Analyse du wedge faillure en mines
Analyse du wedge faillure en mines
INTRODUCTION GENERALE
La mécanique des roches est l’un des grands domaines de l’ingénierie des mines
actuellement en développement.
Elle comprend l’ensemble des applications portant sur la destructibilité et la stabilité
des roches.
Son objectif principal en mines est la stabilisation des travaux d’excavation minières
par l’application des lois des comportements des matériaux définis par la mécanique des roches
ou des sols et cela dépendamment de l’état géologique des formations étudiées.
La stabilité des talus rocheux est donc l’un des défis majeurs auquel l’ingénieur civil
des mines fait face dans les travaux d’excavations minières, dans ce sens qu’un compromis doit
être trouvé entre les caractéristiques géologiques des massifs et la géométrie des talus en vue
de doter la mine d’une technologie pouvant en même temps garantir la sécurité des mineurs et
du matériel ainsi que la rentabilité des travaux d’exploitation minière.
Par sa taille et sa réserve, le massif I est le plus gros de tous les massifs kimberlitique
de la MIBA et n’est exploité jusqu’à ce jour qu’à environ 20% de toutes les réserves connues,
ce massif n’étant pas complètement estimé car certains sondages se sont limités dans la
kimberlite.
Il est donc intéressant et même impératif de penser à la stabilisation des talus par la
recherche d’un angle de talus optimal.
Notre étude, dans l’objectif d’apporter un plus dans la stabilisation des travaux
d’exploitation du massif I, s’est donné pour tâche principale l’analyse du wedge faillure dans
cette formation au travers du sujet « Analyse du wedge faillure dans la stabilité des talus
rocheux »
L’objectif poursuivi par notre étude est la mise en évidence de la possibilité du wedge
failure dans le massif et l’appréciation de valeur du facteur de sécurité, compromis optimal
entre sécurité et rentabilité des travaux d’exploitation de ce massif.
Cette étude pourra donc compléter le projet de la stabilité de ce même massif réalisé
au travers des études de Irs MUCHANGA FARIALA Victor, LUTUMBA TSHIALA Erick et
KABUYA MUKENDI J. dans leurs recherches portant respectivement sur « Etude technique
de la stabilité de talus d’une mine à ciel ouvert. Comparaison des méthodes analytiques et
numériques », « Analyse du toppling en stabilité des pentes » et « Etude de la stabilité de talus
d’une mine à ciel ouvert », toutes avec application sur le massif I de la MIBA.
Page |2
Les résultats de cette recherche permettront aussi de confirmer infirmer les résultats
de l’étude sur Etude technique de la stabilité de talus d’une mine à ciel ouvert. Comparaison
des méthodes analytiques et numériques, vue que cette étude a portée principalement sur la
rupture plane qui est une rupture très proche de la rupture en coin ou wedge faillure.
Afin d’atteindre ces objectifs, des études géostructurale et géomécanique sont
premièrement faites sur le massif pour la mise en exergue des caractéristiques géologiques et
mécaniques, pour passer finalement à l’analyse de la stabilité du wedge faillure par le calcul du
facteur de sécurité par les méthodes analytiques et numériques en utilisant les codes des
logiciels Dips, RocData et wedge faillure analysis.
Pour mener au mieux notre étude, nous l’avons subdivisé en différents chapitres à
l’exclusion de l’introduction et la conclusion générales :
WEDGE FAILLURE
FORMATIONS DU MASSIF I
CHAPITRE I
GENERALITES SUR LE SITE D’ETUDE
I.1. Introduction
Dans cette partie du travail, nous présenterons notre site d’étude qui est le massif I et
nous dirons un mot d’une manière brève sur l’exploitant de ce massif kimberlitique qui est la
MIBA.
I.2. Historique de la MIBA
Fondée le 13 décembre 1961, la minière de Bakwanga (MIBA) est une société
anonyme qui s’était lancée avant tout dans la recherche et exploitation du diamant.
Avant la création de la MIBA, la BECEKA avait exploité le diamant pendant plus de
40 ans. En 1968, des nouvelles concessions d’exploitation minière furent accordées à la MIBA
ainsi que le droit exclusif de recherche sur une superficie de 71213 km2 s’étendant sur les deux
Kassaï et le Bandundu (ancienne configuration).
Le siège social de la MIBA est établi à Mbujimayi, alors que la zone exclusive de
recherche s’étend aux limites géographiques et territoriales suivantes :
- Levé Magnétique
De Magné - Vérification et détermination de la roche X
- La résistivité
Site d’étude
L’axe N-S le plus long du Massif mesure environ 800 mètres au niveau d’affleurement
actuel de 580 (mètres au-dessus du niveau de la mer). L’axe W-E le plus long est de plus ou
moins 450 mètres. Au niveau 580 la superficie du Massif est de 23 hectares ; elle diminue très
progressivement vers 12.5 hectares au niveau 300.
Peu de sondages ont atteint l’encaissant dolomitique de sorte qu’il nous a été très
difficile d’en déduire la modélisation, que nous qualifions de “la plus probable possible”. A
l’Ouest du Massif nous avons adopté une pente moyenne de 86° ; à l’Est nous avons déduit une
pente maximale de 55°.
Si l’exploitant requiert une connaissance exacte de ces pentes, il sera nécessaire de
réaliser certains sondages dans ce but précis. Le mieux serait d’acquérir au préalable les
accessoires de forage nécessaires pour effectuer des sondages inclinés.
I.5.3. Climat
Le climat est tropical humide à deux saisons, une saison de pluies s’étendant du mois
d’Août au mois de Mai, soit 9 mois et une saison sèche du mois de Mai au mois d’Aout, soit 3
mois.
La moyenne thermique est de l’ordre de 24,7°c avec un minimum de 22,4°c en juin
et un maximum de 27°c au mois de septembre. Cependant, on peut atteindre des températures
allant jusqu’à 32°c pendant la journée.
La hauteur annuelle des pluies est comprise entre 1200 et 1600 mm d’eau.
I.5.4. Végétation
I.5.5. Hydrographie
I.5.6. Stratigraphie
L’axe Nord-sud, le plus long du Massif 1 mesure environ 750 mètres alors que l’axe
Ouest-Est mesure plus ou moins 450 mètres au niveau de l’affleurement, soit au niveau 580. La
superficie du Massif 1est de 23 hectares au niveau 580 ; elle diminue progressivement vers 12,5
hectares au niveau300.
Le Massif 1 a la forme d’un ellipsoïde tronqué à parois subverticales du Nord, à l’Ouest
et au Sud. Ce n’est que dans sa partie orientale que les parois tendent vers une pente de plus ou
moins 55°.
Page |9
I.6.3. Pétrographie
La kimberlite est une roche ignée hybride, riche en éléments volatiles, potassiques,
ultrabasiques. Elle est principalement composée de : olivines, phlogopites, diopsides,
serpentines, calcites, grenats, ilménites, spinelles, chromites, magnétites, apatites, zircons, …
Elle a une structure grenue en brèche remplissant des cheminées.
La MIBA a adopté une nomenclature basée sur la composition triangulaire ci-après :
Contrairement à la chaîne des massifs 2 à 5 où les éruptions volcaniques ont pris leur
réelle expansion de cheminée en cratère dans une large cuvette de grés mésozoïques encastrés
dans les dolomies précambriennes ; l’éruption du Massif 1 a formé son cratère entièrement dans
les dolomies.
P a g e | 10
Ces dolomies sont l’encaissant prédominant et compétent, bien que le sable brun-rouge
et le gré fin rouge constituent sporadiquement à l’Est l’encaissant. Ainsi, le faciès des roches
du Massif 1 sont : la kimberlite massive, la xéno-kimberlite, les épiclastites, le calcaire et enfin
le sable, gris et brèches regroupés en une même unité lithologique.
Les sondages effectués sur le massif I n’ont traversée aucune nappe aquifère.
Actuellement, les données des sondages effectués sur le site attestent la présence de
l’eau dans la mine. Une étude hydrogéologique s’avérerait utile pour connaitre la nature de
l’eau dans la mine.
Avant tout, il est important de bien se réaliser que toutes les teneurs dont nous
traiterons par la suite sont des teneurs “géologiques”. Les roches analysées ont été bien broyées
ou désagrégées par la nature même des forages Wirth (avec tricône à dents d’acier) ou par un
broyage en deux étapes dans l’ancienne laverie pilote pour kimberlites (concasseur 16 mm et
broyeur giratoire 8 mm). La libération des diamants était donc presque optimale.
Le deuxième tableau ci-après résume les résultats d’échantillonnages obtenus par les
sondages Wirth. Nous avons fait une distinction entre les trois phases d’éruption concernant les
kimberlites vertes (roches pyroclastiques), les xéno-kimberlites (toutes regroupées) et les
dépôts épiclastiques (regroupés). Le tableau ci-dessous en donne la synthèse, basée simplement
sur des moyennes arithmétiques :
P a g e | 12
Kimberlites
Phase 1 9.62 4.81 2.14 1.63
Phase 2 7.85 4.28 2.81 2.29
Phase 3 8.52 4.27 3.19 2.55
Moyenne 8.48 4.37 2.80 2.23
I.8. Conclusion
Ce chapitre a eu pour finalité la présentation du site d’étude qui est le massif I du
polygone minier de la MIBA.
