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Introduction à la liturgie catholique

La liturgie est un ensemble d'actes et de symboles permettant à l'Église de transmettre la connaissance de Dieu et d'aider les fidèles à lui rendre un culte. Les acteurs de la liturgie, allant du ministre au sacristain, jouent des rôles essentiels dans cette célébration, chacun servant l'assemblée au service de l'Église. Le temps liturgique est structuré en cycles, notamment le cycle de Noël et le cycle de Pâques, chacun ayant ses propres significations et célébrations.

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Introduction à la liturgie catholique

La liturgie est un ensemble d'actes et de symboles permettant à l'Église de transmettre la connaissance de Dieu et d'aider les fidèles à lui rendre un culte. Les acteurs de la liturgie, allant du ministre au sacristain, jouent des rôles essentiels dans cette célébration, chacun servant l'assemblée au service de l'Église. Le temps liturgique est structuré en cycles, notamment le cycle de Noël et le cycle de Pâques, chacun ayant ses propres significations et célébrations.

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MODULE 1

PRESENTATION GENRALE DE LA LITURGIE ET SES ACTEURS

1. La liturgie
La liturgie est un ensemble d’actes, de symboles et de paroles par lesquels l’Eglise
transmet la connaissance de Dieu aux hommes et les aide à lui rendre un culte.
On peut donc dire que la liturgie met l’homme en contact avec Dieu.

2. Les acteurs
Nombreux sont les acteurs de la liturgie, du ministre qui préside au sacristain, en passant
par les fleuristes, l'organiste, le chantre, les servants d'autel, la chorale, les lecteurs,
etc…. jusqu’à l'assemblée elle-même. Chacun accomplit une tâche qui ne saurait être
une simple exécution. Dans la liturgie, l’être tout entier est engagé tant dans
l’accomplissement de son service que dans sa relation aux autres acteurs. Servir, dans
l’acte liturgique, revient à suivre le Christ serviteur ; donc à se mettre à l’écoute de
l’autre pour que l’Esprit du Christ advienne et que l’assemblée rencontre son Seigneur.
La liturgie n’est pas au service de tel ou tel acteur ; chaque acteur est serviteur de
l’assemblée, elle-même au service de l’Église pour les hommes.

3. Le temps liturgique
De même qu'il existe une année légale ou civile commençant le 1er janvier, il y a pour
l'Église une année appelée « liturgique », qui commence le 1er (premier) dimanche du
temps de l'Avent et s’achève en la solennité de Christ Roi de l’univers qui marque le
34ème et le dernier dimanche du temps ordinaire.
Il se compose de deux grands cycles :
-Le cycle de Noël et le cycle de Pâques. Entre ces deux cycles, il y a un temps de 33 à
34 semaines, qu’on appelle temps ordinaires. C’est le temps pendant lequel l’Eglise est
invitée à continuer l’œuvre du Christ dans les combats et la prière en vue du
royaume.

3.1. Le cycle de Noël : Comprend le temps de l’Avent et le temps de Noël

a. Le temps de l’Avent. L’Avent est le temps de la joyeuse attente.


Il comprend 4 semaines et débute quatre dimanches avant Noël et finit le 24 décembre
en fin d’après-midi.
Pendant ce temps de l’Avent nous célébrons chaque 08 décembre de l’année, la
solennité de l’immaculée conception de la Vierge Marie.
NB : le troisième dimanche de l’Avent est appelé dimanche de la joie ou dimanche du
Gaudete.
b. Le temps de Noël
Le temps de Noël est la période du calendrier liturgique catholique allant de Noël au
Baptême du Christ. Elle dure trois semaines et prend fin à la fête du Baptême du
Seigneur.
La Solennité de la Nativité du Seigneur ou la Noël, est célébrée le 25 décembre de
chaque année. C’est un temps de joie et de fête.
le dimanche après la solennité de la Nativité du Seigneur nous fêtons la Sainte Famille
de Nazareth…

Si Noël est célébré le 25 décembre, il se déploie dans une octave, c’est-à-dire durant huit
jours (L’Église y commémore saint Etienne premier martyr, saint Jean l’Évangéliste et
les saints Innocents), qui s’achève le 1er janvier avec la célébration de Marie, mère de
Dieu.
Vient ensuite la fête de l’Épiphanie qui signifie « manifestation de Dieu » : après la
naissance de Jésus les trois mages, Balthazar, Gaspard et Melchior viennent l’adorer.
Cette fête est fixée au 6 janvier ou au dimanche situé entre le 2 et le 8 janvier. Le
baptême du Seigneur, première manifestation publique du Christ, est ensuite fixé le
prochain dimanche disponible après l’Épiphanie.

