0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
13 vues8 pages

Flux de matière et énergie en écosystème

Ce chapitre traite des flux de matière et d'énergie dans un écosystème, en mettant l'accent sur les relations alimentaires entre les espèces. Il définit les niveaux trophiques, les types de relations inter- et intraspécifiques, et présente des représentations graphiques comme les chaînes alimentaires et les pyramides écologiques. Enfin, il aborde le cycle de la matière et l'impact des actions humaines sur l'écosystème.

Transféré par

Barae Elharras
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
13 vues8 pages

Flux de matière et énergie en écosystème

Ce chapitre traite des flux de matière et d'énergie dans un écosystème, en mettant l'accent sur les relations alimentaires entre les espèces. Il définit les niveaux trophiques, les types de relations inter- et intraspécifiques, et présente des représentations graphiques comme les chaînes alimentaires et les pyramides écologiques. Enfin, il aborde le cycle de la matière et l'impact des actions humaines sur l'écosystème.

Transféré par

Barae Elharras
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre IV

Flux de la matière et de l’énergie dans un écosystème

Introduction

Dans un écosystème, il existe des relations interspécifiques (entre les espèces) et des
relations intraspécifiques (entre les individus d’une même espèce). Ces relations contribuent à
l’installation d’un état d’équilibre au sein de l’écosystème témoignant d’un bon
fonctionnement de ce dernier.

A travers ce chapitre, nous allons développer une de ces relations, à savoir les relations
alimentaires et leurs contributions au flux de la matière et de l’énergie.

De ce fait, les principaux axes de ce chapitre seront :

- Définir les notions de base de cette discipline


- Présenter les différentes représentations graphiques en relation avec ce thème
- Définir le flux de la matière et de l’énergie

I - Rappel :

1- Les relations alimentaires

Coller les documents des deux pages 94 et 96 du manuel

a- La compétition :
On parle de relations de compétition quand une ou plusieurs populations d’êtres
vivants de la même espèce ou d’espèces différentes puisent dans une même source de
nourriture ou d’énergie (lumière par exemple) présente dans le milieu en quantité
limitée.
b- La prédation :
Deux individus, de deux espèces différentes luttent pour chasser la même proie. On dit
qu’il entre en compétition vis-à-vis de la même proie.
c- Le parasitisme
Relation alimentaire dont un des protagonistes (le parasite) qui tire profit (en se
nourrissant) aux dépens d’un hôte.
d- La symbiose :
Une association intime et durable mais obligatoire entre deux organismes
e- Le mutualisme
Une association intime mais facultative entre deux organismes
f- Le commensalisme

1
L’hôte fournit une partie de sa propre nourriture au commensal, il n’obtient en
revanche aucune contrepartie de ce dernier
g- Le saprophytisme :
Le saprophyte se nourrit de matière organique non vivante, suite à une réaction
enzymatique libérant les nutriments présents dans la matière à ingérer.

2- Les niveaux trophiques

a- Les producteurs :
Ce sont les êtres vivants capables de réaliser la photosynthèse c'est-à-dire des êtres
vivants capables de synthétiser de la matière organique à partir de la matière
inorganique. C’est le cas par exemple des algues, de l’herbe ou encore des arbres.
b- Les consommateurs
Ce sont les êtres vivants qui dépendent des autres êtres vivants pour se nourrir car ils
sont incapables de produire leurs propres matières organiques comme les
producteurs.
c- Les décomposeurs :
Ce sont les êtres vivants qui pour se nourrir assurent la dégradation et la
décomposition de la matière organique issues des cadavres des animaux, de leurs
excréments ou encore les restes des plantes, en matière inorganique, c'est-à-dire en
matière minérale qui sera à nouveau exploitée par les producteurs.

