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Analyse du wedge faillure en mines

La mécanique des roches est essentielle pour assurer la stabilité des excavations minières, notamment dans le massif I de la MIBA, qui n'est exploité qu'à 20% de ses réserves. Cette étude vise à analyser le wedge failure pour déterminer un angle de talus optimal, garantissant sécurité et rentabilité. Les résultats permettront de compléter les recherches précédentes sur la stabilité des talus et d'évaluer le facteur de sécurité dans l'exploitation de ce massif.

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Analyse du wedge faillure en mines

La mécanique des roches est essentielle pour assurer la stabilité des excavations minières, notamment dans le massif I de la MIBA, qui n'est exploité qu'à 20% de ses réserves. Cette étude vise à analyser le wedge failure pour déterminer un angle de talus optimal, garantissant sécurité et rentabilité. Les résultats permettront de compléter les recherches précédentes sur la stabilité des talus et d'évaluer le facteur de sécurité dans l'exploitation de ce massif.

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INTRODUCTION GENERALE

La mécanique des roches est l’un des grands domaines de l’ingénierie des mines
actuellement en développement.
Elle comprend l’ensemble des applications portant sur la destructibilité et la stabilité
des roches.
Son objectif principal en mines est la stabilisation des travaux d’excavation minières
par l’application des lois des comportements des matériaux définis par la mécanique des roches
ou des sols et cela dépendamment de l’état géologique des formations étudiées.
La stabilité des talus rocheux est donc l’un des défis majeurs auquel l’ingénieur civil
des mines fait face dans les travaux d’excavations minières, dans ce sens qu’un compromis doit
être trouvé entre les caractéristiques géologiques des massifs et la géométrie des talus en vue
de doter la mine d’une technologie pouvant en même temps garantir la sécurité des mineurs et
du matériel ainsi que la rentabilité des travaux d’exploitation minière.
Par sa taille et sa réserve, le massif I est le plus gros de tous les massifs kimberlitique
de la MIBA et n’est exploité jusqu’à ce jour qu’à environ 20% de toutes les réserves connues,
ce massif n’étant pas complètement estimé car certains sondages se sont limités dans la
kimberlite.
Il est donc intéressant et même impératif de penser à la stabilisation des talus par la
recherche d’un angle de talus optimal.
Notre étude, dans l’objectif d’apporter un plus dans la stabilisation des travaux
d’exploitation du massif I, s’est donné pour tâche principale l’analyse du wedge faillure dans
cette formation au travers du sujet « Analyse du wedge faillure dans la stabilité des talus
rocheux »

L’objectif poursuivi par notre étude est la mise en évidence de la possibilité du wedge
failure dans le massif et l’appréciation de valeur du facteur de sécurité, compromis optimal
entre sécurité et rentabilité des travaux d’exploitation de ce massif.
Cette étude pourra donc compléter le projet de la stabilité de ce même massif réalisé
au travers des études de Irs MUCHANGA FARIALA Victor, LUTUMBA TSHIALA Erick et
KABUYA MUKENDI J. dans leurs recherches portant respectivement sur « Etude technique
de la stabilité de talus d’une mine à ciel ouvert. Comparaison des méthodes analytiques et
numériques », « Analyse du toppling en stabilité des pentes » et « Etude de la stabilité de talus
d’une mine à ciel ouvert », toutes avec application sur le massif I de la MIBA.
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Les résultats de cette recherche permettront aussi de confirmer infirmer les résultats
de l’étude sur Etude technique de la stabilité de talus d’une mine à ciel ouvert. Comparaison
des méthodes analytiques et numériques, vue que cette étude a portée principalement sur la
rupture plane qui est une rupture très proche de la rupture en coin ou wedge faillure.
Afin d’atteindre ces objectifs, des études géostructurale et géomécanique sont
premièrement faites sur le massif pour la mise en exergue des caractéristiques géologiques et
mécaniques, pour passer finalement à l’analyse de la stabilité du wedge faillure par le calcul du
facteur de sécurité par les méthodes analytiques et numériques en utilisant les codes des
logiciels Dips, RocData et wedge faillure analysis.
Pour mener au mieux notre étude, nous l’avons subdivisé en différents chapitres à
l’exclusion de l’introduction et la conclusion générales :

CHAPITRE I : GENERALITES SUR LES SITES D’ETUDES

CHAPITRE II : THEORIE GENERALE SUR LA STABILITE DES TALUS :

WEDGE FAILLURE

CHAPITRE III : ANALYSE GEOSTRUCTURALE ET GEOMECANIQUE DES

FORMATIONS DU MASSIF I

CHAPITRE IV : ANALYSE DU WEDGE FAILLURE SUR LE MASSIF I


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CHAPITRE I
GENERALITES SUR LE SITE D’ETUDE

I.1. Introduction
Dans cette partie du travail, nous présenterons notre site d’étude qui est le massif I et
nous dirons un mot d’une manière brève sur l’exploitant de ce massif kimberlitique qui est la
MIBA.
I.2. Historique de la MIBA
Fondée le 13 décembre 1961, la minière de Bakwanga (MIBA) est une société
anonyme qui s’était lancée avant tout dans la recherche et exploitation du diamant.
Avant la création de la MIBA, la BECEKA avait exploité le diamant pendant plus de
40 ans. En 1968, des nouvelles concessions d’exploitation minière furent accordées à la MIBA
ainsi que le droit exclusif de recherche sur une superficie de 71213 km2 s’étendant sur les deux
Kassaï et le Bandundu (ancienne configuration).
Le siège social de la MIBA est établi à Mbujimayi, alors que la zone exclusive de
recherche s’étend aux limites géographiques et territoriales suivantes :

 Luebo et Mweka au Nord-Ouest ;


 Lusambo au Nord-Est ;
 Luputa au Sud-Est ;
 Luiza et la rivière Luebo au sud-ouest.

I.3. Historique du massif I


Le massif 1 a été découvert en 1946 par puits manuels. Par sa dimension, il est le plus
grand de tous les massifs du polygone, et pour le Kasaï, il est classé deuxième après celui de
Tshibwe. Plusieurs travaux ont déjà été effectués sur ce gisement comme la recherche et
l’exploitation. Les points qui suivent parlent de ces travaux.

I.4. Travaux de recherche et d’exploitation


Pour la reconnaissance géologique de massif plusieurs sondages ont été effectués :
Soit 107 sondages carottant pour la détermination de la structure du Massif 1, le
plus profond ayant 310 m.
Soit 20 sondages destructifs pour l’étude des teneurs, le plus profond ayant atteint 200 m.
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L’exploitation du massif 1 a débutée en 2000 pour s’arrêter en 2008, les minerais


abattus alimentaient les différentes unités de traitements de la Miba. Les détails sont repris dans
le tableau I.1. ci-après :
Tableau I.1. Travaux de recherche du massif I
Exécuta
Année Méthode Résultats
nt
- Soupçon de découverte de présence de la
1946 MIBEKA - Puits manuels roche X

- Levé Magnétique
De Magné - Vérification et détermination de la roche X
- La résistivité

1950 MIBEKA - Galerie - Echantillonnage pour évaluation 4x260 m2

- Photogéologie - Etude de structure et de teneur


- Sondage Foraky - Résultats aléatoires
1953- - Levé sismique - Effets faibles
MIBEKA
1954 - Levé gravimétrique
- Effets extrêmement forts
- Levé magnétique
- Idem
- Levé électrique
- Sondage Foraky entre - RAS
1955 MIBEKA
M1-M7
- Photogéologie
- Levé aéro magnétique
- Spectrométrie
- Radiométrie
- Puits manuels (1,8m de - Etude des teneurs et évaluation des
1962-
MIBA Ø ressources géologiques
1995
- Puits Benotos
- Puits SOILMEC
- Sondages DB – DBH.
- Sondages WIRTH.
- Prises de contrôle
(SOURCE : DGEO MIBA)
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Tableau I.2 : Alimentation Massif 1 de 2000 à 2008

(SOURCE : statistique MIBA)


I.5. Aperçu géographique
I.5.1. Localisation

La Kimberlite de Mbujimayi date du crétacé supérieur (71,3 millions d’années).


Localement, elle traverse tout le socle précambrien et sa couverture ainsi que le mésozoïque
gréseux avant d’être sollicitée par le tertiaire et le quaternaire.
Entre les rivières Kanshi et Mbuji-Mayi se localise le chapelet des massifs
primaires dont le remaniement a donné naissance à une nappe des gisements détritiques. Ces
massifs de la MIBA se subdivisent en deux groupes principaux à savoir :
 Le groupe Nord (groupe de Bakwanga)
 Le groupe Sud (groupe de Bakwa kalonji)
Le groupe Nord se trouve entre les rivières Kanshi et Mbuji-Mayi. Il est formé de 11
massifs dont le massif I.
Le Massif 1 se trouve à Mbujimayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental (RDC)
dans la concession de la MIBA, communément appelé « Polygone minier » qui se trouve au
Sud-Est de la ville de Mbujimayi.
Le gisement du Massif 1 se situe dans la zone comprise entre les X (7.500 – 8. 400)
d’Ouest à l’Est et les Y (2.800 – 4.000) du Sud au Nord en coordonnées locales. Son altitude
varie de Z : 610–600 en surface à Z : 390 au fond et la longueur totale suivant le grand axe est
de 750 m et le petit mesure environ 450 m. Signalons par ailleurs que la ville de Mbujimayi se
situe dans le degré carré de Mbujimayi entre 6° et 7° de latitude sud et entre 23° et 24° de
longitude Est.
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Site d’étude

Fig.I.1. Carte de la localisation du massif I


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I.5.2. Limites du massif I

L’axe N-S le plus long du Massif mesure environ 800 mètres au niveau d’affleurement
actuel de 580 (mètres au-dessus du niveau de la mer). L’axe W-E le plus long est de plus ou
moins 450 mètres. Au niveau 580 la superficie du Massif est de 23 hectares ; elle diminue très
progressivement vers 12.5 hectares au niveau 300.
Peu de sondages ont atteint l’encaissant dolomitique de sorte qu’il nous a été très
difficile d’en déduire la modélisation, que nous qualifions de “la plus probable possible”. A
l’Ouest du Massif nous avons adopté une pente moyenne de 86° ; à l’Est nous avons déduit une
pente maximale de 55°.
Si l’exploitant requiert une connaissance exacte de ces pentes, il sera nécessaire de
réaliser certains sondages dans ce but précis. Le mieux serait d’acquérir au préalable les
accessoires de forage nécessaires pour effectuer des sondages inclinés.

I.5.3. Climat

Le climat est tropical humide à deux saisons, une saison de pluies s’étendant du mois
d’Août au mois de Mai, soit 9 mois et une saison sèche du mois de Mai au mois d’Aout, soit 3
mois.
La moyenne thermique est de l’ordre de 24,7°c avec un minimum de 22,4°c en juin
et un maximum de 27°c au mois de septembre. Cependant, on peut atteindre des températures
allant jusqu’à 32°c pendant la journée.
La hauteur annuelle des pluies est comprise entre 1200 et 1600 mm d’eau.

I.5.4. Végétation

La végétation est caractérisée par un complexe de savanes arbustes de divers types,


des galeries forestières et de lambeaux de foret prototypes.

I.5.5. Hydrographie

Trois bassins hydrographiques d’Ouest à l’Est caractérisent cette région à savoir :


 Le bassin de Lubilanji
 Le bassin de Mbujimayi
 Le bassin de Lulua
Toutes ces rivières, plus ou moins rectilignes en grand axes parallèles de direction
moyenne d’environ 20° N-NE, se jettent dans le Sankuru.
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I.5.6. Stratigraphie

La stratigraphie de Mbujimayi et ses environs se présente comme suite, en fonction


de la période de mise en place :
 Sable argileux/pléistocène et holocène (quaternaire)
 Gravier diamantifère /pléistocène (quaternaire)
 Grés polymorphe /éocène.
 Mise en place de la kimberlite diamantifère / crétacé supérieur.
 Grés mésozoïque / jurassique à crétacé.
 Calcaire (système de Mbujimayi) /précambrien.

I.6 cadre géologique


I.6.1. Tectonique du massif I

Le Massif 1 s’est formé par coalescence de 3 périodes d’éruptions :


 La première éruption, la plus explosive, ouvra près de 80% du cratère en sa partie
méridionale. Deux ou trois venues éruptives de plus faible ampleur suivirent la première
éruption et remplirent au fur et à mesure le cratère des produits pyroclastiques.
 La deuxième phase éruptive prit naissance au Nord du grand cratère, déposant ses
produits pyroclastiques par simple retombé dans la zone creuse. Cette éruption laissa un
cratère béant après éruption, qui fut rempli par la suite par des dépôts épi clastiques
confinés au Nord et à l’Est du Massif 1.
 La troisième et la dernière éruption s’est frayée un chemin dans le Sud-ouest du Massif
1, longeant la paroi subverti cale à l’ouest.

I.6.2. Morphologie du massif I

L’axe Nord-sud, le plus long du Massif 1 mesure environ 750 mètres alors que l’axe
Ouest-Est mesure plus ou moins 450 mètres au niveau de l’affleurement, soit au niveau 580. La
superficie du Massif 1est de 23 hectares au niveau 580 ; elle diminue progressivement vers 12,5
hectares au niveau300.
Le Massif 1 a la forme d’un ellipsoïde tronqué à parois subverticales du Nord, à l’Ouest
et au Sud. Ce n’est que dans sa partie orientale que les parois tendent vers une pente de plus ou
moins 55°.
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I.6.3. Pétrographie

La kimberlite est une roche ignée hybride, riche en éléments volatiles, potassiques,
ultrabasiques. Elle est principalement composée de : olivines, phlogopites, diopsides,
serpentines, calcites, grenats, ilménites, spinelles, chromites, magnétites, apatites, zircons, …
Elle a une structure grenue en brèche remplissant des cheminées.
La MIBA a adopté une nomenclature basée sur la composition triangulaire ci-après :

Fig.I.2. Diagramme triangulaire basé sur la composition des roches. (Source :


rapport final massif 1)
 Les Kimberlites : roches consolidées, aux couleurs variant entre le gris
et le bleu. Elles ont une teneur géologique moyenne de 2,79 carats/m3 avec une taille moyenne
de 8,5pierres/carat. Elles contiennent toujours plus de 50% des produits Kimberlitiques. Les
éléments lithiques rencontrés dans ce faciès sont principalement des dolomies du soubassement
précambrien :
 Les dépôts épiclastiques : contiennent moins de 25% des produits
Kimberlitiques, leur couleur rouge a composition sableuse découlent des grés mésozoïques. Ils
ont une teneur géologique moyenne de 0,46 carat/m3 avec une taille moyenne de 9,8
pièces/carat ;
 Les dépôts faiblement consolidés avec 25 à 50% d’éléments
Kimberlitiques de couleur rouge-vert, sont appelés xéno-kimberlites. Ils ont une teneur
géologique de 1,84 carats/m3 avec une taille moyenne de 8,3 pierres/carat.

Contrairement à la chaîne des massifs 2 à 5 où les éruptions volcaniques ont pris leur
réelle expansion de cheminée en cratère dans une large cuvette de grés mésozoïques encastrés
dans les dolomies précambriennes ; l’éruption du Massif 1 a formé son cratère entièrement dans
les dolomies.
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Ces dolomies sont l’encaissant prédominant et compétent, bien que le sable brun-rouge
et le gré fin rouge constituent sporadiquement à l’Est l’encaissant. Ainsi, le faciès des roches
du Massif 1 sont : la kimberlite massive, la xéno-kimberlite, les épiclastites, le calcaire et enfin
le sable, gris et brèches regroupés en une même unité lithologique.

I.6.4. Hydrogéologie et exhaure

Les sondages effectués sur le massif I n’ont traversée aucune nappe aquifère.
Actuellement, les données des sondages effectués sur le site attestent la présence de
l’eau dans la mine. Une étude hydrogéologique s’avérerait utile pour connaitre la nature de
l’eau dans la mine.

