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Automatisation des Services Réseaux Sécurisés

Ce mémoire de Master présente une solution avancée pour l'automatisation de l'administration des services réseaux sécurisés, soulignant l'importance d'une planification minutieuse de l'implémentation. L'automatisation nécessite une refonte de l'architecture et des outils de test pour garantir la fonctionnalité du réseau, tout en intégrant la sécurité et la gestion proactive des problèmes. Les mots clés incluent l'automatisation, l'administration des services et les réseaux sécurisés.

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Automatisation des Services Réseaux Sécurisés

Ce mémoire de Master présente une solution avancée pour l'automatisation de l'administration des services réseaux sécurisés, soulignant l'importance d'une planification minutieuse de l'implémentation. L'automatisation nécessite une refonte de l'architecture et des outils de test pour garantir la fonctionnalité du réseau, tout en intégrant la sécurité et la gestion proactive des problèmes. Les mots clés incluent l'automatisation, l'administration des services et les réseaux sécurisés.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE


UNIVERSITÉ DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE HOUARI BOUMEDIENE

Faculté d’Informatique
Département System d’informatique

Mémoire de Master
Spécialité
Réseaux et Systèmes Distribués
________________________________________________________________

Conception et implémentation d’une solution


avancée d’automatisation d’administration des
services réseaux sécurisés
______________________ Année universitaire : 2023/2024 _____________________

Thème : RSD 021


Proposé par :
Mr ZERAOULIA Khaled
Présenté par :
MOHAMEDI Anes
ROUIDI Arselane
Encadrant :
Mr ASTITE Abdelkader
Commission de suivi :
Mme KHEROUA Leila
Soutenu le : Devant le jury composé de
1 Juillet 2024 Mme KHEROUA Leila
25 Dhul-Hijjah 1445 H Mme GUEBLI Wassila
‫ب ِْس ِم اللَّـ ِه َّالر ْ َْح ٰـ ِن َّالر ِح ِي‬
‫امحلد هّلل رب العاملني‪ ،‬والصالة والسالم عىل أأرشف ا ألنبياء واملرسلني‪،‬‬
‫نبيهنا محمد وعىل أهل وحصبه أأمجعني‪ ،‬ومن تبعهم بإحسان اإىل يوم ادلين‪.‬‬
‫أأ هما بعد‬
Remerciement
« Louanges à Allah, le Tout-Puissant, pour m'avoir accordé
la force et la patience nécessaires pour mener à bien ce mémoire.
Je suis très reconnaissant envers mes parents pour leur
soutien et leur amour tout au long de ma vie. Malgré tout ce que
je fais, je ne pourrai jamais les remercier assez.
Je tiens également à remercie mes frères Mohamed,
Saadane, Hicham et surtout Chetrane pour ses conseils et son
inspiration qui m'ont guidé durant mes études et ma vie
personnelle. Sa sagesse a été précieuse.
Un grand merci à ma tante Rachida pour sa présence
constante et son soutien chaleureux, qui m'ont vraiment motivé.
Je souhaite exprimer ma gratitude toute particulière à
Madame KHEROUA et Madame GUEBLI, membres du jury,
pour leur temps, leurs précieux commentaires et leur expertise.
Leur évaluation rigoureuse et leurs remarques constructives ont
enrichi ce mémoire.
Je tiens à remercier Monsieur ZERAOULIA pour toute
l'assistance qu'il m'a apportée au cours de ces deux dernières
années. Son expertise et ses conseils avisés ont largement
contribué à l'achèvement de ce travail.
Je suis également reconnaissant envers Monsieur ASTITE
et toute l'équipe HMD pour leur aide précieuse et leur
bienveillance durant notre stage pratique, essentiels à la réussite
de ce projet.
Enfin, merci à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin
à la réalisation de ce mémoire. »
- Arselane
Dédicace
« Je dédie ce mémoire à tous les camarades de classe
devenus amis et frères que j'ai rencontrés au cours de ces 19
dernières années, du quartier Beaumarchais à Harratene,
jusqu'à Bab Ezzouar. Votre amitié et votre soutien ont été des
sources inestimables de motivation et de réconfort tout au long de
ce parcours académique. Merci pour les souvenirs partagés et les
moments inoubliables qui ont enrichi ma vie. »

- Arselane
Remerciement
« Tout d'abord, Louanges à Allah, le Tout-Puissant, pour
m'avoir accordé la force et la patience nécessaires pour mener à
bien ce mémoire.
Je remercie chaleureusement mes parents et mes frères
pour leur soutien indéfectible tout au long de ces années. Leur
amour, leurs encouragements et leur confiance en moi ont été des
piliers essentiels dans mon parcours académique.
Je souhaite également exprimer ma reconnaissance à toute
ma famille, qu'elle soit petite ou grande, pour leur présence
réconfortante et leurs encouragements constants. Leur soutien
moral a été inestimable dans les moments difficiles.
Un remerciement particulier à Monsieur ZERAOULIA
pour toute l'assistance et les conseils avisés qu'il m'a prodigués
durant ces deux années. Son expertise et sa bienveillance ont été
des éléments déterminants dans la réussite de ce travail.
Je tiens à remercier tous mes professeurs de l'université
USTHB. Leur dévouement et leur passion pour l'enseignement ont
grandement contribué à mon épanouissement intellectuel et
professionnel.
Ma gratitude va également à Monsieur ASTITE et toute
l'équipe de HMD pour leur précieuse aide et leur bienveillance
durant mon stage pratique. Leur encadrement et leur soutien ont
enrichi mon expérience professionnelle et m'ont permis d'acquérir
des compétences indispensables.
Enfin, je remercie sincèrement toutes les personnes qui ont
aidé de près ou de loin à la réalisation de ce mémoire. Leur
contribution, si modeste soit-elle, a été essentielle à
l'aboutissement de ce projet.
Merci à tous. »
- Anes
Dédicace
« Je dédie ce mémoire à tous ceux qui ont partagé mon
cheminement, de l'école primaire jusqu'à l'université. Que ce soit
dans les quartiers de mon enfance ou sur les bancs de la faculté,
vos amitiés et votre soutien ont été pour moi une source
inépuisable de motivation et de réconfort. Je vous remercie du
fond du cœur pour ces années de complicité et ces instants
précieux qui ont façonné la personne que je suis aujourd'hui. »

- Anes
RESUME
L'automatisation de la gestion des réseaux est de plus en plus essentielle pour les
organisations. La configuration manuelle des équipements n'est plus tenable en raison de
l'augmentation rapide du nombre et de l'importance des équipements. Bien que diverses
solutions existent, leur mise en œuvre doit être soigneusement planifiée.

L'automatisation va au-delà de simples outils ; elle nécessite une révision de


l'architecture et du contrôle d'accès. Configurer chaque équipement individuellement est
inefficace. Une refonte globale pourrait permettre une automatisation rapide et sécurisée des
accès réseau. De plus, personnaliser des outils comme Ansible pendant des années peut
aboutir à des résultats comparables à des solutions clés en main, soulignant l'importance
d'une étude préliminaire approfondie.

L’implémentation de l’automatisation doit inclure des outils de test pour garantir un


réseau fonctionnel. Par ailleurs, cette automatisation doit être intégrée dans une stratégie
globale incluant la sécurité des infrastructures et la gestion proactive des problèmes.
L’automatisation n’a de sens que si ces aspects critiques sont également pris en compte.

Mots clés : Automatisation, Administration de services, Réseaux sécurisée

ROUIDI/MOHAMEDI I USTHB
ABSTRACT
Automating network management is becoming increasingly crucial for organizations.
The current practice of manually configuring each network device is unsustainable due to
the rapid increase in both the number and importance of these devices. While various
automation solutions are available, their implementation must be carefully planned.

Automation involves more than just tools; it requires a comprehensive overhaul of


architecture and access control. Configuring each device individually is inefficient. A
complete redesign could enable rapid and secure network access automation. Additionally,
spending years customizing tools like Ansible might yield results similar to ready-made
solutions, emphasizing the need for thorough preliminary studies.

Implementing automation should include testing tools to ensure network functionality.


Moreover, automation must be part of a broader strategy that includes infrastructure security
and proactive problem management. Automating the network only makes sense if these
critical aspects are also addressed.

Keywords : Automation, Service Administration, Secure Networks

ROUIDI/MOHAMEDI II USTHB
SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE ....................................................................... 1

CHAPITRE I : GENERALITES SUR LES RESEAUX ................................. 4


1. INTRODUCTION ............................................................................................................... 5
1.1. Historique................................................................................................................................. 5
1.2. Définition ................................................................................................................................. 5
1.3. L’importance des réseaux dans la communication moderne ................................................... 6
2. COMPOSANTS D'UN RESEAU ....................................................................................... 6
3. CONCEPTS ET PROTOCOLES ....................................................................................... 7
3.1. VLAN (Virtual Local Area Network) ...................................................................................... 7
3.1.1. Fonctionnement ................................................................................................................................... 7
3.2. IP (Internet Protocol) ............................................................................................................... 8
3.2.1. Fonctionnement ................................................................................................................................... 8
3.3. TCP & UDP ............................................................................................................................. 8
3.3.1. Transmission Control Protocol ............................................................................................................ 8
3.3.2. User Datagram Protocol ...................................................................................................................... 9
3.4. ARP (Address Resolution Protocol) ........................................................................................ 9
3.4.1. Fonctionnement ................................................................................................................................. 10
3.5. ICMP ((Internet Control Message Protocol) .......................................................................... 11
3.5.1. Fonctionnement ................................................................................................................................. 11
3.5.2. Un paquet ICMP................................................................................................................................ 11
3.6. DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol) .................................................................... 12
3.6.1. Avantages du DHCP ......................................................................................................................... 12
3.7. STP (Spanning Tree Protocol) ............................................................................................... 13
3.7.1. Fonctionnement ................................................................................................................................. 13
3.8. FHRP (First Hop Redundancy Protocol) ............................................................................... 13
3.8.1. Le fonctionnement du protocole FHRP ............................................................................................. 14
3.9. SSH (Secure Shell) ................................................................................................................ 14
3.9.1. L’utilisation de SSH .......................................................................................................................... 15
3.9.2. Fonctionnement de SSH avec les techniques de cryptage ................................................................. 15
3.9.3. Risques de sécurité SSH .................................................................................................................... 16
3.10. CDP (Cisco Discovery Protocol) ........................................................................................... 17
3.10.1. L’utilisation de CDP.......................................................................................................................... 17
3.11. Agrégation de liens ................................................................................................................ 18
4. ARCHITECTURES DES ENTREPRISES ..................................................................... 18
4.1. Les avantages d’une architecture de réseau d’entreprise optimisée ....................................... 19
5. CONCLUSION .................................................................................................................. 19

CHAPITRE II : AUTOMATISATION DES RESEAUX ............................. 21


1. INTRODUCTION ............................................................................................................. 22
2. L'IMPORTANCE DE L'AUTOMATISATION RESEAU ............................................ 22
3. LES SOLUTIONS APPORTEES PAR L'AUTOMATISATION DU RESEAU .......... 23
4. L’ABSENCE D'UNE AUTOMATISATION RESEAU ................................................. 23
5. LES AVANTAGES D’AUTOMATISATION ................................................................. 23
6. ADMINISTRATION DES RESEAUX ............................................................................ 24
6.1. SDN (Software-Defined Networking) ................................................................................... 24
6.1.1. Fonctionnement ................................................................................................................................. 24
6.2. Internet of Things ................................................................................................................... 25
6.2.1. Fonctionnement ................................................................................................................................. 25

ROUIDI/MOHAMEDI III USTHB


Couche de Perception ................................................................................................................................... 25
Couche Réseau ............................................................................................................................................. 25
Couche de Traitement de Données ............................................................................................................... 25
Couche Applicative ...................................................................................................................................... 25
6.3. Cloud Computing ................................................................................................................... 26
6.3.1. Fonctionnement ................................................................................................................................. 26
7. LES SOLUTIONS D’AUTOMATISATION DES SERVICES RESEAUX ................. 27
7.1. SaltStack ................................................................................................................................ 27
7.1.1. Définition et historique ...................................................................................................................... 27
7.1.2. Modèle Maître/Esclave...................................................................................................................... 28
7.1.3. Fonctionnement ................................................................................................................................. 29
7.1.4. Les avantages pour les administrateurs ............................................................................................. 29
7.1.5. Les inconvénients du Saltstack .......................................................................................................... 30
7.1.6. Utilisation Courante .......................................................................................................................... 30
7.2. Puppet .................................................................................................................................... 31
7.2.1. Définition et historique ...................................................................................................................... 31
7.2.2. Les versions de Puppet ...................................................................................................................... 31
7.2.3. Caractéristiques de Puppet ................................................................................................................ 32
7.2.4. Fonctionnement ................................................................................................................................. 32
7.2.5. Les inconvénients de Puppet ............................................................................................................. 33
7.2.6. Les avantages de Puppet.................................................................................................................... 33
7.3. Chef ........................................................................................................................................ 34
7.3.1. Historique .......................................................................................................................................... 34
7.3.2. Définition .......................................................................................................................................... 34
7.3.3. Caractéristiques ................................................................................................................................. 35
7.3.4. Fonctionnement ................................................................................................................................. 36
7.3.5. Les avantages de Chef ....................................................................................................................... 36
7.3.6. Les inconvénients de Chef................................................................................................................. 37
7.4. Ansible ................................................................................................................................... 37
7.4.1. Historique .......................................................................................................................................... 37
7.4.2. Définition .......................................................................................................................................... 38
7.4.3. Les composants d’Ansible................................................................................................................. 38
7.4.4. Fonctionnement ................................................................................................................................. 39
7.4.5. Ansible Playbooks ............................................................................................................................. 40
7.4.6. Fichier d’inventaire ........................................................................................................................... 40
7.4.7. Les avantages d’Ansible .................................................................................................................... 41
7.4.8. Etude de cas ....................................................................................................................................... 42
8. CONCLUSION .................................................................................................................. 42

CHAPITRE III : CONCEPTION.................................................................... 44


1. INTRODUCTION ............................................................................................................. 45
2. SONATRACH & GROUPEMENT BERKINE .............................................................. 46
2.1. Département Système d’Information ..................................................................................... 47
3. CONCEPTION .................................................................................................................. 48
3.1. Architecture de réseau............................................................................................................ 48
3.1.1. Architecture du site HMD ................................................................................................................. 49
3.2. Les composants du réseau ...................................................................................................... 50
3.2.1. Routeurs ............................................................................................................................................ 50
3.2.2. Commutateurs ................................................................................................................................... 51
3.2.3. Firewalls ............................................................................................................................................ 51
3.2.4. Les serveurs virtuels .......................................................................................................................... 52
3.2.5. Les VLANs ....................................................................................................................................... 52
3.2.6. Autres ................................................................................................................................................ 52
4. PROBLEMATIQUE ......................................................................................................... 54
5. AMELIORATION DE L’ARCHITECTURE ................................................................. 54
5.1. Ajout d’un serveur dédié d’automatisation ............................................................................ 54
5.2. Configuration de serveur d’automatisation ............................................................................ 54

ROUIDI/MOHAMEDI IV USTHB
5.2.1. Conception des solutions d’automatisation : Serveur ........................................................................ 55
Déploiement de Serveur de Base de Données .............................................................................................. 55
Déploiement d'un Serveur Web .................................................................................................................... 55
Synchronisation avec un Serveur NTP ......................................................................................................... 55
5.2.2. Conception des solutions d’automatisation : Access ......................................................................... 56
Détection des nouveaux périphériques ......................................................................................................... 56
Déploiement des ACLs sur un routeur ......................................................................................................... 56
Gestion des VPN .......................................................................................................................................... 57
5.2.3. Conception des solutions d’automatisation : Infrastructure .............................................................. 57
Installation d'un firewall Fortigate................................................................................................................ 57
Configuration des équipements F5 BIG-IP .................................................................................................. 58
Mise en place des VLANs sur des commutateurs ........................................................................................ 58
Automatisation des Sauvegardes .................................................................................................................. 59
6. CONCLUSION .................................................................................................................. 59

CHAPITRE IV : IMPLEMENTATION ......................................................... 60


1. INTRODUCTION ............................................................................................................. 61
2. ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL ............................................................................... 61
2.1. Spécifications du système ...................................................................................................... 61
2.2. Graphical Network Simulator 3 (GNS 3) .............................................................................. 62
2.3. Architecture sous GNS3 ........................................................................................................ 62
2.4. Le serveur dédié d’automatisation : Installation d’Ansible ................................................... 63
3. PROTOCOLES ET CONFIGURATION DU SERVEUR D’ANSIBLE....................... 63
3.1. Plan d’adressage..................................................................................................................... 63
3.2. Configuration SSH ................................................................................................................. 63
3.3. Host File ................................................................................................................................. 64
3.4. Fichier inventaire ................................................................................................................... 65
3.5. Protocole OSPF ...................................................................................................................... 66
3.6. Protocole HSRP ..................................................................................................................... 67
4. IMPLEMENTATION DES SOLUTIONS D’AUTOMATISATION ........................... 68
4.1. Mise en place des VLANs sur des commutateurs .................................................................. 68
4.2. Déploiement des ACLs sur un routeur ................................................................................... 69
4.3. Installation d'un firewall Fortigate ......................................................................................... 70
4.4. Synchronisation avec un Serveur NTP .................................................................................. 73
4.5. Déploiement d'un Serveur Web ............................................................................................. 74
4.6. Automatisation des Sauvegardes ........................................................................................... 75
5. CONCLUSION .................................................................................................................. 76

CONCLUSION GENERALE .......................................................................... 77

BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................ 79

ROUIDI/MOHAMEDI V USTHB
LISTE DES FIGURES
FIGURE I. 1 : EXAMPLE D'UNE ARCHITECTURE DE 2 VLANS ....................................................... 7
FIGURE I. 2 : FONCTIONNEMENT DE PROTOCOLE IP ..................................................................... 8
FIGURE I. 3 : COMPARAISSANT ENTRE TCP ET UDP.................................................................... 9
FIGURE I. 4 : EXAMPLE D'UNE ARCHITECTURE DE 2 VLANS ..................................................... 10
FIGURE I. 5 : UTILISATION D'ICMP DANS LES ATTAQUES .......................................................... 11
FIGURE I. 6 : FONCTIONNEMENT DE DHCP ............................................................................... 12
FIGURE I. 7 : EXEMPLE DE FONCTIONNEMENT STP.................................................................... 13
FIGURE I. 8 : FONCTIONNEMENT DE FHRP ................................................................................ 14
FIGURE I. 9 : FONCTIONNEMENT DE SSH................................................................................... 16
FIGURE I. 10 : L’UTILISATION DE CDP ET LLDP ....................................................................... 17
FIGURE I. 11 : SCHEMA D'AGREGATION DE LIENS ...................................................................... 18
FIGURE I. 12 : EXEMPLE D’UNE ARCHITECTURE D'ENTREPRISE BASIC ........................................ 18
FIGURE II. 1 : FONCTIONNEMENT DE SDN................................................................................. 24
FIGURE II. 2 : ARCHITECTURE IOT ............................................................................................ 26
FIGURE II. 3 : EXEMPLE CLOUD ................................................................................................. 27
FIGURE II. 4 : LOGO DE SALTSTACK .......................................................................................... 27
FIGURE II. 5 : SITE OFFICIEL DE SALTSTACK ............................................................................. 28
FIGURE II. 6 : L'INFRASTRUCTURE SALTSTACK ......................................................................... 29
FIGURE II. 7 : L'UTILISATION DE SALTSTACK ............................................................................ 30
FIGURE II. 8 : LOGO DE PUPPET ................................................................................................. 31
FIGURE II. 9 : LE SITE OFFICIEL DE PUPPET ............................................................................... 31
FIGURE II. 10 : ABSENCE DE PUPPET ......................................................................................... 33
FIGURE II. 11 : AUTOMATISATION AVEC PUPPET ....................................................................... 34
FIGURE II. 12 : LOGO DE CHEF .................................................................................................. 34
FIGURE II. 13 : SITE OFFICIEL DE CHEF ...................................................................................... 35
FIGURE II. 14 : LOGO D'ANSIBLE ............................................................................................... 37
FIGURE II. 15 : SITE OFFICIEL D'ANSIBLE .................................................................................. 38
FIGURE II. 16 : EXEMPLE D'UN FICHIER D’INVENTAIRE .............................................................. 41
FIGURE II. 17 : L'UTILISATION D'ANSIBLE ................................................................................. 42
FIGURE III. 1 : LOGO DE SONATRACH ................................................................................... 46
FIGURE III. 2 : LOGO DE GROUPEMENT BERKINE ................................................................... 46

