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Stratégies de Communication en Santé

Ce document est un support de cours sur la communication pour la santé, abordant des définitions, objectifs, principes et méthodes de communication. Il vise à former les étudiants à appliquer des stratégies de communication pour le développement communautaire. Les thèmes incluent la relation entre information, éducation et communication, ainsi que les niveaux d'intervention en santé publique.

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Stratégies de Communication en Santé

Ce document est un support de cours sur la communication pour la santé, abordant des définitions, objectifs, principes et méthodes de communication. Il vise à former les étudiants à appliquer des stratégies de communication pour le développement communautaire. Les thèmes incluent la relation entre information, éducation et communication, ainsi que les niveaux d'intervention en santé publique.

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SUPPORT DE COURS

CCC / IEC

SPECIALITE : SI/ SF/TL/EP/KINE/IM

NIVEAU : 1

ENSEIGNANT : M. WEYINO LOIC


CCC / I.E.C Année académique
2025-2026

PLAN :

I. Définitions
II. Buts et objectifs
III. Relation entre l’information, l’éducation, la communication
IV. Principes
Priorités
V. Niveaux d’intervention : Famille, Communauté, Centres de santé intégré
VI. Processus de changement et/ou d’adoption des comportements nouveaux
VII. Notions sur les méthodes, techniques, moyens de communication
VIII. Dynamique de groupe
IX. Les différentes stratégies de communication
X. Notions sur l’étude du milieu et les interventions de communication dans une
communauté
XI. Rôle de l ’Aide-Soignant et l’I.E.C en santé publique

OBJECTIF GENERAL
Etre capable d’appliquer les stratégies de la communication pour le développement dans le
cadre de la planification intégrée et la mise en œuvre des inte
rventions de la communication dans une communauté avec la pleine participation des
bénéficiaires.

OBJECTIFS SPECIFIQUES
Plus spécifiquement il devra :
1. Avoir les bonnes connaissances de base en communication ; généralités sur la
communication ; la clarification des concepts de base en communication, les principes
de base et les niveaux d’intervention de la communication pour la santé,
2. Déterminer les composantes ou éléments essentiels de la communication
3. Enumérer les canaux de communication pour la santé,
4. Enumérer les méthodes et techniques et les moyens de communication pour la santé
5. Définir la dynamique de groupe ainsi que les composantes de la fenêtre de JOHARI.
6. Donner les différentes stratégies de communication

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I. DEFINITIONS

I-1. INFORMATION : c’est l’ensemble des renseignements obtenus par quelqu’un. Il s’agit
d’une action de s’informer.
L’information pour la santé est un processus qui consiste a transmettre des connaissances et
des données sur la santé a un individu, une famille ou une communauté.
L’information apporte uniquement le savoir.

I-2. EDUCATION : c’est l’action de développer les facultés physiques, intellectuelles et


morales d’un individu afin qu’il puisse agir et se conduire conformément aux normes sociales.
L’éducation apporte le savoir (la Connaissance)
L’éducation développe le savoir-faire (la pratique ou aptitude)
L’éducation agit sur le savoir-être (le comportement, la conduit ou encore les attitudes)

I-3. LA COMMUNICATION : C’est l’acte d’envoyer et de recevoir les informations, idées,


opinions, sentiments et attitudes entre deux ou plusieurs personnes.
C’est une relation inter humaine par laquelle les interlocuteurs peuvent se comprendre, se
faire comprendre, ou s’influencer mutuellement.

La communication bien que généralement verbale peut être non verbale ;


Exemple : les écrits, la gestuelle, les attitudes, la mimique, etc.
En matière de communication il faut toujours l’existence de deux pôles : L’émetteur et le ou
les récepteurs dans un environnement propice.
En matière de communication, les deux pôles jouent simultanément leurs rôles ; c’est en ce
sens que la communication est un phénomène réciproque, d’échange d’opinion ou d’idée.

I-5. CONCEPT DE COMMUNICATION POUR LA SANTE


C’est un processus mené avec un individu ou un groupe d’individu pour l’aider à acquérir
et /ou maintenir par son comportement un état de santé acceptable pour lui et pour la
communauté.

