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Types et mécanismes de standardisation en entreprise

La standardisation est un processus qui permet de référencer des indices à des normes dans divers domaines, notamment technique, psychologique et linguistique. Henry Mintzberg identifie cinq types de structures organisationnelles et six mécanismes de coordination, soulignant l'importance de la standardisation dans la gestion des entreprises. Il distingue également six parties de base d'une organisation et six configurations d'entreprises, mettant en lumière les spécificités de chaque type.

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Types et mécanismes de standardisation en entreprise

La standardisation est un processus qui permet de référencer des indices à des normes dans divers domaines, notamment technique, psychologique et linguistique. Henry Mintzberg identifie cinq types de structures organisationnelles et six mécanismes de coordination, soulignant l'importance de la standardisation dans la gestion des entreprises. Il distingue également six parties de base d'une organisation et six configurations d'entreprises, mettant en lumière les spécificités de chaque type.

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La standardisation est un processus par lequel on réfère un indice à une norme afin d'en

comprendre le sens intégré dans un tout représentatif.

La standardisation peut s'appliquer à différents domaines dont :

 les normes techniques et standards industriels


 les tests psychologiques, dans le cas d'une évaluation différentielle ;
 en linguistique, la standardisation (ou normalisation) est la suppression de la variation
dialectale ou sociale par l'élaboration d'une norme linguistique.

Pour Henry Mintzberg, la standardisation est un procédé en entreprise qui permet de gagner du
temps et de réduire les coûts.

D'autres ont critiqué le processus de standardisation en ce qu'il élimine le temps de la découverte


du meilleur modèle de production1.

Par-delà la distinction, classique depuis Alfred Sloan, entre structure fonctionnelle et structure
divisionnelle, les différents types structurels ont été notamment étudiés par Henry Mintzberg, qui
en identifie cinq1 :

1. La structure simple, coordonnée directement par la hiérarchie, particulièrement adaptée


aux organisation de petite taille (par exemple : une PME, un petit commerce).
2. La bureaucratie mécaniste, coordonnée par les procédures, particulièrement adaptée aux
organisations de grande taille à l'activité standardisée (par exemple : une administration
publique, une compagnie aérienne, une banque de dépôt).
3. La structure divisionnalisée, coordonnée par les budgets, particulièrement adaptée aux
organisations de grande taille à l'activité hétérogène, intervenant sur différentes lignes de
produits ou services, auprès de différents types de clients et/ou sur différentes zones
géographiques (par exemple : une entreprise multinationale, un groupe industriel
diversifié).
4. La bureaucratie professionnelle, coordonnée par la qualification, particulièrement adaptée
aux organisations qui doivent effectuer des tâches très complexes de manière routinière
(par exemple : un hôpital, une université, un journal).
5. L'adhocratie, coordonnée par la collaboration, particulièrement adaptée aux structures
par projet tournées vers l'innovation (par exemple : la Nasa, une société de production
cinématographique).
Les mécanismes de coordination du travail et des
tâches[modifier | modifier le code]
Pour Mintzberg toute activité humaine donne naissance à deux besoins fondamentaux : la
division du travail entre différentes tâches et la coordination de ces tâches pour accomplir une
activité2. Il distingue six mécanismes de coordination :

1. L'ajustement mutuel : La réalisation du travail par le biais d’une communication


informelle (par exemple deux ouvriers qui communiquent à l'oral).
2. La supervision directe : La coordination du travail par l’intermédiaire d’une seule
personne, qui donne les ordres et instructions à plusieurs autres personnes travaillant en
relation.
3. La standardisation des procédés de travail : Elle réalise la coordination en spécifiant
les procédés de travail. Ces standards sont habituellement au niveau de la
technostructure.
4. La standardisation des résultats : Elle réalise la coordination du travail en spécifiant les
résultats des différents types de travail. Les standards sont eux aussi établi par la
technostructure.
5. La standardisation des qualifications et du savoir : Elle effectue la coordination des
différents types de travail par le biais d’une formation spécifique de celui qui exécute le
travail.
6. La standardisation des normes : Une standardisation à travers laquelle les normes
dictent le travail dans sa globalité.

Les parties de la structure d'une entreprise[modifier | modifier le


code]
Mintzberg distingue six parties de base à l’organisation :

1. Sommet stratégique : C'est l'organe de direction de l’entreprise où est suspendu le plus


haut niveau de décision
2. Ligne hiérarchique : C’est une hiérarchie d'autorité composée de cadres opérationnels
chargés d’animer des équipes de travail directement productives (coordination entre le
sommet et le centre opérationnel)
3. Centre opérationnel : Il constitue la base de toute organisation au sein de laquelle on
trouve ceux qui effectuent le travail directement productif (acheteurs, assembleurs,
commerciaux, expéditeurs, etc.)
4. La technostructure : Elle est composée d’analystes et d’experts qui réalisent des
activités appelées indirectement productives, ce sont la plupart des cadres fonctionnels.
5. Fonction de support logistique : Des unités variées (cafétéria, entretien des locaux,
RH, accueil, etc.) assurent des prestations qui ne sont pas liées à l’activité de l'entreprise
mais qui sont nécessaires à son bon fonctionnement général.
6. Idéologie des organisations : L’idéologie se fonde sur les traditions, normes, valeurs
dominantes et les croyances de l’organisation.

Les configurations d'entreprises[modifier | modifier le code]


Mintzberg attire l'attention sur les particularités de différents types d'entreprises. Il parle de 6
« configurations » :

1. L'entreprise entrepreneuriale : petite entreprise où le patron s'occupe de tout.


2. la bureaucratie mécaniste : personnel compétent avec un travail routinier; standardisation
des tâches.
3. la bureaucratie professionnelle : standardisation des qualifications; la hiérarchie se fera
en fonction des diplômes et des compétences.
4. L'adhocratie : personnel hautement formé et très flexible.
5. la structure divisionalisée : grosse entreprise composée de différentes organisations,
réparties géographiquement ou par produit.
6. L'entreprise missionnaire : entreprise au service de grands buts.

L'arène politique : où manipulation et pouvoir sont les objectifs de la plupart du personnel.

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