Nous avons présenté les résultats des différents travaux de recherche sur ce massif, sa
localisation, ses reserves ainsi que la technologie d’exploitation qui y est appliquée.
Par ses dimensions et ses réserves, le massif I constitue la plus grande réserve en
diamants pour la MIBA et par sa profondeur, exige une étude bien approfondie pour la stabilité
des talus en exploitation.
P a g e | 14
CHAPITRE II
THEORIE GENERALE SUR LA STABILITE DES TALUS
ROCHEUX: WEDGE FAILLURE
II.1. Introduction
Les comportements mécaniques et hydrauliques des massifs rocheux sont fortement
liés aux réseaux de fracturation qui les affectent. L'analyse géométrique et mécanique des
différents réseaux de fractures est donc indispensable pour toute étude de stabilité ou
d'écoulement dans un milieu fissuré.
L'étude des discontinuités dans un massif rocheux nécessite une analyse statistique,
pour pouvoir différencier toutes les familles de discontinuités qui affectent le massif. Chaque
famille est alors analysée pour déterminer la distribution de ces différents paramètres
géométriques.
En plus de l'analyse géométrique, une étude mécanique est entreprise afin de dégager
la nature du comportement et les caractéristiques mécaniques des différentes discontinuités, ou
familles de discontinuités du massif.
rocheux. Si ces derniers ne sont pas contrôlés, des catastrophes graves peuvent subvenir
occasionnant ainsi l’arrêt de la bonne poursuite de l’activité minière voire des conséquences
négatives sur la sécurité du personnel.
L’aspect structural n’est pas de moindre intérêt, surtout dans les ouvrages miniers
lorsque l’on veut assurer la stabilité d’un massif rocheux donné.
L’analyse structurale d’une région ou d’un gisement donné doit être faite à trois
échelles selon les dimensions de l’objet qu’elle concerne, ces trois échelles ont été appelées par
Glangeaud les niveaux d’organisation.
Il s’agit de :
L’échelle de l’affleurement
L’échelle de l’échantillon
L’échelle de la lame mince
Pour ce qui concerne notre étude, l’analyse structurale sera faite à l’échelle de
l’affleurement qui consiste au levé des plans des discontinuités.
La description d’un schéma structural peut se faire en deux stades :
Observation éloignée par photographie aérienne,
Cartographie de détail.
On distingue aussi toutes les petites fractures qui accompagnent la formation des
discontinuités citées ci-dessus et qui sont groupées d'une manière complexe avec des extensions
et orientations variées.
Ouverture : C'est la distance qui sépare les deux lèvres d'une discontinuité. Elle est très
difficile à évaluer à cause du remplissage de la discontinuité et de sa rugosité.
Elle est déterminante pour l'écoulement et le comportement mécanique des fissures.
Strike : c’est la trace laissée par l’intersection de la discontinuité avec le plan horizontal.
Dip direction : c’est la trace horizontale de la ligne de pente mesurée dans le sens
horlogique par rapport au nord et matérialisé par l’angle 𝜶
Dip : c’est l’inclinaison max de la discontinuité plane par rapport à l’horizontale et
définie par l’angle 𝝋.
Azimut : angle de la projection horizontale du vecteur 𝑝 avec le Nord en tournant vers
l’Est. Il vaut 𝛼 + 90°;
⃗ (vecteur pendage ) avec le plan horizontal.
Pendage : angle 𝜷 que fait 𝒑
En plus des paramètres géométriques, d’autres dits d’état permettent de qualifier les
conditions d’être d’une discontinuité :
La rugosité : rugosité et ondulation inhérente à la surface relativement au plan moyen
de la discontinuité. La rugosité et les ondulations contribuent à la résistance au
cisaillement ;
Résistance des épontes : résistance à la compression équivalente des parois adjacentes
d’une discontinuité. Elle peut être plus faible que la résistance de la masse rocheuse à
cause de l’altération ;
Altération des épontes : Agit sur la déformabilité, sur la possibilité de mobiliser de la
dilatance et donc sur la résistance au cisaillement ;
Le remplissage : matériaux contenus dans la discontinuité ;
La présence de l’eau : sous forme d’humidité ou d’écoulement.
Les constructions géométriques sont pratiquement identiques dans les deux méthodes
et il est aisé d'adapter l'une des techniques à l'autre.
On définit la direction et le pendage des surfaces de discontinuités par la trace des
plans qui passent par le centre d'une sphère de référence.
Les discontinuités d'un massif rocheux sont liées aux phénomènes intervenant lors de
sa formation et aux états de contrainte qu'il a subis au cours de son histoire géologique. Il est
donc normal qu'elles ne soient pas orientées de manière aléatoire, mais qu'elles s'organisent en
familles de même orientation et de mêmes caractéristiques. Ces familles sont généralement
mises en évidence en représentant, en projection stéréographique.
Une famille des discontinuités est donc un groupement des discontinuités ayant des
caractéristiques similaires ; elles permettent une analyse aisée de l’état de fracturation du
massif.
Une fois les mesures reportées dans un diagramme polaire, les concentrations des pôles
permettent de mettre en évidence les familles des discontinuités qui existent dans un massif.
On peut utiliser un symbole particulier pour caractériser chaque famille de
discontinuité : plans de glissement, joints, failles
plupart des cas, la rupture est plus complexe, suivant la distribution du réseau de discontinuités
dans le massif.
Les mécanismes élémentaires de rupture sont les suivants :
Rupture plane ;
Rupture circulaire ;
Rupture par basculement ou toppling ;
Rupture en coin ou rupture en dièdre ou encore wedge faillure.
Rupture plane
Rupture circulaire
Cette méthode ne traite pas les blocs rocheux individuellement, ni leurs interactions
mutuelles, elles étudient un volume du massif limité par les plans d'excavation et les plans des
discontinuités.
Elles sont basées sur l'analyse des conditions d'équilibre limite des systèmes étudiés
en supposant que les surfaces de ruptures sont connues à l'avance.
Si l'on suppose que la rupture se produit uniquement le long des fractures, alors les
surfaces de rupture ne dépendront que du réseau de fracturation du massif. En fonction de ce
dernier, un ou plusieurs mécanismes de rupture cinématiquement possibles sont déterminés.
L'évaluation du bilan des forces ou moments conduit à un calcul de facteur de sécurité.
L’appréciation des conditions de stabilité par rapport aux facteurs extérieurs : l’eau par
exemple.
Le critère le plus utilisé est celui de Morh-Coulomb qui lie contrainte normale et
contrainte tangentielle aux caractéristiques de la surface de glissement.
C’est ce critère qui est utilisé dans plusieurs traitant des questions de stabilité ; il est
donné par l’expression :
P a g e | 25
𝝉 = 𝑪 + 𝝈 𝐭𝐚𝐧 𝝋 II.1
Où : 𝜏 : contrainte tangentielle,
𝐶 : cohésion de la surface de rupture
𝜎 : contrainte normale,
𝜑 : angle de frottement de la surface de glissement
Le facteur de sécurité, ne revêt pas seulement d’un caractère technique mais aussi un
caractère économique. En effet, plus l’angle de sécurité est grand, plus on a de la matière
(souvent du mort terrain) à enlever, ce qui fait un coup qui joue donc négativement sur la
rentabilité d’une mine à ciel ouvert.
Le facteur de sécurité s’exprime mathématiquement par :
∑ 𝑭𝒐𝒓𝒄𝒆𝒔 𝒓𝒆𝒔𝒊𝒔𝒕𝒂𝒏𝒕𝒆𝒔
𝑭𝑺 = ∑ 𝑭𝒐𝒓𝒄𝒆𝒔 𝒎𝒐𝒕𝒓𝒊𝒄𝒆𝒔
II.2
Précisons que pour chaque mécanisme de rupture, qui est définie par une géométrie
particulière, il existe une expression bien définie du coefficient de sécurité.
La rupture en coin est l’un des mécanismes de rupture un peu complexes à analyser.
Cette complexité réside principalement dans le fait qu’elle est difficilement mise en évidence
ou qu’elle est parfois confondue à la rupture plane qui est définie comme étant un cas particulier.
P a g e | 26
Les ruptures des coins peuvent survenir dans une gamme de conditions géologiques et
géométriques beaucoup plus étendue que les ruptures planes, de sorte que l'étude de la stabilité
en coin est un élément important de l'ingénierie des talus rocheux. L'analyse des coins a été
largement discutée dans la littérature géotechnique principalement dans les travaux de
Goodman (1964), Wittke (1965), Londe (1965), Londe et al. (1969, 1970), John (1970).
(a) (b)
[Link].7. Géométrie du coin
Un coin se forme lorsque deux discontinuités ont une orientation telle que ces
discontinuités peuvent se croiser.
