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Plancher Mixte Bois-Béton SFS VB

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Document Technique d’Application

Référence Avis Technique 3.1/15-839_V1


Annule et remplace l’Avis Technique 3/15-839

Plancher mixte bois et


béton
Composite wood – concrete
Système SFS VB
floor

Relevant de l’Agrément
ETA-13/0699
Technique Européen
Titulaire : Société SFS intec
39 Rue Georges Méliès
BP 55
FR-26000 Valence

Usine : Société SFS intec


Rosenbergsaustrasse 8
CH-9435 Heerburgg

Distributeur : Société SFS intec


39 Rue Georges Méliès
BP 55
FR-26902 Valence

Groupe Spécialisé n° 3.1


Planchers et accessoires de plancher

Publié le 21 décembre 2018

Commission chargée de formuler des Avis Techniques et Documents Techniques


d’Application
(arrêté du 21 mars 2012)

Secrétariat de la commission des Avis Techniques


CSTB, 84 avenue Jean Jaurès, Champs sur Marne, FR-77447 Marne la Vallée Cedex 2
Tél. : 01 64 68 82 82 - Internet : [Link]

Les Avis Techniques sont publiés par le Secrétariat des Avis Techniques, assuré par le CSTB. Les versions authentifiées sont disponibles gratuitement sur le site internet du CSTB ([Link]
 CSTB 2018
Le Groupe Spécialisé n° 3.1 « Planchers et accessoires des plancher » de la
Commission chargée de formuler les Avis Techniques, a examiné le 25 mai 2018 le
procédé de plancher mixte bois-béton SFS VB présenté par la société SFS INTEC. Il
a formulé sur ce dossier l’Avis Technique ci-après qui annule et remplace l’Avis
Technique 3/15-839. Cet Avis a été formulé pour les utilisations en France
Européenne et DROM-COM. Définition succincte

les effets dynamiques courants dus au déplacement des personnes et


1. Définition succincte des appareils légers qui ne produisent pas de vibration).
Les utilisations sous charges roulantes pouvant entraîner des chocs ou
1.1 Description succincte
des phénomènes de fatigue ne sont pas visées dans le présent Avis.
Le procédé est un plancher mixte bois-béton associant des poutres en
L’utilisation du procédé est admise pour les toitures terrasses inacces-
en bois massif ou lamellé collé à une dalle de béton armé coulée en
sibles (catégorie H selon EN 1991-1-1).
place. Cette dalle de béton est connectée aux éléments en bois au
moyen de connecteurs métalliques qui sont vissés dans les solives.  Pente ≥ 3% sur plan
Des panneaux (OSB, panneaux de particules, contreplaqués…) formant  Toitures-terrasses inaccessibles isolées thermiquement sur l’élément
un platelage sont situés entre la dalle et les solives. porteur et sans rétention d’eau pluviale
Le procédé est utilisable sur support béton, bois ou maçonnés. Les toitures terrasses sont classées de type A au sens du DTU 20.12.
La continuité sur appui des dalles de compression est visée par le pré-
1.2 Identification sent Avis Technique dans les conditions fixées par les Prescriptions
Techniques (§2.319).
Solives
Les solives utilisées constituant le système de plancher mixte sont de Le domaine d’emploi proposé est limité aux locaux à faible ou moyenne
type : hygrométrie, à l’exclusion des locaux à forte et très forte hygrométrie,
c’est à dire ceux pour lesquels W/n > 5g/m3, avec :
 Bois lamellé collé (dont les caractéristiques devront satisfaire les exi-
gences de la norme NF EN 14080) avec une classe de résistance mi-  W = quantité de vapeur d’eau produite à l’intérieur du local par heure
nimale GL 20h.  n = taux horaire de renouvellement d’air
 Bois massif avec une résistance mécanique d’au moins C18 (résineux)
ou D24 (feuillus) selon la norme NF EN 14081. 2.2 Appréciation sur le procédé

Connecteurs 2.21 Aptitude à l'emploi


Les connecteurs sont fabriqués à partir d’un fil d’acier brut de qualité
spéciale, en matière acier 18B3, ils sont de classe de dureté de 8.8. Les 2.211 Stabilité
connecteurs ont une longueur sous tête de 100 ; 110 ou 165 mm ±5, La résistance et la stabilité du procédé sont normalement assurées dans
une longueur de tête, entre la collerette de butée et la collerette d'an- le domaine d’emploi accepté sous réserve des dispositions complémen-
crage, de 45 mm, un diamètre de filetage 7.5 mm ±0.2 avec une lon- taires données par les Prescriptions Techniques (§2.3 ci-après).
gueur filetée de 95 ou 135 mm ±2.5. Les connecteurs sont désignés par
l’appellation « connecteurs VB ». Les connecteurs sont marqués sur la 2.212 Sécurité au feu
collerette de tête des 3 lettres "SFS".
Résistance au feu
Béton Lorsqu’un degré de stabilité au feu ou de coupe-feu est requis pour le
Le béton coulé en œuvre formant la dalle de compression du système plancher mixte, celui-ci doit être vérifié dans les conditions indiquées au
de plancher mixte est de type C25/30 minimum selon NF EN 206/CN. § 2.314 des Prescriptions Techniques ci-après. Le procédé fait l’objet de
La dimension maximale du granulat est de 16 mm. l’Appréciation de laboratoire n°AL 15-156.
Panneaux de coffrage Réaction au feu
Les panneaux utilisés sont de type :
Les planchers SFS VB bruts peuvent bénéficier d’un classement conven-
 Matériaux structurels faisant parti de la dalle béton comme des pré- tionnel en réaction au feu D-s2,d0. L’adéquation entre ce classement et
dalles béton, ou un bac acier collaborant. les exigences réglementaires doit être examinée au cas par cas en fonc-
 Des panneaux d’OSB selon la norme NF EN 300 (octobre 2003). tion du type de bâtiment et de l’emplacement du plancher SFS VB dans
l’ouvrage.
 Des panneaux de contreplaqué selon la norme NF EN 636 (décembre
2003). Prévention des accidents lors de la mise en œuvre ou de
 Des panneaux de particules P4/5/6/7 suivant la norme NF EN 312 l’entretien
(Novembre 2010). Pour le procédé proprement dit, elle est normalement assurée si les con-
En cas d’utilisation de panneaux bois non résistant à l’humidité un film ditions concernant la phase de montage résultant des Prescriptions
polyane doit être appliqué afin de protéger le panneau des intempéries Techniques sont respectées.
et de la laitance du béton.
S’agissant du coffrage destiné à supporter le poids du béton frais en
Film de protection phase provisoire, il y a lieu de s’assurer :
Le film utilisé afin de protéger les solives bois de l’humidité du béton est  Que le fournisseur peut garantir une résistance en flexion statique
de type Polyéthylène d'épaisseur 20 µm minimum évaluée selon les prescriptions de la norme NF EN 12871 (29 février
2012).
2. AVIS  Que le fournisseur des plaques ou panneaux peut garantir une résis-
tance de ceux-ci à une charge concentrée caractéristique Qk de
L’Avis porte uniquement sur le procédé de plancher mixte bois-béton tel 150 daN appliquée selon l’essai de poinçonnement flexion conformes
qu’il est décrit dans le Dossier Technique joint, dans les conditions fixées aux normes NF EN 12871 et NF EN 1195 et pondérée aux états limites
par les Prescriptions Techniques (§ 2.3). ultimes selon l’Annexe A de la norme NF EN 12871 §B.2.3 (vérification
selon Annexe 1)
2.1 Domaine d’emploi accepté
 Que les portées délimitées par les appuis n’excèdent pas les valeurs
L’Avis est formulé pour les utilisations en France métropolitaine, et en limites résultant des vérifications présentées dans le Dossier tech-
DROM-COM, pour les classes de service 1 et 2 au sens de la norme NF nique de cet Avis.
EN 1995-1-1 (Eurocode 5).
 Que les plaques sont fixées sur leurs appuis au fur et à mesure de
L’Avis est formulé pour une utilisation en zone de sismicité 1 à 4 pour leur pose
les bâtiments de catégorie d’importance I à IV et zone 5 pour les bâti-
 Dans le cas contraire, des dispositions doivent être prises pour empê-
ments de catégories d’importance I et II au sens de l’article 3 de l’arrêté
cher la circulation des intervenants sur le coffrage.
du 22 octobre 2010 modifié.
Le domaine d’emploi accepté par le Groupe Spécialisé n° 3.1 concerne Isolation acoustique
l’utilisation dans les bâtiments d’habitation, de bureaux ou Etablisse- L’atteinte des critères d’isolation fixés par la réglementation nécessite la
ments Recevant du Public, en réhabilitation ou en construction neuve, mise en œuvre d’ouvrages complémentaires de type plafond suspendu.
soumis exclusivement à des charges statiques ou quasiment statiques L’efficacité du complexe ainsi constitué vis-à-vis de l’isolation acoustique
au sens de la norme NF EN 1991-1-1 (en comprenant par ces dernières dépend de la conception particulière du plafond et de sa suspension

2 3.1/15-839_V1
Cette efficacité peut être jugée soit à partir d’essais, soit en se référant 2.3 Prescriptions Techniques
aux « Exemples de solutions » relatifs à la Nouvelle Réglementation
Acoustique, et après s’être assuré que la fréquence de résonance de 2.31 Conditions de conception et de calcul
l’ensemble plancher et plafond suspendu rapporté est inférieure à 60
Hz. La conception et le calcul du système SFS VB sont à la charge du bureau
d’études techniques qui doit également fournir un plan de pose complet.
Cette fréquence peut être calculée par la formule : SFS intec prête l’assistance technique nécessaire dans ce cadre en met-
tant notamment à disposition des acteurs de la construction une liste de
bureau d’études techniques disposant de l’expertise requise pour le di-
1 K K  mensionnement du système SFS VB en respect des prescriptions tech-
f0     niques particulières du présent Avis et des normes en vigueur.
2  m1 m2  Le principe de la connexion bois-béton est d’empêcher le glissement à
Avec l’interface des deux matériaux, pour permettre de calculer une section
mixte homogénéisée et utiliser son inertie totale dans les calculs. Cette
f0 la fréquence de résonance en Hz section combine une table de compression béton à une poutre bois qui
fait office de nervure tendue. Le béton travaille donc essentiellement à
m1 la masse, en kilogramme, d’un mètre carré de plancher brut la compression et le bois en traction.

m2 la masse, en kilogramme, d’un mètre carré de plafond rapporté Rigidité du plancher


