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Guide complet sur l'éclairage efficace

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ECLAIRAGE

1. Généralités

La lumière facilite le travail, met la couleur, la brillance et la structure en valeur agrandit


les espaces, maintient une intimité, dirige l'attention, apaise ou anime et permet de regarder
et d'y prendre plaisir. La lumière est notre principal agent d'information et l’éclairage est un
facteur important dans notre environnement, il a une influence considérable sur la vue et le
bien-être de l'homme.

Le projet d'éclairage a pour but d'aménager un éclairage artificiel et/ou naturel sensé
être adapté aux besoins visuels de l'homme. Les bénéfices d’un bon éclairage sont
immenses :
 Gains financiers : Maîtrise des coûts d’exploitation et de maintenance de l’installation
du système d’éclairage
 Gains de productivité : Amélioration des conditions de production et de contrôle de
qualité
 Gains sociaux : réduction des inconforts, de la fatigue visuelle et des risques
d’accidents
 Gains environnementaux : économie d’énergie et quantité réduite de déchets.

La lumière est un rayonnement électromagnétique de longueurs d'ondes compris entre 380


et 780nm (1nm = 1nanomètre = 10-9m).

Les perceptions de couleurs identiques peuvent être aussi obtenues par des mélanges de
longueurs d'ondes différentes car l'œil ne peut (contrairement à l'oreille) identifier les
différentes longueurs d'ondes à l'intérieur d'un mélange de longueurs d'ondes, il ne perçoit
toujours que l'effet global. C'est pourquoi la couleur de la lumière ne fournit pas d'indication
sur la composition spectrale de celle-ci.

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La courbe internationale de visibilité relative donne une interprétation de la sensibilité de
l’œil humain en fonction de la longueur d’onde des radiations lumineuses

Les sources de lumière naturelles et artificielles diffusent des spectres de lumière différents.
La puissance lumineuse d'une source de lumière est désignée par le flux lumineux (unité
Lumen) qui se répand dans toutes les directions. L’intensité lumineuse exprimée en candela
(cd), est le flux lumineux par unité d’angle solide débité par la source de lumière.

La luminance exprimée en cd/m2, mesure la sensation de luminosité dans une direction


donnée. Cependant en pratique, on lui préfère une autre grandeur, le niveau d'éclairement
ou tout simplement l’éclairement, exprimé en lux.

En effet, la nature de l’activité impose une quantité ainsi qu’une qualité d’éclairement.
Généralement, un tableau renseigne sur le nombre de « Lux » nécessaires à
l’accomplissement des différentes tâches.

Suivant le type de travaux effectués, il sera nécessaire d’avoir un « rendu » ou une


restitution des couleurs naturelles des objets, plus ou moins acceptable. Ce souci guide le
choix d’un type de source lumineuse. Ce critère lié à la température de couleur d’une lampe
se retrouve dans ce que l’on nomme l ’Indice de Rendu des Couleurs ou « IRC » ou « Ra ».

La directivité de l’éclairage est un paramètre également important puisque des différences


importantes de luminance (contrastes) provoquent l'éblouissement de l'œil et diminuent
l'acuité visuelle. Le luminaire qui a été conçu pour accueillir la source lumineuse, va
permettre une distribution lumineuse adaptée, par l'emplacement coordonné des
luminaires et des postes de travail et par le choix des matériaux à surfaces mates.

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Pour des raisons économiques, il est quelquefois nécessaire d’asservir les niveaux d’éclairage
artificiel aux apports de la lumière du jour. L’ajustement du niveau d’éclairement de la zone
de travail pourra être réalisé par un système de commande et de gestion appropriée.

Dans la suite, nous présentons au matériel d’éclairage avant décrire la méthode de l’utilance
qui permet de conduire un projet d’éclairage. Une application achève ce document.

2. Le matériel d’éclairage

2.1 Les luminaires

Le luminaire est un appareil qui répartit la lumière, c'est un élément du décor. Tout
luminaire comporte les parties suivantes :
 Le réflecteur ou diffuseur (répartition du flux lumineux)
 L’alimentation électrique (directe ou avec appareillage spécialisé)
 Le branchement rapide de la source lumineuse (douille à vis, à ergot)
 La fixation mécanique du luminaire et support des organes précédents.