I-6. COMPOSANTES OU ELEMENTS ESSENTIELS DE LA COMMUNICATION

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Il s’agit des composantes sans lesquelles il ne peut avoir échanges ; ce sont :


- L’émetteur
- Le récepteur
- Le message
- Le canal
- Le feedback

I-7. SCHEMA DE LA COMMUNICATION

Canal

Emetteur Récepteur

Feedback

Code le
Reçoit, décode
message et
le message et
l’envoie à
renvoie la
travers un
réponse à
canal
travers un
feedback

I-8. PROCESSUS DE COMMUNICATION

Définition : Succession d’étapes logiques qui partent de l’émetteur au receveur et


matérialisent la communication. Ce processus est illustré par le schéma ci-dessous.

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I-9. SCHEMA DU PROCESSUS DE COMMUNICATION


EMETTEU RECEPTEUR
R

Idée Coda Transmission


Codag Transmis Réception
Récep Décodage
Décod Action
Actionou effet
ege sion tion age ou
effete

Messag
e

Feed-Back

ENVIRONNEMENT

I-10. LES ETAPES DU PROCESSUS

 Etape N°1= L’IDEE : c’est la base, l’objet de la communication. C’est en fait le


noyau de la communication qui deviendra message ;

 Etape N°2= LE CODAGE : c’est la langue de communication et l’émetteur devra


toujours adapter le niveau de la langue à la compréhension du récepteur. MESSAGE=
IDEE+CODE ;

 Etape N°3= LA TRANSMISSION : Il s’agit ici pour l’émetteur de transmettre le


message (Idée convertie dans un code) élaboré et pour cela il devra choisir un canal de
transmission, un médium par lequel partira le message ; il pourra ainsi recourir à la
communication verbale ou non verbale.

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 Etape N°4= LA RECEPTION : Le message transmis à travers un canal quelconque


doit être réceptionné par son destinataire ; pour cela il est important d’obtenir
l’attention du récepteur afin que celui-ci et l’émetteur soient dans les mêmes longueurs
d’ondes ;

 Etape N°5= LE DECODAGE : il s’agit ici pour le receveur de reconvertir les


symboles reçus en Idée pour comprendre, interpréter et évaluer le message. On
conclue que :

- Le Codage est une création de l’émetteur (où il s’évertue à convertir son idée en
une série de symboles)
- Le Décodage est une recréation par le récepteur où il reconvertie les symboles
reçus en Idée

 Etape N°6= L’ACTION OU L’EFFET : l’action représente la réaction du récepteur


du message. Cette réaction peut revêtir plusieurs formes ;
- Le receveur peut enregistrer le message pour l’avenir ;
- Il peut accomplir une tâche précise ;
- Il peut demander plus d’information ou de précision ;
- Il peut n’être pas d’accord

 Etape N°7= LE FEEDBACK : c’est la retro-information ou le retour à l’expéditeur.


Il s’agit ici de l’effet produit par le message sur le récepteur qui réagit en renvoyant
par la même occasion un message en réponse à l’émetteur.

I-11. CONCEPT DE COMMUNICATION POUR LA SANTE

Définition : processus mené avec un individu ou un groupe d’individu pour l’aider à


acquérir et /ou maintenir par son comportement un état de santé acceptable pour lui et
pour la communauté.

I-2. LES CANAUX DE COMMUNICATION POUR LA SANTÉ

 Les canaux de communication de masse : radio, télévision, journal …

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 Les canaux de communication interpersonnelle : tous les acteurs et les partenaires de


la communication pour la santé ;
 Les canaux de communication traditionnels et populaires : les griots ou les crieurs,
les joueurs de tam-tam et autres instruments traditionnels de communication, les
artistes (musique, théâtre, sketch).

II. BUTS ET OBJECTIFS

II-1. LES OBJECTIFS DE LA COMMUNICATION

 Faire comprendre à la population que la santé a une grande valeur, est une source de
richesse, de bien-être et de progrès.
 Apprendre aux gens comment se maintenir en santé.

II-2. LES BUTS DE LA COMMUNICATION

 Elle a pour but d’aider les individus à acquérir une meilleure santé par leur propre
comportement et leur effort personnel. Il est question ici :
 De l’intérêt que les individus doivent manifester pour améliorer leurs conditions
d’existence.
 De la responsabilité de chacun dans la promotion de la santé et celle de la
communauté.