3.2. Le Temps ordinaire est divisé en deux parties.

La première partie commence après le baptême de Jésus et finit le mardi avant le


mercredi des Cendres.
La deuxième partie débute le lundi après la Pentecôte et va jusqu’à la veille du 1er
dimanche de l’Avent.

3.3. Le cycle de Pâques : comprend le temps de carême et le temps de


pâques

a. Temps de carême – temps de Conversion et de Pénitence, de Jeûne,


d’Aumône et de Prière, temps de préparation à la fête de Pâques.
Commence le mercredi des Cendre et finit le mercredi de la semaine sainte. Il dure
05 semaines.
Le quatrième (4ème) dimanche de carême est appelé dimanche de la joie ou du Laetare.
NB : Pendant le temps de Carême on ne dit pas l’alléluia, en lieu et place on dit plutôt
(ta parole Seigneur est vérité et ta loi délivrance) on ne chante pas de l’hymne de
louange (le Gloria), on ne fleurit pas l’église, car c’est un temps de sacrifice et de
pénitence.
La semaine sainte qui débute au lendemain de la grande fête de rameaux (qui nous
rappelle l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem) et s’achève le jour de pâques.
Pendant la semaine sainte nous avons la messe Chrismale (le mardi de de la semaine
Sainte) au cours de laquelle l’Evêque ou le Cardinal bénit les huiles qui serviront aux
différents sacrements (huile des catéchumènes, huile des malades, le saint chrême), pour
les baptêmes, la confirmation et le sacrement de l’ordre.

b. Le temps de Pâques
Commence par le Triduum Pascal (période de trois jours entre la messe du jeudi saint
au dimanche de pâques), débute avec la Cène du Seigneur, le jeudi Saint, jour de
l’institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce.
Le vendredi saint, jour de la célébration de la Passion et de la mort de Jésus. C’est le
seul jour de l’année où l’on ne célèbre pas de messe. A 15 heures une action liturgique a
lieu.
Le samedi soir, nous célébrons solennellement la veillée pascale sommet de la
liturgie.
Le dimanche de Pâques ou dimanche de la Résurrection (une vie nouvelle en Christ).
L’octave de pâques désigne les 8 jours entre le dimanche de pâques et la fête de la
divine miséricorde.
Le temps pascal dure 50 jours.

Le 2ème dimanche de Pâques est appelé dimanche de la Divine Miséricorde.


La fête de pâques s’étend jusqu’à la pentecôte qui est célébré 50 jours après Pâques.
Ressuscité, au bout de 40 jours, Jésus retourne au Père : c’est l’Ascension du Seigneur ;
solennité qui est célébré au 6ème dimanche de Pâques précisément les jeudis de chaque
année. Dix (10) jours après, le Père nous envoie le Paraclet, le défenseur… C’est la
Pentecôte.

Nous entamons le 2ème cycles du temps ordinaire rythmé par les mémoires, les fêtes des
saints Apôtres et martyrs et les solennités de la Sainte Trinité, du Saint Sacrement
(fête Dieu), de la Nativité de Saint Jean Baptiste, du Sacré Cœur de Jésus, de Saint
Pierre et Saint Paul Apôtres, de l’Assomption de la Vierge Marie, de la Toussaint et
du Christ Roi de l’Univers.

4. Dénomination des années liturgiques


La lecture de l’ensemble des textes liturgiques du dimanche s’étale sur trois ans, appelé
année A, B, et C.
A chaque jour de l’année est associé un passage des Evangiles.
Les lectures des Evangiles sont prises chaque année dans un même évangile, parmi les
trois évangiles dits Synoptiques (Les trois évangiles de Matthieu, Marc, et Luc ont une
narration très semblable qui permet de les « voir ensemble » et de les comparer).

