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Implantation des BRF en Afrique

Le projet d'implantation de la technologie des Bois Raméaux Fragmentés (BRF) en Afrique vise à améliorer la sécurité alimentaire et à lutter contre la dégradation des écosystèmes par le biais de l'agroforesterie. Il s'appuie sur une collaboration entre des institutions canadiennes et africaines pour développer des techniques durables de reboisement et de production agricole. Une première mission de pré-faisabilité est proposée pour évaluer les besoins et les ressources nécessaires à la mise en œuvre du projet.

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Implantation des BRF en Afrique

Le projet d'implantation de la technologie des Bois Raméaux Fragmentés (BRF) en Afrique vise à améliorer la sécurité alimentaire et à lutter contre la dégradation des écosystèmes par le biais de l'agroforesterie. Il s'appuie sur une collaboration entre des institutions canadiennes et africaines pour développer des techniques durables de reboisement et de production agricole. Une première mission de pré-faisabilité est proposée pour évaluer les besoins et les ressources nécessaires à la mise en œuvre du projet.

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UNIVERSITÉ LAVAL

Faculté de Foresterie et de Géomatique


Département des Sciences du Bois et de la Forêt

Groupe de Coordination sur les Bois Raméaux

Projet présenté au
Centre de Recherche pour le Développement International
Ottawa, Canada

«Projet d'implantation de la technologie des BRF en


Afrique: développement et recherche en agroforesterie
appliqués à l'agriculture
et à la forêt»

par
Gilles Lemieux, Lionel Lachance et Serge Genest

avril 1998

Publication nº 84

[Link]

édité par le
Groupe de Coordination sur les Bois Raméaux

UNIVERSITÉ LAVAL
Département des Sciences du Bois et de la Forêt
Québec G1K 7P4
QUÉBEC Canada
avant-propos

Le présent projet touchant l'introduction de la technologie des BRF en


Afrique est le fruit de plusieurs années de travail et d'expérimentation tant au
Québec, dans différents pays d'Europe et d'Afrique que dans les Antilles. Nous
pensons qu'un tel projet vient à point nommé dans le contexte mondial
économique et social de cette fin de millénaire.

Il n'aurait pu être rédigé et présenté sans l'assentiment et l'appui du


doyen de la Faculté de Foresterie et de Géomatique Michel Dessureault, et
l'assistance technique du bureau de la Coopération Internationale au vice-rectorat
à la recherche. Nous remercions notre vice-rectrice à la recherche, Louis Filion
pour sont soutien à la présentation de ce projet.

Sans l'appui et l'implication du Département d'Anthropologie de la


Faculté des Sciences Sociales nous n'aurions su franchir toutes les étapes
préliminaires nécessaires. Enfin, la compréhension et l'appui de M. Jacques Parent
directeur du Bureau de Coopération internationale et surtout de M. Daniel Guay
de la Faculté des Sciences et Génies, cette réalisation se serait montrée presque
impossible à réaliser.

Groupe de Coordination sur les Bois Raméaux


27 mars 1998
Projet d'implantation......
Lemieux, G., Lachance, L. & Genest, S. mars 1998

UNIVERSITÉ LAVAL
QUÉBEC
CANADA

« Projet d'implantation de la technologie des BRF


en Afrique : développement et recherche en
agroforesterie appliqués à
l'agriculture et à la forêt »

PROJET PROPOSÉ AU CRDI


PAR LES

Faculté de Foresterie et de Géomatique (Laval)

Faculté des Sciences Sociales (Laval)

Faculty of Agriculture and Environment Sciences (McGill)

MARS 1998

3
Groupe de Coordination sur les Bois Raméaux
Département des Sciences du Bois et de la Forêt
Université Laval, Québec, Canada
Projet d'implantation......
Lemieux, G., Lachance, L. & Genest, S. mars 1998

Plan

Objet de la présente demande au CRDI


Présentation d'un résumé de projet
Appréciation de la proposition
Étude de pré-faisabilité
Financement d'une mission sur place
Ressources demandées

Historique du projet

Provenance de la demande d'assistance


Les demandeurs du Sud
– Universitaires
– Politiques
– Autres intervenants ONG / PME
Les intervenants du Nord
– L'engagement des uns et des autres
– La complémentarité des équipes
Pertinence en matière de développement
– La problématique développementale
– L'émergence de l'idée d'appliquer la technologie BRF
– La valeur scientifique de la technologie BRF
– Les conditions réelles d'implantation
– Les résultats escomptés
– Les populations visées
– La durabilité des résultats
– L'implication à long terme des nationaux africains
L'évolution du projet
– Les étapes déjà franchies
– Les étapes à venir
Une première mission
– Date / Participants / Rôles
– Budget
– Objectifs / Résultats de la mission

4
Groupe de Coordination sur les Bois Raméaux
Département des Sciences du Bois et de la Forêt
Université Laval, Québec, Canada
Projet d'implantation......
Lemieux, G., Lachance, L. & Genest, S. mars 1998

Objet de la présente demande au CRDI

1• La présente a pour but la présentation au CRDI d'un résumé du « Projet


d'implantation de la technologie des bois raméaux fragmentés - BRF en
Afrique » afin d'obtenir une première appréciation de notre proposition.