Le luminaire doit remplir les fonctions suivantes :


 Protection électrique (Classe d’isolation)
 Protection mécanique (Indice de Protection -IP XX- contre la pénétration des solides
et des liquides)
 Protection contre les incendies (réaction au feu)

En fonction du support, on peut regrouper les luminaires en familles :


 Posés au mur : appliques, réglettes
 Posés sur table ou au sol : Lampes de tables, de bureau, lampadaires.
 Fixés au plafond : Lustres, plafonniers, spots lumineux, projecteurs.
Certains luminaires engendrent un cône lumineux très large et d'autres très étroits. On les
classe selon 5 catégories :
Axe de symétrie (révolution)
Catégorie Classe Position du
luminaire
F1 Direct intensif A à E
F2 Direct extensif F à J F5

F3 Semi-direct KàN 3π/2 F4


F3
F4 Mixte OàS F2
π/2
F5 Indirect T F1

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L'éclairage direct est l'éclairage produit par des luminaires qui dirigent 90 à 100% de leur
flux lumineux directement vers le plan utile supposé indéfini. F1 correspond à un
éclairement très localisé.
L'éclairage indirect est l'éclairage produit par des luminaires qui dirigent 0 à 10% de leur flux
lumineux vers le plan utile supposé indéfini. Pour un même éclairement, l'éclairage indirect
est plus coûteux que l'éclairage direct.

2.2 Les Lampes

2.2.1 Les lampes à incandescence

On distingue deux types de lampes à incandescence


 Les classiques
 Les halogènes

Ampoule à incandescence classique Ampoule à incandescence aux halogènes

a) La lampe à incandescence classique

L’ampoule à incandescence traditionnelle, produit de la lumière en portant à incandescence


un filament de tungstène, le métal qui a le plus haut point de fusion (3 430 °C). À l’origine,
un filament de carbone était utilisé, ce dernier en se sublimant (transfert indésirable des

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atomes de tungstène du filament vers la paroi interne de l’ampoule) puis en se condensant
sur le verre de la lampe, opacifiait assez rapidement le verre. Pour éviter la détérioration
rapide du filament, on le place à l’abri de l’oxygène de l’air, dans une ampoule contenant un
gaz inerte (krypton, argon) ou du vide.

b) La lampe à incandescence halogène

La lampe à incandescence halogène produit de la lumière, comme une lampe à


incandescence classique, en portant à incandescence un filament de tungstène, seulement
des gaz halogénés (iode et brome) à haute pression ont été introduits dans une ampoule en
verre de quartz supportant les hautes températures.
Ce procédé limite la sublimation du filament de tungstène :
 sous l’action de la chaleur le filament perd par sublimation des atomes de tungstène,
 ces derniers en refroidissant se combinent avec le gaz halogène au lieu de se déposer
sur le verre de quartz,
 puis par convection naturelle, le gaz se rapproche du point chaud et les atomes de
tungstène se déposent à nouveau sur le filament sous l’effet de la chaleur.
Cela permet de faire fonctionner le filament à une plus haute température que dans une
lampe traditionnelle et d’obtenir malgré tout, une durée de vie plus importante.

Tableau 1 : Tableau comparatif des lampes à incandescence

Caractéristiques Classiques Halogènes


Température de 2800 à 3000 2800 à 3000
couleurs (°K)
Ambiance Chaude Chaude
Lumière émise Jaune-orange-rouge Proche de celle du soleil
Puissance (W) 25 à 2000 Jusqu’à 500
Flux lumineux (lm) 250 à 40000
Efficacité lumineuse 10 à 25 > de 30% à celle des incandescences
(lm/W)
Durée de vie (h) 1000 2000
Avantages Branchement direct sur le secteur Possibilités de très basse tension (6 à
Prix d’achat faible 24 V)
Allumage instantané Durée de vie prolongée
Allumage instantané
Inconvénients Efficacité lumineuse et durée de Grosses consommatrices d’énergie
vie faibles (dispositif de variation de la puissance
Forte dissipation de chaleur (95% par action sur la tension souvent
de l’énergie absorbée) utilisé => performances réduites)
Sensibilité aux chocs et aux Manipulation délicate (toucher le
vibrations verre de quartz peut le rendre poreux)