ROUIDI/MOHAMEDI VI USTHB
FIGURE III. 3 : BASE DE VIE HMD (1) ....................................................................................... 47
FIGURE III. 4 : BASE DE VIE HMD (2) ....................................................................................... 47
FIGURE III. 5 : LOCALISATION DES TROIS SITES BERKINE ....................................................... 48
FIGURE III. 6 : ARCHITECTURE DE HMD SOUS MS VISIO.......................................................... 49
FIGURE III. 7 : ZONE EXTERNAL ................................................................................................ 50
FIGURE III. 8 : ZONE AST ......................................................................................................... 51
FIGURE III. 9 : F5 BIG IP .......................................................................................................... 51
FIGURE III. 10 : ROOM ALERT ................................................................................................... 53
FIGURE III. 11 : MICRO-SEMI NTP ............................................................................................ 53
FIGURE III. 12 : PULSESECURE .................................................................................................. 53
FIGURE III. 13 : FONCTIONNEMENT DE NŒUD MANAGER ANSIBLE ............................................ 54
FIGURE III. 14 : NOUVEAUX PERIPHERIQUES DETECTER ............................................................ 56
FIGURE III. 15 : VPN SECURISE L’ACCES A UN AUTRE RESEAU .................................................. 57
FIGURE III. 16 : VLANS CONFIGURER SUR LE SWITCH .............................................................. 58
FIGURE IV. 1 : LOGO DE GNS3 ................................................................................................. 62
FIGURE IV. 2 : INTERFACE DE GNS3 ......................................................................................... 62
FIGURE IV. 3 : L'ARCHITECTURE SOUS GNS3............................................................................ 62
FIGURE IV. 4 : NETWORK AUTOMATION ................................................................................... 63
FIGURE IV. 5 : CONFIGURATION SSH ........................................................................................ 63
FIGURE IV. 6 : VERIFICATION DE SSH....................................................................................... 64
FIGURE IV. 7 : HOST FILE .......................................................................................................... 64
FIGURE IV. 8 : FICHIER INVENTAIRE .......................................................................................... 65
FIGURE IV. 9 : PING DU FICHIER INVENTAIRE ............................................................................ 65
FIGURE IV. 10 : ROUTEUR 1 AVANT LA CONFIGURATION OSPF ................................................ 66
FIGURE IV. 11 : LE PLAYBOOK OSPF ....................................................................................... 66
FIGURE IV. 12 : L’EXECUTION DE LE PLAYBOOK OSPF............................................................. 66
FIGURE IV. 13 : LE PLAYBOOK HSRP ....................................................................................... 67
FIGURE IV. 14 : L’EXECUTION DE LE PLAYBOOK HSRP ............................................................ 67
FIGURE IV. 15 : LE PLAYBOOK DES VLNS................................................................................. 68
FIGURE IV. 16 : L'EXECUTION DE LE PLAYBOOK DES VLNS ..................................................... 68
FIGURE IV. 17 : LE PLAYBOOK DES ACLS ................................................................................. 69
FIGURE IV. 18 : L'EXECUTION DE LE PLAYBOOK DES ACLS ...................................................... 70
FIGURE IV. 19 : LE PLAYBOOK DE FORTIGATE (PARTIE GLOBALE)........................................... 70
FIGURE IV. 20 : LE PLAYBOOK DE FORTIGATE (PARTIE STATIC) .............................................. 70

ROUIDI/MOHAMEDI VII USTHB


FIGURE IV. 21 : LE PLAYBOOK DE FORTIGATE (PARTIE LANTOWAN) .................................... 71
FIGURE IV. 22 : LE PLAYBOOK DE FORTIGATE (PARTIE LANPORT2 & WANPORT1) ............... 71
FIGURE IV. 23 : LE PLAYBOOK DE FORTIGATE (PARTIE DHCP) ............................................... 72
FIGURE IV. 24 : LE RESULTAT D'EXECUTION DU PLAYBOOK FORTIGATE ................................... 72
FIGURE IV. 25 : LE PLAYBOOK NTP .......................................................................................... 73
FIGURE IV. 26 : L'EXECUTIONS DU PLAYBOOK NTP .................................................................. 73
FIGURE IV. 27 : LE RESULTAT D'EXECUTION SUR LE ROUTEUR 4 ET LE SERVEUR NTP .............. 73
FIGURE IV. 28 : LE PLAYBOOK DU SERVEUR WEB ..................................................................... 74
FIGURE IV. 29 : L'EXECUTION DU PLAYBOOK SERVEUR WEB ..................................................... 74
FIGURE IV. 30 : LE SERVEUR WEB CONFIGURE ......................................................................... 74
FIGURE IV. 31 : LE PLAYBOOK DES SAUVEGARDES ................................................................... 75
FIGURE IV. 32 : L'EXECUTION DE PLAYBOOK DES SAUVEGARDES ............................................. 75
FIGURE IV. 33 : LES SAUVEGARDES AUTOMATISE ..................................................................... 76
FIGURE IV. 34 : LES SOLUTION D'AUTOMATISATION CONFIGURE SUR LE RESEAU ...................... 76
FIGURE V. 1 : DES SOLUTIONS D'AUTOMATISATION A IMPLEMENTE .......................................... 78

ROUIDI/MOHAMEDI VIII USTHB


LISTE DES TABLEAUX
TABLEAU I. 1 : COMPARAISSANT ENTRE TCP ET UDP ................................................................ 9
TABLEAU III. 1 : LES COMPOSANTS DE RESEAU ......................................................................... 50
TABLEAU IV. 1 : SPECIFICATION D'ORDINATEUR ....................................................................... 61
TABLEAU IV. 2 : PLAN D'ADRESSAGE ........................................................................................ 63

ROUIDI/MOHAMEDI IX USTHB
NOMENCLATURE
ACK Acknowledgment
ACL Access Control List
AP Access Point
API Application Programming Interface
AS Autonomous System
AST Applied Satellite Technology
AT&T American Telephone and Telegraph
BDD Base De Données
BGP Border Gateway Protocol
CLI Command Line Interface
CPF Central Processing Facility
DDoS Distributed Denial of Service
DECnet Digital Equipment Corporation Network
DMZ Demilitarized Zone
DNS Domain Name System
ELM El Merk
HBNS Hassi Berkine
HMD Hassi Messaoud
HTML Hypertext Markup Language
IA Intelligence Artificielle
IBM International Business Machines
IEEE Institute of Electrical and Electronics Engineers
INI Initialization
IO Internetwork Operating
IOS Internetwork Operating System
IoT Internet of Things
IT Information Technology
JSON JavaScript Object Notation
LAN Local Area Network
LLC Logical Link Control
MAC Media Access Control

ROUIDI/MOHAMEDI X USTHB
ML Machine Learning
MS Microsoft
NASA National Aeronautics and Space Administration
NTP Network Time Protocol
ONF Open Networking Foundation
OSI Open Systems Interconnection
RIG Drilling RIG
RSA Rivest-Shamir-Adleman
SLA Service Level Agreement
SMS Short Message Service
SNA Systems Network Architecture
SONATRACH Société Nationale pour la Recherche, la Production, le Transport, la
Transformation, et la Commercialisation des Hydrocarbures
SSL Secure Sockets Layer
TLS Transport Layer Security
VIP Virtual IP
VLAN Virtual Local Area Network
VM Virtual Machine
VMAC Virtual MAC
VPN Virtual Private Network
YAML YAML Ain't Markup Language

ROUIDI/MOHAMEDI XI USTHB
INTRODUCTION GENERALE
Introduction générale

Introduction générale

Les réseaux informatiques sont des infrastructures complexes qui interconnectent des
dispositifs pour permettre une meilleure communication, une utilisation plus efficace des
ressources, une sécurité renforcée, et une collaboration plus facile et plus efficace...etc. Ce qui
fait qu’ils jouent un rôle fondamental dans la connectivité des différents systèmes.

La gestion efficace qui est le processus de configuration, surveillance et maintenance de


réseau est devenue cruciale pour assurer le bon fonctionnement des services par garantir la
fiabilité ainsi que la connectivité entre les périphériques et les individus ou les applications
logicielles qui les utilisent. La gestion du réseau peut être décrite de différentes manières, mais
elle implique généralement les pratiques de provisionnement, configuration, sécurité et mesure
que les équipes d'exploitation réseau utilisent pour renforcer et maintenir l'efficacité de
l'infrastructure réseau de leur entreprise.

Dans un monde où les cybermenaces sont omniprésentes, la sécurité des réseaux qu’elle
agit d’un terme vaste et général qui décrit les solutions matérielles et logicielles ainsi que les
processus ou règles et configurations concernant l’utilisation du réseau, son accessibilité et la
protection globale contre les menaces. Devient une priorité absolue pour garantir la
confidentialité, l'intégrité et la disponibilité des données.

La sécurité et l’agilité des entreprises ont beaucoup à voir avec l’adoption de


l’automatisation réseau. Mais la variété des approches disponibles crée un frein à l’adoption.
Les entreprises sont contraintes de transformer leurs réseaux pour répondre aux demandes des
clients et à accompagner l’innovation métier.

L’automatisation du réseau est le processus d’automatisation de la configuration, de la


gestion, des tests, du déploiement et du fonctionnement des périphériques physiques et virtuels
au sein d’un réseau. Les tâches et les fonctions quotidiennes du réseau étant automatisées et les
processus répétitifs étant contrôlés et gérés automatiquement, la disponibilité du service réseau
s’améliore.

Cependant, la transition vers une automatisation avancée de l'administration des services


réseaux n'est pas sans défis. La complexité croissante des infrastructures, les divers protocoles
de communication et les multiples couches de sécurité exigent une solution intégrée et
sécurisée. La problématique centrale de ce mémoire repose ainsi sur la recherche d'une

ROUIDI/MOHAMEDI 2 USTHB
Introduction générale

approche novatrice qui concilie automatisation avancée et sécurité renforcée pour une
administration de services réseaux optimale.

L’objectif du travail demandé est de concevoir et d'implémenter en premier lieu un


administration réseau sécurisée. Ensuite, concevoir et implémenter les nouvelles tendances
d’automatisation des configuration et d’administration sécurisée des réseaux. Enfin, analyser et
tester l'impact des nouvelles technologies d’automatisation sur les services réseaux.

Pour bien rependre a notre objectif on organise notre travail comme suit :

- CHAPITRE I : GENERALITES SUR LES RESEAUX : couvre les concepts et


protocoles clés comme VLAN, IP, TCP, ARP, ICMP, DHCP, STP, FHRP, SSH, CDP, et
l'agrégation de liens, essentiels à la gestion des réseaux informatiques. Il introduit également
les architectures d'entreprise, soulignant l'importance d'une infrastructure réseau bien conçue
pour l'efficacité organisationnelle.
- CHAPITRE II : AUTOMATISATION DES RESEAUX : commence par expliquer
l'automatisation du réseau et son importance croissante dans la gestion des infrastructures
modernes. Ensuite, il présente divers outils d'automatisation tels que Puppet, Chef, Ansible,
et SaltStack, avec un focus particulier sur Ansible. Une vue d'ensemble d'Ansible est fournie,
détaillant ses composants, la terminologie spécifique, ainsi que la structure des playbooks et
des fichiers d'inventaire, essentiels pour la gestion automatisée des configurations réseau.
- CHAPITRE III : CONCEPTION : Se concentre sur SONATRACH et le Groupement
BERKINE et la conception de l'architecture réseau, en décrivant les composants réseau tels
que les routeurs, commutateurs, firewalls, serveurs virtuels et VLANs. Il aborde ensuite une
problématique spécifique et propose des améliorations, incluant l'ajout et la configuration
d’un serveur d’automatisation, couvrant divers aspects.
- CHAPITRE IV : IMPLEMENTATION : traite de l'implémentation des solutions réseau,
en commençant par la présentation de l'environnement de travail, y compris les
spécifications du système et l'utilisation de GNS3 pour l'architecture. Il décrit l'installation
d'Ansible sur un serveur dédié et détaille les protocoles et la configuration du serveur
Ansible, notamment le plan d’adressage, la configuration SSH, le fichier Host, le fichier
inventaire, ainsi que les protocoles OSPF et HSRP. Enfin, le chapitre aborde
l'implémentation des tous les solutions d’automatisation.

ROUIDI/MOHAMEDI 3 USTHB
CHAPITRE I : GENERALITES
SUR LES RESEAUX
Chapitre I : Généralités sur les réseaux

Chapitre I : Généralités sur les réseaux

1. INTRODUCTION
1.1. Historique
L'histoire des réseaux est une narration fascinante qui retrace l'évolution de la
communication et de la connectivité humaine depuis les temps anciens jusqu'à l'ère numérique.
Les premiers réseaux étaient principalement des voies physiques et des systèmes de relais de
messages. Par exemple, l'Empire romain utilisait un vaste réseau routier et des stations de relais,
connues sous le nom de Cursus Publicus, pour diffuser rapidement des informations sur de
vastes distances. De même, les courriers de l'Empire perse opéraient un système postal
sophistiqué le long de la Route Royale, permettant un échange efficace de messages à travers
l'empire.

Le réseau n'était pas initialement destiné à être un moyen de communication


interpersonnelle ; il était conçu pour permettre aux scientifiques de surmonter les difficultés
d'exécution des programmes sur des ordinateurs distants. L'Internet actuel, commercialisé et
orienté vers la communication, n'a émergé qu'après un long processus de restructuration
technique, organisationnelle et politique.

L'un des jalons les plus significatifs dans l'histoire des réseaux a été la création
d'ARPANET par l'Agence pour les projets de recherche avancée de la défense (ARPA) du
département de la Défense des États-Unis à la fin des années 1960. ARPANET était le
précurseur de l'Internet moderne, démontrant la faisabilité d'un monde interconnecté. Il a
introduit des technologies et des protocoles fondamentaux qui ont ouvert la voie à la
connectivité globale que nous connaissons aujourd'hui. [1]

1.2. Définition
Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des
informations. Par analogie avec un filet, on appelle nœud (node) l'extrémité d'une connexion,
qui peut être une intersection de plusieurs connexions (un ordinateur, un routeur, un
concentrateur, un commutateur).

Indépendamment de la technologie sous-jacente, on porte généralement une vue matricielle


sur ce qu'est un réseau. De façon horizontale, un réseau est une strate de trois couches : les
infrastructures, les fonctions de contrôle et de commande, les services rendus à l'utilisateur. De

ROUIDI/MOHAMEDI 5 USTHB
Chapitre I : Généralités sur les réseaux

façon verticale, on utilise souvent un découpage géographique : réseau local, réseau d'accès et
réseau d'interconnexion. [2]

1.3. L’importance des réseaux dans la communication moderne


Les réseaux sont essentiels à la communication moderne, influençant de manière
significative la façon dont les individus, les entreprises et les sociétés interagissent et échangent
des informations, ainsi qu’une influence omniprésente dans notre vie quotidienne et dans divers
domaines, tels que : Communication (une connectivité instantanée à l'échelle mondiale),
Entreprises (partager des données, collaborer à distance et automatiser des processus),
Éducation (apprentissage en ligne, permettant aux étudiants d'accéder à des ressources), Santé
(le partage d'informations patient, les dossiers médicaux électroniques et la télémédecine),
Divertissement.( le streaming vidéo, les jeux multi-joueurs dépendent de réseaux robustes pour
offrir une expérience utilisateur optimale), Sécurité (garantir la sécurité et la confidentialité des
communications).

2. COMPOSANTS D'UN RESEAU


Les réseaux informatiques sont constitués de divers composants qui travaillent ensemble
pour permettre la communication et le partage de ressources. Les principaux composants d'un
réseau comprennent :

- Nœuds : Les nœuds sont les dispositifs individuels connectés au réseau. Cela inclut les
ordinateurs personnels, les serveurs, les imprimantes, les scanners, les routeurs, les
commutateurs, les smartphones et tout autre appareil capable de se connecter à un réseau.
- Liaisons : Les liaisons dans un réseau déterminent la manière dont les données sont
physiquement transférées entre les nœuds du réseau. Ces liaisons peuvent être établies
par le biais de câbles ou de connexions sans fil.
- Équipements actifs : Les équipements actifs sont des composants essentiels dans un
réseau informatique, car ils jouent un rôle actif dans le traitement et la transmission des
données. Deux des équipements actifs les plus couramment utilisés sont les routeurs et
les commutateurs.
- Les protocoles de communication : Les protocoles de communication sont des
ensembles de règles et de conventions qui permettent à différents dispositifs de
communiquer de manière cohérente dans un réseau. Ces protocoles définissent comment
les données sont formatées, transmises, reçues et interprétées entre les nœuds du réseau.

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Chapitre I : Généralités sur les réseaux

3. CONCEPTS ET PROTOCOLES
3.1. VLAN (Virtual Local Area Network)
Un VLAN est un réseau personnalisé créé à partir d'un ou plusieurs réseaux locaux. Il
permet à un groupe d'appareils disponibles dans plusieurs réseaux d'être combinés en un seul
réseau logique. Le résultat devient un réseau local virtuel qui est administré comme un réseau
local physique (Figure I.1).

En informatique, un VLAN est une extension virtuelle d'un LAN. Un LAN est un groupe
d'ordinateurs et de périphériques connectés dans une zone limitée telle qu'une école, un
laboratoire, une maison et un immeuble de bureaux. C'est un réseau largement utilisé pour le
partage de ressources telles que des fichiers, des imprimantes, des jeux et d'autres applications.
[3]

Figure I. 1 : Example d'une architecture de 2 VLANs

3.1.1. Fonctionnement
- Les VLAN en réseau sont identifiés par un numéro (Figure 1).
- La plage valide est de 1 à 4 094. Sur un commutateur VLAN, vous attribuez des ports
avec le numéro VLAN approprié.
- Le commutateur permet alors la transmission de données entre les différents ports ayant
le même VLAN.
- Étant donné que presque tous les réseaux sont plus grands qu'un seul commutateur, il doit
y avoir un moyen d'envoyer du trafic entre deux commutateurs.
- Une manière simple et facile de le faire est d'attribuer un port sur chaque commutateur
réseau avec un VLAN et de passer un câble entre eux.