2• Une appréciation positive nous permettrait, grâce à un financement initial


du CRDI, de procéder à une mission de pré-faisabilité de trois personnes
sur place en Afrique.

3• L'estimation de cette mission est de l'ordre de 30 683 $.

La situation désirée

4• La technologie proposée est basée sur la réintroduction de la forêt


pleinement justifiée en terre d'Afrique. L'instauration d'une agriculture axée
sur la forêt à la fois moderne et traditionnelle permet déjà de prédire des
augmentations de rendements en volume et en qualité des récoltes. Pour
ce faire, la forêt devra être reconstruite pour des fins agricoles, forestières
et environnementales par les africains eux-mêmes dans le but de stabiliser
à la fois l'économie nationale des pays intéressés, et l'économie des
familles basée sur la circulation de nouveaux capitaux pouvant être investis
dans les concepts de durabilité et de stabilité.

5• Pour amorcer et maintenir l'apport de bois raméal fragmenté (BRF), il est


essentiel d'utiliser des techniques de reboisement et des essences
prometteuses. Tous les aspects seront intimement liés à la production et au
maintien des arbres dans un contexte forestier. Ces activités devront se
poursuivre dans un horizon de 10 années avec des étapes sujettes à
l'évaluation internationale.

Historique du projet

Provenance de la demande d'assistance

6• La présente demande nous a été formulée par le Sénégal et la Côte


d'Ivoire dans la cadre de la recherche d'une solution aux problèmes de
sécurité alimentaire et de la dégradation des écosystèmes pour une
production agricole et forestière durable.

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Projet d'implantation......
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Les intervenants du Sud

7• Les institutions universitaires et de recherche visées sont l'Université


Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal), celle d'Abidjan (Côte d'Ivoire) en
coopération avec l'Institut des Savanes de Bouaké. L'ICRAF de Nairobi
ainsi que le Soil Biology and Fertility Laboratory du Kenya ont déjà été
approchés. L'ORSTOM de Dakar au Sénégal se montre intéressée.

8• Il faut également s'assurer de la compréhension et de l'intérêt des autorités


politiques du Sénégal et de la Côte d'Ivoire au niveau des ministères de
l'Agriculture et des Forêts de même que des institutions de recherche et de
développement qui y sont attachées. Une première sensibilisation a été
faite en 1995 par un exposé devant les 12 pays faisant partie du Club du
Sahel.

9• Des demandes d'ONG de Madagascar nous ont également été faites et


plusieurs ONG nationales africaines ont été sensibilisées lors de l'Atelier de
Nairobi de juin 1997 sur la recapitalisation de la fertilité. Des ONG
canadiennes et européennes oeuvrant en Afrique devraient être
sensibilisées comme CARE International et le Comité Jean Pain de
Madagascar.

Les intervenants du Nord

10 • Le Centre de Recherche pour le Développement International dispose d'un


personnel compétent et il peut assurer l'administration générale du projet.
De plus, ses cadres recèlent de professionnels possédant des expériences
et des connaissances pertinentes au projet destiné à l'Afrique. Il peut
compter sur la participation active de deux grandes universités
canadiennes.

L'engagement et la complémentarité des équipes

11 • Les Universités Laval et McGill du Québec sont les initiatrices de la


technologie proposée et agissent en réponse à la présente demande. Ces
universités ont également au sein de leur personnel et dans leurs corps
professoraux respectifs des personnes engagées dans la recherche sur les
BRF et tout particulièrement Laval. D'autres universités canadiennes ont
des intérêts dans ce champ scientifique comme celle d'Alberta d'Edmonton
ainsi que celle du Manitoba de Winnipeg.

12 • À l'étranger, l'ICRAF (International Center of Research in Agroforestry) de


Nairobi au Kenya, le TSBF (Tropical Soil Biology Laboratory) de l'UNESCO
également de Nairobi ont montré un intérêt certain. Il en va de même de
l'IITA (International Institute for Tropical Agriculture) d'Ibadan au Nigeria et
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de l'Université de d'Antananarivo de Madagascar. En Europe, ce sont, pour


la Belgique, les universités de Gembloux et de Louvain-la-Neuve, pour la
France, l'Université de Chambéry et le CÉMAGREF de Grenoble, et pour
l'Ukraine, l'Université Agricole de Kiev. Enfin, deux universités tropicales
des Antilles participent aux recherches la Universidad Pedro Henriquez
Ureña de Santo-Domingo et celle de Santiago de los Caballeros en
République Dominicaine.

13 • Le Centre de Recherche pour le Développement International peut aussi


compter sur la contribution d'autres universités canadiennes et un grand
nombre de partenaires dans les pays d'Afrique visés. Toutes ces
ressources humaines sont certainement disposées à assumer, selon leurs
compétences et leurs intérêts, des responsabilités précises qui leur
seraient confiées par la direction du CRDI et de l'ACDI. La maîtrise-
d'oeuvre pouvant être dévolue à l'Université Laval.