Année liturgique Evangile correspondant


A Mathieu
B Marc
C Luc

L’Evangile écrit par Jean ne fait pas partie des « évangiles synoptiques »
Il est lu tous les ans à Pâques et est utilisé pour d’autres temps liturgiques, comme
l’Avent, Noël, le Carême et certaines solennités.
Tous ces textes sont regroupés dans le lectionnaire.
Nous avons le lectionnaire du dimanche et le lectionnaire de semaine.
Pour les messes de semaine, deux jeux de textes sont prévus, distinguant les (années
paires et les années impaires)
5. Les couleurs de la liturgie
Voici un tableau récapitulatif des principales couleurs liturgiques et de leur utilisation :

Couleur Signification Utilisation

Blanc Pureté, Gloire divine Noël, Pâques, fêtes mariales

Rouge Sang, feu, martyre Pentecôte, fêtes des martyrs

Vert Espérance, croissance Temps ordinaire

Violet Pénitence, attente Avent, Carême

Noir Deuil et espérance Office des défunts

Rose Joie dans la pénitence 3e dimanche de l’Avent, 4e dimanche


de Carême

6. Les vêtements liturgiques


Les vêtements liturgiques, ou parements, sont bien plus que de simples habits portés
par les prêtres lors des cérémonies religieuses. Ils revêtent une signification symbolique
profonde et jouent un rôle important dans la liturgie catholique.
Les principaux vêtements et leur signification

L’aube symbolise la pureté et la sainteté,


La ceinture (ou cordon) représente la vertu de la maîtrise de soi,
L’étole distingue le célébrant et symbolise l’immortalité,
La chasuble est le vêtement principal du prêtre pour la messe.
LA CELEBRATION EUCHARISTIQUE ET SON
DEROULEMENT (LA MESSE)

1. Historique
La messe est un mémorial (Lc22, 12-20. 1co11, 20-33.). C’est un rendez-vous d’Amour
avec Dieu.

2. Les différentes parties de la messe


La messe comporte en une seule et même action deux parties intimement liées : liturgie
de la parole et liturgie de l'Eucharistie, entourées par le moment de l'accueil au début et
celui de l'envoi à la fin.

2.1 Rites initiaux précédant la liturgie de la parole.

A. Le chant et la procession d’entrée

La procession symbolise le chemin que parcourt l’Église pèlerine jusqu’à la Jérusalem


céleste. Lorsque le prêtre arrive à l’autel, il le baise et, le cas échéant, l’encense.
L’encensement est un symbole de vénération, de purification et de sanctification.

B. La salutation à l'autel du prêtre célébrant

Avant la salutation, il fait le signe de la croix. Salutation liturgique : la grâce de Jésus,


le Christ notre Seigneur, l’amour de Dieu le père, et la communion de l’Esprit Saint,
soient toujours avec vous. L’assemblée répond :
Et avec votre esprit.

C. L’acte pénitentiel (confiteor)

Ensuite, nous nous reconnaissons devant Dieu, pécheurs et faibles.


Le prêtre implore : « Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde, qu'il nous pardonne
tous nos péchés et nous conduise à la vie éternelle ».
L’assemblée répond : « Amen ».
✓ Chant du Kyrie.

D. Le Gloria,

Le dimanche, aux fêtes – d’obligation ou pas – et aux solennités.


Nous louons Dieu et reconnaissons combien nous avons besoin de Lui.

E. La prière d’ouverture
Également appelée "collecte", elle est prononcée exclusivement par le prêtre.
2.2 Liturgie de la parole = Première partie

La liturgie de la parole est un dialogue entre Dieu et son peuple assemblé. Elle est
constituée par les lectures tirées de la sainte écriture, l’homélie, la profession de foi
(Credo) et la prière universelle (dimanche ou solennité).

Comment se lisent les lectures ? Le lecteur va à l’ambon tandis que les fidèles s’assoient.
On ne dit pas « Première lecture » ou « Deuxième lecture », mais on les lit directement.
Elles s’achèvent avec la phrase : « Parole du Seigneur ». On ne dit pas : « C’est parole
de Dieu », car cette expression n’est pas une précision, mais une confession de foi.

A. La première lecture

Elle sera toujours tirée de l’Ancien Testament.