ROUIDI/MOHAMEDI 7 USTHB
Chapitre I : Généralités sur les réseaux

3.2. IP (Internet Protocol)


Internet Protocol (IP) est un protocole, ou un ensemble de règles, appliqué au routage et à
l'adressage des paquets de données afin qu'ils puissent traverser les réseaux et arriver à la bonne
destination. Les données traversant Internet sont divisées en morceaux plus petits, appelés
paquets. Des informations IP sont attachées à chaque paquet, et ces informations permettent
aux routeurs d'envoyer des paquets au bon endroit. Chaque appareil ou domaine qui se connecte
à Internet se voit attribuer une adresse IP.

3.2.1. Fonctionnement
Internet est composé de grands réseaux interconnectés qui sont chacun responsables de
certains blocs d'adresses IP. Ces grands réseaux sont des systèmes autonomes (AS). Une variété
de protocoles de routage, dont BGP, permettent d'acheminer les paquets à travers les AS en
fonction de leurs adresses IP de destination. Les routeurs ont des tables de routage qui indiquent
quels AS les paquets doivent traverser pour atteindre la destination souhaitée le plus rapidement
possible. Les paquets voyagent d'AS en AS jusqu'à ce qu'ils atteignent celui qui revendique la
responsabilité de l'adresse IP ciblée (Figure I.2). Cet AS achemine ensuite en interne les paquets
vers la destination. [4]

Figure I. 2 : Fonctionnement de protocole IP

3.3. TCP & UDP


3.3.1. Transmission Control Protocol
Il s'agit d'un protocole orienté connexion. Le protocole TCP est très utilisé lorsque l'on
utilise des protocoles IP, c'est pour cela que l'on parle aussi de TCP/IP.

Avec le protocole TCP, avant que des données soient échangées entre les deux hôtes, l'hôte
source va créer une session de connexion avec l'hôte distant afin de le prévenir qu'il va recevoir
des données. Pour cela, un premier échange aura lieu entre les deux hôtes (Figure I.3).

Une fois que la connexion est établie, l'échange de données peut commencer. Pendant cet
échange de données, les paquets (correspondants aux données) sont envoyés dans l'ordre, et le

ROUIDI/MOHAMEDI 8 USTHB
Chapitre I : Généralités sur les réseaux

protocole TCP va s'assurer que tous les paquets sont bien transmis, et si ce n'est pas le cas, il
est capable de renvoyer les paquets manquants. C'est l'un des avantages du protocole TCP.

Cette connexion sera maintenue jusqu'à ce qu'elle soit fermée, ce qui signifie qu'elle sera
active à minima jusqu'à la fin de l'échange de données entre les deux hôtes. Elle peut être
maintenue afin d'être prête dès que les deux hôtes auront besoin de communiquer ensemble. [5]

3.3.2. User Datagram Protocol


Il s'agit d'un protocole de communication sans connexion. Le protocole UDP est une
alternative au protocole TCP.

Lorsque le protocole UDP est utilisé pour transporter les données, il va envoyer les
données d'un hôte source vers un hôte de destination, sans chercher à savoir si l'hôte de
destination a bien reçu l'ensemble des données (Figure I.3). Autrement dit, il n'y a pas de
vérification des erreurs : si l'on envoie un fichier via UDP, on ne sait pas si l'hôte distant a reçu
entièrement ce fichier ou s'il l'a reçu partiellement. [5]

TCP UDP
Fiabilité Elevée Faible
Vitesse Faible Elevée
Détection des erreurs Oui Non
Correction des erreurs Oui Non
Contrôle de la congestion Oui Non
Accusé de réception (ACK) Oui Uniquement la somme de contrôle
Tableau I. 1 : Comparaissant entre TCP et UDP

Figure I. 3 : Comparaissant entre TCP et UDP

3.4. ARP (Address Resolution Protocol)


L'ARP ou "Address Resolution Protocol" est un protocole qui se situe sur la couche 3 du
modèle OSI. On l'assimile parfois à un protocole de couche 2 et demi car il assure la liaison

ROUIDI/MOHAMEDI 9 USTHB
Chapitre I : Généralités sur les réseaux

entre le protocole IP qui utilise les adresses IP pour construire ses paquets et les trames Ethernet
qui elles utilisent les adresse MAC. En plus simple, c'est un protocole qui permet de retrouver
un adresse MAC à partir d'une adresse IP. [6]

3.4.1. Fonctionnement
Lorsqu'un nouvel ordinateur se connecte à un réseau local (LAN), il se voit attribuer une
adresse IP unique pour l'identification et la communication. Les paquets de données envoyés à
une machine spécifique arrivent à une passerelle, qui utilise le protocole ARP (Address
Resolution Protocol) pour trouver l'adresse MAC correspondant à l'adresse IP de la machine
cible.

Le cache ARP conserve ces associations d'adresses IP et MAC. Il est dynamique mais peut
aussi être configuré statiquement. À chaque demande d'envoi de données vers une machine sur
le réseau local, le cache ARP est consulté pour déterminer si la traduction d'adresse a déjà été
effectuée. Si oui, une nouvelle demande n'est pas nécessaire, sinon l'ARP est exécuté pour
obtenir l'adresse MAC (Figure I.4).

Le cache ARP a une taille limitée et les entrées sont généralement supprimées après
quelques minutes pour libérer de l'espace. Cela contribue à la sécurité en évitant le vol ou
l'usurpation d'adresses IP. Pendant la purge, les entrées inutilisées sont supprimées, y compris
les tentatives infructueuses de communication avec des machines hors ligne. [6]

Figure I. 4 : Example d'une architecture de 2 VLANs

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Chapitre I : Généralités sur les réseaux

3.5. ICMP ((Internet Control Message Protocol)


Le protocole ICMP est un protocole de la couche réseau utilisé par les appareils du réseau
pour diagnostiquer les problèmes de communication du réseau. ICMP est principalement utilisé
pour déterminer si les données atteignent ou non leur destination en temps voulu. Le protocole
ICMP est généralement utilisé sur les périphériques de réseau, tels que les routeurs. Le
protocole ICMP est essentiel pour les rapports d'erreurs et les tests, mais il peut également être
utilisé dans les attaques par déni de service distribué (DDoS). [7]

3.5.1. Fonctionnement

Figure I. 5 : Utilisation d'ICMP dans les attaques

Contrairement au protocole Internet (IP), ICMP n'est pas associé à un protocole de couche
de transport tel que TCP ou UDP. Cela fait d'ICMP un protocole sans connexion : un dispositif
n'a pas besoin d'ouvrir une connexion avec un autre dispositif avant d'envoyer un message
ICMP. Le trafic IP normal est envoyé à l'aide de TCP, ce qui signifie que deux périphériques
qui échangent des données effectuent d'abord une poignée de main TCP pour s'assurer que les
deux périphériques sont prêts à recevoir des données. Le protocole ICMP n'ouvre pas de
connexion de cette manière. Le protocole ICMP ne permet pas non plus de cibler un port
spécifique sur un appareil (Figure I.5). [7]

3.5.2. Un paquet ICMP


Un paquet ICMP est un paquet qui utilise le protocole ICMP. Les paquets ICMP
comprennent un en-tête ICMP derrière un en-tête IP normal. Lorsqu'un routeur ou un serveur

ROUIDI/MOHAMEDI 11 USTHB
Chapitre I : Généralités sur les réseaux

doit envoyer un message d'erreur, le corps du paquet ICMP ou la section de données contient
toujours une copie de l'en-tête IP du paquet à l'origine de l'erreur.

3.6. DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol)


La fonction DHCP est un protocole client/serveur qui fournit automatiquement une adresse
Internet Protocol (IP) et d’autres informations de configuration pertinentes à un hôte IP (par
exemple, masque de sous-réseau et passerelle par défaut) (Figure I.6). [8]

3.6.1. Avantages du DHCP


- Configuration d’adresse IP de confiance. DHCP réduit les erreurs de configuration
causées par la configuration manuelle des adresses IP, telles que les erreurs
typographiques, ou les conflits d’adresses causés par l’attribution d’une adresse IP à
plusieurs ordinateurs en même temps.
- Administration réseau réduite. DHCP inclut les fonctionnalités suivantes pour réduire
l’administration réseau :
• Configuration TCP/IP centralisée et automatisée.
• Possibilité de définir des configurations TCP/IP à partir d’un emplacement central.
• Possibilité d’affecter une plage complète de valeurs de configuration TCP/IP
supplémentaires au moyen d’options DHCP.
• Gestion efficace des modifications d’adresse IP pour les clients qui doivent être mis
à jour fréquemment, comme ceux des appareils portables qui se déplacent à
différents emplacements sur un réseau sans fil.
• Transfert des messages DHCP initiaux à l’aide d’un agent de relais DHCP, ce qui
élimine le besoin d’un serveur DHCP sur chaque sous-réseau. [8]

Figure I. 6 : Fonctionnement de DHCP

ROUIDI/MOHAMEDI 12 USTHB
Chapitre I : Généralités sur les réseaux

3.7. STP (Spanning Tree Protocol)


Le protocole STP (Spanning Tree Protocol) est un protocole de couche 2 qui fonctionne
sur des ponts et des commutateurs. La spécification du protocole STP est IEEE 802.1D.
L'objectif principal du protocole STP est de vérifier que vous ne créez pas de boucles lorsque
vous avez des chemins redondants dans votre réseau (Figure I.7). [9]

3.7.1. Fonctionnement
Le protocole STP (Spanning Tree Protocol) est conçu pour éviter les boucles de
commutation dans les réseaux Ethernet. Il fonctionne en élisant un root bridge, en calculant les
chemins les plus courts vers ce root bridge pour chaque commutateur, et en désactivant les ports
non essentiels pour prévenir les boucles. STP surveille également la topologie du réseau et
réagit aux changements en ajustant automatiquement la configuration des ports. Cela garantit
une connectivité réseau fiable tout en évitant les congestions dues aux boucles de commutation.
[9]

Figure I. 7 : Exemple de fonctionnement STP

3.8. FHRP (First Hop Redundancy Protocol)


Le protocole FHRP est utilisé dans les réseaux informatiques pour assurer la redondance
et la haute disponibilité des passerelles (ou routeurs) qui servent de première étape (premier
saut) pour le trafic réseau. Les principaux protocoles FHRP incluent HSRP (Hot Standby Router
Protocol), VRRP (Virtual Router Redundancy Protocol) et GLBP (Gateway Load Balancing
Protocol).

L'objectif principal du FHRP est de fournir une redondance de passerelle par défaut. FHRP
rend le basculement de la passerelle par défaut automatique en cas d'incident. Il offre donc une
redondance de couche 3. [10]

ROUIDI/MOHAMEDI 13 USTHB
Chapitre I : Généralités sur les réseaux

3.8.1. Le fonctionnement du protocole FHRP


FHRP attribue une adresse IP virtuelle (VIP) et une adresse MAC virtuelle correspondante
(VMAC) aux routeurs servant de passerelles. Le FHRP prend donc les deux ou plusieurs
routeurs passerelles et les combine afin qu'ils puissent s'accorder et créer un seul VIP et un seul
VMAC. La combinaison de ces deux paramètres est ce que le FHRP fait comme travail. Afin
que les terminaux puissent utiliser cette correspondance VIP/VMAC. Donnant ainsi
l'impression aux terminaux, qu'ils n’ont que accès à une seule passerelle par défaut. Mais en
réalité, les terminaux ont en fait accès à plus d'une passerelle par défaut.

Les terminaux remplissent leur table ARP avec les adresses VIP et VMAC. Ainsi, lorsque
la passerelle par défaut principale échoue, les passerelles par défaut secondaires prennent le
relais (Figure I.8). Après cela, rien ne change sur les terminaux. Leurs entrées ARP reste les
mêmes. Cependant, les commutateurs doivent mettre à jour leur table MAC de la passerelle par
défaut principale à la passerelle par défaut secondaire. Cela se fait via le Gratuitous ARP. Le
Gratuitous ARP est une réponse ARP pour laquelle nous n'avons pas reçu de demande ARP. Il
s'agit d'un message de diffusion et non d'un message unicast. Le gratuitous ARP est envoyé de
manière proactive par les passerelles par défaut secondaires pour aider les commutateurs à
mettre à jour leur table MAC. Lorsque la passerelle par défaut principale repasse up, elle
n'assume pas automatiquement son rôle précédent. Mais nous pouvons changer cela lorsque
nous configurons le FHRP sur les routeurs. [10]

Figure I. 8 : Fonctionnement de FHRP

3.9. SSH (Secure Shell)


Le protocole Secure Shell (SSH) est un standard de sécurité utilisé pour échanger des
données de manière sécurisée sur un réseau, notamment sur Internet. Il garantit la
confidentialité des données en les cryptant avant de les transmettre.

ROUIDI/MOHAMEDI 14 USTHB
Chapitre I : Généralités sur les réseaux

Le service a été créé en tant que remplacement sécurisé pour le Telnet non chiffré, et utilise
des techniques cryptographiques pour s’assurer que toutes les communications vers et depuis
le serveur distant se produisent de manière chiffrée. Il fournit un mécanisme pour authentifier
un utilisateur distant, transférer les entrées du client vers l’hôte et relayer la sortie vers le client.
[11]

3.9.1. L’utilisation de SSH


- Gestion à distance des serveurs, de l’infrastructure et des ordinateurs des
collaborateurs : Les administrateurs système peuvent se connecter de manière sécurisée
à des serveurs distants pour effectuer des tâches de configuration, de maintenance et de
surveillance à distance.
- Transfert de fichiers en toute sécurité : SSH propose des protocoles comme SFTP (SSH
File Transfer Protocol) et SCP (Secure Copy Protocol) pour le transfert sécurisé de
fichiers entre des ordinateurs distants, garantissant ainsi la confidentialité et l’intégrité
des données.
- Accès à des services dans le cloud sans exposer les ports d’une machine locale à
l’Internet : Les utilisateurs peuvent se connecter de manière sécurisée à des services dans
le cloud via SSH sans avoir à exposer les ports de leur machine locale à Internet,
renforçant ainsi la sécurité de leur infrastructure.
- Connexion à distance aux services d’un réseau privé : SSH permet aux utilisateurs de
se connecter de manière sécurisée aux services d’un réseau privé depuis n’importe où
dans le monde, assurant ainsi la confidentialité et la sécurité des communications.
- Contournement des restrictions d’un pare-feu : En utilisant le tunneling SSH, les
utilisateurs peuvent contourner les restrictions d’un pare-feu en acheminant leur trafic à
travers une connexion SSH sécurisée, offrant ainsi un accès sécurisé à des services
normalement bloqués par le pare-feu. [11]

3.9.2. Fonctionnement de SSH avec les techniques de cryptage


La façon dont fonctionne SSH, c’est qu’il utilise un modèle client-serveur pour permettre
l’authentification de deux systèmes distants et le cryptage des données qui les traversent.

SSH fonctionne par défaut sur le port TCP 22 (bien que cela puisse être modifié si
nécessaire). L’hôte (serveur) écoute le port 22 (ou tout autre port SSH assigné) et guette les
connexions entrantes. Il organise la connexion sécurisée en authentifiant le client et en ouvrant
le bon environnement de correct si la vérification est réussie.

ROUIDI/MOHAMEDI 15 USTHB
Chapitre I : Généralités sur les réseaux

Le client doit commencer la connexion SSH en lançant le handshake TCP avec le serveur,
en assurant une connexion symétrique sécurisée, en vérifiant si l’identité affichée par le serveur
correspond aux enregistrements précédents (habituellement enregistrés dans un fichier de
stockage de clés RSA) et présente les informations d’identification requises pour authentifier
la connexion.

Il existe deux étapes pour établir une connexion : d’abord, les systèmes doivent s’entendre
sur les normes de cryptage pour protéger les communications futures, et deuxièmement,
l’utilisateur doit s’authentifier. Si les informations d’identification correspondent, l’utilisateur
reçoit l’accès (Figure I.9). [11]

3.9.3. Risques de sécurité SSH


Malgré sa réputation de sécurité, l’utilisation de SSH comporte également des risques
potentiels. Les attaques par force brute visant les identifiants SSH, les vulnérabilités logicielles
et les erreurs de configuration peuvent compromettre la sécurité des connexions.

Pour atténuer ces risques, il est recommandé de suivre certaines meilleures pratiques de
sécurité. Cela comprend l’utilisation de clés SSH robustes plutôt que de mots de passe, la mise
à jour régulière des logiciels SSH pour corriger les failles de sécurité connues, et la
configuration appropriée des paramètres de sécurité pour limiter l’accès non autorisé. De plus,
la surveillance continue des journaux d’activité SSH peut aider à détecter et à répondre
rapidement aux tentatives d’intrusion.

En suivant ces bonnes pratiques, les utilisateurs peuvent renforcer la sécurité de leurs
connexions SSH et réduire les risques d’exploitation. [11]

Figure I. 9 : Fonctionnement de SSH

ROUIDI/MOHAMEDI 16 USTHB
Chapitre I : Généralités sur les réseaux

3.10. CDP (Cisco Discovery Protocol)


CDP est un protocole propriétaire de couche 2 de Cisco indépendant des supports et des
protocoles, qui fonctionne sur tous les équipements fabriqués par Cisco. Contrairement à CDP,
le protocole LLDP (Link Layer Discovery Protocol) n'est pas limité à un seul fabricant et peut
être utilisé sur une variété de dispositifs de différents fournisseurs (Figure I.10). Les
périphériques Cisco envoient des annonces CDP à l'adresse de destination multicast 01-00-0c-
cc-cc-cc via chaque interface réseau connectée. Ces paquets de multidiffusion sont reçus par
les commutateurs Cisco et d'autres périphériques réseau qui prennent en charge le protocole
CDP via leur interface réseau connectée. [12]

Pour chaque voisin connecté, CDP affichera le détail des informations reçues :

- Device ID : le nom configuré sur l’équipement


- Entry Address(es) : adresse IP (s’il y en a une de configurée)
- Platform : Type de l’équipement voisin.
- Interface : l’interface de l’équipement sur lequel on travaille à laquelle est connectée
l’autre équipement.
- Port ID (outgoing port) : Port sur l’équipement voisin auquel est rattaché la machine sur
laquelle on se trouve.
- Hold Time : Temps restant avant que cette entrée ne soit oubliée au cas où aucune mise
à jour n’est reçue.
- Version : Les informations relatives à la version d’IOS utilisé
- Advertisement: Les informations relatives aux messages CDP.