Pertinence en matière de développement

La problématique développementale

La situation actuelle

14 • Selon les notes échangées au cours des derniers mois, il est évident que
les grandes préoccupations de l'ACDI et du CRDI sont : « food security »,
« environmental degradation », « sustainable agriculture and forestry
».

15 • L'évolution de l'agriculture africaine et son environnement est une


préoccupation constante au Canada et dans la majorité des pays
développés. Le recul de la forêt et la croissance de zones désertiques, la
fertilité décroissante des sols suite aux cultures intensives pratiquées par
l'agriculture moderne, tout cela remet en lumière le manque d'efficacité des
moyens actuels grands consommateurs de techniques et de capitaux sans
égard à la capacité des sols.

16 • La revivification de l'agriculture par les connaissances nouvelles de la


science et compatibles à bien des égards avec la tradition africaine est une
nécessité car il lui faut prendre en main sa sécurité alimentaire et
comprendre les méthodes propres à lui assurer une indépendance
alimentaire grâce à l'utilisation de ressources forestières locales et
renouvelables.

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17 • Les données concernant les besoins alimentaires sont disponibles depuis


des décennies dans toutes les agences internationales concernées 1. Les
rencontres, séminaires, colloques, conférences et réunions ont confirmé
l'urgence de corriger la situation, d'abord en Afrique, mais également dans
toutes les parties du monde en mettant l'accent sur la production d'aliments
et sur les cultures vivrières qui sont insuffisantes, limitées par la faiblesse
des sols à produire et le manque de moyens scientifiques et techniques.

18 • Les rencontres et les échanges ont également mis en évidence la volonté


ferme du CRDI d'intervenir grâce à un projet précis et bien articulé pour
que des moyens efficaces et connus soient utilisés pour corriger le vrai
problème qui est celui de la dégradation des sols, donc celui des milieux et
partant, réhabiliter les sols et développer une agriculture durable. En 1996,
le CRDI finança et demanda au Professeur Lemieux de faire un exposé
devant les chercheurs de l'ICRAF et du TSBF de même que devant ceux
de l'IITA d'Ibadan au Nigeria. En 1997, il finança une participation à l'atelier
de l'ICRAF portant sur le rôle des ONG dans la restauration de la fertilité
des sols dans le but avoué de faire la promotion de la technologie des
BRF. Finalement, c'est en octobre 97 que le CRDI finança un atelier sur la
technologie des BRF à l'ICRAF de Nairobi ainsi que la participation de
scientifiques du Canada, de la France, de la République Dominicaine, de la
Côte d'Ivoire, du Sénégal, du Kenya, de la Tanzanie et de la Zambie.

19 • Les pays africains bien nantis dans le domaine forestier seront les
fournisseurs primaires de BRF pour les pays ou régions dépourvus de
forêts. Ceci nous permettrait à frais réduits d'utiliser les ressources
forestières non utilisées dans les régions limitrophes de celles qui en ont
besoin pour amorcer le cycle de reconstitution des sols tant agricoles que
forestiers. Les régions les mieux nanties sont celles du sud du Sénégal, la
ceinture littorale entre Dakar et Saint-Louis, de même que les régions de
l'ouest et du sud de la Côte d'Ivoire. Plusieurs autres pays africains ont des
ressources qui peuvent servir un commerce relativement important qui
serait avant tout inter régional, mais également international, la ressource
étant abondante localement et de haute qualité pour les fins que nous
cherchons à atteindre. Ceci permettrait d'amorcer la formation de véritables
sols sans quoi il sera impossible de reconstituer la fertilité tant agricole que
forestière.

L'émergence de l'idée d'appliquer la technologie BRF

20 • Cette technologie consiste à utiliser les plus petits rameaux des arbres et
arbustes forestiers à les broyer et les incorporer au sol. Ainsi, les rameaux

1Kidd, C.V. & Pimentel, D.(1992) «Integrated Resource Management: Agroforestry for Development» Academic Press Inc. San Diego, USA
233 pages, ISBN 0-12-406410-8
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de moins de 7 cm donnent ce que nous avons convenu d'appeler des BRF


ou Bois Raméal Fragmenté après broyage. Les résultats obtenus par la
suite sont le fait de la lignine dépolymérisée par les systèmes
enzymatiques des champignons Basidiomycetes et de ce fait nécessitent
quelques précautions de départ. Cette technologie en plus d'augmenter les
récoltes de manière spectaculaire, assure la régie de l'eau, des chaînes
trophiques et de la structure du sol pendant plusieurs années. Elle permet
aux paysans d'utiliser des produits issus de la forêt pour restructurer le sol
et en augmenter la fertilité à long terme. Ces connaissances nouvelles
nous confirment que l'introduction d'une technologie d'origine forestière est
la base non seulement scientifique mais également historique du retour à
l'autosuffisance alimentaire par des mécanismes que la nature a mis au
point sous le couvert de la forêt pendant 50 millions d'années. C'est la clé
de l'autosuffisance alimentaire et de la durabilité des conditions
environnementales

21 • On comprend depuis peu que le sol est un milieu vivant au même titre que
les plantes ou les animaux. Il peut donc se dégrader à la suite d'une
gestion abusive ou inapropriée, mais également il peut être reconstitué,
retrouver sa fertilité et sa stabilité et continuer à fournir les aliments
nécessaires de manière durable. Réintroduire les chaînes de vie dans une
matrice biochimique représentée par la chimie des polyphénols représente
l'objectif à atteindre à moyen et long terme.

