Fours tubulaires : caractéristiques et fonctionnement
Fours tubulaires : caractéristiques et fonctionnement
2. Echange thermique.
2
1. Utilisation et Caractéristiques générales des fours tubulaires.
Les usages des fours tubulaires sont multiples mais chaque cas nécessite une étude
particulière dans le but de concevoir le four le plus économique et le mieux adapté aux
conditions imposées.
Un four tubulaire est conçu et calculé pour permettre de transférer au fluide une quantité de
chaleur donnée par heure; le débit et les températures d’entrée et de sortie étant fixes à
l’avance .
Il faut donc faire apparaître dans le four une quantité de chaleur suffisante, à la température
voulue, pour réchauffer le fluide et compenser les pertes, et transférer la chaleur disponible au
fluide dans des conditions telles que celui-ci ne soit pas détérioré.
Le four doit donc être avant tout agence en vue de la combustion d’une quantité suffisante de
combustible .Il devra comporter les brûleurs nécessaires ; ceux-ci devront pouvoir être
alimentés en combustible et en air.
Dans la plus part des fours de raffinerie, l’admission de l’air de combustion dans le four est
obtenue par la dépression qui règne à l’intérieur du four. Cette dépression est elle même due
au tirage de la cheminée.
3
Four cylindrique
Four Cabine
4
2. Echange thermique.
Les échanges thermiques à l’intérieur du four se font à la fois par les trois mécanismes de la
radiation, de la convection et de la conduction.
Les produits de la combustion cèdent leur chaleur aux tubes par radiation et convection ;à
travers les parois de tubes ,le transfert se fait par conduction ; à l’intérieur des tubes, c’est la
convection qui intervient de nouveau ;enfin ,les pertes calorifiques à travers les murs du four
se font par conduction. Le phénomène le plus important à prendre en considération est la
radiation des produits de convection .
Cependant ,l’histoire des fours tubulaires montre que l’intérêt de ce phénomène a d’abord été
négligé .Les premiers fours construits étaient pratiquement des fours à convection .Dans ce
type de four ,les premières rangées de tubes exposées à la flamme absorbaient la chaleur à un
taux très élevé alors que les tubes situes près de cheminée n’en absorbaient que très peu. Si
l’on retirait la première rangée , c’étaient les tubes de la seconde qui étaient surchauffes et le
retrait des tubes ne faisait qu’aggraver le problème.
La véritable solution qui est celle actuellement utilisée dans les fours modernes est
d’augmenter le nombre de tubes exposés à la radiation et limiter à une valeur raisonnable la
qualité de chaleur qu’ils absorbent par unité de surface.
D’une façon générale, les fours comportent les parties principales suivantes :
3.1-Charpente et casing :
Le four tubulaire est constitué d’une enveloppe métallique de formes diverses, souvent
parallélépipédique ou cylindrique.
Le four comporte une zone dite « zone de radiation » constituée essentiellement d’une
chambre de combustion dans laquelle des tubes sont exposés à la flamme et reçoivent la
chaleur principalement par radiation des produits de combustion La température des fumées à
la sortie de la zone de radiation est élevé (700°c à1100°c) et donc le rendement est faible (de
l’ordre de 50% du pouvoir calorifique inférieur ‘PCI’).
Une fraction de l’échange se fait également par convection entre les fumées et les tubes . Cette
zone si elle existe, est installée à la sortie des fumées de la chambre de combustion. Elle est
constituée d’un faisceau de tubes placés en quinconce, perpendiculairement ou parallèlement
à la direction des fumées. Dans les deux cas, on cherche à obtenir une vitesse assez grande pur
les fumées, de façon à augmenter le coefficient d’échange .
Ces tubes peuvent être garnis d’ailette ou d’aiguilles, afin d’augmenter la surface d’échange
du coté des fumées, qui est généralement le fluide présentant la résistance thermique la plus
forte.
Le rendement de la zone de convection est, bien entendu, supérieur à celui d’un four ne
comportant qu’une zone de radiation .Le rendement dépend de la température d’entrée du
fluide chauffé (on ne peut pas refroidir des fumées en dessous de la température du fluide
froid), mais également de l’importance de la surface d’échange que l’on a installée.