I.6.5 Réserves géologiques du massif I

Le tableau ci-dessous les superficies et volumes du Massif 1 par niveaux et tranches


de 20 mètres.
Nous avons fait une distinction entre minerai, stérile interne et stérile de bordure. Ces
deux derniers représentent respectivement les dépôts épiclastiques remplissant d’une part les
“sous-cratères” de l’intérieur du Massif, et d’autre part le biseau de dépôts situés en bordure
orientale du Massif. Comme nous le verrons dans le chapitre des teneurs l’exploitant
considérera ces épiclastites comme du “stérile”.
A partir du niveau 380 vers le bas, le Massif 1 n’est constitué que de kimberlite. Au-
dessus de ce niveau il contient 19% de stérile en bordure contre 10% de stérile “interne”.
Comme la plus grande partie du Massif 1 présente des parois fortement inclinées, les
volumes de kimberlite par tranches de 20 mètres sont toujours proches de 2 600 000 m3, du
niveau 570 jusqu’au niveau 310.
Dans le minerai il y a lieu de distinguer kimberlite et xéno-kimberlite, car, comme
nous le verrons plus loin, leurs teneurs respectives sont très différentes. Les pourcentages de
xéno-kimberlite par rapport à la kimberlite sont présentés plus loin dans le tableau relatif aux
ressources géologiques.
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Tableau I.3. Ressources géologiques du massif1


Superficies Volumes par tranches

Kimberlite Xénokimberlite Tranches Kimberlite Xénokimberlite


Niveaux
m2 m2 % m3 m3 %
570 85 560 25 530 30% 580-570 529 281 92 812 15%
550 126 810 10 600 8% 570-550 1 956 295 461 835 19%
530 113 410 16 540 15% 550-530 2 368 116 306 863 11%
510 100 589 38 411 38% 530-510 1 982 377 710 528 26%
490 96 300 32 800 34% 510-490 1 712 425 968 398 36%
470 108 400 21 140 20% 490-470 1 895 419 693 281 27%
450 117 358 15 130 13% 470-450 2 197 037 424 632 16%
430 125 454 9 130 7% 450-430 2 402 024 269 411 10%
410 127 274 3 170 2% 430-410 2 519 630 129 381 5%
390 137 285 0 0% 410-390 2 644 272 33 346 1%
20 206 877 4 090 486 20%
(Source : rapport final massif 1)

I.6.6. Teneur en diamant

Avant tout, il est important de bien se réaliser que toutes les teneurs dont nous
traiterons par la suite sont des teneurs “géologiques”. Les roches analysées ont été bien broyées
ou désagrégées par la nature même des forages Wirth (avec tricône à dents d’acier) ou par un
broyage en deux étapes dans l’ancienne laverie pilote pour kimberlites (concasseur 16 mm et
broyeur giratoire 8 mm). La libération des diamants était donc presque optimale.
Le deuxième tableau ci-après résume les résultats d’échantillonnages obtenus par les
sondages Wirth. Nous avons fait une distinction entre les trois phases d’éruption concernant les
kimberlites vertes (roches pyroclastiques), les xéno-kimberlites (toutes regroupées) et les
dépôts épiclastiques (regroupés). Le tableau ci-dessous en donne la synthèse, basée simplement
sur des moyennes arithmétiques :
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Tableau I.4. : Teneurs par moyennes arithmétiques


Diamants par carat Carats par m3

+1-25 mm +2-25 mm +1-25 mm +2-25 mm

Kimberlites
Phase 1 9.62 4.81 2.14 1.63
Phase 2 7.85 4.28 2.81 2.29
Phase 3 8.52 4.27 3.19 2.55
Moyenne 8.48 4.37 2.80 2.23

Xénokimberlites 8.32 4.17 1.84 1.48

Epiclastites 9.8 4.9 0.46 0.35

I.7. Technologie d’exploitation appliquée au massif I


Le mode d’exploitation appliqué au massif I par la MIBA est celui du « open cast
mining » (mines à ciel ouvert) par la méthode de « next pit, push back » (fosses emboitées).
Dans ce cas, l’exploitation se développe verticalement par fosses successives
emboitées, comportant du minerai et du stérile que l’on est obligé d’excaver et de déplacer pour
pouvoir s’enfoncer dans le gisement.
Les éléments de base de cette technologie sont :
1. Hauteur ou gradin : 10m ;
2. Angle de talus de liquidation : 75° dans le calcaire à l’ouest et 55° dans le sable
et grés à l’est ;
3. Largeur minimum de la plateforme de travail : 20m ;
4. Largeur de la banquette de sécurité : 3m ;
5. Largeur des pistes et incliné : 16m ;
6. Pente des pistes et incliné : 8% ;
Le projet en application considère les dépôts épi clastiques comme des stériles. Ainsi,
les réserves in pit, après lissage de la fosse ultime, du niveau 580 au niveau 390 sont :

 Volume minerai : 19349284 𝑚3


 Volume stérile : 10446094 𝑚3
 Teneur moyenne : 1,70 𝑐𝑎𝑟𝑎𝑡𝑠/ 𝑚3
 Rapport de découverture : 0,54
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I.8. Conclusion
Ce chapitre a eu pour finalité la présentation du site d’étude qui est le massif I du
polygone minier de la MIBA.
Nous avons présenté les résultats des différents travaux de recherche sur ce massif, sa
localisation, ses reserves ainsi que la technologie d’exploitation qui y est appliquée.
Par ses dimensions et ses réserves, le massif I constitue la plus grande réserve en
diamants pour la MIBA et par sa profondeur, exige une étude bien approfondie pour la stabilité
des talus en exploitation.
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CHAPITRE II
THEORIE GENERALE SUR LA STABILITE DES TALUS
ROCHEUX: WEDGE FAILLURE

II.1. Introduction
Les comportements mécaniques et hydrauliques des massifs rocheux sont fortement
liés aux réseaux de fracturation qui les affectent. L'analyse géométrique et mécanique des
différents réseaux de fractures est donc indispensable pour toute étude de stabilité ou
d'écoulement dans un milieu fissuré.
L'étude des discontinuités dans un massif rocheux nécessite une analyse statistique,
pour pouvoir différencier toutes les familles de discontinuités qui affectent le massif. Chaque
famille est alors analysée pour déterminer la distribution de ces différents paramètres
géométriques.
En plus de l'analyse géométrique, une étude mécanique est entreprise afin de dégager
la nature du comportement et les caractéristiques mécaniques des différentes discontinuités, ou
familles de discontinuités du massif.

II.2. Analyse structurale [𝟓][𝟏𝟏]


Dans les massifs rocheux fissurés, il est très difficile de réaliser des ouvrages sans
avoir fait, au préalable, une étude de sa fracturation et de son comportement mécanique et
hydraulique. L'étude d'un massif rocheux fissuré doit comporter les étapes suivantes :
 Levé systématique des discontinuités du massif ;
 Etude statistique de ses discontinuités pour identifier les différentes familles qui
découpent le massif ;
 Etude du comportement mécanique des discontinuités ;
 Etude générale de stabilité ;
 Etude hydraulique.

Le levé structural consiste essentiellement, au moyen des observations souterraines,


des observations des carottes, des observations aéroportées etc., d’établir une carte où sont
reprises les failles, les diaclases, les fissures, les joints de stratification etc. Ce sont les
discontinuités qui influenceront l’étude de stabilité ou l’étude de destructibilité des roches.
Pendant les travaux d’exploitation minière, les excavations occasionnées par lesdits
travaux laissent apparaître des nouvelles conditions d’équilibre de l’ensemble du massif
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rocheux. Si ces derniers ne sont pas contrôlés, des catastrophes graves peuvent subvenir
occasionnant ainsi l’arrêt de la bonne poursuite de l’activité minière voire des conséquences
négatives sur la sécurité du personnel.
L’aspect structural n’est pas de moindre intérêt, surtout dans les ouvrages miniers
lorsque l’on veut assurer la stabilité d’un massif rocheux donné.
L’analyse structurale d’une région ou d’un gisement donné doit être faite à trois
échelles selon les dimensions de l’objet qu’elle concerne, ces trois échelles ont été appelées par
Glangeaud les niveaux d’organisation.
Il s’agit de :
 L’échelle de l’affleurement
 L’échelle de l’échantillon
 L’échelle de la lame mince
Pour ce qui concerne notre étude, l’analyse structurale sera faite à l’échelle de
l’affleurement qui consiste au levé des plans des discontinuités.
La description d’un schéma structural peut se faire en deux stades :
 Observation éloignée par photographie aérienne,
 Cartographie de détail.

II.3. Nature des discontinuités [𝟓][𝟏𝟐]


Discontinuité, terme général pour toute discontinuité mécanique ayant une résistance
à la traction faible ou nulle dans une masse rocheuse.
On définit une discontinuité dans un massif rocheux par une surface qui interrompt la
continuité physique du milieu sain. Les discontinuités peuvent être de diverse nature.
Généralement on distingue :
Les plans de stratification : entre strates dans les massifs sédimentaires. Leur extension
peut être très grande.
Les diaclases : discontinuités séparant deux compartiments sans mouvement relatif.
Elles peuvent s’organiser en familles directionnelles
Les fentes ou fractures d'extension : elles sont formées sous l'effet d'une traction qu'a
subi le massif au cours des mouvements tectoniques.
Les failles : elles résultent de la rupture d'une zone du massif qui a subi un grand effort
de cisaillement. Elles représentent ainsi des discontinuités séparant deux grandes entités
du massif. Elles sont caractérisées par une grande extension et souvent un remplissage
de matériau broyé et altéré, parfois des recristallisations.
P a g e | 16

Les contacts lithologiques : Entre deux matériaux différents.


Les plans de schistosité : Débit des roches en feuillets parallèles. Origine liées aux
contraintes tectoniques. Extension est plus ou moins grande.

On distingue aussi toutes les petites fractures qui accompagnent la formation des
discontinuités citées ci-dessus et qui sont groupées d'une manière complexe avec des extensions
et orientations variées.

II.4. Caractérisation des discontinuités [𝟓]


L’approximation des fractures dans un massif rocheux est très délicate, nous
admettrons que les discontinuités seront assimilables à des plans. Elles sont caractérisées par
des plusieurs paramètres que l’on peut grouper en paramètres géométriques et paramètres
d’états.

II.4.1. Paramètres géométriques

Les différents paramètres géométriques pouvant permettre de caractériser une


discontinuité :
Orientation : L'orientation est représentée par la direction de la ligne d'intersection du
plan de discontinuité et du plan horizontal, et par le sens et l'angle de pendage de la ligne de
plus grande pente (fig. 2.1)
⃗ qui matérialise la ligne
L'orientation d'un plan se définit soit par le vecteur pendage 𝒑
⃗.
de plus grande pente du plan de discontinuité soit par le vecteur normale 𝒏
En pratique on représente un plan par son pendage( 𝜷 sur la figure) et sa direction
(azimut) (𝜶 sur la figure).

L'extension : Elle caractérise la dimension de la discontinuité dans l'espace. Ce


paramètre est difficile à évaluer car sur le terrain on n'observe pas la totalité de la discontinuité
mais uniquement sa trace sur un parement.

Espacement et densité : L'espacement représente la distance moyenne séparant deux


discontinuités d'une même famille. La densité définit le nombre de discontinuités, d'une même
famille, par unité de volume ou de surface ou de longueur.
P a g e | 17

Ouverture : C'est la distance qui sépare les deux lèvres d'une discontinuité. Elle est très
difficile à évaluer à cause du remplissage de la discontinuité et de sa rugosité.
Elle est déterminante pour l'écoulement et le comportement mécanique des fissures.

La persistance : longueur de la trace d’une discontinuité telle qu’observée dans un


affleurement.

Fig.2.1 Représentation géométrique d’une discontinuité

Strike : c’est la trace laissée par l’intersection de la discontinuité avec le plan horizontal.
Dip direction : c’est la trace horizontale de la ligne de pente mesurée dans le sens
horlogique par rapport au nord et matérialisé par l’angle 𝜶
Dip : c’est l’inclinaison max de la discontinuité plane par rapport à l’horizontale et
définie par l’angle 𝝋.
Azimut : angle de la projection horizontale du vecteur 𝑝 avec le Nord en tournant vers
l’Est. Il vaut 𝛼 + 90°;
⃗ (vecteur pendage ) avec le plan horizontal.
Pendage : angle 𝜷 que fait 𝒑

L’angle 𝜶𝒑 est l’azimut du vecteur pendage par rapport au nord


P a g e | 18

II.4.3. Paramètres d’état

En plus des paramètres géométriques, d’autres dits d’état permettent de qualifier les
conditions d’être d’une discontinuité :
La rugosité : rugosité et ondulation inhérente à la surface relativement au plan moyen
de la discontinuité. La rugosité et les ondulations contribuent à la résistance au
cisaillement ;
Résistance des épontes : résistance à la compression équivalente des parois adjacentes
d’une discontinuité. Elle peut être plus faible que la résistance de la masse rocheuse à
cause de l’altération ;
Altération des épontes : Agit sur la déformabilité, sur la possibilité de mobiliser de la
dilatance et donc sur la résistance au cisaillement ;
Le remplissage : matériaux contenus dans la discontinuité ;
La présence de l’eau : sous forme d’humidité ou d’écoulement.

II.5. Traitement des discontinuités


Le traitement des discontinuités est une étape importante dans l’étude de stabilité des
talus car permettent la mise en évidence des modes de rupture possibles.
En effet, dans un massif rocheux, plusieurs discontinuités peuvent y exister, le
traitement l’une après l’autre est très délicat et laborieux d’une part et d’autre part, certaines
ruptures dépendent de la combinaison de plus d’une discontinuité ; ainsi, les mécaniciens des
roches ont mis en place une technique permettant de grouper les discontinuités en famille.

II.5.1. Représentation des discontinuités [𝟐][𝟏𝟐]


Il existe plusieurs modes de représentation des discontinuités : la projection sphérique,
la rosace (représentation statistique), le model polygonal, le model de disque, …
Comme mode de représentation fréquent, on utilise la projection sphérique dont les
deux types les plus utilisés sont :
 La projection avec conservation des aires ou projection de LAMBERT utilisant le
canevas de SCHMIT ;
 La projection avec conservation des angles ou projection stéréographique utilisant le
canevas de WULF.
Pour communiquer les informations données par le grand cercle et le pôle, une
représentation en plan est obtenue en projetant ces informations sur un plan de référence
équatorial ou polaire par l’utilisation du canevas adéquat (SCHMIDT ou WULF).
P a g e | 19

Fig.2.2. Projection équatoriale et plaire

Les constructions géométriques sont pratiquement identiques dans les deux méthodes
et il est aisé d'adapter l'une des techniques à l'autre.
On définit la direction et le pendage des surfaces de discontinuités par la trace des
plans qui passent par le centre d'une sphère de référence.

Fig.2.3. Représentation sphérique


P a g e | 20

II.5.2. Famille des discontinuités [𝟔]

Les discontinuités d'un massif rocheux sont liées aux phénomènes intervenant lors de
sa formation et aux états de contrainte qu'il a subis au cours de son histoire géologique. Il est
donc normal qu'elles ne soient pas orientées de manière aléatoire, mais qu'elles s'organisent en
familles de même orientation et de mêmes caractéristiques. Ces familles sont généralement
mises en évidence en représentant, en projection stéréographique.
Une famille des discontinuités est donc un groupement des discontinuités ayant des
caractéristiques similaires ; elles permettent une analyse aisée de l’état de fracturation du
massif.
Une fois les mesures reportées dans un diagramme polaire, les concentrations des pôles
permettent de mettre en évidence les familles des discontinuités qui existent dans un massif.
On peut utiliser un symbole particulier pour caractériser chaque famille de
discontinuité : plans de glissement, joints, failles

Fig.2.4. Pôles des discontinuités


P a g e | 21

II.5.3. Analyse stéréographique

La projection stéréographique permet de représenter et d'analyser les données


d'orientation tridimensionnelles en deux dimensions. Les présentations stéréographiques
éliminent une dimension de sorte que les lignes ou les points peuvent représenter des plans et
les points peuvent représenter des lignes.
Une limitation importante des projections stéréographiques est qu'elles ne prennent en
compte que les relations angulaires entre les lignes et les plans, et ne représentent pas la position
ou la taille de l'entité.
La simplicité avec laquelle les relations en trois dimensions peuvent être mises en
graphique et manipulées en projection stéréographique, fait en sorte que cette méthode devient
intéressante pour la solution des problèmes de stabilité de pentes en massif rocheux
particulièrement pour les wedge faillure.
La projection stéréographique consiste en une sphère de référence dans laquelle son
plan équatorial est horizontal et son orientation est fixe par rapport au nord. Les plans et les
lignes avec un pendage et une tendance spécifiques sont positionnés dans un sens imaginaire
de sorte que l'axe de l'entité passe par le centre de la sphère de référence. L'intersection de la
caractéristique avec la moitié inférieure de la sphère de référence définit une ligne unique sur
la surface de l'hémisphère de référence.

II.6. Identification des modes de rupture [𝟏][𝟐]


Une rupture dans un talus a lieu si les configurations géométriques du talus et des
discontinuités le permettent. Ainsi on parle de risque de rupture si ces configurations conduisent
à une rupture cinématiquement possible.
La détection des risques de ruptures pour un mécanisme élémentaire de rupture donné
est basée sur la comparaison des angles des différentes discontinuités et du talus. L'utilisation
des diagrammes de projection stéréographique permet de mettre en évidence les configurations
géométriques favorables à une rupture suivant un mécanisme donné.

II.6.1. Modes de rupture

Hoek et Bray (1981) ont dénombré un certain nombre de mécanismes élémentaires de


rupture qui peuvent résulter des différentes combinaisons des familles de fractures existant dans
le massif. Ces mécanismes de rupture sont les plus simples qu'on peut rencontrer, mais dans la
P a g e | 22

plupart des cas, la rupture est plus complexe, suivant la distribution du réseau de discontinuités
dans le massif.
Les mécanismes élémentaires de rupture sont les suivants :
Rupture plane ;
Rupture circulaire ;
Rupture par basculement ou toppling ;
Rupture en coin ou rupture en dièdre ou encore wedge faillure.

Rupture plane
Rupture circulaire

Toppling Wedge faillure

Fig.2.5. Mécanisme élémentaire de rupture

Dans l’analyse stéréographiques, tous ces modes de ruptures correspondent à une


représentation particulière :
P a g e | 23

Fig.2.6. Différents modes de rupture et leur représentation stéréographiques


Pour ce qui nous concerne, notre étude portera essentiellement sur la rupture en coin.

II.7. Méthodes d’analyse de stabilité [𝟗][𝟏𝟎]


Dans l'étude de la stabilité des talus rocheux nous distinguons essentiellement deux
méthodes :
La méthode de l'équilibre limite (dite aussi méthode classique), qui consiste à déterminer
les conditions limites de stabilité, c'est-à-dire on détermine un coefficient de sécurité qui
est en fait un rapport entre les forces ou les moments résistants et les forces ou les
moments moteurs ;
La méthode par analyse des contraintes et déformations, dans cette méthode, on part de
la répartition des contraintes et déformations pour apprécier l'état d'équilibre du massif.
Ceci se fait par l'application des méthodes numériques tels que éléments finis,
différences finies, éléments frontières, ...

Nous optons dans notre étude la méthode d’équilibre limite.


P a g e | 24

Cette méthode ne traite pas les blocs rocheux individuellement, ni leurs interactions
mutuelles, elles étudient un volume du massif limité par les plans d'excavation et les plans des
discontinuités.

Elles sont basées sur l'analyse des conditions d'équilibre limite des systèmes étudiés
en supposant que les surfaces de ruptures sont connues à l'avance.
Si l'on suppose que la rupture se produit uniquement le long des fractures, alors les
surfaces de rupture ne dépendront que du réseau de fracturation du massif. En fonction de ce
dernier, un ou plusieurs mécanismes de rupture cinématiquement possibles sont déterminés.
L'évaluation du bilan des forces ou moments conduit à un calcul de facteur de sécurité.

En général, la méthode d’équilibre limite est la plus répandue pour prédire le


comportement ultérieur des talus. Ce faisant, cette méthode propose :
 Un coefficient de sécurité pour déterminer si le talus est stable ou pas

 L’appréciation des conditions de stabilité par rapport aux facteurs extérieurs : l’eau par
exemple.

II.8. Notion du coefficient de sécurité [𝟏𝟔][𝟏𝟒]


Suivant le mécanisme élémentaire de rupture détecté, un volume du massif est alors
exposé à un glissement probable dont il faut évaluer la stabilité.
L'évaluation de la stabilité est basée sur l'analyse de l'équilibre limite des forces entrant
en jeu. On suppose que la rupture se réalise au même moment sur toute la surface de rupture
(pas de notion de rupture progressive).
Les forces sont groupées en forces motrices et forces résistantes. Les forces motrices
résultant du poids du volume rocheux susceptible de glisser, des pressions hydrauliques et
éventuellement de toutes les forces extérieures agissant sur le talus (forces de surcharges sur la
crête de talus,).
Les forces résistantes se développent dans le sens opposé du glissement et uniquement
sur les surfaces de glissement. Elles sont calculées suivant le critère de rupture adopté.