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2.2.2 Lampes fluorescentes

a) Tube fluorescent

Un tube fluorescent est un type particulier de lampe électrique, qui produit de la lumière,
grâce à une décharge électrique dans un tube. Leur lumière peut être blanche (pour
l'éclairage) ou colorée (enseignes lumineuses).
Les lampes fluorescentes contiennent un mélange d'argon et de vapeur de mercure à basse
pression et pas forcément de néon comme le langage populaire le laisserait croire. La
lumière visible est produite par deux processus successifs :
 L'ionisation du mélange gazeux sous l'effet d'un courant électrique génère une
lumière dans la gamme des ultraviolets, donc invisible mais très énergétique.
 Ce premier rayonnement est ensuite converti en lumière visible, moins énergétique
(la différence donnant de la chaleur), à la surface interne du tube par un mélange
binaire ou ternaire de poudres fluorescentes.
La couleur de la lumière produite provient donc essentiellement de la composition
spécifique de ce revêtement interne. Le néon est un gaz rare, comme l'argon, parfois utilisé
mais produisant une lumière rouge. On voit donc que cette utilisation est très particulière et
que qualifier tous les tubes fluorescents de « néons », est parfaitement abusif.
Il existe plusieurs géométries de tubes.

La puissance de ces tubes est normalisée :

Longueur (m) 1,5 1,2 0,9 0,6


Puissance (W) 58 36 30 18

b) Les lampes fluorescentes compactes (LFC) ou fluocompactes

La lampe fluorescente, aussi appelée lampe fluorescente compacte (LFC) ou plus simplement
fluocompacte, est une adaptation du tube industriel à un usage domestique. C'est un tube
fluorescent émettant de la lumière, dont le tube est miniaturisé, plié en deux, trois ou
quatre, ou encore enroulé, doté d'un culot contenant un ballast électronique. Elles ont les
mêmes avantages que les tubes fluorescents linéaires à la différence près que le tube n'est
souvent pas interchangeable.
Comme leur nom l'indique, ces lampes sont compactes grâce au pliage en deux, trois, quatre
ou six d'un tube fluorescent dont le diamètre est compris entre 7 et 20 mm.

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c) Marquage standardisée des tubes fluorescents (source : catalogue OSRAM 2007)

Le code, à 3 chiffres, regroupe à la fois l'indice de rendu de couleur et de la température de


couleur. Le premier chiffre indique l'IRC, en dizaines de %, les deux chiffres suivants
désignent la température de couleur, en centaines de K. On peut noter que ce marquage est
aussi utilisé pour certaines lampes à décharge, notamment celles à halogénures métalliques.
Par exemple :
Le code 640 désigne un tube d'un IRC de 60 et d'une température de couleur de 4000 K
(blanc industriel).
Le code 840 désigne un tube d'un IRC de 85 et d'une température de couleur de 4000 K
(« blanc deluxe »).
Le code 827 désigne un tube d'un IRC de 85 et d'une température de couleur de 2700 K.

Tableau 2 : Caractéristiques des lampes fluorescentes

Température 2700K 3000K 3500K 4000K 5000K 6500K 8000K

Entre lumière
Lumière
du soleil et
Proche de Blanc Lumière du du jour
Lumière Jaune-orangé lumière Lumière
celle du soleil neutre jour ciel
émise (blanc blanche du jour
(blanc soleil (blanc (blanc couvert
(teinte) confort) (blanc ciel bleu
de luxe) industrie) harmonie) (lumière
brillant de
du jour)
luxe)

Musée,
Ecoles,
dentisterie,
Domestique, hôtellerie, Usages Bureaux, Usages
Utilisation photographies, Hôpitaux
hôtellerie boutiques, spéciaux industrie spéciaux
arts
musée
graphiques

IRC 50-76 - 530 - 640/740 - 765 -

IRC 85 827 830 835 840 - 860/865 880

IRC>90 - 930 - 940 950/954 965 -

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d) Etude comparative des lampes à incandescence et des lampes
fluorescentes

Les tubes fluorescents sont utilisés partout où l'on a besoin d'un éclairage général tout en
limitant la dépense énergétique, tant dans la consommation électrique pour la production
même de la lumière, que dans les coûts de climatisation liée à la chaleur générée par le
système d'éclairage. En effet, leur efficacité lumineuse atteint et dépasse souvent les 80
lumens par watt alors que les lampes à incandescence classiques dépassent péniblement les
15 lumens par watt. Donc pour une même quantité de lumière, la consommation électrique
est divisée par cinq ou six.