III. RELATION ENTRE L’INFORMATION, L’EDUCATION, LA


COMMUNICATION

 L’information est un volet de l’éducation. Pour informer, éduquer, il faut


nécessairement communiquer.
 La communication est un moyen par lequel on informe, on éduque un individu ou une
communauté.

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VI. PRINCIPES

Les sept principes de communication pour la sante :

Principe n°1
- La communication pour la santé est souvent non verbale. C’est dire qu’en matière
de communication il ne faut pas seulement parler mais il faut prêcher par
l’exemple ; on dit que l’exemple vaut mieux que la leçon.

Principe n°2
- La communication pour la santé répond aux besoins d’une population dans les
conditions spécifiques ; c’est que les messages éducatifs doivent être adaptés en
fonction des conditions spécifiques dans lesquelles se trouvent les destinataires de
ces messages.

Principes n°3
- La communication pour la santé doit rechercher l’adhésion de la population à qui
est adressé le message.

Principe n°4
- La communication pour la santé doit couvrir :
- Ce que savent les gens (connaissances)
- Ce que font les gens (aptitude=savoir-faire)
- Ce que sont les gens et ce qu’ils ressentent (attitude = savoir être)
- En conclusion, pour éduquer les populations, il faut avant tout étudier leurs
connaissances, leurs attitudes et pratiques ; c’est ce qu’on appelle étude CAP des
populations en matière de santé.

Principe n°5
- La communication pour la santé peut avoir pour but :

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- Modifier une attitude ou une pratique si elle est considérée comme néfaste pour la
santé.
- Encourager ou renforcer une attitude ou une pratique jugée positive ;
- Amener l’adoption d’une attitude ou d’une pratique dans le cas des situations
nouvelles.

Principe n° 6
- La communication pour la santé ne doit pas :
- Toucher les attitudes ou pratiques neutres (qui n’ont aucune conséquence sur la
santé) ;
- Toucher les attitudes ou les pratiques dont les conséquences pour la santé ne sont
pas bien déterminées ou connues.

Principe n° 7
- L’approche purement médicale ne suffit plus pour éduquer les populations ;

V. LES PRIORITES DE LA COMMUNICATION

Quatre grands domaines présentent les priorités éducatives :

a. L’hygiène du milieu.
Une bonne évacuation des eaux et matières usées, un bon approvisionnement en eau potable,
peuvent réduire a un fort pourcentage les maladies digestives dans une communauté. L’IEC
doit préparer les populations à s’engager dans le programme de promotion sanitaire.

b. La nutrition et lutte contre les maladies diarrhéiques.


Un mauvais état nutritionnel fragilise le système de défense immunitaire chez l’individu et en
fait un terrain vulnérable aux infections parmi lesquelles les maladies diarrhéiques qui
constituent la cause majeure de la mortalité infantile.

c. La santé maternelle et infantile plus le planning familial.

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La mortalité maternelle et juvénile est devenue une grande préoccupation du Ministère de la


Sante Publique. C’est ainsi qu’un programme y est développé pour pallier à tous les obstacles
pouvant entraver leur processus.
L’IEC est donc le véritable véhicule des programmes : De vaccination, de santé et de
fécondité.

d. La lutte contre les maladies transmissibles.


L’IEC devient la véritable arme qui permet de lutter contre les maladies transmissibles. Elle
permet également de lutter contre les nouveaux fléaux qui ne disposent pas de vaccins et/ou
de traitement.

VI. NIVEAUX D’INTERVENTION

a. D’abord au niveau familial :


Car Tout ce qui s’adresse à la société devrait tenir compte de la structure et du
fonctionnement des familles.

b. Puis le niveau communautaire


Pour une prise de conscience collective.

c. Enfin les services de santé


À cause de la complémentarité des trois niveaux d’intervention.
En conclusion seule une éducation multifocale entreprise par les professionnels de la santé
peut œuvrer de façon déterminante à la promotion de la participation active, consciente et
responsable des populations

VII. PROCESSUS DE CHANGEMENT ET/OU D’ADOPTION DES


COMPORTEMENTS NOUVEAUX

Il s’agit des étapes logiques par lesquelles il faut passer graduellement pour obtenir
l’engagement des individus ou de la communauté des actions sanitaires auto-détermination et
auto-responsabilité.
- la prise de conscience ou conscientisation