Remarque :
Les relations alimentaires entre les espèces appartenant à ces différents niveaux
trophiques sont représentées de manière différente :
- Chaine alimentaire
- Réseau trophique
- Pyramide écologique

3- Comment déterminer le régime alimentaire d’un être vivant :


Coller le doc.3 page 100 du manuel sur une feuille de dessin
a- Définir un régime alimentaire
Un régime alimentaire reflète les aliments principaux d’un être vivant. Les trois
principaux régimes alimentaires sont :
 Le régime végétarien :
Ce sont les animaux qui se nourrissent surtout de végétaux. Parfois le régime
végétarien est très spécialisé c'est-à-dire les animaux mangent qu’un seul type
d’aliment, exemple :
+ les herbivores : consommation uniquement de l’herbe
+ les granivores : consommation uniquement des graines
 Le régime carnivore :

2
Ce sont des animaux qui se nourrissent que d’aliments d’origine animale. Dans ce
régime, certaines espèces préfèrent un type d’aliments, exemple :
+ les insectivores : consommation uniquement des insectes
+les piscivores : consommation uniquement des poissons
 Le régime omnivore :
Les animaux dans ce cas consomment des aliments d’origine à la fois végétale et
animale. Dans ce cas on note aussi des régimes omnivores spécialisés exemple :
+ Planctophage : consommation unique du plancton animale et végétale.

b- Comment déterminer un régime alimentaire :

Il existe plusieurs techniques pour déterminer le régime alimentaire d’un animal. On cite à
titre d’exemple :

1- Une dissection du tube digestif


2- Une dissection des pelotes de régurgitation
3- Une analyse des traces laissées par les animaux
4- Une analyse des excréments

4- Le cycle de la matière dans un écosystème


Coller le document 1 page 102 du manuel sur une feuille de dessin

L’analyse de ce document révèle l’existence d’un recyclage de la matière au sein d’un


écosystème. En effet, grâce au processus de la photosynthèse, les plantes vertes transforment
la matière minérale en matière organique. Cette matière organique sera en partie mangée par
un consommateur. Ainsi, ce consommateur, après digestion, il utilisera les nutriments pour
élaborer sa propre matière organique. Aussi, la matière organique mangée par l’animal mais
non assimilée sera rejetée sous forme d’excrément.

Aussi bien les excréments que le cadavre de l’animal ou le corps de tout être vivant
dans l’écosystème, vont être transformés cette fois ci en matière minérale par les
décomposeurs.

On constate donc que dans un écosystème, la matière répond à la loi de conservation de la


masse, avancée par Lavoisier qui dit « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».

5- Les différentes représentations des relations trophiques

a- La chaine alimentaire :

Coller le doc 1 page 98 du manuel sur une feuille de dessin

Par définition, une chaine alimentaire est une suite d’êtres vivants appartenant à
des niveaux trophiques différents.

3
C’est une représentation linéaire, simple et facile à lire. Elle permet, sans
quantifier, de révéler le transfert de la matière et de l’énergie d’un niveau trophique à un
autre. Aussi, elle permet de donner un exemple des relations alimentaire qui caractérise le
milieu étudié.

Une chaine alimentaire est constituée de maillons. Chaque maillon est un être
vivant appartenant à un niveau trophique donné. Les maillons sont reliés entre eux par des
flèches où chaque flèche signifie « mangé par ». Enfin, une chaine alimentaire commence
toujours par une plante verte ou une algue.

Remarque :
La position du consommateur par rapport au producteur, détermine son grade ou plus
correctement sont degré. Exemple : le premier consommateur après les producteurs est dit
consommateur primaire. Le consommateur qui vient en deuxième position après les
producteurs, est dit consommateur secondaire (Cf. schéma ci-dessus).

b- Le réseau trophique

Coller le doc.2 page 98 sur une feuille de dessin

Le réseau trophique est une représentation complexe, difficile à lire établi à partir de toutes les
chaines alimentaires qui caractérise un écosystème donné.

Le réseau trophique est une représentation qualitative. En effet, un réseau trophique, comme
la chaine alimentaire permet juste d’identifier les espèces et leurs niveaux trophiques dans
l’écosystème sans avoir une idée sur la taille de la population.

c- Les pyramides écologiques

Coller le doc.2 page 102 du manuel sur une feuille de dessin

Les pyramides écologiques sont des représentations graphiques permettant une étude
quantitative. En effet, les pyramides écologiques permettent de quantifier les échanges entre
les niveaux trophiques (c’est le rôle des pyramides de biomasse et d’énergie) ou encore
d’évaluer la taille des populations (c’est le rôle de la pyramide des nombres).