3.10.1. L’utilisation de CDP

Figure I. 10 : L’utilisation de CDP et LLDP

ROUIDI/MOHAMEDI 17 USTHB
Chapitre I : Généralités sur les réseaux

- Vérifier l’état de fonctionnement d’une liaison. Si CDP passe, c’est que la couche
physique et la couche liaison de donnée sont opérationnelles, l’interface concernée sera
donc dans un état « up/up ».
- Obtenir des informations sur l’équipement voisin. Son adresse IP par exemple.
- Découvrir et tracer la topologie du réseau. En passant de machine en machine, on pourra
savoir qui est relié à qui et via quelle interface etc.
3.11. Agrégation de liens
L’agrégation de liens permet le groupement de liens identiques, qui ont les mêmes
caractéristiques, en un seul lien logique. Les avantages sont l’augmentation la bande passante
entre deux équipements mais aussi d’assurer la redondance de liens entre les équipements. En
effet, en cas de défaillance d’un lien le trafic sera reporté instantanément sur le(s) lien(s)
restant(s) (Figure I.11). [13]

Figure I. 11 : Schéma d'agrégation de liens

4. ARCHITECTURES DES ENTREPRISES

Figure I. 12 : Exemple d’une architecture d'entreprise basic

ROUIDI/MOHAMEDI 18 USTHB
Chapitre I : Généralités sur les réseaux

L’architecture réseau d’entreprise fait référence à l’infrastructure informatique utilisée


pour assurer la connectivité entre les utilisateurs,

Une architecture de réseau d’entreprise connecte tous les utilisateurs et systèmes aux
applications du centre de données et du cloud via des réseaux et protocoles physiques et virtuels.
Elle utilise des commutateurs, des routeurs et des connexions Ethernet ou sans fil pour partager
des applications et des données, (Figure I.12). Les utilisateurs établissent des comptes pour un
accès sécurisé, et un logiciel VPN crypte leurs données lors de connexions externes. Pour
sécuriser l'architecture, les entreprises utilisent des logiciels de pare-feu. [14]

4.1. Les avantages d’une architecture de réseau d’entreprise optimisée


- Connectivité permanente : Tous les utilisateurs, objets, appareils et applications sont
interconnectés en fonction du rôle, de l’objectif et de l’emplacement de chacun
- Expérience utilisateur optimisée : Une architecture de réseau d’entreprise permet
d’améliorer nettement l’expérience utilisateur.
- Sécurité renforcée : Elle permet de détecter les menaces et d’assurer la sécurité
informatique et la conformité du système.
- Gestion de réseau simplifiée : Il est également possible de contrôler les performances
tout en prenant les mesures correctives nécessaires.
- Licences par abonnement : L’architecture de réseau d’entreprise qui utilise des licences
par abonnement bénéficie d’un accès continu aux dernières innovations en matière de
réseau et de sécurité. [14]

5. CONCLUSION
Dans le paysage technologique moderne, les réseaux informatiques sont la pierre angulaire
offrant divers avantages et possibilités. Tout d'abord, leur capacité à connecter des dispositifs
et des utilisateurs du monde entier facilite la communication et le partage d'informations,
améliorant ainsi l'efficacité des opérations quotidiennes. Les réseaux permettent également
l'accès à des ressources partagées qui renforcent la collaboration et l'innovation. Cette
interconnectivité va au-delà des frontières physiques, permettant un échange rapide
d'informations, ce qui est crucial dans un environnement commercial en constante évolution.

Cependant, cette connectivité accrue expose également les réseaux à des risques potentiels
en matière de sécurité. La protection des données sensibles et la préservation de la
confidentialité des informations sont devenues des préoccupations majeures. Par conséquent,
la sécurité des réseaux émerge comme une priorité primordiale. La mise en œuvre de protocoles

ROUIDI/MOHAMEDI 19 USTHB
Chapitre I : Généralités sur les réseaux

de sécurité, de pare-feu et de systèmes de détection d'intrusions devient nécessaire pour prévenir


les menaces et assurer l'intégrité des données circulant à travers le réseau.

La gestion des services réseaux est une discipline essentielle qui émerge en la matière de
la bonne gestion des systèmes informatiques. Elle est concernée par la configuration, la
surveillance et l’entretien de l’infrastructure réseau. Une administration proactive permet
d’éviter les pannes, optimiser les performances et fournir une fiabilité constante à tous les
services. Les administrateurs réseau sont cruciaux pour le fonctionnement quotidien des
systèmes avec une connectivité fluide et fiable.

L’automatisation simplifie les tâches redondantes, accélère le déploiement et améliore la


cohérence de configuration. Cette relation étroite entre l'administration des services réseaux et
l'automatisation des réseaux est une évolution majeure dans le domaine. Lorsque cela se
produit, cela signifie que les opérateurs peuvent se concentrer sur des tâches plus complexes
qui sont critiques pour leur entreprise tout en diminuant leurs erreurs humaines. Ce modèle
renforce ainsi l’efficacité opérationnelle du système offrant une meilleure gestion adaptable aux
changements rapides du marché.

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CHAPITRE II :
AUTOMATISATION DES
RESEAUX
Chapitre II : Automatisation des services réseaux

Chapitre II : Automatisation des services réseaux

1. INTRODUCTION
L'automatisation des réseaux s'appuie sur une logique programmable qui permet de gérer
les ressources et les services des réseaux, elle permet aux équipes d'exploitation réseau de
configurer, mettre à l'échelle, protéger et intégrer l'infrastructure réseau ainsi que les services
d'applications plus rapidement que si ces tâches étaient effectuées manuellement par les
utilisateurs.

L'automatisation des réseaux permet de supprimer les étapes manuelles de la gestion des
réseaux, telles que la connexion aux routeurs, commutateurs, modules d'équilibrage de charge
et pare-feu pour changer les configurations avant la déconnexion, elle s'appuie sur des chaînes
de scripts programmées au niveau de l'interface en ligne de commande d'un système
d'exploitation ou d'un logiciel d'automatisation intégré.

Les approches traditionnelles et manuelles adoptées jusqu'ici pour configurer et mettre à


jour les réseaux sont lentes et propices aux erreurs. Elles ne permettent donc pas de satisfaire
efficacement les exigences des charges de travail qui évoluent en permanence. L'automatisation
des ressources et de la gestion des services du réseau permet aux équipes d'exploitation réseau
de gagner en agilité et en flexibilité, tout en répondant efficacement aux demandes des
entreprises modernes.

2. L'IMPORTANCE DE L'AUTOMATISATION RESEAU


L'automatisation réseau permet une gestion de la configuration sans tracas, simplifie le
déploiement de configurations dans l'environnement de production et garantit l'efficacité des
administrateurs réseau ainsi qu'une réduction de leur charge de travail quotidienne.

Par exemple, dans un environnement réseau géré manuellement, les tâches répétitives et
basiques sont régulièrement effectuées, empêchant les administrateurs réseau de travailler sur
d'autres tâches de manière efficace. Cela nuit au fonctionnement optimal de l'environnement
réseau et finit par réduire son efficacité et sa sécurité, causant des temps d'arrêt fréquents.

Ce problème courant peut être évité à l'aide d'une automatisation réseau via un outil
d'automatisation réseau qui vous permet de programmer l'exécution régulière des tâches
basiques. Les administrateurs réseau ont alors suffisamment de temps pour se concentrer sur
les autres tâches et améliorer leur infrastructure réseau.

ROUIDI/MOHAMEDI 22 USTHB
Chapitre II : Automatisation des services réseaux

Par ailleurs, l'automatisation réseau avec un outil d'automatisation réseau aide également
les infrastructures à rester conformes, sécurise les micrologiciels des appareils, offre une vue
d'ensemble de toutes les opérations et sauvegarde les configurations essentielles
automatiquement.

3. LES SOLUTIONS APPORTEES PAR L'AUTOMATISATION DU


RESEAU
À ce jour, les solutions d'automatisation du réseau peuvent réaliser une large gamme de
tâches, dont :

- La planification et la conception du réseau, y compris la planification de scénarios et la


gestion des inventaires.
- Le test des équipements et la vérification de la configuration.
- La collecte de données réseaux relatifs aux équipements, systèmes, logiciels, topologies
réseau, trafic et services en temps réel.
- La mise à jour des logiciels, y compris la restauration si besoin.
- L'application des règles de sécurité.
- La surveillance du réseau et de ses services pour garantir le respect des SLA et la
satisfaction client.
- La production de données de rapports, de tableaux de bord, d'alertes et d'alarmes. [15]

4. L’ABSENCE D'UNE AUTOMATISATION RESEAU


- Risque plus élevé d'erreur humaine
- Arrêts réseau fréquents
- Workflows réseau complexes
- Charges de travail intenses pour les administrateurs [16]

5. LES AVANTAGES D’AUTOMATISATION


- Élimination de l'erreur humaine et charges de travail réduites pour les administrateurs
- Capacité de suivi et d'annulation des changements non désirés sur votre réseau
- Approche rationalisée de l'automatisation pour la gestion de la conformité
- Sécurité réseau et fiabilité renforcées [16]

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Chapitre II : Automatisation des services réseaux

6. ADMINISTRATION DES RESEAUX


Il existe plusieurs solutions d'administration disponibles, selon les besoins spécifiques de
chaque organisation. Voici quelques-unes des solutions d'administration les plus courantes :

6.1. SDN (Software-Defined Networking)


SDN, est une méthode d’architecture réseau qui permet aux responsables informatiques
d’utiliser des logiciels pour réaliser une gestion centralisée du réseau, améliorant ainsi la
flexibilité et l’agilité. Les entreprises ont trouvé de nombreux avantages aux réseaux définis par
logiciel et ont introduit le SDN dans leurs réseaux depuis maintenant plusieurs années. [17]

6.1.1. Fonctionnement
Une interface de communication spécifique entre le plan de contrôle et le plan de données
est nécessaire pour que le logiciel SDN, fonctionnant sur la couche de contrôle, puisse envoyer
les instructions pour un trafic de paquets approprié aux composants du réseau intégré. La
solution la plus connue pour cela est OpenFlow. Géré par la Open Networking Foundation
(ONF), le protocole de communication est la première interface standardisée entre les niveaux
de contrôle et de données d'une architecture réseau définie par logiciel. Dans de nombreux
réseaux SDN, il remplace les interfaces individuelles des périphériques réseau, ce qui réduit
également la dépendance vis-à-vis des fabricants de matériel (Figure II.1).

Une fois la communication entre le matériel et le logiciel établie, l’administrateur peut


rapidement et facilement obtenir une bonne vue d'ensemble du réseau via la couche de contrôle
et le logiciel SDN correspondant, et gérer les périphériques réseau via la commande centrale
logicielle. Cela permet de gérer les flux de données avec beaucoup plus d’efficacité que dans
les réseaux où les différents composants ont chacun leur propre logique de contrôle, ce qui
simplifie grandement la virtualisation et l’évolutivité des ressources. Ceci est également facilité
par le fait que les informations de routage et de topologie ne sont plus distribuées en fragments
sur tous les routeurs, mais convergent vers un emplacement central. [17]

Figure II. 1 : Fonctionnement de SDN

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Chapitre II : Automatisation des services réseaux

6.2. Internet of Things


L’architecture IoT comprend plusieurs briques de systèmes IoT connectés pour garantir
que les données des objets générées par les capteurs sont collectées, stockées et traitées dans
les big data warehouse et que les actionneurs des objets exécutent les commandes envoyées via
une application utilisateur.

C’est un cadre qui définit les composants physiques, l’organisation fonctionnelle et la


configuration du réseau, les procédures opérationnelles et les formats de données à utiliser.

Cependant, il n’existe pas d’architecture de référence standard unique pour l’IoT car elle
englobe une variété de technologies. Cela signifie qu’il n’y a pas un modèle simple qui peut
être suivi pour toutes les implémentations possibles. [18]

6.2.1. Fonctionnement
Même s’il n’existe pas d’architecture IoT unique universellement acceptée, le format le
plus basique et le plus largement accepté est une architecture IoT à quatre couches (Figure II.2).
[18]

Couche de Perception
- Convertit les signaux analogiques en données numériques.
- Objets IoT, de différentes formes et tailles, agissent comme des ponts entre les mondes
réel et numérique, regroupés en capteurs, actionneurs, et machines/dispositifs connectés.

Couche Réseau
- Facilite la transmission et le traitement des données IoT.
- Connecte les appareils à d'autres objets intelligents, serveurs et appareils réseau.
- Utilise diverses technologies, telles qu'Ethernet, 5G, 4G, LPWAN (pour une connectivité
longue portée avec faible consommation d'énergie) et WiFi (pour une petite zone).

Couche de Traitement de Données


- Accumule, stocke et traite les données provenant de la couche de perception.
- L'étape d'accumulation comprend la captation en temps réel via API et l'évaluation de la
pertinence des données.
- L'étape d'abstraction finalise la préparation des données pour une utilisation par des
applications grand public, améliorant l'interopérabilité des appareils IoT.

Couche Applicative

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Chapitre II : Automatisation des services réseaux

- Interface utilisateur permettant l'interaction avec les services spécifiques de l'application.


- Les applications IoT peuvent être développées sur des plates-formes avec des outils prêts
à l'emploi pour l'exploration de données et l'analyse avancée.
- Intégration à la couche précédente via des API pour utiliser les services sous-jacents.

Figure II. 2 : Architecture IoT

6.3. Cloud Computing


Le terme « cloud » désigne les serveurs accessibles sur Internet, ainsi que les logiciels et
bases de données qui fonctionnent sur ces serveurs. Le cloud computing est un accès à la
demande, via Internet, à des ressources informatiques (applications, serveurs physiques et
virtuels, stockage de données, outils de développement, fonctionnalités de mise en réseau, etc.)
(Figure II.3)

Une architecture cloud est un modèle pour l'intégration des technologies qui permettent de
créer des clouds, environnements informatiques qui dissocient, regroupent et partagent des
ressources évolutives sur un réseau. L'architecture cloud indique la manière dont les
composants et fonctionnalités nécessaires à la conception d'un cloud sont connectés afin de
fournir une plateforme en ligne sur laquelle les applications s'exécuteront. [19]

6.3.1. Fonctionnement
La virtualisation, fondement de l'informatique en nuage, permet de créer des machines
virtuelles (VM) qui simulent des ordinateurs physiques, isolés les uns des autres sur le même
hôte physique. Cette isolation garantit la confidentialité des données et des applications. Les
VM optimisent l'utilisation du matériel en permettant l'exécution de plusieurs machines
virtuelles sur un même serveur, transformant ainsi un serveur en plusieurs serveurs virtuels, et
un centre de données en plusieurs centres de données virtuels.

ROUIDI/MOHAMEDI 26 USTHB
Chapitre II : Automatisation des services réseaux

Les fournisseurs de services cloud maintiennent la disponibilité des services même en cas
de panne grâce à des sauvegardes sur plusieurs machines et régions géographiques. Les
utilisateurs accèdent aux services cloud via Internet, à travers un navigateur ou une application,
quel que soit leur appareil. [19]

Figure II. 3 : Exemple Cloud

7. LES SOLUTIONS D’AUTOMATISATION DES SERVICES


RESEAUX
Plusieurs outils sont disponibles pour automatiser divers aspects des services réseau. Le
choix de l'outil dépend souvent des besoins spécifiques, des équipements réseau utilisés et des
compétences de l'équipe en charge de l'automatisation. Certains outils sont plus adaptés à
certaines tâches ou à des environnements spécifiques, alors il est important de bien évaluer les
options en fonction des exigences du réseau particulier.

7.1. SaltStack

Figure II. 4 : Logo de SaltStack

7.1.1. Définition et historique


SaltStack, ou Salt, a été développé sur GitHub, le terrain de jeu en ligne des développeurs.
Le logiciel open source a été mis à la disposition du public en mars 2011. C’est un outil de
gestion de la configuration utilisé pour la gestion et la surveillance automatisés des systèmes de
serveurs. Avec SaltStack, il est possible d’installer et de configurer un logiciel à partir d’un

ROUIDI/MOHAMEDI 27 USTHB
Chapitre II : Automatisation des services réseaux

ordinateur central et d’exécuter des commandes de configuration en nombre illimité. Vous


pouvez ici découvrir ce qui fait la particularité de Salt, comment il est utilisé par les
administrateurs, et quels sont les avantages de cet outil de gestion et d’orchestration de
configuration. [20]

Figure II. 5 : Site officiel de SaltStack

7.1.2. Modèle Maître/Esclave


SaltStack fonctionne sur un modèle maître/esclave, où le nœud maître contrôle et
coordonne les opérations tandis que les nœuds esclaves exécutent les tâches définies par le
maître.

- Salt-Master : est le serveur pour la bibliothèque de messagerie ZeroMQ, qui à son tour
transmet les données au client. Les serveurs et les clients sont également appelés « master
» et « minion ». La gestion centrale de tous les systèmes cibles intégrés s’effectue via ce
serveur. Les commandes et les fichiers sont transmis par son intermédiaire.
- Salt-Minion : Les Salt-Minions reçoivent les ordres du Salt-Master. Ils l’informent de
tous les événement et résultats pertinents.
- Salt-Syndic : Le Salt-Syndic est un Salt-Master intermédiaire. Il agit entre le Salt-Master
et les Salt-Minions.

ROUIDI/MOHAMEDI 28 USTHB
Chapitre II : Automatisation des services réseaux

- Salt-SSH : Parfois, il peut arriver qu’un Salt-Minion ne puisse pas être exécuté sur un
système cible. Via SSH, le Salt-Master peut contacter directement ce système. Toutefois,
cela élimine l’échange via ZeroMQ, ce qui peut ralentir considérablement le processus.
En outre, certaines fonctions et certains modules peuvent également être omis.
- Salt-Proxy Minion : Avec le Salt-Proxy Minion, il est possible de gérer des appareils
tiers. Cela inclut, par exemple, les dispositifs de réseau tels que les routeurs ou les
commutateurs.

Figure II. 6 : L'infrastructure SaltStack

7.1.3. Fonctionnement
Les Salt-Minions sont approvisionnés en commandes par le Salt-Master via des « bus »
tels que ZeroMQ, SSH ou Proxy-Minion. Les Salt-Minions font leur rapport avec une clé
individuelle. Le Salt-Master doit l’accepter lors du premier contact afin que la commande puisse
alors être exécutée. La communication chiffrée avec les paires de clés a donc lieu.

Imaginons que vous souhaitez configurer un logiciel. Pour cela, vous donnez le
commandement au Salt-Master, qui le transmet à tous les Salt-Minions. Le logiciel est ensuite
automatiquement configuré sur tous les appareils de l’infrastructure. Le « master » peut être
éventuellement dupliqué en tant que Salt-Syndic. [20]

7.1.4. Les avantages pour les administrateurs


- Quel que soit le système cible que les administrateurs veulent modifier, les commandes
dans SaltStack sont toujours les mêmes. Cela rend le fonctionnement simple et facile à
maîtriser.

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Chapitre II : Automatisation des services réseaux

- L’outil assure non seulement la répartition automatisée des configurations, mais peut
également réagir aux événements, car il enregistre le type de communication échangé
dans l’infrastructure.
- SaltStack est intégralement inclus dans Salt Open et est disponible pour tous dans la
licence Apache 2.0. En outre, vous pouvez participer activement à la conception du
logiciel. Si vous appréciez le support de l’éditeur, sachez qu’une version Entreprise est
disponible. [20]

7.1.5. Les inconvénients du Saltstack


- Interface graphique limitée
- Ordre des états cibles non vérifiable
- Complexité pour les débutants
- Dépendance au langage Python
- Gestion des mises à jour et de la conformité

7.1.6. Utilisation Courante


SaltStack est largement utilisé dans les centres de données, les environnements cloud et
d'autres infrastructures distribuées où l'automatisation et la gestion efficace des configurations
sont essentielles.