Le critère le plus utilisé est celui de Morh-Coulomb qui lie contrainte normale et
contrainte tangentielle aux caractéristiques de la surface de glissement.
C’est ce critère qui est utilisé dans plusieurs traitant des questions de stabilité ; il est
donné par l’expression :
P a g e | 25

𝝉 = 𝑪 + 𝝈 𝐭𝐚𝐧 𝝋 II.1

Où : 𝜏 : contrainte tangentielle,
𝐶 : cohésion de la surface de rupture
𝜎 : contrainte normale,
𝜑 : angle de frottement de la surface de glissement

Le facteur de sécurité, ne revêt pas seulement d’un caractère technique mais aussi un
caractère économique. En effet, plus l’angle de sécurité est grand, plus on a de la matière
(souvent du mort terrain) à enlever, ce qui fait un coup qui joue donc négativement sur la
rentabilité d’une mine à ciel ouvert.
Le facteur de sécurité s’exprime mathématiquement par :

∑ 𝑭𝒐𝒓𝒄𝒆𝒔 𝒓𝒆𝒔𝒊𝒔𝒕𝒂𝒏𝒕𝒆𝒔
𝑭𝑺 = ∑ 𝑭𝒐𝒓𝒄𝒆𝒔 𝒎𝒐𝒕𝒓𝒊𝒄𝒆𝒔
II.2

Théoriquement, le talus est dit stable si 𝐹𝑆 > 1.


Lorsque 𝐹𝑆 = 1 on est à l’'état d'équilibre limite (rupture) qui présente un danger
permanent sur la stabilité.
Le facteur de sécurité minimal adapté est assez rarement inférieur à 1,5. Il peut quelque
fois être égal à 2 voire à 2,5 pour des ouvrages dont la stabilité doit être garantie à tout prix ;
Mais dans la pratique, le choix de la valeur du coefficient de sécurité tient compte de
l’importance du talus c’est-à-dire de la durée de vie de la mine principalement.

Généralement en mine, la valeur du coefficient de sécurité admise est supérieure à 1,3


cette dernière étant considérée comme valeur critique.

Précisons que pour chaque mécanisme de rupture, qui est définie par une géométrie
particulière, il existe une expression bien définie du coefficient de sécurité.

II.9. Wedge faillure


II.9.1. Introduction

La rupture en coin est l’un des mécanismes de rupture un peu complexes à analyser.
Cette complexité réside principalement dans le fait qu’elle est difficilement mise en évidence
ou qu’elle est parfois confondue à la rupture plane qui est définie comme étant un cas particulier.
P a g e | 26

Les ruptures des coins peuvent survenir dans une gamme de conditions géologiques et
géométriques beaucoup plus étendue que les ruptures planes, de sorte que l'étude de la stabilité
en coin est un élément important de l'ingénierie des talus rocheux. L'analyse des coins a été
largement discutée dans la littérature géotechnique principalement dans les travaux de
Goodman (1964), Wittke (1965), Londe (1965), Londe et al. (1969, 1970), John (1970).

II.9.2 Définition de la géométrie du coin [𝟏][𝟐][𝟒]

(a) (b)
[Link].7. Géométrie du coin
Un coin se forme lorsque deux discontinuités ont une orientation telle que ces
discontinuités peuvent se croiser.

La géométrie du coin pour analyser la mécanique de base du glissement est définie à


la figure II.7 sur la base de cette géométrie, les conditions générales de rupture de coins sont
les suivantes :

 Deux plans se croisent toujours dans une ligne. Sur le stéréogramme, la ligne de
l'intersection est représentée par le point où les deux grands cercles des plans se croisent,
et l'orientation de la ligne est définie par sa direction (𝛼𝑖 ) et son pendage (𝜓𝑖 ) (Figure
II.7b).

 le pendage de la ligne d'intersection inférieur au pendage de la face du talus, et plus


raide (supérieur) que l'angle de frottement moyen de deux plans de glissement, soit
𝜓𝑓𝑖 > 𝜓𝑖 > ∅. (L'inclinaison de la face de pente 𝜓𝑓𝑖 est mesurée dans la vue
perpendiculaire à la ligne d'intersection. On remarque que 𝜓𝑓𝑖 ne serait que le même
P a g e | 27

que 𝜓𝑓 , le vrai pendage de la face de la pente, si la direction du pendage de la ligne


d'intersection était la même que la direction du pendage de la face de la pente.
 La ligne d'intersection doit plonger dans une direction hors de la face pour que le
glissement soit réalisable; la gamme possible dans la direction de la ligne d'intersection
est entre 𝛼𝑖 et 𝛼𝑖′
La condition pour qu’un wedge faillure se produise se traduit par :

𝝓 < 𝝍𝒊 < 𝝍𝒇
Où :
𝜙 : angle de frottement interne
𝜓𝑖 : pendage de la ligne d’intersection
𝜓𝑓 : angle de talus du gradin

En général, un glissement peut se produire si le point d'intersection entre les deux


grands cercles des plans de glissement se trouve dans la zone critique sur le diagramme
stéréographique.

Fig II.8. Zone critique de glissement en coin sur une vue stéréographique

C'est-à-dire que le stéréogramme montrera si la rupture du coin est cinématiquement


possible. Cependant, le facteur de sécurité réel du coin ne peut pas être déterminé à partir du
stéréogramme, car cela dépend des détails de la géométrie du coin, de la résistance au
cisaillement de chaque plan et de la pression d'eau, comme décrit dans les sections suivantes.
P a g e | 28

La direction 𝛼𝑖 et le pendage 𝜓𝑖 de la ligne d'intersection des plans A et B peuvent être


déterminées sur le stéréogramme ou calculées en utilisant les équations (II.3) et (II.4) comme
suit:
tan 𝜓𝐴 cos 𝛼𝐴 − tan 𝜓𝐵 cos 𝛼𝐵
𝛼𝑖 = arctan ( ) (𝐈𝐈. 𝟑)
tan 𝜓𝐵 sin 𝛼𝐵 − tan 𝜓𝐴 sin 𝛼𝐴
𝜓𝑖 = tan 𝜓𝐴 cos(𝛼𝐴 − 𝛼𝑖 ) = tan 𝜓𝐵 cos(𝛼𝐵 − 𝛼𝑖 ) (𝐈𝐈. 𝟒)

Où : 𝛼𝐴 et 𝛼𝐵 sont les directions de pendage (Dip direction) des


plans de discontinuités, et
𝜓𝐴 et 𝜓𝐵 sont les pendages des deux plans.

L'équation (II.3) donne deux solutions séparées de 180°; la valeur correcte est
comprise entre 𝛼𝐴 et 𝛼𝐵 .

II.9.3. Limites de stabilité du wedge faillure

Cône de friction
Un cône de friction définit les limites de la stabilité de frottement sur un stéréogramme.
Pour l'analyse du wedge faillure, nous utilisons un cône de friction plan.

Lorsque l'on considère des intersections (ou des vecteurs de pendage), l'angle de
frottement est mesuré à partir de l'équateur (périmètre) du stéréogramme. Toutes les
intersections ou vecteurs de pendage à l'intérieur du cône de frottement plan représentent des
coins ou des plans dont la pente est plus raide que l'angle de frottement, et peuvent glisser si
cela est possible cinématiquement parlant. L'angle du cône pour un cône de friction plan = 90
- angle de frottement.
Pour l'analyse cinématique de la rupture en coin, il est supposé que les deux plans de
glissement ont le même angle de frottement.

Limites latérales
Pour l'analyse du wedge faillure, nous ne considérons pas les limites latérales. Comme
le deuxième plan de joint permet une plus grande liberté de mouvement, il est possible que les
coins glissent sur toute la plage latérale. Le deuxième plan de joint peut faire office de plan de
glissement ou de plan de dégagement.
P a g e | 29

II.9.4. Analyse du wedge faillure [𝟑][𝟕]

Fig II.9. Résolution des forces pour calculer le facteur de sécurité du coin

L’analyse de la stabilité par les équations d’équilibre donne :


1 1
∑ 𝐹𝑥 = 0 ⟹ 𝑅𝐴 sin (𝛽 − 𝜉) − 𝑅𝐵 sin (𝛽 + 𝜉) = 0 (1)
2 2
1 1
∑ 𝐹𝑦 = 0 ⟹ 𝑅𝐴 cos (𝛽 − 𝜉) + 𝑅𝐵 cos (𝛽 + 𝜉) − 𝑊 cos 𝜓𝑖 = 0 (2)
2 2

∑ 𝑀 = 0 (𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑛é𝑔𝑙𝑖𝑔é)

Où : 𝑅𝐴 et 𝑅𝐵 sont les réactions normales fournies par les plans A et B.

Les forces 𝑅𝐴 et 𝑅𝐵 sont trouvées en les résolvant en composantes normales et


parallèles à la direction le long de la ligne d'intersection comme suit:

1 1
(1) ⇒ 𝑅𝐴 sin (𝛽 − 𝜉) = 𝑅𝐵 sin (𝛽 + 𝜉)
2 2
1
𝑅𝐵 sin (𝛽 + 2 𝜉)
⇒ 𝑅𝐴 = (3)
1
sin (𝛽 − 2 𝜉)
1
𝑅𝐵 sin (𝛽 + 2 𝜉) 1 1
(3)𝑑𝑎𝑛𝑠 (2) ⇒ cos (𝛽 − 𝜉) + 𝑅𝐵 cos (𝛽 + 𝜉) = 𝑊 cos 𝜓𝑖
1 2 2
sin (𝛽 − 2 𝜉)
1
sin (𝛽 + 2 𝜉) 1 1
⇒ 𝑅𝐵 ( cos (𝛽 − 𝜉) + cos (𝛽 + 𝜉)) = 𝑊 cos 𝜓𝑖
1 2 2
sin (𝛽 − 2 𝜉)
𝑊 cos 𝜓𝑖
⇒ 𝑅𝐵 =
1 1 1
sin (𝛽 + 2 𝜉) 𝑐𝑜𝑡𝑔 (𝛽 − 2 𝜉) + cos (𝛽 + 2 𝜉)
P a g e | 30

1 1
On peut voir sur le graphiques que les angles (𝛽 − 2 𝜉) = 𝜓𝐴 et (𝛽 + 2 𝜉) = 𝜓𝐵 ;
𝑊 cos 𝜓𝑖 sin 𝜓1
⇒ 𝑅𝐵 = (4)
sin(𝜓1 + 𝜓2 )
(4) dans (3) donne :
𝑊 cos 𝜓𝑖 sin 𝜓2
𝑅𝐴 =
sin(𝜓1 + 𝜓2 )

Dans ce cas, l’unique force de glissement ou de renversement est celui lié au poids du
coin alors que les réactions sur les deux plans des= discontinuités constituent la force résistante :

 Forces renversantes : 𝑊 sin 𝜓𝑖


 Forces stabilisantes : 𝑅𝐴 tan ∅𝐴 + 𝑅𝐵 tan ∅𝐵

Le facteur de sécurité sera alors donné par :


𝑅𝐴 tan ∅𝐴 + 𝑅𝐵 tan ∅𝐵 sin 𝜓1 tan ∅𝐵 + sin 𝜓2 tan ∅𝐴
𝐹𝑆 = = (𝐈𝐈. 𝟓)
𝑊 sin 𝜓𝑖 sin(𝜓1 + 𝜓2 ) tan 𝜓𝑖

En supposant que le glissement ne résiste que par frottement (c’est-à-dire pour une
cohésion nulle) et que l'angle de frottement ∅ est le même pour les deux plans, le facteur de
sécurité ne dépendra donc, en plus des conditions de frottement, que de la géométrie ; il sera
donc donné par :
(𝑅𝐴 + 𝑅𝐵 ) tan ∅
𝐹𝑆 = (𝐈𝐈. 𝟔)
𝑊 sin 𝜓𝑖
1 1
𝑅𝐴 sin (𝛽 − 𝜉) + 𝑅𝐵 sin (𝛽 + 𝜉) = 𝑊 cos 𝜓𝑖
2 2

Les valeurs de 𝑅𝐴 et 𝑅𝐵 sont trouvées à partir des équations en résolvant et en ajoutant


comme suit:
𝑊 cos 𝜓𝑖 sin 𝛽
𝑅𝐴 + 𝑅𝐵 =
𝜉
sin (2)

𝐹𝑆
sin 𝛽 tan 𝜙
= . (𝑰𝑰. 𝟕)
𝜉
sin (2) tan 𝜓𝑖
En posant :
sin 𝛽
=𝐾
𝜉
sin (2)
P a g e | 31

tan 𝜙
= 𝐹𝑆𝑃
tan 𝜓𝑖
On aura :
𝐹𝑆𝑊 = 𝐾. 𝐹𝑆𝑃

Où : 𝐹𝑆𝑊 est le facteur de sécurité d’un coin supportée


uniquement par frottement, et
𝐹𝑆𝑃 : est le facteur de sécurité d'une rupture plane dans laquelle
le plan de glissement, avec angle de frottement 𝜙, pend au
même angle que la ligne d'intersection 𝜓𝑖 .
K : est le facteur de coin qui, comme indiqué par l'équation,
dépend de l'angle inclus du coin 𝜉 et de l'angle d'inclinaison
(pendage) 𝛽 du coin. Les valeurs pour le facteur de coin K,
pour une gamme de valeurs de 𝜉 et 𝛽 sont représentées en
annexe 1 :
𝝍𝑨 , 𝝍𝑩 : pendages des plans de discontinuités

La méthode de calcul du facteur de sécurité des coins, telle que discutée dans cette
section, est bien entendu simpliste car elle n'incorpore pas différents angles de frottement et
cohésions sur les deux plans de glissement, ou pressions d'eau souterraine. Lorsque ces facteurs
sont inclus dans l'analyse, les équations deviennent plus complexes. Plutôt que de développer
ces équations en termes d'angles 𝜉 et 𝛽, qui ne peuvent pas être mesurés directement sur le
terrain, l'analyse la plus complète est présentée en termes de direction et dip direction
directement. La section suivante donne des équations pour le facteur de sécurité d'un coin avec
cohésion et friction agissant sur les plans de glissement et la pression de l'eau.

II.9.5. Analyse du wedge faillure en tenant compte de la cohésion, la friction et la


pression de l'eau [𝟏][𝟑][𝟒]

Cette section décrit une méthode pour calculer le facteur de sécurité d'un coin qui
incorpore la géométrie de la pente, différentes résistances au cisaillement des deux plans de
glissement et des eaux souterraines (Hoek et al., 1973). Cependant, les limites de cette analyse
sont qu'il n'y a aucune fissure de tension, et aucune force externe telle que le boulonnage ne
peut être incluse.
P a g e | 32

(a) (b)
[Link].10. Géométrie de l’analyse du wedge en considérant plusieurs paramètrent

La distribution de pression d'eau supposée pour cette analyse est basée sur l'hypothèse
que le coin est imperméable et que l'eau pénètre dans le coin le long des lignes d'intersection 3
et 4 et fuit de la pente le long des lignes d'intersection 1 et 2. la distribution de pression qui en
résulte est représentée à la figure II.10 (b) ; La pression maximale se produisant le long de la
ligne d'intersection 5 et la pression étant nulle le long des lignes 1, 2, 3 et 4.

Il s'agit d'une distribution de pression triangulaire dont la valeur maximale se situe à


mi-hauteur de la pente, la pression maximale estimée étant égale à :
1
𝛾 𝐻 (𝐈𝐈. 𝟖)
2 𝑤
Où : 𝛾𝑤 : poid spécifique de l’eau
𝐻 : La hauteur totale de la pente H est la différence d'élévation verticale
entre les extrémités supérieure et inférieure de la ligne d'intersection le
long de laquelle le glissement est supposée se produire.

On pense que cette distribution de la pression de l'eau est représentative des conditions
extrêmes qui peuvent se produire lors de fortes pluies et que la pente est saturée.
Les deux plans sur lesquels il peut y a glissement sont désignés par A et B, le plan A
étant le moins profond. La numérotation des cinq lignes d'intersection des quatre plans
définissant le coin est la suivante :

 Ligne 1 : Intersection du plan A avec la face de la pente ;


 Ligne 2 : Intersection du plan B avec la face de la pente ;
P a g e | 33

 Ligne 3 : Intersection du plan A avec la surface de la pente supérieure ;


 Ligne 4 : Intersection du plan B avec la surface de la pente supérieure ;
 Ligne 5 : Intersection des plans A et B.

Pour bien faire cette analyse, on suppose que le glissement du coin se fait toujours le
long de la ligne d'intersection numérotée 5, et son facteur de sécurité est donné par :

3 𝛾𝑤 𝛾𝑤
𝐹𝑠 = (𝑐𝐴 𝑋 + 𝑐𝐵 𝑌) + (𝐴 − 𝑋) tan 𝜙𝐴 + (𝐵 − 𝑌) tan 𝜙𝐵 (𝐈𝐈. 𝟗)
𝐻𝛾𝑟 2𝛾𝑟 2𝛾𝑟

Les valeurs des facteurs X, Y, A et B sont données par les expressions suivantes :
sin 𝜃24
𝑋=
sin 𝜃45 cos 𝜃2.𝑛𝑎
sin 𝜃13
𝑌=
sin 𝜃35 cos 𝜃1.𝑛𝑏
cos 𝜓𝑎 − cos 𝜓𝑏 cos 𝜃𝑛𝑎.𝑛𝑏
𝐴=
sin 𝜓5 sin2 𝜃𝑛𝑎.𝑛𝑏
cos 𝜓𝑏 − cos 𝜓𝑎 cos 𝜃𝑛𝑎.𝑛𝑏
𝐵=
sin 𝜓5 sin2 𝜃𝑛𝑎.𝑛𝑏

Où : 𝜓𝑎 et 𝜓𝑏 sont les pendages des plans A et B respectivement et 𝜓5


est le pendage de la ligne d'intersection, ligne 5 ;
𝛾𝑟 : poids unitaire de la roche ;
𝑐𝐴 et 𝑐𝐵 : forces de cohésion sur les plans A et B ;
𝜙𝐴 et 𝜙𝐵 : angle de frottement sur les plans A et B.

Les angles requis pour la résolution de ces équations peuvent être mesurés le plus
commodément un diagramme stéréographique qui définit la géométrie du coin et la pente
comme l’indique la figure ci-dessous :
P a g e | 34

Fig.10. C. Différents angles pour l’analyse complète.