5
L’enveloppe métallique du four doit être suffisamment renforcée pour résister aux actions du
vent et supporter le faisceau tubulaire .Elle est constituée d’une ossature en charpente et de
tôles boulonnées ou soudées sur cette charpente .Comme , en général ,la chambre de
combustion est en dépression par rapport à l’atmosphère du fait du tirage de la cheminée
,cette enveloppe doit être suffisamment étanche pour éviter l ’ entée de l’air parasite qui aurait
un effet préjudiciable sur le rendement du four.
Les parois intérieures du four, particulièrement celles de la chambre de combustion, sont
protégés contre l’effets de la température par un garnissage réfractaire et isolant qui, en outre,
a pour but de réduire les pertes de chaleur à l’extérieur.
Le plancher de la zone de combustion constitue la sole du four ; elle est aussi, recouverte
d‘une couche de produits réfractaire et isolant. Les parois verticales (ou la sole dans les fours
verticaux) sont percées dans lesquels sont placés les brûleurs .Un certains nombre de regards
permettent d’observer la combustion, la forme des flammes, la tenue des tubes ;des portes
d’accès à l’intérieur du four sont aussi ménagées dans les parois .
Ces regards et ces portes doivent être hermétiquement clos lorsque le four est en service .
Enfin, les fumées quittent le four par l’intermédiaire de la « cheminée » en passant, le cas
échéant, par le réchauffeur d’air .La cheminée de forme cylindrique peut être située
directement sur le four ou sur une fondation séparée .
La conduite amenant les fumées à la base de la cheminée s’appelle ‘carneau ‘.Le rôle de la
cheminée est multiple . Son premier but est de conduire les fumées dans l’atmosphère à une
hauteur telle, qu’elles ne risquent pas de gêner le voisinage : ceci est important, en particulier
dans les installations très resserrées où les cheminées des fours doivent être plus élevées que
les colonnes voisines. Mais, la cheminée, par son tirage, met la chambre de combustion en
dépression et provoque ainsi l’entrée de l’air nécessaire à la combustion par les volets d’air
des brûleurs .Ses dimensions, hauteur et diamètre, doivent donc être calculées pour obtenir ce
tirage. La cheminée est souvent protégée intérieurement, au moins dans sa partie basse où les
fumées sont encore très chaudes, par une couche de béton réfractaire, ce qui permet de la
construire en acier ordinaire .Quand la cheminée est de grande
hauteur, elle est quelquefois construite en béton .A sa base, on trouve souvent un registre qui
permet de régler le tirage .Ce registre doit être construit en acier résistant à la température des
fumées.
Les principaux éléments de la construction des fours sont : fondation ; cadre métallique
portant la charge des tuyaux ; toit ; chapelles ; escaliers ; chemise réfractaire, isolation
thermique ; serpentin tubulaire composé de tubes sans soudure sans joint d’une longueur
jusqu’à 24 m, du diamètre 60-219 mm ; plaques tubulaires, pendentifs ; appareils à
combustion (brûleurs), etc.
6
Les fibres céramiques réfractaires (FCR) répondent également à une classe définie par la
directive Européenne n°97/69/CE
du 5 décembre 1997, publiée au Journal Officiel des Communautés Européennes (JOCE) L-
343 du 13 décembre 1997, transposée par arrêté du 28 août 1998 comme des « Fibres (de
silicates) vitreuses artificielles à orientation aléatoire et dont le pourcentage pondéral
d’oxydes alcalins et d’oxydes alcalino-terreux ([Na2O] + [K2O] + [CaO] + [MgO] + [BaO])
est inférieur à 18 % ».