145 entreprises utilisent apparemment Salt dans leurs technologiques, notamment


Robinhood, LinkedIn, Hulu et Lyft (Figure II.7). [21]

Figure II. 7 : L'utilisation de SaltStack

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Chapitre II : Automatisation des services réseaux

7.2. Puppet
7.2.1. Définition et historique

Figure II. 8 : Logo de Puppet

Puppet est l’un des principaux outils disponibles pour gérer ce que l’on appelle l’IaC ou
Infrastructure as Code (Infrastructure par le biais de code). Pour rappel, l’IaC est une approche
qui amène un ingénieur système à gérer une infrastructure informatique à partir de scripts de
configurations prédéfinis. [22]

Puppet a été créé par le consultant Luke Kanies en 2005 et ce dernier a joué un rôle majeur
dans le développement de l’IaC. Dès le départ, l’objectif fixé a été d’aider les administrateurs
système à automatiser la gestion de l’infrastructure de serveurs. [22]

Figure II. 9 : Le Site officiel de Puppet

7.2.2. Les versions de Puppet


- Puppet Open Source : Il s'agit d'une version de base de l'outil de gestion de configuration
Puppet, également connu sous le nom de Puppet Open Source. Il est disponible
directement sur le site web de Puppet et est sous licence Apache 2.0.

ROUIDI/MOHAMEDI 31 USTHB
Chapitre II : Automatisation des services réseaux

- Puppet Enterprise : Version commerciale qui propose des fonctionnalités telles que le
rapport de conformité, l'orchestration, le contrôle d'accès basé sur les rôles, une interface
graphique, une API et des outils en ligne de commande pour une gestion efficace des
nœuds.
7.2.3. Caractéristiques de Puppet
- Langage déclaratif : Il suffit de décrire comment on souhaite que le système se retrouve
au final. Puppet se charge de réaliser les procédures nécessaires pour y arriver.
- Modèle agent/maître : Puppet nécessite qu’un agent soit installé sur chaque nœud
(machine individuelle). Cet agent va recevoir les configurations émanant de la machine «
maître ».
- Système de rapport : La possibilité de produire des rapports détaillés et versionnés
facilite les audits.
- Factor : Cet outil intégré à Puppet recueille des informations détaillées sur les nœuds et
facilite l’adaptation à des configurations spécifiques.
- Modules prédéfinis : La bibliothèque Puppet Forge accueille de nombreux modules
préconstruits.
- Maturité : Du fait de son ancienneté, Puppet est un outil stable, fortement documenté, et
qui dispose d’une bonne communauté d’usagers prêts à s’entraider. [23]

7.2.4. Fonctionnement
Sur chaque nœud que vous contrôlez se trouve une application appelée Agent Puppet. Cet
agent évalue et met en œuvre des manifestes Puppet, ou des fichiers contenant le langage de
configuration Puppet qui déclare l'état désiré du nœud. L'agent évalue l'état de chaque
composant décrit dans un manifeste et détermine si un changement est nécessaire ou non. Si le
composant doit être modifié, l'agent effectue les modifications demandées et enregistre
l'événement. Si Puppet est configuré pour utiliser un Puppet master centralisé, Puppet enverra
les données du nœud au maître et recevra en retour un catalogue précompilé contenant
uniquement la politique spécifique à appliquer au nœud.

Maintenant, vous pourriez vous demander : "Et si je veux seulement exécuter la commande
sur un sous-ensemble de nœuds ?" Puppet propose de nombreuses façons différentes de classer
et de catégoriser les nœuds pour limiter les ressources qui doivent être appliquées à chaque
nœud. Vous pouvez utiliser des faits de nœud comme le nom d'hôte, le système d'exploitation,
le type de nœud, la version de Puppet, et bien d'autres encore. Et le meilleur de tout, de
nouveaux critères spécifiques à votre environnement peut être facilement créés.

ROUIDI/MOHAMEDI 32 USTHB
Chapitre II : Automatisation des services réseaux

L'agent Puppet évalue l'état d'un seul nœud. Dans ce modèle, vous pouvez avoir des agents
sur des dizaines, des centaines ou des milliers de nœuds qui évaluent leurs catalogues et mettent
en œuvre des changements sur leurs nœuds en même temps. La machine à états localisée
garantit un environnement d'exécution parallèle évolutif et rapide. [24]

7.2.5. Les inconvénients de Puppet


- Courbe d'apprentissage
- Complexité
- Performance
- Dépendance au langage Ruby
- Interface utilisateur

Figure II. 10 : Absence de Puppet

7.2.6. Les avantages de Puppet


- Les agents Puppet peuvent gérer les différences spécifiques aux systèmes d'exploitation,
vous permettant d'écrire un seul manifeste qui fonctionnera sur différents systèmes
d'exploitation.
- Les agents Puppet signalent le succès, l'échec et des codes de retour spécifiques pour
chaque exécution.
- Puppet utilise une approche décentralisée où chaque nœud évalue et exécute son propre
catalogue Puppet séparément. Aucun nœud n'attend qu'un autre nœud termine.
- Automatisation : Puppet peut automatiser des tâches telles que l'installation, la
configuration et la maintenance de composants logiciels à travers l'infrastructure
informatique. [24]

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Chapitre II : Automatisation des services réseaux

Figure II. 11 : Automatisation avec Puppet

7.3. Chef
7.3.1. Historique
Chef a été inventé en 2009 par sa société mère OpsCode. La technologie Chef est un
logiciel qui succède à un ancien outil de configuration appelé Puppet qui était difficile à
comprendre et qui nécessitait une courbe d'apprentissage abrupte. Le chef est un bit plus
difficile à comprendre, contrairement à Ansible. Mais avec de la pratique, cela devient facile,
comme avec n’importe quel langage de programmation. Le chef et la marionnette sont dirigés
par Programmation Rubis la langue.

Figure II. 12 : Logo de Chef

7.3.2. Définition
Chef est un framework qui facilite la gestion de votre infrastructure. À l'origine écrit en
Ruby, Chef est désormais une combinaison d'Erlang et de Ruby dans sa dernière version. Un
seul serveur Chef peut gérer jusqu'à 10 000 nœuds et avec Chef nous pouvons [25] :

- Gérer à la fois nos serveurs physiques et cloud.


- Créer des clones parfaits de nos environnements.

ROUIDI/MOHAMEDI 34 USTHB
Chapitre II : Automatisation des services réseaux

- Configurer facilement des applications nécessitant des connaissances sur votre


infrastructure via la fonction de "Recherche".

Une fois notre infrastructure automatisée avec Chef, nous pouvons répliquer l'ensemble de
l'infrastructure très facilement. Chef peut être principalement décomposé en trois composants :

- Serveur : Le serveur Chef contient les données de configuration pour chaque nœud
enregistré auprès de lui.
- Poste de travail : Un poste de travail contient essentiellement le référentiel Chef local.
- Un nœud est un client : enregistré auprès du serveur Chef. Il dispose d'un agent appelé
client Chef installé dessus. [25]

Figure II. 13 : Site officiel de Chef

7.3.3. Caractéristiques
Chef Solutions possède de nombreuses caractéristiques architecturales essentielles voici
une ventilation :

- Chef Infra : Cet outil facilite l'automatisation, la configuration, la gestion et le


déploiement efficace de votre infrastructure informatique. Chef Infra transforme votre
infrastructure en code pour garantir des déploiements stables. Il comprend trois
composants : le serveur Chef, le poste de travail et les clients. Le poste de travail, un
élément clé, est compatible avec toutes les plateformes et prend en charge les tests de
code grâce à divers outils.
- Chef Habitat : En tant que produit open source, Chef Habitat prend en charge le
déploiement d'applications sur toutes les plateformes. Il définit, emballe et fournit

ROUIDI/MOHAMEDI 35 USTHB
Chapitre II : Automatisation des services réseaux

automatiquement des applications via ses composants : des formats d'emballage isolés,
vérifiables et immuables, ainsi qu'un superviseur Habitat pour la gestion de ces packages.
- Chef InSpec : Ce framework de test open source fonctionne sur toutes les plateformes.
Il offre une syntaxe lisible à la fois par les humains et les machines, tout en renforçant la
sécurité et la conformité. Un avantage supplémentaire est son utilisation pour tester le
matériel physique.
- Chef Automate : Il s'agit d'une plateforme permettant d'intégrer des produits open source
tels que Chef InSpec et Chef Habitat. Chef Automate offre une sécurité et une conformité
continues et complètes. En outre, il permet de visualiser l'ensemble de votre écosystème
informatique et de générer des idées novatrices.
7.3.4. Fonctionnement
Chef fonctionne sur plusieurs plateformes comme Windows, Cisco IO et Nexus. Et si vous
êtes le genre de développeur passionné par la technologie cloud, Chef prend en charge
plateformes comme Microsoft Azure, Amazon Web Services (AWS) et Google Cloud Platform.
La liste va au-delà ici ; faites vos recherches pour confirmer que votre fournisseur de cloud
préféré est pris en charge.

Chef utilise une architecture avec agent. Son serveur s'exécute sur la machine principale,
tandis que son client constitue l'agent qui s'exécute sur la machine des clients. Il existe
également un autre composant, le poste de travail, qui contient toutes les configurations testées
et transmises du serveur Chef principal vers la machine des clients, sans aucune commande.
Puisque la gestion de ces configurations dites « pull » demande des connaissances en
programmation, l'utilisation de Chef s'avère plus difficile que celle d'autres outils
d'automatisation, même pour des professionnels DevOps expérimentés. [26]

7.3.5. Les avantages de Chef


- Une extensibilité extrême : Des clients tels que Facebook utilise Chef pour gérer des
dizaines de milliers de serveurs avec seulement quelques employés.
- Puissance : Chef est construit sur le langage de programmation Ruby. Lorsque vous en
avez besoin, vous avez un accès complet à la puissance de Ruby pour personnaliser Chef.
- Choix : Vous n'êtes pas limité à une seule façon d'utiliser Chef. Chef peut fonctionner en
mode autonome distribué ou en mode centralisé nécessitant un serveur. Il existe
également des options pour utiliser des modèles de déploiement pull ou push (ou les
deux).

ROUIDI/MOHAMEDI 36 USTHB
Chapitre II : Automatisation des services réseaux

- Ouvert : Chef est open source et soutenu par une communauté dynamique
d'administrateurs système et de développeurs. Chef open source a été utilisé pour
alimenter des produits de Dell, de Facebook et d'Amazon Web Services.
- Visible : En tant que fonctionnalité premium, la plateforme d'analyse Chef fournit des
améliorations puissantes à Chef intégrées à l'outil, vous permettant d'être notifié lorsque
des changements importants sont apportés comme moyen d'assurer la conformité. [27]
7.3.6. Les inconvénients de Chef
- De nombreux outils ont besoin d'être clarifiés par les utilisateurs.
- Nécessite que vous compreniez le langage de programmation Ruby.
- Pas le meilleur pour les micro-organisations.
- Suit l'approche maître-client, ce qui la rend lente.
- Coûts relativement plus élevés.

7.4. Ansible
7.4.1. Historique
- Création : Ansible a été créé par Michael DeHaan en février 2012. Michael DeHaan était
également l’auteur de l’application serveur de provisionnement Cobbler et coauteur du
cadre de développement Fedora Unified Network Controller.
- Utilisateurs : Parmi les utilisateurs d’Ansible, on compte le Fedora Project, Hewlett-
Packard Allemagne, Basho Technologies, ALE International, l’Université Aristote de
Thessalonique, Airbus, La Poste et la Société générale. Acquisition par Red Hat : En
octobre 2015, Red Hat a racheté Ansible Inc., la société derrière le développement
commercial de l’application Ansible.

Figure II. 14 : logo d'Ansible

- Origine du nom : C'est une référence à la science-fiction. Un ansible est un dispositif de


communication fictif capable de transférer des informations plus rapidement que la
vitesse de la lumière. L'auteur Ursula K. Le Guin a inventé ce concept dans son livre
"Rocannon’s World", et d'autres auteurs de science-fiction ont depuis emprunté l'idée à
Le Guin. Plus précisément, Michael DeHaan a emprunté le nom Ansible au livre "La

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Chapitre II : Automatisation des services réseaux

stratégie Ender" d'Orson Scott Card. Dans ce livre, l'ansible était utilisé pour contrôler un
grand nombre de vaisseaux distants en même temps, sur de vastes distances. On peut le
voir comme une métaphore du contrôle de serveurs distants. [28]

7.4.2. Définition
Ansible est une plateforme de gestion de la configuration qui automatise le stockage, les
serveurs et la mise en réseau. Lorsque vous utilisez Ansible pour configurer ces composants,
les tâches manuelles complexes deviennent reproductibles et sont moins vulnérables aux
erreurs.

Ansible est une plateforme Open Source d'automatisation informatique offre des
fonctionnalités d'automatisation. Il est (principalement) utilisé par les professionnels de
l'informatique pour le déploiement d'application, les mises à jour de serveurs et de stations de
travail, la gestion de configuration, l'orchestration intra-service, et les différentes tâches
constituant le quotidien d'un administrateur système.

Cette plateforme est de plus en plus utilisée pour l'informatique en entreprise. Apparue
récemment, elle est pourtant devenue la référence pour l'automatisation logicielle dans de
nombreuses organisations. Plus de 1000 entreprises l'utilisent aujourd'hui selon StackShare,
parmi lesquelles Intel, Evernote ou Hootsuite. Même Apple et la Nasa se servent de cet outil.
[29]

Figure II. 15 : Site Officiel d'Ansible

7.4.3. Les composants d’Ansible


- Control Node: Le nœud à partir duquel nous pouvons exécuter les outils CLI Ansible.
C'est un nœud central qui agit comme un moteur Ansible, à partir duquel nous pouvons

ROUIDI/MOHAMEDI 38 USTHB
Chapitre II : Automatisation des services réseaux

déployer des Playbooks, des tâches en utilisant des modules. Il devrait s'agir d'une
machine Linux avec Python car Ansible peut être installé sur Linux.
- Managed Nodes: Ils sont également appelés hôtes ou les dispositifs ciblés (serveurs
Windows ou Linux, appareils réseau ou tout ordinateur)
- Inventory: Il contient la liste des hôtes gérés. Ansible utilise des fichiers d'inventaire
pour travailler avec les hôtes gérés.
- Modules: Les tâches sont exécutées sur les hôtes gérés en utilisant des modules Ansible.
Par exemple : yum, copie, récupération, ping, etc.
- Plays: Les Plays contiennent des variables, des rôles et une liste ordonnée de tâches (qui
doivent s'exécuter de manière répétée). Nous pouvons associer des nœuds gérés (hôtes) à
des tâches.
- Playbook: Le playbook contient des plays écrits en YAML. Un seul playbook peut
contenir plusieurs tâches.
- Rôles : En utilisant des Rôles, nous pouvons regrouper plusieurs tâches [Link]
exemple : nous pouvons créer un rôle pour plusieurs tâches, un pour plusieurs variables,
un pour plusieurs gestionnaires, etc.
- Tasks: Il spécifie quelle action effectuer sur les hôtes gérés. La tâche est exécutée en
utilisant la commande ad-hoc.
- Handlers: Ce sont les tâches qui s'exécutent lorsqu'elles sont notifiées.
- Variables: Nous pouvons leur assigner une valeur. Le nom de la variable doit contenir
des lettres, des chiffres et des tirets bas, mais doit commencer par une lettre.
- Ansible Facts: Nous utilisons les faits pour obtenir des données des nœuds gérés. Deux
types de faits : Default facts et Custom facts
- Ansible Vaults: Ansible Vault est un stockage sécurisé pour stocker des mots de passe
et des fichiers chiffrés. [29]

7.4.4. Fonctionnement
La grande force d'Ansible est qu’il est facile à mettre en œuvre, car il est agent-less, et ne
nécessite qu'une connexion SSH et la présence d'une installation minimale de python pour
exécuter les tâches décrites.

Lorsqu’il y a plusieurs machines à gérer, Ansible exécute les opérations en parallèle. Cela
permet de gagner un temps considérable. Cependant, les tâches sont effectuées dans un ordre
défini par l’utilisateur lors du choix de la stratégie : Par défaut Ansible attendra d’avoir fini une
tâche (sur tous les hôtes) pour passer à la suivante.

ROUIDI/MOHAMEDI 39 USTHB
Chapitre II : Automatisation des services réseaux

Ansible et plus particulièrement ses modules sont idempotents. Cela signifie qu’une
opération donnera le même résultat qu’on l’exécute une ou plusieurs fois. Par exemple, on va
vérifier si un utilisateur existe, si c’est le cas, on ne fera rien, mais si l’utilisateur n’existe pas
alors, on viendra le créer. [30]

7.4.5. Ansible Playbooks


Les playbooks Ansible sont utilisés pour orchestrer les processus informatiques. Un
playbook est un fichier YAML, qui utilise une extension .yml ou .yaml, contenant un ou
plusieurs "plays" (jeux), et est utilisé pour définir l'état souhaité d'un système. Cela diffère d'un
module Ansible, qui est un script autonome pouvant être utilisé à l'intérieur d'un playbook
Ansible.

Les "plays" se composent d'un ensemble ordonné de tâches à exécuter sur des sélections
d'hôtes à partir de votre fichier d'inventaire Ansible. Les tâches sont les éléments qui composent
un "play" et appellent les modules Ansible. Dans un "play", les tâches sont exécutées dans
l'ordre dans lequel elles sont écrites.

Lorsque Ansible s'exécute, il peut suivre l'état du système. Si Ansible analyse un système
et constate que la description du playbook d'un système et l'état réel du système ne sont pas en
accord, alors Ansible effectuera les modifications nécessaires pour que le système corresponde
au playbook.

Ansible inclut un mode de vérification qui vous permet de valider les playbooks et les
commandes ad hoc avant d'apporter des modifications à l'état d'un système. Cela vous montre
ce qu'Ansible ferait, sans apporter réellement de modifications. Les "handlers" dans Ansible
sont utilisés pour exécuter une tâche spécifique uniquement après qu'un changement a été
apporté au système. Ils sont déclenchés par des tâches et s'exécutent une seule fois, à la fin de
tous les autres "plays" dans le playbook. [31]

7.4.6. Fichier d’inventaire


Ansible automatise les tâches sur les nœuds gérés ou "hôtes" de votre infrastructure, en
utilisant une liste ou un groupe de listes appelé inventaire. Vous pouvez passer les noms d'hôtes
en ligne de commande, mais la plupart des utilisateurs d'Ansible créent des fichiers d'inventaire.
Votre inventaire définit les nœuds gérés que vous automatisez, avec des groupes vous
permettant d'exécuter des tâches d'automatisation sur plusieurs hôtes en même temps (Figure
II.16). Une fois votre inventaire défini, vous utilisez des motifs pour sélectionner les hôtes ou
groupes sur lesquels vous souhaitez qu'Ansible agisse.