II.9.6. Diagrammes de stabilité du coin pour la friction seulement [𝟐]

Un contrôle rapide de la stabilité d'un coin peut être effectué si la pente est drainée et
qu'il n'y a aucune cohésion sur les plans de glissement A et B. Dans ces conditions, l'expression
du facteur de sécurité devient :

𝐹𝑆 = 𝐴 tan 𝜙𝐴 + 𝐵 tan 𝜙𝐵 (𝐈𝐈. 𝟏𝟎)

Les facteurs sans dimension A et B dépendent des creux et des directions d'immersion
des deux plans. Les valeurs de ces deux facteurs ont été calculées pour une gamme de
géométries de coins, et les résultats sont présentés sous la forme d'une série de graphiques.
(Voir annexes 2).

De nombreux calculs d'essai ont montré qu'un coin ayant un coefficient de sécurité
supérieur à 2,0, obtenu à partir des diagrammes de stabilité à frottement unique, ne risque pas
de se rompre même dans la combinaison la plus sévère de conditions auxquelles la pente risque
d'être soumise.

Dans la conception des pentes coupées sur de nombreux projets, nous constaterons que
ces diagrammes de stabilité par friction fournissent toutes les informations requises pour les
étapes préliminaires de conception et de planification d'un projet de pente. Cette information
aidera à identifier les coins potentiellement instables avant le début de l'excavation de la pente.
P a g e | 35

II.9.7. Analyse complète du wedge : données pour une analyse complète [𝟐][𝟒]

Figure II.11. Données d’analyse complète du wedge

Si les diagrammes de stabilité par coin de frottement indiquent que le facteur de


sécurité est inférieur à 2,0, une analyse de stabilité complète peut être nécessaire pour calculer,
par exemple, la force de serrage pour obtenir un facteur de sécurité requis. Cette analyse prend
en compte les dimensions et la forme du coin, les différents angles de cohésion et de frottement
sur chaque plan de glissement, la pression de l'eau et un certain nombre de forces externes. Les
forces externes qui peuvent agir sur le coin comprennent le mouvement du sol en cas de
tremblement de terre, les boulons tendus et les charges possibles générées par les structures qui
peuvent inclure un pied de pont ou un bâtiment situé sur le coin.

Une hypothèse fondamentale dans l'analyse est que toutes les forces agissent à travers
le centre de gravité du coin de sorte qu'aucun moment n'est généré. Ce qui suit est une
description des composants de l’analyse :

• Forme en coin : la forme du coin est définie par cinq surfaces : les deux plans de glissement
(1 et 2) avec leur ligne d'intersection vue au jour, pente supérieure (3) et face (4), et une fissure
de tension (5) (Figure 7.11 (a)). Les orientations de ces surfaces sont définies chacune par leur
P a g e | 36

dip et dip direction. La gamme d'orientations que l'analyse peut prendre en compte comprend
une face en surplomb, différentes directions de pendage pour la pente supérieure et la face, et
une fissure de tension plongeant vers ou loin de la face.

• Dimensions du coin : les dimensions du coin sont définies par les deux dimensions 𝐻 et
𝐿 (Figure 7.18 (a)). 𝐻 est la hauteur verticale entre le point où la ligne d'intersections vue au
jour sur la face et l'intersection du plan 1 avec la crête de la pente, 𝐿 est la distance mesurée le
long du plan 1 entre la crête de la pente (4) et la fissure de tension (5).

• Poids de coin : les orientations des cinq plans, et les deux dimensions peuvent être utilisées
pour calculer le volume du coin ; et le poids est déterminé à partir du poids unitaire de la roche
(𝛾𝑟 ).

• Pressions d'eau : si on suppose que la fissure de tension (5) est remplie d'eau et que l'eau se
décharge dans l'atmosphère où les plans 1 et 2 croisent la face (plan 4), les pressions d'eau
triangulaires agissent sur les plans 1, 2 et 5 (Figure 7.10 (b)). La pression de l'eau P à la base
de la fissure de tension (et le haut de la ligne d'intersection) est égale à (ℎ5𝛾𝑤 ), où ℎ5 est la
profondeur verticale moyenne au-dessous du sommet de la fissure de tension. Les forces d'eau
𝑈1, 𝑈2 et 𝑉 sont calculées en intégrant les pressions sur les zones des plans 1, 2 et 5,
respectivement.

• Résistance au cisaillement : les plans de glissement (1 et 2) peuvent avoir différentes


résistances au cisaillement définies par la cohésion (𝑐) et l'angle de frottement (∅). La résistance
au cisaillement est calculée en multipliant la cohésion par la surface du plan de glissement et
en ajoutant le produit de la contrainte normale effective et de l'angle de frottement. Les
contraintes normales sont trouvées en résolvant le poids du coin dans les directions normales à
chaque plan de glissement par les équations II.6.

• Forces externes : les forces externes agissant sur le coin sont définies par leur amplitude et
leur orientation (pendage 𝜓 et direction 𝛼). Une force externe qui peut être incluse dans
l'analyse est la force pseudo-statique utilisée pour simuler le mouvement du sol sismique La
composante horizontale de cette force agirait dans la même direction que la ligne d'intersection
des plans 1 et 2.

• Forces de serrage : si des ancrages tendus sont installés pour stabiliser le coin, ils sont
considérés comme une force externe. L'orientation des ancrages peut être optimisée pour
P a g e | 37

minimiser la force d'ancrage requise pour produire un facteur de sécurité spécifié. Le pendage
d'ancrage optimale 𝜓𝑇 (𝑜𝑝𝑡) et la direction 𝛼𝑇 (𝑜𝑝𝑡), par rapport à la ligne d'intersection ),
sont les suivantes (figure 7.10 (c)):

𝜓𝑇 (𝑜𝑝𝑡) = (𝜓𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 − 𝜓𝑖 ) 𝐈𝐈. 𝟏𝟏.


𝛼𝑇 (𝑜𝑝𝑡) = (180 − 𝛼𝑖 ) 𝑝𝑜𝑢𝑟𝛼𝑇 (𝑜𝑝𝑡) ≤ 360 𝐈𝐈. 𝟏𝟐
Où 𝜓𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 est l'angle de frottement moyen des deux plans de glissement.

II.10. Conclusion
Ce chapitre nous a permis d’approcher de manière analytique le problème de stabilité
des talus par la détermination du coefficient de sécurité.
Le mode de rupture faisant objet de cette étude étant, le wedge faillure, nous avons
présenté d’une manière un peu plus détaillée les différentes façons d’analyser la stabilité du
coin en présentant les différentes approches selon les cas et les paramètres des talus nécessaires
à cette analyse.
Nous avons présenté les principales équations qui sont utilisées pour la détermination
du facteur de sécurité et qui sont aussi les principales utilisées dans le code pour les logiciels.
P a g e | 38

CHAPITRE III
ETUDES GEOSTRUCTURALE ET MECANIQUE DES
FORMATIONS GEOLOGIQUES DU MASSIF I

III.1. Introduction
Toute étude de stabilité des talus d’un massif rocheux passe par des étude
géostructurale et géomécanique en vue de mettre en évidence les caractéristiques structurales
ainsi que les propriétés mécaniques du massif.
L’étude géostructurale comprend essentiellement les levées des discontinuités
présentes dans le massif, lesquelles permettent l’analyse du mode de rupture cinématiquement
possible.

L'analyse structurale d’un massif rocheux passe par plusieurs étapes successives. La
première étape de l'analyse structurale, soit l'analyse descriptive, consiste à caractériser la
géométrie tridimensionnelle des structures et fabriques à partir d'observations de terrain. Vient
ensuite l'analyse cinématique des structures qui passe par la caractérisation de la direction et du
sens du mouvement.

La troisième étape relève de l'analyse dynamique de la déformation et est basée sur


l'étude des forces et des contraintes. Elle s'appuie fortement sur les théories de la mécanique
des roches et les lois de la physique.

Les structures géologiques constituent les facteurs de prédisposition majeurs des


instabilités de pentes dans les massifs rocheux, puisqu'elles contrôlent les mécanismes de
déformation et de rupture qui les affectent. Leur étude représente donc une étape capitale pour
comprendre le comportement mécanique et hydraulique des massifs rocheux. Une
méthodologie rigoureuse, basée sur une approche typique de géologie de l'ingénieur et de
mécanique de roches, doit être mise en place pour caractériser le massif rocheux et en particulier
son réseau de discontinuités.

On peut alors identifier les mécanismes de déformation et de rupture les plus réalistes,
et procéder à leur modélisation par des méthodes de calcul appropriées et enfin analyser
l'influence des facteurs déclenchants ou aggravants des instabilités potentielles.
P a g e | 39

III.2. Données structurales du massif VIII


Le levé des plans des discontinuités du massif I a été effectué à l’aide de la boussole
(portant le numéro 9615/371/ DERG) et compas.
Différentes stations ont été levées pour la détermination des paramètres

géométriques des discontinuités (direction et pendage).

Sur terrain, le travail consacré au repérage géométrique des discontinuités (levés


géologiques) a été effectué sur les affleurements des formations sur les flancs Sud et Ouest du
massif I par des ingénieurs et géologues (KABUYA MUKENDI Joseph, 2003 ; FARIALA
MUCHANGA Victor, 2012 ; BABENDA Sandrine, 2016). La collection de ces données est
reprise dans le tableau II.1.

Les seuls flans qui ont été levé sont le flanc Sud et Ouest du massif car étant les
seuls flancs rocheux.
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Tableau III.1a. données structurales du massif I : flanc Sud


N° Directions Pendages N° Directions Pendages N° Directions Pendages
1 N235 65NW 37 N315 60NE 52 N183 65NW
2 N255 40NW 38 N305 66NE 53 N183 66NW
3 N250 60NW 39 N3 05 69NE 54 N183 67NW
4 N250 55NW 40 N305 61NE 55 N184 63NW
5 N256 39NW 41 N325 60NE 56 N184 64NW
6 N251 59NW 42 N325 62NE 57 N184 65NW
7 N251 54NW 43 N325 64NE 58 N184 66NW
8 N237 64NW 44 N325 68NE 59 N184 67NW
9 N266 66NW 45 N325 70NE 60 N185 63NW
10 N275 70NW 46 N300 62NE 61 N185 64NW
11 N260 63NW 47 N330 70NE 62 N185 65NW
12 N262 61NW 38 N330 72NE 63 N185 66NW
13 N262 60NW 39 N330 65NE 64 N185 67NW
14 N266 65NW 40 N300 60NE
15 N266 67NE 41 N332 68NE
16 N270 71NE 42 N332 72NE
17 N270 68NE 43 N310 61NE
18 N270 72NE 44 N310 64NE
19 N300 60NE 45 N310 71NE
20 N332 70NE 46 N180 63NW
21 N300 61NE 47 N180 64NW
22 N300 69NE 37 N180 65NW
23 N330 60NE 38 N180 66NW
24 N330 68NE 39 N180 67NW
25 N310 60NE 40 N181 63NW
26 N310 62NE 41 N181 64NW
27 N310 64NE 42 N181 65NW
28 N310 66NE 43 N181 66NW
29 N310 68NE 44 N181 67NW
30 N310 70NE 45 N182 63NW
31 N320 61NE 46 N182 64NW
32 N320 63NE 47 N182 65NW
33 N320 65NE 48 N182 66NW
34 N320 67NE 49 N182 67NW
35 N320 69NE 50 N183 63NW
36 N325 60NE 51 N183 64NW
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Tableau III.1b. Données structurales massif I : flanc Ouest

N° Directions Pendages N° Directions Pendages N° Directions Pendages

1 N281 83°NE 36 N269 86°SW 71 N310 68°NE

2 N303 80°NE 37 N258 86°SW 72 N310 70°NE

3 N360 87°NS 38 N244 68°NE 73 N320 61°NE

4 N350 64°NS 39 N255 77°NE 74 N320 63°NE

5 N210 65°NE 40 N256 72°NE 75 N320 65°NE

6 N261 67°NE 41 N253 82°NE 76 N320 67°NE

7 N215 60°NE 42 N243 82°NE 77 N320 69°NE

8 N253 72°SW 43 N256 83°NE 78 N325 60°NE

9 N269 82°NE 44 N238 71°NE 79 N315 60°NE

10 N250 50°NE 45 N281 83°NE 80 N305 66°NE

11 N270 82°NW 46 N302 80°NE 81 N305 69°NE

12 N270 88°SE 47 N364 87°NE 82 N305 61°NE

13 N244 88°SE 48 N350 64°NE 83 N325 60°NE

14 N242 88°SE 49 N228 32°SW 84 N325 62°NE

15 N258 84°SE 50 N226 32°SW 85 N325 64°NE

16 N272 87°SE 51 N228 31°SW 86 N325 68°NE

17 N258 82°SE 52 N228 32°SW 87 N325 70°NE

18 N288 82°SE 53 N239 80°SW 88 N300 62°NE

19 N283 85°SE 54 N332 81°SW 89 N330 70°NE

20 N283 86°SE 55 N228 62°SE 90 N330 72°NE

21 N287 85°SE 56 N275 75°SE 91 N330 65°NE

22 N300 84°SW 57 N275 70°NW 92 N300 65°NE

23 N253 83°SW 58 N270 71°NW 93 N300 64°NE

24 N298 83°NE 59 N270 68°NW 94 N44 65°SE

25 N272 65°NE 60 N270 72°NW 95 N44 67°SE

26 N282 88°SW 61 N300 60°NW 96 N46 65°SE

27 N253 88°SW 62 N332 70°NW 97 N40 70°SE

28 N238 89°SW 63 N300 61°NE 98 N40 64°SE

29 N238 88°SW 64 N300 69°NE 99 N46 71°SE

30 N278 88°SW 65 N330 60°NE 100 N330 60°NE

31 N261 86°SW 66 N330 68°NE 101 N330 68°NE

32 N267 87°SW 67 N310 60°NE 102 N310 60°NE

33 N267 84°SW 68 N310 62°NE 103 N310 62°NE

34 N266 87°SW 69 N310 64°NE 104 N310 64°NE

35 N268 87°SW 70 N310 66°NE 105 N310 66°NE


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N° Directions Pendages N° Directions Pendages N° Directions Pendages

106 N310 68°NE 141 N204 60°SE 176 N300 60NW


107 N310 70°NE 142 N204 62°SE 177 N332 70NW
108 N320 61°NE 143 N204 64°SE 178 N300 61NE
109 N320 63°NE 144 N203 60°SE 179 N300 69NE
110 N320 65°NE 145 N203 64°SE 180 N330 60NE
111 N320 67°NE 146 N60 50°SE 181 N330 68NE
112 N320 69°NE 147 N60 51°SE 182 N310 60NE
113 N325 60°NE 148 N60 52°SE 183 N310 62NE
114 N315 60°NE 149 N60 53°SE 184 N310 64NE
115 N305 66°NE 150 N60 54°SE 185 N310 66NE
116 N305 69°NE 151 N60 55°SE 186 N310 68NE
117 N305 61°NE 152 N61 55°SE 187 N310 70NE
118 N325 60°NE 153 N61 54°SE 188 N320 61NE
119 N197 63°SE 154 N61 53°SE 189 N320 63NE
120 N202 64°SE 155 N332 68°NE 190 N320 65NE
121 N203 65°SE 156 N312 72°NE 191 N320 67NE
122 N199 61°SE 157 N310 61°NE 192 N320 69NE
123 N199 63°SE 158 N310 64°NE 193 N325 60NE
124 N199 65°SE 159 N310 71°SE 194 N315 60NE
125 N198 60°SE 160 N196 65°SE 195 N305 66NE
126 N198 62°SE 161 N196 60°SE 196 N305 69NE
127 N198 64°SE 162 N197 61°SE 197 N305 61NE
128 N196 63°SE 163 N197 63°SE 198 N325 60NE
129 N197 65°SE 164 N240 56SE 199 N325 62NE
130 N197 60°SE 165 N240 57SE 200 N325 64NE
131 N197 64°SE 166 N260 73SE 201 N325 68NE
132 N200 60°SE 167 N265 74SE 202 N325 70NE
133 N200 60°SE 168 N262 76SE 203 N300 62NE
134 N200 61°SE 169 N257 75SE 204 N330 70NE
135 N200 62°SE 170 N242 56SE 205 N330 72NE
136 N200 63°SE 171 N242 55SE 206 N330 65NE
137 N200 64°SE 172 N275 70NW 207 N300 60NE
138 N200 65°SE 173 N270 71NW 208 N332 68NE
139 N203 61°SE 174 N270 68NW 209 N312 72NE
140 N202 62°SE 175 N270 72NW 210 N310 61NE
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N° Directions Pendages N° Directions Pendages N° Directions Pendages

211 N310 64NE 246 N60 53SE 281 N40 71SE


212 N310 71SE 247 N60 54SE 282 N62 52SE
213 N196 65SE 248 N60 55SE 283 N62 54SE
214 N196 60SE 249 N61 55SE 284 N63 66SE
215 N197 61SE 250 N61 54SE 285 N63 68SE
216 N197 63SE 251 N61 53SE 286 N44 65SE
217 N202 64SE 252 N61 52SE 287 N44 67SE
218 N203 65SE 253 N61 51SE 288 N46 65SE
219 N199 61SE 254 N61 50SE 289 N46 70SE
220 N199 63SE 255 N62 51SE 290 N40 64SE
221 N199 65SE 256 N62 53SE 291 N40 71SE
222 N198 60SE 257 N62 49SE
223 N198 62SE 258 N40 65SE
224 N198 64SE 259 N40 67SE
225 N196 63SE 260 N42 66SE
226 N197 65SE 261 N42 68SE
227 N197 60SE 262 N44 70SE
228 N197 64SE 263 N44 65SE
229 N200 60SE 264 N40 70SE
230 N200 60SE 265 N45 66SE
231 N200 61SE 266 N45 68SE
232 N200 62SE 267 N43 67SE
233 N200 63SE 268 N43 69SE
234 N200 64SE 269 N40 69SE
235 N200 65SE 270 N45 65SE
236 N203 61SE 271 N42 70SE
237 N202 62SE 272 N42 65SE
238 N204 60SE 273 N44 70SE
239 N204 62SE 274 N44 66SE
240 N204 64SE 275 N44 69SE
241 N203 60SE 276 N44 68SE
242 N203 64SE 277 N44 68SE
243 N60 50SE 278 N41 64SE
244 N60 51SE 279 N41 69SE
245 N60 52SE 280 N41 64SE

Source : V. FARIALA 2013, TFE UM


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III.2. Traitement données structurales du massif I


Comme nous l’avons dit au chapitre I de cette étude, le traitement des données
structurale est subtile et pénible. Vue premièrement la quantité des données à traiter et ensuite
l’importance de ce traitement.
Pour ce faire, nous avons choisi de traiter les données avec la version 5.1. du logiciel
Dips.

