du type de lit bactérien :

Les conditions de charge faible du lit bactérien ont été retenues d’une part pour sa simplicité de
mise en œuvre, son rendement épuratoire élevé (>90 % de réduction de DBO₅) et sa résistance à la
charge et, d’autre part, il est adapté aux petites collectivités. En effet, le lit à faible charge permet de
traiter les eaux usées domestiques à charge organique modérée (0,2–0,4 kg DBO₅/m³·j) à l’aide de
matériaux de remplissage locaux comme de la brique concassée.

c) Calcul du volume du garnissage (V) :

Donné par :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

Q ⋅CDBO
V=
LDBO
Avec :
LDBO : Charge organique appliqué=0,3 kg DBO₅/m³. j (valeur typique pour lit à faible charge)
Q : débit moyenne journalier de l’effluent à traiter [m3/j]
V : volume de garnissage [m3]
CDBO : concentration en DBO5 à éliminer [mg/l]
Université Bordeaux I, Traitement biologique par lit bactérien, section 2.3

d) Calcul de la surface du lit (A) et de sa hauteur (H) :

Étant donné que le matériau retenu est un garnissage avec briques concassé, une hauteur de 2.5 m a
été adoptée. Cette valeur est inférieure à la hauteur des lits à garnissage plastique (4m jusqu’à 8m).
"Éléments de conception et de dimensionnement des lits bactériens – Cemagref, Toulouse (2004)"
Donné par :
V
A=
H
Avec :
A : surface du lit (m²)
V : volume du garnissage (m³)
H : hauteur du lit = 2.5 m

e) Calcul de la charge hydraulique superficielle (CH) :

Donné par :
Q
CH =
A
Avec :
Q : débit de l’effluent à traiter [m3/j]
A : la surface en m2
Les valeurs de charges hydrauliques pour les systèmes de traitement par lits à faible charge sont
typiquement comprises entre 1,0 et 3,0 m³/m².
La recirculation n’a pas été intégrée dans le calcul de la charge hydraulique superficielle (CH) car le
système était conçu pour fonctionner en faible charge sans recirculation ; Dans le cas de lits de faible à
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

moyenne charge, et notamment de garnissages traditionnels (briques), on ne recirculera souvent pas


pour simplifier le fonctionnement, et limiter les besoins en pompage et entretien .
Cemagref, 2004, p. 10

f) Prévoir la ventilation naturelle :

La ventilation du lit bactérien a été effectuée naturellement, sans apport d’air supplémentaire
apporté mécaniquement, conformément aux bonnes pratiques techniques préconisées pour les lits à
garnissage traditionnel. La granulométrie du matériau (10–25 mm) permet d’assurer une circulation
d’air correcte à l’intérieur des vides du massif et des ouvertures latérales d’aération se retrouvent en
périphérie de l’ouvrage. Ce système de ventilation naturelle, est limité pour une hauteur de lit à 2,5 m
maximum, comme préconisé par le Cemagref (2004) et les documents de l’ENSH et de l’Université
Bordeaux I, garantissant ainsi un apport d’oxygène suffisant à l’égard du bon fonctionnement
strictement aérobie du biofilm.
[24] BECHAC J. P., 1987, traitement des eaux usées, Edition Eryolles, 2ème édition, 1987.

g) Conception du système de distribution :

La répartition des eaux usées est réalisée grâce à un système gravitaire de type sprinkler,
comprenant un bras rotatif perforé au centre du lit pour garantir une répartition homogène de l’effluent à
travers l’ensemble de la surface du garnissage, favorisant ainsi le contact et le mouillage du biofilm et
du lit (garnissage) de façon pérenne. En effet, ce système de fonctionnement simple, autonome et sans
énergie mécanique est particulièrement adapté aux installations de petite taille ou de type rural. .
Cemagref (2004), de l’ENSH et du guide technique de l’Université Bordeaux I.
Principes de fonctionnement du sprinkler rotatif :
 Il fonctionne sans moteur (gravitairement).
 Il contient 2 à 4 bras perforés selon la taille du lit.
 Il est alimenté en continu à partir d’un bassin tampon ou directement de l’eau sortant de
prétraitement.
 Il distribue l’eau de manière cyclique et régulière.
Mémento Degremont (SUEZ) – Traitement biologique

1 - Débit horaire total à distribuer :

Donné par :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

Q
Qh=
24
Avec :
Q : le débit moyenne journalier (m3/j)
Qh : le débit horaire (m3/h)

2 - Vitesse d’arrosage :

Donné par :
Qh
V=
A
Avec :
V : la vitesse d’arrosage (m/h)

3 - Vitesse de rotation du bras :

Durée de rotation recommandée : entre 5 et 10 minutes/tour

On prend ici : 1 tour = 8 min

Nombre de tours par heure donné par :

60
n=
8

4 - Longueur du bras et vitesse en bout :

Vitesse angulaire :

Donné par :
2 π ⋅n
ω=
60
Avec :
ω : vitesse angulaire (rad/min)
n : nombre de tour par heure
Vitesse linéaire en bout :

Donné par :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

v=ω⋅R
Avec :
v : Vitesse linéaire en bout (m/min)
R : Rayon du lit

5 - Dimensionnement hydraulique du bras :

Le bras doit être creux, léger, et résistant à la pression (~1 à 2 bars) ; le diamètre intérieur est
retenu pour que la vitesse d’écoulement reste entre 1 et 2 m/s
Prenons 2 bras, débit par bras est donné par :
Qh
Qbras=
2
La surface du bras est donnée par :
Qbras
S=
v
Avec :
v : vitesse d’écoulement reste entre 1 et 2 m/s (on prend 1.5 m/s)

Tableau IV.15 : Les résultats de dimensionnement de lit bactérien.

Les paramètres Les horizons


2055
Horizon 2035
Lit bactérien
Rendement d’élimination (%) 89.83 89.83
Volume du garnissage (V) 494.37 619.93
Hauteur de garnissage (m) 2.5 2.5
Surface de lit (m2) 197.75 247,97
Charge hydraulique (m³/m². j) 2.83 2,83
Diamètre (m) 15.86 17,78
Rayon (m) 7,93 8.89
Débit horaire total à distribuer 23,32
29.24
(m3/h)
Vitesse d’arrosage (m/h) 0.118 0.118
Vitesse de rotation du bras 7.5
7.5
(tour/heure)
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

Vitesse angulaire (rad/min) 0,785 0.785


Vitesse linéaire en bout (m/min) 6.22 6.98
Débit par bras (m³/h) 11,66 14,62
Surface de bras (m2) 0,00216 0.00271
diameter interior du bras (mm) 52.4 59

Remarque :
La différence entre les dimensions de 2035 et de 2055 n’est pas importante, Nous
construisons l'installation avec les dimensions de 2055

IV.[Link] Les besoins en oxygène :

Les besoins en oxygène dans un bassin d'aération sont cruciaux pour le bon fonctionnement du
processus de traitement des eaux usées.

a) Le besoin théorique en O2 :

Donné par : [16]


q O 2=a ' ×≤+b ' × Xa+ 4 , 57 × N nit −2 ,85 × N dénit

Avec :
q O2 : La quantité théorique d’oxygène (Kg/j)
Le : La quantité DBO5 éliminer (Kg/j) dans le bassin d’aération.
Xa : quantité de MVS) présentes par jour dans le bassin d’aération (Kg)
a’ : La quantité d’oxygène nécessaire à l’oxydation de 1 Kg de DBO5 (Voir Tableau IV.15)
b’: La quantité d’oxygène nécessaire à la respiration endogène de 1Kg de MVS de boues par jour
(Voir Tableau IV.15)
Nnit : quantité d’azote à nitrifier
Ndénit : quantité d’azote à dénitrifier

Tableau IV.18 : Les valeurs moyennes des paramètres a' et b'

Forte Moyenne Faible Aération


charge charge charge prolongée

a’(KgO2/kgDBO5) 0.52 0.57 0.60 0.64


CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

b’(KgO2/kgDBO5) 0.11 0.08 0.07 0.07

On prend :
Les valeurs de a’ et b’ pour Faible charge a’= 0.60 et b’= 0.07
 La quantité d’oxygène horaire :
qo 2/ j
q O 2/24= (KgO 2/h)
24
 La quantité d’oxygène nécessaire par m3 du bassin :
qo 2/ j
q O 2/m3. j= (KgO 2/m 3 j)
V
 La quantité d’oxygène nécessaire en temps diurne (td=16h) :

( )( )
' '
a Le b Xa
q O 2 p= + ( KgO 2/h)
Td 24

b) Le besoin réel en pointe en oxygène :

Concrètement, le transfert de l'air atmosphérique vers l’eau épurée est contraint à la fois par la
présence de matières en suspension (MES) et de tensioactifs dans les eaux usées..
La transition des conditions théoriques aux conditions réelles est réalisée en utilisant des
coefficients correcteurs.
Donné par :
qO 2
q O 2 réel= ( kg O2 /h)
α×β
Avec :
α et β : sont des rapports des coefficients de transfert d’eau usée en eau propre. Les coefficients de
transfert dépendants de la nature de l’eau (MES, tensio-actif) et du système d’aération.
On prend :
α = β = 0,8 [16]

IV.[Link] Calcul des caractéristiques de l’aérateur :

Dans un bassin d’aération, le moyen généralement le plus utilisé pour assurer l’oxygénation
nécessaire au métabolisme des micro-organismes travaillant à l’épuration des eaux usées est l’aération
mécanique de surface. Ces dispositifs génèrent des bulles d’air, qui se diffusent dans l’eau et ont pour
effet d’augmenter ainsi la concentration d’oxygène dissous.
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

a) Calcul de la puissance de l’aérateur (En) :

On a adopté un système d’aération mécanique de surface, dont l’apport spécifique en oxygène varie
de 1,5 à 2,0 Kg O2/KWh. [16]
La puissance de l’aération nécessaire est donnée par :
qO 2
En=
Ea
Avec :
En : puissance de l’aérateur nécessaire (kg O2/ kwh)
q O2 : besoin réel en oxygène de pointe (kg/h)
Ea : quantité d’O2 par unité de puissance ; Ea = 2 kg O2/kwh

b) La puissance de brassage :

La puissance spécifique absorbé Pa pour les aérateurs de surface est Pa =80 W/m2 [16]
La puissance de brassage est donnée par la relation suivante :
Eb=Sh × Pa
Avec :
Sh : la surface horizontale du bassin d’aération
Pa : puissance spécifique absorbé Pa =80 W/m2

c) Calcul de nombre d’aérateur dans le bassin d’aération :

Donné par :
En
Na=
Eb
On résume les calculs dans le tableau suivant :
Tableau IV.19 : Les résultats de dimensionnement de Système d’aération

Besoin en oxygène
Horizon 2035 2055
Besoins théoriques en O2 (m3/j) 198.43 248.85
Besoins horaires en oxygène (m3/h) 8.27 10.37
Quantité d’oxygène nécessaire par m3 1.94 1.83
du bassin (m3)
Besoin d’oxygène nécessaire en temps 7.97 8.98
diurne (m3/j)
Besoin réel en pointe en oxygène (m3/j) 12.45 14.03
Système d’aération
Puissance de l’aération nécessaire 6.225 7.015
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

(KW)
Puissance de brassage (KW) 1.63 2.18
Nombre d’aérateurs 4 4

IV.3.2.3 Calcul du clarificateur (décanteur secondaire) :

On opte pour un décanteur de type circulaire avec un pont racleur constitué d’une partie haute et
d’une partie basse dans le bassin. Les boues sont dirigées vers le puisard, à partir duquel elles sont
aspirées pour recyclage, et le surplus est évacué.
« Le temps de séjour dans le décanteur est de 1,5 à 2 heures
Hauteur du décanteur H = (3÷5) m. » [4]
On Prend :
Ts = 1.8 h
H=3m

IV.[Link] Le volume :

Donné par :
V =Ts ×Q ptp
Avec :
Ts : Le temps de séjour dans le décanteur 1.8 heures

IV.[Link] Le volume utile :

Donné par :
V
Vu=
N
Avec :
N : nombre des décanteurs secondaire 2

IV.[Link] La surface horizontale du décanteur :

Donné par :
Q ptp
Sh=
V asc
Avec :
Vasc : vitesse ascensionnelle égale à de 1.2 m/h [16]
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

IV.[Link] La surface utile :