ROUIDI/MOHAMEDI 40 USTHB
Chapitre II : Automatisation des services réseaux

Vous pouvez créer votre fichier d'inventaire dans l'un des nombreux formats, en fonction
des plugins d'inventaire que vous possédez. Les formats les plus courants sont INI et YAML.
[32] ungrouped:
hosts:
[Link]:
webservers:
hosts:
[Link]:
[Link]:
dbservers:
hosts:
[Link]:
[Link]:
[Link]:
[Link]:

Figure II. 16 : Exemple d'un fichier d’inventaire

7.4.7. Les avantages d’Ansible


- La syntaxe facile à lire : Les scripts de gestion de configuration Ansible sont appelés
des playbooks. La syntaxe des playbooks Ansible est basée sur YAML, qui est un langage
de format de données conçu pour être facile à lire et à écrire pour les humains. En quelque
sorte, YAML est à JSON ce que Markdown est à HTML. Installation facile : il n’y a
aucun agent à exploiter et utilise OpenSSh et WinRM.
- Rien à installer sur les hôtes distants : Pour gérer un serveur avec Ansible, celui-ci doit
avoir SSH et Python 2.5 ou une version ultérieure installés, ou Python 2.4 avec la
bibliothèque Python simplejson installée. Il n'est pas nécessaire de préinstaller un agent
ou tout autre logiciel sur l'hôte. Pour les équipes : gain de temps, plus de productivité,
automatiser les tâches redondantes et répétitives, limite les erreurs de déploiement et
améliore la qualité de travail en équipe.
- Ansible s'adapte à toutes les échelles : Ansible peut être utilisé pour gérer des centaines,
voire des milliers de nœuds. Mais ce qui m'a accroché, c'est sa capacité à s'adapter même
aux besoins plus modestes. Configurer un seul nœud avec Ansible est simple : il suffit
d'écrire un seul playbook. Ansible respecte le principe d'Alan Kay : "Les choses simples
devraient être simples, les choses complexes devraient être possibles."
- Modules intégrés : Vous pouvez utiliser Ansible pour exécuter des commandes shell
arbitraires sur vos serveurs distants, mais la véritable puissance d'Ansible réside dans la
collection de modules qu'il embarque. Vous utilisez des modules pour effectuer des tâches
telles que l'installation d'un paquet, le redémarrage d'un service ou la copie d'un fichier
de configuration. Comme nous le verrons plus tard, les modules Ansible sont déclaratifs

ROUIDI/MOHAMEDI 41 USTHB
Chapitre II : Automatisation des services réseaux

: vous les utilisez pour décrire l'état dans lequel vous souhaitez que le serveur se trouve.
[28]

7.4.8. Etude de cas


Dans le monde entier en 2024, plus de 32 889 entreprises ont commencé à utiliser Ansible
comme outil de gestion de configuration (Figure II.17).

- Netflix : Netflix utilise Ansible pour automatiser la provision et la configuration des


composants d'infrastructure de sa plateforme de streaming basée sur le cloud.
- Cisco : Cisco, un leader mondial dans les solutions de réseau et de technologie de
l'information, a intégré Ansible dans ses offres pour automatiser la configuration réseau
et les tâches d'orchestration.
- Red Hat : Red Hat, la société derrière Ansible, utilise Ansible de manière extensive pour
gérer leur propre infrastructure informatique et pour fournir des solutions à leurs clients.

Figure II. 17 : L'utilisation d'Ansible

8. CONCLUSION
Dans un avenir proche, les réseaux seront capables d'accomplir des tâches tel que les
réseaux basés sur l'IA et le ML pourront identifier l'intention derrière un comportement du
réseau, fournir des analyses prédictives et, si nécessaire, recommander des mesures correctives
ou effectuer des corrections. Implémenter le positionnement et le déplacement automatiques
des services. Surveiller activement les niveaux de service à l'aide de fonctionnalités avancées
et ajuster les flux de trafic selon les exigences de service. Fonctionner de façon autonome, en
envoyant des rapports de surveillance aux opérateurs du réseau pour garantir que les
performances et les comportements sont conformes aux objectifs métiers

La transition vers un réseau autonome s'appuie sur la télémétrie, l'automatisation, le


machine learning et la programmation déclarative. Ce réseau du futur s'appelle le réseau

ROUIDI/MOHAMEDI 42 USTHB
Chapitre II : Automatisation des services réseaux

autonome (Self-Driving Network™), un réseau prédictif qui fonctionne seul et s'adapte à son
environnement.

Pour être efficace, l'automatisation doit se libérer des silos traditionnels pour prendre en
compte tous les éléments de l'infrastructure, les équipes et les systèmes d'assistance aux
opérations. Juniper Networks propose des architectures réseau simplifiées qui se révèlent
essentielles pour décomplexifier l'ensemble des opérations informatiques. Élaborés au sein d'un
cadre normalisé flexible et ouvert, les outils et les stratégies de Juniper Networks permettent
aux opérateurs réseaux d'automatiser au mieux l'intégralité du cycle de vie des opérations
(depuis le provisionnement du réseau, jusqu'à son orchestration et sa gestion).

ROUIDI/MOHAMEDI 43 USTHB
CHAPITRE III : CONCEPTION
Chapitre III : Conception

Chapitre 3 : Conception

1. INTRODUCTION
Sonatrach (ou la Société Nationale Pour La Recherche, La Production, Le Transport, La
Transformation, Et La Commercialisation Des Hydrocarbures) est une compagnie nationale
algérienne d’envergure internationale ; c'est la clé de voûte de l’économie algérienne. Elle
intervient dans l’exploration, la production, le transport par canalisation, la transformation et la
commercialisation des hydrocarbures et de leurs dérivés. Sonatrach se développe également
dans les activités de pétrochimie, de génération électrique, d’énergies nouvelles et
renouvelables, de dessalement d’eau de mer et d’exploitation minière.

Dans le contexte actuel où les avancées technologiques sont essentielles pour rester
compétitif, Sonatrach reconnaît l'importance cruciale de l'informatique et des réseaux dans la
gestion efficace de ses activités. En intégrant les dernières technologies informatiques, la
société vise à améliorer la productivité, la sécurité et la fiabilité de ses opérations. Donc
l’administration des réseaux joue un rôle vital dans la connectivité et la communication au sein
de l'entreprise. Sonatrach s'efforce constamment d'optimiser la performance de ses réseaux, de
garantir la disponibilité des données et d'assurer la sécurité des informations sensibles.

En intégrant des solutions d'automatisation des réseaux, Sonatrach vise à simplifier et à


accélérer la configuration, la gestion et la surveillance de ses réseaux informatiques. Cela
permet non seulement de réduire les erreurs humaines et les temps d'arrêt, mais aussi d'optimiser
l'utilisation des ressources et d'assurer une évolutivité accrue pour répondre aux besoins
croissants en bande passante et en connectivité.

L'objectif principal de ce mémoire est de développer et mettre en place une administration


réseau sécurisée en premier lieu. Ensuite, nous visons à concevoir et déployer les dernières
tendances en matière d'automatisation des configurations et de l'administration sécurisée des
réseaux. Enfin, nous chercherons à évaluer et à tester l'impact des nouvelles technologies
d'automatisation sur les services réseau.

En fournissant une analyse détaillée du déploiement de la solution au sein de l'organisation,


mettant en lumière les objectifs fixés, la méthodologie utilisée, les étapes clés du projet, ainsi
que l'intégration de la solution dans l'infrastructure existante. Enfin, des recommandations sont
formulées pour optimiser l'utilisation de la solution et identifier les opportunités d'amélioration

ROUIDI/MOHAMEDI 45 USTHB
Chapitre III : Conception

future, fournissant ainsi une vision complète de son déploiement et de ses implications pour
l'entreprise.

2. SONATRACH & GROUPEMENT BERKINE


Sonatrach, entreprise pétrolière et gazière algérienne, a été fondée le 31 décembre 1963.
Depuis lors, elle est devenue un acteur majeur de l'industrie pétrolière, surnommée la "major
africaine" et classée comme la première entreprise d'Afrique.

Figure III. 1 : Logo de SONATRACH

Au fil des décennies suivantes, Sonatrach a continué à se développer, à augmenter sa


capacité de production, et à explorer de nouveaux gisements, renforçant ainsi sa position dans
l'industrie.

Sous une nouvelle direction, Sonatrach a récemment signé des partenariats stratégiques
avec des entreprises nationales et internationales, et s'est engagée dans des projets innovants
dans les énergies renouvelables et la pétrochimie, témoignant de son engagement envers l'avenir
énergétique de l'Algérie.

Le GROUPEMENT BERKINE, ure association entre Sonatrach et Anadarko Algeria


Company LLC, régi par le décret législatif 93-08 du 25 avril 1993, le groupement a son siège
social à Hassi Messaoud, Ouargla. [33]

Figure III. 2 : Logo de Groupement BERKINE

ROUIDI/MOHAMEDI 46 USTHB
Chapitre III : Conception

Figure III. 3 : Base de vie HMD (1) Figure III. 4 : Base de vie HMD (2)

2.1. Département Système d’Information


Dans le monde connecté d'aujourd'hui, le département de l'Informatique (IT) joue un rôle
central dans le maintien du bon fonctionnement et de la sécurité des réseaux organisationnels.
Des architectures efficaces d'administration réseau sont essentielles pour que les départements
informatiques gèrent et maintiennent ces réseaux de manière efficiente. Dans cette introduction,
nous explorerons les différentes architectures d'administration réseau couramment utilisées par
les départements informatiques pour superviser et optimiser l'infrastructure réseau.

Le département informatique est chargé de gérer un large éventail de tâches liées à la


technologie au sein d'une organisation. Cela comprend la maintenance des systèmes matériels
et logiciels, le support technique aux utilisateurs, la garantie de la sécurité des données et la
gestion de l'infrastructure réseau de l'organisation. L'administration réseau est un composant
essentiel des opérations informatiques, englobant des tâches telles que la configuration, la
surveillance, le dépannage et l'optimisation du réseau.

Les architectures d'administration réseau fournissent le cadre structurel pour la gestion et


le fonctionnement des réseaux organisationnels par les départements informatiques. Ces
architectures dictent la manière dont les ressources réseau sont organisées, accessibles et
contrôlées, influençant des facteurs tels que les performances, la scalabilité, la sécurité et la
facilité de gestion. En mettant en œuvre l'architecture appropriée, les départements
informatiques peuvent rationaliser les processus d'administration réseau, améliorer l'efficacité
et garantir la fiabilité et la sécurité des services réseau.

ROUIDI/MOHAMEDI 47 USTHB
Chapitre III : Conception

3. CONCEPTION
3.1. Architecture de réseau
Le réseau d'architecture de regroupement du Groupe BERKINE se compose de 3 sites
principaux : HMD, HBNS et ELM, et deux RIGs situés autour des bases, tous situés à Hassi
Massoud, dans la wilaya de Ouargla (Figure III.5).

HMD représente le cœur du réseau puisqu'il s'agit d'une base d'administration,


contrairement aux deux autres sites qui contiennent à la fois une BDV (base de vie) et un CPF,
ce qui en fait des bases de production plus importantes. Par conséquent, le réseau de HMD sera
logiquement plus complexe que celui de ELM et HBNS. [34]

Figure III. 5 : Localisation des trois sites BERKINE

ROUIDI/MOHAMEDI 48 USTHB
Chapitre III : Conception

3.1.1. Architecture du site HMD


En tant que première étape, et parce que ces trois sites ont des architectures presque
similaires, à l'exception de HMD qui a une architecture plus complexe, nous concentrons notre
travail sur une grande partie de celle-ci, ce qui facilitera la mise en œuvre de la solution à l'avenir
sur les deux autres sites (Figure III.6). La partie sur laquelle nous travaillons comprend
différents dispositifs d'infrastructure, mais ce qui la rend plus intéressante, c'est que nous avons
affaire à des pares-feux, à F5 Big-IP et à des serveurs.

Figure III. 6 : Architecture de HMD sous MS Visio

ROUIDI/MOHAMEDI 49 USTHB
Chapitre III : Conception

Router Furnisher Internet

Switch Internet

Switch Core Server

Firewall Virtual Server

Satellite Pulse Secure

AP Room Alert

Terminal (Phone) Printer

Terminal (PC) F5 BIG IP

------ Connexion sans fil ‫ــــــــــ‬ Connexion fibre optique


‫ـــــــــ‬ Connexion filaire ‫ـــــ‬2‫ـــــ‬ Connexion multi-câblages
Tableau III. 1 : Les composants de réseau

3.2. Les composants du réseau


3.2.1. Routeurs
Deux routeurs relient avec les deux FireWalls formant une zone External (Figure III.7):
- Un routeur reliant les autres bases via fibre optique.
- Un routeur AST.

Figure III. 7 : Zone External

ROUIDI/MOHAMEDI 50 USTHB
Chapitre III : Conception

3.2.2. Commutateurs
- SW DMZ : Pour séparer le réseau local des réseaux externes (Internet), fournissant ainsi
un réseau interne doté d'une couche de sécurité avancée en restreignant l'accès aux
données sensibles et aux serveurs.

Figure III. 8 : Zone AST

- SW INTERNAL : Pour séparer le réseau local du réseau AT (Algérie télécom) et du


réseau ICOS Net.
- SW INTERNET : Liaison des pares-feux.
- MAIN SW1 : Liaison des Switches cores au réseau et au Room-Alert, serveur NTP
Micro-semi et Pulse Secure et les serveurs virtuels
- MAIN SW2 : Entre les deux routeurs et les firewalls.

3.2.3. Firewalls
- 2 pares-feux principaux
- F5 Big-IP (HMD Only) : Big-IP est une plateforme de services d'application qui offre
une large gamme de fonctionnalités de gestion du trafic, de sécurité des applications, de
mise à l'échelle des applications, de gestion de la performance des applications, et bien
d'autres encore. Il est largement utilisé dans les environnements d'entreprise et les centres
de données pour améliorer la disponibilité, les performances et la sécurité des applications
en ligne. [35]

Figure III. 9 : F5 BIG IP

ROUIDI/MOHAMEDI 51 USTHB
Chapitre III : Conception

3.2.4. Les serveurs virtuels


Les serveurs virtuels sont des machines logicielles hébergées sur des serveurs physiques.
Ils peuvent être facilement créés, configurés et déplacés selon les besoins du réseau.

- Serveur Web, BDD, Exchange, DNS…

3.2.5. Les VLANs


Chaque commutateur d'accès, qui représente un département sur le site, est divisé en quatre
VLANs : WiFi, Voix, Imprimante et Données.

- VLAN WiFi : Ce VLAN est dédié aux connexions sans fil (WiFi) des utilisateurs. Il
permet aux appareils mobiles et aux ordinateurs portables de se connecter au réseau de
l'entreprise via des points d'accès sans fil, offrant une connectivité flexible et mobile.
- VLAN Voix : Ce VLAN est réservé aux communications vocales, notamment via les
téléphones IP (VoIP). Il garantit une qualité de service (QoS) élevée pour les appels
vocaux, en minimisant la latence et les interférences avec les autres types de trafic réseau.
- VLAN Imprimante : Ce VLAN est destiné aux imprimantes réseau et aux dispositifs de
gestion de documents. Il centralise et sécurise l'accès aux imprimantes, facilitant la
gestion des impressions et réduisant les risques de congestion et de conflits de trafic.
- VLAN Données : Ce VLAN est utilisé pour les données générales des utilisateurs, y
compris les accès aux fichiers, aux applications et à Internet. Il sépare le trafic des données
des autres types de trafic pour améliorer la sécurité et la performance du réseau, en évitant
que le trafic de données n'interfère avec les communications vocales ou les connexions
sans fil.

En segmentant le réseau en ces VLANs distincts, on optimise l'utilisation de la bande


passante, on améliore la sécurité et on assure une meilleure qualité de service pour les
différentes applications et services utilisés dans chaque département.

3.2.6. Autres
- Room Alert : Les produits Room Alert sont conçus pour surveiller les conditions
environnementales telles que la température, l'humidité, l'eau, la puissance électrique et
d'autres paramètres critiques dans les salles serveurs, les centres de données, les
laboratoires, les entrepôts et d'autres environnements sensibles. Ils fournissent des alertes
en temps réel via divers moyens de communication, comme les e-mails, les SMS et les
notifications push, pour aider les organisations à détecter et à réagir rapidement aux

ROUIDI/MOHAMEDI 52 USTHB
Chapitre III : Conception

problèmes potentiels avant qu'ils ne causent des dommages aux équipements ou aux
données.

Figure III. 10 : Room Alert

- Micro-semi NTP server : Un serveur utilisant le protocole Network Time Protocol


(NTP) pour fournir une source de temps précise et synchronisée au sein d'un réseau
informatique. Le serveur NTP Micro-semi utilise ces technologies pour fournir une
synchronisation précise des horloges système sur les appareils connectés au réseau, ce qui
est crucial pour de nombreuses applications informatiques où une chronologie précise est
nécessaire, telles que les communications réseau, les transactions financières, les
systèmes de gestion de données, etc.

Figure III. 11 : Micro-semi NTP

- Pulse Secure : Offre une connectivité sécurisée aux applications et aux ressources
d'entreprise depuis n'importe quel périphérique, à tout moment et en tout lieu. Pulse
Secure fournit des solutions de VPN et d'accès distant sécurisé pour les entreprises,
permettant aux utilisateurs autorisés d'accéder aux ressources réseau internes de manière
sécurisée à partir d'appareils externes.

Figure III. 12 : PulseSecure

ROUIDI/MOHAMEDI 53 USTHB
Chapitre III : Conception

4. PROBLEMATIQUE
Avec la complexité croissante des architectures réseau, en particulier dans les entreprises
multisites, l'automatisation des tâches spécifiques devient essentielle. L'automatisation,
notamment via des outils comme Ansible, peut transformer la gestion réseau en améliorant
l'efficacité, la précision et la rapidité des opérations, donc au but de réduire les erreurs humaines
et alléger la charge de travail des administrateurs réseau, donc comment l'automatisation de
certaines tâches spécifiques peut-elle répondre à la complexité croissante des architectures
réseau dans une entreprise multisites ?

5. AMELIORATION DE L’ARCHITECTURE
5.1. Ajout d’un serveur dédié d’automatisation
Un nœud manager, ou control nœud, est un poste qui contrôle les nœud grâce à sa
connexion SSH. Il dispose d'une version Ansible d’installé pour leur pousser les tâches
d’automatisation grâce aux commandes ansible et ansible-playbook. Ça peut être n’importe
quelle machine Linux, mais pas Windows.

Donc sur le nœud manager, vous trouverez les outils Ansible et les scripts d’automatisation.
Tous les scripts seront lancés depuis le nœud manager. Ce qui aura pour effet d'exécuter des
opérations de configuration à distance sur les nœuds (Figure III.13).

Figure III. 13 : Fonctionnement de nœud manager Ansible

5.2. Configuration de serveur d’automatisation


Pour la configuration du serveur d'automatisation, nous devons classer les solutions en trois
catégories (Serveur, Access, Infrastructure), chaque catégorie étant basée sur différents types
de configurations.