Deux plans se croisent toujours dans une ligne. Sur le stéréogramme, la ligne de
l'intersection est représentée par le point où les deux grands cercles des plans se croisent,
et l'orientation de la ligne est définie par sa direction (𝛼𝑖 ) et son pendage (𝜓𝑖 ) (Figure
II.7b).
𝝓 < 𝝍𝒊 < 𝝍𝒇
Où :
𝜙 : angle de frottement interne
𝜓𝑖 : pendage de la ligne d’intersection
𝜓𝑓 : angle de talus du gradin
Fig II.8. Zone critique de glissement en coin sur une vue stéréographique
L'équation (II.3) donne deux solutions séparées de 180°; la valeur correcte est
comprise entre 𝛼𝐴 et 𝛼𝐵 .
Cône de friction
Un cône de friction définit les limites de la stabilité de frottement sur un stéréogramme.
Pour l'analyse du wedge faillure, nous utilisons un cône de friction plan.
Lorsque l'on considère des intersections (ou des vecteurs de pendage), l'angle de
frottement est mesuré à partir de l'équateur (périmètre) du stéréogramme. Toutes les
intersections ou vecteurs de pendage à l'intérieur du cône de frottement plan représentent des
coins ou des plans dont la pente est plus raide que l'angle de frottement, et peuvent glisser si
cela est possible cinématiquement parlant. L'angle du cône pour un cône de friction plan = 90
- angle de frottement.
Pour l'analyse cinématique de la rupture en coin, il est supposé que les deux plans de
glissement ont le même angle de frottement.
Limites latérales
Pour l'analyse du wedge faillure, nous ne considérons pas les limites latérales. Comme
le deuxième plan de joint permet une plus grande liberté de mouvement, il est possible que les
coins glissent sur toute la plage latérale. Le deuxième plan de joint peut faire office de plan de
glissement ou de plan de dégagement.
P a g e | 29
Fig II.9. Résolution des forces pour calculer le facteur de sécurité du coin
∑ 𝑀 = 0 (𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑛é𝑔𝑙𝑖𝑔é)
1 1
(1) ⇒ 𝑅𝐴 sin (𝛽 − 𝜉) = 𝑅𝐵 sin (𝛽 + 𝜉)
2 2
1
𝑅𝐵 sin (𝛽 + 2 𝜉)
⇒ 𝑅𝐴 = (3)
1
sin (𝛽 − 2 𝜉)
1
𝑅𝐵 sin (𝛽 + 2 𝜉) 1 1
(3)𝑑𝑎𝑛𝑠 (2) ⇒ cos (𝛽 − 𝜉) + 𝑅𝐵 cos (𝛽 + 𝜉) = 𝑊 cos 𝜓𝑖
1 2 2
sin (𝛽 − 2 𝜉)
1
sin (𝛽 + 2 𝜉) 1 1
⇒ 𝑅𝐵 ( cos (𝛽 − 𝜉) + cos (𝛽 + 𝜉)) = 𝑊 cos 𝜓𝑖
1 2 2
sin (𝛽 − 2 𝜉)
𝑊 cos 𝜓𝑖
⇒ 𝑅𝐵 =
1 1 1
sin (𝛽 + 2 𝜉) 𝑐𝑜𝑡𝑔 (𝛽 − 2 𝜉) + cos (𝛽 + 2 𝜉)
P a g e | 30
1 1
On peut voir sur le graphiques que les angles (𝛽 − 2 𝜉) = 𝜓𝐴 et (𝛽 + 2 𝜉) = 𝜓𝐵 ;
𝑊 cos 𝜓𝑖 sin 𝜓1
⇒ 𝑅𝐵 = (4)
sin(𝜓1 + 𝜓2 )
(4) dans (3) donne :
𝑊 cos 𝜓𝑖 sin 𝜓2
𝑅𝐴 =
sin(𝜓1 + 𝜓2 )
Dans ce cas, l’unique force de glissement ou de renversement est celui lié au poids du
coin alors que les réactions sur les deux plans des= discontinuités constituent la force résistante :
En supposant que le glissement ne résiste que par frottement (c’est-à-dire pour une
cohésion nulle) et que l'angle de frottement ∅ est le même pour les deux plans, le facteur de
sécurité ne dépendra donc, en plus des conditions de frottement, que de la géométrie ; il sera
donc donné par :
(𝑅𝐴 + 𝑅𝐵 ) tan ∅
𝐹𝑆 = (𝐈𝐈. 𝟔)
𝑊 sin 𝜓𝑖
1 1
𝑅𝐴 sin (𝛽 − 𝜉) + 𝑅𝐵 sin (𝛽 + 𝜉) = 𝑊 cos 𝜓𝑖
2 2
𝐹𝑆
sin 𝛽 tan 𝜙
= . (𝑰𝑰. 𝟕)
𝜉
sin (2) tan 𝜓𝑖
En posant :
sin 𝛽
=𝐾
𝜉
sin (2)
P a g e | 31
tan 𝜙
= 𝐹𝑆𝑃
tan 𝜓𝑖
On aura :
𝐹𝑆𝑊 = 𝐾. 𝐹𝑆𝑃
La méthode de calcul du facteur de sécurité des coins, telle que discutée dans cette
section, est bien entendu simpliste car elle n'incorpore pas différents angles de frottement et
cohésions sur les deux plans de glissement, ou pressions d'eau souterraine. Lorsque ces facteurs
sont inclus dans l'analyse, les équations deviennent plus complexes. Plutôt que de développer
ces équations en termes d'angles 𝜉 et 𝛽, qui ne peuvent pas être mesurés directement sur le
terrain, l'analyse la plus complète est présentée en termes de direction et dip direction
directement. La section suivante donne des équations pour le facteur de sécurité d'un coin avec
cohésion et friction agissant sur les plans de glissement et la pression de l'eau.
Cette section décrit une méthode pour calculer le facteur de sécurité d'un coin qui
incorpore la géométrie de la pente, différentes résistances au cisaillement des deux plans de
glissement et des eaux souterraines (Hoek et al., 1973). Cependant, les limites de cette analyse
sont qu'il n'y a aucune fissure de tension, et aucune force externe telle que le boulonnage ne
peut être incluse.
P a g e | 32
(a) (b)
[Link].10. Géométrie de l’analyse du wedge en considérant plusieurs paramètrent
La distribution de pression d'eau supposée pour cette analyse est basée sur l'hypothèse
que le coin est imperméable et que l'eau pénètre dans le coin le long des lignes d'intersection 3
et 4 et fuit de la pente le long des lignes d'intersection 1 et 2. la distribution de pression qui en
résulte est représentée à la figure II.10 (b) ; La pression maximale se produisant le long de la
ligne d'intersection 5 et la pression étant nulle le long des lignes 1, 2, 3 et 4.
On pense que cette distribution de la pression de l'eau est représentative des conditions
extrêmes qui peuvent se produire lors de fortes pluies et que la pente est saturée.
Les deux plans sur lesquels il peut y a glissement sont désignés par A et B, le plan A
étant le moins profond. La numérotation des cinq lignes d'intersection des quatre plans
définissant le coin est la suivante :
Pour bien faire cette analyse, on suppose que le glissement du coin se fait toujours le
long de la ligne d'intersection numérotée 5, et son facteur de sécurité est donné par :
3 𝛾𝑤 𝛾𝑤
𝐹𝑠 = (𝑐𝐴 𝑋 + 𝑐𝐵 𝑌) + (𝐴 − 𝑋) tan 𝜙𝐴 + (𝐵 − 𝑌) tan 𝜙𝐵 (𝐈𝐈. 𝟗)
𝐻𝛾𝑟 2𝛾𝑟 2𝛾𝑟
Les valeurs des facteurs X, Y, A et B sont données par les expressions suivantes :
sin 𝜃24
𝑋=
sin 𝜃45 cos 𝜃2.𝑛𝑎
sin 𝜃13
𝑌=
sin 𝜃35 cos 𝜃1.𝑛𝑏
cos 𝜓𝑎 − cos 𝜓𝑏 cos 𝜃𝑛𝑎.𝑛𝑏
𝐴=
sin 𝜓5 sin2 𝜃𝑛𝑎.𝑛𝑏
cos 𝜓𝑏 − cos 𝜓𝑎 cos 𝜃𝑛𝑎.𝑛𝑏
𝐵=
sin 𝜓5 sin2 𝜃𝑛𝑎.𝑛𝑏
Les angles requis pour la résolution de ces équations peuvent être mesurés le plus
commodément un diagramme stéréographique qui définit la géométrie du coin et la pente
comme l’indique la figure ci-dessous :
P a g e | 34
Un contrôle rapide de la stabilité d'un coin peut être effectué si la pente est drainée et
qu'il n'y a aucune cohésion sur les plans de glissement A et B. Dans ces conditions, l'expression
du facteur de sécurité devient :
Les facteurs sans dimension A et B dépendent des creux et des directions d'immersion
des deux plans. Les valeurs de ces deux facteurs ont été calculées pour une gamme de
géométries de coins, et les résultats sont présentés sous la forme d'une série de graphiques.
(Voir annexes 2).
