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Rôle du muscle strié squelettique dans l'énergie

Le document traite du rôle du muscle strié squelettique dans la conversion de l'énergie, en détaillant les mécanismes de contraction musculaire, les phénomènes thermiques et chimiques associés, ainsi que la structure des fibres musculaires. Il présente des expériences sur la contraction musculaire, la fatigue, et les besoins énergétiques des muscles en activité. Les résultats montrent l'importance de l'ATP et de l'oxygène dans la production d'énergie nécessaire à la contraction musculaire.

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Rôle du muscle strié squelettique dans l'énergie

Le document traite du rôle du muscle strié squelettique dans la conversion de l'énergie, en détaillant les mécanismes de contraction musculaire, les phénomènes thermiques et chimiques associés, ainsi que la structure des fibres musculaires. Il présente des expériences sur la contraction musculaire, la fatigue, et les besoins énergétiques des muscles en activité. Les résultats montrent l'importance de l'ATP et de l'oxygène dans la production d'énergie nécessaire à la contraction musculaire.

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Rôle du muscle strié squelettique dans la conversion de l’énergie

Introduction :
Le muscle est un tissu formé de fibres douées de contraction permettant de produire un mouvement. Les
muscles participent à diverses fonctions essentielles à la vie de l’organisme (respiration, digestion…) et
à son adaptation au milieu environnant. Les caractéristiques fonctionnelles et anatomiques des différents
muscles permettent de les subdiviser en trois grandes catégories :

Muscle Lisse Muscle strié cardiaque Muscle strié squelettique


Les muscles squelettiques sont des organes qui accomplissent un travail important, ils sont à l’origine
des mouvements des différentes parties du corps.

- Quels sont les structures qui permettent au muscle strié squelettique de se contracter ?
- Comment l’énergie chimique de l’ATP est convertie par le muscle en énergie mécanique ?

I. Etude expérimentale de la contraction musculaire


1. Le montage qui permet l’étude myographique du muscle gastrocnémien de Grenouille
Document 1 | Le montage qui permet l’étude myographique du muscle de Grenouille

Le matériel est constitué du matériel


biologique, du dispositif d'excitation et du
dispositif d'enregistrement.
 Matériel biologique (grenouille)
L'animal à utiliser lors de l'expérience doit
subir :
 Une destruction de l'encéphale (décérébré)
et de la moelle épinière.
 Une dissection du muscle au niveau du
tendon rattaché au pied. Le nerf sciatique
de la cuisse est placé sur des électrodes
stimulatrices.
 Dispositif excitateur
 Le graphe représente l'enregistrement des
réponses du muscle à des stimulations électriques.
1. Nommez les phases (A ; B ; C ; D ) qui
caractérisent les différentes phases de secousse
musculaire.
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Élément de réponse :

Lorsqu’on stimule le muscle par une excitation électrique unique, l’enregistrement obtenu est
appelé secousse musculaire (ou myogramme) composée des phases suivantes :

La phase de latence : correspond à la durée entre le moment de l’excitation et le moment


du début de la réponse (qq ms)
La phase de contraction : la phase au cours de laquelle la longueur du muscle décroit
(raccourcissement du muscle)
La phase de relâchement : la phase au cours de laquelle le muscle reprend ses dimensions
initiales (sa durée est légèrement supérieure à celle de contraction)

2. La loi de recrutement
Document 2 | La loi de recrutement
On soumet un muscle gastrocnémien de
grenouille à une série d'excitations isolées (il,
i2, i3, ..., i3), d'intensité croissante.
Le myogramme obtenu est représenté par la
figure ci-contre.
1. Décrire les résultats obtenus puis
établir la relation entre l'intensité de
l'excitant et l'amplitude de la réponse.

Élément de réponse :

 L’intensité I1 inefficaces Le seuil d’excitation n’étant pas encore atteint.


 I2 est la plus basse intensité à laquelle le muscle repend. On l’appelle rhéobase
 De I2 à I11 l’amplitude de la repense musculaire augmente progressivement en fonction de
l’intensité de la stimulation.
 A partir de I12 on obtient une contraction avec une amplitude maximale qui reste constant malgré
l’augmentation de l’intensité de la stimulation (toutes les fibres du muscle ont été recrutées) la
repense musculaire dépend du nombre des fibres musculaires contractés (la loi de recrutement)
 L’augmentation de l’intensité l’augmenter le nombre des fibre excitées l’augmentation
de l’amplitude.