La valeur scientifique de la technologie BRF

22 • Cette technologie nouvelle fait appel aux ressources de la forêt et propose


l'utilisation d'une de ses composantes à laquelle la technique et la science
ont fait appel, le bois raméal qui est compatible à des degrés divers avec
les grandes traditions africaines relatives aux arbres. D'abord mise au point
par les travaux du Professeur Lemieux de l'Université Laval, cette
technologie été mise à l'essai dès 1992 au Sénégal (Université de Dakar)
puis en Côte d'Ivoire (Institut des Savannes de Bouaké) et finalement par
l'Université Pedro Henriquez Ureña de Santo-Domingo en République
Dominicaine dans les Antilles. Que ce soit dans les Antilles ou en Afrique,
les résultats sont toujours du même ordre et peuvent être prédits avec
passablement de certitude.

23 • Le moyen maintenant connu, qui a fait ses preuves en Afrique comme en


Amérique, et dont le Canada est à l'origine, a été retenu par les participants
à la consultation de l'ICRAF en octobre 97, et ce sont les bois raméaux
fragmentés (BRF).2 Leur utilisation selon une technologie relativement
simple a permis de multiplier les rendements de cultures vivrières en

2En français BRF et en anglais RCWs (Ramial Chipped Wood).


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améliorant l'environnement et la qualité de la vie dans les milieux où ils


furent mis à l'essais.

La revue des travaux

24 • Après avoir cherché à augmenter les revenus des petits producteurs


forestiers par l'utilisation des branches3 de conifères pour l'extraction et la
production d'huiles essentielles, Edgar Guay, alors sous-ministre au
ministère des Forêts du Québec, crut possible l'utilisation des résidus de
cette industrie évaluée à plusieurs milliers de tonnes annuellement à des
fins agricoles. Les résultats furent rapides et publiés dans deux rapports
techniques en 19824. Cette approche fut ignorée car elle mettait en conflit
les ministères des Forêts, de l'Agriculture et de l'Environnement. Seul le
ministère des Forêts jusqu'à tout récemment a montré un intérêt certain.

25 • La publication en 1985 des résultats de 3 années5 de recherches sur plus


de trente parcelles et visant la régénération forestière, a remis le débat à
l'ordre du jour6. En 1989, une étude statistique a confirmé l'influence des
BRF sur la germination et la survie des semis naturels en milieux forestiers.
Plusieurs travaux publiés en Europe et aux États-Unis à la fin de la
décennie 80 apportent des lumières nouvelles et inattendues7. Il faut aussi
mentionner les importants travaux de l'école de Corvallis8 et ceux des États
Unis dans le cadre du Programme Biologique International (Borman, F.H.,
Likens, G.E., Gosz, J.R., Holmes,. R.T. ) etc.

26 • Des relations étroites ont été maintenues avec la société d'état REXFOR
dans les régions de Québec et dans celle du Bas Saint-Laurent. Nous
avons tenu, à deux reprises, des colloques régionaux sur les BRF soit dans
la vallée de la Matapédia9 et à l'Université Laval. C'est en 1993 que se tient
le quatrième colloque international sur les BRF dans la vallée de la

3Lapointe, R.A. (1979) «Les huiles essentielles et leur approvisionnement en branches» Ministère de l'Énergie et des Ressources, Service
de l'Exploitation, 42 pages.
4Guay, E., Lachance, L, & Lapointe, R, A. (1981) «Emploi des bois raméaux fragmentés et des lisiers en agriculture» Ministère de l'Énergie
et des Ressources et Faculté de Foresterie de l'Université Laval, 75 pages ISBN 2-550-21339-4
5Lemieux, G. (1985) «Essais d'induction de la végétation forestière vasculaire par le bois raméal fragmenté» Département des Sciences
Forestières, Université Laval, 109 pages, ISBN 2-550-21340-8.
6Lemieux, G. (1986) «Compte-rendu du colloque d'évaluation sur les bois raméaux, Université Laval, Québec, 59 pages
7Rayner, A.D.M. & Boddy, L. (1987) «Fungal decomposition of Wood» John Wiley & Sons 597 p.
Erikson, K.E.L. Blanchette, R.A. & Ander, P. (1990) «Microbial and enzymatic degradation of wood and wood components» Springer-
Verlag, Berlin, 407 pages.
Leisola, M.S.A. & Garcia, S. (1989) «The mechanisms of lignin degradation» In enzyme systems for lignocellulose degradation, Elesevier
Applied Science pp 89-99.
8Perry, D.A., Amarantus, M.P., Borchers, J.G., Borchers, S.L. & Brainers, R.E. (1989) «Bootstrapping in Ecosystems» BioSciences 39 (4)
pp 230-237.
9Lemieux, G. (1992) «L'introduction des bois raméaux fragmentés dans le plan de relance de la Matapédia» Amqui, Université Laval, 13
pages, ISBN 2-550-22851-0.
Lemieux, G. (1993) «Les actes du deuxième colloque régional sur les bois raméaux fragmentés» Amqui, vallée de la Matapédia, Université
Laval Québec 39 pages.
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Matapédia et auquel participeront plusieurs chercheurs et scientifiques