De nombreux calculs d'essai ont montré qu'un coin ayant un coefficient de sécurité
supérieur à 2,0, obtenu à partir des diagrammes de stabilité à frottement unique, ne risque pas
de se rompre même dans la combinaison la plus sévère de conditions auxquelles la pente risque
d'être soumise.
Dans la conception des pentes coupées sur de nombreux projets, nous constaterons que
ces diagrammes de stabilité par friction fournissent toutes les informations requises pour les
étapes préliminaires de conception et de planification d'un projet de pente. Cette information
aidera à identifier les coins potentiellement instables avant le début de l'excavation de la pente.
P a g e | 35
II.9.7. Analyse complète du wedge : données pour une analyse complète [𝟐][𝟒]
Une hypothèse fondamentale dans l'analyse est que toutes les forces agissent à travers
le centre de gravité du coin de sorte qu'aucun moment n'est généré. Ce qui suit est une
description des composants de l’analyse :
• Forme en coin : la forme du coin est définie par cinq surfaces : les deux plans de glissement
(1 et 2) avec leur ligne d'intersection vue au jour, pente supérieure (3) et face (4), et une fissure
de tension (5) (Figure 7.11 (a)). Les orientations de ces surfaces sont définies chacune par leur
P a g e | 36
dip et dip direction. La gamme d'orientations que l'analyse peut prendre en compte comprend
une face en surplomb, différentes directions de pendage pour la pente supérieure et la face, et
une fissure de tension plongeant vers ou loin de la face.
• Dimensions du coin : les dimensions du coin sont définies par les deux dimensions 𝐻 et
𝐿 (Figure 7.18 (a)). 𝐻 est la hauteur verticale entre le point où la ligne d'intersections vue au
jour sur la face et l'intersection du plan 1 avec la crête de la pente, 𝐿 est la distance mesurée le
long du plan 1 entre la crête de la pente (4) et la fissure de tension (5).
• Poids de coin : les orientations des cinq plans, et les deux dimensions peuvent être utilisées
pour calculer le volume du coin ; et le poids est déterminé à partir du poids unitaire de la roche
(𝛾𝑟 ).
• Pressions d'eau : si on suppose que la fissure de tension (5) est remplie d'eau et que l'eau se
décharge dans l'atmosphère où les plans 1 et 2 croisent la face (plan 4), les pressions d'eau
triangulaires agissent sur les plans 1, 2 et 5 (Figure 7.10 (b)). La pression de l'eau P à la base
de la fissure de tension (et le haut de la ligne d'intersection) est égale à (ℎ5𝛾𝑤 ), où ℎ5 est la
profondeur verticale moyenne au-dessous du sommet de la fissure de tension. Les forces d'eau
𝑈1, 𝑈2 et 𝑉 sont calculées en intégrant les pressions sur les zones des plans 1, 2 et 5,
respectivement.
• Forces externes : les forces externes agissant sur le coin sont définies par leur amplitude et
leur orientation (pendage 𝜓 et direction 𝛼). Une force externe qui peut être incluse dans
l'analyse est la force pseudo-statique utilisée pour simuler le mouvement du sol sismique La
composante horizontale de cette force agirait dans la même direction que la ligne d'intersection
des plans 1 et 2.
• Forces de serrage : si des ancrages tendus sont installés pour stabiliser le coin, ils sont
considérés comme une force externe. L'orientation des ancrages peut être optimisée pour
P a g e | 37
minimiser la force d'ancrage requise pour produire un facteur de sécurité spécifié. Le pendage
d'ancrage optimale 𝜓𝑇 (𝑜𝑝𝑡) et la direction 𝛼𝑇 (𝑜𝑝𝑡), par rapport à la ligne d'intersection ),
sont les suivantes (figure 7.10 (c)):
II.10. Conclusion
Ce chapitre nous a permis d’approcher de manière analytique le problème de stabilité
des talus par la détermination du coefficient de sécurité.
Le mode de rupture faisant objet de cette étude étant, le wedge faillure, nous avons
présenté d’une manière un peu plus détaillée les différentes façons d’analyser la stabilité du
coin en présentant les différentes approches selon les cas et les paramètres des talus nécessaires
à cette analyse.
Nous avons présenté les principales équations qui sont utilisées pour la détermination
du facteur de sécurité et qui sont aussi les principales utilisées dans le code pour les logiciels.
P a g e | 38
CHAPITRE III
ETUDES GEOSTRUCTURALE ET MECANIQUE DES
FORMATIONS GEOLOGIQUES DU MASSIF I
III.1. Introduction
Toute étude de stabilité des talus d’un massif rocheux passe par des étude
géostructurale et géomécanique en vue de mettre en évidence les caractéristiques structurales
ainsi que les propriétés mécaniques du massif.
L’étude géostructurale comprend essentiellement les levées des discontinuités
présentes dans le massif, lesquelles permettent l’analyse du mode de rupture cinématiquement
possible.
L'analyse structurale d’un massif rocheux passe par plusieurs étapes successives. La
première étape de l'analyse structurale, soit l'analyse descriptive, consiste à caractériser la
géométrie tridimensionnelle des structures et fabriques à partir d'observations de terrain. Vient
ensuite l'analyse cinématique des structures qui passe par la caractérisation de la direction et du
sens du mouvement.
On peut alors identifier les mécanismes de déformation et de rupture les plus réalistes,
et procéder à leur modélisation par des méthodes de calcul appropriées et enfin analyser
l'influence des facteurs déclenchants ou aggravants des instabilités potentielles.
P a g e | 39
Les seuls flans qui ont été levé sont le flanc Sud et Ouest du massif car étant les
seuls flancs rocheux.
P a g e | 40
1. L’encodage des données qui sont des mesures des cassures matérialisées par le
pendage (DIP) et la direction du pendage (DIP direction) ;
Il nous permet également de faire une analyse sur les modes de rupture dans un
massif rocheux. Dans ce travail, nous allons utiliser le canevas de WULF.
Les données sont exportées vers la fenêtre du logiciel DIPS 5.1. Ils sont présentés
sous format pendage (Dip)/direction de pendage (Dip direction), leur disposition spatiale
montre d’abord les pôles et seront traitées par la suite. La figure ci-dessous montre les données
brutes du pendage et de direction du pendage :
Fig. III.1. Représentations des pôles des discontinuités du flanc Ouest du massif I
Cette figure présente les pôles des discontinuités dans le flanc selon leur répartition
sur tout le massif (densité).
On voit sur la rosace ci-dessus qu’il y’a dans ce flanc du massif plusieurs orientations
préférentielles des discontinuités dont les plus dominantes sont NE-SW et NW-SE.
Fig. III.3. Représentations des pôles des discontinuités du flanc Sud du massif I
On remarque aussi bien sur cette figure une dispersion des pôles des discontinuités
moins importante qu’au flanc Ouest.
L’orientation présentielle sur ce flanc du massif est celle N-S telle que présente la
rosace des fréquences ci-dessus.
P a g e | 47
Comme l’avons dit au chapitre II, nous avons choisi pour cette étude la projection
de Wulf qui se fait conservation des angles. Ayant la symétrie de représentation dans les deux
hémisphères, nous avons choisi le sud.
Le mode de l'analyse cinématique du wedge faillure est un test de glissement des coins
formés par l'intersection de deux plans. Les éléments de base de l'analyse cinématique de
glissement de coin sont :
Le plan du talus ;
Le cercle de frottement ;
Les intersections.
Lorsque deux plans de joints se croisent, ils peuvent former un coin qui peut glisser
hors de la pente (en fonction de considérations cinématiques et de frottement). L'intersection
de deux plans forme une ligne dans l'espace à trois dimensions. La direction / pendage de la
ligne tracée comme un seul point sur le diagramme stéréographique que nous appelons
intersection.
L'analyse cinématique du wedge faillure est basée sur l'analyse des intersections. Si un
point d'intersection satisfait aux conditions de frottement et de cinématique pour le glissement,
il représente un risque de glissement de coin.
Dans le logiciel Dips, en utilisant les valeurs moyennes de la géométrie des coins, cette
analyse se fait de la manière suivante :
Le grand cercle du frottement dont le rayon est donné par 90 − 𝜙
Les point d intersections des plans sécants se trouvant dans la zone d’instabilité
(cône)
Il existe des diagrammes de Wulf permettant de faire une telle analyse, mais vu la
délicatesse cette analyse, nous nous avons fait recours du logiciel Dips.
Il suffit de mettre dans le logiciel les données géométriques des discontinuités, le cercle
de frottement, et le plan de talus pour voir quelles sont les intersections possibles et lesquelles
se trouvent dans la zone d’instabilité.
Les résultats obtenus dans cette analyse ont conduit à des résultats ci-après :
Légende
Pit slope
Famille 5
Cercle de frottement
Famille 4
Famille 1
Famille 2
Famille 3
De toutes les intersections des traces (plans) des familles des discontinuités, seules les
intersections A, B, C et D sont susceptibles de causer un wedge faillure car se trouvant dans la
zone critique d’instabilité.