B. Le psaume responsorial

C’est un texte biblique par lequel Dieu parle à son peuple.

C. La deuxième lecture

Elle sera toujours tirée du Nouveau Testament, sauf pour certaines fêtes – d’obligation
ou pas – et solennités.

D. L'Alléluia

Les fidèles se lèvent. L'Alléluia en hébreu : "Louez Dieu". Il s'agit d'une acclamation de
louange et de joie de la Parole de Dieu qui va être lue ou la présence de Dieu à travers sa
Parole. Il est chanté en tout temps en dehors du Carême.

E. La proclamation de l’Évangile

Le cas échéant, on encense l’évangéliaire.


Seul le prêtre ou le diacre peut le lire.
L'évangile est alors acclamé comme présence même du Christ vivant : "Louange à toi,
Seigneur Jésus".

F. L’Homélie

Les fidèles s'assoient. Le prêtre ou le diacre met en relation les textes des Écritures avec
la vie quotidienne des fidèles, l'enseignement de l’Église ou le sens de la célébration en
cours (mariage ou obsèques, par exemple).

G. Le Credo

Les fidèles se mettent debout.


Du latin "je crois". Il s'agit de la profession de foi que récitent les fidèles, le dimanche et
les jours de fête, pour signifier leur adhésion à la parole de Dieu et à sa présence.
Il en existe deux formulations : le symbole des Apôtres (né au IIe siècle), le plus ancien
et le symbole de Nicée-Constantinople (325-381), issus des grands conciles qui
affirmèrent la divinité du Christ.

H. La Prière universelle ou la prière des fidèles

Les intentions seront habituellement au nombre de quatre : pour les besoins de l'Église ;
pour les dirigeants des affaires publiques et le Salut du monde entier ; pour ceux qui sont
accablés par toutes sortes de difficultés ; et pour la communauté locale. Toutefois, dans
une célébration particulière, comme une confirmation, un mariage ou des obsèques,
l'ordre des intentions pourra s´appliquer plus exactement à cette occasion particulière.

2.3 Liturgie eucharistique = Deuxième partie


Les fidèles restent assis.

A. Le chant d’offertoire

B. La procession des offrandes

C. La présentation du pain et du vin et de l’eau et de l’offrande –


l’aumône des fidèles

Dans cette partie de la messe, on apporte à l’autel les offrandes, le pain et le vin. Le
prêtre les présente à Dieu en les offrant afin qu’ils deviennent le Corps et le Sang du
Christ.

D. Le lavement des mains

Un servant verse un peu d'eau sur les mains du célébrant, pour signifier la nécessaire
purification intérieure pour se présenter devant Dieu.

E. L’invitation à prier

« Prions ensemble au moment d'offrir le sacrifice de toute l'Église. » Les fidèles se


mettent debout et répondent : « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ».

F. La prière sur les dons

L'offertoire se conclut par une prière sur les offrandes. Puis vient l'ouverture, appelée
préface, à la prière eucharistique. Elle s'achève par le Sanctus, chant en l'honneur de la
grandeur et de la sainteté de Dieu.

G. La prière eucharistique

✓ La préface
L’action de grâce dans laquelle le prêtre, au nom de tout le peuple saint, glorifie Dieu le
Père et lui rend grâce pour toute l'œuvre de salut.
✓ L’acclamation
Toute l'assemblée, s'unissant aux chœurs célestes, chante le Sanctus. Cette acclamation
est proclamée par tout le peuple avec le prêtre.
✓ L’épiclèse
Il s'agit d'une invocation à l’Esprit Saint pour la consécration des espèces eucharistiques.
✓ Le récit de l'Institution et la consécration
Les fidèles qui le veulent s’agenouilleront. Ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas
s’agenouiller feront une inclination profonde pendant que le prêtre fait la génuflexion
après la consécration. Le cas échéant on encense le Corps et le Sang du Christ en les
élevant. Dans une longue prière, le célébrant fait mémoire de la Cène, le dernier repas de
Jésus, et prie Dieu de faire reposer sur l'assemblée et sur les dons (le pain et le vin) son
Esprit, pour qu'ils deviennent corps et sang du Christ. Au cœur du récit de la Cène, il ne
parle plus à la troisième personne, mais à la première : il ne dit pas "Ceci est le corps de
Jésus", mais les paroles de Jésus lors de son dernier repas : "Ceci est mon corps".