d'Europe, d'Afrique et du Québec10

27 • En 1994, à Rome, la FAO est informée de la technologie des BRF11. En


1995, à l'invitation de l'ACDI, le Professeur Lemieux démontre le potentiel
des BRF dans des projets de développement et ce, devant les 12 pays qui
financent le développement du Sahel lors de la réunion de Pointe-au-Pic 12.

28 • Il serait irréaliste et fastidieux de proposer ici plus de références


bibliographiques et c'est la raison pour laquelle nous nous limitons à celles
évoquées dans les lignes qui précèdent pour alléger le texte.

Les conditions réelles d'implantation

29 • Dans le passé, de nombreux efforts et des sommes énormes ont été


consenties à une pléiade de projets visant à combler les besoins
alimentaires de plusieurs pays d’Afrique. Mais les transferts de
technologies efficaces dans les pays industrialisés se sont heurtés à des
difficultés pédo-climatiques, politiques et sociales dans les pays d’Afrique.

30 • Les problèmes d’ordre bureaucratique (v.g. les conflits de juridiction entre


les ministères), politique (v.g. les rivalités entre groupes ethniques),
juridique (v.g. les règles de propriété foncière), sans compter le
fonctionnement des sociétés africaines axées sur les réseaux de parenté,
constituent autant d’aspects qui peuvent entraîner quelques difficultés dans
l’implantation du projet. Par contre, l’absence de problèmes de
communication, étant donné l’usage courant du français (ou de l’anglais)
est un atout dans le contexte africain.

31 • Il est donc important de mettre en place une structure opérationnelle


responsable de la réalisation et du suivi scientifique, technique et financier
du projet, pour en assurer la crédibilité et la réussite, sans avoir la
prétention de tout prévoir à l’avance.

32 • Dans cette optique, le CRDI sera appelé à faciliter l’accès à des


laboratoires, à des équipements spécialisés, à des moyens de transport, à
des outils agricoles et forestiers, entre autres. Cet appui est nécessaire

10Lemieux, G, & Tétreault, J.-P. (1994) «Les Actes du quatrième colloque international sur les Bois Raméaux fragmentés» Amqui, Québec,
Université Laval 195 pages ISBN 2-550-28792-4.
11Lemieux, G. (1993) «L'aggradation pédogénétique, un processus universel sous l'influence des BRF: les effets sur la biodiversité et la
productivité» FAO, Rome, Université Laval, 6 pages ISBN 2-921728-04-4.
Lemieux, G. (1993) «A universal upgrading processus: RCWs to enhance biodiversity and productivity» Université Laval Rome FAO 6 pages
(traduction anglaise)
12Lemieux, G (1995) «Les germes économiques et scientifiques de la révolution verte au Sahel» ACDI et Université Laval, Club du Sahel,
rencontre de Pointe-au-Pic, 21 pages ISBN 2-921728--13-3.
Lemieux, G, (1995) «The basics of the economical and scientifical green revolution of Sahel» CIDA and Laval University 26 pages ISBN 2-
921728--13-3.
11
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pour que les équipes qui vont réaliser les projets dans les pays visés
agissent en partenaires engagés et encouragés.

33 • Dans chacun des pays impliqués, un périmètre de plusieurs hectares sera


désigné comme le centre principal d’activités. Il devra refléter les
caractéristiques des sols, de la végétation, des cultures. Sa localisation
reposera sur l’accès aux voies de communication, aux plantations d’arbres
ou aux forêts. La sélection du site tiendra compte des règles du régime
foncier, des coutumes en matière d’environnement et de protection des
arbres, des rapports entre les villages de la région choisie et des
incidences politiques de ce choix. En d’autres termes, cette opération ne
saurait réussir sans une attention suivie portée aux traditions et aux
pratiques agricoles et forestières des populations concernées.

34 • Par ailleurs, ces centres d’activités ne sauraient être opérationnels s’ils ne


sont pas dotés des équipements, des outils, des moyens de
communication, de transport et des essences forestières nécessaires à la
production des BRF.

Matériaux et méthodes

35 • La priorité sera accordée à la forêt qui sera intégrée au développement


d'une agriculture efficace et durable.