Donné par :
Sh
Shu=
N
Avec :
N : nombre des décanteurs secondaire 2

IV.[Link] Calcul de rayon :

Donné par :

r=
√ Shu
π

On résume les calculs dans le tableau suivant :


Tableau IV.20 : Les résultats de dimensionnement de Clarificateur

Les paramètres Résultats

Horizon 2033 2055 Extension

Clarificateur

Le volume (m3) 295.168 354.487 59.32

Le volume utile (m3) 147.58 / 59.32

La hauteur (m) 3 / 3

Surface horizontale (m2) 98.4 / 19.77

La surface utile (m2) 49 / 19.77

Calcul de rayon (m) 4 / 2.51

Temps de séjour Pour Qptp 1.7 1.7


/
(h)

IV.3.2.4 Les charges et les concentrations à la sortie de Traitement secondaire :

Les pourcentages d'élimination :


 DBO5 89.83 %
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

 « DCO 80 %
 MES 90 % » [16]
On résume les calculs dans les tableaux suivant :
 Pour Les charges :
Tableau IV.21 : Les charges à la sortie de Traitement secondaire

La charge de DBO5 à l’entrée dans le bassin Kg/j 165.0938

La charge de DBO5 éliminé dans le bassin Kg/j 148.3

La charge de DBO5 à la sortie du bassin Kg/j 16.79

La charge de MES à l’entrée dans le bassin Kg/j 256.143

La charge de MES éliminé dans le bassin Kg/j 230.529

La charge de MES à la sortie du bassin Kg/j 25.614

La charge de DCO à l’entrée dans le bassin Kg/j 298.6299

La charge de DCO éliminé dans le bassin Kg/j 238.903

La charge de DCO à la sortie du bassin Kg/j 59.726

 Pour Les concentrations :

Tableau IV.22 : Les concentrations à la sortie de Traitement secondaire

MES DBO5 DCO

Les normes de réutilisation (mg/l) 30 30 90

Les concentrations à la sortie (mg/l) 36.5 23.92 85.1

Source : le journal officiel 2012


Remarque :
Après traitement secondaire, les concentrations en DBO₅ et en DCO sont conformes aux normes de
réutilisation, tandis que la concentration en MES est jugée acceptable

IV.3.3 Le traitement tertiaire :

La phase de traitement tertiaire, qui fait figure de phase de finition, a pour mission de réduire
encore les concentrations en matières en suspension, en phosphore, ou en micro-organismes dans
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

l’effluent épuré, afin d’améliorer la qualité de l’eau épurée, avant rejet dans le milieu naturel ou
réutilisation.
A cet effet, un filtre à sable et une désinfection UV peuvent être préconisée.

IV.3.3.1 Le filtre à sable :

Ce type de traitement permet une élimination quasi totale des matériaux en suspension (MES),
garantissant ainsi l’efficacité de l’étape de désinfection.
Un filtre à sable gravitaire est retenu, avec les critères de conception suivants :
 « Epaisseur de la couche filtrante comprise entre 0,7 à 1,5 m
 Une taille effective des matériaux filtrante de 0,4 mm à 1,2 mm selon le degré de traitement
désiré et la qualité d’eau de rejet
 La hauteur d’eau suffisante pour la percolation comprise entre 0,8 à 2 m
 La vitesse de filtration courante est de 2 à 10 m/h
 Hauteur de filtre doit tenir compte de l’épaisseur du filtre, de la hauteur d’eau et du support du
filtre sur lequel repose et elle est comprise entre (3 – 4) m » [16]
On choisit :
Epaisseur de filtre = 1.0 m
Hauteur d’eau = 1 m
Vitesse de filtration =4 m/h
Hauteur de filtre = 3 m

IV.[Link] La surface horizontale :

Donné par :

Qmoyh−Qb excès
Sh =
vitesse de filtration

Avec :
Vitesse de filtration =4 m/h

IV.[Link] Le volume du bassin :

Donné par :
V =Sh × H
Avec :
Hauteur de filtre = 3 m
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

IV.[Link] Le temp de séjour Pour Qmoy h :

Donné par :

V
T S=
Qmoy −Qb excès

IV.[Link] Les pertes de charge :

Pour calculer les pertes de charges on utilisera la formule d’Ergun :

Δ P=¿
Avec :
ΔP : Perte de charge (m)
H : Hauteur du lit (m)
V : Vitesse de filtration (m/s)
dp : Diamètre moyen des particules (m)
𝜌 : Masse volumique du fluide (kg/𝑚3)
μ : Viscosité dynamique d‘eau à 20°C (Pa.s)
Ԑ : Porosité initiale du lit
On prend :
H=3m
v = 0.0022 m/s
dp = 0.001 m
𝜌 = 1000 kg/𝑚3
μ = 0.001 Pa.s
Ԑ = 0.4
1 m = 9.81 ×10 3 Pa
On résume les calculs dans le tableau suivant :
Tableau IV.23 : Les résultats de dimensionnement de Filtre à sable rapide

Les paramètres Résultats

Horizon 2035 2055

Filtre à sable rapide

Q moy (m3/ h) 23.32 29.24


CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

Q b excès (m3/ h) 0.6 0.7

Vitesse de filtration 4 46
(m / h)
Surface horizontale (m2) 5.68 7.14

Surface utile (m) 2.84 3.57


Hauteur de filtre 3 3
(m)

Les pertes de charge 0.5 0.5


(m)
Volume de filtre 17.04 21.42
(m3)

Volume utile (m) 8.52 10.71

Temps de séjour Pour Qmoy 0.19 0.19


h (min)

Calcul de rayon (m) 0.95 1.07

Remarque :
La différence entre les dimensions de 2035 et de 2055 n’est pas importante, Nous construisons
l'installation avec les dimensions de 2055

IV.3.3.2 Dimensionnement de rétro lavage :

Au cours du temps, le filtre se colmate et il faut le laver en injectant de l'eau filtrée de bas en haut.
On utilise la formule de Haider et Levenspiel pour calculer la vitesse de sédimentation
𝐔𝐭=𝐔𝐭′×[𝛒𝐟²/(𝛍𝐟×(𝛒𝐩−𝛒𝐟) ×𝐠)] -1/3
Avec : 𝑼𝒕′=[(𝟏𝟖𝐝𝐩𝟐) +((𝟐,𝟑𝟓𝟓−𝟏,𝟕𝟒𝟒∅) /𝐝𝐩𝟎,𝟓] -1
Tel que :
Ut : Vitesse de sédimentation (m/s)
𝜌f : viscosité du fluide (kg/m3);
∅ : Facteur de la forme de sable égale 1 ;
g : L’accélération de la pesanteur (g = 9,81 m²/s).
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

Tableau : caractéristique des fluides du rétro – lavage :


Masse volumique à Viscosité dynamique
20 º C (𝝆𝒇) Kg/m³ (Pa,s) à 20 º C
L’eau 1000 0,001
L’air sec 1,204 1,85*10‾5
On obtient :
𝑈𝑡′= [(18/10-3) +((2,355−1,744∗1) / (10−3∗0,5)] -1/3 = 5,55*10−8 m/s

IV.3.3.3 Vitesse de sédimentation de l’eau et de l’air :

Pour l’eau : 𝑈𝑡=5,55∗10−8×[1000²/ (10‾³× (2610−1000) ×9,81)] -1/3 = 1,3 * 10−9 m/s.
Pour l’air : 𝑈𝑡=5,55∗10−8× [1,204/ (10‾³× (2610−1,204) ×9,81)] -1/3 = 3,14*10−9 m/s.

IV.3.3.4 Le débit de lavage :

Il faut que la vitesse ascendante de l’eau et l’air soit égale approximativement 10% de la vitesse de
sédimentation du média filtrant
Q=0.1×Ut×Slit
𝑄=0,1×1,3 ×10−9×21.7=2.821×10−9 m³/s. Pour l’horizon 2035
𝑄=0,1×1,3 ×10−9×26.07=73.54×10−9 m³/s. pour l’horizon 2055

IV.3.3.5 La perte de charge du média filtre :

Δ𝐏=𝐇×𝐠×(𝟏−𝛆𝐥𝐢𝐭) ×(𝛒𝐩−𝛒𝐟)
H : Hauteur du lit à sable en m,
ΔP : Perte de charge engendrée par le media filtrant (m):
𝜀𝑙𝑖𝑡 : Porosité initiale du lit filtrant 0,4
Δ𝑃𝑑’𝑒𝑎𝑢=3×10-3×9,81× (1−0,4) × (2610−1000) = 28.43m
Δ𝑃𝑑’air=3×10-3×9,81× (1−0,4) × (2610− 1,204)) = 46.07m

IV.3.3.6 La désinfection par ultra-violet :

Afin de garantir une désinfection efficace, un dimensionnement adéquat du système de désinfection


par UV, tenant compte des caractéristiques propres à la station d’épuration de Bougherdine est donc
indispensable.
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

IV.[Link] Dimensionnement du réacteur :

a) Le volume :

Donné :
𝐕=𝐐𝐩𝐭p×𝐓c
Avec :
Tc : temps de contact 1 minute [17]
Qptp : débit de pointe en temps de pluie.

b) La surface horizontale de Bassin UV :

Donné par :
Sh = V/H
Avec :
Hauteur du réacteur : valeur typique de 1,5 m [17]

c) La longueur :

On a :
L=l×2
Shu = l × L
Alors :
L=❑√ 2∗Sh

d) La largeur :

Donné par :
l=L/2

IV.[Link] L’énergie consommée par la désinfection UV :

La dose de rayonnement UV couramment employée pour le traitement de l'eau se situe


généralement entre 30 et 40 mJ/cm². Prenons donc 35 mJ/cm² comme valeur moyenne. Avec une
transmittance de 85 % sur une épaisseur de 1 cm.
Donné par :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

Dose ×Qptp (l/s)


puissance(w)=
Transmittance (%)
Avec une transmittance de 85 %.

IV.[Link] Calcule nombre de lampes :

On choisit d’utiliser des lampes UV de 250 W chacune ; Donc :


Puissance uv
N=
250
On résume les calculs dans le tableau suivant :

Tableau IV.21 : Les résultats de Calcul de désinfection par ultra-violet

Les paramètres Résultats

Horizon 2035 2055

Désinfection par ultra-violet

Q ptp (m3/ j) 4167.078 5004.537

Temps de contact (min) 1 1

Volume (m3) 2.89 3.48

Hauteur (m) 1.5 1.5

Surface horizontal (m2) 1.9 2.32

Longueur (m) 1.95 2.15

Largeur (m) 0.98 1.08

Puissance (w) 1985.94 2385.06

Calcule nombre de lampes 8 10

Remarque :
La différence entre les dimensions de 2035 et de 2055 n’est pas importante, Nous construisons
l'installation avec les dimensions de 2055
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

IV.3.4 Traitement des boues :

Le traitement des boues est un élément incontournable du processus de traitement des eaux usées.
En vue d’y voir plus clair, présentons les grandes étapes qui le composent. :

IV.3.4.1 Bilan de boues :

Le bilan de boues, c’est une étude permettant de quantifier la production, le recyclage et


l’extraction des boues dans un système de traitement des eaux usées.
Voici comment réaliser un bilan de boues :

IV.[Link] Calcul de la quantité des boues en excès :

La quantité de boues en excès est déterminée par la formule d’ECKENFELDER :


∆ X 2=Xmin+ Xdur +am ×≤−b × Xa−Xeff
Avec :
« Xmin : représente les boues minérales (30% MES)
Xdur : désigne les boues difficiles à biodégrader (connues sous le nom de matières dures), qui
représentent généralement entre 0,3 et 0,35 % de MVS
Le : quantité de DBO5 à éliminer (kg/j)
Xa : masse totale de MVS dans le bassin (kg).
Xeff : fuite de MES avec l’effluent (dépend des normes de rejet, on adopte généralement 30 mg/l.)
am : est le coefficient de rendement cellulaire (exprimé en g de cellules formées par g de DBO5
éliminée).
b : fraction de la masse cellulaire éliminée par jour en respiration endogène. » [4]
La masse de boues dans le bassin (Xa) est égale à la charge d’entré de dbo5 /cm=0.2
Les valeurs moyennes des paramètres am et b généralement adoptées pour les boues activées sont les
suivantes :
Tableau IV.24 : Les valeurs moyennes des paramètres am et b

Paramètre Forte charge Moyenne charge Faible charge Aération prolongée

am 0,5 0,53 0,55 0,60

b 0,06 0.055 0,05 0,07


CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

IV.[Link] Quantité totale de boues en excès :

Donné par :
∆ X t=∆ X 1+∆ X 2

IV.[Link] Indice de Mohlman :

Il a pour fonction de permettre d’évaluer la bonne décantabilité des boues, c’est-à-dire, le volume
que va occuper un gramme de boues après 30 minutes de décantation. En général, en cas de
décantabilité satisfaisante, sa valeur se situe dans une plage :
« 80 < Im < 150
Si Im ∼ 80 : la décantation est excellente mais le pompage des boues est difficile
Si Im ∼ 150 : la décantation est très lente. » [16]
On prend : Im= 120 ml/g

IV.[Link] Concentration de boues en excès :

Donné par :
1200
X m=
Im
Avec :
Xm : concentration de boues en excès (Kg/m3)
Im : indice de Mohlman.