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3. Réponse musculaire à deux excitations efficaces de même intensité
Document 3 | Réponse musculaire à deux excitations efficaces de même intensité
Si l'on soumet un muscle aux deux stimulations efficaces (supérieures ou égales à la rhéobase),
successives et de même intensité et en rapprochant de façon successive la durée entre les deux
excitations, on obtient le graphique ci-dessous :

1. Interprétez les résultats obtenus ?


Élément de réponse :

Figure 1 : Quand les 2 stimulations sont suffisamment éloignées on enregistre deux secousses
musculaires isolées et de même amplitude.

Figure 2 : Quand les deux stimulations sont rapprochées et que la 2eme stimulation se produit
pendant la phase de relâchement du muscle, on observe une fusion incomplète (partielle) des deux
secousses.

Figure 3 : Quand les deux stimulations sont très rapprochées et que la 2eme stimulation se produit
pendant la phase de contraction du muscle, on observe une fusion complète (totale) des deux
secousses qui apparaissent comme s’il n’y a qu’une seule secousse d’une amplitude plus grande.

4. Réponse musculaire à une série d’excitations efficaces successives et de même intensité

Document 4 | Réponse musculaire à une série d’excitations efficaces successives et de même intensité
Quand on expose un muscle à plusieurs stimulations efficaces et de même intensité, sa réponse diffère
suivant la durée entre chaque deux stimulations successives. La figure suivante montre deux types de
réponses musculaires.

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Il est à distinguer deux types de tétanos : le tétanos d'origine bactérienne, et ce type de tétanos
musculaire qu'on appelle aussi physiologique et qui intervient suite à un effort musculaire long et
de grande intensité.
1. Interprétez les résultats obtenus ?
Élément de réponse :

Figure A : quand la fréquence des excitations est faible de telle sorte que chaque excitation se
produit pendant la phase de relâchement de la secousse relative à l’excitation précédente, le
myogramme obtenu donne des secousses avec fusion incomplète. Ce myogramme est appelé
tétanos imparfait.
Figure B : quand la fréquence des excitations est forte de telle sorte que chaque excitation se
produit pendant la phase de contraction de la secousse relative à l’excitation précédente, le
myogramme obtenu donne des secousses avec fusion complète. Ce myogramme est appelé
tétanos parfait.
5. La fatigue musculaire
Document 5 | La fatigue musculaire
On applique sur un muscle une série d'excitations de même intensité pendant une durée très longue. Afin
d'obtenir une superposition des enregistrements. Les résultats sont représentés par la figure 1 et 2.

Cl = la secousse musculaire d'amplitude a1,


obtenue à la suite de la première excitation.
Cn = la secousse musculaire d'amplitude
an, obtenue à la suite de la dernière
excitation.
On soumet un muscle à une série d'excitations efficace de même intensité et à une fréquence très élevée.
On obtient le tracé appelé courbe de fatigue (Figure 3).

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1. En exploitant les données de ce document, déterminez comment se traduit la fatigue musculaire
au niveau de la secousse musculaire niveau de la secousse musculaire.
Élément de réponse :

L’enregistrement A : on observe une augmentation de la durée de la phase de relâchement et


ainsi l’augmentation de la durée de secousse musculaire sans modification de la phase de
contraction.

L’enregistrement B : on note aussi une diminution progressive de l’amplitude des secousses


jusqu’à l’immobilité complète du muscle. Il s’est produit donc une fatigue progressive du muscle.

6. Les phénomènes thermiques accompagnant la contraction musculaire


Document 6 | Les phénomènes thermiques accompagnant la contraction musculaire
Lors de la contraction musculaire on
assiste à un dégagement de la chaleur
en deux temps :
En milieu anaérobie, on constate le
dégagement de la chaleur 1, mais la
chaleur 2 est pratiquement nulle.
Remarque : La chaleur retardée qui
accompagne la contraction musculaire
résulte des réactions métaboliques
aérobiques.
1. Déterminez les différents types de chaleur libérés par le muscle lors d'une activité
musculaire.