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- La sensibilisation
- La motivation
- L’action
- L’appropriation

VII-1. LA PRISE DE CONSCIENCE OU CONSCIENTISATION


Il s’agit de mettre la population au courant de l’existence d’un problème de santé dans leur
localité et leur expliquer en quoi consiste ce problème, sa fréquence, sa gravité, ses
conséquences socioéconomiques.
Sans prise de conscience, l’individu ne peut pas changer de comportement.
Au cours de la conscientisation, il faut donner l’occasion à la population de s’exprimer sur le
problème en question, surtout au sujet de ce qu’ils savent, ce qu’ils font, et ce qu’ils pensent.
Cette démarche vous permet d’évaluer les connaissances, aptitudes et pratiques des
populations (CAP).

VII-2. LA SENSIBILISATION
Après avoir conscientisé la population sur l’existence du problème, on doit lui montrer en
quoi elle est concernée, en quoi ce problème la touche et suscite son intérêt pour la résolution.
La population doit percevoir son rôle dans la genèse de la propagation du problème, et voir sa
part de responsabilité dans une éventuelle solution à apporter.
Au cours de la sensibilisation, l’éducateur ne doit pas imposer son point de vue, ni rejeter
systématiquement ce que pensent et disent les populations.

VII-3. LA MOTIVATION
L’éducateur essayera d’expliquer avec persuasion les avantages concrets et visibles qu’ils
pourraient tirer de la résolution du problème, par eux-mêmes ou avec leurs participations
actives. Il est également important de rencontrer individuellement ou par groupe les leaders de
la communauté.

VII-4. L’ACTION

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Conscientiser, sensibiliser, et motiver, la population peut manifester la volonté de s’engager,


d’agir. Il est important de chercher de concert avec la population la ou les solutions les plus
adaptées pour la résolution du problème ainsi que sa mise en pratique.

VII-5. L’APPROPRIATION
Clarification du concept d’appropriation : Participation directe et engagement des individus,
des communautés et des institutions au niveau local, au point de devenir, eux-mêmes
l’élément moteur du développement.

VIII. NOTIONS SUR LES METHODES, TECHNIQUES, MOYENS DE


COMMUNICATION

VIII-1. METHODES ET TECHNIQUES DE COMMUNICATION POUR LA SANTE

a. Définitions :
La méthode de communication est l’ensemble des modalités d’exécution d’un programme
pour mettre en œuvre les activités de communication ; c’est la manière ou le procédé que
l’éducateur communicateur utilisera pour atteindre son but et ses objectifs.

La technique de communication est la matérialisation de cette méthode, la traduction dans


les faits des modalités de mise en œuvre du but et des objectifs de communication.

b. Classification des méthodes de communication


Les méthodes unilatérales et les méthodes bilatérales ou multilatérales.
 Les méthodes unilatérales qui utilisent les techniques de communication unilatérale.
Ce sont des méthodes dites à sens unique. L’éduqué reçoit le message, ne peut intervenir ou
n’intervenir que très peu.
* Exemple de techniques de communication unilatérale :
- Conférence - séance de projection d’un film
- discours - cours magistral - exposé

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*Les avantages des méthodes unilatérales :


Les méthodes unilatérales permettent :
- Un apport direct d’information
- Un apport systématique de connaissances nouvelles
- Une information uniforme
- Une prise de conscience rapide
- Un gain de temps
*Les limites :
- Participation limitée ou inexistante des participants
- Présomption de l’ignorance des récepteurs sur le sujet débattu
- Feed-back réduit ou inexistant

 Méthodes de communication bi ou multilatérale


Elles permettent un échange d’information entre le communicateur et la population, et
utilisent les techniques de communication multilatérale :

*
Exemples de techniques de communication multilatérale :
- soutenance de thèse
- débats
- causerie éducative
- le dialogue
- discussion de groupe
- l’entretien
- réunion
- enquête
- counseling

* Avantages de la méthode bi ou multilatérale


- Echanges entre l’éducateur et récepteur
- Diverses sources d’apprentissage
- Meilleure exploitation des ressources disponibles
- Prise de décision par consensus

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- Part du principe que les populations ont aussi les connaissances

*
Limites des méthodes bi/multilatérales
- Temps important dans la préparation
- Temps important dans le déroulement des activités
- Risque d’anarchie dans les discussions

 Association des deux méthodes.