IV.[Link] Le débit de boues en excès :

Donné par :
Δ Xt
Qb excès=
Xm
Avec :
Xm : Concentration de boues en excès (Kg/m3)
∆Xt : Quantité totale de boues en excès (Kg/j)

IV.[Link] Débit spécifique par m3de bassin :

Donné par :
ΔXt
q sp = ( Kg/m3 / j)
V
Avec :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

V : volume total du bassin biologique (m3)

IV.[Link] Les boues recyclées :

Dans l’objectif de conserver en permanence une concentration de boues inférieure ou égale à une
valeur moyenne (concentration de boue) dans le bassin d’aération, d’affiner l’activité de la biomasse
bactérienne ainsi que d’empêcher l’accumulation de boues dans le clarificateur, une fraction de boues
est réacheminée vers le bassin d’aération.

IV.[Link] Taux de recyclage :

Il peut varier de 15 à 100% de débit de l’effluent. [4]


Le taux de recyclage est déterminé par la formule suivante :
Xa
r= ×100
X m−Xa
Avec :
Xa : concentration des boues dans le bassin
Xm : concentration de boues en excès (Kg/m3)

IV.[Link] Le débit des boues recyclées :

Donné par :
Q r=r ×Q moy j

IV.[Link] Age des boues dans l’aérateur :

Donné par :
Xa
Ab =
∆ Xt
Avec :
Xa : concentration des boues dans le bassin
∆Xt : Quantité totale de boues en excès (Kg/j)

On résume les calculs dans le tableau suivant :


Tableau IV.25 : Les résultats de calcul des boues dans le bassin biologique

Bilan de boues
Horizon 2035 2055
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

La masse de boues dans le bassin (Xa) 825.469 1035.155

Concentration de boues dans le bassin 2.5 2.5


[Xa] (g/l)
Quantité des boues en excès ∆X 2 (Kg/j) 138.4 173.54

Quantité des boues en excès total ∆X 138.4 173.54


(Kg/j)
Concentration de boues en excès Xm 10 10
(Kg/m3)

Débit de boues en excès 𝑄𝑏𝑒𝑥 (m3/j )


13.84 17.354

Débit spécifique par m3 de bassin 𝑞 𝑠𝑝 0.4 0.4

Taux de recyclage r 33.33 33.33

Débit des boues recyclées Qr (m3/j) 186.53 233.91

Age des boues Ab (j) 6 6

IV.3.4.2 Dimensionnement des ouvrages de Traitement des boues :

Ses dimensions sont :

IV.[Link] Épaississeur à gravité circulaire :

L’épaississeur à gravité circulaire fonctionne selon le principe de la décantation gravitaire, où les


solides en suspension dans les boues s’installent au fond du réservoir sous l’action de la gravité, alors
que le surnageant (eau clarifiée) est évacué en surface.

a) Débit journalier de boues entrant dans l’épaississeur :

Nous prenons 5 j de traitement de boues par semaine :


7
Q excès=QΔXt ×
5
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

b) Le volume de l’épaississeur :

Donné par :
V =V cylin +V cone

1 - Le volume cylindrique :

Donné par :
Vcylin=Qexcès × Ts
Avec :
Ts : Temps de séjour Ts = 2 à 10 j,
On prend :
Ts = 3 j

2 - Le volume du cône :

Donné par :
2
H πD
V cone = ×
3 4
Avec :
H cone =0.3 ×r

c) Le volume utile :

Donné par :
V
Vu=
N
Avec :
N : nombre d'épaississeurs 2

d) Surface de l’épaississeur :

Donné par :
V
Sh=
H
Avec :
H : Hauteur de l’ouvrage H = 3 à 4 m,
On prend :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

H= 3 m

e) Calcul de rayon :

Donné par :

r=
√ Shu
π

f) Calcul du débit des boues épaissies :

La concentration des boues après épaississement par décantation est de l’ordre de 80 à 100 kg / m3. [4]
Q excès
Q épaissi=
C be
On prend :
C be = 90 kg / m3
On résume les calculs dans le tableau suivant :

Tableau IV.26 : Les résultats de dimensionnement d’épaississeur

Les paramètres Résultats

Horizon 2035 2055

Boues issues du décanteur 193.76 242.96


secondaire (Kg / j)
Débit journalier de boues 19.376 24.296
entrant (m3 / j)

Le volume (m3) 58.128 72.89

La hauteur (m) 3 3

Surface horizontale (m2) 19.376 24.3

Rayon (m) 2.48 2.78

Débit journalier des boues 2.15 2.7


épaissies (m3 / j)

Remarque :
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

La différence entre les dimensions de 2035 et de 2055 n’est pas importante, Nous construisons
l'installation avec les dimensions de 2055

IV.[Link] Stabilisation aérobie :

Équivalente au terme digestion, cet état de fait permet l’élimination de la matière organique par
digestion aérobie, digestion anaérobie, ou stabilisation chimique (ajout de chaux pour interrompre la
fermentation des boues).

a) Débit journalier de boues entrant dans l’ouvrage :

Donné par :
Q b ent=Q épaissi

b) Le volume de Stabilisation aérobie :

Donné par :
V =Q b ent ×Ts
Avec :
Ts : Temps de séjour, (Ts= 25j)

c) Surface de Stabilisation aérobie :

Donné par :
V
S=
H
Avec :
La hauteur H varie entre 3 et 4 m
On prend : H= 4 m.

d) Calcul de rayon :

Donné par :

r=
√ Shu
π
On résume les calculs dans le tableau suivant :
Tableau IV.27 : Les résultats de Calcul de Stabilisation aérobie

Les paramètres Résultats


CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

Horizon 2035 2055

Stabilisation aérobie

Débit journalier de boues 2.15 2.7


entrant dans l’ouvrage (m3/ j)
Le volume de Stabilisation 53.75 67.5
aérobie (m3)
Surface de Stabilisation 13.4 16.9
aérobie (m2)
Rayon (m) 1.03 1.16

Remarque :
La différence entre les dimensions de 2035 et de 2055 n’est pas importante, Nous construisons
l'installation avec les dimensions de 2055

IV.[Link] Lits de séchages

Pour calculer le volume de lit de séchage nous avons basés sur les critères de conception suivante :
« e : épaisseur maximale des boues comprise entre 20 à 30 cm,
L : longueur du bassin est comprise entre 20 à 30 m,
l : largeur du bassin est comprise entre 6 à 8 m. » [16]

a) Le volume de boues épandues sur chaque lit :

Donné par :
V lit= L×l × e
On prend :
L = 20 m
l=6m
e = 0.2 m

b) Volume des boues épandues par lit et par an :

Il est généralement admis que chaque lit fonctionne 12 fois par an :


V /an=12× V lit
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

c) Volume journalier des boues à extraire est :

Donné par :
V B extraites=Q épaissi
Avec :
Q épaissi : débit des boues épaissies (m3 / j)

d) Volume des boues à sécher par an :

Donné par :
V bas=365 ×V B extraites

e) Nombre de lits nécessaires :

Donné par :
Vbas
N=
V /an

f) Surface nécessaire :

Donné par :
S=S 0 × N
Avec : S0 : la surface du lit de séchage tell que :

On résume les calculs dans le tableau suivant :

Tableau IV.28 : Les résultats de Calcul de lit de séchage

Les paramètres Résultats

Horizon 2035 2055 Extension

Lit de séchage

Le volume de boues 24 24 24
épandues sur chaque lit
(m3)
Volume des boues 288 288 288
épandues par lit et par
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

an (m3 / an)
Volume journalier des 2.15 2.7 0.55
boues à extraire (m3)
Volume des boues à 784.75 985.5 200.75
sécher par an (m3)
Nombre de lits 3 4 1
nécessaires (m)
La surface du chaque lit 120 120 120
de séchage (m2)

Longueur (m) 15 15 15

Largueur (m) 8 8 8

Surface nécessaire (m2) 360 480 120

Remarque :
Le dimensionnement des lits de séchage avait montré qu’une surface importante était nécessaire
par rapport aux contraintes du site. Pour contourner ce problème, j’ai choisi de m’orienter vers une
solution de déshydratation mécanique, permettant de traiter les boues de manière plus compacte et plus
efficacement.

IV.[Link] Déshydratation Mécanique :

Une fois épaissies, les boues sont pompées vers l’installation de déshydratation mécanique. Celle-
ci augmente la concentration des boues jusqu’à obtenir une consistance de type pâteuse. Pour notre cas,
nous avons opté pour un filtre à bande qui nécessite un dosage en polymère afin d’obtenir un meilleur
rendement. Les filtres à bande sont généralement capables de fournir des capacités de filtration allant de
80 à 100 kg de MES par mètre carré et par heure pour des bandes larges allant de 2 à 3 mètres. Pour
rappel, les boues épaissies étaient comprises entre 20 et 30 g/L.
On entrevoit une capacité de filtration s’élevant à 100 kg de matières sèches par heure pour une
machine de déshydratation à bande de 2 m de large, alors que les boues épaissies ont une concentration
de 30 g/L. En cas de fonctionnement automatisé, la durée d’exploitation de la machine est comprise
entre 8 et 12 heures par jour.
SADOWSKI, AG. Traitement des eaux usées urbaines. Cours ENGEES. 2002, t. 3, p. 429-
524.
CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

a) Débit de déshydratation :

Donné :
Qdéshy=Qépaissi

b) Débit par temps de fonctionnement :

Donné par :
Qdéshy
N=
tf
Avec : tf est le temps de fonctionnement journalier.
On résume les calculs dans le tableau suivant :

Les paramètres Résultats

Horizon 2035 2055

Centrifugeuse (déshydratation mécanique)

Boues issues du décanteur 193.76 242.96


secondaire(Kg / j)

Débit des boues épaissies (m³/j) 2.15 2.7

Capacité de filtration kg MS/m/h 100 100

Bande transporteuse 1 1

Largeur de bande (m) 2 2

Temps de fonctionnement (h/j) 12 12

Débit de déshydratation par temps de 0.18 0.23


fonctionnement (m³/h)

IV.[Link] Aire de stockage :

Pour 3 mois de stockage :


CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

a) Le volume pour 3 mois de production :

Donné par :
Production des boues
V as= ×Ts
S moy
Avec:
Ts = 91.5
S moy = 110 kg/m3 [4]
H=4m
Production des boues : Quantité des boues en excès total ∆X (Kg/j)

b) Surface de Aire de stockage (Sh) :

Donné par :
V
Sh=
H

c) Calcul de rayon :

Donné par :

r=
√ Shu
π
On résume les calculs dans le tableau suivant :
Tableau IV.29 : Les résultats de dimensionnement de Aire de stockage

Les paramètres Résultats

Horizon 2055

Aire de stockage

Le volume (m3) 144.35

La hauteur (m) 5

Surface horizontale (m2) 28.87

Nombre des aires 2

Surface utile (m2) 14.4


CHAPITRE ⅠV : Dimensionnement de la station d'épuration

Largeur (m) 4

Longueur (m) 3.6

IV.4 Conclusion :

Dans ce chapitre, nous avons réalisé le dimensionnement précis des différents ouvrages de la
station d’épuration de Bougherdaine, afin de répondre aux besoins projetés jusqu’à l’horizon 2055.
Tous les ouvrages ont été dimensionnés pour assurer une épuration efficace des eaux usées,
conformément aux normes de rejet dans le milieu naturel. Par ailleurs, la qualité attendue de l’effluent
traité ouvre des perspectives de réutilisation, détaillées dans le chapitre suivant.
Chapitre V :
Calcul hydraulique
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

V.1 Introduction :

Les ouvrages de la chaîne d'épuration sont reliés par des collecteurs (conduites), dont le
dimensionnement est traité dans ce chapitre. Cela permet de tracer le profil hydraulique de la station,
afin de déterminer les niveaux d'eau dans les ouvrages et la ligne piézométrique tout au long de la
station.