L’adjonction de zirconium augmente le caractère réfractaire. Les FCR restent relativement
difficiles à manufacturer. Elles se limitent principalement au marché d’isolation pour haute
température (principalement industriel) dont les températures maximales d’utilisation se
situent entre 1 250 et 1 450 °C. Elles sont appréciées pour leur commodité d’utilisation et leur
faible inertie thermique impactant sur la consommation d’énergie dans les industries des
hautes températures. Les industriels soulignent les multiples avantages liés à ces fibres,
notamment :
Une utilisation continue pour des températures pouvant atteindre 1 450 °C.
Une faible conductivité thermique et un faible poids.
Une faible capacité calorifique et une faible accumulation de chaleur .
Une résistance aux variations de températures et une stabilité chimique.
Une bonne aptitude au façonnage.
Une bonne isolation électrique .
Un coût raisonnable et une offre de produits variés.
Il existe de nombreuses dispositions des tubes, dans les zones de radiation et de convection, et
d’une zone par rapport à l’autre. Il en résulte de nombreux types de fours. On peut, toutefois,
distinguer les différentes catégories suivantes:
7
8
Les fours dits « boites » à tubes verticaux :
dans ces fours, la forme générale de la zone de radiation est celles d’un parallélépipède, les
tubes sont placés, dans la plus part des cas, circonférentiellement le long de la paroi intérieure
Les brûleurs verticaux sont disposés dans la sole du four. La zone de convection, placée au
dessus de la chambre, est constituée de tubes verticaux placés directement dans la cheminée,
ou de tubes horizontaux, en général très courts, situés dans une chambre spéciale entre la
chambre de combustion et la cheminée ..
9
Les fours à chauffage par murs radiants : La surface d’échange est placée dans le plan
médian de la chambre de combustion. Les brûleurs sont répartis sur les parois latérales
longitudinales.
10
L’enveloppe du four n’est pas parfaitement étanche, notamment suite au vieillissement et aux
nombreux passages de tubes. Pour des raisons de sécurité ou pour la sauvegarde du matériel,
l’intérieur du four est maintenu en dépression par rapport à l’air extérieur.
Cette dépression est, le plus souvent, obtenue par le tirage de la cheminée, ou quelquefois, par
un ventilateur de tirage. Ces organes sont placés directement au dessous de la zone de
convection, ou au sol à coté du four.
L’air de combustion est introduit dans les brûleurs, soit par la dépression régnant dans
chambre de combustion (brûleur à tirage naturel), soit à l’aide d’un ventilateur (brûleurs
soufflés). Pour assurer la combustion compète du combustible, un excès d’air, par rapport à la
valeur stœchiométrique, doit être ajouté. Cet excès d’air dépend, de la température de l’air de
combustion et principalement du combustible. Les valeurs d’excès d’air les plus couramment
admises sont, en pour-cent de l’air stœchiométrique:
11
4. Calcul de la combustion du four :
1 - Définitions :
Combustion neutre : combustion sans excès d’air, ni défaut d’air et sans imbrûlés.
Combustion oxydante : combustion effectuée avec excès d’air ; mais l’excès d’air
n’est pas une garantie de combustion complète (sans imbrûlés).
Impératifs de la combustion :
Elever la température des réactants à la température d’inflammation.
Conserver cette température d’inflammation, donc être dans les limites
d’inflammation.
Propager la combustion.
Vitesse de déflagration Vd :
C’est la propagation normale dans les brûleurs (ordre de grandeur de Vd : 1m/s).
La vitesse de déflagration dépend :
Du combustible (elle est environ trois fois plus pour l’hydrogène que pour les
hydrocarbures);
De la température initiale ;
Elle croit avec le diamètre du conduit et la turbulence.
2-La flamme :
La flamme est le volume dans lequel s’effectue les réactions de combustions ; il peut être,plus
grand que la partie visible qui est couramment considérée comme la flamme.
12
Les données de départ
Paramètres et conditions de service
Données
1 Débit de la charge, kg/h
2 Température d’entrée, °C
3 Température de sortie ,°C
4 Pression d’entrée, bars
5 Pression de sortie, bars
6 Pourcentage vaporisé ,%
7 Rendement ,%
8 Excès d’air
9 Température de l’air
combustible, °C
10 Humidité relative
Composition du combustible.