- Exposé débat
- Conférence débat
- Projection de film suivi de débat
- Réunion discussion ou discussion de groupe

c. Critères de choix d’une méthode/ technique de communication


• L’applicabilité de la technique
– Est-ce que le matériel disponible permet de mettre en application la
technique ?
– Est-ce que la technique s’inscrit dans le cadre de référence de la communauté ?
– Est –ce que la méthode est adaptée aux conditions locales ?
– Est –ce que le rapport coût efficience est bon ?
– Est-ce la seule méthode possible ?

• La possibilité de participation de l’auditoire


– Est –ce que cette technique permet une participation active de l’auditoire ;
– Est –ce qu’elle permet une exploitation rationnelle de toutes les ressources
disponibles.

d. Les Critères de choix des moyens de communication


• Applicabilité du moyen
– Est-il possible d’utiliser ce moyen
– Est-ce que ce moyen est adapté aux mœurs et aux habitudes de la population
locale ?
– Est-ce que le rapport coût /efficience est bon ?

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– Est-ce que le moyen cadre avec la méthode ?

• La possibilité d’élaboration et de production sur place


– Est-il possible de concevoir ce moyen localement ?
– Les artistes locaux peuvent- ils le faire ?
– Quels avantages avons-nous en les produisant sur place ?

• Efficacité du moyen :
– Quelle proportion de la population le moyen permet d’atteindre ?
– Est-ce que le moyen suscite l’intérêt de la population cible ?
• Les limites du moyen
– Quels sont les limites du moyen et ses répercutions prévisibles sur l’efficacité ?
– Le moyen risque-t-il de produire les effets secondaires ?

IX. DYNAMIQUE DE GROUPE

IX-1. GROUPE ET EQUIPE(LEADERSHIP)


- Le pouvoir : « Le pouvoir désigne la capacité d’agir » tandis que « La puissance est le
pouvoir (la capacité) de dominer / d’influencer les autres »
- Le pouvoir peut-être également définir comme étant la possibilité d’agir sur quelqu’un
ou sur quelque chose.
On peut donc le domestiquer et s’en servir comme une disposition interne à l’entreprise que
l’on développe pour faire accroître le rendement de son personnel.
- L’AUTORITE : « C’est le droit de commander, le pouvoir (reconnu ou non) d’imposer
l’obéissance ».
L’autorité c’est aussi un pouvoir que l’administration confère à ses agents pour assumer le commandement.
Vu sous cet angle, l’autorité devient un pouvoir légal attribué à un individu par un acte Statutaire => une loi,
un décret, un arrêté ou une décision.
Il faut ajouter ici la dimension de l’autorité charismatique. Le charisme étant un don divin qui se
caractérise par l’influence suscitée par des personnalités exceptionnelles et rayonnantes. Ainsi,
contrairement au pouvoir qui est une valeur intrinsèque, l’autorité, elle est plutôt octroyée.
- Sur le plan de la similitude, on peut relever que l’autorité exerce le pouvoir

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- Sur le plan de la différence, on peut relever que le pouvoir s’arrache tandis que l’autorité est
octroyée ou déléguée.

 Le LEADERSHIP. Synonyme de la fonction de direction, de leading ou de directing pour les


Anglo-saxons, le leadership est l’art ou la manière d’exercer le pouvoir d’être chef, de mener les hommes,
de les influencer en vue d’atteindre un résultat.
De cette définition il se dégage une relation entre l’autorité le pouvoir et le leadership.
Cette relation s’explique par le fait que le pouvoir et l’autorité sont deux éléments du leadership
XI-2. LES STYLES DE LEADERSHIP (MANAGEMENT- GESTION).
Les styles de management traduisent le comportement que chaque manager a tendance à utiliser de façon
inconsciente. Quatre types de style ont été retenus dans le cadre de ce module et sont décrits ainsi qu’il suit :

a. LE STYLE AUTOCRATIQUE
Il se caractérise par un autoritarisme viscéral du leader. Celui-ci n’écoute pas les autres. Sa puissance n’est
soumise à aucun contrôle.
Il est dominateur, arbitraire, absolutiste, dictatorial et à la limite tyrannique. Dans le monde du travail on
parle du style directif.
Il y a cependant des autocrates qui ont des positions assez souples ; donnent des ordres et des directives et
encouragent leurs employés à leur rendre compte de ce qu’ils font. Cependant découragent les interactions
et les discussions.