 La méthode appliquée pour l’évaluation de la rigidité effective en
K le coefficient de raideur dynamique, en N/m du dispositif de suspen- flexion est celle préconisée par la norme NF EN 1995-1-1 Annexe B.
sion du plafond. Il correspond au rapport de la force, en N, à appliquer,  Les modules de glissement des connexions à prendre en compte dé-
au déplacement qui en résulte pour le dispositif de suspension, dépla- pendent du type de connecteur et du type de bois. Des valeurs diffé-
cement exprimé en m. Ce coefficient K doit être rapporté à 1 m² de rentes de modules sont à utiliser pour les vérifications aux Etats
plancher. limites Ultimes et aux Etats Limites de Service de même que les vé-
Dans le cas particulier d’utilisation de suspentes très courtes et rigides, rifications à l’état initial et à l’état final. Les valeurs des modules de
réalisées en fers plats fixés sur les faces latérales des poutres en bois glissement dans les différents cas sont indiquées au §[Link] du Dos-
(voir DTU 25.41 « Ouvrages en plaques de parement en plâtre »), on sier Technique.
ne peut pas connaître avec précision le coefficient de raideur dynamique
K, ni de ce fait, la fréquence de résonance f0. Dans ce cas, seul un essai
2.311 Vérifications en phase définitive
permet de déterminer l’indice d’affaiblissement acoustique de l’en-
Les contraintes de flexion
semble plancher et plafond suspendu rapporté.
Dans la mesure où l'effort de cisaillement maximal dans le connecteur
Dans le cas où la dalle béton est ancrée dans le mur vertical en béton
le plus sollicité ne dépasse pas sous charges pondérées les valeurs don-
ou maçonné, il est possible de prédire la performance acoustique de
nées au § 2.314 ci-après, on peut effectuer les calculs en section mixte
l’ouvrage par application de la méthode Européenne EN 12354 pour les
selon l’Annexe 1 du présent avis.
transmissions directes et latérales entre locaux des bruits aériens et des
bruits de chocs. La vérification consiste donc à s'assurer que sous l'action des charges
pondérées :
Isolation thermique  par 1,35 pour le poids propre et les charges permanentes
Ce plancher est par lui-même peu isolant et peut nécessiter des com-  par 1,5 pour les charges à caractère variable,
pléments en fonction du type de bâtiment et de son emplacement dans
le bâtiment. Le calcul de la résistance thermique utile des planchers doit la contrainte développée dans le bois ne dépasse pas la valeur (kh. kmod .
être mené conformément aux « Règles Th-U ». fm,k) / γM et la contrainte développée dans le béton reste inférieure à :
fck . 0,85/1,5.
Données environnementales Les calculs doivent tenir compte des phases successives de la mise en
Le procédé SFS VB ne dispose d’aucune Déclaration Environnementale œuvre.
(DE) et ne peut donc revendiquer aucune performance environnemen- Le mode de calcul détaillé est donné dans §4 du Dossier Technique, ci-
tale particulière. Il est rappelé que les DE n’entrent pas dans le champ après.
d’examen d’aptitude à l’emploi du procédé.
Contraintes normales
Aspects sanitaires
Les vérifications usuelles aux ELU doivent être menées sur les solives
Le présent avis est formulé au regard de l’engagement écrit du titulaire bois d’une part et sur la dalle béton d’autre part en ayant au préalable
de respecter la réglementation, et notamment l’ensemble des obliga- déterminé la position de l’axe neutre de la section mixte.
tions réglementaires relatives aux produits pouvant contenir des subs-
Pour les sections bois, les vérifications doivent être menées en traction
tances dangereuses, pour leur fabrication, leur intégration dans les
et flexion combinées selon la norme NF EN 1995-1-1 § 6.2.3.
ouvrages du domaine d’emploi accepté et l’exploitation de ceux-ci. Le
contrôle des informations et déclarations délivrées en application des Pour les sections béton, on se rapporte aux vérifications usuelles d’une
réglementations en vigueur n’entre pas dans le champ du présent avis. poutre type béton armée vis à vis des sollicitations de flexion au sens
Le titulaire du présent avis conserve l’entière responsabilité de ces in- de la norme NF EN 1992-1-1 soit :
formations et déclarations.
 Limitation de la contrainte de compression du béton
2.22 Durabilité-Entretien  Justification des armatures anti-fissurations vis-à-vis des contraintes
La durabilité du plancher est normalement assurée, pour les utilisations normales
exceptant les locaux (ou ambiances) à forte hygrométrie au sens du
Vérification à l’effort tranchant
cahier du CSTB 3567 de mai 2006 ou à atmosphères agressives. La du-
rabilité propre des poutres en bois est assurée moyennant le respect des  Vérification de la compression des bielles de béton
conditions de préservation fixées dans les normes NF EN 350-1 et NF  Vérification des sections d’armatures de reprise d’effort tranchant se-
EN 350-2 (juillet 1994) ainsi que la norme EN 335 (janvier 2007). lon les dispositions de la NF EN 1994-1-1 (§[Link].1, Référence à la
norme NF EN 1992-1-1 §6.2.4).
2.23 Fabrication et contrôle
Les contraintes obtenues par application de cette méthode sont à com-
La fabrication des connecteurs est assurée exclusivement par la société parer aux contraintes de calcul définies par l’Eurocode 2 (pour le béton)
SFS intec. Le suivi de la production est assuré dans le cadre des procé- et l’Eurocode 5 (pour le bois) à l’exception de la contrainte de cisaille-
dures internes d’autocontrôle. ment induite par le connecteur qui est limitée à la valeur issue des essais
La mise en œuvre de poutres préassemblées (pièces de bois + connec- pour toute classe de bois supérieure ou égale à C18 ou D24.
teurs vissés) peut être assurée par des entreprises de maçonnerie ou Les calculs doivent tenir compte des phases successives de la mise en
de charpente qualifiées et formées. Le titulaire du présent Avis Tech- œuvre (report des charges à l’enlèvement des étais sous forme de
nique devra néanmoins pouvoir être en mesure de fournir une assis- charge ponctuelle correspondant à la réaction des étais)
tance technique au niveau du dimensionnement et de la mise en œuvre
Le mode de calcul détaillé est donné le §4 du Dossier Technique, ci-
finale du procédé de plancher SFS VB.
après.
Le contrôle des éléments constituants le système de plancher mixte con-
siste à s'assurer des bonnes spécificités dimensionnelles et de la traça- Le fléchissement
bilité des éléments au moyen de certificats
Le "fléchissement actif" des planchers pouvant nuire à l'intégrité des
cloisons maçonnées ou aux revêtements de sol fragiles comporte :
 les déformations différées sous l'action du poids propre du plancher,

3.1/15-839_V1 3
 les déformations totales dues aux charges permanentes mises en  Les renforts des trémies doivent être dimensionnés pour transmettre
œuvre après les éléments fragiles, les efforts aux éléments de contreventement. Le diaphragme doit être
 les déformations différées sous l’action de toutes les charges perma- dimensionné en conséquence.
nentes,  Les dalles béton doivent être ancrées sur appui (cas des appuis béton
 les déformations totales dues à la part quasi permanente des charges et maçonnés) ou connectées au moyen de tire fonds (cas des appuis
d’exploitation. bois).

On appelle flèche active la part des déformations du plancher risquant  Afin d’assurer la fonction tirant-buton le plancher doit présenter en
de provoquer des désordres dans un ouvrage considéré généralement tout point une capacité de résistance ultime à la traction. La valeur
supporté (par exemple : cloison, carrelage, …). C’est donc l’accroisse- de l’effort tirant-buton doit être déterminée par une étude sismique
ment de la flèche, ou fléchissement, pris par le plancher à partir de spécifique. Cet effort sera pris égal à la plus grande des deux valeurs
l’achèvement de l’ouvrage concerné. suivantes : 15 kN/ml ou l’effort de tirant-buton déterminée par calcul.

En l’absence de revêtement de sol fragile et de cloisons fragiles, la flèche  La traction dans les chainages doit présenter une résistance en trac-
active est limitée à : tion minimale de 70 kN cf. au §[Link] de l’EC2-1-1.

- L/350 pour L≤7,00 m 2.314 Vérifications en situation d’incendie


- 1 cm + L/700 pour L>7,00 m Les vérifications suivantes doivent être effectuées :
En présence de revêtement de sol fragile ou de cloisons fragiles, les
prescriptions portant sur la limitation des flèches nuisibles du Sans protection au feu :
FD P18 717 sont adoptées, soit :
Connexions mobilisées
- L/500 pour L≤7,00 m
Conformément aux conditions prévues par l’Arrêté du 14 mars 2011
- 0,7 cm + L/1000 pour L>7,00 m modifiant l'arrêté du 22 mars 2004 relatif à la résistance au feu des
Le fléchissement dû à toutes les charges (Wnet,fin) est limité convention- produits, éléments de construction et d'ouvrages, les planchers mixtes
nellement à L/250. SFS VB, sont à même de satisfaire des degrés de stabilité au feu dans
les conditions précisées dans l’Avis de laboratoire de résistance au feu
Le fléchissement dû aux actions variables seules (Winst(Q)) est limité con-
AL 15-156.
ventionnellement à L/300.
Pour une utilisation en toiture, la flèche totale est limitée à L/350. La Connexions non mobilisées
flèche est calculée en considérant les caractéristiques mécaniques fi- Le degré de stabilité au feu du plancher est vérifié en considérant que
nales du procédé Système SFS VB. les poutres en bois sont déconnectées de la dalle béton. Les poutres en
bois peuvent être justifiées par application de l’Eurocode 5 partie 1-2
2.312 Vérifications en phase provisoire. (EN 1995-1-2). Le degré coupe-feu est vérifié par application de l’Euro-
Vérification de la sécurité code 2 partie 1-2 pour la dalle de béton lorsque celle-ci constitue la
totalité de l’isolement au feu. Le degré coupe-feu du plancher est subor-
La vérification dans cette phase concerne les solives bois. donné à sa stabilité pour un degré au moins égal.
Elle est effectuée sous l'action simultanée :
Avec plafond de protection :
 d'une charge uniformément répartie représentant le poids propre du
plancher (bois + coffrage + béton frais pour l’épaisseur de calcul aug- Le degré de résistance peut être justifié par la mise en œuvre d’un pla-
mentée de la part due au fléchissement des solives pondéré par 1,35 ; fond contribuant à la résistance au feu du plancher protégé. Ce système
de plafond doit être justifié par un procès-verbal de classement pour le
 d'une charge P pondérée par 1,5, représentant l'action des charges degré de résistance au feu requis, pour la protection d’éléments struc-
de mise en œuvre. Les valeurs de ces charges de mise en œuvre à turaux en bois. Il doit être mis en œuvre selon la description de ce pro-
l’extérieur ou dans la zone de travail sont prises conformes à la norme cès-verbal.
NF EN 1991-1-6 à savoir :
 0,75 kN/m², charge appliquée à l’extérieur de l’aire de travail. Autres protections incendie :
 1,5 kN/m², charge appliquée sur l’aire de travail de dimensions en Leur convenance devra être examinée au cas par cas dans le cadre d’une
plan 3mx3m appréciation de laboratoire agréé délivrée dans les conditions prévues
par l’arrêté du 14 mars 2011 modifiant l’arrêté du 22 mars 2004.
Un critère de déformation devra être respecté pour les solives et pour le
platelage : 2.315 Capacité résistante des connecteurs.
 L/500 si un aspect de sous face est nécessaire La capacité des connecteurs à reprendre les efforts de cisaillement aux-
 L/200 sans aspect de sous face quels ils sont soumis a été déterminée par des essais.
Si la déformée à mi-portée ne respecte pas ce critère, un étayage devra Les valeurs de résistance au cisaillement du connecteur, données dans
être prévu. le tableau du dossier technique en fonction de leur profondeur d’an-
De plus, le cumul des contraintes en superposition des phases provi- crage, de l’angle défini entre l’axe d’un connecteur et la fibre du bois et
soires et finales dans le bois et le béton, doit être vérifié. de l’essence de bois, sont à considérer dans le cas d’une utilisation en
classe de service 1 ou 2 au sens de l’article 2.1.3 de la norme EN 1995
2.313 Utilisation en zone sismique (Eurocode 5) et pour des charges de durée d’application moyenne.
En cas d’utilisation en zones sismiques pour lesquelles des dispositions Ces valeurs sont à pondérer par le facteur kmod donné dans la norme
sont requises au sens de l’arrêté du 22 octobre 2010 modifié, les fonc- NF EN 1995 en fonction de la classe de service et de la durée d’applica-
tions diaphragme, tirants-butons et l’intégrité suite au séisme doivent tion de la charge.
être clairement vérifiées.
2.316 Répartition et espacement des connecteurs.
Les effets des actions sont calculés sur la base d’une analyse élastique
linéaire suivant la méthode des forces latérales équivalentes du §[Link] La répartition des connecteurs doit être déterminée en considérant le
ou de la réponse modale du §[Link] de la norme NF EN 1998-1-1 selon glissement à l’interface bois-béton dans l’hypothèse défavorable d’une
la régularité en plan et en élévation du bâtiment. connexion parfaitement rigide.