L'Eucharistie est un "sacrement", à la fois signe et présence réelle de ce qu'il célèbre : la


mort et la résurrection de Jésus. Le pain et le vin deviennent, dès lors, dans la foi
catholique, "présence réelle", corps et sang du Christ. Le moment essentiel de la
célébration est au cœur de cette prière ce que l'on appelle la consécration, paroles et
gestes dans lesquels le pain et le vin deviennent "corps et sang du Christ". Le Christ est
en effet dès lors réellement présent.
✓ L’acclamation de l’assemblée
Le prêtre :
« Il est grand le mystère de la foi. »
Les fidèles répondent :
« Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus... »
Ceux qui se sont agenouillés se lèvent.
✓ L’anamnèse
Par laquelle l'Église fait mémoire du Christ Lui-même, célébrant principalement le
mémorial de sa Passion bienheureuse, de sa glorieuse Résurrection, et de son Ascension
dans le Ciel. Le prêtre dit :
« En faisant mémoire de ton Fils… »
✓ L’oblation
Offrande du pain de Vie et du calice du Salut. Par laquelle l’Église offre au Père, dans le
Saint-Esprit, la victime sans tâche.
✓ Les prières d’intercession
Par lesquelles on exprime que l'Eucharistie est célébrée en union avec toute l'Église,
celle du Ciel comme celle de la terre.
✓ La doxologie finale
Exclamation propre au prêtre. Le prêtre dit :
« Par Lui (le Christ), avec Lui et en Lui … »
Elle exprime la glorification de Dieu ; elle est ratifiée et conclue par l'acclamation du
peuple : "Amen".

H. Les rites de Communion

Du latin "communio", qui appartient à plusieurs. On désigne par ce terme la réception du


corps du Christ, présent dans l'hostie, conformément à l'appel de Jésus : "Prenez et
mangez". Une union intime s'établit entre le fidèle et Dieu.
Pour la recevoir, le fidèle doit : être dans une disposition adaptée (et en tout premier
lieu avoir fait sa "première communion"), ne pas avoir conscience de péchés graves, ne
pas afficher ouvertement et publiquement un désaccord avec l'enseignement de
l’Église, être à jeun d'une heure avant la communion

✓ Le Notre Père

Prière dite par les fidèles avec le prêtre. Le Notre Père est la prière chrétienne par
excellence. Elle est récitée ou chantée, en préparation à la communion.

✓ L’embolisme

Prière propre au prêtre qui développe la dernière demande du Notre Père pour toute la
communauté des fidèles, la libération de l’emprise du Mal. Le peuple conclut par la
doxologie : « Car c'est à Toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour
les siècles des siècles ».

✓ Le rite de la paix

Les fidèles reçoivent ensuite la paix, la paix qu'est le Christ, que le célébrant demande de
façon particulière en cet instant dans une prière

L'Agnus Dei et la fraction du pain

Le prêtre rompt le pain consacré et met dans le calice une parcelle de l’hostie
(commixtion ou immixtion), en disant une prière à voix basse, pour signifier l’unité du
Corps et du Sang du Seigneur dans l’œuvre du Salut, c’est-à-dire le Corps du Christ
Jésus, vivant et glorieux dans l’œuvre de la Rédemption.

✓ Le rite de la procession de communion et le chant de communion

Le chant de communion, auquel tous doivent s’unir qu’ils communient ou pas, se


prolonge tant que la communion des fidèles n'est pas achevée.

Avant de communier, nous faisons un acte d’humilité et de foi. Le prêtre fait une
génuflexion, prend le pain consacré et le tenant au-dessus de la patène, le montre aux
fidèles en disant :

« Heureux les invités au repas du Seigneur ! Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le
péché du monde ».

Les fidèles répondent : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis
seulement une parole et je serai guéri », utilisant les paroles du centurion de
Capharnaüm quand il se reconnaissait indigne de recevoir Jésus dans sa maison.

✓ Un certain temps de silence

Lorsque le dernier fidèle, a communié et que le prêtre a porté la réserve dans le


tabernacle, les fidèles s’assoient ou s’agenouillent et suit un temps de prière
personnelle.
✓ La prière après la communion

Tous les fidèles se mettent debout. Le prêtre implore les fruits du mystère célébré.
Pour achever la prière du peuple de Dieu et conclure tout le rite de communion.