AVANTAGES.
- Ce style est utile lorsque les subordonnées ont besoin des lignes directrices, de structure, d’une
description des fonctions et d’une formation pour travailler.

INCONVENIANTS.
- N’encourage pas les interactions de groupe, ni la communication ascendante.
- Décourage les employés automotivés ;
- Incite certains employés /subordonnés à se sur adapter ou à se rebeller ;
- Engendre des frustrations dans le groupe.

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b. LE LEADERSHIP LAISSER FAIRE


C’est le style non directif. Le leader ne fait pas du tout usage de son pouvoir bien qu’il soit
titulaire de l’autorité. Il invite les Collaborateurs à assurer autant d’autorité et de
responsabilités qu’ils le peuvent.

AVANTAGES
Donne des bons résultats avec :
- Les gens qui ont développé leur propre style
- Les employés que l’autorité invite ou qui se rebellent contre les règles et les directives
Stimule le travail indépendant et la créativité.
INCONVENIENTS
- N’apporte pas la structure dont la plupart des employés ont besoin ;
- Est souvent générateur de désordre ;
- N’apporte pas l’autorité et la puissance qui sont nécessaire pour diriger efficacement.

c. LE STYLE DEMOCRATIQUE
Il est caractérisé par une relation de collaboration entre le Leader et les membres de l’équipe.
Le Leader associe le groupe à la prise de décision et fait usage de la consultation, la
participation et la délégation des pouvoirs. Ce style se trouve au milieu des deux précédents et
est dit semi-directif.

AVANTAGES
- Motive les employés et les valorise
- Augmente la cohésion du groupe
- Stimule le moral par les objectifs communs
- Encourage la créativité et donne le feed-back

INCONVENIENTS
N’apporte pas suffisamment de structure pour les employés qui en ont besoin et pour les
nouveaux collègues qui manquent de formation et qui n’ont pas une vue suffisamment claire
de leur description de fonction et de leurs responsabilités.

d. LE STYLE BIENVEILLANT

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Il décrit le Chef qui est davantage orienté vers les personnes que vers les tâches ou l’activité
intellectuelle. Pour ce manager, les sentiments de chacun de ses employés sont plus
importants que les tâches à effectuer et le Chef invite ses collaborateurs à travailler dans un
esprit de famille et encourage les interactions bilatérales ainsi que les contacts entre ses
collaborateurs. Il encourage le sens d’appartenance.

AVANTAGES
- Donne des bons résultats avec des employés qui ont besoin de se sentir acceptés en
tant que personne.
INCONVENIENTS
- Certains employés n’aiment pas que l’on mélange la vie professionnelle et la vie
privée.
- Certains employés considèrent que ce style est une atteinte à leur vie privée, qui les
rend inconfortables au travail.

En guise de conclusion partielle à cette séquence d’apprentissage, il faut dire qu’un


seul style ne saurait suffire à un leader pour mener tout le groupe et devant n’importe quel
travail à faire, la gestion des ressources étant un phénomène dynamique, il appartient à tous
ceux qui sont appelés à diriger les groupes, de savoir les alterner, les compléter avec tact ;
c’est-à-dire savoir opter pour celui qui semble le plus indiqué, le plus efficace devant une
situation donnée. C’est le Leadership situationnel.

XI-3. FACTEURS QUI INFLUENCENT LE LEADERSHIP

Il existe trois catégories de facteurs qui influencent la manière de diriger :

 Les forces ou la valeur intrinsèque du Leader


Il s’agit ici de la formation de base du Leader qui doit lui avoir procuré une
compétence éprouvée, mais une autre force réside dans sa culture, sa personnalité, et son style
de communication.

 Les forces et les valeurs des collaborateurs

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Le Leader devra chercher à connaître à fond ses collaborateurs, individuellement et


collectivement. Il devra identifier le niveau de formation, la culture, la personnalité, ainsi que
les habiletés de chacun, de ses collaborateurs et traiter chacun en fonction de ce qu’il est, et ne
devra pas généraliser ses appréciations et ses jugements.