36 • Comme les matériaux de base sont d'origine forestière, il faut avoir accès à
une source de bois raméal produit essentiellement soit par une forêt
naturelle ou par une forêt artificiellement créée localement. Il n'est pas
exclus de se procurer ces matériaux par voie de commerce dans les
régions limitrophes comme le sud du Sénégal ou la région forestière de la
Côte d'Ivoire qui sont bien nanties à ce chapitre. Le but ultime sera donc
d'utiliser ce bois raméal après fragmentation pour la régénération et la
réhabilitation des sols des centres désignés.

37 • Si le milieu dispose de plantations d'arbres, le prélèvement des rameaux


destinés à la production de BRF se fera conformément aux protocoles qui
auront été négociés et acceptés par les parties. Il faudra donc
éventuellement, mettre à la disposition des responsables locaux des
équipements spécialisés et former les utilisateurs.

38 • Certaines essences forestières possèdent les qualités nécessaires à la


production de BRF. Un inventaire sommaire devrait permettre de repérer
ces essences et d'en évaluer le potentiel dans le cadre qui nous intéresse.
Si le milieu désigné ne peut compter sur une récolte locale de BRF, il
faudra dans un premier temps, lui fournir les moyens pour s'approvisionner
12
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ailleurs, car la réussite du projet repose sur la richesse et les vertus des
BRF à régénérer les sols et à les rendre productifs d'une manière durable.

39 • La réticence montrée par les pays anglophones lors de l'atelier de Nairobi


plaide en faveur d'un report de ce côté tout au moins tant que l'ICRAF
n'aura accepté cette nouvelle technologie. Cette mission sera appuyée par
le CRDI qui prendra les contacts et assurera la logistique en Afrique
anglophone.

Les résultats escomptés

40 • La technologie des BRF permet d’augmenter les rendements des cultures


vivrières.

41 • Cette technologie favorise également la réintroduction de la forêt cultivée


avec comme conséquences positives un meilleur accès au bois de chauffe
et de menuiserie, mais aussi, et peut-être surtout, à l’utilisation des
rameaux pour l’enrichissement du sol et la gestion de tous les facteurs
chimiques, biochimiques, physico-chimiques et biologiques, dont de
nombreuses enzymes sont responsables.

42 • Des retombées économiques évidentes sont attendues de la régénération


des forêts et des sols et de l’accroissement des rendements des cultures
pour les populations impliquées dans le projet.

43 • La technologie proposée favorisera la mise sur pied de petites entreprises,


aussi bien dans le domaine de la reforestation, que de l’accroissement et
de la diversification des cultures vivrières, ou encore de la prise en charge
de la production des BRF. Ces actions rejoindront spécifiquement plusieurs
projets d’intervention en matière d’appui aux activités économiques et de
crédit des femmes menés par le gouvernement canadien et diverses ONG
du pays.

44 • L’expertise développée dans le cadre de ce projet bénéficiera en retour aux


programmes de formation et de recherche universitaires au Canada, tant
dans les domaines techniques que dans les sciences sociales.

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Les populations visées

Les attentes

45 • Les attentes sont d'ordre social ce qui implique l'économie familiale,


villageoise, régionale et surtout nationale. Des forêts seront reconstituées
par des essences locales ou par la réintroduction d'essences qui ont déjà
fait partie du patrimoine forestier, et non par des arbres d'origine étrangère
comme le veulent les pratiques actuelles.

46 • Si nous sommes assurés de nombreuses retombées scientifiques et


technologiques nous sommes également persuadés d'apporter des
changements profonds dans tous paliers de la société traditionnelle et
moderne. Les premiers résultats seront perceptibles au niveau de
l'économie des familles dont les femmes sont la clé. La diminution des
intrants et l'augmentation des extrants en produisant plus et à meilleur
compte d'une manière durable et compatible biologiquement avec
l'évolution africaine devrait contribuer à augmenter le revenu per capita au
niveau de la famille puis de susciter de petits commerces et finalement
permettre l'accès à des technologies mécaniques inaccessibles à cause
des faibles rendements actuels. C'est par la forestérisation de l'agriculture
qu'il nous faut tendre non pas l'agriculturisation de la forêt comme
maintenant.

La durabilité des résultats

47 • L’expérience a démontré que les sols enrichis avec les BRF retrouvaient
leur vitalité et leur stabilité. Ils constituent donc une garantie dans le
maintien du rendement agricole, étant entendu que l’agriculture est
soumise à une gestion rationnelle.

48 • Pour ce qui est de la méthodologie d'utilisation et de gestion des BRF, elle


résulte de nombreux essais tant au Canada13, qu'en République
Dominicaine14, au Sénégal15 ainsi qu'en Côte d'Ivoire16. Plusieurs
publications en langue française, allemande, anglaise, espagnole et