4
Remarque :
Pour tracer une pyramide écologique il faut respecter certaines règles conventionnelles :
- Les rectangles sont superposés et centrés
- La hauteur de chaque rectangle est égale à 1 cm
- La longueur de chaque rectangle dépend de l’échelle choisie

6- Exploitation des pyramides écologiques

a- La pyramide de biomasse

Calcule du rendement de la production de la biomasse (R)

Soit la chaine alimentaire suivante :

P ---- consommateur 1 ---- consommateur 2

% R1 = (biomasse du consommateur 1 / biomasse du producteur) x 100

% R2 = (biomasse du consommateur 2 /biomasse du consommateur 1) x 100

Comment interpréter ?
Plus on avance dans une chaine alimentaire, on remarque que R diminue. Ceci, signifie qu’il
existe un transfert de la matière d’un niveau trophique à un autre mais avec une perte. C’est
un argument en faveur du principe du flux de la matière dans un écosystème.

Calcule du rendement final de la production de la biomasse (Rf )

% (Rf ) = (biomasse du consommateur 2 / biomasse du producteur) x 100

Comment interpréter ?
Le calcule de (Rf ) permet de déduire on a besoin de combien de biomasse de producteur
pour synthétiser un poids précis du dernier maillon de la chaine alimentaire.

b- La pyramide des énergies

Soit la chaine alimentaire suivante :

P ---- consommateur 1 ---- consommateur 2

Calcule du rendement énergétique par rapport au niveau sous-jacent

5
R% = (énergie du consommateur C1/énergie des producteurs) x100

Calcule du rendement énergétique par rapport à l’énergie solaire assimilée

R% = (énergie du consommateur C1 / énergie solaire) x100

Calcule du rendement énergétique d’un écosystème

%R= (énergie du dernier maillon / énergie solaire assimilée) x100

L’interprétation reste la même que pour la biomasse.

Conclusion
Le rendement de biomasse et d’énergie peut être considéré comme un indice sur la manière
avec laquelle se réalise le transfert de la matière et de l’énergie d’un niveau trophique à
l’autre. Le rendement permet donc de mettre en évidence le flux de la matière et de
l’énergie.

7- Aspect dynamique de l’écosystème


a- Stade de succession d’un écosystème forestier

Coller le doc 1 page 106 de votre manuel sur une feuille de dessin

En l’absence de tout agent perturbateur, naturel ou d’origine anthropique, un


écosystème évolue dans le temps d’une manière progressive.

Pour une forêt, l’évolution démarre par un sol nu qui connait avec le temps
l’installation d’espèces végétales différentes reflétant l’installation d’une biodiversité aussi
bien végétale qu’animale. Cette évolution conduit un état d’équilibre entre le biotope et la
biocénose, dite climax.

Toutefois, il existe des pressions différentes qui peuvent interrompre cet état
d’équilibre et donc l’écosystème entame une évolution régressive. La succession de ces
différents stades témoigne de la dynamique des écosystèmes.

A retenir !!!!

On distingue entre :

 Une évolution progressive, en l’absence de toute perturbation, qui conduit à l’état


d’équilibre, au climax
 Une évolution régressive, en présence de perturbation, qui conduit à une
dégradation plus au moins avancée de l’écosystème
b- Evolution des populations de lynx et de lièvre au sein d’un écosystème

Coller le doc.2 page 106 de votre manuel sur une feuille de dessin

6
L’analyse du graphe du doc. 2 montre l’existence d’une étroite relation entre
l’évolution de la population des lièvres et des lynx.

En effet, toute augmentation du nombre des lièvres et suivie, avec un certain


décalage, d’une augmentation du nombre des lynx et vice versa. Ceci appuie le constat de
l’aspect dynamique d’un écosystème. Aussi, l’analyse nous permet de révéler la nature de la
relation alimentaire entre ces deux espèces, à savoir : la prédation.

7
Chapitre V

Les actions positives et négatives de l’Homme

Concernant ce chapitre, on se limite à l’explication et la discussion orales réalisées durant


la séance et aux documents de votre manuel.

Vous aimerez peut-être aussi