III.2.1. Logiciel Dips 5.1

Le logiciel DIPS 5.1 a été commercialisé par la compagnie Rock Science de


Toronto, il a été mis au point en 1999 par l’université de TORONTO (Canada), il est un outil
numérique qui permet de faire une représentation automatique des familles des discontinuités
sous forme de canevas de SCHIMIDT ou de canevas de WULF. Ce logiciel de traitement de
données permet d'effectuer des stéréogrammes qui montrent, de façon graphique, l'orientation
des structures observées sur le terrain.
Les données destinées au logiciel DIPS 5.1 suivent une prescription bien destinée à
savoir :

1. L’encodage des données qui sont des mesures des cassures matérialisées par le
pendage (DIP) et la direction du pendage (DIP direction) ;

2. La création des bases des données avant le lancement de calcul ;

Il nous permet également de faire une analyse sur les modes de rupture dans un
massif rocheux. Dans ce travail, nous allons utiliser le canevas de WULF.

Le logiciel comprend une fenêtre de calcul composée des rubriques :


 ID (identification)
 Dip (Pendage) et Dip direction (direction)
 Il permet ainsi d’obtenir :
 Les pôles des discontinuités ;
 Les grands et petits cercles des discontinuités ;
 Le regroupement global des discontinuités ;
 Le regroupement des discontinuités en famille.
P a g e | 45

III.2.2. Présentation des résultats

Les données sont exportées vers la fenêtre du logiciel DIPS 5.1. Ils sont présentés
sous format pendage (Dip)/direction de pendage (Dip direction), leur disposition spatiale
montre d’abord les pôles et seront traitées par la suite. La figure ci-dessous montre les données
brutes du pendage et de direction du pendage :

Fig. III.1. Représentations des pôles des discontinuités du flanc Ouest du massif I

Cette figure présente les pôles des discontinuités dans le flanc selon leur répartition
sur tout le massif (densité).

[Link].2. Présentation en rosace des discontinuités du flanc Ouest


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On voit sur la rosace ci-dessus qu’il y’a dans ce flanc du massif plusieurs orientations
préférentielles des discontinuités dont les plus dominantes sont NE-SW et NW-SE.

Fig. III.3. Représentations des pôles des discontinuités du flanc Sud du massif I

On remarque aussi bien sur cette figure une dispersion des pôles des discontinuités
moins importante qu’au flanc Ouest.

[Link].4. Présentation en rosace des discontinuités du flanc Ouest

L’orientation présentielle sur ce flanc du massif est celle N-S telle que présente la
rosace des fréquences ci-dessus.
P a g e | 47

III.2.3. Représentation sur le canevas

La représentation sur le canevas permet de grouper les discontinuités selon la


statistique de concentration de Fisher ou celle de Shimdt ; nous avons choisi celle de Fisher qui
est la statitistique par défaut du logiciel Dips.

Comme l’avons dit au chapitre II, nous avons choisi pour cette étude la projection
de Wulf qui se fait conservation des angles. Ayant la symétrie de représentation dans les deux
hémisphères, nous avons choisi le sud.

Fig. III.5. Famille des discontinuités du flanc Ouest sur le canevas

Fig. III.6. Famille des discontinuités du flanc Sud sur le canevas


P a g e | 48

III.2.4. Interprétation des résultats

Le traitement des mesures réalisées sur le massif 1 a conduit à dégager :

 Au flanc Ouest : 5 familles préférentielles, c'est-à-dire des groupes des discontinuités


ayant même tendances et dont la concentration est supérieure à 4%

 Au flanc Sud : 3 familles préférentielles et dont la concentration est supérieure à 4%

Tableau III.2a. Familles des discontinuités flanc Ouest : valeurs moyennes


Familles Dip [°] Dip direction [°]
F1 63 315
F2 21 318
F3 28 186
F4 60 253
F5 66 180

Tableau III.2b. Familles des discontinuités flanc Sud : valeurs moyennes


Familles Dip [°] Dip direction [°]
F1 66 272
F2 63 48
F3 62 348

III.2.5. Possibilités du wedge faillure sur base des diagrammes stéréographiques

Le mode de l'analyse cinématique du wedge faillure est un test de glissement des coins
formés par l'intersection de deux plans. Les éléments de base de l'analyse cinématique de
glissement de coin sont :
 Le plan du talus ;

 Le cercle de frottement ;

 Les intersections.

Le diagramme stéréographique définit la forme du coin, l'orientation de la ligne


d'intersection et la direction du glissement. Cette information peut être utilisée pour évaluer la
possibilité que le coin glisse de la face coupée. La procédure est appelée analyse cinématique,
dont le but est d'identifier des coins potentiellement instables.
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Lorsque deux plans de joints se croisent, ils peuvent former un coin qui peut glisser
hors de la pente (en fonction de considérations cinématiques et de frottement). L'intersection
de deux plans forme une ligne dans l'espace à trois dimensions. La direction / pendage de la
ligne tracée comme un seul point sur le diagramme stéréographique que nous appelons
intersection.

L'analyse cinématique du wedge faillure est basée sur l'analyse des intersections. Si un
point d'intersection satisfait aux conditions de frottement et de cinématique pour le glissement,
il représente un risque de glissement de coin.
Dans le logiciel Dips, en utilisant les valeurs moyennes de la géométrie des coins, cette
analyse se fait de la manière suivante :
 Le grand cercle du frottement dont le rayon est donné par 90 − 𝜙
 Les point d intersections des plans sécants se trouvant dans la zone d’instabilité
(cône)

Il existe des diagrammes de Wulf permettant de faire une telle analyse, mais vu la
délicatesse cette analyse, nous nous avons fait recours du logiciel Dips.

Il suffit de mettre dans le logiciel les données géométriques des discontinuités, le cercle
de frottement, et le plan de talus pour voir quelles sont les intersections possibles et lesquelles
se trouvent dans la zone d’instabilité.

Les résultats obtenus dans cette analyse ont conduit à des résultats ci-après :

[Link].7. Intersections des familles des discontinuités au flanc Ouest


P a g e | 50

Légende
Pit slope
Famille 5
Cercle de frottement
Famille 4
Famille 1
Famille 2
Famille 3

[Link].8. Intersections de familles des discontinuités au flanc sud


Légende
Pit slope
Famille 2
Cercle de frottement
Famille 1
Famille 2
P a g e | 51

III.2.6. Interprétation des résultats


a. Interprétation des résultats du flanc Ouest

De toutes les intersections des traces (plans) des familles des discontinuités, seules les
intersections A, B, C et D sont susceptibles de causer un wedge faillure car se trouvant dans la
zone critique d’instabilité.
Nous avons pour chaque intersection déterminé les pendages ainsi que les directions,
les résultats se présentent dans le tableau ci-après :

Tableau III.3a. Plans d’intersections des discontinuités flanc Ouest


Intersections Familles sécantes Dip [°] Dip direction [°]
A F5 et F3 46 287
B F4 et F3 32 67
C F3 et F5 37 254
D F5 et F2 28 249

b. Interprétation des résultats flanc sud


De même qu’au flanc Ouest, nous n’avons repéré que deux intersections des familles
des discontinuités se trouvant dans la zone critique d’instabilité pour le wedge faillure :

Tableau III.3b. Plans d’intersections des discontinuités flanc Ouest


Intersections Familles sécant Dip [°] Dip direction [°]
A F2 et F1 31 129
B F2 et F3 27 211

III.3. Analyse géomécanique


La détermination des propriétés mécaniques et de résistance de la matrice rocheuse
s’obtient soit pas des essais in situ, soit par des tests de laboratoire. Pour ce travail, nous allons
nous limiter uniquement aux essais basiques, c’est-à-dire aux essais de traction et de
compression simple.

III.3.1. Détermination de la densité


La densité des roches calcaires du massif I a été déterminée par la méthode
d’immersion, en utilisant la relation suivante :
P a g e | 52

 = 𝑃𝑠
(𝐈𝐈𝐈. 𝟏)
𝑃𝑠 − 𝑃𝑒

Avec :
𝑃𝑠 : poids de l’échantillon à sec
𝑃𝑒 : poids de l’échantillon immergé

Les résultats obtenus par le laboratoire de la MIBA sont présentés comme suit :
Tableau III.4 : Mesure de densité

Echantillon 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15

Densité 2.45 2.5 2.55 2.6 2.65 2.75 2.65 2.6 2.7 2.8 2.75 2.7 2.7 2.8 2.85

Echantillon 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30

Densité 2.9 2.8 2.95 2.85 2.95 2.8 2.85 2.85 2.9 2.9 2.85 2.95 2.8 2.9 2.8
Source : E. LUTUMBA 2017, TFE UM

La valeur moyenne tirée de ce tableau pour la densité du calcaire du massif I est de 2.8
𝑇𝑜𝑛𝑛𝑒𝑠⁄ . La valeur minimale de la densité est de 2.45, tandis-que la valeur maximale de la
𝑚3
densité est de 2.95.

III.3.2. Essai de traction

Il consiste à soumettre l’échantillon, placé dans la presse hydraulique, d’élancement


(d = h) aux contraintes et la rupture se produit par fendage de l’échantillon (cylindrique) suivant
un plan qui passe par l’axe perpendiculaire aux plateaux et peut être assimilée par une rupture
à la traction. Il nous permet de déterminer la résistance à la traction qui est exprimée par la
relation :
2𝑃
𝜎𝑡 = (𝐈𝐈𝐈. 𝟐)
𝜋𝑑ℎ
Avec :
𝑃: Force maximale atteinte (kg) ; 𝑑: Diamètre du cylindre (cm)
 t : Résistance à la traction (kg/cm2) ; h : Hauteur (cm).
Les valeurs de résistance déterminées à partir de cet essai sont reprises sur le tableau
qui suit :
P a g e | 53

Tableau III.5: Mesure de résistance à la traction

Echantillon n° t Echantillon n° t
1 85 16 125
2 85 17 90
3 90 18 95
4 95 19 105
5 85 20 100
6 90 21 105
7 125 22 100
8 85 23 100
9 95 24 100
10 90 25 105
11 85 26 115
12 90 27 105
13 105 28 135
14 100 29 135
15 85 30 135
Source : V. FARIALA Tfe 2013, UM

III.3.3. Essai de compression


Cet essai permet de déterminer la résistance en compression (𝜎𝑐 ), le module
élastique de Young (E), les déformations longitudinales et transversales (𝜀𝑙 , 𝜀𝑡 ) et le coefficient
de poisson 𝑣. Le principe de l’essai consiste à soumettre un échantillon de roche à un essai de
compression, on constate généralement qu’au début, les déformations ne sont pas
proportionnelles à la charge et vers la fin, la charge est proportionnelle aux déformations, ceci
est dû au fait que les fissures, les joints et les pores de la roche se referment.

Le module de Youg
𝜎
𝐸= (𝐈𝐈𝐈. 𝟑)
𝜀
Où la déformation 𝜀 est donnée par :
𝜀𝑙
𝜀= (𝐈𝐈𝐈. 𝟒)

Le coefficient de poisson 𝑣 :
𝜀𝑡
𝑣= (𝑰𝑰𝑰. 𝟓)
𝜀𝑙
P a g e | 54

Lorsqu’on procède à un essai de résistance à la compression d’un échantillon de


roche, le comportement est linéaire jusqu’au moment où on atteint le maximum de résistance
qui correspond à la rupture de l’échantillon. Les valeurs de résistance déterminées à partir de
cet essai sont reprises sur le tableau qui suit :

Tableau III.6 : Mesure de résistance à la compression


Echantillons 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15

Valeur de 𝝈𝑪 1300 1900 2000 2100 2200 2000 1800 2000 2200 2000 1900 2000 2300 2600 2400

Echantillons 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30

Valeur de 𝝈𝑪 2500 2400 2400 2400 2500 2600 2600 2300 2400 2600 1400 1300 2700 3200 3400

Source : VFARIALA Tfe 2013, UM

III.3.4. Détermination de l’angle de frottement interne

La cohésion et l’angle de frottement interne sont déterminés par des valeurs de la


résistance en compression et celle de la résistance en traction. Vu que la traction, la contrainte
𝜎3
principale majeure vaut (𝜎1 = 0), alors 𝜎𝑡 = et alors les deux valeurs de résistances
2

permettent de tracer deux cercles de Mohr dont la tangente commune définit la limite de la
courbe intrinsèque de stabilité tandis que la pente de cette droite tangente définit l’angle de
frottement avec l’horizontale et l’ordonnée à l’origine la valeur de la cohésion caractérisée par
la relation mathématique :

𝝉 = ∁ + 𝝈 𝒕𝒈∅ (𝑰𝑰𝑰. 𝟔)

Figure III.9: Courbe intrinsèque de Mor-Coulomb pour une matrice rocheuse


P a g e | 55

La synthèse de tous les essais géomécaniques effectués par le laboratoire de la MIBA


sur le massif I se présente dans le tableau ci-après :
Tableau III.7. Synthèse des essais sur les formations du Massif I (Labo MIBA)
Type de Roche D 𝜎𝑡 [𝐊𝐠/𝐜𝐦²] 𝝈𝒄𝒊 [𝐊𝐠/𝐜𝐦²] C’ [𝐊𝐠/𝐜𝐦²] 𝜙 [°]
Moyenne 2,8 102 2287 240 66
Ecart type 0,14 14,13 478
CALCAIRE Coeff. Var 0,05 0,14 0,21
Valeur max 2,95 135 3300
Valeur min 2,45 85 1300
Valeur min 1,7 0,35 1,9 0,35 35
SABLO Moyenne 1,75 0,4 1,95 0,45 40
GRESEUX Valeur max 1,8 0,45 2 0,55 45
Source : KABUYA MUKENDI J, tfe UM,2003

Tableau III.10. Synthèse des essais sur les formations du Massif I (Labo Gécamines)

𝝈𝒕 𝝈𝒄𝒊 Ei C’ 
Type de Roche D 
(Kg/cm) (Kg/cm) (T/cm2) (Kg/cm²) [°]
KIMBERLITE Moyenne 2,29 5 63 11 0,15 8 58,1
AVEC Ecart type 0,02 1 3 1 0,03 - -
CALCAIRE Coeff. Var 0,009 0,2 0,048 0,09 0,2 - -
Moyenne 2,84 87 1930 1165 0,34 202 66,1
CALCAIRE
Ecart type 0,01 18 440 220 0,06 - -
D'INCLUSION
Coeff. Var 0,004 0,207 0,228 0,189 0,176 - -
KIMBERLITE Moyenne 2,31 29 209 60 0,14 37 49,3
ROUGE AVEC Ecart type 0,02 8 28 19 0,08 - -
GRES
Coeff. Var 0,009 0,276 0,134 0,317 0,571 - -
(Epiclastites)
KIMBERLITE Moyenne 2,28 9 75 15 0,14 12 51,4
ROUGE Ecart type 0,01 3 14 6 0,04 - -
VERDATRE
Coeff. Var 0,004 0,33 0,187 0,4 0,286 - -
(Xénokimberli)
Moyenne 2,8 85 2138 1098 0,37 212 67,4
CALCAIRE
Ecart type 0,01 9 460 124 0,02 - -
ENCAISSANT
Coeff. Var 0,004 0,106 0,215 0,113 0,054 - -
Source : KABUYA MUKENDI J, tfe UM,2003
P a g e | 56

Etant donné que la cohésion obtenue par le laboratoire MIBA est supérieure à celle
obtenue par des essais réalisés au laboratoire de la Gécamines et que les angles de frottements
internes sont presque les mêmes.
En stabilité, il est souvent demandé de sous-estimer le matériau afin de se mettre
du côté de la sécurité. Nous ferons donc usages des résultats obtenus au laboratoire de la
Gécamines, Pour être dans les conditions défavorables d’analyse de stabilité.

III.3.5. Classification des formations du massif I

Plusieurs auteurs ont travaillé dans ce domaine sur la classification des roches. Dans
ce travail nous ne prenons que celles qui sont les plus utilisées et qui présentent ont un rapport
avec notre travail.
En plus de ses classifications qui sont plus ou moins générales ou universelles, il existe
aussi des classifications restreintes utilisées par des entreprises.
Signalons tout de même que toutes ces classifications ont une base commune :
utilisations des propriétés géomécaniques des roches pour les classer.
Le tableau ci-dessous donne la classification des roches retenues par la Gécamines.

Tableau III.11: Classification des roches d’après la résistance à la compression (GCM)


Résistance à la
Catégories Descriptions
compression
Roches tendres qui s’effritent sous des coups avec la pointe
2 d’un marteau de géologue, se coupe avec un couteau de ˂25MPa
poche.
Roches moyennement tendres. Ce type de roche se marque
2-2D profondément avec la pointe du marteau sous des coups 25 à 50MPa
fermes, se gratte difficilement avec un marteau de poche.
Roches modérément dures, la surface de roche ne peut être
2D grattée avec un couteau, des fermes coups avec un marteau 50 à 100MPa
de géologue produisent des faibles indentations.
Roches dures, on obtient un échantillonnage moyen avec un
3 100 à 200MPa
coup ferme d’un marteau de géologue.
Roches très dures, un échantillon s’obtient après plusieurs
3D ˃ 200MPa
coups avec un marteau de géologue.
Source : V. MUCHANGA Tfe 2013, UM
P a g e | 57

D’après cette classification et les résultats d’essais à la compression réalisés sur les
formations du massif I, les roches se classes comme suit :

Tableau III.12 : Classification des roches du massif I


Types de roche Catégorie
Kimberlite avec calcaire 2
Calcaire d’inclusion 3
Epiclastites 2
Xénokimberlite 2
Calcaire encaissant 3D

III.3.6 Indice des qualités

Le lever détaillé des discontinuités apparaissant à l'affleurement est une opération


fondamentale mais son extrapolation à l'intérieur du massif est une opération parfois délicate.
En complément donc aux levers de surface, et pour maîtriser les problèmes de
dispersion, on détermine des indices de qualité globaux des massifs grâce à des informations
obtenues en sondage.
Il existe plusieurs indices des qualités pour les roches, la massivité, espacement des
fractures, rock quality designation (RQD), le contraste de résistance. Pour ce qui nous concerne,
nous présentons le RQD :
Le RQD : Rock Quality Designation (ou taux de carottage modifié).