✓ Moment pour de brèves annonces paroissiales, si elles sont nécessaires.

2.4 Les rites de conclusion


A. La bénédiction

Le peuple reçoit la bénédiction du prêtre en se signant en silence. Le célébrant envoie


l'assemblée partager et répandre la Bonne Nouvelle qu'elle vient de célébrer.

B. Le chant final

Après le chant, les fidèles peuvent sortir de l’église.

2.5 Appendice
✓ Les prières privées du prêtre

Elles se font en silence à différents moments de la messe. Au moment de l’acte


pénitentiel, avant de proclamer l’Évangile, après l’Évangile, au moment de se laver les
mains, de l’immixtion, après l’Agnus Dei, au moment de la communion, etc.

✓ Les silences pendant la messe

Le silence doit être observé en son temps. Sa nature dépend du moment où il trouve
place dans chaque célébration. Par exemple, pendant l’acte pénitentiel et après
l’invitation à prier, chacun se recueille ; après une lecture ou l’homélie, on médite
brièvement ce qu’on a entendu ; et après la communion, on loue Dieu dans son cœur et
on prie.

3. Rôle du Lecteur
Dans l’Eglise catholique romaine, le terme « lecteur » désigne la personne chargée de
proclamer les textes bibliques lors de la messe sauf les évangiles réservés au diacre ou au
prêtre. En l’absence de psalmiste, il récite les psaumes entre les lectures.
« En l’absence de lecteur institué, des laïcs peuvent être chargés de proclamer la Sainte
Ecriture. Ils doivent être accomplis pour cette fonction et soigneusement préparés pour
que leur lecture conduise leurs auditeurs à une douce et sincère affection des Ecritures
Saintes. »
Pour se préparer à ces tâches, il doit méditer assidument les Saintes Ecritures.
Quelques pistes pour mieux proclamer la parole de Dieu.
A. Préparation

✓ Articuler au moins une fois le texte pour éviter les pièges phonétiques.
✓ Comprendre le sens du texte et connaître le contexte de la célébration.
✓ Saisir l’architecture du texte, ses articulations, ses sommets, sa pointe.

B. La lecture

✓ Prendre une position stable au lieu prévu. Regarder l’assemblée en


attendant l’attention.
✓ Lire le titre et laisser un silence.
✓ Savoir qu’on tend toujours à aller trop vite. Se mettre dans la peau des
auditeurs qui découvrent le texte.
✓ Savoir-faire silence. Un silence long pour le lecteur est court pour
l’auditeur.
✓ Eviter de « chuter » à tous les tournants de phrases, ou plus encore à la fin
du texte : la lecture appelle une suite.
✓ Prononcer les e muets.

✓ Eviter le ton chantant, faussement accrocheur ; le ton théâtral fait écran à


Dieu.
✓ Au terme de la lecture, ne pas partir comme à la fin d’une corvée.

C. Un art original

La lecture des textes liturgiques diffère de la lecture publique courant. C’est


que le lecteur ne dit pas sa parole, mais celle de Dieu.

Bonhoeffer écrivait :
« On s’apercevra bientôt qu’il n’est pas facile de lire la bible aux autres. Plus
l’attitude intérieur vis-à-vis du texte sera dépouillée, humble, objective, plus la
lecture sera adéquate…Une règle à observer pour bien lire un texte biblique, c’est
de ne jamais s’identifier avec le ʺjeʺ qui s’y exprime. Ce n’est pas moi qui
m’irrite, qui console, qui exhorte, mais Dieu.

Certes, il n’en résultera pas que je lirai le texte en prenant un ton monotone et
indifférent : au contraire, je le ferai en me sentant moi-même intérieurement
engagé et interpellé. Mais toute la différence entre une bonne et une mauvaise
lecture apparaîtra lorsqu’au lieu de prendre la place de Dieu, j’accepterai tout
simplement de le servir.
Sinon, je risque…d’attirer l’attention de l’auditeur sur ma personne et non sur la
parole : c’est le vice qui menace toute lecture de la Bible… »

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