Nous avons pour chaque intersection déterminé les pendages ainsi que les directions,
les résultats se présentent dans le tableau ci-après :
= 𝑃𝑠
(𝐈𝐈𝐈. 𝟏)
𝑃𝑠 − 𝑃𝑒
Avec :
𝑃𝑠 : poids de l’échantillon à sec
𝑃𝑒 : poids de l’échantillon immergé
Les résultats obtenus par le laboratoire de la MIBA sont présentés comme suit :
Tableau III.4 : Mesure de densité
Echantillon 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Densité 2.45 2.5 2.55 2.6 2.65 2.75 2.65 2.6 2.7 2.8 2.75 2.7 2.7 2.8 2.85
Echantillon 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
Densité 2.9 2.8 2.95 2.85 2.95 2.8 2.85 2.85 2.9 2.9 2.85 2.95 2.8 2.9 2.8
Source : E. LUTUMBA 2017, TFE UM
La valeur moyenne tirée de ce tableau pour la densité du calcaire du massif I est de 2.8
𝑇𝑜𝑛𝑛𝑒𝑠⁄ . La valeur minimale de la densité est de 2.45, tandis-que la valeur maximale de la
𝑚3
densité est de 2.95.
Echantillon n° t Echantillon n° t
1 85 16 125
2 85 17 90
3 90 18 95
4 95 19 105
5 85 20 100
6 90 21 105
7 125 22 100
8 85 23 100
9 95 24 100
10 90 25 105
11 85 26 115
12 90 27 105
13 105 28 135
14 100 29 135
15 85 30 135
Source : V. FARIALA Tfe 2013, UM
Le module de Youg
𝜎
𝐸= (𝐈𝐈𝐈. 𝟑)
𝜀
Où la déformation 𝜀 est donnée par :
𝜀𝑙
𝜀= (𝐈𝐈𝐈. 𝟒)
ℎ
Le coefficient de poisson 𝑣 :
𝜀𝑡
𝑣= (𝑰𝑰𝑰. 𝟓)
𝜀𝑙
P a g e | 54
Valeur de 𝝈𝑪 1300 1900 2000 2100 2200 2000 1800 2000 2200 2000 1900 2000 2300 2600 2400
Echantillons 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
Valeur de 𝝈𝑪 2500 2400 2400 2400 2500 2600 2600 2300 2400 2600 1400 1300 2700 3200 3400
permettent de tracer deux cercles de Mohr dont la tangente commune définit la limite de la
courbe intrinsèque de stabilité tandis que la pente de cette droite tangente définit l’angle de
frottement avec l’horizontale et l’ordonnée à l’origine la valeur de la cohésion caractérisée par
la relation mathématique :
𝝉 = ∁ + 𝝈 𝒕𝒈∅ (𝑰𝑰𝑰. 𝟔)
Tableau III.10. Synthèse des essais sur les formations du Massif I (Labo Gécamines)
𝝈𝒕 𝝈𝒄𝒊 Ei C’
Type de Roche D
(Kg/cm) (Kg/cm) (T/cm2) (Kg/cm²) [°]
KIMBERLITE Moyenne 2,29 5 63 11 0,15 8 58,1
AVEC Ecart type 0,02 1 3 1 0,03 - -
CALCAIRE Coeff. Var 0,009 0,2 0,048 0,09 0,2 - -
Moyenne 2,84 87 1930 1165 0,34 202 66,1
CALCAIRE
Ecart type 0,01 18 440 220 0,06 - -
D'INCLUSION
Coeff. Var 0,004 0,207 0,228 0,189 0,176 - -
KIMBERLITE Moyenne 2,31 29 209 60 0,14 37 49,3
ROUGE AVEC Ecart type 0,02 8 28 19 0,08 - -
GRES
Coeff. Var 0,009 0,276 0,134 0,317 0,571 - -
(Epiclastites)
KIMBERLITE Moyenne 2,28 9 75 15 0,14 12 51,4
ROUGE Ecart type 0,01 3 14 6 0,04 - -
VERDATRE
Coeff. Var 0,004 0,33 0,187 0,4 0,286 - -
(Xénokimberli)
Moyenne 2,8 85 2138 1098 0,37 212 67,4
CALCAIRE
Ecart type 0,01 9 460 124 0,02 - -
ENCAISSANT
Coeff. Var 0,004 0,106 0,215 0,113 0,054 - -
Source : KABUYA MUKENDI J, tfe UM,2003
P a g e | 56
Etant donné que la cohésion obtenue par le laboratoire MIBA est supérieure à celle
obtenue par des essais réalisés au laboratoire de la Gécamines et que les angles de frottements
internes sont presque les mêmes.
En stabilité, il est souvent demandé de sous-estimer le matériau afin de se mettre
du côté de la sécurité. Nous ferons donc usages des résultats obtenus au laboratoire de la
Gécamines, Pour être dans les conditions défavorables d’analyse de stabilité.
Plusieurs auteurs ont travaillé dans ce domaine sur la classification des roches. Dans
ce travail nous ne prenons que celles qui sont les plus utilisées et qui présentent ont un rapport
avec notre travail.
En plus de ses classifications qui sont plus ou moins générales ou universelles, il existe
aussi des classifications restreintes utilisées par des entreprises.
Signalons tout de même que toutes ces classifications ont une base commune :
utilisations des propriétés géomécaniques des roches pour les classer.
Le tableau ci-dessous donne la classification des roches retenues par la Gécamines.
D’après cette classification et les résultats d’essais à la compression réalisés sur les
formations du massif I, les roches se classes comme suit :
Cet indice de carottage défini par DEERE en 1963, a vu son utilisation se généraliser
dans les applications du génie minier. Il représente le pourcentage en longueur des carottes de
plus de 10cm de long par rapport à la longueur de la passe de sondage, en supposant un taux de
carottage de 100%. Son expression mathématique est :
D’après cet indice et sa classification, on obtient les résultats suivant pour le massif I :
Cet indice a été utilisé par Z. Bieniawski, (1973, 1989) pour ajuster les résultats des
essais sur les échantillons, c’est à dire les ramener au massif.
La détermination du RMR passe par la connaissance de cinq paramètres fondamentaux
pour classifier les roches :
La résistance à la compression de la roche intacte c.à.d. sans fissure ou bien la
résistance de la roche obtenue à partir de l’essai à la pointe (pointe load test),
Chaque paramètre reçoit une note pour aboutir par addition à une note globale
caractérisant ainsi la qualité de la roche.
Cette appréciation générale doit ensuite être ajustée pour tenir compte de l’orientation
de la fracturation par rapport à l’axe de l’ouvrage à creuser.
Cette appréciation générale doit ensuite être ajustée pour tenir compte de
l’orientation de la fracturation par rapport à l’axe de l’ouvrage à creuser :
P a g e | 60
Très
Orientation des joints Très favorable Favorable Moyen Défavorable
défavorable
Note d’ajustement 0 -2 -5 -10 -12
Cet indice a été créé spécialement pour estimer les paramètres à introduire dans le
critère de résistance des massifs rocheux mis au point par les auteurs en 1980. Le GSI fournit
un système d’estimation de la réduction de la résistance du massif pour différentes conditions
géologiques.
P a g e | 61
Le calcul du GSI est basé sur l’hypothèse que la résistance des massifs rocheux
fracturés dépend des propriétés des blocs intacts et des possibilités qu’ils présentent de glisser
sous différentes contraintes appliquées.
Le GSI est calculé à partir des codes attribués aux matériaux qui distinguent les massifs
rocheux en catégories. Dans le tableau ci-dessous, les valeurs proches du chiffre 5
correspondent à des matériaux de très mauvaise qualité, tandis que les valeurs proches de 85
correspondent aux matériaux d’excellente qualité pour lesquels la résistance du massif rocheux
est proche de celle de la matrice rocheuse. Il est également exprimé en termes de contrainte
principale majeure et mineure 1 et 3 agissant sur un élément d’une masse rocheuse.
𝜎1 𝜎3 𝜎 𝑎
= + (𝑚𝑏 𝜎 3 + 𝑠) (𝐈𝐈𝐈. 𝟖)
𝜎𝑐𝑖 𝜎𝑐𝑖 𝑐𝑖
paramètre a peut atteindre une valeur maximale de 𝑎 = 0,65. Etant donné que le critère Hoek
et BROWN est utilisé dans la suite, il est important de reprendre les divers aspects de ses
paramètres :
1. mi est lié à la géologie et se réfère aux propriétés des matériaux de la matrice rocheuse.
2. Le paramètre mb fut introduit par Hoek et Al. (1992) pour faire la distinction entre la
roche intacte et les massifs rocheux. Wood (1991) stipule que mi dépend de la roche et
𝑚𝑖 𝐺𝑆𝐼 − 100
= exp ( ) (𝐈𝐈𝐈. 𝟗)
𝑚𝑏 28 − 14𝐷
𝐺𝑆𝐼 − 100
𝑠 = exp ( ) (𝐈𝐈𝐈. 𝟏𝟎)
9 − 3𝐷
1 −𝐺𝑆𝐼 −20
𝑎 = 0,5 + [exp ( ) − exp ( ) (𝐈𝐈𝐈. 𝟏𝟏)]
6 15 3
Avec :
mi : Valeur de mb pour la roche intacte, déterminée à partir des essais triaxiaux.