Cet indice de carottage défini par DEERE en 1963, a vu son utilisation se généraliser
dans les applications du génie minier. Il représente le pourcentage en longueur des carottes de
plus de 10cm de long par rapport à la longueur de la passe de sondage, en supposant un taux de
carottage de 100%. Son expression mathématique est :

∑ 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 𝑐𝑎𝑟𝑜𝑡𝑡𝑒 > 10𝑐𝑚


𝑅𝑄𝐷 = (𝐈𝐈𝐈. 𝟕)
𝑙𝑜𝑛𝑔𝑒𝑢𝑟 𝑓𝑜𝑟𝑎𝑔𝑒

La classification suivant cet indice est telle que :


P a g e | 58

Tableau III.13 : Classification de R.Q.D


RQD Qualité du massif Densité de fracturation

100% excellent nulle à très faible

90% bon faible

75% moyen moyenne

50% mauvaise forte

25% très mauvaise très forte

D’après cet indice et sa classification, on obtient les résultats suivant pour le massif I :

Tableau III.14 : Classification de R.Q.D en fonction de la qualité et de la densité de


fracturation du massif I
Facies Moyenne RQD (%) Qualité du massif
Kimberlite verte 76 Bonne
Xénokimberlite 53 Moyenne
Epiclastites 33 Pauvre

III.4. Qualification du massif


A partir des indices de qualités d’un massif et des résultats des essais, on peut définir
des paramètres de qualifications d’un massif rocheux : le rock mass rating (RMR), l’Indice Q
de Barton, l’indice géologique de résistance ou G.S.I.
Les données à notre possession nous permettent d’exploiter le RMR ainsi que le GSI.

III.4.1. Rock Mass Rating : RMR

Cet indice a été utilisé par Z. Bieniawski, (1973, 1989) pour ajuster les résultats des
essais sur les échantillons, c’est à dire les ramener au massif.
La détermination du RMR passe par la connaissance de cinq paramètres fondamentaux
pour classifier les roches :
 La résistance à la compression de la roche intacte c.à.d. sans fissure ou bien la
résistance de la roche obtenue à partir de l’essai à la pointe (pointe load test),

 Le RQD (Rock Quality Designation),


P a g e | 59

 L’espacement des discontinuités,

 L’état de discontinuité ou la nature des joints (remplissage ou pas, qualité des


matériaux de remplissage),

 Les conditions d’écoulement dans les discontinuités (les venues d’eau).

Chaque paramètre reçoit une note pour aboutir par addition à une note globale
caractérisant ainsi la qualité de la roche.
Cette appréciation générale doit ensuite être ajustée pour tenir compte de l’orientation
de la fracturation par rapport à l’axe de l’ouvrage à creuser.

Tableau III. 15a : Paramètres de classification des roches d’après Z. Beniawski


PARAMETRES COEFFICIENTS
Indice
Indice Franklin non
Résistance Franklin >8 4-8 2-4 1-2
utilisable
de la (MPa)
1
roche Résist.
> 200 100-200 50-100 25-50 10-25 3-10 1-3
compr. (MPa)
Note 15 12 7 4 2 1 0
R.Q.D. 90-100 75-90 50-75 25-50 < 25
2
Note 20 17 13 8 3
Espacement des joints >3m 1-3 m 0,3-1 m 50-300mm < 50 mm
3
Note 30 25 12 6 0
Surfaces
très Surfaces
Surfaces Surfaces
lustrées ou
rugueuses légèrement légèrement
remplissage Remplissage mou > 5
non rugueuses rugueuses
< 5mm ou mm ou
Nature des joints continue Epaisseur < Epaisseur <
4 joint ouvert Joints ouverts > 5 mm
Épontes en 1mm 1mm
1 à 5 mm Joints continus
contact Epontes non Epontes
Joints
Épontes non altérées altérées
continus
altérées
Note 25 20 12 6 0
25-125
Débit sur 10 m Aucune venue d’eau < 25 l/min > 125 l/min
l/min
Pression d’eau

5 Venues contrainte 0 0,0-0,2 0,2-0,5 > 0,5


d’eau principale
Suintements Pression
Problèmes sérieux de
Hydrogéologie Complètement sec (eau d’eau
venues d’eau
interstitielle) modérée
Note 10 7 4 0

Cette appréciation générale doit ensuite être ajustée pour tenir compte de
l’orientation de la fracturation par rapport à l’axe de l’ouvrage à creuser :
P a g e | 60

Tableau III.15b : note d’ajustement pour l’orientation des joints


Direction perpendiculaire à l’axe du tunnel Direction parallèle à l’axe du
tunnel
Creusement du tunnel dans le Creusement du tunnel dans le
Pendage 0-20°
sens du pendage sens inverse du pendage Pendage 45- Pendage 20-
Pendage 45- Pendage 20- Pendage 45- Pendage 20- 90° 45°
90° 45° 90° 45°
Très
Très favorable Favorable Moyen Défavorable Moyen Défavorable
défavorable

Très
Orientation des joints Très favorable Favorable Moyen Défavorable
défavorable
Note d’ajustement 0 -2 -5 -10 -12

Ainsi, on a pour le massif I :


 La roche encaissante du massif 1 a une résistance à la pression > 200 MP, d’où la note 15.
 Les formations du massif 1 ont un RQD également compris entre 75 à 90 d’où la note 17.
 L’espacement des discontinuités est pour la plupart autour de 100 mm, d’où la note 6
 L’état de discontinuité ou la nature des joints est tel que les épontes sont peu altérées à
surface légèrement rugueuses, d’épaisseur inférieur à 1 mm d’où la note 12.
 Les conditions d’écoulement dans les discontinuités sont telles que suintements (eau
interstitielle) d’où la note 7.

Après addition de ces cinq paramètres, on trouve le résultat suivant :


15 + 17 + 6 + 12 + 7 = 57

A ceci, il faut ajouter les paramètres pour tenir compte de l’orientation de la


fracturation par rapport à l’axe de l’ouvrage à creuser, et à l’issue des ajustements qui tiennent
compte de l’orientation de la fracturation pour un pendage variable entre 45 – 90° du massif1
on a une note – 5.
Après ajustement, on trouve une cote globale de 52.
En conclusion, le rocher du massif I est moyen.

III.4.2. L’indice géologique de résistance ou G.S.I. (Hoek & Brown, 1998)

Cet indice a été créé spécialement pour estimer les paramètres à introduire dans le
critère de résistance des massifs rocheux mis au point par les auteurs en 1980. Le GSI fournit
un système d’estimation de la réduction de la résistance du massif pour différentes conditions
géologiques.
P a g e | 61

Le calcul du GSI est basé sur l’hypothèse que la résistance des massifs rocheux
fracturés dépend des propriétés des blocs intacts et des possibilités qu’ils présentent de glisser
sous différentes contraintes appliquées.

Le GSI est calculé à partir des codes attribués aux matériaux qui distinguent les massifs
rocheux en catégories. Dans le tableau ci-dessous, les valeurs proches du chiffre 5
correspondent à des matériaux de très mauvaise qualité, tandis que les valeurs proches de 85
correspondent aux matériaux d’excellente qualité pour lesquels la résistance du massif rocheux
est proche de celle de la matrice rocheuse. Il est également exprimé en termes de contrainte
principale majeure et mineure  1 et  3 agissant sur un élément d’une masse rocheuse.

Tableau III.16 : Application du GIS et tableaux des valeurs empiriques du critère


généralisé de Hoek et Brown.
P a g e | 62

III.5. Estimation de la résistance d’une masse rocheuse [𝟏𝟒][𝟏𝟓]


Il existe plusieurs critères qui sont en réalités les relations entre contraintes,
généralement principales telles que si elles sont vérifiées le matériau passe du comportement
élastique cers la zone plastique ou atteint la rupture.
De tous les critères, celui le plus utilisé est de Hoek et Brown, car il intègre le critère
de Morh-Coulomb qui est très utilisé dans le code de calcul.

III.5.1. Critère de HOEK et BROWN


Ce critère fut exprimé en termes de contraintes principales majeurs et mineurs  1 et

 3 agissant sur un élément d’une masse rocheuse.


L’expression généralisée du critère de Hoek-Brown se présente comme suit :

𝜎1 𝜎3 𝜎 𝑎
= + (𝑚𝑏 𝜎 3 + 𝑠) (𝐈𝐈𝐈. 𝟖)
𝜎𝑐𝑖 𝜎𝑐𝑖 𝑐𝑖

Avec, m b et a des paramètres empiriques de résistance de la roche broyée ; le

paramètre a peut atteindre une valeur maximale de 𝑎 = 0,65. Etant donné que le critère Hoek
et BROWN est utilisé dans la suite, il est important de reprendre les divers aspects de ses
paramètres :
1. mi est lié à la géologie et se réfère aux propriétés des matériaux de la matrice rocheuse.

2. Le paramètre mb fut introduit par Hoek et Al. (1992) pour faire la distinction entre la

roche intacte et les massifs rocheux. Wood (1991) stipule que mi dépend de la roche et

mb des massifs rocheux.

3. s est lié à la qualité du massif rocheux, sa valeur maximale est s  1 et correspond à la


roche intacte. Pour les roches altérées s  0 . D’après Hoek (1983), les paramètres mb et
s sont à peu près analogues à l’angle de frottement et à la cohésion du critère de rupture
de Mohr-Coulomb.
4. a est associé à la fracturation du massif rocheux, il est compris entre 0,5 et 0,65. Afin
de relier leur critère aux mesures de laboratoire et aux observations réalisées sur le
terrain Hoek et Brown (1988) ont suggéré la relation suivante entre la constante mb et le
GSI ou RMR.
P a g e | 63

𝑚𝑖 𝐺𝑆𝐼 − 100
= exp ( ) (𝐈𝐈𝐈. 𝟗)
𝑚𝑏 28 − 14𝐷
𝐺𝑆𝐼 − 100
𝑠 = exp ( ) (𝐈𝐈𝐈. 𝟏𝟎)
9 − 3𝐷

1 −𝐺𝑆𝐼 −20
𝑎 = 0,5 + [exp ( ) − exp ( ) (𝐈𝐈𝐈. 𝟏𝟏)]
6 15 3
Avec :
mi : Valeur de mb pour la roche intacte, déterminée à partir des essais triaxiaux.
𝐺𝑆𝐼 : Geological Strength Index est un indice de qualité pour les massifs rocheux
proposé par Hoek et Brown (1998).
𝐷 : facteur dépendant du degré d’altération du massif rocheux. Pour une exploitation à
ciel ouvert, il varie e autour 0,7 et pour l’excavation au moyen d’une pelle et 1 pour une
mine large où le minage est envisagé.
Pour les massifs rocheux, les résistances en compression simple  cm et à la traction

 tm s’obtiennent en remplaçant soit  1 soit  3 par 0 et on obtient :

𝜎𝑐𝑖
𝜎𝑐𝑚 = (𝑚𝑏 − √𝑚𝑏2 + 4𝑠) (𝐈𝐈𝐈. 𝟏𝟐)
2
𝑠𝜎𝑐𝑖
𝜎𝑡𝑚 = − (𝐈𝐈𝐈. 𝟏𝟑)
𝑚𝑏

Où :
𝜎𝑐𝑖 : Résistance à la compression initiale
𝜎𝑐𝑖 Est déterminé au laboratoire à partir d’un essai de compressions simple réalisé sur un
échantillon sain c'est-à-dire exempte de défaut des structures ou de discontinuités.
Les paramètres élastiques des massifs rocheux sont estimés par Serafim et Pereira

(1983) et Hoek et Al. (2004), le module élastique est estimé à partir de l’expression ci-dessous :

1−𝐷
𝑅𝑀𝑅 2 2
𝐸𝑚 = 𝐸𝑖 ( ) 𝑜𝑢 𝐸𝑚 = 𝐸𝑖 (0,02 + ) (𝐈𝐈𝐈. 𝟏𝟒)
100 1 + 𝑒 [(60+15𝐷−𝐺𝑆𝐼)/11]

La détermination de GSI est fonction de l’état de surface de la roche et de la nature


de la roche (intacte ou fissuré). Il s’obtient dans le tableau ci-dessus (tableau III.16)
P a g e | 64

Les calculs manuels étant laborieux et complexes, nous nous servirons de ces codes
de calcul à partir du logiciel ROC DATA.

III.5.2. Correction avec ROC DATA

Les calculs ci-dessous sont effectués à l’aide du logiciel Roc Data qui, à partir des
paramètres 𝜎𝑐𝑖 ; GSI, mi et D, calcule les autres paramètres parmi lesquels la cohésion et l’angle
de frottement interne du massif rocheux.
Dans le cas de notre encaissant calcaire, les données de base sont :
- 𝜎𝑐𝑖 = 213,8 MPa.
- mi = 9 Selon le critère de Hoek-Brown.
- GSI = 52
- D = 1 Car l’exploitation du massif 1 utilise l’abattage par explosif
- H = 10 à 190m
- d = 2,8
- γ = 0,028 MN/m3
Les résultats de cette étude sont représentés dans les tableaux suivantx :
P a g e | 65

Tableau III.17 : caractéristiques géomécaniques du massif rocheux : calcaire


𝐇(𝐦) 𝐂(𝐌𝐏𝐚) 𝝋(°) 𝝈𝒄𝒎 (𝐌𝐏𝐚) 𝝈𝒕𝒎 (𝐌𝐏𝐚) 𝑬𝒎 (𝐌𝐏𝐚)
10 0,572 54,10 3,763 0,246 8234,10
20 0,612 51,21 3,763 0,246 8234,10
30 0,654 49,14 3,763 0,246 8234,10
40 0,696 47,51 3,763 0,246 8234,10
50 0,737 46,15 3,763 0,246 8234,10
60 0,777 45,01 3,763 0,246 8234,10
70 0,816 44,01 3,763 0,246 8234,10
80 0,853 43,12 3,763 0,246 8234,10
90 0,890 42,32 3,763 0,246 8234,10
100 0,926 41,60 3,763 0,246 8234,10
110 0,961 40,93 3,763 0,246 8234,10
120 0,995 40,32 3,763 0,246 8234,10
130 1,028 39,75 3,763 0,246 8234,10
140 1,061 39,23 3,763 0,246 8234,10
150 1,093 38,73 3,763 0,246 8234,10
160 1,125 38,26 3,763 0,246 8234,10
170 1,155 37,83 3,763 0,246 8234,10
180 1,186 37,41 3,763 0,246 8234,10
190 1,215 37,02 3,763 0,246 8234,10

[Link].10. : Evolution de la cohésion et l’angle de frottement interne avec profondeur


P a g e | 66

On observe sur la figure ci-dessus que la cohésion augmente avec la hauteur de talus alors que
l’angle de frottement interne diminue avec la hauteur de talus.
Les résultats pour les autres faciès pour H=190 m sont présentés sur les figures qui suivent :

Figure III.11 : Détermination des roches du massif Kimberlitique avec calcaire

Figure III.13 : Détermination des roches du massif Kimberlitique rouge avec grés (Epiclastites)
P a g e | 67

Figure III.14: Détermination des roches du massif Kimberlitique rouge verdâtre (xéno kimberlite)

Figure III.15 : Détermination des roches du massif calcaire encaissant


P a g e | 68

Figure III.16 : Détermination des roches du massif calcaire d’inclusion

III.5.3. Interprétation des résultats

Les résultats obtenus avec le logiciel Roc Data se présentent comme suit :

Tableau III.18. Caractéristiques géomécaniques du massif1

RESISTANCE A RESISTANCE
MODULE
LA A LA ANGLE DE
DE COHESION
FORMATION COMPRESSION TRACTION FROTTEMENT
YOUNG C (MPa)
DU MASSIF  cm DU MASSIF INTERNE ∅
Em (MPa)
(MPa)  tm (MPa)
Kimberlite
0,111 O, 007 82,49 0,235 13,97
avec calcaire
Calcaire
3,397 0,222 8736,54 1,151 36,27
d’inclusion

Epiclastites 0,368 0,024 449,95 0,405 20,65

Xéno
0,132 0,009 112,49 0,255 14,84
kimberlite
Calcaire
3,763 0,246 8234,10 1,215 37,02
encaissant
P a g e | 69

III.5.4. Etude de sensibilité

Les résultats obtenus ci-dessus sont calculés pour un facteur de distribution selon que
l’exploitation se déroule avec la possibilité d’une fragmentation (D = 1) préalable afin de
dégrader le massif. En réalité lorsque la roche est fragile, l’exploitation peut se faire au moyen
d’une pelle (D = 0,7) et pour une légère variation du GSI, on obtient les valeurs qui sont
montrées dans les tableaux qui suivent :

Tableau III.19 : Caractéristiques géomécaniques du massif 1 pour D = 0,7 et GSI = 52


RESISTANCE A RESISTANCE
MODULE
LA A LA ANGLE DE
DE COHESION
FORMATION COMPRESSION TRACTION FROTTEMENT
YOUNG C (MPa)
DU MASSIF DU MASSIF INTERNE  (degré)
Em (MPa)
 cm (MPa)  tm (MPa)

Kimberlite
0,188 0, 009 134,15 0,330 18,53
avec calcaire
Calcaire
5,753 0,285 14207,83 1,569 42,71
d’inclusion

Epiclastes 0,623 0,031 731,73 0,556 36,34

Xéno
0,224 0,011 182,93 0,356 19,58
Kimberlite

Calcaire
6,373 0,316 13390,73 1,66 43,44
encaissant
P a g e | 70

Tableau III.19: Caractéristique géomécaniques du massif 1 pour GSI = 49 et D = 0,7


RESISTANCE A RESISTANCE
MODULE ANGLE DE
LA A LA
DE COHESION FROTTEMENT
FORMATION COMPRESSION TRACTION
YOUNG C (MPa) INTERNE 
DU MASSIF DU MASSIF
Em (MPa) (degré)
 cm (MPa)  tm (MPa)

Kimberlite
0,149 0, 007 110,70 0,305 17,51
avec calcaire
Calcaire
4,580 0,218 11724,34 1,405 41,42
d’inclusion

Epiclastes 0,496 0,024 603,83 0,515 25,09

Xéno
0,178 0,008 150,96 0,330 18,52
Kimberlite

Calcaire
5,073 0,241 11050,06 1,482 42,16
encaissant

Tableau III.20: Caractéristique géomécaniques du massif 1 pour GSI = 49 et D = 1


RESISTANCE A LA RESISTANCE ANGLE DE
COMPRESSION DU TRACTION DU MODULE
COHESION C FROTTEMENT
FORMATION DE YOUNG
MASSIF  cm MASSIF  tm (MPa) INTERNE 
Em (MPa)
(MPa) (MPa) (degré)

Kimberlite
0,085 0, 005 69,29 0,212 12,88
avec calcaire
Calcaire
2,612 0,167 7338,80 1,015 34,53
d’inclusion

Epiclastes 0,283 0,018 377,97 0,366 19,22

Xéno
0,102 0,006 94,49 0,230 13,69
Kimberlite

Calcaire
2,895 0,185 6916,74 1,069 35,28
encaissant
P a g e | 71

Ce tableau (III.20) montre les valeurs de résistance des massifs rocheux faibles par
rapport à celles de la roche intacte. L’explication est trouvée dans le fait que les roches
superficielles sont exposées aux effets d’altération et aux discontinuités.

