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Dimensionnement et calculs d'un concasseur

Ce chapitre traite du calcul et du dimensionnement des pièces nécessaires au fonctionnement d'un système, en utilisant des méthodes analytiques et numériques. Il aborde des aspects tels que la détermination de la vitesse sur l'arbre excentrique, le choix du moteur, le dimensionnement de la poulie courroie, et la conception de la plaque de mâchoire. Enfin, il inclut des calculs pour le dimensionnement de l'arbre et les efforts des roulements.

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Dimensionnement et calculs d'un concasseur

Ce chapitre traite du calcul et du dimensionnement des pièces nécessaires au fonctionnement d'un système, en utilisant des méthodes analytiques et numériques. Il aborde des aspects tels que la détermination de la vitesse sur l'arbre excentrique, le choix du moteur, le dimensionnement de la poulie courroie, et la conception de la plaque de mâchoire. Enfin, il inclut des calculs pour le dimensionnement de l'arbre et les efforts des roulements.

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Chapitre3 : Calcul et dimensionnement

22
3.1 Introduction
Le dimensionnement est une étape majeure pour un ingénieur. Il sert comme approche pour
minimiser le nombre d’itérations calculatoires sur chaque partie.
Dans ce chapitre, on va dimensionner les pièces nécessaires pour le bon fonctionnement du
système. On utilisera à la fois des méthodes analytiques à travers des abaques ainsi que des
méthodes numériques en utilisant les logiciels appropriés .Certes, les calculs qui suivent,
représentent une liste non exhaustive des parties qu’on peut calculer.

3.2 Calcul la vitesse sur l’arbre excentrique


Pour déterminer la vitesse utile sur l’arbre du concasseur on s’appuie sur la formule suivante
donnée par la littérature (Rose and English Formula)
1 0.5 𝑅−1 0.5
𝑉 = 47. (𝐿𝑡) ( )
𝑅

Avec :
R= rapport de réduction =750/200=3.75
Lt (length of throw) : c’est la course de la mâchoire oscillante = la différence entre OSS et CSS
CSS (closed side set) : c’est l’ensemble côté fermé = l'ouverture minimale entre les mâchoires
pendant le cycle de broyage (ouverture de décharge minimale)
OSS (open side set) : c’est l’ensemble côté ouvert = l'ouverture de décharge maximale

Lt est donnée par la formule paramétrique suivante Lt  0.05020.85 * Gape

Gape : la distance entres les mâchoires à l’ouverture d’alimentation, on a imposé Gape=850mm


D’où Lt  0.015m
 V=350 tr/min

23
3.3 Choix du moteur
La puissance utile nécessaire et consommée au niveau de l’arbre est donnée par la formule
suivante (Bond’s third theory of comminution)

 1 1 
Pu  Q  0.316  Wi    
 Dpb
 Dpa 
On connait d’avance Q=200T/h, Wi=16.6 (coefficient pour le granite : bond work index of
granite), Dpb= 200 mm
Dpa = 750 mm
D’où : Pu=35.87Kw
On prend par la suite un facteur de rendement égal à 0.8 pour atteindre la puissance au niveau
de moteur d’où Pmoteur=44.83 kW, on prend un coefficient
On choisit un moteur du catalogue LEROY SOMER de type LS 250 M/4
P=55 kW et N=1470 tr/ min

3.4 Poulie courroie


On se référant au constructeur TEXROPE , on va dimensionner une transmission par poulies
courroies qui corresponde à nos besoins.
On a les données suivantes :
Caractéristiques moteur

 Pm  55Kw

 N  1475 tr/min

Vitesse de rotation de la poulie réceptrice :

Npoulie  350 tr/min


Ce qui nous donne un rapport de transmission normalisé

k *  4.25
On choisit un facteur de fonctionnement de 8 à 16h par jour
k  1.4

On choisit un couple de poulie normalisé :

d  200mm

 D  800mm
La vitesse linéaire limite de la courroie :
Vlin  40m / s

Or la vitesse limite :

24
1450  200
Vlin   15.2  40m / s
19100

 Calcul de l’entraxe
Entraxe estimé = 1mLongueur théorique :

( D  d )2
Lth  2 E ' 1.57( D  d )  ( )
4E '
Lth  3.66m
Lchoisi  3750mm
Entraxe réel :
L  Lth
E  E '
2
E  1045mm

 Nombre de courroie
Pc
Nbr 
P0  a  CL

Pc  55 1.6  77 Kw

Dd
 0.57
E
D'ou  =147
a=0.91
P0  13Kw

Nbr  6 courroies

 Calcul des tensions de pose


On a le couple transmis par la petite poulie :