Constituant %molaire
N2 YN2
CO2 Yco2
C1 Yc1
C2 Yc2
C3 Yc3
iC4 iYc4
nC4 nYc4
iC5 iYc5
nC5 nYc5
Total ∑𝑛𝑖 𝑌𝑖 Yi
Caractéristiques physico-chimiques du combustible :
Poids moléculaire ( PM)
Pouvoir Calorifique Supérieur PCS
Densité
Température (°C)
Pression (bars)
Caractéristiques physico-chimiques du fluide à chauffer :
Densité
Poids moléculaire (g/mol)
Pouvoir calorifique S (Kcal/Kg)
Les calculs se font selon les étapes suivantes
Calcul de la combustion.
Bilan thermique du four.
Calcul de la zone de radiation.
13
Calcul de la zone de convection.
Calcul de la cheminée.
Etude énergétique de four
Pour effectuer le calcul de rendement de four, il faut déterminer plusieurs paramètres :
La quantité des fumées formées et celle de l’oxygène nécessaire pour la combustion.
Le pouvoir calorifique inférieur du gaz combustible (fuel gaz)
La valeur de l’excès d’air et la température des fumées.
La détermination des enthalpies aux différentes températures de travail pour le calcul de la
quantité de chaleur absorbée.
14
4.3. La quantité d’oxygène 𝒐𝟐 théorique nécessaire à la combustion
D’après la réaction de la combustion de fuel gaz:
𝟕 𝟏𝟑 𝟏𝟑
𝐐𝐭𝐡 = (𝟐 × 𝐘𝐜𝟏) + ( × 𝐘𝐜𝟐) + (𝟓 × 𝐘𝐜𝟑) + ( × 𝐘𝐢𝐜𝟒) + ( × 𝐘𝐧𝐜𝟒) + (𝟖 × 𝐘𝐢𝐜𝟓)
𝟐 𝟐 𝟐
+ (𝟖 × 𝐘𝐧𝐜𝟓)
La tension de vapeur d’eau à 20°C est égale à 23.8mmHg compte tenu de l’humidité 45%
𝐍𝐀𝐈𝐑 ×𝐏𝐇𝟐 𝐎
𝐍𝐇𝟐 𝐎 = (𝐏−𝐏𝐇𝟐 𝐎 )
Avec:
𝐏𝐇𝟐 𝐎 : la pression partielle de l′eau(23.8mmHg).
P: la pression atmosphérique (760mmHg).
NH2 O : la quantité de l’eau contenue dans l’air(Kmol).
N2 = 0.791×Lp= Kmol/100kmolgaz
15
Calcul du pouvoir calorifique
𝐧
∑ 𝐐𝐢. 𝐘𝐢
𝐢
16
𝑸𝒆−𝑸𝒇−𝑸𝒑
Ƞ% = x100
𝑸𝒆
𝐐𝐫𝐞𝐞𝐥 = 𝐐𝐚𝐛 /𝛈
17
5.6. Le débit de combustible:
𝐐𝐫𝐞𝐞𝐥
B=
𝐐𝐢𝐧𝐟
Qmf = B. mf
Qmf - Débit massique des fumées, Kg/s
B- Débit massique du combustible, Kg/s
mf- Masse des fumées , Kg de fumées / Kg de combustible.
Le nombre de bruleurs dans le four est déterminé à partir de débit de combustible brulé dans
un bruleur.
a) L’excès d’air de combustion : le débit des fumées s’accroît avec l’excès d’air aussi faible
que possible, tout en veillant à obtenir une combustion complète, sans imbrûlés ; on peut jouer
sur ce facteur par un réglage correct de la combustion, encore que, même avec des brûleurs
bien conçus, on ne puisse descendre en dessous d’une certaine limite car on risque d’avoir une
combustion incomplète dont les inconvénients sont :
D’abord la réduction du dégagement de chaleur par unité de poids de combustible brûlé, donc
une réduction du rendement contraire à l’effet recherché ;
La température des fumées dépend d’un très grand nombre de facteurs ; en fait, pour un excès
d’air donné, la température à laquelle les fumées sortent de la zone de radiation est déterminée
par charge thermique du four, la surface et la température des tubes .