13Guay, E., Lachance, L, & Lapointe, R, A. (1981) «Emploi des bois raméaux fragmentés et des lisiers en agriculture» Ministère de
l'Énergie et des Ressources et Faculté de Foresterie de l'Université Laval, 75 pages ISBN 2-550-21339-4
14Lemieux, G. (1996) «Rapport des missions internationales de 1996: Sénégal, Kenya, République Dominicaine, Ukraine, France, Belgique.
Université Laval, Groupe de Coordination sur les Bois Raméaux, pages 25-8, ISBN 2921728-22-2.
15Seck, M.A. (1994) «Essais de fertilisation organique avec les bois raméaux fragmentés de filao (Casuarina equisetifolia) dans les cuvettes
maraîchères des Niayes (Sénégal) In “Les actes du quatrième colloque international sur les bois raméaux fragmentés” Lemieux, G. &
Tétreault, J.P. éditeurs ISBN 2-550-28792-4 pp 36-41
16Aman, S. (1995) «Effects of chopped twig wood on maize growth and yields in the forest-savanna transition zone of Côte d'Ivoire» sous
presse dans Tropical Agriculture 20 pages
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ukrainienne ont décrit les matériaux, l'incorporation au sol, la préparation


des lits de semence (agriculture) ou du milieu de plantation (forêt).

49 • Dès 1995, le Groupe de Coordination sur les Bois Raméaux a présenté


dans deux publications17 différentes, l'ensemble des paramètres à mesurer
pour en arriver à établir des règles locales.

50 • Ainsi, pour les sols traités aux BRF et destinés à des productions agricoles
diverses, les programmes de cultures, les modes d'intervention, les
observations, les prélèvements d'échantillons, la mesure des rendements,
la qualité des productions, l'évaluation des coûts et surtout les aspects
biologiques du sol, sont le point central du projet.

51 • Sans crainte de nous tromper, nous sommes en mesure d'utiliser l'histoire


et la stabilité de la forêt africaine comme modèle de schéma à utiliser pour
établir les règles de la durabilité. Longtemps les populations africaines ont
été dépendantes de la forêt pour vivre mais la disparition de cette dernière
ne laisse aucun autre choix que l'utilisation des technologies apportées par
le monde industriel occidental. Ces technologies se montrent impuissantes
à réprimer les tendances à la régression et la dégradation des sols. Nous
pensons que la technologie que nous proposons est capable d'obvier
positivement aux tendances du siècle qui s'achève.

52 • La réintroduction de la forêt dans la vie sociale et économique des sociétés


africaines pour ses besoins alimentaires comme le veut la tradition, mais
par une technologie bien différente, devrait garantir le succès de
l'entreprise. En permettant de mettre la forêt de l'avant, nous comblons
toutes les attentes, allant de la modification des climats locaux en passant
par la régie de l'eau, de la production de bois de feu, de la production de
bois industriels et surtout de BRF permettant le maintien de la fertilité et de
la productivité accrue des sols devenus moins vulnérables.

53 • Aucune autre technologie permet de combler autant d'attentes pleinement


justifiées en terre d'Afrique. De la promotion de moyens de transports inter
régionaux et internationaux, nous suscitons l'apparition de sociétés de
transports et de production de BRF à échelle humaine pouvant évoluer
autrement par la suite. L'augmentation des rendements et la stabilisation
des sols permettra une augmentation des revenus familiaux puis d'une
économie locale basée sur une certaine circulation de ces nouveaux
capitaux qui à leur tour seront investis dans l'éducation, puis la petite

17Lemieux, G. & Lachance L. (1995) «Essais d'utilisation du Bois Raméal Fragmenté (BRF) pour la régénération des sols dans les cultures
en couloir en milieu africain» Groupe de Coordination sur les Bois Raméaux, Université Laval, Québec, Canada, publication no. 57 16
pages ISBN 2-921728-14-1
Furlan, V. & Lemieux, G. (1996) «Méthode d'application et d'évaluation pour l'utilisation des Bois Raméaux Fragmentés» Groupe de
Coordination sur les Bois Raméaux, Université Laval, Québec, Canada, publication no.67, 8 pages ISBN 2-921728-21-4
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industrie et finalement, à la stabilisation des populations jusqu'ici fragiles et


instables. Partout le concept de durabilité et de stabilité est inscrit.

54 • La formation des formateurs accompagnant le transfert de la technologie


des BRF est au fondement d’une prise en charge à long terme efficace par
les autorités politiques (nationales et locales).

55 • Le transfert de la technique des BRF devra convaincre les populations,


particulièrement les femmes, de l’utilité de la technique des BRF sur la
régénération des sols, des effets sur leur production agricole et des
retombées économiques pour elles et leur famille.

56 • La durabilité des résultats de ce transfert technologique ne sera assurée


que si les populations sont convaincues de ses avantages à court et à
moyen termes. Et pour ce faire, elles devront être impliquées au départ du
projet.

L'implication à long terme des nationaux africains

57 • Dans le cas de milieux qu'il faut retourner à la forêt pour respecter les
exigences du projet, les apports de BRF dès le départ sont essentiels.
Quant aux techniques de reboisement, elles seront décrites tout comme les
essences les plus prometteuses, la gestion des plantations, leur entretien,
les observations, les échantillonnages, les prélèvements, l'évaluation des
coûts et surtout les mesures reliées à la croissance et au développement
des arbres. Toutes ces activités devront se poursuivre pendant plus de dix
ans pour éviter que la ou les nouvelles forêts ne soient la proie de
prédateurs connus...