Afin de pouvoir remplir ces trois conditions, les dispositions construc- Le nombre de connecteurs est calculé pour chaque intervalle successif
tives à adopter, sont les suivantes : de poutre en considérant la valeur moyenne de glissement dans cet in-
tervalle. Les bornes des intervalles sont délimitées par une variation de
 La fonction diaphragme ne peut être assurée que par la table de com- glissement égale à 0.5 fois le glissement maximal de l’intervalle.
pression d'épaisseur 70 mm minimum conformément à l'article 5.10
de la norme NF EN 1998-1. Dans chacun de ces intervalles, les connecteurs doivent être répartis
uniformément, et en nombre suffisant pour reprendre l’effort rasant glo-
 Les diaphragmes n’étant pas des éléments dissipatifs, ceux-ci doivent bal de la zone considérée.
être calculés en prenant en compte un coefficient de sur-résistance d
= 1,3 défini dans l’EN 1998-1 § [Link]. L’espacement entre les connecteurs doit respecter les conditions préci-
sées au paragraphe 5.7.1 du dossier technique établi par le demandeur.
 Les sections d’armatures disposées dans la table de compression (ar-
matures principales et armatures de répartition) sont calculées en 2.317 Transmission des charges aux appuis.
fonction des charges à supporter. Ces armatures placées en chapeau
Dans le cas général où les poutres bois reposent sur les appuis du plan-
sont à ancrer en rive en majorant de 30% la longueur d’ancrage dé-
cher, il y a lieu de vérifier que l’effort de compression agissant sur la
terminée en situation non sismique dans des chaînages périphériques
poutre en bois ne dépasse pas sa contrainte admissible de compression
en béton armé coulés en œuvre, disposés pour véhiculer les actions
transversale.
horizontales sismiques aux éléments de contreventement verticaux.
Il doit exister d’une part un chaînage périphérique continu, d’autre Lorsque les poutres sont posées sur leurs appuis, la profondeur mini-
part un chaînage au croisement de chaque élément de contrevente- male saine - toutes tolérances épuisées - est au minimum de 5 cm. Dans
ment avec le plancher. le cas des solives sur poutres maîtresses, cette valeur minimale de 5 cm
peut inclure l’épaisseur d’une lisse d’étaiement.

4 3.1/15-839_V1
Dans le cas particulier où les poutres en bois ne sont pas prolongées Le plan de pose est établi par un bureau d'études. Dans ce dernier cas
jusqu’aux appuis (§4.7 du dossier technique établi par le demandeur), les indications du plan de pose doivent être complétées par le bureau
une attention particulière doit être portée à la vérification de la section d'études chargé de l'étude d'exécution du bâtiment en ce qui concerne
de béton armé seule sous l’effet de l’effort tranchant. Une attention par- les poutres, les chaînages, les trémies et chevêtres et, plus générale-
ticulière doit également être apportée au transfert de l’effort tranchant ment les autres parties en béton armé coulé en œuvre.
de la solive bois vers la dalle béton par l’intermédiaire du tire-fond tra- L'attention du responsable de la construction (entreprise générale,
vaillant à l’arrachement. maître d'œuvre, etc selon les cas) est attirée sur la nécessité de faire
Dans le cas d’utilisation de prédalles béton, il y a lieu de s’assurer que vérifier, au niveau des études, la compatibilité de la mise en œuvre de
les largeurs d’appuis de prédalles correspondent aux prescriptions du divers éléments, des armatures et équipements et de faire assurer la
CPT planchers à prédalles et que la contrainte de compression exercée coordination dans les cas où la construction est composée de plusieurs
sur le bois par les prédalles n’excède par la résistance de calcul en com- fournitures d'éléments préfabriqués.
pression perpendiculaire du bois. La planéité de l’interface entre les éléments supports et les éléments
rapportés doit être assurée par le respect des tolérances de fabrication
2.318 Reprise de la flexion transversale.
de ces éléments. Tout dispositif de calage destiné à reprendre des im-
La reprise des efforts de flexion transversale entre poutres bois paral- perfections géométriques en vue d’assurer l’étanchéité doivent être
lèles doit être justifiée en tenant compte de la seule section de béton proscrits.
armé dans le cas des platelages bois.
Les éléments en béton armé du plancher bois-béton SFS VB doivent être
Dans le cas d’utilisation de prédalles béton ou de bacs collaborants, la mis en œuvre conformément aux prescriptions du DTU n°21 : Exécution
reprise des efforts de flexion transversales devra être justifiée en tenant des travaux en béton ; cahier des clauses techniques.
compte respectivement de la norme NF EN 1992 et des avis techniques
de bacs collaborant visant les supports bois. 2.333 Planchers courants
Des consignes doivent être prévues sur les plans de pose du plancher
2.319 Conception des appuis de continuité
afin d'éviter des accumulations excessives de charges de mise en
Le sciage de la dalle béton n’est autorisé que si il est prévu en phase œuvre, quantités excessives de béton notamment.
conception et décrit sur les plans d’exécution, le plancher étant par ail-
Une attention particulière doit être accordée à la mise en place des ar-
leurs justifié intégralement en isostatique.
matures de la dalle et, notamment, à leur maintien en place pendant le
Dans le cas de mise en œuvre des revêtements et cloisons fragiles : des coulage et le vibrage obligatoire du béton.
armatures correspondant à 0.3M0 seront prévues sur appui dans le plan-
Les joints de dilatations sont conçus conformément aux prescriptions
cher (solives + dalle) pour assurer la continuité des solives et des
des Règles de la norme NF EN 1992-1.
poutres principales par ailleurs dimensionnées en isostatique.
Les planchers pour lesquels cette continuité n’est pas assurée sont ad- 2.334 Cas particulier de la réhabilitation.
mis uniquement dans le cas des revêtements et cloisons non-fragiles. Lorsque le plancher mixte bois-béton est réalisé avec des poutres an-
ciennes, ces dernières doivent faire l’objet d’un examen minutieux afin
2.32 Conditions de fabrication de déterminer leur état ainsi que les paramètres permettant les vérifi-
Les spécificités du procédé n’imposent pas de conditions particulières de cations par le calcul. Il y a lieu notamment de :
fabrication des poutres bois, autres que celles en usage pour la cons-  réaliser un diagnostic des poutraisons pour juger de leur état de con-
truction bois en général. servation ;
2.33 Conditions de mise en œuvre.  vérifier la capacité de la structure existante à supporter un éventuel
vérinage avant coulage de la dalle béton, destiné à réduire la défor-
2.331 Coulage de la dalle en béton. mation des solives existantes
Pour assurer une bonne répartition du béton sous la tête des connec-  vérifier les sections résiduelles efficaces, par le biais d’une vérification
teurs, le béton coulé en place doit avoir une consistance minimum de d’intégrité biologique ;
S2 au sens de la norme NF EN 206/CN. Sa mise en place nécessite une  vérifier l’état de déformation et de fissuration ;
vibration à l’aiguille.
 identifier l’essence utilisée et la classe technologique conformément à
La partie en béton armé du plancher bois-béton doit être conçue, calcu- la norme NF EN 14081 (bois massif), et NF EN 14080 (bois lamellé-
lée et mise en œuvre conformément aux prescriptions de la norme NF collé).
EN 1992 (Eurocode 2).
 remplacer impérativement les poutres qui présenteraient des dégra-
Les charges d'exploitation à prendre en considération dans les calculs dations ou des moisissures, notamment sur leur face supérieure ou
sont celles précisées par la norme NF EN 1991 (Eurocode 1). bien faire procéder à leur renforcement par des entreprises spéciali-
Les éléments en béton armé du plancher SFS VB doivent être mis en sées dans ce type de travaux et au moyen de techniques de renfor-
œuvre conformément aux prescriptions du DTU 21 : Exécution des tra- cement éprouvées ;
vaux en béton ; cahier des clauses techniques.  tenir compte dans l’évaluation des charges du supplément d’épaisseur
de la dalle de béton résultant de la déformation des poutres.
2.332 Conditions d’exécution
La conception et le calcul des planchers sont laissés à la charge du bu- 2.335 Contrôle sur chantier.
reau d’études techniques de l’opération. Les contrôles sur chantier doivent être menés en respectant au mini-
Les éléments obligatoires pour l’exécution du plancher sont énumérés mum les opérations prescrites dans la fiche d’autocontrôle élaborée par
ci-après : le bureau d’études et transmise par ses soins aux metteurs en œuvre
du système (cf. Annexe A).
 Note de calcul : Mention de toutes les charges (réparties, ponctuelles)
dans les hypothèses
2.34 Conditions de fabrication et de pose
 Plan de pose : positionnement et longueur des tôles, positionnement La fabrication du procédé peut être réalisée partiellement en usine et
des files d’étais, position des nus d’appuis, positionnement des tré- sur chantier.
mies éventuelles ; La fabrication complète en usine suit les étapes dans l’ordre chronolo-
 Coupe courante : enrobage nappe basse, nappe haute, mention du gique suivant :
treillis soudé général ;  Positionnement des solives à leur entraxe définitif
 Coupe sur appui, y compris dans les zones de recouvrement (pour  Fixation du platelage en prenant en compte les largeurs d’appuis mi-
validation des enrobages) nimales et le positionnement pressentie des connecteurs
 Plan de ferraillage de la nappe supérieure : armatures chapeaux, sec-  Positionnement d’un film de protection des solives vis-à-vis de la lai-
tion des armatures, avec espacement maximal des fils, positionne- tance du béton. Ce film peut être placé avant ou après le positionne-
ment, mention des armatures de bonne construction et en chaînage; ment des connecteurs. Un soin particulier doit être appliqué à la
 Plan de ferraillage de la nappe inférieure si nécessaire : section des jonction entre film et connecteurs afin de ne pas créer de possibilité
armatures, y compris armatures au feu, positionnement ; d’humidification des solives.
 Détails autour des trémies ;  Insertion des connecteurs par vissage. Les longueurs de pénétration
des connecteurs se règle à l’aide de la butée de profondeur. L’espace
 Détails d’exécution en cas de sciage ;
entre les solives et le béton ne doit pas excéder 50 mm. L’axe des
 Type de béton, nuances d’acier utilisées ; connecteurs doit se situer à 30 mm du bord des solives. La régularité
 Les dispositions constructives des armatures en conformités au DTU de positionnement des connecteurs est établie selon les principes de
21, conception et de dimensionnement (cf. §2.32 ci-après) en fonction
des justifications disponibles.
 Les détails d’incorporation de gaines techniques et canalisations, en
vue du respect des enrobages.  Mise en place des dispositifs d’étaiement.
 Notice décrivant les conditions de stockage et de manutention en cas  Coulage du béton
de préfabrication.