18
L’aménagement d’une zone dite de convection, constituée d’un faisceau tubulaire placé sur le
trajet des fumées vers la cheminée, permet de récupérer une partie de a chaleur sensible de
celles-ci.
Dans certaines installations comme par exemple les unités de craquage la température
d’entrée de la charge dans le four sont telles qu’une zone de convection utilisant la charge
entrant au four aurait trop peu d’effet sur le rendement.
On peut alors utiliser les fumées pour réchauffer un autre produit plus froid comme par
exemple surchauffer ou même produire de la vapeur d’eau. Un autre procédé permettant
d’améliorer le rendement d’un four, s’il comporte déjà une zone de convection, et d’installer à
la suite de celle-ci un pré chauffeur d’air de combustion.
Les calories ainsi récupérés augmente la qualité de chaleur libéré par la combustion .Mais,
bien sur, il fait que les surfaces d’échange en radiation et convection soit alors calculées pour
permettre l’absorption de cette quantité de chaleur supplémentaire .Cependant, cet
investissement supplémentaire ne peut souvent se justifier que pour les fours de grande
capacité.
𝐐 𝐫𝐚𝐝
M =
𝐐𝐫é𝐞𝐥
Avec qrad : Taux de transfert de la chaleur pour les tubes de la zone de radiation.
On admet que
19
𝐪𝐫𝐚𝐝 =40000Kcal/h 𝒎𝟐
6.2. Débit volumique de la charge à l’entrée du four :
Donc :
𝐐𝐦
𝑸𝒗 =
𝛒𝐩
ou:
6.3. La vitesse de la charge par passe (on admet que le nombre de passe h=4)
𝑸𝒗
𝐕=
𝐃𝟐
𝐡𝛑 𝐢𝐧𝐭⁄𝟒
h- Nombre de passes.
Dext =0.128m
Dint =0.116m
Entre-axe (C=0.215)
Les tubes ont une longueur de 5.5m (estimée) la surface extérieur d’un mettre de tubes sera :
𝐅𝐞𝐱𝐭 = π 𝐃𝐞𝐱𝐭
La surface utile d’un tube :
𝐅𝐮= 𝐅𝐞𝐱𝐭𝐥 . 𝟓. 𝟓
Longueur utile totale de la zone de radiation :
𝐅𝐫𝐚𝐝
𝐋𝐮𝐭 =
𝐅𝐞𝐱𝐭
20
𝐅𝐫𝐚𝐝
𝐍𝐓 =
𝐅𝐮
𝐋𝐜𝐨𝐯 = (1+4) C
Ts = 385°C
Te = 950°C
21
7.5. Le calcul de coefficient de convection :
𝟐
⁄ 𝟎.𝟑
𝟎.𝟎𝟏𝟖𝐂𝐩 (𝐕𝐟 𝟑 .𝐓𝐦𝐨𝐲𝐟 )
𝛂𝐜𝐨𝐧𝐯= 𝟏⁄ 𝐊𝐜𝐚𝐥/𝐦𝟐 𝐡 °𝐂
𝐃𝐞𝐱𝐭𝟑
Où :
𝐂𝐏 =0.258+4.5.𝟏𝟎−𝟓 . 𝐓𝐦𝐨𝐲𝐟
𝛂𝐑 =0.022.𝐓𝐦𝐨𝐲𝐟 -2
𝐓𝐭𝐦 : la température moyenne des parois du tube nous l’estimerons à 50°C plus grande que
celle du fluide
Almur =2. C2 .l
Surface extérieur du tube dans une rangée
22
Nombre de tube dans une rangée : n=4
𝐀𝐥𝐭𝐮𝐛𝐞 =𝐅𝐮 ×4
𝛂𝐦 𝑨𝐥𝒎𝒖𝒓
E= ×
𝛂𝐜𝐨𝐧𝐯+𝛂𝐑+𝛂𝐦 𝐀𝐥𝐭𝐮𝐛𝐞
Fconv =76.20m2
𝑆𝑇 =Nconv . 𝐹𝑢
𝑁𝑟𝑎𝑑 +Nconv
Le nombre de rangée :
23
N
nrangée = s
4
9.1- Régulation :
La régulation dans les fours reste simple et se limite à des fonctions essentielles au contexte
pétrolier. Rappelons que ce contexte interdit, entre autre, d’utiliser dans toute la mesure du
possible des combustibles nobles pour brûler des produits secondaires, que la législation sur la
pollution interdit de rejeter à l’atmosphère sans qu’ils aient subis préalablement certains
traitements.