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Élément de réponse :

À la suite d’une contraction musculaire il y a un dégagement de chaleur qui se fait en


deux temps :
⮩ Une chaleur initiale : qui se dégage rapidement au cours de la secousse musculaire
⮩ Une chaleur retardée : qui se dégage lentement après la secousse.
La chaleur retardée qui accompagne la contraction musculaire résulte des réactions
métaboliques aérobiques
7. Phénomènes chimiques accompagnant la contraction musculaire
Document 7 | Phénomènes chimiques accompagnant la contraction musculaire
On procède à la mesure de quelques composés dans un muscle avant et après sa contraction, on obtient
les résultats suivants :
Mesure (1h/kg muscle) Repos Activité
Volume de sang traversant le muscle (L) 12.22 56.32
Volume de O2 utilisée (L) 0.3 5.2
Volume de Co2 rejetée (L) 0.22 5.95
Quantité de glucose utilisée (g) 2.04 8.43
Quantité de protéines rejetée (g) 0 0
Quantité de lipides utilisée (g) 0 0
1. Comparez les besoins d'un muscle en activité et au repos. Que peut-on déduire ?
Au cours de trois exercices musculaires d'intensité croissante, on mesure les variations de la
consommation de glucose par les muscles des jambes (Figure 1), et les variations de la teneur en
glycogène dans les muscles des jambes (Figure 2).

2. Décrire les résultats représentés sur la figure 1 et 2 de ce document. Expliquez les


variations

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Élément de réponse :
1. L’expérience montre que le muscle :
⮩Utilise beaucoup plus de glucose et d’O2 et produit d’avantage de CO2 lorsqu’il
est en activité.
⮩ Ne consomme pas les protides et les lipides mais utilise uniquement le glucose
que ce soit en activité ou au repos.
⮩Ces phénomènes chimiques traduisent l’oxydation du glucose qui produit l’énergie
nécessaire à la contraction musculaire
2. Plus l'intensité de l'effort sera grande, plus la consommation du glucose s'accroit et
les réserves du muscle en glycogène diminuent.
Lors d'un effort physique, les besoins en énergie des muscles augmentent. Un apport
supplémentaire de glucose est donc nécessaire, cela provient donc de l'hydrolyse des
réserves de glycogène.

III. Structure et ultra-structure du muscle strié squelettique


1. Quelques observations du tissu musculaire
Document 8 | Quelques observations du tissu musculaire
La figure ci-dessous est un schéma explicatif présentant les différents niveaux d'organisation d'un
muscle :

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La fibre musculaire de diamètre de 10 à 100pm et de
longueur pouvant atteindre plusieurs centimètres, est
formée d'un sarcoplasme renfermant plusieurs noyaux
distribués en périphérie.
A partir de l'observation microscopique on constate
que le tissu musculaire montre des striations
transversales en plus des striations longitudinales.
C'est pour ça qu'on qualifie le muscle strié de muscle
strié.
Le muscle est constitué de milliers de cellules de formes allongée et plurinucléées, appelées fibres
musculaires.
Le muscle est constitué des fibres musculaires, les fibres musculaires elle-même sont constitué
de myofibrille assembles les uns avec les autres dans des cellules musculaires.
La cellule musculaire est une cellule géante qui a plusieurs noyaux, et qui a une membrane très
particulaire qui ont appelé sarcolemme est qui contient des micro fibrille. Chaque micro
fibrille est formée d’une chaine de petite unités contractile qui ont appelé le sarcomère.

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2. Le sarcomère : unité structurale et fonctionnelle de la myofibrille

Document 9 | Le sarcomère : unité structurale et fonctionnelle de la myofibrille


Chaque myofibrille est formée d’une chaine d e petite unités contractile qui ont appelé le sarcomère.

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Élément de réponse :
Les myofibrilles sont constituées d’une succession d’unités structurales appelées
sarcomères délimités par deux stries Z
Le sarcomère présente au microscope une alternance de bandes claires (I) et de bandes
sombres (A).
Le sarcomère constitué de deux types de myofilaments :
⮩ Myofilaments épais
⮩ Myofilaments fins
⮩ Myofilaments épais constitués de myosine (diamètre 16 nm)
⮩ Myofilaments fins constitués d’actine (diamètre 5 nm)
⮩ Les bandes claires sont constituées de myofilaments d’actine
⮩ Les bandes sombres sont formées de myofilaments d’actine et de myofilaments
de myosine
⮩ La bande H qui ne contient que des filaments de myosine.
3. Structure moléculaire des filaments d’actine et de myosine
Document 10 | Structure moléculaire des filaments d’actine et de myosine

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Élément de réponse :
⮩ Les filaments d’actine sont formés par la polymérisation de molécules d’actine avec deux
autres protéines : la tropomyosine et la troponine (possède des sites de fixation de Ca2+)

⮩ Le filament épais constitué de plusieurs molécules de myosine. Les têtes de myosine


possèdent :
⮩ Un site qui fixe l’ATP.