P
C1 
1
55
C1   362 N .m
2 1450
60
Or on peut exprimer le couple en fonctions des tensions de pose par la relation suivante

25
C1
T t
d1
2
 1810 N
Or on a la relation d’EULER

T 3 f 
e 1
t
T  1885 N
t  75 N
On 6 brins donc l’épaisseur de poulie vaut 6 15.6  93.6mm  0.0936m , le matériau choisi
est la fonte de masse volumique   7100kg / m3 d’où la masse de poulie vaut
 R 2  épaisseur      0.42  0.0936  7100  334kg or on va alléger la poulie n’est pas
un volume plein, il existe des trous dans le design pour alléger la structure donc on va considérer
que la masse de poulie vaut 167kg .

3.5 Conception de plaque de mâchoire


On a ouverture de mâchoire qu’on appelle Gape est égal à 850mm d’après les recherches
bibliographiques on peut déterminer la hauteur vertical Hv et la largeur horizontal de mâchoire
Lh d’après les formules suivantes :
H v  Gape  2
L h  Gape  1.3

D’où Hv = 1700mm et Lh = 1105mm.


Le matériau choisi pour les plaques de mâchoires est un acier au manganèse de limite
d’élasticité Re= 185MPa et de masse volumique 7800 kg\m3.
Sachant que la puissance utile Pu= 38kW on peut obtenir le couple utile Cu développé sur
l’arbre est donné par la formule suivante

Pu  60
Cu  avec Va  350tr / min ( calculé dans 3.1)
2  Va

26
35.87  103  60
Cu   978.66 N .m
2  350
On a supposé d’après la littérature que le couple développé sur la mâchoire est de 60 fois de
couple Cu

Cmachoire  60  Cu  58719.6N .m

M e
Or Re  avec M est le moment de flexion qui est égal à C mâchoire ; e est l’épaisseur de
2I
H v  e3
plaque de mâchoire ; et I est son moment d’inertie avec I 
12

M e 6M 6  58719.6
Donc Re  => e    0.033m
H v  e3 Lv  Re 185  106 1.7
2
12
D’où la masse de plaque de mâchoire
m plaque de machoire  Lh  H v  e    1.7  1.105  0.033  7800  483.52 kg

3.6 Structure de volant d’inertie

Un volant d'inertie est un système rotatif permettant le stockage et la restitution d'énergie


cinétique. Une masse (disque, anneau, cylindre, éventuellement couplés en un système
contrarotatif...) fixée sur un axe est mise en rotation par l'application d'un couple, augmentant
sa vitesse de rotation et donc l'énergie emmagasinée. La quantité d'énergie est proportionnelle
au carré de la vitesse de rotation.
Pour faciliter la modélisation de la structure de concasseur et le calcul de dimensionnement, on
va prendre le diamètre de volant d’inertie égal au diamètre de poulie 0.8m. On choisit le fibre
de verre 60% avec le résine comme matériau de volant de masse volumique   2000kg / m3

D’où la masse de volant d’inertie :

mvolant d'inertie    R 2  épaisseur      0.42  0.0936  2000  94.1kg

3.7 Dimensionnement de l’arbre


Données du problème :
La distance entre les deux roulements l=1.2m
La distance entre le centre de roulement en A et le volant d’inertie a=0.4m
La distance entre le centre de roulement en B et la poulie b=0.4m

27
La charge répartie f est la charge de la masse totale répartie sur l’arbre qui est la somme de
masse de roche et la masse de plaque de mâchoire, mtotale  mroches  m plaque

mroches  Volume de roche  densité= S  H  roches  Gap  taille de la sortie  Hv  roches


Avec  roches  3200  103 kg / m3

mroches  0.85  0.2 1.7  3200  924.8kg or les roches occupent 70% de la capacité d’où
on va considérer que mroches  647.36kg

 mtotale  1130.88kg
mtotale  g 1130.88  9.8
 f    9235.52 N / m
l 1.2
Hypothèse :
On néglige l’effet du poids par rapport aux efforts appliqués.
On néglige l’effet de la force excentrique sur l’arbre par rapport aux autres efforts appliqués
L’arbre est modélisé comme suit :

 0 0  X 2 0  0 0
     
1 A  Y1 0  2 B   Y 2 0  3O  Y 3 0
 Z1 0   Z 2 0 0 0
     O

 0 0 
 0  R(T  t )  
   0 
 4 C  Y 4 0   5  A   fl 
(T  t )  0 l2 
f 
 0 C  2 C
avec :
Y 3 = poids de volant d’inertie = 94.1 9.8  922N