9.2. Fonctions:
La régulation dans les fours porte sur les fonctions suivantes :
Allure de chauffe en fonction de la température de sortie du fluide process.
Débit de fluide process dans le four.
Débit de vapeur de pulvérisation en fonction de la pression du combustible.
Proportionnalité air/combustible en fonction de l’indication de l’analyseur de l’O2 ou de
CO2 sur les fumées du débit combustible. S’il est possible d’adapter un dispositif fiable et
sans trop d’inertie avec les brûleurs à air soufflé, des difficultés subsistent au niveau de la
transmission mécanique avec les brûleurs à air induit dont l’adaptation reste encore
problématique. De plus, cette fonction est difficile à remplir valablement avec des
combustibles très différentiels et des caractéristiques variables.
Débit calorifique constant en fonction du PCI du gaz.
24
9.1.a- Principe :
Les principes de la régulation permettent d’assurer diverses fonctions. Ces diverses fonctions
restent simples et courantes. La régulation est dans la plus part des cas pneumatique et répond
aux principes généraux dont le plus classique est représenté sur le schéma de la figure .
Schéma
Ce schéma comprend :
Un capteur de température (TE)
Convertisseur transformant le signal électrique (mV) en signal pneumatique (PSI)
Un régulateur de température de produit sortant (TC) dans lequel le signal reçu est
comparé à un point de consigne, et transformé en signal modulé
Un servomoteur actionnant une vanne de régulation. A la demande de l’exploitant il
peut être ajouté :
Un enregistreur de température sur le régulateur (TRC).
Un indicateur de température prés de la vanne de réglage.
25
La pression en amant des faisceaux.
La température de fluide à la sortie du faisceau.
9.2-Instruments de contrôle :
9.2.1- Fonctions de contrôle :
Le contrôle dans les fours est constitué par un ensemble de fonctions dont l’importance est
grande. Elles permettent de s’assurer de la bonne marche du four et de déceler toutes les
anomalies de fonctionnement, lesquels peuvent être la conséquence d’un mauvais réglage ou
les avant-coureur d’une panne. Il est en effet possible de connaître approximativement la loi
du vieillissement d’un matériel dans le temps ou d’encrassement d’un faisceau au cours d’une
compagne. Toute évolution rapide en dehors de ces lois doit être la conséquence d’une
anomalie qu’il faudra rechercher, expliquer et supprimer. Tout ce travail repose sur les
fonctions de contrôle et d’alarme. Les fonctions de contrôle, avec ou sans alarme, portent sur
les points suivants :
Analyse des fumées.
Température de peau avec alarme possible.
Température des fumées.
Dépression de la chambre de convection-carneau.
Pression de l’air soufflé.
Pression du combustible.
Pression de la vapeur de pulvérisation.
Pression de la vapeur d’étouffement.
Opacité des fumées.
Température du produit.
Pertes de charge (encrassement interne).
Pertes de charge (encrassement externe).
Coloration des tubes.
Température des réfractaires.
Température du casing.
26
[Link] :
Les thermocouples sont utilisés pour assurer et indiquer la température. Cette indication peut
être également enregistrée et portée en salle de contrôle. Il existe deux fonctions distinctes
dans l’utilisation de ces appareillages :
Contrôle de température de peau des tubes.