⮩ Un autre site permettant la liaison aux molécules d’actine.

⮩ Une capacité de réaliser des mouvements de rotation


III. Mécanisme de la contraction musculaire
1. Comparaison entre un sarcomère contracté et un sarcomère au repos
Document 11 | Comparaison entre un sarcomère contracté et un sarcomère au repos

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1. Comparez l'aspect des sarcomères au repos et en état de contraction et précisez les


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changements qui affectent la myofibrille au cours de la contraction.


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Élément de réponse :

⮩ Un raccourcissement des sarcomères (rapprochement des stries Z).

⮩ Une réduction de la longueur des bandes claires et de la bande H.

⮩ Une constance des bandes sombres.

Au cours de la contraction, un glissement des myofilaments d’actine par rapport aux


myofilaments de myosine. Le sarcomère est donc l’unité fonctionnelle de la fibre
musculaire

2. Les besoins de la contraction musculaire


Document 12 | Les besoins de la contraction musculaire

Pour préciser les conditions de la contraction musculaire, on réalise l'expérience suivante :


Des myofilaments isolées et placées dans un liquide riche en ATP et en Ca2+. On additionne au
milieu :
 Le Salyrgan (Un poison qui bloque l'hydrolyse de l'A TP)
 Un chélateur (Une substance qui fixe les ions Ca2+ inhibant ainsi leur action)
On mesure la tension de la myofibrille. Les figures ci- dessous montrent les résultats obtenus.

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1. En se basant sur le document, dégager les conditions nécessaires à la contraction
musculaire. Justifier votre réponse.

Élément de réponse :
En présence d’ATP et d’ions Ca2+, on observe une augmentation de la tension de myofibrille
(il y a une contraction), après l’addition du Salyrgan ou du chélateur, la tension de la
myofibrille diminue rapidement (arrêt de contraction)

 On explique l’arrêt de contraction après l’addition du Salyrgan par :

 L’absence d’hydrolyse d’ATP.


 On explique l’arrêt de contraction après l’addition du chélateur par :
 L’inhibition de l’action des ions Ca2+
 On déduit que la contraction musculaire ne peut être réalisée qu’en présence de deux
éléments essentiels :
 L’ATP et le calcium (Ca2+)

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3. Quel est le rôle des ions Ca2+ dans la contraction musculaire

Document 13 | Quel est le rôle des ions Ca2+ dans la contraction musculaire
On cherche à étudier quelques aspects du mécanisme de la contraction musculaire et à montrer le rôle
des ions 𝐶𝑎2+ dans ce mécanisme. Dans ce cadre on propose les données suivantes : des fibres
musculaires striées sont isolées et cultivées dans un milieu physiologique contenant des ions calcium
radioactifs puis elles sont réparties en deux lots 1 et 2. Les fibres du lot 1 sont fixées en état de
relâchement alors que les fibres du lot 2 sont fixées en état de contraction. Par autoradiographie, on
détecte la localisation de la radioactivité au niveau des fibres de chaque lot. Les figures du document
présentent des schémas explicatifs des résultats de cette détection (la figure a pour les fibres du lot l, la
figure b pour les fibres du lot 2).

1. Comparez la répartition de la radioactivité dans les fibres des lots I et 2, puis dégagez le sens de
déplacement des ions calcium 𝐶𝑎2+.
Lorsque le muscle est au repos, la tropomyosine (liée à la troponine) cache le site de fixation de la tête
de myosine sur l’actine. Les ions calcium libres dans le sarcoplasme musculaire, se fixent sur la troponine
qui change de conformation et déplace la tropomyosine, Cela libère le site de fixation de myosine.

2. En vous basant sur les résultats montrez comment interviennent les ions 𝐶𝑎2+.dans la
contraction de la fibre musculaire.

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Élément de réponse :
1. Comparaison

⮩ Pour le premier lot : forte radioactivité (Ca2+) au niveau du réticulum sarcoplasmique en


comparaison avec le sarcoplasme.