Autre avantage et non des moindres, un tube fluorescent a une durée de vie de dix à
cinquante fois supérieure à une lampe à incandescence classique ; en plus comme le tube
est interchangeable et qu'il ne représente qu'une partie du système (ballast, starter,
support, réflecteur), l'investissement beaucoup plus coûteux à l’installation, est à long terme
intéressant, avec des coûts de maintenance réduits. En moyenne, les lampes fluorescentes
consomment trois à quatre fois moins d'électricité, pour une production de lumière
théoriquement équivalente.

Enfin, l'échauffement étant réduit (20% de chaleur contre 95% pour les lampes à
incandescence), les risques de dégâts dus à la chaleur (incendie, déformation des luminaires,
etc.) sont réduits dans les mêmes proportions.

A côté de ces avantages de la lampe fluorescente, il existe des inconvénients.

D’abord, les interférences créées par les tubes (courants harmoniques et déphasage dues
entre autres à la bobine du ballast), sous forme de parasites, sont nuisibles pour les
équipements électroniques et informatiques tels que les câbles réseau. Ensuite, la plupart
des tubes disponibles couramment ont un indice de rendu de couleur satisfaisant, mais
insuffisant pour un bon confort visuel ou des travaux de précision comme l’imprimerie, le
graphisme, le textile, etc.

De plus, certains types de tubes émettent un léger grésillement et produisent un effet


stroboscopique qui peut provoquer des troubles oculaires. Pour y remédier, il faut employer
soit un système dit duo où deux tubes sont montés côte à côte avec un tube comprenant
une alimentation déphasée, soit un ballast électronique.

Une lampe fluorescente est parfois plus volumineuse et plus lourde qu'une lampe à
incandescence de luminosité équivalente. Son alimentation doit être stable (LFC). Du fait de
l'électronique que les LFC contiennent, leur utilisation n'est pas recommandée en extérieur,

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pour des raisons de fiabilité et de sécurité : humidité, exposition aux rayons du soleil,
différence de températures.

Un autre inconvénient est qu’il faut un certain temps (de l'ordre de quelques dizaines de
secondes) aux lampes fluorescentes pour atteindre leur intensité lumineuse optimale. Ce qui
n'est pas un problème pour les usages prolongés (par exemple dans les pièces à vivre), mais
peut être gênant quand la lampe ne sert que pour de courtes périodes (éclairage de couloir
ou d'escalier, sanitaires, etc.).

Enfin, la présence de poudres fluorescentes (dangereux pour la rétine) et d'un gaz à base de
vapeur de mercure (toxique et dangereux pour les femmes enceintes, les nouveau-nés et les
enfants en général) dans le tube, non dangereuses en cours d'utilisation, fait que ces lampes
constituent un déchet dangereux nécessitant une élimination particulière (recyclage).

e) Remarque : Vers la fin des ampoules à incandescence

Pour des raisons économiques (prix croissant de l’énergie) et écologiques (la production
d’énergie est une composante majeure au niveau environnemental), la réduction de la
consommation d’énergie est passée au premier plan. Les lampes à incandescence, grosses
consommatrices d’énergie sont donc décriées

Les États de l'Union européenne (UE) ont approuvé le 8 décembre 2008 l'interdiction
progressive des ampoules à incandescence à partir du 1er septembre 2009 avec un abandon
total en 2012. Le passage à des méthodes d'éclairages moins dépensière en énergie
permettrait selon l'UE d'économiser à l'échelle européenne la consommation en électricité
de la Roumanie (soit environ 11 millions de ménages européens) et ainsi réduire les
émissions de dioxyde de carbone de 15 millions de tonnes par an.

L’Irlande a été le premier pays Européen (2009) à bannir ce type d’ampoules très
énergivores. En France, l’interdiction a été évoquée pour 2010. Le gouvernement australien
a annoncé le 20 février 2007, l’interdiction de vendre des ampoules à filament pour 2010. La
Californie a pris des mesures similaires pour 2012.

Des alternatives aux lampes à incandescence existent, avec un meilleur rendement


lumineux. Certaines sont déjà opérationnelles, comme les ampoules « fluocompactes », ou
possède un niveau de développement technologique futur crédible, comme les diodes
électroluminescentes. Elles offrent aux industriels des prix et des marges assez intéressantes
pour qu’ils soient favorables à la substitution.