Contrôle de température des fluides.
a. Thermocouples de peau :
Ils mesurent la température de la paroi extérieure des tubes. Cette mesure est plus ou moins
exacte selon la disposition de la soudure. On prévoit un ou deux thermocouples par passe en
zone de radiation et de convection aux endroits présumés les plus chauds.
10.1-fonctions de sécurité :
Les principales fonctions de sécurité sont citées ci-dessous :
Coupure des feux par pression du combustible basse.
Contrôle de flamme par pilotes ou cellules.
Surpression limitée par soupape, et portes d’explosion.
Verrouillage autorisent l’alimentation en air de combustion et en combustible
Ouverture du registre à la défaillance de la commande.
Alimentation en vapeur d’étouffement.
Alimentation en vapeur de protection à l’intérieur des tubes
Purge vapeur des cannes assurées par un système de verrouillage.
27
inflammable qui peut s’allumer au contact d’un point chaud ( pot de suies en ignition ,torche
d’allumage ou brûleur de soutien laissé en service ). La combustion brusque du mélange
donne lieu à une surpression instantanée importante pouvant produire de très graves dégâts.
Tout extinction des brûleurs qui dure plus de quelques seconds est détectée par des cellules
sensibles aux radiations des flammes des combustibles utilisés.
28
de sortie on peut avoir la possibilité d’effectuer des ajustements de débit et tous autres
ajustements qui ne sont pas possibles dans les conditions opératoires normales.
Lorsque la température de sortie atteint la température opératoire et que le four est en régime
normale, le passage du contrôle manuel au contrôle automatique peut être effectué. On doit
cependant continuer à surveiller soigneusement la marche du four.
[Link]êt du four.
Pour procéder à l’arrêt du four il est de nouveau nécessaire de passer en contrôle manuel. Le
taux de chauffe de chaque brûleur est normalement diminué sous contrôle manuel de manière
à abaisser la température de sortie d’environ 30°C en dessous de la température opératoire
normale. A ce niveau les brûleurs peuvent être arrêtés mais la circulation de la charge doit être
maintenue jusqu’à ce que la température de sortie devienne inférieure de 80°C environ à la
température opératoire normale.
En cas d’arrêts d’urgence nécessités par d’autres équipement que le four, il faut arrêter à la
fois les brûleurs et la circulation de la charge.
En cas d’arrêt d’urgence nécessité par le four, provenant d’une cause telle qu’une rupture de
tubes, tous les brûleurs doivent être immédiatement arrêtés ainsi que la circulation de la
charge. De la vapeur d’étouffement sera immédiatement introduite dans les serpentins et les
caissons en quantité suffisante pour refroidir le four et éteindre les feux résultant de la charge
qui a pu se répandre. Ne pas essayer de régler le registre en cas de rupture de tubes.
L’opération de séchage du four est faite pour éliminer l’eau contenue dans les réfractaires et
les isolants. Cette opération est faite avant la mise en route. Elle permet également de vérifier
le fonctionnement de certains éléments du four.
Une durée d séchage de 4 à 5 jours est recommandée, durant laquelle les températures du four
sont augmentées progressivement jusqu’à ce que le réfractaire soit complètement sec
L’humidité du réfractaire à proximité de la flamme disparaît très rapidement, tandis que
l’humidité profonde décroît graduellement pendant les 3 à 4 jours de la durée de l’opération.
Il est utile de bien purger hors du four la ligne de vapeur d’étouffement afin de ne pas y
introduire de l’eau lors de l’injection de vapeur, ce qui détériorait le briquetage et le béton de
la sole.
L’exécution du séchage comprend les opérations suivantes :
1. Ouverture en grand du registre de la cheminée et injection de vapeur d’eau dans le four par
tous les orifices de vapeur d’étouffement. Effectuer une purge à la vapeur pendant au moins
15 minutes avant d’allumer le premier brûleur.
2. Après évacuation de la vapeur d’eau, allumage d’un nombre suffisant de brûleurs pour
obtenir une température des fumées de 125 à 150°C à la voûte du four.