⮩ Pour le deuxième lot : faible radioactivité (Ca2+) au niveau du sarcoplasme en comparaison


avec le réticulum sarcoplasmique.
Déduction :

⮩ Lors du passage de l'état de relâchement à l'état de contraction, les ions Ca2+ passent du
réticulum sarcoplasmique vers le sarcoplasme.
2. Comment interviennent les ions Ca2+ dans la contraction de la fibre musculaire.

⮩ En absence des ions Ca2+ (au repos), la tropomyosine cache le site de fixation de la tête de
myosine sur l’actine.

⮩ La fixation des ions Ca2+ sur la troponine entraine le déplacement de la tropomyosine ce qui
permet la fixation de myosine sur l’actine et la formation des complexes actomyosine.

4. Mécanisme moléculaire de la contraction musculaire

Document 14 | Mécanisme moléculaire de la contraction musculaire

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A la suite de l'excitation de la fibre musculaire, une cascade d'évènements survient provoquant le
raccourcissement des myofibrilles :

Étape 1 : Libération du calcium (Ca²⁺)


Le potentiel d’action se propage le long du sarcolemme, stimulant le réticulum sarcoplasmique (RS) à
libérer du calcium (Ca²⁺) dans le sarcoplasme. Le Ca²⁺ agit comme un déclencheur de la contraction
musculaire.
Étape 2 : Fixation de la myosine sur l’actine
Le Ca²⁺ se fixe sur la troponine, ce qui provoque le déplacement de la tropomyosine et libère les sites de
fixation de la myosine sur l’actine. Les têtes de myosine peuvent alors se lier à l’actine.
Étape 3 : Mouvement de glissement
Les têtes de myosine, activées par l’hydrolyse de l’ATP, se fixent sur l’actine et tirent les filaments
d’actine vers le centre du sarcomère. C’est le mécanisme du glissement des filaments, responsable du
raccourcissement musculaire.
Étape 4 : Détachement de la myosine
Une nouvelle molécule d’ATP se fixe sur la tête de myosine, provoquant son détachement de l’actine.
L’hydrolyse de cet ATP réarme la tête de myosine, permettant un nouveau cycle de contraction.
Étape 5 : Retour à l’état de repos (relaxation)
Les canaux calciques du réticulum sarcoplasmique se ferment, et le Ca²⁺ est activement repompé dans le
réticulum. Les sites de fixation sur l’actine sont à nouveau bloqués par la tropomyosine.
Le glissement des myofilaments cesse et le muscle se relâche.
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IV. Les différentes voies de régénération d’ATP dans les cellules musculaires
1. Les différentes voies de régénération d’ATP dans les cellules musculaires
Document 15 | Les différentes voies de régénération d’ATP dans les cellules musculaires
Lors d’un effort une cellule musculaire consomme de très nombreuses molécules d’ATP. Alors l'activité
musculaire nécessite une présence permanente des molécules d'ATP qui fournissent à la cellule
musculaire l'énergie nécessaire à sa contraction.
Pour déterminer les voies de régénération de ces molécules par la cellule musculaire, on propose les
données suivantes :
Trois expériences A, B et C sont réalisées, sur des muscles de grenouille à chaque expérience le muscle
est soumis à des stimulations électriques intenses, a une fréquence élevée, ce qui provoque sa contraction.
La durée des excitations est la même d'une expérience à l'autre.
 A : muscle n'ayant subi aucun traitement.
 B : muscle traité par une substance bloquant la glycolyse.
 C : muscle traité de façon à bloquer l'utilisation de la glycolyse et de la phosphocréatine
(Phosphocréatine : Un compose phosphore riche en énergie et présent en abondance dans le muscle)

1. En analysant les données de ce tableau, dégager les voies métaboliques de la régénération de


l'ATP utilise par le muscle en activité.

Élément de réponse :
Lors d’un effort, une cellule musculaire consomme de très nombreuses molécules d’ATP. Elle régénère
ces molécules grâce à trois voies métaboliques :

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Au cours des premiers minutes d’effort, la régénération de l’ATP met en jeu principalement les
voies anaérobies.