3.1/15-839_V1 5
Dans le cas de la rénovation, les étapes suivantes doivent également
être accomplies.
3. Remarques complémentaires
 Dégagement du platelage et vérification de sa tenue du Groupe Spécialisé
 Expertise des solives et/ou positionnement des solives à leur entraxe Le plancher SFS VB appartient à la famille des planchers mixte bois-
définitif béton, dont le principe réside dans la réalisation d’une connexion entre
une dalle en béton armé et des poutres en bois, l’objet de la connexion
 Perçage des orifices des murs périmétraux destinés à recevoir les an-
étant de bloquer le glissement longitudinal entre les deux matériaux
crages (position par rapport aux appuis des solives, perçage selon
pendant le fléchissement sous les charges. La particularité du plancher
enrobage souhaité des armatures de la dalle collaborante).
mixte SFS VB tient à la nature des connecteurs, tirefond-vis spécifique
2.35 Conditions de conception avec une partie filetée qui est vissée dans le bois sans pré-perçage et
une partie tête lisse qui reste libre jusqu’au coulage du béton.
Dans le cas d’ouvrage neuf la contre-flèche des poutres bois réalisée
Les performances de ces connecteurs ont été déterminées par des es-
lors de la fabrication doit être réservée aux poutres non-étayées et sa
sais. L’attention est attirée sur la spécificité de la méthode de dimen-
valeur limitée à la déformation due au poids propre du béton.
sionnement proposée en annexe 1 qui doit être suivie par le bureau
2.36 Conditions de mise en œuvre d’étude de l’opération
Par ailleurs, le Groupe a jugé opportun, s’agissant de la répartition des
La mise en œuvre des connecteurs peut être assurée par des entreprises
connecteurs, de s’en tenir aux méthodes pratiquées usuellement jusqu’à
de maçonnerie ou de charpente qualifiées et formées. Le titulaire du
ce jour pour ce type de plancher et consistant à les répartir de manière
présent Avis Technique devra néanmoins pouvoir être en mesure de
uniforme respectivement dans les zones d’extrémité et en zone centrale.
fournir une assistance technique au niveau du dimensionnement et de
Les informations concernant les hypothèses retenues pour les appuis de
la mise en œuvre finale du procédé de plancher SFS VB.
prédalles devront être fournies au fabricant de ces dernières.
Le contrôle des éléments constituants le système de plancher mixte con-
Enfin, pour l’utilisation dans les Départements et Collectivités d’Outre-
siste à s’assurer des bonnes spécificités dimensionnelles et de la traça-
mer, le Groupe Spécialisé tient à souligner le fait que les conditions lo-
bilité des éléments au moyen de certificats.
cales particulières d’hygrométrie et d’attaques biologiques imposent un
Le levage n’est pas visé par cet avis technique. choix particulièrement attentif dans la qualité des bois utilisés et dans
leur protection vis à vis des agents biologiques.

Conclusions Le document précise au §2.311 les limitations de la flèche active en


fonction du revêtement de sol prévu. Les limitations sont reprises du
guide d’application des normes NF EN 1992 (FD P18 717).
Appréciation globale
L’utilisation du procédé dans le domaine d’emploi accepté (cf. para-
graphe 2.1) est appréciée favorablement. Le Rapporteur du Groupe Spécialisé n°3.1
Validité
A compter de la date de publication présente en première page
jusqu’au 30 Juin 2018.

Pour le Groupe Spécialisé n°3.1


Le Président

6 3.1/15-839_V1
 s2 = (qui est aussi = 2 x s1) espacement entre chaque connecteur
Annexe : Mode de calcul sur la zone centrale qui correspond à la ½ longueur totale de la
La présente annexe fait partie de l'Avis Technique : le respect du mode poutre.
de calcul indiqué est une condition impérative de la validité de l'Avis.  sp = espacement constant équivalent entre chaque connecteur
 seq = 0,75 x s1 + 0,25 x s2
1. Cas Général  Kser : Rigidité de connexion aux ELS : (selon §5.3 du DTED)
 Ku : Rigidité de connexion aux ELU Avec : Ku = 2/3* Kser
1.1 Notations
Valeur caractéristique de la résistance au cisaillement FRk d'une paire de
connecteur VB en N
, ,
13000
: facteur constructif.
1,414 pour le modèle 1. (α=±45°)
1,0 pour le modèle 2. (α=45°/90°)

, , : valeur caractéristique de résistance à l'arrachement (N).


,
, , 90 pour un bois résineux.
,
Pour les calculs les notations retenues sont celles de l’Annexe B de la 180 pour un bois feuillu pré-percé.
, ,
norme NF EN 1995-1-1.
Avec les indices i suivants :
Béton : i=1 : densité du bois ( / ).
Bois : i=2 : angle défini entre l’axe du connecteur et la fibre du bois (°).
: profondeur d'ancrage d'un connecteur dans le bois (mm). Pour le
1.11 Béton modèle 2, ne prendre en compte que la longueur d'ancrage du connec-
b1 = beff : largeur de la section de béton considérée (mm) teur à 90°. Les connecteurs doivent avoir une longueur d'ancrage dans
l'élément bois de 60 mm au minimum.
h1 : hauteur de la section de béton considérée (mm)
La résistance en cisaillement perpendiculaire au fil du bois d'une paire
A1 : Aire de la section de béton considérée (mm²)
de connecteurs VB est : Fv,90,k = 8370 N
I1 : Moment d’inertie de la section de béton considérée (mm ) 4

1 : Coefficient de pondération de la quantité de rigidité en flexion ap- 1.2 Calcul des paramètres de la section
portée par la section de béton
1.21 Rigidité efficace de la section
a1 : Distance reliant le centre de la section de béton à l’axe neutre (mm)
E1: Module d’élasticité moyen du béton sous chargement court terme
1.211 Rigidité efficace en flexion
(MPa)
E1,inf : Module d’élasticité du béton sous chargement long terme (MPa) Il convient que la rigidité efficace en flexion soit prise selon :
m,1 : Coefficient partiel du matériau béton selon EN 1992-1-1
fck : Résistance caractéristique cylindrique à la compression (Mpa)
Avec i = 1 pour le béton et i = 2 pour le bois
fcd = 0,85x fck /m,1
fyk : Limite d’élasticité des armatures (MPa) En utilisant les valeurs moyennes de E et où :
1.12 Poutre en Bois
lt : portée (mm)
b2 : largeur de la section de bois considérée (mm) 12
h2 : hauteur de la section de bois considérée (mm)
A2 : Aire de la section de bois considérée (mm²) 1.212 Coefficient de glissement
I2 : Moment d’inertie de la section de bois considérée (mm4)
1
a2 : Distance reliant le centre de la section de bois à l’axe neutre (mm)
E2 : Module d’élasticité moyen du bois sous chargement court terme
(MPa)
1
E2,inf : Module d’élasticité du bois sous chargement long terme (MPa)
Avec : portée (mm)
kmod : Coefficient dépendant de la classe de service et de la durée de
: module de glissement de la connection (N/mm)
charge selon EN 1995-1-1
s : espacement moyen des connecteurs (mm)
m,2 : Coefficient partiel du matériau bois selon EN 1995-1-1
dans le cas de répartition par pallier s = 0.75 smax + 0.25 smin
kdef : Coefficient de déformation dépendant de la classe de service selon
EN 1995-1-1 et smax ≤ 4 smin
fm,k :Résistance caractéristique à la flexion Exemple de taux de collaboration entre dalle et solives
ft,0,k : Résistance caractéristique à la traction à l’ELS sous chargement permanent
fv,k :Résistance caractéristique au cisaillement Les solives sont en feuillus de classe D30. Les connecteurs sont de type
Résistance de calcul à la flexion : fm,d= Kmod x kh x fm,k /m,2 ± 45°avec un platelage de 20 mm d'épaisseur.
Résistance de calcul à la traction : ft,0,d= Kmod x ft,0,k /m,2 1
Résistance de calcul au cisaillement : fv,d= Kmod x fv,k /m,2 x kcr  2  E 2  A 2  s 
 2  1    0,637
Le coefficient de fissuration
1:2004/A1:2008 § 6.1.7.
kcr est défini dans l’EN 1995-1-
 K ser  lt 2 
1.13 Connecteurs
Espacement en cas de distribution constante : s Avec
En cas de distribution variable : E2 (module d'élasticité du bois) = 12000 MPa
 s1 = espacements entre chaque connecteur sur les zones d’appuis, A2 (section de solive) = 140 mm x 180 mm = 25200 mm²
soit sur le 1/4 gauche et le ¼ droit de la longueur totale de la poutre. s (distance constante entre connecteurs) = 80 mm

3.1/15-839_V1 7
Ksqr rigidité aux ELS : 16,8 kN/mm
lt (longueur de solives) = 5.0 mètres 2
, , ,
1.213 Position de l’axe d’inertie
Vérification de la connexion
Il convient que la charge sur un organe d’assemblage soit prise selon :
2

Où :
2 est l’espacement des organes.

1.324 Justification de la reprise des efforts de cisail-


1.22 Largeur efficace
lement par la dalle béton
La largeur efficace de la section de béton considérée pour la table de
compression est définie selon le §[Link] de l’Eurocode 2 tel que : Afin d'éviter l'écrasement des bielles de compression de la dalle béton il
faut vérifier l'inégalité suivante :
sin cos
avec θf respectant les limites :
 1.0 ≤ cot θf ≤ 2 pour les membrures comprimes (45° ≥ θf ≥ 26.5°)
 1.0 ≤ cot θf ≤ 1.25 pour les membrures tendues (45° ≥ θf ≥ 38.6°)
Coefficient de réduction de la résistance du béton fissuré à l'effort tran-
chant

0.6 1
250
avec en Mpa

1.325 Vérification des sections des armatures de


La largeur participante beff d’une poutre en T ou d’une poutre en L peut
reprise d'effort tranchant
être prise égale à : Selon la norme NF EN 1994, le taux d'armatures d'effort tranchant est
donné par :
, / ∙ ∙ sin
0.2 0,1 avec :
Où : , min 0,2  est le taux d'armature d'effort tranchant ;
 est l'air de la section des armatures d'effort tranchant régnant
sur la longueur s ;
Figure 1 Largeur efficace
 est l'espacement des armatures d'effort tranchant, mesuré le
1.3 Dimensionnement long de l'axe longitudinal de la poutre ;
 est la largeur de la poutre bois
1.31 Phases provisoires
 ∝ est l'angle entre les armatures d'effort tranchant et l'axe lon-
1.311 Vérifications de fléchissement du solivage gitudinal
Il faut vérifier l'équation suivante :
1.312 Vérifications de fléchissement du platelage

1.32 Phase définitive 0.08


Le béton et le bois ayant des comportements variant en fonction de la
durée et des variations hygrométriques, il faut vérifier la structure à 1.326 Vérification du connecteur
l'instant initial (t=0) et à long terme (t=∞) en faisant les calculs avec
kdef et les valeurs de fluage du béton. 1.327 Vérification de la flèche instantanée.

1.321 Justification de la reprise des efforts de


Calcul de la rigidité équivalente en flexion à court terme.
flexion-compression de la dalle béton. La rigidité équivalente en flexion aux ELS se calcule de la même manière
qu’aux ELU en prenant en compte le coefficient de glissement de service
Il faut vérifier l’inégalité suivante pour la partie bois et la partie béton : ( et non celui de rupture ( .

, | | , Vérification de la flèche à court terme.