Cette température, atteinte à raison d’une montée de 10 à 15°C par heure, doit être maintenue
pendant 24h consécutives avant de poursuivre le séchage. Ne pas dépasser 540°C
En règle générale, au maximum un tiers du nombre total des brûleurs doit être en marche
pendant toute la durée du cycle de séchage.
29
Il est cependant souhaitable d’effectuer une permutation des brûleurs en marche de façon à ce
que pendant les 4 à 5 jours de la durée de séchage tous les brûleurs soient allumés afin de
vérifier à la fois la stabilité de leur flamme et bon fonctionnement.
Si le four doit être arrêté pendant une longue durée après le séchage, il est recommandé de
l’obturer soigneusement en fermant tous les registres des brûleurs, tous les regards, toutes les
portes d’explosion ainsi que les registres de la cheminée
L’efficacité des souffleurs de suie est malgré tout limitée puisque les tubes concernés
protègent leurs voisins de l’impact du jet de vapeur (on ne peut guère espérer atteindre plus de
3 rangées de tubes au-dessus et au-dessous de la lance). Cela conduit à la mise en place d’un
grand nombre de ramoneurs et par suite à une consommation de vapeur relativement
importante (environ 300kg de vapeur par ramoneur et par cycle). Les cycles de ramonage sont
de une fois par quatre à une fois par jour.
Une technique plus récente fait appel à l’émission d’infra -son par un tube de résonance. Cette
technique plus efficace (puisque les sons se propagent dans toute la zone de convection) dans
la mesure où les zones ne sont pas trop amortie par la géométrie du four et peu onéreuse
(absence de consommation de vapeur) est mise en œuvre avec une très grande fréquence (un
cycle de 2 minutes tous les quatre heures, par exemple).
Ce procédé consiste à nettoyer les tubes d’un four globalement par passes par l’action de l’air
et de la vapeur. Le décockage est habituellement divisé en deux phases désagrégation, brûlage
(Ecaillage et Combustion)
30
Exemple : Décockage du four .
Procédure :
Après arrêt de l’unité suivant la procédure.
Fermer les vannes de régulation du débit de charge et déplacer le contenu des
serpentins du four vers la colonne C1.
Inverser les coudes et insérer le circuit de décockage vers le ballon V3.
Allumer les pilotes
Isoler le système de bloc.
Augmenter la température dans la zone de convectionTI26 150°C.
A. début d’écaillage.
Renverser la direction du courant de vapeur chaque fois que la concentration des
particules de poussières du coke diminue.
Il est recommandé durant cette phase de :
Varier le débit de vapeur par réduction intermittente.
Injection d’un additif d’air pendant quelques minutes en surveillant constamment la
température des tubes
A contrôler la phase d’écaillage par une prise d’échantillon d’eau à la sortie du ballon
de lavage des gaz
Phase initiale- eau laiteuse
Phase d’écaillage, l’eau prend la couleur gris clair puis au fur et à mesure qu’augmente
l’écaillage les particules du coke sont enlevées pour donner une couleur noire à l’effluent
Fin de l’opération d’écaillage.
31
Si la couleur des tubes est rouge cerise augmenter le débit de vapeur ou diminuer le
débit d’air. La température de peau des tubes dans cette phase ne doit pas dépasser
550°C.
Quand on note qu’il n’y a plus de combustion on considère que le décockage de cette passe
est terminé.
Fermer l’air au serpentin
Répéter l’opération au serpentin N°2
Opération de décockage terminée.
Diminuer la température dans la zone radiante à raison de 100°C/h lorsque la
température dans la zone radiante ou de convection atteint 150°C.
Fermer la vapeur dans les serpentins
Fermer la vapeur au surchauffeur
Eteindre les brûleurs et pilotes
BIBLIOGRAPHIE
2] . Pierre WUITHIER. Raffinage et génie chimie (Tome 1 et 2). Edition Technip -1972-
4] .J.M. COULSON, J.F. RICHARDSON Chemical Engineering Volume 11. Edition
London 1976.
5]. J.P. MOULIN. Génie des Procédés .Génie Chimique Tome 1et 2. Ecole Centrale .Paris.
2004- 2005
32