Cependant, selon les régions ou pays, le coût environnemental de la production d'électricité


comparé à l'émission de mercure des lampes fluocompactes, reste à étudier, afin de définir

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s’il présente un bilan environnemental positif. C’est le cas par exemple des régions où
l'électricité est produite de manière plus écologique, comme par exemple l'hydro-électricité
ou l'électricité produite par éolienne ou énergie solaire. En effet dans ces régions, le bilan
peut être négatif : le mercure utilisé - et nécessaire - au fonctionnement d'une lampe
fluocompacte peut causer plus de pollution que les activités nécessaires à la production
électrique requise à son fonctionnement au cours de sa durée de vie.

2.2.3 Autres lampes à décharge

Une lampe à décharge est une lampe électrique constituée d'un tube ou d'une ampoule en
verre remplie de gaz ou de vapeur métallique, sous haute ou basse pression, au travers
duquel on fait passer un courant électrique, il s'en suit une production de photons donc de
lumière. La couleur de la lumière émise par luminescence, par ces lampes dépend du gaz
utilisé :

 le néon donne une couleur rouge;


 le mercure s'approche du bleu tout en produisant une quantité d'ultraviolet
importante ;
 le sodium rayonne dans le jaune. Souvent on le mélange avec du néon pour rendre la
lumière orangée ;
 le xénon (récemment employé pour l'éclairage des automobiles) est le gaz qui
permet de s'approcher le plus possible du blanc pur.

Les autres lampes à décharge les plus courantes sont :

a) Les lampes à décharge à vapeur de sodium basse pression

Ce type de lampe est le type de lampe à décharge le plus efficace, produisant jusqu’à 200
lumens/watt, mais aux dépens d’un rendu de couleurs très pauvre. La lumière jaune quasi
monochromatique est acceptable uniquement pour l’éclairage public et les utilisations
similaires.

b) Les lampes à décharge haute pression

 Les lampes aux halogénures métalliques


Ces lampes produisent de la lumière presque blanche et atteignent 100 lumens par W. Les
utilisations comprennent l’éclairage d’intérieur d’immeubles de grande hauteur, de parking,
de magasins, de terrains de sports. On peut également s'en servir pour éclairer les
stationnements, les chantiers de constructions, et même les routes (en particulier les ponts).

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 Les lampes à vapeur de sodium haute pression

Elles produisent jusqu’à 150 lumens par W. Ces lampes produisent un spectre de lumière
plus large que la lampe à vapeur de sodium basse pression. Elles sont aussi utilisées pour
l’éclairage public et pour la photo assimilation artificielle dans la culture de plantes.

 Les lampes à vapeur de mercure

Ce type de lampes est le type de lampe haute pression le plus ancien. Il a été remplacé dans
la majeure partie des utilisations par des lampes à vapeur de sodium haute pression et,
parfois, par des lampes aux halogénures métalliques. Leur efficacité lumineuse est située
entre 50 et 100 lumens par W ce qui est plus de 5 fois supérieur aux lampes à
incandescence. Ce type de lampe ne meurt théoriquement jamais. Après 10 000 à 20 000
heures, son émission lumineuse commence à diminuer, pour atteindre moins de 25 % de
l'émission initiale après 50 000 heures de fonctionnement. La lampe met environ 5 minutes
avant de produire son flux lumineux maximal.

Les lampes à vapeur de mercure ont longtemps servi à l'éclairage public du fait de leur faible
coût. Elles ont toutefois été majoritairement remplacées par les lampes à vapeur de sodium
haute pression, qui émettent une lumière faisant mieux ressortir les détails de la chaussée et
qui sont plus rentables, surtout au niveau de l'efficacité lumineuse.

Notons qu’un type particulier de lampes à vapeur de mercure est la lampe à lumière mixte
qui comporte un filament de lampe à incandescence afin de stabiliser la décharge. Ce type
de lampe possède une ampoule revêtue intérieurement d’une poudre fluorescente qui
permet de corriger la lumière. La lampe mixte a une durée de vie six fois plus élevée et un
niveau d’éclairement 1,5 fois plus important que la lampe à incandescence. De plus, son
allumage est instantané et son facteur de puissance, proche de 1.
Le tableau ci-dessous établi une comparaison entre les plages de flux lumineux émis par les
différentes lampes à décharge.