V.2 Déversoir d’orage :

Un déversoir est un dispositif dont la fonction essentielle est d'évacuer les pointes exceptionnelles
des débits d'orage vers le milieu récepteur.
C'est donc un ouvrage destiné à décharger le réseau d'assainissement d'une certaine quantité d'eaux
pluviales, de manière à réagir sur l'économie d'un projet en réduisant les dimensions du réseau aval. [5]

V.2.1 Type des déversoirs :

On distingue plusieurs types de déversoir :

V.2.1.1 Déversoirs d'orage à seuil frontal

Le déversement s'effectue en face du collecteur d'amenée ou dans un changement de direction,


Dans cette disposition, le seuil ne doit pas être élevé pour ne pas trop réduire la section d'écoulement.
[5]

V.2.1.2 Déversoirs d'orage à seuil latéral

Le déversoir d'orage classique à seuil latéral biais ou unilatéral à seuil haut ou bas peut être équipé
de dispositifs de vannage. Il présente l'intérêt majeur de permettre la conception d'un seuil long sans
occuper beaucoup de place. [5]

V.2.1.3 Déversoirs d'orage avec ouverture du radier

Dans ce type de déversoir d'orage, le débit de temps sec et de « petite pluie » passe par l'orifice dans
le fond ou sur le côté du radier. [5]

V.2.1.4 Déversoir d'orage à double seuil latéral

Dans ce type de déversoir d'orage, la cunette transitant le débit de temps sec et de « petite pluie »
est suspendue dans la longueur de la chambre. [5]
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

Il s'agit de cas bien particuliers, au niveau d'une chute dans le collecteur ou liés à de très fortes
pentes.

V.2.2 Dimensionnement des diamètres des collecteurs :

On a :
 Le débit acheminé vers la station d’épuration :
Q ptp =0.058 m3 /s
 Le débit acheminé vers l’oued (le débit pluvial) :
Q pl=2.08 m3 /s (Source : ONA, 2024).
Donc le collecteur principal véhiculera un débit de :
Q v=Q ptp +Q pl

V.2.2.1 A l'amont du déversoir :

On calcule le diamètre du collecteur qui véhiculera le débit d'eau total en 2055 :


m3
Q v=2.138 ; I =0.3 %
s
 D'après l'abaque de Bazin (0l et 02) :
D e=1500 mm (Diamètre à l'entrée du déversoir)
Q ps=2.8 m 3/ s (Débit à pleine section)
V ps=1.58 m/ s (Vitesse à pleine section)
 Avec les paramètres hydrauliques :
r Q=Q v /Q ps=0.76 (Rapport des débits)
r H=H e / D e=0. 65=¿ H e=0.65 ×1500=975 mm (Hauteur de remplissage)
V
r v= =1.1=¿ V =1.1 ×1.58=1.74 m/s (Vitesse)
V ps

V.2.2.2 A l'aval du déversoir (vers la station) :

m3
Q ptp =0.058 ; I =0.4 %
s
 D'après l'abaque de Bazin (01 et 02) :
D s=400 mm .
Q ps=0.08 m3 ls.
V ps=0.64 m/s .
 Avec les paramètres hydrauliques :
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

r Q=Q ptp /Q ps=¿ 0.73 (Rapport des débits)


Hs
r H= =0.63=¿ H =0.63 × 400=252 mm (Hauteur de remplissage)
Ds
V
r v= =1.08=¿ V =1.08× 0.64=0.69 m/s (Vitesse)
Vps

V.2.2.3 A l'aval du déversoir (vers le milieu naturel) :

Q dev=Q pl=2.08 m3 /s ; I =1 %
 D'après l'abaque de Bazin (01 et 02) :
D s=1200 mm
Q ps=2.7 m3 ls .
V ps=2.4 m/s .
 Avec les paramètres hydrauliques :
Qpl
r Q= =0.77 (Rapport des débits)
Qps
H
r H= =0.64=¿ H =0.64 × 1200=768 mm (Hauteur de remplissage)
De
V
r v= =1.1=¿ V =1.1 ×2.4=2.64 m/s (Vitesse)
Vps

V.2.3 Dimensionnement du déversoir d'orage :

Ses dimensions sont :

V.2.3.1 Calcul de la hauteur du seuil :

D amont =1500 mm
Qptp 0.058
Rq= = =0.02=¿> Rh=0.03
Qps 2.8
H s=Rh x D amont=45 mm

V.2.3.1 Calcul de la hauteur du déversée :

La hauteur d'entrée He = 975 mm


La hauteur de seuil Hs = 45 mm
La lame d'eau déversée est donnée par :
( He−Hs )
H dev=
2
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

H dev = (975-45) / 2 = 465 mm

V.2.3.2 La longueur du seuil déversant :

Q dev
L=
u × H dev × √ 2 g × H dev
Avec :
u : Coefficient de débit dépend de la forme du seuil et varie également suivant la hauteur de la lame
d'eau déversée pour les crêtes minces u = 0,4.
g : L'accélération de la pesanteur (9,81 m2/s).
L = 3.7 m

V.3 Profil hydraulique :

Le profil hydraulique consiste à calculer les différents niveaux d'eau le long de la chaîne de
traitement, qui nous renseignent sur la position de la ligne de charge.

V.3.1 Calcul les Longueurs et les diamètres des conduites reliant les ouvrages :

Nous avons choisi le PEHD, comme matériau qui se caractérise par sa dureté, étanchéité et
résistance à la corrosion et faible rugosité.

V.3.1.1 Les longueurs des conduites :

Pour tous nos calculs on utilisera les longueurs équivalentes pour tenir compte des pertes de charge
singulière :
Léq=1 ,15 × Lréelle

Dans notre cas, on a des distances faibles donc on néglige les pertes de charges singulières, c’est à-

dire on prend les longueurs réelles

V.3.1.2 Les diamètres des conduites :

Le diamètre est donné par cette formule :

D=

m K × L× Qβ
CPA−CPB
On opte pour le PEHD comme matériau avec les caractéristiques suivantes :
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

« K = 0,001052.
m = 4,774.
β = 1,77. » [5]

Les résultats obtenus sont résumés sur le tableau ci- dessous :

Tableau V.30 : Les résultats des calculs des longueurs et des diamètres des conduites reliant les
ouvrages

Diamètre
L réelle Diamètre
Ouvrages normalisé
(m) (m)
(mm)

Prétraitement - Répartiteur 17.9086 0.2 250

Répartiteur - Bassin biologique 1.9551 0.1 200

Bassin biologique - Dégazeur 1.4688 0.2 250

Dégazeur - Clarificateur 7.005 0.1 200

Clarificateur - Canal Venturi 2.6315 0.11 200

Canal Venturi - Filtre à sable 15.4325 0.13 200

Filtre à sable - UV 11.7052 0.14 200

UV - Bassin de stockage 1.3372 0.1 200

V.3.2 Calcul des côtes piézométriques des différents ouvrages :

On calcule les côtes piézométriques d'après l'équation de BERNOULLI donnée par :


2 2
P1 V 1 P2 V 2
+ + Z1 = + + Z 2 + H 1−2
W 2g W 2g
Avec :
P2 P1
et : énergies de pression dans les sections (1) et (2).
W W
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

2 2
V1 V
et 2 : énergies cinétiques en (1) et (2).
2g 2g
Z2 et Z1 cotes des points (1) et (2).
H : pertes de charges dans le tronçon (1-2).
La variation de vitesse est très faible, donc les énergies cinétiques peuvent être éliminées, il vient :
P1 P2
+ Z 1= + Z 2+ H 1−2
W W
On pose :
P1 P2
=H 1 et =H 2
W W
Donc :
H 1+ Z 1=H 2+Z 1+ H 1−2
Avec :
Cp1 = H1+ Z1 : côte piézométrique au point (1).
Cp2 = H2+ Z2 : côte piézométrique au point (2).
Cp1 = Cp2 + H1-2
On résume les résultats dans le tableau suivant :
Tableau V.31 : Récapitulatif des différentes cotes des ouvrages de la STEP

Côte Côte
Côte Hauteur
Désignation terrain piézométrique
radier (m) d’eau (m)
(m) (m)
225 225 226
Dégrilleur grossier 1

Dégrilleur fin 225 225 0.6 225.6

Dessableur déshuileur 225.1 224 2.5 226.5

Répartiteur 224.95 223 2.5 225.5

Bassin biologique 224.94 222.6 4 226.6

Dégazeur 224.86 222.5 4 226.5

Clarificateur 224 221.7 3 224.7

Canal Venturi 223.61 223.6 0.29 223.89

Filtres à sable 222.83 222.4 3 225.4


CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

Canal UV 222.64 222.1 1.5 223.6

Bassin de stockage 222.31 222 2.8 224.8

V.4 Conclusion :

Le calcul hydraulique fait dans ce chapitre nous permettons de définir les côtes du terrain naturel
pour les ouvrages de la station, d'estimer les proportions des conduites joignant ces ouvrages (rayons,
longueurs et vitesses), ainsi que de mesurer les pertes de charge et les cotes piézométriques à divers
points du step.

Estimation des besoins


et choix de culture
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

V.5 Introduction :

Il est important de rappeler que le concept de recyclage des eaux usées n'est pas nouveau. Au XIXe
siècle, certaines grandes villes d'Amérique du Nord ou d'Europe ont privilégié l'irrigation des cultures
comme méthode d'évacuation des eaux usées, principalement pour prévenir la pollution des rivières et
des cours d'eau, plutôt que leur valorisation agricole. Cependant, face à la croissance démographique et
à l'élévation du niveau de vie, la demande en eau augmente. Dans ce contexte, le recyclage des eaux
usées urbaines joue un rôle de plus en plus déterminant dans la planification de l'approvisionnement en
eau, en tant que source d'approvisionnement complémentaire.

V.6 Définition la réutilisation des eaux usées traitées (REUE) :

La Réutilisation des Eaux Usées Épurées (REUE) inclut deux phases complémentaires :
initialement, le traitement préliminaire des eaux usées et leurs valorisations suivantes. Cette méthode
comprend le prélèvement direct des eaux traitées, qui peuvent être suivies d'un traitement additionnel,
avant leur utilisation à différentes fins. [18]

V.7 Les domaines de réutilisation des eaux usées épurées (REUE) :

Les majors domaines de réutilisation des eaux usées :

V.7.1 La REUE urbaine :

« Les utilisations envisageables d’eaux épurées dans une agglomération sont extrêmement
multiples, et il en existe de divers exemples à travers le monde. Ces projets portent sur :
 L’arrosage de parcs, d’espaces de sport, de terrains de golf, d’aires de jeux.
 Les bassins d’agréments, piscines, bassins pour la pêche et la navigation de plaisance.
 Les eaux des sanitaires d’un immeuble ou d’un groupe d’immeubles.
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

 Le lavage des chaussées, réservoirs anti-incendie, etc. » [18]

V.7.2 La REUE industrielle :

De nombreuses entreprises sont équipées de leurs propres usines de traitement afin de traiter les
eaux usées associés à leurs processus industriels. Ces rejets, souvent produits à grand volume, sont
chargés de contaminants typiques des activités exercées. L'utilisation des eaux usées traitées (REUT) à
des fins industrielles est une option viable pour de nombreuses applications, comme les centrales
électriques, les tours de refroidissement, les blanchisseries industrielles, les stations de lavage
automobile, les papeteries, la métallurgie, le textile, la fabrication de matériel informatique ou encore la
production de puces électroniques. [18]

V.7.3 La recharge de nappe :

Ce type de réutilisation est connue dans les zones arides qui doivent affronter à des crises
d’assèchement de nappes, ou dans des zones littorales où les nappes sont inondées par l’eau de mer.