ROUIDI/MOHAMEDI 54 USTHB
Chapitre III : Conception

- Serveur : Cette catégorie englobe les configurations liées à la gestion et à l'administration


des serveurs, y compris les serveurs d'applications, de bases de données et de messagerie.
- Access : Cette catégorie couvre les configurations relatives à la gestion des accès aux
ressources réseau, incluant les contrôles d'accès, la gestion des utilisateurs.
- Infrastructure : Cette catégorie concerne les configurations essentielles à la structure et
au fonctionnement du réseau, y compris les équipements réseau, la sécurité et la
redondance.
5.2.1. Conception des solutions d’automatisation : Serveur
Déploiement de Serveur de Base de Données
Le déploiement de serveurs de bases de données consiste à installer, configurer, et mettre
en service des serveurs de bases de données dans un environnement informatique. Ce processus
inclut l'installation du logiciel de base de données, la configuration des paramètres système et
de sécurité, la création et la gestion des bases de données et des utilisateurs.

- Objectif : Automatiser le déploiement et la gestion des serveurs de bases de données et


simplifier la gestion de ses configurations complexes
- Avantage : Les playbooks Ansible permettent de définir des configurations une fois et
de les appliquer de manière cohérente à travers plusieurs serveurs et environnements.

Déploiement d'un Serveur Web


La configuration de serveurs web est le processus d'installation, de configuration et de
gestion des logiciels et des paramètres nécessaires pour héberger des sites web ou des
applications web sur un serveur. Ce processus inclut la configuration du serveur web (comme
Apache, Nginx, etc.), le déploiement des applications, la gestion des utilisateurs et des
permissions, ainsi que la mise en place des mesures de sécurité.

- Objectif : Assurer la conformité car la configuration automatisée permet de s'assurer que


tous les serveurs respectent les mêmes standards de sécurité et de performance.
- Avantage : Les mises à jour et les modifications peuvent être déployées rapidement et de
manière uniforme et les configurations peuvent être facilement adaptées (architecture
complexe) et étendues pour répondre à des besoins spécifiques.

Synchronisation avec un Serveur NTP


Un serveur NTP synchronise les horloges des ordinateurs sur un réseau, assurant que toutes
les machines ont l'heure exacte. Ceci est essentiel pour diverses raisons, notamment la sécurité,
l'intégrité des données, et la coordination des tâches à travers différents systèmes.

ROUIDI/MOHAMEDI 55 USTHB
Chapitre III : Conception

- Objectif : Synchronisation de l'heure pour Assurer que tous les systèmes sur le réseau
ont une heure précise et synchronisée et réduire les écarts de temps entre les systèmes,
- Avantage : Les systèmes synchronisés évitent les conflits de temps, améliorant la
cohérence des données et des transactions.

5.2.2. Conception des solutions d’automatisation : Access


Détection des nouveaux périphériques
La détection des nouveaux périphériques sur un réseau est une composante essentielle de
la gestion de réseau avec l'utilisation de technologies et de techniques pour identifier et
surveiller les périphériques qui se connectent au réseau, qu'il s'agisse d'ordinateurs, de serveurs,
de routeur ou de tout autre équipement réseau. L'intégration de cette détection avec des outils
d'automatisation comme Ansible permet d'atteindre ces objectifs de manière efficace et
scalable.

- Objectif : L'objectif principal de la détection des nouveaux périphériques sur un réseau


est de maintenir une vue d'ensemble claire et à jour de tous les appareils connectés au
réseau.
- Avantage : La détection automatisée réduit la charge de travail manuel et améliore la
précision.

Figure III. 14 : Nouveaux périphériques détecter

Déploiement des ACLs sur un routeur


Les listes de contrôle d'accès (ACLs) sont des ensembles de règles qui sont appliquées aux
interfaces des routeurs pour contrôler le trafic réseau entrant et sortant. Elles permettent de
spécifier quel type de trafic est autorisé ou refusé en fonction de divers critères.

ROUIDI/MOHAMEDI 56 USTHB
Chapitre III : Conception

- Objectif : Renforcer la Sécurité Réseau : Empêcher l'accès non autorisé et protéger les
ressources réseau contre les menaces internes et externes.
- Avantage : Faciliter la gestion et la mise à jour des configurations ACL à partir d'un point
central.

Figure III. 17 : ACLs configurer sur un routeur

Gestion des VPN


La gestion des VPN (Virtual Private Networks) implique l'administration, la configuration,
le déploiement et la maintenance des connexions VPN au sein d'une infrastructure réseau. Les
VPN permettent de créer des tunnels sécurisés entre différents réseaux ou utilisateurs à travers
un réseau public, comme Internet. Cela assure la confidentialité, l'intégrité et l'authenticité des
données transmises.

- Objectif : Assurer que les données transmises sur des réseaux publics sont chiffrées et
protégées contre les interceptions non autorisées.
- Avantage : Il permet aux entreprises de sécuriser efficacement leur réseau. Il peut
empêcher les personnes, les logiciels et les navigateurs Web d’accéder à votre connexion.
Cela permet de préserver la sécurité et l’anonymat des informations que vous transmettez
et recevez.

Figure III. 15 : VPN sécurise l’accès à un autre réseau

5.2.3. Conception des solutions d’automatisation : Infrastructure


Installation d'un firewall Fortigate
La configuration d'un firewall Fortigate implique la mise en place de règles et de politiques
de sécurité qui contrôlent le trafic réseau entrant et sortant. Cela inclut la définition des

ROUIDI/MOHAMEDI 57 USTHB
Chapitre III : Conception

interfaces réseau, des adresses IP, des services, des utilisateurs, et des règles de pare-feu qui
déterminent quels types de trafic sont autorisés ou bloqués.

- Objectif : Centraliser la gestion des configurations des firewalls dans un environnement


contrôlé et facile à maintenir.
- Avantage : Le playbook peut être facilement étendu pour inclure de nouvelles
configurations ou de nouveaux scénarios spécifiques à vos besoins.

Configuration des équipements F5 BIG-IP


La configuration des équipements F5 BIG-IP représente une approche moderne et efficace
de la gestion des infrastructures réseau complexes. Les équipements F5 BIG-IP exécutent
diverses tâches cruciales, notamment l'équilibrage de charge (répartissant le trafic entre
plusieurs serveurs pour éviter la surcharge et améliorer la réactivité), l'inspection et le routage
du trafic (via des règles de trafic et des scripts iRules), l'offloading SSL/TLS (déléguant le
traitement cryptographique pour alléger les serveurs backend), et la sécurisation des
applications (intégrant des pare-feu d'application web, la protection DDoS, et l'inspection
approfondie des paquets).

- Objectif : Garantir la disponibilité, la performance, la sécurité et la résilience des


applications et des services réseau. F5 BIG-IP permet de gérer efficacement le trafic
réseau, d'améliorer l'expérience utilisateur, de protéger les applications contre les
menaces et de maintenir une infrastructure réseau robuste et fiable.
- Avantage : Support pour les Technologies Modernes tel qu’API REST : Facilite
l'intégration avec des systèmes de gestion et des applications tierces via des API RESTful.

Mise en place des VLANs sur des commutateurs

Figure III. 16 : VLANs configurer sur le Switch

ROUIDI/MOHAMEDI 58 USTHB
Chapitre III : Conception

Un VLAN est une méthode permettant de segmenter un réseau physique en plusieurs


réseaux logiques distincts. Les commutateurs réseau (switches) modernes prennent en charge
les VLANs, permettant ainsi aux administrateurs réseau de créer des segments isolés au sein du
même réseau physique. La configuration des VLANs sur des commutateurs peut être
automatisée efficacement en utilisant Ansible.

- Objectif : Isoler les différents types de trafic (par exemple, trafic utilisateur, trafic
d'administration, trafic de téléphonie IP) et Réduire le besoin d'interventions manuelles
répétitives et minimiser les risques d'erreur humaine.
- Avantage : Réduction du temps et des efforts à cause de l'automatisation qui permet de
déployer rapidement les configurations VLAN sur plusieurs commutateurs
simultanément.

Automatisation des Sauvegardes


L’automatisation des sauvegardes est un processus par lequel les sauvegardes de données
sont exécutées automatiquement selon un calendrier prédéfini ou en réponse à des déclencheurs
spécifiques. Cette approche élimine le besoin d'intervention manuelle constante et assure que
les données sont protégées de manière cohérente et fiable.

- Objectif : Garantir que les données soient régulièrement sauvegardées sans intervention
manuelle, en s'assurant que les dernières versions des fichiers soient toujours disponibles
en cas de besoin.
- Avantage : Les données sont protégées contre les pertes grâce à des sauvegardes
régulières et sécurisées, et le chiffrement assure la confidentialité des informations
sensibles.

6. CONCLUSION
Dans ce chapitre, nous avons exploré les solutions d'automatisation nécessaires pour une
administration efficace et sécurisée des services réseaux. L'implémentation de ces solutions
d'automatisation permettra de transformer notre conception théorique en une infrastructure
réseau opérationnelle et hautement sécurisée. Cette approche holistique et intégrée de
l'automatisation nous permettra non seulement d'améliorer l'efficacité et la gestion du réseau,
mais aussi de garantir une sécurité renforcée et une résilience accrue face aux défis futurs.
Comment peut ces solutions répondre à la complexité de notre infrastructure.

ROUIDI/MOHAMEDI 59 USTHB
CHAPITRE IV :
IMPLEMENTATION
Chapitre IV : Implémentation

Chapitre IV : Implémentation

1. INTRODUCTION
Les solutions d'automatisation proposées dans le cadre de ce projet ne peuvent pas être
directement mises en œuvre sur le réseau physique en raison des risques liés au temps et aux
coûts élevés que cela impliquerait. En effet, tester ces solutions sur le réseau réel pourrait
entraîner des perturbations importantes et des dépenses considérables, rendant cette approche
impraticable.

Pour surmonter ces obstacles, il est essentiel de créer un environnement de simulation


approprié où les solutions peuvent être testées et évaluées en toute sécurité. GNS3 (Graphical
Network Simulator-3) se présente comme une solution idéale pour ce besoin. GNS3 permet de
simuler des réseaux complexes, offrant ainsi un cadre sécurisé pour observer les résultats des
tests d'automatisation sans impacter le réseau réel.

Cette approche permet non seulement de vérifier la faisabilité des solutions proposées, mais
aussi de les affiner et de les optimiser avant une éventuelle implémentation sur l'infrastructure
physique. Ainsi, l'utilisation de GNS3 constitue une étape cruciale dans le processus de
validation des solutions d'automatisation, garantissant leur efficacité et leur sécurité avant leur
déploiement final.

2. ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL
2.1. Spécifications du système
Tous les tests de simulation et d'implémentation ont été effectués sur un ordinateur portable
dont les spécifications sont indiquées ci-dessous :

Système d’opération Windows 11 Famille


Version 23H2
Type du système 64 bits, processeur x64
CPU Intel Core i5-8300H CPU @ 2.30GHz 2.30GHz
RAM 24.0 Go
SSD (systeme) – 250GB
Stockage
HDD – 1TB
GPU Nvidia GeForce GTX 1050
Tableau IV. 1 : Spécification d'ordinateur

ROUIDI/MOHAMEDI 61 USTHB
Chapitre IV : Implémentation

2.2. Graphical Network Simulator 3 (GNS 3)


Graphical Network Simulator-3 (abrégé en GNS3) est un émulateur de logiciel réseau sorti
pour la première fois en 2008. Il permet de combiner des appareils virtuels et réels, utilisés pour
simuler des réseaux complexes. Il utilise le logiciel d'émulation Dynamips pour simuler le
système d'exploitation Cisco IOS.

Figure IV. 1 : Logo de GNS3

GNS3 est utilisé par de nombreuses grandes entreprises, y compris Exxon, Walmart,
AT&T et la NASA, et est également populaire pour la préparation aux examens de certification
professionnelle en réseau. En 2015, le logiciel avait été téléchargé 11 millions de fois.

Figure IV. 2 : Interface de GNS3

2.3. Architecture sous GNS3

Figure IV. 3 : L'architecture sous GNS3

ROUIDI/MOHAMEDI 62 USTHB
Chapitre IV : Implémentation

2.4. Le serveur dédié d’automatisation : Installation d’Ansible


Network Automation est un Appliance de GNS3 fournit les outils populaires utilisés pour
l'automatisation réseau (Figure IV.4). Ainsi, nous n'avons pas besoin d’installer ou de
configurer Ansible.

Figure IV. 4 : Network Automation

3. PROTOCOLES ET CONFIGURATION DU SERVEUR D’ANSIBLE


3.1. Plan d’adressage
Pour le plan d'adressage, nous allons utiliser les plages d'adresses 172.16.x.x pour les sous-
réseaux des départements et 192.168.x.x pour les réseaux d'infrastructure, avec un masque de
[Link]
Les Sous-réseaux Localisation/Interfaces @IP Masque
R3(f2/0)-R4(f2/0)-FortiGate(Port2)-
S1 [Link]
Ansible(eth0)
S2 R1(f1/0)-R2(f0/0)-FortiGate(Port5) [Link]
S3 R3(f1/0)-DCC [Link]
S4 R3(f0/0)-INFO [Link] [Link]
S5 R4(f0/0)-ADMIN [Link] (/24)
S6 R4(f1/0)-FINANCE [Link]
S7 FortiGate(Port4)-F5(1.2) [Link]
S8 FortiGate(Port1) DHCP
S9 FortiGate(Port3)-F5(1.1) [Link]
Tableau IV. 2 : Plan d'adressage

3.2. Configuration SSH

ip domain-name [Link]
crypto key generate rsa
1024
ip ssh version 2
line vty 0 15
transport input ssh
login local
username anes secret usthb
username anes privilege 15
write

Figure IV. 5 : Configuration SSH


ip domain-name [Link]
crypto key generate rsa
1024
Ce bloc de commandes (Figure IV.5)2 configure le dispositif Cisco pour utiliser SSH pour
ip ssh version
line vty 0 15
transport input ssh
les connexions sécurisées. On définit
login localle nom de domaine comme "[Link]" et on génère une
username anes secret usthb
username anes privilege 15
write
ROUIDI/MOHAMEDI 63 USTHB

ip domain-name [Link]
crypto key generate rsa
Chapitre IV : Implémentation

clé RSA de 1024 bits. SSH est configuré pour utiliser la version 2. Les lignes VTY de 0 à 15
sont configurées pour accepter uniquement les connexions SSH, empêchant ainsi les
connexions Telnet non sécurisées. On utilise une base de données locale pour l'authentification
avec l'utilisateur "anes", qui a le mot de passe "usthb" et un niveau de privilège 15. Enfin, on
sauvegarde la configuration pour qu'elle persiste après un redémarrage.

Figure IV. 6 : Vérification de SSH

3.3. Host File


Il répertorie les adresses IP et leurs noms d'hôte associés, mappant des adresses locales et
IPv6 pour la boucle locale et les réseaux locaux. Les adresses IPv4 sont attribuées à différents
appareils, chacun ayant des rôles spécifiques. Cette configuration facilite l'automatisation du
réseau en définissant les IP et les noms d'hôte pour une référence et une gestion de connectivité
plus simples.

Figure IV. 7 : Host File

ROUIDI/MOHAMEDI 64 USTHB
Chapitre IV : Implémentation

3.4. Fichier inventaire

Figure IV. 8 : Fichier inventaire

Ce fichier d'inventaire (Figure IV.8) est structuré pour gérer différentes catégories de
périphériques réseau en utilisant Ansible. Il définit quatre groupes principaux : routers, switchs,
firewall, et webserver. Chaque groupe contient des hôtes spécifiques tels que R1, R2, R3, et R4
pour les routeurs, SW1 à SW4 pour les commutateurs, FG pour le pare-feu et WEB pour le
serveur web. Les variables de groupe ([routers:vars], [switchs:vars], [firewall:vars], et
[webserver:vars]) spécifient les détails de connexion comme l'utilisateur (ansible_user), le mot
de passe (ansible_password), le type de connexion (ansible_connection), et le système
d'exploitation réseau (ansible_network_os). Pour le groupe firewall, une variable
supplémentaire ansible_command_timeout est définie pour prolonger le délai d'exécution des
commandes. Ces configurations permettent de centraliser et de sécuriser les informations
d'identification et les paramètres de connexion, facilitant ainsi la gestion automatisée des
différents équipements réseau via Ansible.

Figure IV. 9 : Ping du fichier inventaire

ROUIDI/MOHAMEDI 65 USTHB
Chapitre IV : Implémentation

3.5. Protocole OSPF


OSPF (Open Shortest Path First) est un protocole de routage dynamique utilisé dans les réseaux
IP. Il est conçu pour trouver le chemin le plus court entre les nœuds dans un réseau en utilisant
l'algorithme de Dijkstra.

Figure IV. 10 : Routeur 1 avant la configuration OSPF


---
- name: Configure OSPF on routers
hosts: routers
gather_facts: no
tasks:
- name: Configure loopback interface on R1
ios_config:
lines:
- interface Loopback0
- ip address [Link] [Link]
when: inventory_hostname == 'R1'
- name: Configure OSPF routing on R1
ios_config:
lines:
- router ospf 1
- network [Link] [Link] area 0
- network [Link] [Link] area 0
- router-id [Link]
when: inventory_hostname == 'R1'

Figure IV. 11 : Le Playbook OSPF


---
- name: Configure OSPF on routers
hosts: routers
Ce playbook (Figure IV.11) Ansible configure le protocole de routage OSPF sur plusieurs
gather_facts: no
tasks:
routeurs dans un réseau. Chaque - name: routeur (R1, R2,
Configure loopback R3,onR4)
interface R1 reçoit une configuration spécifique
ios_config:
pour son interface loopback etlines: son routage OSPF. Pour chaque routeur, le playbook définit une
- interface Loopback0
adresse IP sur l'interface Loopback0 et10.10.10.10
- ip address configure les paramètres OSPF, incluant les réseaux à
[Link]
when: inventory_hostname == 'R1'
annoncer et l'ID du routeur. -Les name: Configure OSPF routing on R1
tâches sont conditionnées pour s'exécuter uniquement sur les
ios_config:
lines:
routeurs correspondants, identifiés - routerpar
ospfleur
1 nom dans l'inventaire.
- network [Link] [Link] area 0
- network [Link] [Link] area 0
- router-id [Link]
when: inventory_hostname == 'R1'

Figure IV. 12 : L’exécution de le playbook OSPF

ROUIDI/MOHAMEDI 66 USTHB
Chapitre IV : Implémentation

3.6. Protocole HSRP


Le protocole HSRP (Hot Standby Router Protocol) est un protocole propriétaire de Cisco
conçu pour assurer une haute disponibilité du routeur de passerelle dans un réseau.
---
- name: HSRP configuration
hosts: routers
gather_facts: no
tasks:
- name: Run hsrp command R3
ios_command:
commands:
- conf t
- int FastEthernet2/0
- standby 100 ip [Link]
- standby 100 priority 110
- standby 100 preempt
- end
when: inventory_hostname == 'R3'
register: output

Figure IV. 13 : Le playbook HSRP


---
- name: HSRP configuration
Le playbook Ansible nommé hosts:"HSRP
routers configuration" (Figure IV.13) est conçu pour
gather_facts: no
tasks:
configurer le protocole Hot Standby Router Protocol (HSRP) sur les routeurs du groupe routers.
- name: Run hsrp command R3
ios_command:
Le playbook ne collecte pas de faits commands:
sur les hôtes (gather_facts : no) et comporte deux tâches
- conf t
distinctes pour configurer HSRP sur les - introuteurs R3 et R4.
FastEthernet2/0
- standby 100 ip [Link]
- standby 100 priority 110
La première tâche configure R3 - en utilisant
standby le module ios_command pour envoyer une
100 preempt
- end
série de commandes à l'interface when: FastEthernet2/0,
inventory_hostnamey==compris
register: output
'R3' la définition de l'adresse IP
virtuelle HSRP [Link], la priorité de 110, et l'activation de la préemption. Cette tâche
ne s'exécute que si l'hôte courant est R3 (when : inventory_hostname == 'R3').