𝐺𝑆𝐼 : Geological Strength Index est un indice de qualité pour les massifs rocheux
proposé par Hoek et Brown (1998).
𝐷 : facteur dépendant du degré d’altération du massif rocheux. Pour une exploitation à
ciel ouvert, il varie e autour 0,7 et pour l’excavation au moyen d’une pelle et 1 pour une
mine large où le minage est envisagé.
Pour les massifs rocheux, les résistances en compression simple cm et à la traction
𝜎𝑐𝑖
𝜎𝑐𝑚 = (𝑚𝑏 − √𝑚𝑏2 + 4𝑠) (𝐈𝐈𝐈. 𝟏𝟐)
2
𝑠𝜎𝑐𝑖
𝜎𝑡𝑚 = − (𝐈𝐈𝐈. 𝟏𝟑)
𝑚𝑏
Où :
𝜎𝑐𝑖 : Résistance à la compression initiale
𝜎𝑐𝑖 Est déterminé au laboratoire à partir d’un essai de compressions simple réalisé sur un
échantillon sain c'est-à-dire exempte de défaut des structures ou de discontinuités.
Les paramètres élastiques des massifs rocheux sont estimés par Serafim et Pereira
(1983) et Hoek et Al. (2004), le module élastique est estimé à partir de l’expression ci-dessous :
1−𝐷
𝑅𝑀𝑅 2 2
𝐸𝑚 = 𝐸𝑖 ( ) 𝑜𝑢 𝐸𝑚 = 𝐸𝑖 (0,02 + ) (𝐈𝐈𝐈. 𝟏𝟒)
100 1 + 𝑒 [(60+15𝐷−𝐺𝑆𝐼)/11]
Les calculs manuels étant laborieux et complexes, nous nous servirons de ces codes
de calcul à partir du logiciel ROC DATA.
Les calculs ci-dessous sont effectués à l’aide du logiciel Roc Data qui, à partir des
paramètres 𝜎𝑐𝑖 ; GSI, mi et D, calcule les autres paramètres parmi lesquels la cohésion et l’angle
de frottement interne du massif rocheux.
Dans le cas de notre encaissant calcaire, les données de base sont :
- 𝜎𝑐𝑖 = 213,8 MPa.
- mi = 9 Selon le critère de Hoek-Brown.
- GSI = 52
- D = 1 Car l’exploitation du massif 1 utilise l’abattage par explosif
- H = 10 à 190m
- d = 2,8
- γ = 0,028 MN/m3
Les résultats de cette étude sont représentés dans les tableaux suivantx :
P a g e | 65
On observe sur la figure ci-dessus que la cohésion augmente avec la hauteur de talus alors que
l’angle de frottement interne diminue avec la hauteur de talus.
Les résultats pour les autres faciès pour H=190 m sont présentés sur les figures qui suivent :
Figure III.13 : Détermination des roches du massif Kimberlitique rouge avec grés (Epiclastites)
P a g e | 67
Figure III.14: Détermination des roches du massif Kimberlitique rouge verdâtre (xéno kimberlite)
Les résultats obtenus avec le logiciel Roc Data se présentent comme suit :
RESISTANCE A RESISTANCE
MODULE
LA A LA ANGLE DE
DE COHESION
FORMATION COMPRESSION TRACTION FROTTEMENT
YOUNG C (MPa)
DU MASSIF cm DU MASSIF INTERNE ∅
Em (MPa)
(MPa) tm (MPa)
Kimberlite
0,111 O, 007 82,49 0,235 13,97
avec calcaire
Calcaire
3,397 0,222 8736,54 1,151 36,27
d’inclusion
Xéno
0,132 0,009 112,49 0,255 14,84
kimberlite
Calcaire
3,763 0,246 8234,10 1,215 37,02
encaissant
P a g e | 69
Les résultats obtenus ci-dessus sont calculés pour un facteur de distribution selon que
l’exploitation se déroule avec la possibilité d’une fragmentation (D = 1) préalable afin de
dégrader le massif. En réalité lorsque la roche est fragile, l’exploitation peut se faire au moyen
d’une pelle (D = 0,7) et pour une légère variation du GSI, on obtient les valeurs qui sont
montrées dans les tableaux qui suivent :
Kimberlite
0,188 0, 009 134,15 0,330 18,53
avec calcaire
Calcaire
5,753 0,285 14207,83 1,569 42,71
d’inclusion
Xéno
0,224 0,011 182,93 0,356 19,58
Kimberlite
Calcaire
6,373 0,316 13390,73 1,66 43,44
encaissant
P a g e | 70
Kimberlite
0,149 0, 007 110,70 0,305 17,51
avec calcaire
Calcaire
4,580 0,218 11724,34 1,405 41,42
d’inclusion
Xéno
0,178 0,008 150,96 0,330 18,52
Kimberlite
Calcaire
5,073 0,241 11050,06 1,482 42,16
encaissant
Kimberlite
0,085 0, 005 69,29 0,212 12,88
avec calcaire
Calcaire
2,612 0,167 7338,80 1,015 34,53
d’inclusion
Xéno
0,102 0,006 94,49 0,230 13,69
Kimberlite
Calcaire
2,895 0,185 6916,74 1,069 35,28
encaissant
P a g e | 71
Ce tableau (III.20) montre les valeurs de résistance des massifs rocheux faibles par
rapport à celles de la roche intacte. L’explication est trouvée dans le fait que les roches
superficielles sont exposées aux effets d’altération et aux discontinuités.
III.6. Conclusion
Dans ce chapitre, il était question de mettre à nu les propeiétés mécaniques des
formations géàlogiques du massif I.
Avec le logiciel Rockdata, nous avons pu déterminer les caractéristiques réeels du
terrain en partant des résultats des essais sur les écahantillons. Nous sommes donc servi des
paramètres de Hoek et Brown pour faire ce passage.
Le logiciel Roc Data nous a en outre permis d’évaluer la sensibilité des ces propriétés
parrapport aux paramètres de distribution D et au GSI. Ce qui nous a qussi permis de classifier
les formations géologique du massif I.
L’analyse des discontuités avace le logiciel Dips a montré que nus avons cinq familles
des discontnuités au flancc Ouest et strois au flanc Sud du massif I.
Ce groupement en familles nous a conduit vers les possibilités d’intersecttions des
familles pour la formtions ou la possibilté géométriques d’avoir un wedge faillure, les résultats
obtenus sont tels que nous avons quatre intersections sont obersvés au flancs Ouest et Deux au
flanc sud du massif I.
Ces résultats seront nécéssaires dans le chapitre suivant pour faire l’analyse
cinématique des différents coins.
P a g e | 72
CHAPITRE IV
ANALYSE DU WEDGE FAILLURE DANS LE MASSIF I
IV.1. Introduction
Analyse géostructurale et géomécanique étant faite, la possibilité du wedge faillure
mise en exergue, nous approchons dans ce chapitre la stabilité des coins susceptibles
géométriquement de glisser par le calcul des coefficients de sécurité par la méthode analytique.
Premièrement, nous faisons un calcul manuel simple, puis pour l’analyse complète,
nous utilisons le logiciel Wedge Faillure Analysis version 2 qui offrent la possiblité de varier
les conditions hydrauliques du massif.
Dans cette partie, nous faisons aussi une évaluation de l’évolution du facteur de
sécurité avec la profondeur de la fosse en considérant différentes conditions hydrauliques et la
présence ou non d’une fissure de traction.
Hypothèse :
Les angles de frottements sur les deux familles de discontinuités sont les mêmes,
Cohésion nulle
Ces mêmes hypothèses sont utilisées pour l’analyse du flanc sud : les résultats obtenus
sont tels que :
a. Dièdre A
𝜓𝑖 = 46°
𝜓𝐴 = 80°
𝜓𝐵 = 67°
𝜙𝐴 = 𝜙𝐵 = 𝜙 = 37,02°
sin 𝜓1 tan ∅𝐵 + sin 𝜓2 tan ∅𝐴
𝐹𝑆 =
sin(𝜓1 + 𝜓2 ) tan 𝜓𝑖
⇒ 𝐹𝑆 = 2,55
b. Dièdre B
𝜓𝑖 = 32°
𝜓𝐴 = 52°
𝜓𝐵 = 67°
𝜙𝐴 = 𝜙𝐵 = 𝜙 = 37,02°
sin 52 tan 37,02 + sin 67 tan 37,02
⇒ 𝐹𝑆 =
sin(52 + 67) tan 32
⇒ 𝐹𝑆 = 2,35
P a g e | 74
c. Dièdre C
𝜓𝑖 = 37°
𝜓𝐴 = 80°
𝜓𝐵 = 52°
𝜙𝐴 = 𝜙𝐵 = 𝜙 = 37,02°
sin 80 tan 37,02 + sin 52 tan 37,02
⇒ 𝐹𝑆 =
sin(80 + 52) tan 37
⇒ 𝐹𝑆 = 2,39
d. Dièdre D
𝜓𝑖 = 28°
𝜓𝐴 = 80°
𝜓𝐵 = 63°
𝜙𝐴 = 𝜙𝐵 = 𝜙 = 37,02°
sin 80 tan 37,02 + sin 63 tan 37,02
⇒ 𝐹𝑆 =
sin(80 + 67) tan 28
⇒ 𝐹𝑆 = 4,88
a. Dièdre A
𝜓𝑖 = 31°
𝜓𝐴 = 66°
𝜓𝐵 = 63°
𝜙𝐴 = 𝜙𝐵 = 𝜙 = 37,02°
sin 66 tan 37,02 + sin 63 tan 37,02
⇒ 𝐹𝑆 =
sin(66 + 63) tan 31
⇒ 𝐹𝑆 = 2,9
b. Dièdre B
𝜓𝑖 = 27°, 𝜓𝐴 = 62°, 𝜓𝐵 = 63°
𝜙𝐴 = 𝜙𝐵 = 𝜙 = 37,02°
Les coefficients de sécurité calculés démontrent qu’il n’y a pas risque de wedge
faillure par cette approche qui du reste n’est que trop simpliste.