Y4= poids de poulie= 167  9.8  1636.6N

28
T=1885N et t=75N
f= 9235.52N

 Détermination des efforts des roulement en A et B


On utilise le théorème de transfert en A :

X 2 0  0 0   0  R(T  t ) 
     
 2  A   Y 2 l.Z 2  3 A  Y 3 0   4 C  Y 4 (l  b)(T  t ) 
 Z 2 l.Y 2  0 aY 3O (T  t ) (l  b)Y 4 
 A   A
On applique le PFS sur l’arbre au point A on obtient le système d’équations suivant

X 2  0
Y 1  Y 2  Y 3  Y 4  fl  0

 Z1  Z 2  (T  t )  0

 R(T  t )  0
l.Z 2  (l  b)(T  t )  0

l.Y 2  a.Y 3  (l  b)Y 4  0
on peut déterminer alors les inconnues
X 2  0

Y 2  1  aY 3  (l  b)Y 4  f l 
2

  
l 2

 (T  t )(l  b)
Z 2 
 l
 Z 1   Z 2  (T  t )

Y 1  fl  Y 2  Y 3  Y 4


Application numérique
X20 Y 2  3666.5 N Z 2  2613.33 N Z1  653.33 N

Y1  4857.5 N

Les torseurs s’écrivent alors :

 0 0  0 0  0 0
     
1 A  4857.5 0   2 B  3666.5 0   3O  922 0 
653.33 0  2613.33 0  0 0
     O

 0 0 
 0 724   0 0 
   0   
 4 C  1636.6 0   5  A   fl   11082.6 0 
0  f   6649.6  A
2
1960 0 C
l
 
0
2 A

29
On va calcule ensuite le torseur de cohésion pour déterminer par la suite la section la plus
sollicité. On isole à chaque fois une tranche de l’arbre [OC- [allons de x = 0 jusqu’à x = a+l+b
et on applique le PDF dans la partie considérée.
Zone OA

Soit G [O, A[ , x [0, a[

 R  
N Mt 

Tint G    Ty Mfy 
 M (G )  Tz Mfz 
 
N  0  Mt  0
 
Tint G    3 G Ty  922  Mfy  0
0  Mfz  x922
 
Zone AB

Soit G [ A, B[ , x [a, a  l[

Tint G   5 G   4 G  0

N  0  Mt  0
 
Ty  fl  4857.5  6225 N  Mfy  653.33( x  0.4)
Tz  653.33 N 

2
 Mfz  Y 1( x  a)  f l  4857.5( x  0.4)  6649.5
 2
Zone BC

Soit G [ B, C[ , x [a  l, a  l  b[

Tint G   2 G  0
N  0  Mt  0
 
Ty  3666.5 N  Mfy  2613.33( x  1.6)
Tz  2613.33 N  Mfz  3666.5( x  1.6)
 

30
31
 La section la plus sollicité est au point B

Estimation du diamètre de l’arbre :


La contrainte normale de traction/compression  n  0 et la contrainte tangentielle de torsion
t  0
32M f
La contrainte normale à la flexion  f  0
d3
  éq   f

M f  ( M 2fy  M 2fz )  12503N .m

32
Re
 eq  avec s=3
s
32Mf Re

d3 3
127354.5 185 106

d3 3
127354.5 
d3  0.127m
185 106

3.8 Choix des roulements


Le concasseur à mâchoires est une machine utilisée dans les mines et les carrières, donc les
roulements qu’on va utiliser doivent résister aux applications vibrantes particulièrement rude et
aux environnements de travail hostiles. On a choisi alors les roulements à rouleaux sphériques
vu leur conception spéciale leur permet de résister au grippage et à l’usure dus aux vibrations,
aux désalignements et aux charges de choc. On va utiliser par la suite le catalogue de fournisseur
SKF.
Les roulements à rouleaux sphériques ont deux rangées de rouleaux symétriques, une sphère
commune chemin de roulement de la bague extérieure et deux chemins de roulement de la
bague intérieure inclinés par rapport à l'axe du roulement (fig. 1) Le point central de la sphère
dans le chemin de roulement de la bague extérieure est dans l'axe du roulement
Les caractéristiques :
 Adapter le désalignement
Les roulements à rouleaux sphériques s'alignent automatiquement comme les roulements à
billes à auto-alignement (fig. 2)
 Capacité de charge élevée
Les roulements à rouleaux sphériques sont conçus pour s'accommodent à la fois de charges
radiales lourdes et les charges axiales dans les deux directions
 Longue durée de vie
Les rouleaux sont fabriqués de manière à ce que les tolérances dimensionnelles et géométriques
qu'ils sont pratiquement identiques dans un rouleau et les rouleaux symétriques s'ajustent d'eux-
mêmes (fig. 3), assurant une répartition optimale de la charge sur la longueur du rouleau et avec
le profile spécial permet d'éviter les pics de stress à les extrémités du rouleau (fig. 4)
 Faible friction
Les rouleaux autoguidés maintiennent la friction et la chaleur de frottement à un niveau bas
(fig. 5). La bague de guidage guide les rouleaux non chargés de manière à ce qu’ils entrent dans
la zone de charge dans la position optimale
 Robuste
Tous les roulements à rotule sur rouleaux SKF contiennent des cages à fenêtre ou à dents solides