La deuxième tâche effectue une configuration similaire pour R4. Ce playbook permet une
configuration automatique et cohérente de HSRP sur les deux routeurs, assurant ainsi une
redondance et une haute disponibilité du réseau.

Figure IV. 14 : L’exécution de le playbook HSRP

ROUIDI/MOHAMEDI 67 USTHB
Chapitre IV : Implémentation

4. IMPLEMENTATION DES SOLUTIONS D’AUTOMATISATION


4.1. Mise en place des VLANs sur des commutateurs

---
- name: Switch vlan configuration
hosts: switches - name: Configure vlans on interfaces
tasks: ios_l2_interfaces:
- name: Create vlans config:
ios_vlans: - name: GigabitEthernet0/2
config: mode: access
- name: GEST access:
vlan_id: 10 vlan: 10
state: active - name: GigabitEthernet0/3
shutdown: disabled mode: access
- name: DATA access:
vlan_id: 20 vlan: 20
state: active - name: GigabitEthernet1/0
shutdown: disabled mode: access
- name: WIFI access:
vlan_id: 30 vlan: 30
state: active - name: GigabitEthernet1/1
shutdown: disable mode: access
- name: VOIP access:
vlan_id: 40 vlan: 40
state: active - name: GigabitEthernet1/2
shutdown: disabled mode: access
- name: PRINTER access:
vlan_id: 50 vlan: 50
state: active
shutdown: disabled

Figure IV. 15 : Le playbook des VLNs

Le playbook (Figure IV.15) pour configurer les VLAN sur des commutateurs réseau. Sous
le nom "Switch vlan configuration", il cible les hôtes répertoriés dans la section hosts : switches.
La première tâche "Create vlans" crée plusieurs VLAN avec des identifiants spécifiques et des
noms associés, notamment GEST (VLAN 10) … Chaque VLAN est configuré avec l'état actif
et le shutdown désactivé. Ensuite, la tâche "Configure vlans on interfaces" associe ces VLAN
aux interfaces spécifiques du commutateur, telles que GigabitEthernet0/2 pour VLAN 10
(GEST), GigabitEthernet0/3 pour VLAN 20 (DATA), et ainsi de suite.

Figure IV. 16 : L'exécution de le playbook des VLNS

ROUIDI/MOHAMEDI 68 USTHB
Chapitre IV : Implémentation

L'exécution du playbook vlan a été réalisée avec succès sur les commutateurs du réseau.
Lors de la phase de récolte des informations. Ensuite, les tâches "Create vlans" et "Configure
vlans on interfaces" ont été exécutées avec succès, comme indiqué par les changements apportés
sur les commutateurs. Le récapitulatif de l'exécution montre que les changements ont été
appliqués avec succès sur les commutateurs, sans erreurs ni périphériques inaccessibles. Ainsi,
la configuration des VLAN sur les commutateurs a été réalisée avec succès à l'aide du playbook
(Figure IV.16).

4.2. Déploiement des ACLs sur un routeur


---
- name: Configure ACL in router
hosts: R4
gather_facts: no
tasks:
- name: ACL in R4
ios_config:
lines:
- access-list 1 deny [Link] [Link]
- access-list 1 permit any
- name: Apply ACL to interfaces
ios_acl_interfaces:
config:
- name: FastEthernet0/0
access_groups:
- afi: ipv4
acls:
name: 1
direction: out
state: merged
- name: Save comig
ios_config:
save_when: always

Figure IV. 17 : Le playbook des ACLs

Ce playbook Ansible (Figure IV.17) configure les listes de contrôle d'accès (ACL) sur un
routeur spécifié (hôte R4). Il ne recueille pas les faits et exécute plusieurs tâches. D'abord, il
crée une ACL nommée "1" qui refuse le trafic provenant du sous-réseau [Link]/24 et permet
tout autre trafic. Ensuite, il applique cette ACL à l'interface FastEthernet0/0 pour le trafic
sortant. Enfin, il sauvegarde la configuration sur le routeur pour s'assurer que les modifications
sont persistantes.

Après l'exécution du playbook, la commande show access-lists sur le routeur R4 affiche la


liste de contrôle d'accès standard nommée "1" (Figure IV.18) :

- La règle 10 refuse le trafic provenant de l'adresse IP [Link] avec un masque générique


de [Link], ce qui correspond au sous-réseau [Link]/24.
- La règle 20 permet tout autre trafic.

ROUIDI/MOHAMEDI 69 USTHB
Chapitre IV : Implémentation

Figure IV. 18 : L'exécution de le playbook des ACLs

4.3. Installation d'un firewall Fortigate

---
- name: Configure FortiGate device Cette section (Figure IV.19) configure les
hosts: firewall
connection: httpapi paramètres globaux du dispositif FortiGate. Elle définit
collections:
- [Link] le nom d'hôte du système à "FortigateHMD" au sein du
vars:
vdom: "root"
ansible_httpapi_use_ssl: no Virtual Domain (VDOM) racine. Cela permet
ansible_httpapi_validate_certs: no
ansible_httpapi_port: 80 d'identifier facilement le dispositif dans le réseau et de
tasks:
- name: Gonfigure globale centraliser les paramètres globaux pour une gestion
fortios_system_global:
vdom: "{{ vdom }}" simplifiée.
system_global:
hostname: "FortigateHMD"

Figure IV. 19 : Le Playbook de


Fortigate (Partie Globale)
Cette section (Figure IV.20) ajoute une route

- name: Configure static route for default route


statique par défaut, indiquant au FortiGate où envoyer
fortios_router_static:
vdom: "root" le trafic lorsque la destination n'est pas explicitement
state: "present"
router_static: connue. La route configure la passerelle par défaut à
seq_num: 1
dst: "[Link]/0" l'adresse IP "[Link]" sur l'interface "port1".
gateway: "[Link]"
device: "port1"
comment: "Default route"
Cette configuration est cruciale pour garantir que le
trafic Internet sortant est correctement acheminé.

Figure IV. 20 : Le Playbook de


Fortigate (Partie Static)

ROUIDI/MOHAMEDI 70 USTHB
Chapitre IV : Implémentation

- name: Configure firewall policy LAN_TO_WAN


fortios_firewall_policy:
vdom: "root"
state: "present" Cette section (Figure IV.21) crée une politique
firewall_policy:
name: "LAN_TO_WAN" de pare-feu appelée "LAN_TO_WAN" qui permet le
srcintf:
- name: "port2" trafic du réseau local (LAN) vers le réseau étendu
dstintf:
- name: "port1"
srcaddr:
(WAN). Elle spécifie les interfaces source et
- name: "all"
dstaddr: destination, les adresses IP, et active la traduction
- name: "all"
action: "accept" d'adresse réseau (NAT). La politique autorise tout le
schedule: "always"
service: trafic (service "ALL") et logue toutes les connexions
- name: "ALL"
nat: "enable"
logtraffic: "all"
pour des raisons de sécurité et de surveillance.
status: "enable"
policyid: 2

Figure IV. 21 : Le Playbook de


Fortigate (Partie LANtoWAN)

- name: Configuration du LAN -> port2


fortios_system_interface:
vdom: root
state: present
enable_log: yes
system_interface: La première configuration de cette partie (Figure
algorithm: L3
allowaccess: IV.22) est pour l'interface LAN (port2) dans le VDOM
- ping
- https
- http "root". L'interface est activée, utilise un algorithme de
- ssh
name: port2 routage de couche 3, et autorise l'accès via ping, https,
status: up
type: physical http, et ssh. Elle est configurée en mode statique avec le
role: lan
mode: static rôle LAN et a pour alias "LAN_HMD". La seconde
alias: LAN_HMD
- name: Configuration du WAN -> port1
fortios_system_interface: configuration concerne l'interface WAN (port1),
vdom: root
state: present également dans le VDOM "root". Cette interface est
enable_log: yes
system_interface: activée, utilise le même algorithme de routage, et
algorithm: L3
allowaccess: permet l'accès via https, http, ping, et ssh. Elle est
- https
- http
- ping configurée en mode DHCP avec le rôle WAN et porte
- ssh
status: up l'alias "WAN_HMD". Les deux configurations incluent
type: physical
role: wan la journalisation pour faciliter le suivi et le dépannage.
mode: dhcp
alias: WAN_HMD
name: port1

Figure IV. 22 : Le Playbook de


Fortigate (Partie LANport2 &
WANport1)

ROUIDI/MOHAMEDI 71 USTHB
Chapitre IV : Implémentation

- name: Configuration du DHCP sur le port5 Cette section (Figure IV.23) met en place un serveur
fortios_system_dhcp_server:
vdom: root DHCP sur "port5" pour distribuer automatiquement des
state: present
system_dhcp_server: adresses IP aux dispositifs du réseau. Elle configure la
auto_configuration: enable
auto_managed_status: enable
conflicted_ip_timeout: 1800 plage d'adresses IP (de [Link] à [Link]),
default_gateway: [Link]
dns_server1: [Link] les serveurs DNS ([Link] et [Link]), et la passerelle par
dns_server2: [Link]
dns_service: default défaut. Le serveur DHCP simplifie la gestion des adresses
id: 1
interface: port5 IP et assure que les dispositifs reçoivent les informations
ip_mode: range
ip_range:
- end_ip: [Link] réseau nécessaires pour se connecter correctement.
id: 1
start_ip: [Link]
lease_time: 604800
netmask: [Link]

Figure IV. 23 : Le Playbook de


Fortigate (Partie DHCP)

Figure IV. 24 : Le résultat d'exécution du playbook Fortigate

L'exécution du playbook montre sur GUI du Fortigate que la route statique est configuré
pour la route par défaut, utilisant "[Link]" comme passerelle via l'interface "port1".
Ensuite, une politique de pare-feu nommée "LAN_TO_WAN" est créée pour permettre le trafic
entre "port2" (LAN) et "port1" (WAN), avec NAT activé et la journalisation complète du trafic.
Le playbook configure également l'interface LAN (port2) avec un accès pour le ping, HTTP,
HTTPS et SSH, et l'interface WAN (port1) en mode DHCP (Figure IV.24).

ROUIDI/MOHAMEDI 72 USTHB
Chapitre IV : Implémentation

4.4. Synchronisation avec un Serveur NTP


---
- name: NTP configuration
hosts: routers
gather_facts: no
tasks:
- name: Configure NTP server
ios_command:
commands:
- clock set 02:30:00 06 June 2024
- conf t
- ntp master
- end
when: inventory_hostname == 'NTP'
register: output
- name: Configure routers as ntp clients
ios_command:
commands:
- conf t
- ntp server [Link]
- end
when: inventory_hostname != 'NTP'
register: output

Figure IV. 25 : Le playbook NTP


---
- name: NTP configuration
hosts: routers
Le playbook (Figure IV.25) configure
gather_facts: no un routeur en tant que serveur NTP et les autres
tasks:
routeurs comme clients NTP. Il- commence
name: Configurepar NTP définir
server le groupe de cibles routers et désactive
ios_command:
la collecte de faits avec gather_facts : no. Ensuite, il configure le routeur désigné comme NTP
commands:
- clock set 02:30:00 06 June 2024
pour être le serveur NTP en définissasnt - conf t
- ntp master
l'heure et en activant le mode ntp master. Les autres
- end
routeurs sont configurés pour utiliser ce serveur NTP
when: inventory_hostname avec l'adresse IP spécifiée ([Link]).
== 'NTP'
register: output
Les commandes IOS nécessaires sontConfigure
- name: exécutées
routers sur
as ntples routeurs via le module ios_command
clients
ios_command:
d'Ansible. commands:
- conf t
- ntp server [Link]
- end
when: inventory_hostname != 'NTP'
register: output

Figure IV. 26 : L'exécutions du playbook Figure IV. 27 : Le résultat d'exécution sur


NTP le routeur 4 et le serveur NTP

ROUIDI/MOHAMEDI 73 USTHB
Chapitre IV : Implémentation

4.5. Déploiement d'un Serveur Web


---
- name: Install NGINX server in ubuntu host
hosts: webserver
gather_facts: yes
tasks:
- name: Install NGINX packages
apt:
name: nginx
state: latest
- name: Start server
service:
name: nginx
state: restarted
enable: yes

Figure IV. 28 : Le playbook du serveur Web


---
- name: Install NGINX server in ubuntu host
hosts: webserver
Cet playbook (Figure IV.28) destinéyesà automatiser le déploiement et la configuration d'un
gather_facts:
tasks:
serveur NGINX sur un hôte Ubuntu désigné
- name: Install comme
NGINX packages "webserver". Il commence par collecter
apt:
les informations nécessaires sur l'hôte, puis installe les paquets NGINX en s'assurant qu'ils sont
name: nginx
state: latest
à jour. Ensuite, il redémarre le- service:
name: Start server
service NGINX et s'assure qu'il est activé pour démarrer
name: nginx
automatiquement au démarrage du système.
state: restarted Ce processus automatisé garantit une installation
enable: yes
et une configuration cohérentes et rapides, réduisant les risques d'erreurs humaines et
augmentant l'efficacité du déploiement des serveurs web.

Figure IV. 29 : L'exécution du playbook serveur web

Figure IV. 30 : Le serveur Web configuré

ROUIDI/MOHAMEDI 74 USTHB
Chapitre IV : Implémentation

4.6. Automatisation des Sauvegardes


---
- name: Backup the router running-config
hosts: switchs
gather_facts: no
tasks:
- name: Backup running configuration
ios_config:
backup: yes
backup_options:
dir_path: "/network/backup/"
filename: "{{ inventory_hostname }}.txt"

Figure IV. 31 : Le playbook des sauvegardes


Conclusion générale---
- name: Backup the router running-config
hosts:
Ce playbook (Figure IV.31) estswitchs
conçu pour automatiser la sauvegarde de la configuration
gather_facts: no
tasks:
en cours d'exécution d'un routeur. Il utilise
- name: Ansible,
Backup running un outil de gestion et d'automatisation de
configuration
ios_config:
configuration, pour se connecter aux périphériques
backup: yes réseau (dans ce cas, des commutateurs) et
backup_options:
exécuter les tâches nécessaires. Ledir_path:
playbook commence par définir le nom de la tâche et les
"/network/backup/"
filename: "{{ inventory_hostname }}.txt"
hôtes cibles, qui sont des commutateurs dans ce cas. Il désactive la collecte automatique
d'informations sur les hôtes pour optimiser les performances. Ensuite, il exécute une tâche
nommée "Backup running configuration" qui utilise le module ios_config pour créer une
sauvegarde de la configuration en cours d'exécution. Les options de sauvegarde spécifient le
répertoire de sauvegarde et le nom de fichier, qui inclut le nom de l'hôte pour identifier
facilement la sauvegarde.

Le playbook "[Link]" a été exécuté avec succès pour sauvegarder la configuration en


cours des routeurs. Chaque routeur a vu sa configuration sauvegardée avec succès, comme
indiqué par les changements apportés. Le récapitulatif de l'exécution montre que chaque tâche
a été accomplie avec succès, sans erreurs, périphériques inaccessibles ou tâches ignorées. Ainsi,
la sauvegarde des configurations en cours des routeurs a été réalisée avec succès à l'aide du
playbook (Figure IV.32).

Figure IV. 32 : L'exécution de playbook des sauvegardes

ROUIDI/MOHAMEDI 75 USTHB
Chapitre IV : Implémentation

Figure IV. 33 : Les sauvegardes automatisé

5. CONCLUSION
Pour assurer une infrastructure réseau robuste, sécurisée et efficace, diverses solutions ont
été configurées avec Ansible. La configuration des VLANs sur des commutateurs a été
essentielle pour segmenter le réseau et améliorer la performance et la sécurité. Ensuite, la
configuration des ACLs sur un routeur a permis de contrôler le trafic et de renforcer les
politiques de sécurité. La configuration d'un firewall Fortigate a ajouté une couche
supplémentaire de protection contre les menaces extérieures. La configuration d'un Serveur
NTP a assuré une synchronisation temporelle précise de tous les dispositifs réseau,
indispensable pour le bon fonctionnement des services et la sécurité. Ensuite, la configuration
de Serveurs Web a permis la mise en place de services web internes et externes, soutenant les
opérations commerciales et l'accès aux ressources en ligne. Enfin, l'automatisation des
sauvegardes a été configurée pour garantir la continuité des opérations et la récupération des
données en cas de sinistre. Cet ordre de configuration reflète une approche structurée et
hiérarchique, où chaque étape construit une base solide pour la suivante, assurant une
implémentation cohérente et sécurisée de l'infrastructure réseau.

Figure IV. 34 : Les solution d'automatisation configuré sur le réseau

ROUIDI/MOHAMEDI 76 USTHB
CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale

Conclusion générale

En conclusion, l'implémentation des solutions avancée d'automatisation des services


réseaux sécurisés sont essentielles pour répondre aux défis croissants posés par les architectures
réseau complexes des entreprises multisites. L'étude a démontré que l'automatisation, à travers
des outils comme Ansible, représente non seulement une évolution technologique mais aussi
une nécessité opérationnelle. Cette approche permet d'améliorer significativement l'efficacité,
la précision et la rapidité des opérations réseau, tout en réduisant les erreurs humaines et en
allégeant la charge de travail des administrateurs réseau.

À travers l'implémentation spécifique de diverses automatisations telles que la


configuration d'un Serveur NTP, des Serveurs Web, des ACLs sur un routeur, d'un firewall
Fortigate, des VLANs sur des commutateurs, ainsi que l'automatisation des sauvegardes, cette
étude a validé l'impact positif de l'automatisation sur la gestion quotidienne des réseaux. Chaque
solution a permis de simplifier des tâches complexes et chronophages, libérant ainsi du temps
pour des activités à plus haute valeur ajoutée.

Pour l'avenir, l'automatisation des réseaux devrait continuer à évoluer. En plus des
solutions déjà mises en œuvre, il serait bénéfique d'envisager l'automatisation de nouveaux
domaines tels que la gestion des équipements F5 Big IP, des serveurs de base de données, et
des VPN. Ces extensions permettront non seulement de renforcer la sécurité et la fiabilité des
infrastructures, mais également d'accroître l'agilité opérationnelle face aux défis futurs.

En conclusion, l'automatisation des réseaux constitue une réponse efficace à la complexité


croissante des architectures réseau multisites, et son expansion vers de nouveaux domaines
technologiques promet de consolider davantage les avantages opérationnels et stratégiques pour
les entreprises modernes.

Figure V. 1 : Des solutions d'automatisation à implémenté

ROUIDI/MOHAMEDI 78 USTHB
BIBLIOGRAPHIE
Bibliographie

Bibliographie

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