58 • Dans le cas de reboisement et de régénération des sols et de gestion, etc.,


des protocoles devront être rédigés et surtout respectés par les partenaires
et artisans des pays engagés. Aucun laisser aller ne doit être permis car
les interventions projetées sont à la base de la chaîne alimentaire, de
l'amélioration des milieux et surtout d'une agriculture durable.

L'évolution du projet

Les étapes déjà franchies

59 • En 1996, à la demande du CRDI et devant l'ICRAF de Nairobi (Kenya) un


important exposé a toutefois été reçu avec quelques réticences18.

18Lemieux, G. (1996) «Cet univers caché qui nous nourrit: le sol vivant» Université Laval-CRDI, 51 pages ISBN 2-921728-15-X.
Lemieux, G. (1996) «The hidden world that feeds us: the living soil» 49 pages (traduction anglaise) ISBN 2-921728-17-6.
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60 • En 1996, le Professeur Lemieux est retourné en République Dominicaine


pour mettre en place plusieurs essais avec différentes cultures. Plus tard il
a rencontré le Prof. Chably de l'Académie des Sciences Agricoles d'Ukraine
et avec l'aide du CRDI un projet de recherche était établi dans la région de
Kiev19.

61 • En 1997, le Professeur Lemieux a participé à l'atelier d'ICRAF portant sur


la contribution des ONG au rétablissement de la fertilité des sols en
Afrique20 C'est à la suite de cette mission et lors de deux réunions
consécutives que l'initiative canadienne fera l'objet d'un atelier sur la
question des BRF à Nairobi, les 20-22 octobre 199721.

Les étapes à venir du projet

Les objectifs à long terme

62 • Objectifs préliminaires
a) Repérer les principales caractéristiques sociales et économiques de
chaque milieu visé (v.g. données de base sur la démographie,
l'organisation communautaire, la structure économique et politique
locale, les besoins alimentaires).
b) Identifier les partenaires, les informer et les former.
c) Recueillir auprès des groupes ou entreprises intéressés les données
relatives à la qualité des sols, aux diverses cultures végétales, aux
pratiques agricoles ainsi qu'aux outils de travail.
d) Choisir des milieux et en dresser une description complète de la
couverture végétale et des sols.

63 • Objectifs principaux
a) Implanter sur des sites bien choisis et représentatifs, des forêts
composées d'essences variées et destinées en partie à fournir les
rameaux essentiels à la régénération des sols.
b) Mettre en place des parcelles de démonstration après inventaire des
caractéristiques des sols, pour initier les milieux visés à la
technologie des BRF.
c) Effectuer des essais destinés à établir la valeur comparative de la
production des BRF à partir d'essences forestières locales ou

19Lemieux, G. (1996) «Rapport des missions internationales de 1996: Sénégal, Kenya, République Dominicaine, Ukraine, France, Belgique.
Université Laval, Groupe de Coordination sur les Bois Raméaux, 284 pages ISBN 2921728-22-2.
20Lemieux, G. (1997) «Rapport de mission à l'ICRAF- L'approche des organisations non gouvernementales (ONG); une perspective sur le
rétablissement de la fertilité des sols en Afrique et au Moyen-Orient» CRDI-Université Laval 26 pages (première partie).
21Lemieux, G. (1997) «Réunions concernant les suites à donner à celle de l'ICRAF de juin 1997 pour la mise sur pied d'un réseau de
recherche et de mise en application des BRF en Afrique» Université Laval - CRDI/ACDI 5 pages.
Peden, D, & Smith, O.(1997) «L'amélioration des sols en Afrique: le rôle potentiel du bois raméal fragmenté (Atelier de planification)
Esquisse conceptuelle -Concept Paper CRDI-Université Laval 10 pages
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importées, et permettre de mesurer l'évolution biologique des BRF


prometteurs.
d) Favoriser la formation technique dans les milieux visés et prévoir un
encadrement local et extérieur de longue durée afin d'intégrer la
nouvelle technologie aux traditions agricoles locales.
e) Aider les entreprises locales à trouver le support financier à
l'acquisition des rameaux nécessaires à la réhabilitation des sols et à
accroître leur expertise en matière de production et de gestion.

64 • Objectif final
S'assurer que les divers milieux ont bien intégré les connaissances
nouvelles :
– les techniques liées à la reforestation,
– à la réhabilitation des sols,
– là la production des cultures,
– aux moyens efficaces de suffire à leurs besoins alimentaires,
– propres à organiser la répartition et la commercialisation de toutes les
productions végétales possibles.

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ISBN 2-921728-33-8
Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec, mars 1998

mars1998
édité par
Le Groupe de Coordination sur les Bois Raméaux
Département des Sciences du Bois et de la Forêt
Faculté de Foresterie et de Géomatique
Université Laval
Québec G1K 7P4
QUÉBEC
Canada
courriel:
[Link]@[Link]
http//[Link]/brf
FAX 418-656-2837
tel. 418-656-2131 poste 2837
ISBN 2-921728-33-8

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