2 La flèche maximale se calcule en prenant en compte la rigidité effective
Avec : calculée au point précédent.
- la contrainte de compression moyenne ; Etant donné que, dans le cas qui nous préoccupe, les poutres isosta-
- la contrainte de flexion. tiques sont chargées uniformément, la flèche se vérifie selon :
,
5
1.322 Justification de la reprise des efforts de 384 ,
flexion-traction des éléments bois.
1.328 Vérification de la flèche finale.
Il faut vérifier l’inégalité suivante :
, , Pour les vérifications des ELS à l’état final, il convient de remplacer les
1 modules d’élasticité du bois et du béton par des modules finaux.
, , ,

,
1.323 Justification de la reprise des efforts de cisail- 1
lement de la connexion.
,
1
Il faut vérifier l’inégalité suivante :

,
1 ,

8 3.1/15-839_V1
: Facteur de déformation définit dans le Tableau 3 - 1 cm + L/700 pour L>7,00 m

La flèche se vérifie selon : En présence de revêtement de sol fragile ou de cloisons fragiles, les
prescriptions portant sur la limitation des flèches nuisibles du
5 FD P18 717 sont adoptées, soit :
,
384 , - L/500 pour L≤7,00 m
0,7 cm + L/1000 pour L>7,00 m
1.329 Vérification de la flèche active

En l’absence de revêtement de sol fragile et de cloisons fragiles, la flèche


active est limitée à :
- L/350 pour L≤7,00 m

3.1/15-839_V1 9
Dossier Technique
établi par le demandeur
Dans le cas de rénovation de plancher existant en utilisant les solives en
A. Description place, il faut réaliser un diagnostic afin de définir la classe de résistance
et l’essence du bois. Le diagnostic sanitaire doit être confié à un bureau
d'étude ou un organisme agréé.
1. Principe Les appuis du procédé se font principalement par les solives bois, soit
par appui directe sous les solives, soit par liaison mécanique en extré-
Le système SFS VB est utilisé pour la réalisation de planchers mixtes mité de solives avec des vis d'assemblage ou étrier. Dans ce dernier cas
bois-béton faisant travailler une solive bois en flexion traction et une vérifier que les connecteurs n'interfèrent pas la zone d'assemblage.
dalle de compression en béton par l'intermédiaire des connecteurs VB.
Le connecteur VB est de type tirefond-vis spécifique avec une partie 3.2 Connecteur
filetée qui est vissée dans le bois sans pré-perçage et une partie tête
lisse qui reste libre jusqu’au coulage du béton. L’utilisation d’un tel pro- Les connecteurs VB ont un marquage CE à partir de l'ATE-13/0699 sur
cédé permet de limiter le glissement aux appuis entre la dalle et la la base du CUAP 03.03/04 suivant le niveau d'attestation 1. Le DIBT
poutre ainsi que le glissement initial. (Deutsches Institut für Bautechnick) de Berlin représente l'organisme
notifié pour les tests initiaux du produit, l'inspection initiale de l'usine,
le contrôle de production, la surveillance continue, l'évaluation et appro-
2. Domaine d’emploi proposé bation du contrôle de production en usine.
Le plancher mixte bois-béton SFS VB peut être utilisé en rénovation sur La fabrication des connecteurs est assurée exclusivement par la société
des solives bois existantes ou en construction neuve. Il est utilisé sur SFS intec dans l’usine de Heerbrugg en Suisse, certifiée ISO 9001,
des poutres isostatiques ou des poutres hyperstatiques de 3 ou 4 appuis. ISO/TS 16949, ISO 14001 et ISO 17025.
Le système SFS VB est utilisable dans tous types de bâtiments (habita- Les connecteurs VB sont fabriqués à partir d’un fil d'acier brut de qualité
tions, bâtiments tertiaires ou industriels, bureaux, ERP… etc) dont la spéciale, en matière acier 18B3, ils ont une classe de dureté 8.8. Les
structure porteuse est en béton armé, maçonnerie, métallique ou bois. connecteurs ont une longueur sous tête de 100 ; 110 ou 165 mm ±5,
Il est utilisable en France métropolitaine, DROM-COM comprise. une longueur de tête, entre la collerette de butée et la collerette d'an-
crage, de 45 mm, un diamètre de filetage 7.5 mm ±0.2 avec une lon-
L'utilisation du procédé SFS VB est possible dans les zones de sismicité
gueur filetée de 95 ou 135 mm ±2.5 (Voir plan dans l'annexe C). Les
1 à 4 pour les bâtiments à risque normal de catégorie I à IV, et en zone
connecteurs sont recouverts d'une couche de paraffine noire servant de
sismique 5 pour les bâtiments de catégorie I et II (absence de séisme
protection anticorrosion et de cire pour diminuer le couple de vissage.
vertical selon la norme NF EN 1998 pour ces zones et catégories).
Les connecteurs sont marqués sur la collerette de tête des 3 lettres
Le système VB est utilisable dans les habitations de famille 1 et 2 au "SFS". Un contrôle continu est assuré tout au long du processus de fa-
sens de l’arrêté 1986 relatif à la protection contre l’incendie des bâti- brication. Les connecteurs VB sont commercialisés par SFS intec SAS à
ments d’habitation. Valence.
Le plancher mixte SFS VB est utilisable dans des locaux inférieurs en
classe de service 1 ou 2 au sens de la norme NF EN 1995-1-1. Dans le 3.3 Béton
cas de plancher sur vide sanitaire prévoir une ventilation adaptée.
Le béton utilisé est conforme à la norme NF EN 206/CN et au code de
Toutes les catégories d’usage au sens de la norme NF EN 1991-1-1 sont calcul NF EN 1992-1-1 (eurocode 2).
visées par le système.
L'épaisseur de la dalle béton est comprise entre 7 et 10 cm. Une épais-
Possibilité d’usage au sens du DTU 20.12 : Gros œuvre maçonnerie des seur supérieure à 10 cm est envisageable sous certaines conditions dé-
toitures destinées à recevoir un revêtement d’étanchéité : utilisation taillées dans le chapitre 4.322. Pour des petites portées et quand il n'y
comme support d'étanchéité en toiture dans le cas de toiture terrasse a pas de risque de poinçonnement de dalle (pas de charge ponctuelle ou
inaccessible ou de toiture terrasse technique. linéaire), l'épaisseur de la dalle béton peut être réduite à 6 cm.
La dalle béton peut servir de diaphragme contreventant sous réserve de La classe de résistance de la dalle béton est au minimum C25/30 suivant
prévoir le ferraillage, les chainages et les liaisons aux éléments verticaux la norme NF EN 206/CN avec des granulats de diamètre maximum Dmax
de contreventement nécessaire. = 16 mm. Le rapport eau/ciment doit être le plus faible possible (dans
Le domaine d’emploi comprend les planchers d’étages courants et de la limite de la norme NF EN 206/CN) et la classe de consistance S2, S3,
toiture terrasse des bâtiments soumis exclusivement à des charges sta- S4 ou S5 pour bien couler entre les connecteurs.
tiques ou quasi-statiques au sens de la norme NF EN 1991-1-1 (en com- L'utilisation de béton auto-plaçant permet d'éviter les surcharges lors
prenant par ces dernières les effets dynamiques courants dus au du coulage du béton.
déplacement des personnes et des appareils légers qui ne produisent
Dans le cas où la dalle joue un rôle de contreventement en situation
pas de vibration).
sismique, son épaisseur minimale est alors portée à 7 cm, conformé-
Les déformations maximales prescrites par les normes et les DTU des ment aux normes NF EN 1992-1-1 et NF EN 1998-1-1. Dans ce cas la
autres corps d’état, reposant sur le procédé, doivent être respectées. dalle doit être liaisonnée aux éléments de contreventement verticaux,
La dalle doit être dimensionnée dans le sens transversal (entre les so- et doit comporter les armatures complémentaires éventuelles (chaî-
lives) suivant les normes en vigueur. nages) pour assurer ce rôle.
L'appui du procédé peut se faire par la dalle béton dans les cas où le
3. Caractérisation des matériaux support est en béton ou maçonnerie. Prévoir aussi la pose de connecteur
perpendiculairement à la solive pour ancrer la solive bois dans la dalle
constitutifs béton armée, voir chapitre 4.7 Le dimensionnement des armatures mé-
talliques se fera conformément à la norme NF EN 1992-1-1. Toutes les
3.1 Composants bois préconisations de mise en œuvre devront suivre les normes en vigueur.
Les éléments bois connectés sont soit en bois massif feuillus ou résineux
suivant la norme NF EN 14081, soit en lamellé collé suivant la norme NF 3.4 Armatures
EN 14080 Les armatures de la dalle béton armée seront conforme à la famille des
Les éléments bois ont une section rectangulaire de largeur minimale de treillis soudés ST de la norme NF A 35-016, et seront dimensionner sui-
8 cm et de hauteur minimale de 10 cm. Dans le cas de poutre bois de vant la norme NF EN 1992-1-1.
section ronde, le diamètre minimum est de 13 cm avec un méplat su- Des renforts d'armatures sont à prévoir dans le cas de trémies, de plan-
périeur de 8 cm. Les bois doivent avoir une humidité de mise en œuvre cher sur plusieurs appuis ou en porte à faux. La liaison périphérique de
inférieure à 20% et si possible le plus proche possible de l'humidité fi- la dalle béton armé à la structure support béton se fera par les fers
nale. Entre 7et 13% pour une utilisation en classe de service 1 et entre prévus à cet effet.
13 et 20% pour la classe de service 2.
Il n'est pas nécessaire de ligaturer l'armature aux connecteurs VB.
La classe de résistance des bois massif est au minimum de qualité C18
ou D24 suivant NF EN 338, les bois lamellé collé de qualité minimum GL En zone sismique les armatures seront dimensionnées suivant la norme
20h suivant norme NF EN 14080. Dans le cas d’utilisation de bois feuil- NF EN 1998-1.
lus, il faut pré-percer le bois avec un diamètre de pré-perçage de 4 mm
sur une profondeur de 40 mm.

10 3.1/15-839_V1
3.5 Panneaux de coffrage La déformation maximum du platelage en phase provisoire est de L/500
dans le cas de platelage faisant office de sous face et de L/200 si le
Le fond de coffrage de la dalle béton peut être assuré de différentes platelage est non apparent.
manières :
Si le platelage bois est continu sur les solives il doit avoir une épaisseur
 Matériaux structurels faisant parti de la dalle béton comme des pré- inférieure à 30 mm avec les connecteurs VB/48-7,5x100, et pour les
dalles béton, ou un bac acier collaborant. Ces matériaux ne sont con- connecteurs VB/48-7,5x165 l'épaisseur du platelage est au maximum
sidérés travaillant que dans le sens transversal aux poutres mixte bois de 50 mm.
béton. De plus ils ne doivent pas interagir avec le système SFS VB.
Dans le cas de platelages non continus sur les solives mais posés sur les
 Fond de coffrage perdu à base de matériaux autoporteur entre les poutres ou sur tasseaux, ceux-ci doivent être fixés convenablement pour
solives tels des planches de bois massif ou des panneaux à base de reprendre les charges précédentes. La longueur d'appuis du platelage
bois (OSB2/3 suivant EN 300, Panneaux de particules P4/5/6/7 sui- devrait être vérifiée suivant NF EN 1995-1-1 avec une longueur mini de
vant EN 312, Contreplaqués selon EN 636-1/2/3, LVL…). Ces fonds de 20 mm, de plus il faut laisser une distance minimum de 30 mm de l'ex-
coffrage peuvent être continus sur les solives à condition d'être in- trémité du platelage à l'axe des connecteurs.
compressibles et de ne pas avoir une épaisseur supérieure à 50 mm,
ou ils peuvent être coupés et intercalés entre les solives connectées. 4.3 Phase définitive
Dans le cas d'un fond de coffrage sensible à une reprise d'humidité
par la laitance du béton, prévoir un film d'étanchéité de type feuilles
en plastique de 0,2 mm en PE (polyéthylène), bien faire se chevau- 4.31 Caractérisation des connecteurs VB.
cher les joints, les scotcher si nécessaire. Remonter le film polyane Les valeurs caractéristiques de raideur et de capacités résistantes des
plus haut que le niveau supérieur de la dalle béton contre les murs connecteurs sont données par l'ATE-13/0699.
périphériques et autres réservations. Dans le cas de rénovation de
plancher bois existant, les planches en bois peuvent être utilisées en
fond de coffrage perdu, continue sur les solives après avoir vérifié leur
capacité portante suivant le chapitre 4.23.
 Fond de coffrage ré-employable entre solives.