En effet, aucune valeur des coefficients de sécurité n’est inférieure à 1,3 qui est la
valeur critique du coefficient de sécurité, on a donc pas le risque d’avoir un wedge faillure en
considérant les hypothèses définies pour le calcul.
Pour cette approche, nous nous servirons de l’expression II.9 pour apprécier le
coefficient de sécurité.
Vue la complexité de ce problème, nous nous sommes servis du logiciel Wedge
Faillure analysis version 2 sur lequel les codes de calcul ont été implémenté.
L’expression mathématique dde l’analyse complète de la stabilité du wedge faillure
est donnéé par :
3 𝛾𝑤 𝛾𝑤
𝐹𝑠 = (𝑐𝐴 𝑋 + 𝑐𝐵 𝑌) + (𝐴 − 𝑋) tan 𝜙𝐴 + (𝐵 − 𝑌) tan 𝜙𝐵
𝐻𝛾𝑟 2𝛾𝑟 2𝛾𝑟
Ce logiciel ne fait pas des simulations numériques, mais permet uniquement à partir
des données géométriques des familles des discontinuités, d’analyser la possibilté de la
formation des coins et de calculer directement la valeur du coefficient de sécurité.
En plus des conditions hydrauliques, de la présence ou non d’une fissure de traction et
des propriétés géomécaniques et physiques du massif, il permet de voir aussi l’influence d’une
force extérieure sur la stabilité du massif au wedge faillure.
Ce logiciel comprend une zone « program messages » dans laquelle s’affiche la valeur
du facteur de sécurité si géométriquement, il y a possibilité de formation d’un coin et dans le
cas contraire on affiche le message « no wedge formed » (pas de coin possible).
A l’aide du logiciel Wedge faillure analysis version 2, nous avons calculé le facteur de
Pour chaque intersection, nous avions au chaiptre deux de cette étude determniés les
données géométriques des familles formant des coins ; Dip/Dip direction.
Ce sont dont ces données que nous couplons aux donnés géomécaniques et physiques
du massif pour calculer le facteur de sécurité et apprécier la stabilité du massif vis-à-vis du
wedge faillre.
a. Dièdre A
Fs (fissure de FS (fissure de
H Fs Sec FS saturé FS Critique
traction sèche) traction saturée)
10 8,22 6,9 6,36 5,807
20 6,89 5,57 5,03 4,477
30 6,04 4,72 4,18 3,627
40 5 3,68 3,14 2,587
50 4,32 3 2,46 1,907
60 3,9 2,58 2,04 1,487
70 3,76 2,44 1,9 1,367
80 3,68 2,36 1,82 1,347
90 3,64 2,32 1,78 1,227
100 3,61 2,29 1,75 1,197 1,3
110 3,43 2,46 1,92 1,367
120 2,36 2,4 1,86 1,307
130 2,87 2,41 1,87 1,317
140 2,61 2,31 1,77 1,217
150 2,51 2,28 1,74 1,187
160 2,48 2,26 1,72 1,167
170 2,4 2,19 1,65 1,097
180 2,34 2,12 1,58 1,027
190 2,11 1,98 1,44 0,887
Dièdre A
Flanc Ouest
9
8
7
6 Série1
5
FS
Série2
4
3 Série3
2 Série4
1 Série5
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 75 80 85 90 95100
H
On observe sur ces tableaux et courbes, que malgré la formation des coins par des
discontinuités, le flanc ouest ne résiste pas au wedge failure que dans le cas où nous avons une
fissure de traction qui est saturée d’eau et cela à partir de la profondeur de 70m où on commence
à vite se rapprocher de la valeur critique du facteur de sécurité ; mais la valeur inférieure n’est
atteinte qu’à partir de 90m en profondeur.
b. Dièdre B
DièdreB
flanc Ouest
9
8
7
6 Série1
5
FS
Série2
4
3 Série3
2 Série4
1 Série5
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100110120130140150160170180190
H
Dans les conditions réelles du massif I, on voit sue la figure ci-haut que bien qu’on ait
un coin, celui-ci rste stable. Mais lorsque nous considérons la présence de l’eau et une fissure
de traction, on observe une diminution du coefficient de sécurité déjà à la profondeur de 110m
pour le cas d’une fissure de traction saturée et à 140m dans le cas sec.
c. Dièdre C
Dièdre C
Flanc Oues
7
6
5
Série1
4
FS
Série2
3
Série3
2
Série4
1
Série5
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90100110120130140150160170180190
H
Pour cette ligne d’intersection, la possibilité du wedge faillure apparait pour une
fissure de traction à l’état saturée et cela à la profondeur de 100m où la valeur du facteur de
sécurité atteint une valeur inférieure à la celle critique.
P a g e | 82
d. Ligne d’intersection D
Dièdre D
Flanc Ouest
10
9
8
7
Série1
6
FS
5 Série2
4
Série3
3
2 Série4
1 Série5
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100110120130140150160170180190
H
Pour ce coin, on voit qu’aucune possibilité d’avoir un wedge faillure n’est possible.
Car dans toutes les conditions, le coefficient de sécurité reste supérieur à la valeur critique.
a. Ligne d’intersection A
Dièdre A
flanc Sud
6
4
Série1
FS
3 Série2
Série3
2 Série4
Série5
1
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100110120130140150160170180190
H
Pour ce coin, on voit que la possibilité d’avoir un wedge faillure est assez grande.
En effet, on observe que même dans les conditions hydrauliques du massif, déjà à la
profondeur 130m, on atteint une valeur de FS inférieure à la valeur critique.
Dans les conditions les plus vulnérables, c’est-à-dire lorsqu’on a une fissure de traction
saturée, on atteint la valeur critique tôt ; c’est-à-dire à partir de 90m de profondeur de la fosse.
P a g e | 85
b. Ligne d’intersection B
Tableau IV.6. Evolution de FS du wedge B au flanc Sud
Dièdre B
flanc Sud
4,5
4
3,5
3
Série1
FS
2,5
Série2
2
Série3
1,5
Série4
1
Série5
0,5
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90100110120130140150160170180190
H
Ce coin peut aussi glisser car on observe dans les conditions sans eau du massif I que
la valeur critique du FS est atteinte déjà à la profondeur de 130m et dans les conditions les plus
défavorables, on atteint la valeur critique à 70m de la fosse.
IV.5. Conclusion
Ayant eu connaissance des discontinuités formant des coins potentiels au wedge
faillure, nous avons combiné les paramètre géomécaniques du massif et géométriques
(géostructuraux) des discontinuités à travers les lois physiques exprimées mathématiquement
pour apprécier la satibilté au wedge faillure du massif dans les flans Ouest et Sud.
Les valeurs des coefficients de sécurité ainsi calculés, montre que les conditions
hydrauliques du massifs connus jusque-là (absence d’eau), seul le flanc sud présente un
glissement du coin potentiel à partir de la profondeur de 80m (en considérant les deux coins qui
y sont) en atteignant une valeur du facteur de sécurité de sécurité de 1.26.
Mais dans les conditions les plus vulnérables, on constate une sensible diminution de
la valeur du coefficient de sécurité dans les deux flancs et cela à partir de 70m de profondeur
pour les deux flancs.
P a g e | 87
CONCLUSION
La sécurité des talus dans une exploitation minière à ciel ouvert reste un défi majeur
dans ce sens que des instabilités peuvent conduire à des catastrophes de tout genre.
Nous sentant concernés par la question, nous avons donc abordé ce thème au travers
du sujet « analyse du wedge faillure en stabilité des talus rocheux, cas du massif I de la MIBA ».
Pour des raisons de logiques scientifique, ce travail s’est fixé pour objectif la
varification de la stabilité du massif I au wedge faillure, quatre chapitres ont servis des marches
pour atteindre cet objectif.
Plusieurs études technico-économiques ont été effectués sur ce site et même des
travaux sur la question sécurité.
Nous avons donc eu le souci d’apporter notre part à ce qui a été fait comme projet de
stabilité par l’analyse du wedge faillure.
