Lorsque l'on parle de "random variability timestep" dans Homer Pro, on fait spécifiquement
référence à la variabilité aléatoire d'un pas de temps à l'autre (ou "time-step-to-time-step
variability").
C'est un des deux types de variabilité aléatoire que Homer Pro peut appliquer aux données de
charge (et parfois aux ressources, bien que moins couramment pour les ressources par rapport
à la variabilité jour-à-jour).
Ce à quoi cela fait référence :
La "random variability timestep" modélise les fluctuations rapides et imprévisibles qui se
produisent à l'intérieur d'une même journée, d'un pas de temps à l'autre.
Imaginez une journée où la charge électrique suit une tendance générale (par exemple, des
pics le matin et le soir), mais à chaque intervalle de temps (par exemple, chaque 15 minutes ou
chaque heure), il y a de petites variations par rapport à cette tendance. C'est ce que simule la
variabilité pas-à-pas.
Explication de leur choix (pourquoi c'est important de la modéliser) :
1. Réalisme des profils de charge : Les données de charge réelles ne sont jamais
parfaitement lisses ou uniformes. Elles présentent des "bruits" et des fluctuations
constantes dues à des événements imprévus (quelqu'un allume un appareil, un nuage
passe devant le soleil réduisant la production PV, etc.). La variabilité pas-à-pas permet de
capturer ces micro-fluctuations et de rendre le profil de charge plus réaliste.
2. Impact sur le dimensionnement des composants de réponse rapide :
○ Batteries : Des fluctuations de charge rapides peuvent entraîner des cycles de
charge/décharge plus fréquents ou plus intenses pour les batteries, influençant leur
durée de vie et leur performance.
○ Générateurs : Si le système doit compter sur des générateurs pour répondre à la
demande, des variations soudaines de la charge peuvent provoquer des
démarrages/arrêts plus fréquents du générateur, augmentant la consommation de
carburant, l'usure et les émissions.
○ Convertisseurs (onduleurs) : La capacité des convertisseurs doit être suffisante
pour gérer les pics de puissance instantanés, qui sont accentués par la variabilité
pas-à-pas.
3. Gestion de l'énergie et stratégies de dispatch : Un système de gestion de l'énergie
(EMS) doit réagir en temps réel à ces fluctuations. Modéliser la variabilité pas-à-pas aide
à évaluer l'efficacité des stratégies de dispatch et la capacité du système à maintenir la
stabilité.
4. Influence sur les valeurs de pointe (Peak Load) : Comme le mentionnent les
documents de Homer Pro, l'ajout de variabilité pas-à-pas peut augmenter le pic de charge
simulé. Si vos données de base montrent un pic de 17 kW, l'ajout de variabilité peut faire
en sorte que le système connaisse des pics occasionnels de 20 kW ou plus. C'est
essentiel pour le dimensionnement car le système doit être capable de répondre à ces
pics réels, et non seulement à la moyenne.
Comment cela fonctionne dans Homer Pro :
Pour chaque pas de temps, Homer Pro prend la valeur moyenne de la charge (ou de la
ressource) et lui applique un facteur de perturbation aléatoire. Ce facteur est généralement tiré
d'une distribution normale avec une moyenne de 1 (pour ne pas changer la moyenne à long
terme) et un écart-type défini par le pourcentage de "Timestep" que vous spécifiez.
En résumé :
Alors que la "random variability day-to-day" change la taille globale du profil de charge pour
chaque jour (le rendant plus ou moins élevé que la moyenne journalière), la "random variability
timestep" change la forme du profil de charge à l'intérieur d'une journée, introduisant des pics et
des creux aléatoires à l'échelle du pas de temps.
Les deux types de variabilité sont complémentaires et permettent de créer des simulations de
données beaucoup plus proches de la réalité, ce qui est crucial pour le dimensionnement et
l'évaluation des performances des systèmes énergétiques.