 Les forces de l’environnement


Il faut souligner que la manière de gérer les individus et les groupes doit être
situationnelle, car elle varie suivant le milieu où l’on se trouve. C’est pour cela que le Leader
devra toujours étudier le milieu avant de choisir une stratégie au lieu de vouloir obstinément
appliquer la même stratégie partout sans discrimination.

X. LES DIFFERENTES STRATEGIES DE COMMUNICATION

La communication pour le développement est un processus documenté, planifié, essentiel


pour le changement social, et mettant en jeu trois stratégies principales dont :
 Le PLAIDOYER qui vise à mobiliser les ressources et susciter l’engagement des
dirigeants politiques et sociaux en faveur des objectifs de développement.
 La MOBILISATION SOCIALE qui vise à favoriser la participation de la
majorité de la population, notamment rassembler tous les partenaires sociaux et
intéressés de divers secteurs à impliquer et les faire participer comme partenaires
et acteurs pour la réalisation des objectifs de développement.
 La COMMUNICATION POUR LE CHANGEMENT DE
COMPORTEMENT, dont l’objectif est de promouvoir des changements en
matière de connaissances, d’attitudes et de pratiques au sein de la population
cible.

 LES AUTRES STRATEGIEES DE COMMUNICATION

 LE RENFORCEMENT DES CAPACITES


Processus de formation des différents acteurs et partenaires du système (membres du réseau)
en communication pour la santé.
 LA NEGOCIATION

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Processus dynamique et permanent d’échange, d’idées, d’émotions par lequel au moins deux
parties en présence (personnels de santé, population, leaders politiques, religieux, groupes
organisés etc.), ayant des valeurs, des croyances, des besoins et des points de vues différents,
s’efforcent de parvenir à un accord sur des sujets d’intérêt communs.
 LA MEDIATION
Processus qui consiste à aplanir les divergences, à gérer les conflits entre les différents
partenaires ou participants à la communication.

 LE MARKETING SOCIAL DU PROGRAMME


Stratégie en émergence dans le domaine de la santé qui vise à augmenter la visibilité d’un
programme à travers des actions de collaboration avec des opérateurs économiques et des
actions médiatiques de grande portée.

X-1. LES STRATEGIES DE COMMUNICATION POUR LA SANTE


1. L’IEC
2. La sensibilisation
3. La causerie éducative
4. La réunion
5. L’entretien
6. Etc.…

XI. NOTIONS SUR L’ETUDE DU MILIEU ET LES INTERVENTIONS DE


COMMUNICATION DANS UNE COMMUNAUTE

XI-1. ANALYSE DE LA SITUATION SANITAIRE

a. ETUDE DU MILIEU

C’est une exploration d’une communauté dans son ensemble pour mieux comprendre et
appréhender ses spécificités afin de mieux l’aider à se développer et à s’autodéterminer.

b. Contenu de l’étude du milieu

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• Le milieu physique (sols, relief, végétation, climat, hydrographie, etc.) ;

• Le milieu humain (données démographiques) ;

• Le milieu socioéconomique et culturel (données socioculturelles, l’organisation


sociale, les activités et les ressources locales, les revenus de la population, l’industrie,
le commerce, les ressources naturelles= sous-sol, et le pétrole, ou la forêt et leur
exploitation).

c. Les Étapes d’une Etude du Milieu

• La planification de l’étude ;

• L’organisation de l’étude ;

• La mise en œuvre ou exécution de l’étude

La collecte des données ;

d. L’analyse et interprétation des données

• La communication des résultats de l’étude ;

e. L’évaluation de l’étude = comportant l’évaluation du processus (pertinence des


activités par rapport aux objectifs) et l’évaluation des résultats (efficience-efficacité des
résultats).

XI-2. DIAGNOSTIC SANITAIRE D’UNE COMMUNAUTE OU BILAN DIAGNOSTIC


OU DIAGNOSTIC SOCIAL D’UNE ETUDE DU MILIEU

A la fin d’une étude du milieu les problèmes de santé doivent être listés. Chaque problème
identifié constitue un diagnostic posé, l’ensemble des problèmes identifiés est ainsi appelé
BILAN-DIAGNOSTIC ou DIAGNOSTIC SOCIAL ou DIAGNOSTIC SANITAIRE
D’UNE COMMUNAUTE.

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