Nous avons commencé par la présentation du site d’étude qui est le massif
kimberlitique de la MIBA dit massif I. Nous sommes donc partis de la grande importance de ce
massif en terme des réserves géologiques et sa profondeur maximale pour montrer combien
important s’avère le projet de stabilité de la fosse.
Pour nous permettre de bien appréhender la question sur la stabilité, nous avons fait
une revue de littérature sur question en analysant la principale cause de rupture qui sont les
discontinuités. Nous avons étudié différentes manières de les analyser pour le mise en exergue
du mode de rupture possible dans un massif.
Le traitement le mieux adapté pour le wedge faillure étant l’analyse par diagramme
stéréographique, ce donc cette approche qui nous a permis de mettre en évidence les coins
potentiels. Pour se faire, nous sommes servis de la version 5.1 du logiciel Dips.
La méthode d’appréciation de la stabilité dont nous avons fait usage est celle par le
calcul du facteur de sécurité, qui est bien sûr une méthode déterministe.
Le facteur de sécurité devant entre compromis entre géométrie des talus, l’état
structural ainsi que les propriétés géomécaniques du terrain, nous avons donc récolté les
P a g e | 88
données relatives que nous avons ajusté avec le logiciel Roc Data pour ce qui est de l’état
structural et des propriétés physiques du massif.
Le logiciel Dips nous a permis de définir les paramètres géométriques nécessaires pour
le calcul des facteurs de sécurité.
En plus de l’approche analytique qui est vraiment simpliste, nous sommes servis du
logiciel wedge faillure analysis version 2 afin de faire une analyse complète.
Les résultats suivant ont été obtenus :
Au flanc Ouest, se trouvent cinq familles des discontinuités dont
les combinaisons ont montré quatre coins potentiels pour lesquels nous avons
calculé les facteurs de sécurités.
Les valeurs de ces facteurs sont telles que, à ce flanc, la possibilité
d’un wedge faillure est trop faible dans les conditions naturelles du massif.
Mais en tenant compte de l’influence de l’eau et d’une fissure de traction,
l’exploitant doit faire attention car déjà à 70 m de profondeur de la fosse, la
valeur du coefficient de sécurité devient très faible.
La famille de discontinuité dont les cordonnées en Dip/dip direction sont (60° et 140°)
au flanc Ouest étant concerné dans la formation du coin et dans un glissement plan, nous
pouvons estimer que s’il y a rupture, ça serait un glissement en coin mais dont le plan de
glissement se confond au plan de cette famille des discontinuités.
P a g e | 89
L’exploitant du massif I, qui est la MIBA, devra donc dans la poursuite des travaux
d’exploitation de ce massif tenir compte des résultats obtenus dans cette étude et bien des autres
qui ont été faits avant celui-ci prendre soins de éfinir des précautions pouvant garantir la sécurité
des travaux d’exploitations.
En plus, la MIBA, devra faire des études de reconnaissance géologiques très poussées
pour se rassurer de la présence où non d’une nappe car la présence de l’eau est un facteur
dégradant la sécurité.
La science restant évolutive, cette même question pourrait être abordé dans le même
sens par l’utilisation des méthodes numériques, qui de nos jours donnent des résultats avec
simulations.
La question de la technologie étant non seulement technique mais aussi économique,
une étude technico-économique peut etre envisagé pour le choix des paramètres optimums de
des talus, c’est-à-dire ceux garantissant la stabilité vis-à-vis du wedge faillure et la rentabilité
des travaux d’exploiattion.
P a g e | 90
Bibliographie
Ouvrages
1. HOEK E. et BRAY J.W (2004), Rock Slope engineering, 3th edition, Spon press,
London.
2. HOEK E. et BRAY J.W (2005), Rock Slope engineering, 4th edition, Spon press,
London and New York,
3. HOEK, E., BRAY, J. AND BOYD, J. (1973), The stability of a rock slope containing a
wedge resting on two intersecting discontinuities.
4. Hoek, E., Bray, J. and Boyd, J. (1973) The stability of a rock slope containing a wedge
resting on two intersecting discontinuities.
Mémoires et thèse
13. KABUYA MUKENDI J. (2003), Etude de la stabilité de talus d’une mine à ciel ouvert,
cas du massif 1 de la MIBA, TFE, UM.
Cours
Sites Web
18. [Link]
19. [Link]
20. [Link]
P a g e | 92
Annexes
Annexe 1 : Valeurs de K pour une gamme des valeurs des angles de l’inclinaison de
l’intersection
P a g e | 93
Annexe 2 : Diagrammes de stabilité du coin pour la friction seulement basés sur la différence
des pendages ou directions des pendages des discontinuités formant le dièdre
P a g e | 94
P a g e | 95
P a g e | 96
P a g e | 97
P a g e | 98
P a g e | 99
P a g e | 100
P a g e | 101
Dédicace………………………………………………………………………………………..ii
En mémoire …………………………………………………………………….……………..iii
Résumé……………………………………………………………………………….………..vi
Liste des abréviations………………………………………………………………….……….v
Liste des symboles…………………………………………………………………………….vi
Liste des figures………………………………………………………………………...…….vii
Liste des tableaux………………………………………………………………………..……ix
INTRODUCTION GENERALE ................................................................................................ 1
CHAPITRE I............................................................................................................................... 3
GENERALITES SUR LE SITE D’ETUDE ............................................................................... 3
I.1. Introduction ..........................................................................................................................3
I.2. Historique de la MIBA .........................................................................................................3
I.3. Historique du massif I ..........................................................................................................3
I.4. Travaux de recherche et d’exploitation ................................................................................3
I.5. Aperçu géographique............................................................................................................5
I.5.1. Localisation ................................................................................................................5
I.5.2. Limites du massif I .....................................................................................................7
I.5.3. Climat .........................................................................................................................7
I.5.4. Végétation ..................................................................................................................7
I.5.5. Hydrographie..............................................................................................................7
I.5.6. Stratigraphie ...............................................................................................................8
I.6 cadre géologique ....................................................................................................................8
I.6.1. Tectonique du massif I ...............................................................................................8
I.6.2. Morphologie du massif I ............................................................................................8
I.6.3. Pétrographie ...............................................................................................................9
I.6.4. Hydrogéologie et exhaure ........................................................................................10
I.6.5 Réserves géologiques du massif I .............................................................................10
I.6.6. Teneur en diamant ....................................................................................................11
Kimberlites................................................................................................................................12
I.7. Technologie d’exploitation appliquée au massif I..............................................................12
I.8. Conclusion ..........................................................................................................................13
P a g e | 103
CHAPITRE II ........................................................................................................................... 14
THEORIE GENERALE SUR LA STABILITE DES TALUS ROCHEUX: WEDGE
FAILLURE ............................................................................................................................... 14
II.1. Introduction .......................................................................................................................14
II.2. Analyse structurale 𝟓𝟏𝟏....................................................................................................14
II.3. Nature des discontinuités 𝟓𝟏𝟐 ..........................................................................................15
II.4. Caractérisation des discontinuités 𝟓..................................................................................16
II.4.1. Paramètres géométriques ........................................................................................16
II.4.3. Paramètres d’état.....................................................................................................18
II.5. Traitement des discontinuités ............................................................................................18
II.5.1. Représentation des discontinuités 𝟐𝟏𝟐 ...................................................................18
II.5.2. Famille des discontinuités 𝟔 ...................................................................................20
II.5.3. Analyse stéréographique .........................................................................................21
II.6. Identification des modes de rupture 𝟏𝟐 ............................................................................21
II.6.1. Modes de rupture ....................................................................................................21
II.7. Méthodes d’analyse de stabilité 𝟗𝟏𝟎 ................................................................................23
II.8. Notion du coefficient de sécurité 𝟗𝟏𝟒 ..............................................................................24
II.9. Wedge faillure ...................................................................................................................25
II.9.1. Introduction .............................................................................................................25
II.9.2 Définition de la géométrie du coin 𝟏𝟐𝟒 ..................................................................26
II.9.3. Limites de stabilité du wedge faillure .....................................................................28
II.9.4. Analyse du wedge faillure 𝟑𝟕.................................................................................29
II.9.5. Analyse du wedge faillure en tenant compte de la cohésion, la friction et la
pression de l'eau 𝟏𝟑𝟒 ........................................................................................................31
II.9.6. Diagrammes de stabilité du coin pour la friction seulement 𝟐 ...............................34
II.9.7. Analyse complète du wedge : données pour une analyse complète 𝟐𝟒 .................35
II.10. Conclusion.......................................................................................................................37
CHAPITRE III .......................................................................................................................... 38
ETUDES GEOSTRUCTURALE ET MECANIQUE DES FORMATIONS GEOLOGIQUES
DU MASSIF I ........................................................................................................................... 38
III.1. Introduction ......................................................................................................................38
III.2. Données structurales du massif VIII ................................................................................39
III.2. Traitement données structurales du massif I....................................................................44
III.2.1. Logiciel Dips 5.1 ...................................................................................................44
P a g e | 104