III.6. Conclusion
Dans ce chapitre, il était question de mettre à nu les propeiétés mécaniques des
formations géàlogiques du massif I.
Avec le logiciel Rockdata, nous avons pu déterminer les caractéristiques réeels du
terrain en partant des résultats des essais sur les écahantillons. Nous sommes donc servi des
paramètres de Hoek et Brown pour faire ce passage.
Le logiciel Roc Data nous a en outre permis d’évaluer la sensibilité des ces propriétés
parrapport aux paramètres de distribution D et au GSI. Ce qui nous a qussi permis de classifier
les formations géologique du massif I.

L’analyse des discontuités avace le logiciel Dips a montré que nus avons cinq familles
des discontnuités au flancc Ouest et strois au flanc Sud du massif I.
Ce groupement en familles nous a conduit vers les possibilités d’intersecttions des
familles pour la formtions ou la possibilté géométriques d’avoir un wedge faillure, les résultats
obtenus sont tels que nous avons quatre intersections sont obersvés au flancs Ouest et Deux au
flanc sud du massif I.
Ces résultats seront nécéssaires dans le chapitre suivant pour faire l’analyse
cinématique des différents coins.
P a g e | 72

CHAPITRE IV
ANALYSE DU WEDGE FAILLURE DANS LE MASSIF I

IV.1. Introduction
Analyse géostructurale et géomécanique étant faite, la possibilité du wedge faillure
mise en exergue, nous approchons dans ce chapitre la stabilité des coins susceptibles
géométriquement de glisser par le calcul des coefficients de sécurité par la méthode analytique.
Premièrement, nous faisons un calcul manuel simple, puis pour l’analyse complète,
nous utilisons le logiciel Wedge Faillure Analysis version 2 qui offrent la possiblité de varier
les conditions hydrauliques du massif.
Dans cette partie, nous faisons aussi une évaluation de l’évolution du facteur de
sécurité avec la profondeur de la fosse en considérant différentes conditions hydrauliques et la
présence ou non d’une fissure de traction.

IV.2. Modes de ruptures observés


Comme nous l’avons dit en introduction, les autres modes de rupture étant déjà
analysés dans les travaux de recherches faites par nos ainés dans sur ce site, nous nous sommes
contentés de faire uniquement l’analyse cinématique spécifique au wedge faillure.

IV.3. Etude analytique de la stabilité par le calcul du coefficient de sécurité


Les discontinuités pouvant mener à un wedge faillure étant mis en évidence au chapitre
précédant, nous procédons ici à l’appréciation de la stabilité par calcul du coefficient e sécurité.
Pour besoin de simplification du problème, nous ne considérons pas dans ce calcul la
pression interstitielle et nous admettons que les plans des discontinuités formant un coin ont un
même angle de frottement.
Pour cette approche, nous nous servirons de l’expression (III.5) pour le calcul du
coefficient de sécurité.
P a g e | 73

IV.3.1. Etude analytique du flanc Ouest

Hypothèse :

 Les angles de frottements sur les deux familles de discontinuités sont les mêmes,
 Cohésion nulle

Ces mêmes hypothèses sont utilisées pour l’analyse du flanc sud : les résultats obtenus
sont tels que :

a. Dièdre A

𝜓𝑖 = 46°
𝜓𝐴 = 80°
𝜓𝐵 = 67°
𝜙𝐴 = 𝜙𝐵 = 𝜙 = 37,02°
sin 𝜓1 tan ∅𝐵 + sin 𝜓2 tan ∅𝐴
𝐹𝑆 =
sin(𝜓1 + 𝜓2 ) tan 𝜓𝑖

sin 80 tan 37,02 + sin 67 tan 37,02


⇒ 𝐹𝑆 =
sin(80 + 67) tan 46

⇒ 𝐹𝑆 = 2,55

b. Dièdre B
𝜓𝑖 = 32°
𝜓𝐴 = 52°
𝜓𝐵 = 67°
𝜙𝐴 = 𝜙𝐵 = 𝜙 = 37,02°
sin 52 tan 37,02 + sin 67 tan 37,02
⇒ 𝐹𝑆 =
sin(52 + 67) tan 32

⇒ 𝐹𝑆 = 2,35
P a g e | 74

c. Dièdre C
𝜓𝑖 = 37°
𝜓𝐴 = 80°
𝜓𝐵 = 52°
𝜙𝐴 = 𝜙𝐵 = 𝜙 = 37,02°
sin 80 tan 37,02 + sin 52 tan 37,02
⇒ 𝐹𝑆 =
sin(80 + 52) tan 37
⇒ 𝐹𝑆 = 2,39
d. Dièdre D
𝜓𝑖 = 28°
𝜓𝐴 = 80°
𝜓𝐵 = 63°
𝜙𝐴 = 𝜙𝐵 = 𝜙 = 37,02°
sin 80 tan 37,02 + sin 63 tan 37,02
⇒ 𝐹𝑆 =
sin(80 + 67) tan 28
⇒ 𝐹𝑆 = 4,88

IV.3.2. Etude analytique du flanc Sud


En nous servant des mêmes hypothèses que précédemment, on obtient :

a. Dièdre A
𝜓𝑖 = 31°
𝜓𝐴 = 66°
𝜓𝐵 = 63°
𝜙𝐴 = 𝜙𝐵 = 𝜙 = 37,02°
sin 66 tan 37,02 + sin 63 tan 37,02
⇒ 𝐹𝑆 =
sin(66 + 63) tan 31
⇒ 𝐹𝑆 = 2,9

b. Dièdre B
𝜓𝑖 = 27°, 𝜓𝐴 = 62°, 𝜓𝐵 = 63°

𝜙𝐴 = 𝜙𝐵 = 𝜙 = 37,02°

sin 62 tan 37,02 + sin 63 tan 37,02


⇒ 𝐹𝑆 = = 3.07
sin(62 + 63) tan 28
P a g e | 75

IV.3.3. Interprétation des résultats

Les coefficients de sécurité calculés démontrent qu’il n’y a pas risque de wedge
faillure par cette approche qui du reste n’est que trop simpliste.
En effet, aucune valeur des coefficients de sécurité n’est inférieure à 1,3 qui est la
valeur critique du coefficient de sécurité, on a donc pas le risque d’avoir un wedge faillure en
considérant les hypothèses définies pour le calcul.

IV.4. Analyse du wedge faillure en tenant compte de la pression


interstitielle, de la cohésion et de la hauteur du coin

Nous essayons dans cette partie d’approcher le coefficient de sécurité en considérant


la pression interstitielle, la cohésion et voir son évolution avec la hauteur.
Pour se rassurer de la sécurité des talus, nous calculons le coefficient de sécurité en
variant chaque fois la profondeur jusqu’au fond de la mine.

Pour cette approche, nous nous servirons de l’expression II.9 pour apprécier le
coefficient de sécurité.
Vue la complexité de ce problème, nous nous sommes servis du logiciel Wedge
Faillure analysis version 2 sur lequel les codes de calcul ont été implémenté.
L’expression mathématique dde l’analyse complète de la stabilité du wedge faillure
est donnéé par :
3 𝛾𝑤 𝛾𝑤
𝐹𝑠 = (𝑐𝐴 𝑋 + 𝑐𝐵 𝑌) + (𝐴 − 𝑋) tan 𝜙𝐴 + (𝐵 − 𝑌) tan 𝜙𝐵
𝐻𝛾𝑟 2𝛾𝑟 2𝛾𝑟

Dans notre cas, nous prenons 𝜙𝐵 = 𝜙𝐴 et 𝑐𝐴 = 𝑐𝐵 .

Les données par rapport son telles que :


 Le flanc Ouest :
 Dip : 75 °
 Dip direction : 180°
 Flanc Sud :
 Dipe : 75°
 Dipe direction : 90°

Par rapport a la surface de dessus du massif, nous l’avaons pris à 8° de pendage.


P a g e | 76

IV.4.1. Présentation du logiciel Wedge faillure analysis

Wedge faillure analysis version 2 est un module de vient de l’ajustement du logiciel


wedge faillure analysis mis au poit par Heok and Bray en 1981.
Et cette version du logiciel a été, elle écrite par E. Bane KROEGER du département
de l’ingénierie des mines et ressourses minérales de Southern Illinois Université.

Ce logiciel ne fait pas des simulations numériques, mais permet uniquement à partir
des données géométriques des familles des discontinuités, d’analyser la possibilté de la
formation des coins et de calculer directement la valeur du coefficient de sécurité.
En plus des conditions hydrauliques, de la présence ou non d’une fissure de traction et
des propriétés géomécaniques et physiques du massif, il permet de voir aussi l’influence d’une
force extérieure sur la stabilité du massif au wedge faillure.

Ce logiciel comprend une zone « program messages » dans laquelle s’affiche la valeur
du facteur de sécurité si géométriquement, il y a possibilité de formation d’un coin et dans le
cas contraire on affiche le message « no wedge formed » (pas de coin possible).

Ce logiciel permet de prendre en considération les conditions hydrauliques, la fissure


de traction et d’autres forces extérieures comme la la force de serrage par exemple.

Les données que l’on prend en considération sont :


 Le poids spécifique de la roche
 Le poids spécifique de l’eau
 La cohésion
 Les conditions hydrauliques : sec, présence d’eau et/ou les conditions hydrauliques
particulières sur chaque discontinuité
 Présence ou non d’une fissure de traction
 L’orientation de la face supérieure du talus
 Angle de frottement
 Géométrie des discontinuités : Dip/Dip direction

L’interface du logiciel se présente comme suit :


P a g e | 77

[Link].1. Interface du wedge faillure analysis version 2

IV.4.2. Calcul du facteur de sécurité flanc Ouest

A l’aide du logiciel Wedge faillure analysis version 2, nous avons calculé le facteur de

sécurité en considérant les caractéristiques de l’encaissant à la profondeur 190m pour sous-

estimer le frottement et nous mettre du coté de sécurité.

Pour chaque intersection, nous avions au chaiptre deux de cette étude determniés les
données géométriques des familles formant des coins ; Dip/Dip direction.

Ce sont dont ces données que nous couplons aux donnés géomécaniques et physiques
du massif pour calculer le facteur de sécurité et apprécier la stabilité du massif vis-à-vis du
wedge faillre.

Les résultats suivants ont été obtenus :


P a g e | 78

a. Dièdre A

Tableau IV.1. Evolution de FS du wedge A au flanc Ouest

Fs (fissure de FS (fissure de
H Fs Sec FS saturé FS Critique
traction sèche) traction saturée)
10 8,22 6,9 6,36 5,807
20 6,89 5,57 5,03 4,477
30 6,04 4,72 4,18 3,627
40 5 3,68 3,14 2,587
50 4,32 3 2,46 1,907
60 3,9 2,58 2,04 1,487
70 3,76 2,44 1,9 1,367
80 3,68 2,36 1,82 1,347
90 3,64 2,32 1,78 1,227
100 3,61 2,29 1,75 1,197 1,3
110 3,43 2,46 1,92 1,367
120 2,36 2,4 1,86 1,307
130 2,87 2,41 1,87 1,317
140 2,61 2,31 1,77 1,217
150 2,51 2,28 1,74 1,187
160 2,48 2,26 1,72 1,167
170 2,4 2,19 1,65 1,097
180 2,34 2,12 1,58 1,027
190 2,11 1,98 1,44 0,887

Dièdre A
Flanc Ouest
9
8
7
6 Série1
5
FS

Série2
4
3 Série3

2 Série4
1 Série5
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 75 80 85 90 95100
H

[Link].1. Courbe évolutive du FS ligne A flanc Ouest


P a g e | 79

On observe sur ces tableaux et courbes, que malgré la formation des coins par des
discontinuités, le flanc ouest ne résiste pas au wedge failure que dans le cas où nous avons une
fissure de traction qui est saturée d’eau et cela à partir de la profondeur de 70m où on commence
à vite se rapprocher de la valeur critique du facteur de sécurité ; mais la valeur inférieure n’est
atteinte qu’à partir de 90m en profondeur.

b. Dièdre B

Tableau IV.1. Evolution de FS du wedge B au flanc Ouest

FS sec (avec fissure FS saturé (fissure


H Fs sec FS saturé FS critique
de traction) de traction )

10 8,21 7,9 7,086 6,97


20 6,14 5,83 5,016 4,51
30 5,01 4,7 3,886 3,38
40 4,32 4,01 3,196 2,69
50 3,98 3,67 2,856 2,35
60 3,76 3,45 2,636 2,13
70 3,48 3,17 2,356 1,85
80 3,12 2,81 1,996 1,49
90 3,05 2,74 1,926 1,42
100 2,99 2,68 1,866 1,36 1.3
110 2,85 2,54 1,726 1,22
120 2,63 2,32 1,506 1,19
130 2,54 2,23 1,416 1,16
140 2,32 2,01 1,196 1,069
150 2,21 1,9 1,086 1,058
160 2,12 1,81 0,996 1,049
170 1,96 1,65 0,836 1,033
180 1,84 1,53 0,716 1,021
190 1,74 1,43 0,616 1,011
P a g e | 80

DièdreB
flanc Ouest
9
8
7
6 Série1
5
FS

Série2
4
3 Série3
2 Série4
1 Série5
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100110120130140150160170180190
H

Fig. IV.2. Courbe évolutive du FS Wedge B flanc Ouest

Dans les conditions réelles du massif I, on voit sue la figure ci-haut que bien qu’on ait
un coin, celui-ci rste stable. Mais lorsque nous considérons la présence de l’eau et une fissure
de traction, on observe une diminution du coefficient de sécurité déjà à la profondeur de 110m
pour le cas d’une fissure de traction saturée et à 140m dans le cas sec.

c. Dièdre C

Dièdre C
Flanc Oues
7
6
5
Série1
4
FS

Série2
3
Série3
2
Série4
1
Série5
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90100110120130140150160170180190
H

Fig. IV.3. Courbe évolutive du FS Wedge C flanc Ouest


P a g e | 81

Tableau IV.3. Evolution de FS du wedge C au flanc Ouest

Fs sec (Fissure FS saturé (fissure


H Fs Sec Fs saturé FS critique
de traction) de traction)

10 6,65 5,74 4,49 3,88

20 5,2 4,29 3,04 2,43

30 4,71 3,8 2,55 1,94

40 4,48 3,57 2,32 1,71

50 4,34 3,43 2,18 1,57

60 4,24 3,33 2,08 1,47

70 4,17 3,26 2,01 1,4

80 4,12 3,21 1,96 1,35

90 4,08 3,17 1,92 1,31

100 4,05 3,14 1,89 1,28 1.3

110 4,02 3,11 1,86 1,25

120 4 3,09 1,84 1,23

130 3,98 3,07 1,82 1,21

140 3,97 3,06 1,81 1,2

150 3,95 3,04 1,79 1,18

160 3,94 3,03 1,78 1,17

170 3,93 3,02 1,77 1,16

180 3,92 3,01 1,76 1,15

190 3,91 3 1,75 1,14

Pour cette ligne d’intersection, la possibilité du wedge faillure apparait pour une
fissure de traction à l’état saturée et cela à la profondeur de 100m où la valeur du facteur de
sécurité atteint une valeur inférieure à la celle critique.
P a g e | 82

d. Ligne d’intersection D

Tableau IV.4. Evolution de FS du wedge C au flanc Ouest

FS sec (Fissure de FS Saturé (Fissure de FS


H FS sec Fs Saturé
traction) traction) Critique

10 8,94 7,99 6,866 6,124


20 7,94 6,99 5,866 5,124
30 7,09 6,14 5,016 4,274
40 6,05 5,1 3,976 3,234
50 6,01 5,06 3,936 3,194
60 5,95 5 3,876 3,134
70 5,81 4,86 3,736 2,994
80 5,73 4,78 3,656 2,914
90 5,69 4,74 3,616 2,874
100 5,66 4,695 3,571 2,829 1.3
110 5,48 4,515 3,391 2,649
120 5,41 4,445 3,321 2,579
130 4,92 3,96 2,836 2,094
140 4,66 3,7 2,576 1,834
150 4,56 3,6 2,476 1,734
160 4,53 3,57 2,446 1,704
170 4,45 3,49 2,366 1,624
180 4,39 3,43 2,306 1,564
190 4,16 3,2 2,076 1,334

Dièdre D
Flanc Ouest
10
9
8
7
Série1
6
FS

5 Série2
4
Série3
3
2 Série4
1 Série5
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100110120130140150160170180190
H

Fig. IV.4. Courbe évolutive du FS de la ligne D flanc Ouest


P a g e | 83

Pour ce coin, on voit qu’aucune possibilité d’avoir un wedge faillure n’est possible.
Car dans toutes les conditions, le coefficient de sécurité reste supérieur à la valeur critique.