33
Figure 1: roulement à rouleaux sphériques

Choix de roulement en A :
Donnés du problème

On a d’après le calcul d’arbre dans 3.7 : X 1  0N ; Y1= 4857.5N ; Z1= -653.33N

 Fa1  X 1  0

D’où 
 Fr1  Y 1  Z1  4901.23N

2 2

Avec Fa1 est la charge axiale et Fr1 est la charge radiale.


On a le diamètre de l’alésage de roulement doit être d  0.127m .

On va imposer la durée de vie nominale en heures de fonctionnement L10h  25000h

Déterminer la charge dynamique équivalente P


Fa
Si  e alors P= Fr + Y1  Fa
Fr
Fa
Si  e alors P= 0.67  Fr + Y2  Fa
Fr

Les valeurs de e, Y1 et Y2 sont indiqués dans les tableaux de dimensions donnés par le
constructeur.
Alors en A, on la charge dynamique équivalente P=4901.23N.

34
Déterminer la charge dynamique de base C
n
106  C 
L10h  Lsouhaité
10 h =>    L10h
souhaité
60.N  P 
Avec N : vitesse de rotation N=350tr/min ; n : constante dépendant de a nature de contact =
10/3 pour linéique
3/10
 60 N .L10
souhaité 
 C  P  6
h
 =>
 10 
3/10
 60  350  25000 
Cmin  4901.23    32088.75 N
 106 
Choix du catalogue SKF
On a Cmin =32088.75 N et dmin=127mm , alors on peut choisir le roulement adéquat d’après le
catalogue.

Figure 2: catalogue SKF

On choisit en A le roulement de désignation 23026 CC/W33


35
Choix de roulement en B : même démarche de calcul dans A
Donnés du problème

On a d’après le calcul d’arbre dans 3.7 : X 2  0N ; Y2= 3666.5N ; Z2= 2613.33N

 Fa2  X 2  0

D’où 
 Fr2  Y 2  Z 2  4502.52 N

2 2

Avec Fa2 est la charge axiale et Fr2 est la charge radiale.


On a le diamètre de l’alésage de roulement doit être d  0.127m .

On va imposer la durée de vie nominale en heures de fonctionnement L10h  25000h

Déterminer la charge dynamique équivalente P


On a la charge dynamique équivalente P=4502.52N.
Déterminer la charge dynamique de base C
n
106  C 
L10h  Lsouhaité
10 h =>    L10h
souhaité
60.N  P 
Avec N : vitesse de rotation N=350tr/min ; n : constante dépendant de a nature de contact =
10/3 pour linéique
3/10
 60  350  25000 
Cmin  4502.52    29478.36 N
 106 
Choix du catalogue SKF
On a Cmin =29478.36 N et dmin=127mm , alors on peut choisir le roulement adéquat d’après le
catalogue, le roulement de désignation 23026 CC/W33.

3.9 Dimensionnement de clavette


On va choisir une clavette de type parallèle, on va prendre d=130mm

Figure 3: clavette parallèle (Chevalier ; guide de dessinateur technique)

36
Les caractéristiques de notre clavette sont les suivantes :
a =36mm; b=20mm; j=118mm; k=138.4mm
La pression de matage

Figure 4: surface de contact de clavette

En général, S2 < S1. On calcule donc principalement la pression de matage sur S2 :

F 2C
p  ;
S2 Ld ( j  b  d )

avec C= 978.66 N.m est le couple transmis calculé dans 3.4 et L présente la longueur de la
clavette.

1882038.46
 p
L
La pression admissible
Elle est déterminée d’après le tableau

Tableau 7: pression admissible

Dans notre cas Padmissible=40MPa.

1882038.46
Critère de matage : p  Padmissible  L   0.047m
40  106

37
D’où Lclavette=47mm => on vérifie bien que Lclavette<1.5d

3.10 Dimensionnement de ressort

38

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