4. Dimensionnement

4.1 Méthode de calcul


Le système bois-béton VB travaille en plancher mixte, les éléments bois
reprennent les efforts de traction flexion et la dalle béton les efforts de
compression. La transmission des efforts entre la dalle béton et les
poutres bois se fait par l'intermédiaire des connecteurs VB. Le dimen- Figure 2 Modèle 1 et 2 d'implantation des connecteurs
sionnement se fait suivant les eurocodes, la semi-rigidité de la con-
nexion est abordée selon la méthode Gamma de de l’Annexe B de la Vis SFS VB VB-48- VB-48- VB-48-
norme NF EN 1995-1-1. 7.5x100 7.5x110 7.5x165
Le dimensionnement du système VB comprend deux phases : Résistance en
16 17 17
 phase provisoire, quand le béton est en place mais non travaillant traction [kN]
 phase définitive quand le béton est travaillant après la prise complète Résistance en
du béton de la dalle et desétaiement. 16 18 18
torsion [Nm]
Dans tous les cas on vérifiera la résistance des éléments à l'état limite
ultime et les déformations à l'état limite de service. Tableau 1 propriétés des vis SFS VB
Ce dimensionnement est effectué en tenant compte du fluage des deux 4.311 Valeur caractéristique de la raideur Kser d'une
matériaux bois et béton uniquement en phase définitive (le fluage est
paire de connecteur VB en N/mm
négligé en phase provisoire).
La valeur caractéristique de la raideur d'une paire de connecteur VB sous
mis à un effort de cisaillement, suivant la profondeur d'ancrage lef
4.2 Phases provisoires
Les planchers mixtes doivent être vérifiés en phase provisoire suivant
les normes de construction en vigueur. Orientation des connecteurs VB Kser en N/mm

Si le plancher mixte bois-béton est prévu pour reprendre les efforts de Modèle 1 : ± 45° 240 lef
contreventement du bâtiment il faut prévoir un système provisoire de Modèle 2 : 45°/90° 100 lef
contreventement tant que la dalle béton n'est pas travaillante.
Tableau 2 raideur des connecteurs
4.21 Justification des dispositifs d’étaiement.
Pour le dimensionnement aux ELU on prendra Ku = 2/3 Kser
Dans la mesure du possible, il est recommandé, lors de la phase de
bétonnage et de durcissement du béton, de soutenir les poutres par une 4.312 Valeur de kdef
ou plusieurs rangées d’étais que l’on place au niveau du tiers médian de
L'influence des variations d'humidité et du fluage doit être prise en
la portée. Les étais doivent avoir une surface de contact sous la solive
compte en réduisant les modules d'élasticités du bois et du béton, ainsi
suffisante pour reprendre les charges provisoires. Ils doivent reposer sur
qu'en réduisant la raideur de la connection suivant la norme NF EN
une structure porteuse prévue à cet effet.
1995-1-1 et des coefficients de réduction kdef du Tableau 3 ci-dessous
4.22 Justification des éléments bois en phase
provisoire. Matériau Classe de Classe de
service 1 service 2
Il faut vérifier les éléments bois seul sans connecteurs en rajoutant le
poids propre des connecteurs, de l'armature et du béton frais comme Bois massif, EN 14081-1 0.6 2.0
charge permanente et en rajoutant aussi les charges de construction
Bois Lamellé-collé, 0.6 2.0
habituelles en charge variable.
EN 14080
Les éléments bois seront dimensionnés en ELU (flexion, tranchant, dé-
versement…) et en ELS avec une flèche de L/300 ou L/500 si un aspect LVL, EN 14374 0.6 2.0
de sous-face est nécessaire.. Béton, EN 206/CN 2.5 2.5
Connecteur SFS VB 0.6 4.0
4.23 Platelage.
Le platelage bois ou panneau fond de coffrage doit pouvoir reprendre Tableau 3 facteur de déformation
les charges permanentes du béton et armature et les charges de cons-
truction en phase provisoire (coulage de béton, circulation des opéra-
teurs).
Les charges de construction suivant la norme NF EN 1991-1-6 sont
comme suit :
 1,5kN/m² sur une aire de travail de 3mx3m
 0.75kN/m² à l'extérieur de l'air de travail

3.1/15-839_V1 11
4.32 Justification de la stabilité en phase définitive Voir les dispositions constructives du chapitre 5.7. Figure 11.
aux états limites ultimes. 4.5 Séismes
4.321 Justification de la reprise des efforts de La dalle béton est utilisable en fonction diaphragme de plancher.
compression sur appuis. Dans ce cas, les efforts horizontaux du diaphragme sont transmis à la
Les appuis de solives doivent être vérifiés en compression transversale structure porteuse en béton ou maçonnerie directement par des
sur appuis. épingles ou autres fers à béton entre la dalle et un chainage périphérique
dans les murs.
Un frettage d'appuis est possible suivant l'annexe C.
Pour les structures bois il est possible de connecter une muraillère péri-
4.322 Ferraillage minimum. phérique bois au diaphragme béton avec les connecteurs VB. Cette mu-
raillère sera assemblée à la structure porteuse bois. La muraillère peut
Les armatures de la dalle béton armée seront dimensionnées suivant les
être sous la dalle béton et reprendre aussi les solives du procédé ou elle
normes NF EN 1994-1-1 §[Link].1 et §[Link] et NF EN 1992-1-1
peut être contre la dalle béton, dans la structure porteuse bois. (voir
§6.2.4 et §9.2.2 (5).
Figure 12 Détail appui en zone sismique dans MOB 3 ; Figure 11 Détail
Au minimum il faut prévoir une armature métallique de type ST 10. appui en zone sismique dans MOB 2)
Le ferraillage doit être dimensionné pour reprendre les efforts tran- Le dimensionnement de la dalle béton en fonction diaphragme se fait
chants et les efforts de cisaillement longitudinal dans la dalle béton et suivant la norme NF EN 1998-1.
en particulier autour des connecteurs. Le diamètre de tête des connec-
Les essais ont permis de prouver l'intégrité de la connexion après une
teurs est égal à 12 mm.
sollicitation dynamique.
Dans le cas de dalle béton d'épaisseur supérieur à 10 cm, il faut prévoir
une rehausse de ferraillage en lien avec un deuxième lit d'armature en 4.6 Acoustique
partie supérieur de la dalle.
4.61 Bruit de choc
4.323 Justification en flexion transversale
Il est possible d’estimer le niveau de bruit de choc équivalent normalisé
La vérification en flexion transversale de la dalle béton doit être faite. pondéré du plancher brut Ln,w,eq et la réduction du bruit de choc pondé-
rée par le revêtement de sol Lw selon EN 12354-2.
4.33 Justification aux Etats Limites de Service.
La valeur d'atténuation acoustique au bruit d'impact peut se prévoir sui-
4.331 Vérification de la vibration vant les valeurs du tableau en annexe B.
En fonction du type de bâtiment il faut vérifier la première fréquence f1,
4.62 Bruit aérien
la vérification de la souplesse du plancher et la réponse impulsionnelle.
L'estimation s'effectue en principe sur la base de la norme EN 12354-2
Le plancher mixte bois béton est considéré comme une plaque rectan-
gulaire orthotrope appuyée sur 4 côtés. La rigidité équivalente en flexion
4.7 Cas des reprises d'appuis par la dalle béton
dans le sens longitudinale sera prise comme la rigidité effective du pro-
cédé mixte. Pour le sens transversal on ne considère que la dalle béton Dans le cas où les poutres bois ne peuvent pas garantir les appuis du
seule. procédé, il est possible de réaliser la transmission des efforts entre le
plancher mixte et la structure porteuse par la dalle béton exclusivement.
4.332 Ferraillage minimum (ELS). Les critères suivants doivent être vérifiés :
Le ferraillage minimum doit être vérifié suivant la NF EN 1994-1-1 cha-  dalle béton d'une épaisseur minimum de 80 mm et d'une qualité mi-
pitre 7.4.2 nimum C25/30.
 pose de une ou deux paires de connecteurs perpendiculaires en ex-
4.333 Justification en flexion transversale
trémité de dalle pour transmettre les efforts tranchants de la partie
La vérification en flexion transversale de la dalle béton doit être faite. bois à la dalle béton. Ces connecteurs devront respecter les espace-
ments et distance suivante
4.4 Calcul au feu Distance et espacement Désignation Valeur (mm)
Sans protection au feu : Entraxe parallèle au fil a1 40

Connexions mobilisées Entraxe perpendiculaire au fil a2 20


Conformément aux conditions prévues par l’Arrêté du 14 mars 2011 Distance d'extrémité a3c 40
modifiant l'arrêté du 22 mars 2004 relatif à la résistance au feu des
Distance de rive a4c 30
produits, éléments de construction et d'ouvrages, les planchers mixtes
SFS VB, sont à même de satisfaire des degrés de stabilité au feu dans
Tableau 4 Distance et espacement des connecteurs de reprise
les conditions précisées dans l’Avis de laboratoire de résistance au feu
d'appuis
AL 15-156.
Les appuis de la dalle ne seront pas à plus de 200 mm des connecteurs
Connexions non mobilisées verticaux de reprise de tranchant. L'ancrage minimum des connecteurs
Le degré de stabilité au feu du plancher est vérifié en considérant que dans la poutre bois est supérieur à 70 mm, la valeur caractéristique
les poutres en bois sont déconnectées de la dalle béton. Les poutres en d'arrachement d'une paire de connecteur à 90° dans le bois est de 4,7
bois peuvent être justifiées par application de l’Eurocode 5 partie 1-2 kN.
(EN 1995-1-2). Le degré coupe-feu est vérifié par application de l’Euro- Les connecteurs perpendiculaires de reprise d'appuis doivent s'ancrer
code 2 partie 1-2 pour la dalle de béton lorsque celle-ci constitue la dans la solive bois d'au moins 70% de la hauteur de la poutre, sinon
totalité de l’isolement au feu. Le degré coupe-feu du plancher est subor- prévoir un frettage par vis. Le cisaillement dans le bois et dans la dalle
donné à sa stabilité pour un degré au moins égal. béton doit être vérifié.
Avec plafond de protection : 4.8 Conditions particulières concernant la
Le degré de résistance peut être justifié par la mise en œuvre d’un pla- réalisation des trémies et autres
fond contribuant à la résistance au feu du plancher protégé. Ce système
de plafond doit être justifié par un procès-verbal de classement pour le réservations.
degré de résistance au feu requis, pour la protection d’éléments struc- Les trémies influencent la résistance des planchers mixtes bois béton.
turaux en bois. Il doit être mis en œuvre selon la description de ce pro- La largeur efficace prendra compte les trémies et devra être diminuée
cès-verbal. si besoin.
Dans le cas où la trémie est entre 2 solives prévoir un renfort de ferrail-
Autres protections incendie :
lage de rive suivant la norme NF EN 1992.
Leur convenance devra être examinée au cas par cas dans le cadre d’une
Dans le cas où une ou plusieurs solives sont coupées par un chevêtre,
appréciation de laboratoire agréé délivrée dans les conditions prévues
les assemblages des solives boiteuses contre le chevêtre et du chevêtre
par l’arrêté du 14 mars 2011 modifiant l’arrêté du 22 mars 2004.
contre les solives d'enchevêtrures seront justifiées suivant la norme NF
EN 1995-1 et les règles de l'art en charpente bois. La dalle béton sera
4.41 Disposition particulière
renforcée par des fers de renfort ou treillis supplémentaires suivant NF
Pour limiter l'écaillement de la dalle béton prévoir obligatoirement un EN 1992. Voir Figure 16 détail de trémie.
fond de coffrage à base de bois ou panneau dérivé de bois d'une épais-
Les solives d'enchevêtrure doivent être vérifiées avec les reports de
seur de 20 mm minimum avec les joints entre panneau inférieur à 4mm
charge correspondants et les largeurs effectives réelles. Il est possible
Les appuis du plancher mixte se feront dans la structure porteuse ou de doubler les solives d'enchevêtrure au moyen de vis WT.
par vis croisée WT ou WR avec les mêmes principes de dimensionne-
ment.