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Lampes à décharge Flux lumineux
Vapeur de mercure 1800 à 58000
Mixte 3100 à 14000
SBP 1800 à 22000
SHP 3500 à 130000
Iodures métalliques 5000 à 200000

2.2.4 Les Lampes à diode électroluminescente


La lampe à diode électroluminescente, ou lampe à LED, est un type de lampe électrique qui
utilise des diodes électroluminescences (en abrégé en français DEL, en anglais LED).

Elle était surtout utilisée pour réaliser des voyants lumineux en raison de sa tension
d'alimentation adaptée à l'électronique et sa longue durée de vie (témoin de veille ou de
fonctionnement d'appareils électriques, signalisation...), mais avec les progrès techniques
récents, elle sert maintenant aussi à éclairer.

Les avantages des lampes à LED sont : une durée de vie élevée, la lampe ne comporte ni
mercure ni plomb et sa consommation est très faible (80% de moins que la lampe à
incandescence).

Tableau 3 : Tableau comparatif des rendements et des durées de vie

Technologie Rendement (lm/W) Durée de vie moyenne (heures)


Lampe incandescente 12 - 20 lm/W 1 000 h - 1 200 h
Lampe halogène 18 - 25 lm/W 2 000 h - 3 000 h
Lampe fluorescente 60 - 100 lm/W 6 000 h - 15 000 h
Lampe à LED ≥ 100 lm/W 50 000 h - 100 000 h

Nota Bene : Le rendement des ampoules à LED est souvent indiqué à la tension d'usage (basse tension) et, non pas à la
tension du réseau (110-120 ou 220-250 volts).

Les inconvénients de la lampe à LED sont un prix encore élevé (quatre fois plus que la lampe
classique), un indice de rendu de couleur médiocre, une émission de lumière froide, et elle
ne supporte pas de hautes températures une lumière froide

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2.3 Les appareils de commande et de gestion de
l’éclairage

Ils permettent de réaliser des économies substantielles

 Les détecteurs (crépusculaire, de présence, …) fournissent des informations au


système de commande du circuit d’éclairage. La commande de ce circuit peut être
automatisée (domotique) c’est-à-dire télécommandée à partir d’un poste centralisé.
 Les télérupteurs sont destinés à la commande de circuits d’éclairage dans l’habitat,
les locaux professionnels et les immeubles tertiaires.
 Les interrupteurs horaires (électromécaniques ou électroniques) sont utilisés pour la
programmation horaire des circuits d’éclairage.
 Les minuteries (pouvant être munies de préavis d’extinction) permettent de régler le
temps de fonctionnement du circuit d’éclairage
 Les variateurs offrent un réglage progressif de l’éclairement par action sur la tension

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3. Projet d’éclairage
Un bon éclairage implique un choix convenable des luminaires, lampes, auxiliaires et
systèmes de gestion ainsi que des coûts d’exploitation et de maintenance réduits. Le cahier
des charges doit spécifier les points suivants :

3.1 Conduite du projet

Méthode de l’utilance (applicable à l’éclairage intérieur industriel et tertiaire)

Détermination par approches successives, du nombre et de la puissance des appareils


d’éclairage et de leur implantation en vue d’obtenir un bon éclairage (éclairement
satisfaisant à coût réduit)

Conditions d’application :
 Parois du local diffusantes
 Facteur de réflexion des murs supposé uniforme
 Plan utile horizontal
 Modèle unique de luminaires et implantation régulière de ceux-ci

Données :
 a : largeur du local h’
 b : longueur du local
h
 h : distance de la source au plan utile
 h’ : hauteur du luminaire au plafond

Etapes de la méthode

 Choix de l’éclairement moyen


o nature du local
o nature des détails à percevoir (la perception visuelle doit être aisée)
o contraste des objets observés
 Choix du type de la source
o IRC (courbes de Kruithof)

 Choix du luminaire
o Qualité de la lumière désirée
 Détermination du flux total
 Détermination et répartition des points lumineux
o Coût économique
o Espacement esthétique des luminaires
o Croquis d’implantation

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4. Conseils pratiques pour un éclairage efficace et
économique

4.1 Conseils pour un éclairage efficace

 Multiplier les points lumineux adaptés à chaque utilisation


 Préférer l’éclairage direct à l’éclairage indirect
 Eviter les luminaires ou les rideaux trop épais ou sombres, qui interceptent trop de
lumière
 Exploiter la lumière naturelle
 Eviter les contrastes visuels trop forts qui épuisent la vue
 Remplacer une ampoule à incandescence noircie : son efficacité diminue beaucoup
 Dépoussiérer régulièrement les lampes et les luminaires
 Choisir les lampes en fonction de leur usage. Selon leur performance énergétique, les
ampoules sont classées de la classe A (qui regroupe les ampoules les plus économes),
à la classe G qui regroupe les ampoules les plus énergivores. L’affichage de la classe
énergétique sur l’emballage est obligatoire.