V.7.4 La REUE agricole :

L’irrigation avec des eaux usées épurées, et le recyclage de ces dernières à des fins agricoles, a
constitué l’une des premières applications dans le domaine de la Réutilisation des Eaux Usées Épurées
(REUE). Cette dernière, et plus spécifiquement l’utilisation de ces eaux usées à des fins d’irrigation,
présente des avantages nombreux qui dépassent la simple volonté de préserver l’environnement et les
ressources en eau. En effet, les eaux usées traitées sont sources de nutriments essentiels pour les plantes
tels que l’azote, le phosphore et le potassium, ainsi que de nombreux autres oligo-éléments comme le
fer, le cuivre, le manganèse ou encore le zinc, tous bénéfiques pour la croissance des cultures et
susceptibles d’en améliorer sensiblement les récoltes. De plus, le remplacement partiel d’engrais
chimiques onéreux par ces eaux usées épurées est non-négligeable pour le porte-monnaie des
agriculteurs. Par ailleurs, le sol est le premier support de toute production agricole puisqu’il est à la fois
support des plantes et réservoir d’eau et de nutriments. Il est donc nécessaire d’étudier sa structure et sa
formation afin de bien choisir les cultures les plus adaptées à la zone concernée et de gérer au mieux
toute activité d’irrigation.

V.8 Ressources en sol :

Le sol est de type argilo-limoneux avec une présence dominante d’argiles gonflantes ; et on a les
caractéristiques suivantes :
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

Tableau VI.32 : les caractéristiques hydrodynamiques des sols argilo-limoneux

Paramètre Valeur moyenne

Texture Argilo-limoneux
SOURCE
: DRE Densité apparente Da en g/cm³ 1,4
MILA,
Perméabilité K (mm/h) 0.9
2021
Ph 7.9
V.9 Etude
Conductivité (mmhos/cm) 0,7
de la
Humidité à la capacité au champ Hcc (%) 30
qualité
de Humidité point de flétrissement Hpf (%) 15 l’eau
d’irrigation

Avant de vous lancer dans un projet d’aménagement agricole, il est important de vous assurer que
vous disposez d’une source d’eau suffisante et de bonne qualité pour irriguer. Pour cela, un diagnostic
est nécessaire pour identifier la présence de composants qui, s’ils sont en forte concentration, peuvent
avoir un impact négatif sur le développement des cultures. On jugera ainsi de la qualité de l’eau au vu de
différents paramètres.:
 Risque de salinité
 Risque lié au sodium (Degré d'Adsorption du Sodium ou SAR)
 Le pH
 Toxicité
Tableau VI.33 : Caractéristiques chimique de l’eau d’irrigation

Paramètre Valeur moyenne

Conductivité en μ s / cm 660

PH 7,9

CL- en mg/l 110

Na+ en mg/l 120

Ca++ en mg/l 95

Mg++ en mg/l 55
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

K+ en mg/l 11

SO42- en mg/l 400

HCO3- en mg/l 130

Source : MILA, 2024.

V.10 Classification des eaux d’irrigation :

Pour évaluer la qualité de l'eau et déterminer son adéquation pour l'irrigation, il est crucial
d'examiner deux éléments principaux.

V.10.1 La concentration totale des sels solubles :

L’eau que l’on utilise pour irriguer contient des sels dissous qui, à des concentrations faibles à
modérées, peuvent être bénéfiques à la plante. Néanmoins, au-delà de ces concentrations, certains de ces
sels peuvent s’avérer préjudiciables, voire toxiques, pour la culture.
Ainsi la qualité de l’eau d’irrigation est classée selon la quantité de sels dissous qu’elle contient,
évaluée par la mesure de sa conductivité électrique (CE). Il s’agit de la capacité de l’eau à conduire le
courant électrique qui dépend de la concentration en ions qu’elle contient. C’est pourquoi, on mesure la
conductivité électrique de l’eau à 25°C et en mmhos/cm. Plus cette conductivité électrique croît, plus la
concentration en sels est élevée.
Sur cette base, on a défini quatre classes de salinité pour caractériser le niveau de risque de l’eau
d’irrigation pour la plante.

Tableau VI.34 : Classification des eaux en fonction de la conductivité électrique [19]

Classe Conductivité électrique Qualité des eaux cultures


CE (mmhos/cm)

C1 CE ≥ 0.25 Risque faible de salinité Pour toutes les cultures

Pour les plantes moyennement


0.25 ≤ CE ≤ 0.75 Risque moyen de salinité
C2 tolérantes.

Ne convient qu’a des sols bien


0.75 ≤ CE ≤ 2.25 Risque élevé de salinité
C3 drainés et des plantes tolérantes.

C4 CE > 2.25 Risque très élevé de salinité Eau difficilement utilisable


CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

V.10.2 Le SAR (Sodium Absorption Ration) :

La quantité de sodium dans l’eau d’irrigation dépend largement des quantités présentes de calcium
et de magnésium. En effet, une eau riche en sodium peut occasionner la fixation de cations Na+ sur le
complexe argilo-humique du sol, menant à la dispersion des particules d’argile, au délitement du sol, à
la formation de croûtes et à une baisse de la porosité du sol, défavorable au développement des plantes.
Pour estimer ce risque d’alcalinisation, il convient de mettre en rapport la teneur en sodium (Na ⁺)
avec celles de calcium (Ca²⁺) et de magnésium (Mg²⁺). C’est le Sodium Adsorption Ratio (SAR), ou
rapport d’adsorption de sodium, qui le permet et qui est une variable importante pour la qualité des eaux
d’irrigation.
+¿
Na
SAR= ¿
√Ca
Mg2+ ¿
2 +¿+
2
¿¿
Quatre classes de danger d’alcalinisation ont été établies et sont représentées dans ce tableau :
Tableau VI.35 : Risque d`alcalinisation en fonction du SAR [19]

Classe SAR Danger d`alcalinisation

S1 SAR ≤ 10 Risque faible


S2 10 < SAR ≤ 18 Risque moyen
S3 18 < SAR ≤ 26 Risque élevé
S4 SAR > 26 Risque très élevé

Dans notre cas :


mg
+ ¿( )× valence
Na l 120×1
+¿(méq/ l)= = =5.45 ¿¿
masse molaire 22
Na
2+ ¿ ( mgl) ×valence
2+¿( )
méq Ca
l
=
massemolaire
=
95 ×2
40
=4.75 ¿¿
Ca
2+ ¿ ( mgl) ×valence
2+¿ ( )
méq Mg
l
=
massemolaire
=
55 ×2
24
=4.58 ¿¿
Mg

5.45
SAR= =2.48

√ 4.75+ 4.85
2
Dans notre cas :
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

SAR = 2.48 et CE = 660 µs/ cm,


 On classe cette eau dans la classe C2-S1 (eau risque d’alcalinité faible et de salinité moyenne)

V.11 Calcul de la pluie de projet :

En analysant les précipitations, on cherche à connaître les pluies, sur de courtes ou longues
périodes.

V.11.1 Répartition de la pluie moyenne annuelle :

Nous disposons d’un ensemble de données sur les pluies mensuelles couvrant la période de 2006 à
2022.
Nom station : REDJAS EL FERADA
Code station : 100201
Ces précipitations sont illustrées dans le tableau suivant :
Tableau VI.36 : Précipitations moyennes mensuelles couvrant la période de 2006 à 2022

Année Sept Oct Nov Dec Jan Fev Mars Avr Mai Juin Juil Aout Ann
2006 38.5 10.1 7.2 98.8 15.2 26.6 138.3 96.8 12.4 3.2 0 17.6 464.7
2007 31.5 30.6 33.8 59 6.2 18.5 88.1 8.7 56.8 13.6 7.5 17.4 371.7
2008 28.3 31.5 54.4 28.7 77.6 61 54.1 102.1 17.5 0 0.8 10.8 466.8
2009 83.5 39.9 27.1 26.3 57.6 25.5 54.9 40.8 60.1 11.5 1.8 17.7 446.7
2010 19.2 57.4 62.9 48 5.8 129.2 24.1 72.3 49.5 34.5 3 7.3 513.2
2011 30.9 90.3 32.4 69.9 15.9 146.7 37 38.9 2.1 13.70 1.59 41 481.49
2012 32.6 17.9 57.3 49.58 38 90 69.74 37.88 42.41 4.2 3.3 11 453.91
125.
2013 53.2 14 8 38.9 39.9 29.1 138.3 2.7 44.5 2 0 0 488.4
2014 7.1 10.5 25.8 144.3 131.9 95.2 89.4 6.4 23.6 4.6 5 15.6 559.4
2015 22.5 48.8 55.8 0 46.5 26.6 98.3 46.9 71.6 2.8 1 0 420.8
2016 15.6 15.2 43.1 5.8 115.8 47 0 20.5 2.8 23.5 2.2 11.2 302.7
2017 15.5 3.1 72.1 52.7 16.2 42.4 93.7 67.6 38.9 11.6 0.2 3.4 417.4
2018 25.3 129.7 15.1 17.3 106.6 65.8 56.6 20.9 59.5 0.4 0 16.4 513.6
2019 61.6 102.8 74.4 73.2 23 0 99.2 38.4 2.6 2.7 0.6 15 493.5
2020 66.5 22.1 48.1 78 33.9 5.8 43.6 23.2 38.3 8.5 0 2 370
2021 6.8 14.8 51 38.3 26.8 36.3 80.5 14.2 14.9 0 0 1.6 285.2
2022 16.5 45.1 45.1 14 66.5 25.5 19.8 6.7 183.4 96.1 0 0 518.7
Moy 32.6 40.22 48.9 49.57 48.43 51.24 69.73 37.88 42.41 13.70 1.59 11.05 442.18
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

5 0
Source : ANRH,2025

V.11.2 Test de d’homogénéisation de Mood :

Avant de commencer toute analyse des données, il est important de vérifier que celles-ci soient
homogènes. Pour cela, on utilise le test de Mood qui permet de tester si une série des précipitations est
stable ou non. Ce test est basé sur la comparaison des échantillons suivants ::
Considérons un échantillon x₁, x₂…, xₙ ; une constante telle que 50 % des xᵢ sont inférieurs à m et
le reste sont supérieurs. Remplaçons ensuite la série de valeurs non ordonnées par une séquence de
signes :
¿
¿
Calculons Ns et Ts avec :
Ns : nombre total de séris de + ou de – dans la série initiale
Ts : taille de la plus grande série de + ou de – au-dessus de la médiane dans la série initiale,
 Les conditions du test sont les suivantes :
1 ⍺
Ns> (N +1−u ₁₋ √ N +1)
2 2
Ts<3 , 3 ×[log 10 ( N +1 ) ]
Si les conditions du test sont remplies, on peut conclure que la série à analyser est homogène.

Les résultats obtenus sont résumés sur le tableau ci- dessous :


Tableau VI.37 : Test de la médiane de la série pluviométrique

Opération Résultat

Médiane 464.7

Ns 10

Ns (-) cond 5.16

Ns (+) cond 4.84

Ts 3.0

Ts cond 4.14

Selon les résultats du Tableau VI.6, la condition de Mood est respectée, ce qui indique que la série
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

pluviométrique de 2006 à 2022 est homogène.

V.11.3 Ajustement des pluies annuelles :

La loi d'ajustement la plus couramment utilisée pour la précipitation annuelle est la suivante :
 Loi normale :
Cette loi de probabilité continue dépend de deux paramètres :
Son espérance μ et son écart type σ. Dans le cas de la loi de Galton, ces paramètres sont remplacés
par log (μ, σ).
Pour les calculs, j'ai utilisé le logiciel HYFRAN.
La figure suivante représente les résultats obtenus à partir du logiciel HYFRAN :

Figure VI.14 : Ajustement des pluies annuelles aux loi normal (gauss)

V.11.4 Test de validité d’un ajustement :

Après ajustement des données par la loi, il convient de comparer l'adéquation de cette loi afin
d'adopter le meilleur ajustement.
Dans notre cas, nous avons a utilisé le teste de Khi carré ². La loi est adéquate pour une erreur
 =0.05= 5 % ; si et seulement si :
2 calculé < 2 théorique.
Les résultats obtenus sont résumés sur le tableau ci- dessous :
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

Tableau VI.38 : Test de validité d’ajustement

Loi normale

²calculé = 6.42

Degrés de liberté = 3

²théorique = 7.815

Nombre de classes = 6
2 2
Observation : χcalcule =6.42<7.815=χthéorique
Donc, la loi normale est un ajustement acceptable
pour la série au seuil de 5 %

V.11.5 Détermination de l’année de calcul :

Nous la considérons pour estimer la pluviométrie moyenne mensuelle représentative de la région.