12 3.1/15-839_V1
4.9 Justifications particulières pour les cas Papier huilé ou feuille perméable à la vapeur.
autres que les travées isostatiques. Les connecteurs SFS VB-48-7,5xL mm doivent être posés suivant les
plans de la note de calcul établis par le bureau d’étude, avec la machine
Les cas de poutres hyperstatiques (3 ou 4 appuis)
de pose CF-VB/L.
Le dimensionnement de la dalle béton selon l'EN 1992-1-1 inclut l'éven-
Il est conseillé d’utiliser une règle ou un tasseau bois gradué avec l’in-
tuel ajout d'armatures supplémentaires dîtes "chapeaux" au droit des
clinaison et l’entraxe des connecteurs. Utilisation de la visseuse SFS CF-
appuis intermédiaires pour reprendre un effort de traction en partie
VB/L. Elle permet une pose facile et rationnelle des connecteurs SFS. La
haute du béton.
profondeur de pénétration des connecteurs se règle à l’aide de la butée
Les cas de porte-à-faux : de profondeur. Les connecteurs sont vissés à plein régime (vitesse 1 =
La dalle béton et la partie bois ne devront pas être connectées sur les 900/min) dans les poutres, à 45° et conformément au plan de pose.
parties en porte-à-faux d'un plancher. Poser les aciers d’armatures suivant les recommandations du bureau
d’étude.
5. Mise en Œuvre Contrôler l’angle de pose et les entraxes entre les connecteurs SFS et
les armatures.
5.1 Généralité Couler le béton et le vibrer. Pour assurer une bonne répartition du béton
sous les connecteurs, le béton coulé en place doit avoir une classe de
La mise en œuvre est effectuée par toute entreprise de maçonnerie, de
consistance S2, S3, S4 ou S5 au sens de la norme NF EN 206/CN (af-
gros œuvre, de charpente ou de menuiserie bois. Les techniciens de SFS
faissement normalisé au cône d’Abrams supérieur à 5 cm).
intec se tiennent à disposition pour une formation sur la mise en œuvre
des connecteurs VB et la fourniture de fiches d'autocontrôle pour garan- Retire les étais selon les instructions du bureau d'étude.
tir un suivi des étapes du procédé et une bonne mise en œuvre. Dans le cas de rénovation, une attention particulière devra être apportée
Le système de plancher mixte bois béton SFS VB peut être utilisé pour à l’homogénéité de l’humidité du bois des poutres anciennes et des
la réalisation de plancher neuf ou en réhabilitation de plancher existant. éventuelles poutres neuves. Un écart de 5% est un maximum admis-
sible.
Dans tous les cas les règles de sécurité des personnes et de protection
des ouvrages en cours de construction devront être respectées.
5.4 Pose dans le cas d’une construction neuve
5.2 Etudes d'exécution Pour la pose d'un plancher mixte bois-béton en construction neuve les
différentes étapes de la construction sont :
Les études d'exécution sont réalisées par un bureau d'étude bois béton
suivant les indications du présent dossier. SFS intec met à disposition Poser les poutres avec des fixations SFS intec.
des bureaux d'études un logiciel de calcul permettant de vérifier les dif- Poser le coffrage en continu sur les poutres avec des fixations SFS intec
férents éléments du procédé. SFS intec dispense aussi des formations (WFR).
aux bureaux d'étude pour l'utilisation du logiciel et l'assistance chantier.
Si nécessaire, poser une couche intercalaire sur la couche de planches
Le dossier de dimensionnement remis par le bureau d'étude doit com- en respectant le recouvrement demandé par le film et en effectuant une
prendre les éléments suivants : remontée en périphérie de dalle et du chevêtre. Si le fond de coffrage
 Note de calcul des poutres mixtes bois-béton est hydrofuge, scotcher les joints rainure-languette pour garantir l'étan-
chéité.
 Plan de coffrage incluant le repérage des poutres connectées
Poser des étais au niveau du tiers médian de la portée ou suivant le plan
 Plan du ferraillage de la dalle et ses ancrages
d'étayement.
 Plan de mise en œuvre des connecteurs VB pour chaque type de
Les connecteurs SFS VB-48-7,5xL mm doivent être posés suivant les
poutre connecté
plans de la note de calcul établis par le bureau d’étude, avec la machine
 Carnet de détail en fonction des cas. (appuis, renforcement, trémie, de pose CF-VB/L.
ancrage…)
Poser les aciers d’armatures suivant les recommandations du bureau
5.3 Pose dans le cas d’une rénovation d’étude.
Couler le béton et le vibrer.
En cas de rénovation de plancher bois existant un diagnostic préalable
doit être réalisé par un expert et il doit contrôler particulièrement les Retirer les étais selon les instructions du bureau d'étude.
points suivants : Dans le cas d'une préfabrication de caisson de plancher bois connecté
 Etat sanitaire et qualité des bois en place avec ou sans la dalle béton se reporter aux conditions particulière ci-
après.
 Qualité des appuis de solive sur mur support et poutre porteuse
L’humidité relative de mise en œuvre du bois doit être inférieure à 20%.
 Etat et qualité du platelage bois ou autre panneau de plancher
 Planéité et niveau du plancher 5.5 Description des dispositifs d’étaiement en
 L’état de déformation et de fissuration des poutres bois. phase provisoire.
 Possibilité d'étayement des solives Il est recommandé, lors de la phase de bétonnage et de durcissement
 Nettoyer et contrôler les poutres et les appuis. du béton, de soutenir les poutres par une ou plusieurs rangées d’étais
que l’on place au niveau du tiers médian de la portée. Si les conditions
Il devra établir les hypothèses de calcul suivantes : de chantier ne permettent pas l'étaiement des solives pour le coulage
 Sections résiduelles efficaces des poutres bois du béton, le signaler au bureau d'étude qui vérifiera les solives sans
 l'essence de bois utilisée et la classe technologique (conformément à étayement en phase de coulage.
la norme NF B 52 001)
 Longueur d'appuis des poutres bois
Les différentes étapes de réalisation d'un plancher mixte bois-béton
avec les connecteurs VB en cas de rénovation de plancher bois existant
se déroulent de la façon suivante :
Retirer le revêtement de sol jusqu’à la couche de planches pouvant être
utilisée comme coffrage.
Nettoyer et contrôler les poutres et les appuis.
Vérifier les sections résiduelles efficaces, par le biais d’une vérification
d’intégrité biologique.
Vérifier l’état de déformation et de fissuration.
Identifier l’essence utilisée et la classe technologique (conformément à
la norme NF B 52 001) Figure 3 zone d'étaiement
Remplacer les planches et les poutres ne présentant pas une capacité Si les planchers existants sont relevés avant bétonnage (diminution de
portante suffisante. Fixer correctement les planches avec des vis WFR la flèche), il convient de mesurer la force de relevage et le déplacement
de SFS intec. correspondant. Ces données doivent être prises en compte dans le calcul
Poser des étais au niveau du tiers médian de la portée. préalable et contrôlée par la suite (en phase d’exécution). Pour cela il
Poser une couche intercalaire sur la couche de planches en respectant faut mesurer la flèche que l’on donne avec l’étayage et calculer la struc-
le recouvrement demandé par le film et en effectuant une remontée en ture avec la force de précontrainte induite par la contre-flèche créée.
périphérie de dalle et du chevêtre, par exemple : Prévoir un étaiement suffisant à l’endroit où le béton est déversé en
2 feuilles en plastique de 0,2 mm en PE, bien faire chevaucher les joints masse.
de 20 cm.

3.1/15-839_V1 13
Il est possible pour des petites portées de ne pas étayer les poutres en
bois lors du bétonnage. Dans ce cas, il faut tenir compte de la flèche
engendrée par la surcharge du béton frais.
Dans le cas d’un coulage de béton avec une poutre contre-flèchée,
étayée, il faut tirer le béton avec une contre-flèche et garantir une épais-
seur constante de la dalle béton sur la longueur de la poutre.

5.6 Description du plan d’assurance qualité


mise en œuvre.
Des fiches d’autocontrôle sont fournies en Annexe A du dossier tech-
nique. Ces fiches listent les différents points sur lesquels l’attention doit
être portée lors de la mise en œuvre. Il existe deux fiches, une pour
l’autocontrôle des planchers existants et l’autre pour l’autocontrôle des
planchers neufs.

5.7 Dispositions constructives des planchers.


5.71 Description des planchers.
Figure 5 entraxe et distance aux bords
Les planchers sont en bois ou élément de structure à base de bois. Les
planchers sont sur 2 ou 3 appuis. Dans le cas de rénovation les solives
doivent être remises de niveau par calage sous les appuis ou coulage de
5.72 Description des modalités de réalisation
résine dessus. d’ouvertures dans le plancher.
Le repérage de la position des connecteurs sur les poutres en bois se Les trémies peuvent être réalisées suivant 2 principes :
fait suivant les plans d’exécution fournis par le bureau d'étude. Il existe Trémies inférieures au vide entre deux solives : "e", dans ce cas la lon-
deux types de calepinage : constant et par palier. Dans le cas d'une gueur de trémie est inférieure à "e" et il faut prévoir un renfort d'arma-
répartition des connecteurs avec entraxe variable, l'entraxe maximum ture dans la dalle béton sur une profondeur de "e" dans chaque coin.
ne sera pas supérieur à quatre fois le plus petit entraxe.
Trémies coupant une solive : réaliser un chevêtre et prévoir un renfor-
Les connecteurs doivent être posés avec une inclinaison angulaire com- cement des solives d'enchevêtrures (doublage des poutres en général
prise entre 45°et 50° et entre 130° et 135° par rapport à l'axe des et liaison entre elles par vis SFS WT) suivant l'étude. L'armature métal-
porteurs bois. Le plancher est conçu pour solliciter les connecteurs en lique doit être renforcée dans les angles de la trémie.
traction ou compression axiale. Ce mode de pose garanti une plus
Dans le cas d'un bâtiment en zone sismique on limitera la trémie à 4m².
grande raideur de liaison et une plus grande résistance par connecteur.
Par principe l'armature métallique doit être doublée de chaque côté de
Pour faciliter la mise en œuvre dans le cas où les extrémités de solive
la trémie sur une profondeur égale à la largeur de la trémie.
sont contre un mur filant, sur une longueur de 50 cm maximum, l’incli-
naison des connecteurs VB peut être entre 45° et 50° et entre 85° et
5.73 Description des jonctions entre les planchers et
95°. Ce mode de pose 45°/90° doit être prévu par le bureau d'étude.
les murs.
Le pré perçage d'un trou pilote à un diamètre de 4 mm est obligatoire
dans les bois feuillus de qualité supérieure ou égale à la classe D30. Les jonctions entre les planchers mixtes bois-béton est les murs por-
teurs peuvent se décomposer en plusieurs catégories : bâtiment en zone
sismique ou non
Structure porteuse en bois
Structure porteuse en béton ou maçonnerie
Voir les détails types suivant les figures 6 à 15.

5.74 Description des interfaces avec les éléments de


second œuvre.
Les interfaces avec les éléments de second œuvre et en particulier les
cloisons se font suivant les mêmes conditions que dans le cas d'un plan-
cher béton traditionnel pour les éléments supérieurs et ainsi que dans
le cas d'un plancher bois pour les éléments inférieurs.

5.75 Description des incorporations de gaines et de


Figure 4 mode de pose des connecteurs
fourreaux.
Ces éléments peuvent être incorporés dans les dalles armées sous ré-
Les entraxes et distances aux bords minimum des connecteurs sont don- serve de respecter les enrobages minimums autour des connecteurs et
nés dans le tableau ci-dessous. des armatures métalliques.

Ecartement des vis parallèles, a1 80 mm


5.76 Description des dispositions constructives
particulières dans le cas toiture plate support
Ecartement des vis croisées, a2 20 mm
d’étanchéité
Distance aux extrémités, a3,c 80 mm
 Pente ≥ 3% sur plan
Distance aux bords, a4,c 30 mm  Toitures-terrasses inaccessibles isolées thermiquement sur l’élément
porteur et sans rétention d’eau pluviale
Tableau 5 entraxe et distance
 Comme pour tous les supports en bois ou à base de bois selon le NF
DTU 43.4, l’implantation des dispositifs d’évacuation des eaux plu-
viales doit être faite conformément à l’annexe E du NF DTU 43.3 P1-
1 d’avril 2008.
 Critère de fléchissement final dû à toutes les charges du 1/500e de la
portée pour une pente de 3 % minimale.
 Seuls les revêtements d’étanchéité et isolants supports d’étanchéité
bénéficiant d’un Document Technique d’Application visé par le Groupe
Spécialisé n°5 sur l’élément porteur considéré ou sur élément porteur
en maçonnerie de type D, sont envisagés.
 Les fixations mécaniques du revêtement d’étanchéité ou de l’isolant
support sont exclues.
 Lorsque le revêtement d’étanchéité est posé en adhérence (sous iso-
lation inversée) ou lorsque le pare-vapeur est adhérent, un contrôle
de la siccité de l’élément porteur SFS VB est à prévoir. Ce contrôle
s’effectue par trois mesures par tranches de 500 m² avec au moins
trois mesures par chantier. Le taux d’humidité mesuré à la bombe à
carbure conformément au NF DTU 53-2 doit être inférieur ou égal à
4,5% en poids.