4.2 Conseils pour un éclairage économique

Rappelons que la puissance électrique facturée est un produit de la puissance des lampes
par le temps. Les actions vont donc porter sur ces deux paramètres.

4.2.1 Action sur le temps (à l’aide d’interrupteurs horaires, de minuterie, de


délesteurs, de détecteurs de présence ou crépusculaires)

 Adapter les heures de fonctionnement de l’éclairage aux heures d’utilisation réelles


 Réduire les temps d’utilisation (éteindre en quittant un local)

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4.2.2 Action sur la puissance des lampes (si nécessaire, à l’aide de variateurs)

 Réduire l’éclairage de certaines zones non fréquentées (suppression de lampes,


relocalisation des luminaires)
 Rapprocher les luminaires du plan utile (éclairage localisé) => réduire les niveaux
d’éclairement
 Utiliser si possible un éclairage graduelle
 Utiliser les lampes économiques à haute luminosité

5. L’éclairage de secours
Tous les établissements recevant du public doivent être équipés d’une installation
d’éclairage de sécurité assurant les deux fonctions suivantes :
 L’éclairage de balisage qui doit permettre à toute personne d’accéder à l’extérieur du
local, à l’aide de foyers lumineux assurant notamment la reconnaissance des
obstacles et l’indication des changements de direction.

 L’éclairage d’ambiance doit assurer un éclairement uniforme sur toute la surface d’un
local pour permettre une bonne visibilité et éviter toute panique

5.1 Caractéristiques techniques

L’éclairage de balisage est obligatoire aux sorties des salles et dans les dégagements
(couloirs, escaliers, halls, …). Ses caractéristiques sont :
 Distance maximale entre deux blocs successifs : 15 mètres
 Bloc à incandescence pour l’éclairage de balisage
 Installation de la balise à côté d’un obstacle ou au niveau des changements de
direction
 Les conduits doivent être non propagateurs de flamme, en encastré ou en saillie
 Branchement à un système d'alimentation indépendant du réseau principal

L’éclairage d’ambiance est obligatoire dans les salles ou les halls si l’effectif du public atteint
100 personnes ou plus, et dans les sous-sols si cet effectif est supérieure ou égale à 50
personnes. Les caractéristiques de cet éclairage sont :

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 Le flux lumineux doit être de 5 lumens de m2 de surface au sol
 Distance maximale entre deux blocs successifs : quatre fois leur hauteur au-dessus du
sol
 Deux blocs d’éclairage d’ambiance au moins par salle ou hall
 Bloc à fluorescence pour l’éclairage d’ambiance
 Les conduits doivent être non propagateurs de flamme, en encastré ou en saillie
 Branchement à un système d'alimentation indépendant du réseau principal

5.2 Calcul de la puissance de l’armoire d’énergie

Pour déterminer la puissance de l’armoire d’énergie, il faut déterminer :


 La puissance de balisage qui tient compte du nombre de luminaires de balisage à
installer et du choix du luminaire
 La puissance d’ambiance calculée sur la base d’un flux lumineux de 5 lumens/W.
La puissance de l’armoire est la somme de ces deux puissances

5.3 Vérifications périodiques

Après la mise en service de l’éclairage de secours, il faut régulièrement procéder à des tests
de fonctionnement. Lors du contrôle, une courte interruption de la phase directe permet de
vérifier la qualité de la commutation en régime secours et l'allumage des lampes pendant
quelques minutes. Lors du contrôle de capacité, le même processus que ci-dessus est étendu
à la durée minimale prescrite pour les installations d'éclairage de secours ; dans la plupart
des cas 75% de la durée de fonctionnement nominale ; à la fin de ce délai, un contrôle
permet de constater si toutes les lampes de secours installées fonctionnent.

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