Tableau VI.39 : Résultat de l’ajustement

Période de retour Probabilité


Xt Intervalle de confiance 95%
(Ans) « T » «Q»

2 0.5 453 407 - 498

1.43 0.3 426 377 - 474

La probabilité pour laquelle on assure l'irrigation est donnée souvent pour la fréquence 80 %.
Pthéorique(80 %)annuelle
Pmoy 80% de chaque mois =Pmoy de chaque mois ×
Pthéorique(50 %)annuelle
P théorique(80 %)annuelle 426
= =0.94
Pthéorique(50 %)annuelle 453

Les pluies mensuelles de projet sont calculées comme suit :


Tableau VI.40 : Calcul des pluies mensuelles pour l’année sèche (freq= 80%)

Mois sep oct Nov Dec Jan Fev Mars Avr Mai Juin Juil Aout

Pmoy 32.65 40.22 48.90 49.57 48.43 51.24 69.73 37.88 42.41 13.70 1.59 11.05
(mm/mois)
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

Pmoy80% 30.69 37.80 45.96 46.59 45.52 48.16 65.54 35.60 39.86 12.87 1.49 10.38
(mm/mois)

V.12 Besoin en eau de culture :

Les besoins en eau sont déterminés comme le volume nécessaire à fournir par l’irrigation afin de
compenser le déficit de la pluviométrie.

V.12.1 Détermination de l’évapotranspiration (ETP) :

Les besoins en eau, également connus sous le nom de déficit hydrique, correspondent à la
différence entre l'évapotranspiration réelle (ETR) d'une culture spécifique et les précipitations efficaces
(Peff). Pour évaluer ces besoins dans le périmètre, nous utilisons le calcul des besoins spécifiques de
chaque culture, tel que défini dans le calendrier agronomique.
Cette approche nous permet de mesurer précisément les besoins en eau de chaque culture en
prenant en compte les conditions climatiques et les précipitations.
Il existe plusieurs méthodes Pour le calcul de l’évapotranspiration de référence (Nous utilisons la
Formule Modifiée de Penman_Monteith)
Cste
0,408 Δ(Rn−G)+γ u (e −e )
T +273 2 s a
ET 0=
Δ+ γ (1+ 0 ,34 u2)
Avec :
ET0 : évapotranspiration de référence [mm jour-1],
Rn : rayonnement net à la surface de la culture [MJ m-2 jour-1],
G : densité de flux de chaleur dans le sol [MJ m-2 jour-1],
T : température journalière moyenne de l'air à une hauteur de 2 m [°C]
u2 : vitesse du vent à une hauteur de 2 m [m s-1],
es : pression de vapeur saturante [kPa],
ea : pression de vapeur réelle [kPa],
es-ea : déficit de pression de vapeur saturante [kPa],
Δ : pente de la courbe de pression de vapeur saturante [kPa °C-1],
γ : constante psychrométrique [kPa °C-1].
Les résultats de l'évapotranspiration de référence (ET0), calculés avec le logiciel CROPWAT 8.0 en
utilisant la formule de Penman-Monteith modifiée, sont résumés dans le tableau suivant :
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

Tableau VI.41 : Evapotranspiration de référence ET0 (Source : CROPWAT)

Température Température Vitesse du


Mois Humidité Insolation Rayonnement ET0
min max vent
C° C° % km/jour Heure MJ /m2 /jour Mm/jour
Janvier 3.5 12.5 78 168 6.4 10.1 1.17
Février 4.5 14.5 76 175 7.1 13 1.68
Mars 6.5 17 75 180 8.2 17.4 2.45
Avril 9.5 20.5 73 163 9.4 21.8 3.42
Mai 13.5 25 65 163 10.9 25.6 4.7
Juin 17.5 30 54 165 12.4 28.3 6.07
Juillet 20 34 44 168 12.5 28 6.88
Aout 19.5 33.5 48 163 11.6 25.3 6.25
Septembre 17 29 60 146 10.1 20.6 4.51
Octobre 13 23.5 64 153 8.7 15.6 3.04
Novembre 8 17.5 70 170 6.8 10.9 1.85
Décembre 4.5 13 76 158 6.2 9.2 1.17
Moyenne 11.4 22.5 65 164 9.2 18.8 3.6

V.12.2 L'évapotranspiration maximale (ETM) :

S'obtient par :
ETM =ET 0 × Kc
Avec :
ET0 : représente l'évapotranspiration standard (de référence) (mm/mois)
Kc : le coefficient cultural.

V.12.3 Le coefficient culturaux Kc :

Les valeurs du coefficient culturel (Kc) pour chaque culture ont été déterminées en prenant en
compte divers facteurs, tels que le stade de développement de la plante, l'intensité du vent et l'humidité
relative moyenne de l'air observée dans notre zone d'étude.

V.12.4 La réserve facilement utilisable (RFU) :

Ce calcul par la formule suivante :


RFU =(hcc−hpf )× Y × Da× Z
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

Avec :
hcc : humidité à la capacité au champ
hpf : humidité au point de flétrissement
Z : profondeur racinaire,
Y : coefficient qui dépend de la nature du sol (on prend Y=2/3)
Da : densité apparente du sol ;
Dans notre cas, la réserve en eau du sol du mois i-1 est égal à :
Rs= K × RFU
 Rs (Réserve utile réelle)
 Déficit hydrique mensuel (D) = ET₀ - P
(Si D > 0 → il y a un déficit, si D < 0 → il y a un excès)
 Rs(i) = Rs(i-1) - D(i)
Mais Rs ne peut jamais dépasser RFU théorique (169 mm) ni descendre en dessous de 0 mm.
On suppose que le sol est plein (Rs = 169 mm) au début de septembre.
Avec :
K : est coefficient =1, ou 1/2, 1/3 ou 0 dans le cas de réserve en eau nulle.
Voici les valeurs de densité apparente en fonction de la texture du sol (Source : FAO, 1976) :
 Sable : 1.65
 Limon-Sableux : 1.50
 Limon : 1.40
 Limon-Argileux : 1.35
 Argile-Limoneux : 1.30
 Argile : 1.25
Dans notre cas on a :
 Un sol argilo-limoneux (Hcc=28% et Hpf=15),
Brouwer, C., Prins, K., Kay, M., & Heibloem, M. (1989). Irrigation Water Management:
Irrigation Scheduling (Training manual No. 4). Food and Agriculture Organization of the
United Nations.
 Z =1500mm pour (pommier, Olivier)
 Z =1000mm pour la vigne

V.12.5 Calcul de la pluie efficace :

Il existe diverses méthodes pour estimer les précipitations. Dans le cadre de notre étude, nous avons
utilisé la méthode du pourcentage fixe, qui se décrit comme suit :
Pluies efficaces=A × Pluies totales
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

Avec :
A : coefficient de pertes généralement égal à 0.8

Le résultat de calcul par cette méthode est donné dans le tableau suivant :

Tableau VI.42 : Calcul des pluies efficaces

Mois Sep Oct Nov Dec Jan Fev Mars Avr Mai Juin Juill Aout
Pmoy 30.69 37.80 45.96 46.59 45.52 48.16 65.54 35.60 39.86 12.87 1.49 10.38
80%
24.552 30.24 36.768 37.272 36.416 38.528 52.432 28.48 31.888 10.296 1.192 8.304
Peff

V.12.6 Calcul des besoins en eau d’irrigation :

Le calcul des besoins en irrigation pour les cultures est effectué en réalisant le bilan hydrique suivant :
Bi= ETM – (Peff + RU )
Avec :
ETM : est l’évapotranspiration maximale ou besoins des cultures en mm
Kc : le coefficient culturel de la culture considérée.
Peff : est la pluie efficace.
RU : La réserve utile.
Les résultats de calcules des besoins en eaux sont présentés dans les tableaux suivants :
Tableau VI.43 : Calcul des besoins en eau pour le pommier

Peff ET0 P80% RFU thé RFU réel ETM Bnet


Mois Z(m) Kc
(mm) (mm/mois) (mm) (mm) (mm) (mm) (mm)
Sep 24.552 135.3 30.69 1.5 169 0.7 66.35 94.71 3.808
Oct 30.24 94.24 37.8 1.5 169 0.7 12.33 65.968 23.398
Nov 36.768 55.5 45.96 1.5 169 0.7 5.73 38.85 -3.648
Dec 37.272 36.27 46.59 1.5 169 0.7 19.03 25.389 -30.913
Jan 36.416 36.27 45.52 1.5 169 0.7 31.19 25.389 -42.217
Fev 38.528 48.72 48.16 1.5 169 0.7 33.71 34.104 -38.134
Mars 52.432 75.95 65.54 1.5 169 0.8 27.49 60.76 -19.162
Avr 28.48 102.6 35.6 1.5 169 0.85 0 87.21 58.73
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

Mai 31.888 145.7 39.86 1.5 169 0.85 0 123.845 91.957


Juin 10.296 182.1 12.87 1.5 169 0.7 0 127.47 117.174
Juill 1.192 213.28 1.49 1.5 169 0.7 0 149.296 148.104
Aout 8.304 193.75 10.38 1.5 169 0.7 0 135.625 127.321
Tableau VI.44 : Calcul des besoins en eau pour la vigne

Peff ET0 P80% RFU RS ETM Bnet


Mois Z(m) Kc
(mm) (mm/mois) (mm) (mm) (mm) (mm) (mm)
Sep 24.552 135.3 30.69 1 113.23 0.4 10.58 54.12 18.988
Oct 30.24 94.24 37.8 1 113.23 0.4 0 37.696 7.456
Nov 36.768 55.5 45.96 1 113.23 0 0 0 -36.768
Dec 37.272 36.27 46.59 1 113.23 0 13.3 0 -50.572
Jan 36.416 36.27 45.52 1 113.23 0 25.46 0 -61.876
Fev 38.528 48.72 48.16 1 113.23 0 27.98 0 -66.508
Mars 52.432 75.95 65.54 1 113.23 0.15 21.76 11.3925 -62.7995
Avr 28.48 102.6 35.6 1 113.23 0.45 0 46.17 17.69
Mai 31.888 145.7 39.86 1 113.23 0.6 0 87.42 55.532
Juin 10.296 182.1 12.87 1 113.23 0.7 0 127.47 117.174
Juill 1.192 213.28 1.49 1 113.23 0.7 0 149.296 148.104
Aout 8.304 193.75 10.38 1 113.23 0.45 0 87.1875 78.8835

Tableau VI.45 : Calcul des besoins en eau pour l’Olivier

Peff ET0 P80% RFU RS ETM Bnet


Mois Z(m) Kc
(mm) (mm/mois) (mm) (mm) (mm) (mm) (mm)
Sep 24.552 135.3 30.69 1.5 169 0.75 66.35 101.475 10.573
Oct 30.24 94.24 37.8 1.5 169 0.75 12.33 70.68 28.11
Nov 36.768 55.5 45.96 1.5 169 0.75 5.73 41.625 -0.873
Dec 37.272 36.27 46.59 1.5 169 0.65 19.03 23.5755 -32.7265
Jan 36.416 36.27 45.52 1.5 169 0.65 31.19 23.5755 -44.0305
Fev 38.528 48.72 48.16 1.5 169 0.65 33.71 31.668 -40.57
Mars 52.432 75.95 65.54 1.5 169 0.65 27.49 49.3675 -30.5545
Avr 28.48 102.6 35.6 1.5 169 0.65 0 66.69 38.21
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

Mai 31.888 145.7 39.86 1.5 169 0.75 0 109.275 77.387


Juin 10.296 182.1 12.87 1.5 169 0.85 0 154.785 144.489
Juill 1.192 213.28 1.49 1.5 169 0.85 0 181.288 180.096
Aout 8.304 193.75 10.38 1.5 169 0.85 0 164.687 156.383

V.13 Le calcul de débit d’irrigation :

On calcule les besoins en eau pour l’assolement suivant :

Tableau VI.46 : Récapitulatif des besoins nets (mm)