IV.4.4. Calcul du facteur de sécurité au flanc Sud

a. Ligne d’intersection A

Tableau IV.5. Evolution de FS du wedge A au flanc Sud


FS ssec avec fissure FS saturé avec
H FS sec FS saturé Fs critique
de traction fissure de traction
10 5,2 4,67 3,89 3,817
20 4,021 3,32 2,54 2,467
30 3,21 3,12 2,34 2,267
40 3 2,95 2,17 2,097
50 2,88 1,96 1,75 1,96
60 2,35 1,76 1,65 1,74
70 2,25 1,69 1,59 1,41
80 2,12 1,52 1,42 1,35
90 2,01 1,49 1,45 1,31
100 1,95 1,41 1,38 1,28 1.3
110 1,85 1,38 1,3 1,26
120 1,72 1,26 1,25 1,23
130 1,35 1,23 1,18 1,12
140 1,28 1,2 1,15 1,08
150 1,24 1,18 1,12 1,021
160 1,21 1,17 1,09 1,01
170 1,18 1,15 1,01 0,985
180 1,12 1,06 1 0,971
190 1,09 0,98 0,97 0,912
P a g e | 84

Dièdre A
flanc Sud
6

4
Série1
FS

3 Série2
Série3
2 Série4
Série5
1

0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100110120130140150160170180190
H

Fig. IV.5. Courbe évolutive du FS Wedge A flanc Sud

Pour ce coin, on voit que la possibilité d’avoir un wedge faillure est assez grande.
En effet, on observe que même dans les conditions hydrauliques du massif, déjà à la
profondeur 130m, on atteint une valeur de FS inférieure à la valeur critique.
Dans les conditions les plus vulnérables, c’est-à-dire lorsqu’on a une fissure de traction
saturée, on atteint la valeur critique tôt ; c’est-à-dire à partir de 90m de profondeur de la fosse.
P a g e | 85

b. Ligne d’intersection B
Tableau IV.6. Evolution de FS du wedge B au flanc Sud

FS Sec (fissure de FS Saturée (fissure


H FS sec Fs saturée FS critique
traction) de traction)

10 4,12 3,87 3,75 3,67


20 3,21 2,96 2,84 2,76
30 2,85 2,6 2,48 2,4
40 2,15 1,9 1,78 1,7
50 1,89 1,64 1,52 1,44
60 1,75 1,5 1,38 1,3
70 1,71 1,46 1,34 1,26
80 1,63 1,38 1,26 1,18
90 1,6 1,35 1,23 1,15
100 1,58 1,33 1,21 1,13 1.3
110 1,49 1,24 1,12 1,04
120 1,36 1,11 0,99 0,91
130 1,31 1,06 0,94 0,86
140 1,28 1,03 0,91 0,83
150 1,12 0,87 0,75 0,67
160 1,08 0,83 0,71 0,63
170 1,06 0,81 0,69 0,61
180 1,04 0,8 0,68 0,6
190 1,02 0,78 0,66 0,58

Dièdre B
flanc Sud
4,5
4
3,5
3
Série1
FS

2,5
Série2
2
Série3
1,5
Série4
1
Série5
0,5
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90100110120130140150160170180190
H

Fig. IV.5. Courbe évolutive du FS Wedge B flanc Sud


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Ce coin peut aussi glisser car on observe dans les conditions sans eau du massif I que
la valeur critique du FS est atteinte déjà à la profondeur de 130m et dans les conditions les plus
défavorables, on atteint la valeur critique à 70m de la fosse.

IV.5. Conclusion
Ayant eu connaissance des discontinuités formant des coins potentiels au wedge
faillure, nous avons combiné les paramètre géomécaniques du massif et géométriques
(géostructuraux) des discontinuités à travers les lois physiques exprimées mathématiquement
pour apprécier la satibilté au wedge faillure du massif dans les flans Ouest et Sud.

Les valeurs des coefficients de sécurité ainsi calculés, montre que les conditions
hydrauliques du massifs connus jusque-là (absence d’eau), seul le flanc sud présente un
glissement du coin potentiel à partir de la profondeur de 80m (en considérant les deux coins qui
y sont) en atteignant une valeur du facteur de sécurité de sécurité de 1.26.

Mais dans les conditions les plus vulnérables, on constate une sensible diminution de
la valeur du coefficient de sécurité dans les deux flancs et cela à partir de 70m de profondeur
pour les deux flancs.
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CONCLUSION

La sécurité des talus dans une exploitation minière à ciel ouvert reste un défi majeur
dans ce sens que des instabilités peuvent conduire à des catastrophes de tout genre.
Nous sentant concernés par la question, nous avons donc abordé ce thème au travers
du sujet « analyse du wedge faillure en stabilité des talus rocheux, cas du massif I de la MIBA ».
Pour des raisons de logiques scientifique, ce travail s’est fixé pour objectif la
varification de la stabilité du massif I au wedge faillure, quatre chapitres ont servis des marches
pour atteindre cet objectif.

Plusieurs études technico-économiques ont été effectués sur ce site et même des
travaux sur la question sécurité.
Nous avons donc eu le souci d’apporter notre part à ce qui a été fait comme projet de
stabilité par l’analyse du wedge faillure.

Nous avons commencé par la présentation du site d’étude qui est le massif
kimberlitique de la MIBA dit massif I. Nous sommes donc partis de la grande importance de ce
massif en terme des réserves géologiques et sa profondeur maximale pour montrer combien
important s’avère le projet de stabilité de la fosse.

Pour nous permettre de bien appréhender la question sur la stabilité, nous avons fait
une revue de littérature sur question en analysant la principale cause de rupture qui sont les
discontinuités. Nous avons étudié différentes manières de les analyser pour le mise en exergue
du mode de rupture possible dans un massif.

Le traitement le mieux adapté pour le wedge faillure étant l’analyse par diagramme
stéréographique, ce donc cette approche qui nous a permis de mettre en évidence les coins
potentiels. Pour se faire, nous sommes servis de la version 5.1 du logiciel Dips.
La méthode d’appréciation de la stabilité dont nous avons fait usage est celle par le
calcul du facteur de sécurité, qui est bien sûr une méthode déterministe.

Le facteur de sécurité devant entre compromis entre géométrie des talus, l’état
structural ainsi que les propriétés géomécaniques du terrain, nous avons donc récolté les
P a g e | 88

données relatives que nous avons ajusté avec le logiciel Roc Data pour ce qui est de l’état
structural et des propriétés physiques du massif.
Le logiciel Dips nous a permis de définir les paramètres géométriques nécessaires pour
le calcul des facteurs de sécurité.
En plus de l’approche analytique qui est vraiment simpliste, nous sommes servis du
logiciel wedge faillure analysis version 2 afin de faire une analyse complète.
Les résultats suivant ont été obtenus :
 Au flanc Ouest, se trouvent cinq familles des discontinuités dont
les combinaisons ont montré quatre coins potentiels pour lesquels nous avons
calculé les facteurs de sécurités.
Les valeurs de ces facteurs sont telles que, à ce flanc, la possibilité
d’un wedge faillure est trop faible dans les conditions naturelles du massif.
Mais en tenant compte de l’influence de l’eau et d’une fissure de traction,
l’exploitant doit faire attention car déjà à 70 m de profondeur de la fosse, la
valeur du coefficient de sécurité devient très faible.

 Au flanc Sud du massif, seuls trois familles préférentielles des


discontinuités ont été mis trouvées mais les combinaisons de ces familles ont
conduit à la formation des deux coins potentiels pouvant glisser.
Les calculs des facteurs de sécurité ont démonté que ce flanc est le
plus exposé à un wedge faillre car déjà dans les conditions hydrauliques du
massif, on observe à 120m de profondeur une diminution sensible du facteur
de sécurité en deca de la valeur critique du wegde faillure.
Pendant les travaux d’exploitation, l’exploitant devra donc faire très
attention à ce flanc en pensant bien sûr à refaire la technologie de ce flanc par
l’adaptation de l’angle de talus ou en pensant à un autre mode de sécurité car
l’économie de l’exploitation doit être considérée dans la décision à prendre.

La famille de discontinuité dont les cordonnées en Dip/dip direction sont (60° et 140°)
au flanc Ouest étant concerné dans la formation du coin et dans un glissement plan, nous
pouvons estimer que s’il y a rupture, ça serait un glissement en coin mais dont le plan de
glissement se confond au plan de cette famille des discontinuités.
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L’exploitant du massif I, qui est la MIBA, devra donc dans la poursuite des travaux
d’exploitation de ce massif tenir compte des résultats obtenus dans cette étude et bien des autres
qui ont été faits avant celui-ci prendre soins de éfinir des précautions pouvant garantir la sécurité
des travaux d’exploitations.

En plus, la MIBA, devra faire des études de reconnaissance géologiques très poussées
pour se rassurer de la présence où non d’une nappe car la présence de l’eau est un facteur
dégradant la sécurité.

La science restant évolutive, cette même question pourrait être abordé dans le même
sens par l’utilisation des méthodes numériques, qui de nos jours donnent des résultats avec
simulations.
La question de la technologie étant non seulement technique mais aussi économique,
une étude technico-économique peut etre envisagé pour le choix des paramètres optimums de
des talus, c’est-à-dire ceux garantissant la stabilité vis-à-vis du wedge faillure et la rentabilité
des travaux d’exploiattion.
P a g e | 90

Bibliographie
Ouvrages

1. HOEK E. et BRAY J.W (2004), Rock Slope engineering, 3th edition, Spon press,
London.
2. HOEK E. et BRAY J.W (2005), Rock Slope engineering, 4th edition, Spon press,
London and New York,
3. HOEK, E., BRAY, J. AND BOYD, J. (1973), The stability of a rock slope containing a
wedge resting on two intersecting discontinuities.
4. Hoek, E., Bray, J. and Boyd, J. (1973) The stability of a rock slope containing a wedge
resting on two intersecting discontinuities.

Mémoires et thèse

5. JULIE BELANGER (2005), Analyse de stabilité des pentes rocheuses de la mine


Troilus, Chibougamau, Qc, thèse,
6. ABDELOUAHED TAHIRI (1992), modélisation des massifs rocheux fissures par la
méthode des éléments distincts, thèse,
7. YAN KOU (2015), Wedge failure analysis of anchored rock slopes subjected to
surcharge and seismic loads, thèse
8. Erick LUTUMBA, analyse du toppling en satbilité des pentes, TFE, Université de
Mbujimayi, 2017
9. SABU Christian, étude de la stabilité et caractérisation géo mécanique des roches dans
une mine ciel à ciel ouvert : cas de la mine de Bangwe boss mining, tfe ISTA Kolwezi
2017
10. Victor MUCHANGA FARIALA (2013), Etude technique de la stabilité de talus d’une mine
à ciel ouvert. Comparaison des méthodes analytiques et numériques, cas du massif1/MIBA,
TFE, UM.
11. Raphaël ILUNGA, optimisation des propriétés mécaniques des roches ^pour la
construction des routes en terre battue, TFC, Université de Mbujimayi, 2016
12. TSHIMANGA NZOKONA (2010). Etude de la sensibilité des paramètres
géomécaniques sur la stabilité d’un talus rocheux ; cas de la Mine à ciel ouvert de
Kilamusembu, Faculté polytechnique, TFE, UM.
P a g e | 91

13. KABUYA MUKENDI J. (2003), Etude de la stabilité de talus d’une mine à ciel ouvert,
cas du massif 1 de la MIBA, TFE, UM.

Cours

14. NGOIE NSNGA D, cours de mécanique des roches, Université de Lubumbashi,


15. J.P. TSHIBANGU, Cours de mécanique des roches, Université de Mons
16. SHIMATU MBUYI Jean, cours de résistance des matériaux, 2ème graduat sciences
appliquées, Université de Mbujimayi, inédit.
17. TSHIMOMBO Alexis, cours de connaissance des matériaux, 3ème graduat mines
sciences appliquées, Université de Mbujimayi, inédit.

Sites Web
18. [Link]
19. [Link]
20. [Link]
P a g e | 92

Annexes
Annexe 1 : Valeurs de K pour une gamme des valeurs des angles de l’inclinaison de
l’intersection
P a g e | 93

Annexe 2 : Diagrammes de stabilité du coin pour la friction seulement basés sur la différence
des pendages ou directions des pendages des discontinuités formant le dièdre
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Tableau du choix du paramètre D de Hoek and Brown

Appearance of rock mass Description of rock mass Suggested


value of D
Excellent quality controlled blasting or
excavation by Tunnel Boring Machine
results in minimal disturbance to the
confined rock mass surrounding a tunnel.
D=0

Mechanical or hand excavation in poor


quality rock masses (no blasting) results in
minimal disturbance to the surrounding rock D=0
mass.

Where squeezing problems result in D = 0.5


significant floor heave, disturbance can be No invert
severe unless a temporary invert, as shown
in the photograph, is placed.

Very poor quality blasting in a hard rock


tunnel results in severe local damage,
extending 2 or 3 m, in the surrounding rock
mass. D = 0.8

Small scale blasting in civil engineering


slopes results in modest rock mass damage,
particularly if controlled blasting is used as D = 0.7
shown on the left hand side of the Good blasting
photograph. However, stress relief results in
some disturbance. D = 1.0
Poor blasting

Very large open pit mine slopes suffer D = 1.0


significant disturbance due to heavy Production
production blasting and also due to stress blasting
relief from overburden removal.
D = 0.7
In some softer rocks excavation can be Mechanical
carried out by ripping and dozing and the excavation
degree of damage to the slopes is less.
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Table des matières


Epigraphe …….……………………………………………………………………………….. i

Dédicace………………………………………………………………………………………..ii
En mémoire …………………………………………………………………….……………..iii
Résumé……………………………………………………………………………….………..vi
Liste des abréviations………………………………………………………………….……….v
Liste des symboles…………………………………………………………………………….vi
Liste des figures………………………………………………………………………...…….vii
Liste des tableaux………………………………………………………………………..……ix
INTRODUCTION GENERALE ................................................................................................ 1
CHAPITRE I............................................................................................................................... 3
GENERALITES SUR LE SITE D’ETUDE ............................................................................... 3
I.1. Introduction ..........................................................................................................................3
I.2. Historique de la MIBA .........................................................................................................3
I.3. Historique du massif I ..........................................................................................................3
I.4. Travaux de recherche et d’exploitation ................................................................................3
I.5. Aperçu géographique............................................................................................................5
I.5.1. Localisation ................................................................................................................5
I.5.2. Limites du massif I .....................................................................................................7
I.5.3. Climat .........................................................................................................................7
I.5.4. Végétation ..................................................................................................................7
I.5.5. Hydrographie..............................................................................................................7
I.5.6. Stratigraphie ...............................................................................................................8
I.6 cadre géologique ....................................................................................................................8
I.6.1. Tectonique du massif I ...............................................................................................8
I.6.2. Morphologie du massif I ............................................................................................8
I.6.3. Pétrographie ...............................................................................................................9
I.6.4. Hydrogéologie et exhaure ........................................................................................10
I.6.5 Réserves géologiques du massif I .............................................................................10
I.6.6. Teneur en diamant ....................................................................................................11
Kimberlites................................................................................................................................12
I.7. Technologie d’exploitation appliquée au massif I..............................................................12
I.8. Conclusion ..........................................................................................................................13
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CHAPITRE II ........................................................................................................................... 14
THEORIE GENERALE SUR LA STABILITE DES TALUS ROCHEUX: WEDGE
FAILLURE ............................................................................................................................... 14
II.1. Introduction .......................................................................................................................14
II.2. Analyse structurale 𝟓𝟏𝟏....................................................................................................14
II.3. Nature des discontinuités 𝟓𝟏𝟐 ..........................................................................................15
II.4. Caractérisation des discontinuités 𝟓..................................................................................16
II.4.1. Paramètres géométriques ........................................................................................16
II.4.3. Paramètres d’état.....................................................................................................18
II.5. Traitement des discontinuités ............................................................................................18
II.5.1. Représentation des discontinuités 𝟐𝟏𝟐 ...................................................................18
II.5.2. Famille des discontinuités 𝟔 ...................................................................................20
II.5.3. Analyse stéréographique .........................................................................................21
II.6. Identification des modes de rupture 𝟏𝟐 ............................................................................21
II.6.1. Modes de rupture ....................................................................................................21
II.7. Méthodes d’analyse de stabilité 𝟗𝟏𝟎 ................................................................................23
II.8. Notion du coefficient de sécurité 𝟗𝟏𝟒 ..............................................................................24
II.9. Wedge faillure ...................................................................................................................25
II.9.1. Introduction .............................................................................................................25
II.9.2 Définition de la géométrie du coin 𝟏𝟐𝟒 ..................................................................26
II.9.3. Limites de stabilité du wedge faillure .....................................................................28
II.9.4. Analyse du wedge faillure 𝟑𝟕.................................................................................29
II.9.5. Analyse du wedge faillure en tenant compte de la cohésion, la friction et la
pression de l'eau 𝟏𝟑𝟒 ........................................................................................................31
II.9.6. Diagrammes de stabilité du coin pour la friction seulement 𝟐 ...............................34
II.9.7. Analyse complète du wedge : données pour une analyse complète 𝟐𝟒 .................35
II.10. Conclusion.......................................................................................................................37
CHAPITRE III .......................................................................................................................... 38
ETUDES GEOSTRUCTURALE ET MECANIQUE DES FORMATIONS GEOLOGIQUES
DU MASSIF I ........................................................................................................................... 38
III.1. Introduction ......................................................................................................................38
III.2. Données structurales du massif VIII ................................................................................39
III.2. Traitement données structurales du massif I....................................................................44
III.2.1. Logiciel Dips 5.1 ...................................................................................................44
P a g e | 104

III.2.2. Présentation des résultats .......................................................................................45


III.2.3. Représentation sur le canevas ................................................................................47
III.2.4. Traitement des résultats .........................................................................................48
III.2.5. Possibilités du wedge faillure sur base des diagrammes stéréographiques ...........48
III.2.6. Interprétation des résultats .....................................................................................51
III.3. Analyse géomécanique ....................................................................................................51
III.3.1. Détermination de la densité ...................................................................................51
III.3.2. Essai de traction .....................................................................................................52
III.3.3. Essai de compression .............................................................................................53
III.3.4. Détermination de l’angle de frottement interne.....................................................54
III.3.5. Classification des formations du massif I ..............................................................56
III.3.6 Indice des qualités ..................................................................................................57
III.4. Qualification du massif ....................................................................................................58
III.4.1. Rock Mass Rating : RMR......................................................................................58
III.4.2. L’indice géologique de résistance ou G.S.I. (Hoek & Brown, 1998) ...................60
III.5. Estimation de la résistance d’une masse rocheuse ...........................................................62
III.5.1. Critère de HOEK et BROWN ...............................................................................62
III.5.2. Correction avec ROC DATA ................................................................................64
III.5.3. Interprétation des résultats .....................................................................................68
III.5.4. Etude de sensibilité ................................................................................................69
III.6. Conclusion .......................................................................................................................71
CHAPITRE IV .......................................................................................................................... 72
ANALYSE DU WEDGE FAILLURE DANS LE MASSIF I .................................................. 72
IV.1. Introduction .....................................................................................................................72
IV.2. Modes de ruptures observés ............................................................................................72
IV.3. Etude analytique de la stabilité par le calcul du coefficient de sécurité ..........................72
IV.3.1. Etude analytique du flanc Ouest ............................................................................73
IV.3.2. Etude analytique du flanc Sud ...............................................................................74
IV.3.3. Interprétation des résultats ....................................................................................75
IV.4. Analyse du wedge faillure en tenant compte de la pression interstitielle, de la cohésion
et de la hauteur du coin .............................................................................................................75
IV.4.1. Présentation du logiciel Wedge faillure analysis ..................................................76
IV.4.2. Calcul du facteur de sécurité flanc Ouest ..............................................................77
IV.4.4. Calcul du facteur de sécurité au flanc Sud ............................................................83
P a g e | 105

IV.5. Conclusion .......................................................................................................................86


CONCLUSION ......................................................................................................................... 87
Bibliographie ............................................................................................................................ 90
Annexes .................................................................................................................................... 92

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