14 3.1/15-839_V1
 La dalle béton SFS VB doit respecter le délai de prise de 28 jours Rapport 2320 du 11/08/1997 par le laboratoire 2253-14 de l’Université
minimum et d’être propre lors de la mise en œuvre du complexe Technique de Munich.
d’étanchéité Rapport 2321 du 12/08/1997 par le laboratoire 2254-14 de l’Université
 Planéité conforme au DTA du revêtement d’étanchéité Technique de Munich.
 Les reliefs admis sont les costières en béton solidaires du plancher et Rapport 249 de juillet 2001 par l’institut du bâtiment et de la construc-
conformes au DTU 20-12 et à son amendement A2. tion de Zurich.
Rapport 269 de septembre 2001 par l’institut du bâtiment et de la cons-
5.77 Description du plancher permettant d’assurer truction de Zurich.
un bon comportement hygrométrique de la Rapport 056123 de 2006 par l'Université technique de Karlsruhe
paroi.
Test de vieillissement de 2002 par l'Université technique de Karlsruhe
Pour garantir un bon comportement hygrométrique de la construction il
Réaction au feu :
est recommandé les points suivants :
 Etude sur le comportement des dalles mixtes bois-béton à la tempé-
Faire remonter la couche intermédiaire d'étanchéité en périphérie du
rature ambiante et à des conditions de feu normalisé - ETH Zurich -
plancher mixte et la scotcher avec le pare vapeur intérieur.
juillet 2000
Poser les solives contre une muraillère, devant le pare vapeur. Cette
Essai acoustique :
muraillère étant fixée elle-même à la structure porteuse. (Voir détail
Figure 12 Détail appui en zone sismique dans MOB 3).  Etude des planchers bois en rénovation en 2008 par IFT de Rosenheim
Essai cyclique :
5.78 Description des modalités de réalisation des
 Rapport d'essai en juin 2013 par Polytech Clermont
appuis de continuité.
Les appuis de continuité se réalisent suivant les prescriptions du bureau
d'étude. On peut dimensionner les solives sur plusieurs appuis, dans ce
cas il faut prévoir un renfort d'armature sur les appuis intermédiaires
C. Références
suivant le calcul du bureau d'étude.

5.79 Mise en œuvre des connecteurs C1. Données Environnementales1


Le procédé SFS VB ne fait pas l’objet d’une Déclaration Environnemen-
 Compte tenu des particularités géométriques du connecteur SFS VB,
tale (DE). Il ne peut donc revendiquer aucune performance environne-
particularités qui en font sa spécificité, la réalisation du vissage dans
mentale particulière.
les poutres en bois doit être réalisée exclusivement avec la visseuse
SFS CF-VB/L suivant les angles et entraxe donnés par les plans d’exé- Les données issues des DE ont notamment pour objet de servir au calcul
cution du bureau d’étude. des impacts environnementaux des ouvrages dans lesquels les procédés
visés sont susceptibles d’être intégrés.
 Dans le cas d’une mise en œuvre des connecteurs dans des poutres
en bois ancien particulièrement dur (chêne ou autre feuillus de masse
volumique moyenne supérieur à 500 kg/m3), il est recommandé de C2. Autres références
réaliser un pré-trou de diamètre inférieur avant de réaliser le vissage
Le procédé de planché mixte bois-béton avec les connecteurs VB a été
au moyen de la machine CF-VB/L (un pré perçage avec une mèche à
développé dans les années 90. Depuis 2000 SFS intec a vendu plus de
bois de diamètre 4mm sur une longueur de 50mm).
18 millions de connecteurs essentiellement en Suisse, Allemagne, Au-
 Par ailleurs, le respect des distances minimales entre connecteurs et triche et Italie.
entre les connecteurs et le bord libre des poutres en bois (distances
En France, SFS intec France commercialise les connecteurs VB depuis
indiquées au § 7.8.1 du dossier technique) est une condition impéra-
2008. Plus de 330 000 connecteurs VB ont été vendu en France, en
tive permettant de s’affranchir des risques éventuels de fendage des
particulier pour les chantiers suivants :
poutres à la mise en œuvre ou en service.
Rénovation de logement à Chatillon sur Chalaronne (01) 200m² de plan-
 Les angles de pose sont à respecter avec une tolérance de ±5°. Les
cher ; ATEx 1510 ; 2007
connecteurs sont vissés jusqu’à la collerette de butée de profondeur.
Bureau à Saint Pierre en Faucigny (74) 1100m² de plancher neuf en
5.8 Assistance Technique 2009
Les connecteurs VB sont commercialisés exclusivement par la société Rénovation d'un hôtel à Paris (75) 600 m² de plancher en chêne en 2010
SFS intec SAS en France. Collège de Rumilly (74) ; 445m² de plancher neuf en 2010
SFS intec met à disposition des bureaux d'étude un logiciel de dimen- 8 Maisons Ossature Bois à Breuil sur Vesle (51) 600 m² de plancher en
sionnement HBV sur son site internet : [Link]/fr. 2010
Le logiciel HBV permet de vérifier les sections de bois, du béton et la Rénovation d'un monastère à Barcelonnette (05) 600 m² de plancher en
quantité de connecteur. La vérification de la résistance à chaud et les zone sismique 4 en 2011
vérifications aux ELS sont aussi faite.
Extension de l'Ecole Supérieure du Bois à Nantes (44) 850 m² de plan-
Le dimensionnement se fait suivant l’Annexe B de la norme NF EN 1995 cher en 2011
et les caractéristiques données par l'ATE.
Pole associatif, MJC, centre de loisirs à Tassin la demi-lune (69) 1055m²
Le système SFS intec VB doit être mis en œuvre par une entreprise de de plancher en ERP en 2012
charpente ou de maçonnerie qualifiée. L’étude préalable est faite par un
bureau d’étude qualifié et en respectant les préconisations techniques Logement neuf à Orléans (45) 600 m² de plancher en 2012
propres au système mixte VB de SFS intec. Bureau à Besançon (25) 500 m² de toiture terrasse en 2012
Une assistance technique pour le dimensionnement et la pose des con- Bureau ERP à Mende (48) 470 m² de plancher en 2013
necteurs peut être proposée par SFS intec. En particulier SFS intec pro- Bureau ERP à Châtellerault (86) 350 m² de plancher en 2013
pose en location ou en vente, pour les clients utilisateurs, des machines
de pose CF-VB/L. Reconversion d'un hôtel particulier classé Monument Historique à
Nantes (44) 200 m² de plancher en 2013
B. Résultats expérimentaux Lycée à Saint Jean de Braye (45) 1000 m² de plancher avec dalle bois
massive en 2013
Plusieurs maisons individuelles sur toute la France depuis 2005
Les différents essais réalisés pour la mise au point du système VB sont
récapitulés ci-dessous :

1
Non examiné par le Groupe Spécialisé dans le cadre de cet avis.

3.1/15-839_V1 15
Figures et tableaux du Dossier Technique

Figure 6 Appuis sous dalle béton

16 3.1/15-839_V1
Figure 7 Détail appui dans Mur Ossature Bois 1

3.1/15-839_V1 17
Figure 8 Détail appui dans mur maçonné ou béton 1

18 3.1/15-839_V1
Figure 9 Détail appui dans mur maçonné ou béton 2

3.1/15-839_V1 19
Figure 10 Détail appui en zone sismique dans MOB 1

20 3.1/15-839_V1
Figure 11 Détail appui en zone sismique dans MOB 2

3.1/15-839_V1 21
Figure 12 Détail appui en zone sismique dans MOB 3

22 3.1/15-839_V1
Figure 13 Détail appui en zone sismique dans mur maçonné

3.1/15-839_V1 23
Figure 14 Détail appui intermédiaire

24 3.1/15-839_V1
Figure 15 poutre porteuse connecté avec renformi

3.1/15-839_V1 25
Figure 16 détail de trémie

26 3.1/15-839_V1
Annexe A
Fiche d'auto contrôle. Plancher existant
Entreprise : Date de l'auto-contrôle :
Nom du chantier :
Lieu du chantier :
Plancher N° :
Maitre d'ouvrage :
Bureau de contrôle :
Etat du plancher existant (fond de coffrage) :
Epaisseur du plancher existant :
Etat des solives existantes :
Section résiduelle des solives existantes :
Porté des solives entre appuis :
Entraxe des solives :
Identification de l’essence de bois des solives :
Traitement insecticide et fongicide (curatif ou préventif) :
Mise en œuvre d’un étaiement provisoire :
Flèche avant étaiement :
Flèche après étaiement :
Déplacement mesuré si le plancher est relevé
Force de soulèvement si le plancher est relevé :
Recouvrement des laies du film de protection du coffrage :
Respect de la procédure de mise en œuvre des connecteurs :
Nom du bureau d’étude qui a vérifié la mise en œuvre avant coulage :
Date de coulage du béton :
Nombre d’éprouvettes de béton réalisées lors du coulage :
Nom du laboratoire mandaté pour réaliser et tester ces éprouvettes :
Mise en place du film de protection après coulage :

Visa de l'entreprise Visa du bureau d'étude

3.1/15-839_V1 27
Fiche d'auto contrôle. Plancher neuf

Entreprise : Date de l'auto-contrôle :


Nom du chantier :
Lieu du chantier :
Plancher N° :

Maitre d'ouvrage :
Bureau de contrôle :

Mise en œuvre d’un étaiement provisoire :


Flèche avant étaiement :
Flèche après étaiement :
Déplacement mesuré si le plancher est relevé
Force de soulèvement si le plancher est relevé :
Recouvrement des laies du film de protection du coffrage :
Respect de la procédure de mise en œuvre des connecteurs :
Nom du bureau d’étude qui a vérifié la mise en œuvre avant coulage :
Date de coulage du béton :
Nombre d’éprouvettes de béton réalisées lors du coulage :
Nom du laboratoire mandaté pour réaliser et tester ces éprouvettes :
Mise en place du film de protection après coulage :

Visa de l'entreprise Visa du bureau d'étude

28 3.1/15-839_V1
Annexe B
Fiche technique acoustique

Un projet de recherche a permis de déterminer des valeurs d'atténuation acoustique au bruit d'impact suivants différentes confi-
gurations, ces valeurs sont présentées précédées d'un X dans le tableau ci-dessous. Le premier nombre indique le niveau de bruit
de choc normalisé pondéré Ln,w selon EN ISO 140-6. Les coefficients d’adaptation de spectre CI,50-2500 sont indiqués entre
parenthèses après le niveau de bruit de choc normalisé pondéré. Le deuxième nombre indique l’indice d’affaiblissement acoustique
pondéré Rw selon EN ISO 140-3. Les coefficients d’adaptation de spectre C50-5000 et Ctr,50-5000 sont indiqués dans cet ordre,
entre parenthèses, à la suite de l’indice d’affaiblissement acoustique pondéré.
Les autres valeurs ont été estimées selon des modèles développés dans le cadre du même projet de recherche, avec indication
de l’écart type moyen . Une fiche technique spécifique permet d'estimer l'atténuation acoustique au bruit de choc et la correction
pour transmission indirecte

3.1/15-839_V1 29
Annexe C Propriétés des connecteurs SFS VB

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