Mois Pommier La vigne L’Olivier Totale

Sept 3.808 18.988 10.573 33.369

Oct 23.398 7.456 28.11 58.964

Nov 0 0 0 0

Déc 0 0 0 0

Jan 0 0 0 0

Fév 0 0 0 0

Mar 0 0 0 0

Avr 58.73 17.69 38.21 114.63

Mai 91.957 55.532 77.387 224.876

Jui 117.174 117.174 144.489 378.837

Juill 148.104 148.104 180.096 476.304

Août 127.321 78.8835 156.383 362.5875

La dose d'irrigation correspond à la quantité d'eau requise pour satisfaire les besoins hydriques des
plantes, cette quantité pouvant varier en fonction du système d'irrigation employé dans la zone cultivée.
Nous pouvons utiliser la formule suivante :
Bm × 10 ×1000
Qs=
E ×T ×t × 3600
Avec :
« Bm : Besoin mensuel maximum net en mm/mois,
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

T : Durée d'irrigation quotidienne fixée à 22 heures par jour.


t : Nombre de jours d'irrigation dans le mois, exprimé en jours, égal à 30 jours.
E : Coefficient d'efficience global du système d'irrigation, approximativement égal à 0,75 » [15]

D’où les besoins de pointe correspondent au mois de juillet :


 B net=476.304 mm/mois
 Q s=2.67 l/ s/ha> 1.5l /s /ha
Remarque :
Le débit spécifique obtenu est supérieur à 1.5, il y’a un risque de surdimensionnement des
conduites de refoulement ou gravitaire.
Il y a trois méthodes pour estimer le débit spécifique :
 Prendre la moyenne des débits spécifiques de l’ensemble des cultures
 Prendre en considération la moyenne des débits spécifiques des cultures les plus exigeantes
 On prend donc le débit spécifique de la culture la plus exigeante pour le mois de pointe
Dans notre cas :
On prend le débit spécifique da la culture la plus exigeante :
 L’olivier en mois de juillet
Alors :
B net=180.096 mm
Donc le débit spécifique corrigé est :
Qs=1.01 (l/s /ha)

V.14 Le Calcul de la superficie à irriguer :

Le débit sortant est relativement faible donc on calcule combien de surfaces nous pouvons irriguer
avec tel débit
Ce calcul par la formule suivantes :
Q car =Qs× S
Avec :
Q s : le débit spécifique de mois de pointe
S : la superficie à irriguer
Q car : le débit caractéristique (le débit de STEP)
Sont résumés dans le tableau suivant :
CHAPITRE VⅠ : Estimation des besoins et choix de culture

Tableau VI.47 : les résultats du Calcul de la superficie à irriguer

Horizon Q car (L/s) Qs (L/s/ha) S (ha)

2025 5.82 1.01 6

2035 6.48 1.01 6.4

2055 8.12 1.01 8

V.15 Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons déterminé la nature du sol dans notre région et ses caractéristiques,
ainsi que celles des eaux traitées de la station d'épuration des eaux usées de Bougherdaine. Après avoir
étudié la qualité de ces eaux, les résultats ont montré qu'elles n'ont aucun effet négatif sur les cultures et
sont suffisantes pour irriguer pas mal de surfaces de terres agricoles.
Organisation de chantier
Conclusion générale

V.16 Introduction :

Organiser un chantier suppose de fixer un rythme de travail soutenu et de bien maîtriser les
ressources humaines et matérielles pour que le chantier soit exécuté dans les délais, conforme aux plans
et au cahier des charges, et au meilleur coût pour le constructeur.
Par exemple, la réalisation d'une structure en béton armé nécessite des approvisionnements en
ciment, sable, gravier, acier, etc. et le montant facturé au client final sera généralement déterminé avant
les travaux.
Il est difficile de chiffrer le plus juste possible les coûts et les ressources nécessaires pour mener à
bien un ouvrage, car l'estimateur se base alors sur des hypothèses que seules l'avancée du chantier, ou
même la fin des travaux, viendront valider. Cette incertitude pousse l'entreprise à revoir sans cesse ses
estimations au fur et à mesure de l'exécution des travaux.
Pour finir, bien organiser son chantier, c'est aussi savoir anticiper les besoins, notamment en :
 Une analyse rigoureuse du projet de réalisation.
 Des recherches d'optimisations techniques aux différents procédés constructifs pour améliorer :
 La sécurité,
 Les délais de construction
 La productivité
 La définition des modes opératoires
 L'élaboration d'un plan d'installation de chantier
 L'établissement d'un planning prévisionnel pour l'exécution des travaux

V.17 Installation d’un chantier :

Ensemble des installations temporaires indispensables au bon fonctionnement d’un chantier durant
l’exécution des travaux (clôtures, grues, réseaux divers, voies de circulation, zones de stockage et de
préfabrication, centrale à béton, silo à mortier, locaux de chantier, etc.). [14]

V.17.1 Définition d'un chantier :

Le chantier est l’endroit où sera construit un ouvrage ou la zone à l’intérieur de laquelle une équipe
peut s’installer pour effectuer des travaux. Le chantier a des limites aussi bien dans l’espace que dans le
temps.. [14]

V.17.2 Rôle de l'installation de chantier :

L’organisation d’un chantier repose sur un certain nombre de principes vue assurent son bon
Conclusion générale

déroulement. Il est tout d’abord question de l’établissement d’un calendrier de préparation s de sécuriser
de l’exécution des travaux de manière à garantir cet achèvement. Le chantier doit également être bien
rangé pour en optimiser le rythme de travail é et pour éviter de perdre des matériaux, doubler les
équipements, enlever ou remplacer certaines parties déjà installées et protéger les travailleurs et les
engins. Les éléments structuraux et de finition du bâtiment doivent être bien alignés, symétriquement et
parallèlement de manière uniforme.

V.17.3 Moyens des travaux de chantier :

 Ressources humaines.
 Ressources matérielles.
 Équipements de terrassement.
 Équipements de bétonnage.

V.18 Devis quantitatif et estimatif :

Quel que soit le cas, pour obtenir une valeur de consommation considérée représentative, les
chiffres de l’exploitation doivent prendre en compte la conjugaison de plusieurs paramètres liés à
l’exploitation, à savoir la consommation d’énergie électrique, des consommables, des opérations de
maintenance. Les différentes ressources devraient être maitrisées et connues pour effectuer le calcul de
manière sérieuse et en toute précision.

V.18.1 Le coût des projets :

Le coût estimatif du projet est établi sur la base du coût du mètre cube (m3) d’eau épurée. Ce coût
est composé de :

V.18.1.1 Le coût d’investissement :

Donnée par :
C Ti =C vrd + CG . C + Céq

Avec :
C Ti: le coût d’investissement.
C G .C : le coût de génie civil (terrassement et coût des ouvrages en béton).
C éq : le coût des équipements (racleurs, turbine, pompes aérateurs, tuyauterie…).
C vrd : le coût VRD (les voiries et Réseaux divers).
Conclusion générale

V.18.1.2 Coût de Terrassement :

Le coût de terrassement est calculé comme suit :


• Coût de terrassement :
– L’épaisseur de la couche végétale est estimée à 30 cm.
– Le prix du mètre cube de terrassement est évalué à 2500 DA.
– Le volume de la couche végétale est calculé par l’expression
Vt =0.3 x Shi
Où Shi représente la surface horizontale de l’ouvrage considéré.
Le coût d’un ouvrage est donc :
Ct =2500 x Vt
Avec Vt représentant le volume de terrassement de l’ouvrage considéré.
Tableau VII.48 : Le coût de terrassement de chaque ouvrage

Volume
Ouvrages Shi Coût (DA)
(m3)

Dégrilleur grossière 1.33 0.399 997.5

Dégrilleur fin 1 0.3 750

Déssableur- 4.17 10425


13.9
déshuilleur

2 Bassin biologiques 82.55 24.765 61912.5

2 bassins de 1.302 3255


4.34
dégazages

2 Décanteur 29.52 73800


98.4
secondaires

Répartiteur 4.359 1.3077 3269.25

Réservoir de stockage 8.9324 2.67972 6699.3

Déshydratation 3.507 8767.5


11.69
mécanique

Epaississeur 24.3 7.29 18225


Conclusion générale

Stabilisateur 16.9 5.07 12675

Filtre à sable 47.07 14.121 35302.5

Bassin UV 2.32 0.696 1740

Aire de stockage 28.87 8.661 21652.5

Total 345.9614 103.78842 259471.05


Ainsi, le coût total du terrassement est Ct = 259471.05 DA.

V.18.1.3 Coût de Béton Armé :

Le coût du mètre cube de béton est actuellement estimé à Pu = 40,000 DA.


• Le coût du béton est donc
Cb=Pu x Vtb
Vtb : Le volume total du béton pour chaque ouvrage sera la somme de volume de mur et le volume de
readier :
𝑽𝒕𝒃=𝑽𝒓+𝑽𝒎
Tel que :
𝑽𝒓=𝑺𝒉 x 0.3
Avec :
Er (l’épaisseur du radier) = 0.3 m (selon les informations d’un bureau d’étude)
𝑽𝒎= 𝑷×𝑯×𝒆𝒎
Avec :
P : périmètre de l’ouvrage et H : Hauteur de l’ouvrage.
Em (l’épaisseur du mur) = 0.3 (selon les informations d’un bureau d’étude)
Les résultats sont représentés dans le tableau suivant :

Vr (m3) Vtb (m3)


Ouvrages Vm (m3) Coût (DA)

Dégrilleur grossière 0.399 1.398 1.797 71880

Dégrilleur fin 0.3 0.888 1.188 47520

Déssableur- 4.17 24.1956 28.3656 1134624


déshuilleur

2 Bassin biologiques 24.765 70.00368 94.76868 3790747.2


Conclusion générale

2 bassins de 1.302 13.40496 14.70696 588278.4


dégazages

2 Décanteur 29.52 51.52632 81.04632 3241852.8


secondaires

Répartiteur 1.3077 7.0209 8.3286 333144

Réservoir de stockage 2.67972 11.49336 14.17308 566923.2

Centrifugeuse 3.507 6.21 9.717 388680

Epaississeur 7.29 15.723 23.013 920520

Stabilisateur 5.07 17.496 22.566 902640

Filtre à sable 14.121 27.01725 41.13825 1645530

Bassin UV 0.696 2.9007 3.5967 143868

Aire de stockage 8.661 22.8 31.461 1258440

Total 103.788 272.077 375.866 15034647.6


Le cout total de béton armé est : 15034647.6 DA

V.18.1.4 Coût total du Génie Civil :

Le coût total du génie civil est la somme des deux coûts calculés précédemment :
Cgc=Cb+Ct
Cgc=15034647.6+259471.05
=15294118.65 DA

V.18.1.5 Coût des voiries et réseaux divers (VRD) :

Le coût des VRD est estimé à 25% du coût du génie civil, donc :
Cvrd = 0,25 × Cgc
Cvrd = 0,25 × 15294118.65
Cvrd = 3823529.663

V.18.1.6 Coût des équipements électromécaniques et électriques et d’installations


hydromécaniques :

Il est estimé à 60% du coût de G.C et VRD:


Conclusion générale

Céq = 0,6 × (Cgc + CVRD)


Céq = 0,6 × (15294118.65+3823529.663)
Céq = 11470588.99 DA

V.18.1.7 Coût total des investissements de la station :

Donnée par la relation suivante :


Cti = Cgc + CVRD + Céq
Cti = 30588237.3 DA

V.18.1.8 Estimation des coûts de fonctionnement :

Comprend les dépenses associées à l’exploitation et à la maintenance de la station. Ces coûts


Incluent les éléments suivants :

V.[Link] Le coût de main d’œuvre :

Correspond à 5 % du coût total de l’investissement :


Cmo = 0,05 × Cti
Cmo = 1529411.865 DA

V.[Link] Coûts de maintenance des équipements :

Il est estimé à 10 % du coût d’investissement total :


Crm = 0,10 × Cti
Crm = 3058823.73 DA

V.[Link] Le coût des frais financiers :

Il est estimé à 5% du coût global de l’investissement :


Cff = 0,05 × Cti
Cff = 1529411.865 DA

V.[Link] Le coût de fonctionnement total :

Cft = Cff + Crm + Cmo


Cft = 6117647.46 DA
Conclusion générale

V.18.1.9 Le coût estimatif du projet :

Cp = Cft + Cti
Cp = 36705884.76 DA
Cela signifie que le coût global du projet est de 36705884.76 DA

V.18.1.10 Calcul du prix du m3 d’eau traitée :

 Le coût d’amortissement annuel :


Cti
Caa=
T
T : durée d’amortissement t= 30 ans.
30588237.3
Caa=
30
Caa= 1019607.91
 Coût annuel de la station :
Ctot st = Caa +Cft
Ctot st =1019607.91 +6117647.46
Ctot st = 7137255.37

 Calcul du prix du m3 d’eau épurée :


Le volume total annuel d’eau épurée en l’an 2054 est
Van = Qptp (2055) x 365
Van = 5004.537 x 365
Van = 1826656.005
Le coût du m3 épurée (Ce) est donné par :
Ctot st
Ce=
Van
7137255.37
Ce=
1826656.005
Ce = 3.91 DA

Tous les calculs sont résumés dans le tableau suivant

Désignation Coûts
Unité

Coût d’invstissement
Conclusion générale

Coût de terrassement DA 259471.05

Coût total du béton armé DA 15034647.6

DA 15294118.65
Coût total de génie civil
DA 3823529.663
Coût des VRD
Coût des équipements électromécaniques et DA 11470588.99
électriques et d’installations hydromécaniques
Coût total des investissements de la station DA 30588237.3

Coût de fonctionnement

Coût de main d’oeuvre DA 1529411.865

Coûts de maintenance des équipements DA 3058823.73

Coût des frais financiers DA 1529411.865

Coût de fonctionnement total DA 6117647.46

DA 1019607.91
Coût d’amortissement annuel
DA 7137255.37
Coût total de la station
DA 3.91
Coût de m3 d’eau épurée

V.19 Etude comparatif entre le coût des lits bactériens et les installations à boues
activé.

la présente étude permet de comparer les techniques de boues activées et de lits bactériens pour
trouver la plus fiable et celle qui est appropriée techniquement et économiquement pour le traitement
des eaux usées.