 Voies rapides anaérobies (anaérobie alactique) :

⮩La voie de la phosphocréatine permet une production rapide, car cette molécule
est stockée dans le cytoplasme et peut transférer un groupement phosphate à l’ADP
selon la réaction suivante :

⮩Une autre voie de régénération rapide d’ATP en anaérobiose est permise grâce à
une enzyme spécifique du muscle appelée la myokinase selon la réaction suivante :

 Voie de moyenne vitesse (anaérobie lactique)

⮩ La fermentation lactique prend une augmentation de la concentration sanguine


d’acide lactique Selon la réaction :

 Voie lente (la respiration cellulaire) :


⮩ Lors d’un effort prolongé la respiration intervient pour régénérer l’ATP selon la
réaction suivante :

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2. Relation entre type de métabolisme énergétique et intensité/durée de l’effort
Document 16 | Relation entre type de métabolisme énergétique et intensité/durée de l’effort
Au cours de toute activité musculaire, l'énergie nécessaire à la contraction est fournie par un ensemble
de réactions métaboliques. Afin de déterminer les différentes voies énergétiques et leur ordre
d'intervention au cours d’un effort d'intensité modérée, on effectue les qui sont traduites par les courbes
suivantes :

1. Interprétez les résultats obtenus ?

Élément de réponse :
Pour les courtes distances, ce sont les voies métaboliques anaérobies qui fournissent très
rapidement beaucoup d’ATP, alors que la voie aérobie ne peut satisfaire les besoins en ATP
pendant des efforts brefs et intenses.

Pour les longues distances, la régénération de l’ATP est assurée essentiellement par la voie
métabolique aérobie et dépend en conséquence de la capacité de l’organisme à fournir du
dioxygène aux muscles durant l’effort. La production d’ATP par la voie aérobie dépend aussi de
la capacité des fibres musculaires à utiliser ce dioxygène grâce à leurs mitochondries

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3. La corrélation entre le type de fibres musculaires et la durée de l’effort

Document 17 | La corrélation entre le type de fibres musculaires et la durée de l’effort


Les muscles sont constitués de deux grands types de cellules : des fibres de type I et des fibres de type
II (Voir tableau).
1. En exploitant le document, et à l'aide de vos connaissances, donnez les caractéristiques de
chaque type de fibres musculaires en relation avec son métabolisme énergétique.

Figure 1 Fibre de type I Fibre de type II


Couleur Rouge Blanc
Structure

Diamètre Petit Grand


Présence de
Mitochondries Forte Faible
Présence de capillaires Forte Faible
Densité de fibres par
unité motrice Faible Elevée
Myosine ATPase Faible Elevée
Biochi mie

Capacité glycolytique Faible Elevée

Capacité oxydative Elevée Faible

Vitesse de contraction Lente Rapide


Mécani que

Résistance à la fatigue Résistante Sensible

Force musculaire Faible Importante

La figure 2, présente les pourcentages des deux types de fibres I et II chez différents athlètes.

2. En exploitant l'ensemble des figures de ce document, montrez que les athlètes présentent des
caractéristiques physiologiques associées aux particularités de leur sport.
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Élément de réponse :
1. La densité des capillaires irrigant les fibres de type I est forte que celle des fibres de
type II. Comme le sang approvisionne les fibres musculaires en dioxygène, on peut
penser que pendant un temps donné, les fibres de type I peuvent recevoir plus de
dioxygène que les fibres de type II.
Bien approvisionnées en dioxygène, riches en mitochondries permettant l'utilisation
de ce dioxygène, les fibres de type I doivent donc avoir un métabolisme aérobie
assurant la régénération de l'ATP au fur et à mesure de son utilisation au cours de la
contraction.
Le métabolisme aérobie des fibres de type II est relativement modeste et la capacité
de régénération de l'ATP par ce type de métabolisme est réduite. On peut penser que
les fibres de type II doivent donc avoir un métabolisme anaérobie comme la
fermentation lactique.
2. Les athlètes effectuant des efforts de longue durée (coureurs de fond, skieurs de fond)
ont des muscles riches en fibres de type I (70 % et 60 % respectivement). En revanche
les athlètes effectuant des efforts de plus courte durée (skieurs de descente et encore
plus sprinters et gymnastes) ont des muscles riches en fibres de type II (55 et 65 %
respectivement).

Donc exister une corrélation entre le type de fibres musculaires et la


durée de l'effort
Les fibres de type I
Au métabolisme aérobie faciliteraient les efforts de longue durée.
Les fibres de type II
Au métabolisme surtout anaérobie les efforts de courte durée
nécessitant une vitesse de contraction élevée.

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