V.19.1 La première variante (le système des boues activées) :

L’installation des boues activées est essentiellement composée des éléments suivants :

a) Aérateur (blower) :

Blower roots ou canal latéral 7,5 kW : entre 450 et 600 USD l’unité (prix EXW/FOB selon fournisseur
chinois) ; on prend un prix unitaire de 500 USD
Conclusion générale

b) Diffuseurs (fine-bulle) :

On utilise des diffuseurs d’importations de la Chine avec un prix de 2,8–12 USD/pc selon taille et
qualité on prend 5 USD par pièce.
Nombre de diffuseurs nécessaires est donné par :
S
N=
a
Avec :
S : surface de bassin de 82,55 m²
a : surface du buse (un diffuseur disque de membrane fine de 200–300 mm couvre environ 0,3 à 0,8 m²
selon le modèle.
Prenons une valeur moyenne de 0,5 m² par diffuseur pour sécuriser le dimensionnement

c) Béton de construction :

Cb = Pu x Vt
Pu : Le cout d’un m3 de béton armé est estimé à 40000 DA
Volume totale de béton dans les bassins biologique : 94.77 m3

d) Les pompes de recirculation :

Pour une pompe submersible de recirculation avec un débit de 233,9 m³/j (≈ 2,7 m³/h) nous
recommandons une pompe de type VOLVO PUMPS 1 HP (0,75 kW), débit ≈ 24 m³/h, prix ≈ AED 895
(~ 250 USD)
• Le prix de dollar américain actuellement est ; 1 USD = 137 DA
Les résultats sont résumés dans le tableau suivant :

Composant Quantité Coûts total


Prix unitaire

Aérateur (blower) 8 68500 548000

Diffuseurs 165 700 115500

Béton 94.77 m3 40000 3790747.2

Pompes de recirculation 2 68500 137000

Le prix total est : 4591247.2 DA


Conclusion générale

V.19.2 La deuxième variante (lit bactérien) :

Les lits bactériens sont essentiellement composés des éléments suivants :

a) Garnissage avec brique concassé locale :

On utilise la brique en terre cuite à 8 trous (10x20x30 cm), également appelée brique creuse comme un
matériau de garnissage
Nombre des briques nécessaire est donné par :
Vt
N=
Vu
Avec :
Vt : volume de garnissage = 619.93 m3
Vu : volume d’une pièce de brique = 0.06 m3
Le cout total des briques est donné par :
Cbr = N x Pubr
Avec :
N : le nombre des briques
Pubr : le prix unitaire de brique = 13.3 DA (selon les informations d’un fournisseur local)

b) Béton de construction :

Donné par :
Cb = Pu x Vt
Avec :
Pu : Le cout d’un m3 de béton armé est estimé à 40000 DA
Vt : volume totale de béton dans les bassins biologique donné par :
Vt = Vm
Vt = (P x H x 0.3)
Vt = 41.865 m3

c) Le fond du lit :

On va utiliser les Galets de rivière / pierre roulée comme un matériaux drainant les eaux usées épurées
au fond du lit bactérien ; ce matériau est un idéale drainant pour les raisons suivantes :
 Très perméables : forme arrondie → espaces vides plus grands → excellent écoulement
 Résistance à l’érosion
 Disponibilité local (proximité d’oued, carrière, sablière)
Conclusion générale

Le volume occupé est donné par :


Vdr = 0.3 x Slb
Avec :
Slb : la surface horizontale de lit bactérien (m2)
Le cout est donné par :
Cdr = Vdr x Pu
Avec :
Pu : le prix unitaire = 2100DA / m3 (d’après un fournisseur local à Ain Taya Alger )

d) Sprinklers :

On va utiliser un bras de sprinkler en PVC de diamètre 60 mm (DN 63) et longueur de bras 17.78 m
Tube PVC DN 63 PN 6 (6 m) : 500 DA /6 m (selon un fournisseur local [Link]).
Accessoires à ajouter :
Prévois 20 à 50 % du coût du tuyau en plus pour les raccords et colliers :
Pour 1600 DA de tuyau on a 700 DA
Les résultats de calcul sont résumés dans le tableau suivant :

Composant Quantité Coûts total en DA


Prix unitaire

Garnissage avec brique


concassé locale 10333 briques 13.3DA / brique 137428.9

Béton de construction 41.865 m3 40000DA / m3 1674600

73.391 m3 2100DA / m3 154121.1


Pierres de fond du lit

Sprinklers 17.78 m 500DA / 5m 2300

Le prix total est : 1968450 DA


Conclusion comparative
Enfin, la comparaison entre le lit bactérien et l’installation des boues activées a montré que la
première option se distingue par des caractéristiques financières et techniques intéressantes. Le coût de
1 968 450 DA pour un lit bactérien et de 4 591 247.2 DA pour les boues activées font la différence de
2,62 millions de DA avant les boues activées. Ce montant résultant est un critère significatif de
préférence financière pour le lit bactérien dès le départ.
Analyse du rapport coût/efficacité
Conclusion générale

 Lit bactérien :
Avantage primordiale : faible coût d’investissement, fluidité de fonctionnement, moins énergivore.
Limites primordiales : rendement épuratoire légèrement inférieur dans certains cas, surface au sol plus
grand nécessaire pour la même charge, performance sensible aux variations de charge et au climat.
 Boues activées :
Avantage primordiale : très bon rendement épuratoire, flexibilité face aux variations de charge,
possibilité de traiter des charges plus hautes sur un espace compact.
Limites primordiales : coût d’investissement et d’exploitation plus élevé, besoin en main-d’œuvre
qualifiée et en énergie plus grand, maintenance plus complexe et à jour.

V.20 Conclusion

Il est important de noter enfin que ce chapitre offre une vue sur les différents processus qui doivent
être suivis pour réussir la mise en œuvre du champ de projet et une étude comparative technico
économique entre le lit bactérien et les boues activées qui a montré a la fin que le lit bactérien est moins
couteux que le système des boues activées et il est plus adaptables pour les zones rurales comme
BOUGHERDAINE .
Non seulement cela informera de ce qui doit être fait, cela garantira que les travaux puissent être
réalisés de manière fluide, par exemple un mois après. Enfin, les coûts associés au projet, qu’il s’agisse
de béton armé ou de coûts fonciers associés à l’investissement initial, ou de coûts d’exploitation,
devraient être inclus dans cette estimation.
Conclusion générale

Conclusion générale

Conclusion générale :
Dans la présente mémoire, nous avons étudié le projet de dimensionnement d’une station
d’épuration des eaux usées pour la commune de BOUGHERDAINE, en mettant en évidence l’urgence
de traiter des eaux usées au sein du contexte de la pollution croissante et de la pénurie d’eau qui touche
la région. Grâce à une analyse approfondie du site, des caractéristiques des eaux usées et des solutions
de traitement les plus appropriées, nous avons prouvé qu’une station d’épuration correctement
dimensionnée pouvait contribuer de façon appréciable à l’amélioration de la qualité de l’eau et à la
Conclusion générale

préservation de l’environnement.
Dans les circonstances la recherche a démontré que, par leur mise en place, les techniques de
traitement modernes des eaux, telles que les boues activées, peuvent apporter une solution durable aux
problèmes de pollution de l’eau tout en ouvrant la voie à l’utilisation agricole des eaux ainsi traitées, ce
qui permet la diminution de la pression sur la ressource eau et une durabilité des systèmes d’activité
agricole.
Aux vues de ces résultats nous préconisons d’exécuter le projet dans les conceptions préconisées
avec une attention accrue à l’optimisation des procédés de traitement aux suivis des performances. De
plus, nous estimons nécessaire de compléter à l’issue du projet des études de manière à suivre les effets
du projet à long terme et repérer d’éventuels axes d’amélioration.
Pour conclure, ce projet met en avant l’importance de l’innovation dans le traitement et la
réutilisation des eaux tout en proposant un modèle reproductible à d’autres territoires confrontés à des
problèmes similaires. Nous espérons que ce travail contribuera à l’amélioration de la durabilité
environnementale et agricole, au déploiement de projets futurs au service d’objectifs similaires dans
d’autres territoires.
Bibliographique
ANNEXE

References bibliographies :

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en Eau de MILA ; 2017. p. 20-25, 30, 42, 50.
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2004. 576 p. Techniques et ingénierie. ISBN 978-2100521043.
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charge, nitrification et dénitrification, Traitement du phosphore. France : SHU, ENGEES, 2002. 103 p.
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2010. 776-820-821-824 p. Référence technique. ISBN 978-2-281-11477-5.
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1996. 1383 p. Techniques et ingénierie. ISBN978-2100024162.
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adaptées aux petites collectivités. France : IRSTEA ,2010. pp 47-55.
[12] BECHAC, P. BOUTIN, P., MERCIER, B et NUER, P. Traitement des eaux usées. Paris :
Eyrolles, 1987. 262 pages.
[13] SADOWSKI, AG. Méthode de calcul d’une filière de traitement : boue activées –Très faible
charge, nitrification et dénitrification, Traitement du phosphore. France : SHU, ENGEES, 2002. 130 p.
[14] SALGHI, R. Dimensionnement d’une station d’épuration par boues activées. Ecole nationale
des sciences appliquées d’Agadir,2009.50-62 p.
[15] EDDY et METCALF. Waste water engineering treatment and reuse. New York: McGraw-Hill,
2002. 1854-1879 p. ISBN 978-0070418783.
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documentation,2002. 1854-1879 p. ISBN 9782743007171.
[17] LENNTECH, « Désinfection par rayons Ultraviolets», Thesis, 2018. Consulté le: 15 juin 2024.
ANNEXE

[18] Eme C, Molle P. Stockage des eaux usées traitées en vue de leur réutilisation : état de l'art.
Irstea; 2013, ISBN 978-3245217171
[19] Réutilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation des cultures, l’arrosage des espaces
verts par aspersion et le lavage des voiries. Rapport d’expertise collective, édition scientifique. Agence
Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation de l'Environnement et du Travail (ANSES).
2012.
[20] [Link], Quel est le prix d’une station d’épuration collective [Internet].
Conseils Hellopro; 2023 [cité 2024 août 24].
[21] WASTEWATER TREATMENT PLANTS [Internet]. Huber Technology; 2024 [cité 2024
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[22] Etude du réseau d’assainissement commune de BOUGHERDAINE AMIRA ARRES . MILA,
Algérie : Direction des Ressources en Eau de MILA ; 2025.

[23] Fiche technique de la STEP Mila, ONA Mila , 2025


ANNEXE

ANNEXE
ANNEXE

Annexe 01
Variation des débits et vitesses en fonction du remplissage ouvrage circulaire (KERLOC’H B,
MAELSTAF D, 1977)
ANNEXE

Annexe 02
Abaque pour réseau pluviaux en système unitaire ou séparatif canalisation circulaire (KERLOC’H
B,MAELSTAF D, 1977)
ANNEXE

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