oldat Irlandais dans un corps carabinier britannique (95th rifles).
Ce qui le fit remarquer, c’est son tir impressionnant qui tua un général français, Auguste-
Marie-François Colbet.
Au cours de la bataille de Cacabelos, lors de la retraite du fort Monroes en 1809, Plunkett,
utilisant un fusil Baker, tira sur le général français à une portée d’environ 600 mètres.
Étant donné l’inexactitude incroyable des fusils du début du 19 e siècle, c’était soit un exploit
impressionnant, soit un putain de coup de chance. Plunkett ne voulant pas qu’on attribue ça à
la bonne fortune décida de retenter son coup. Il rechargea et s’en pris au trompette-major,
qu’il tua également.
Plunkett venait de prouver à tous qu’il maniait le fusil avec brio.
Juste en comparaison, les soldats britanniques étaient tous armés de fusils Brown Bess, et
formés pour tirer sur des cibles à 50 mètres. Plunkett tira à plus de 12 fois cette distance, et
deux fois.
9 : Sergent Grace (4e d’infanterie, Georgie)
C’était le 9 mai 1864, quand le sergent Grace, tireur d’élite confédéré, réalisa ce qui est
considéré comme un coup de feu incroyable à l’époque, et ce qui est certainement la plus
ironique disparation de cible dans l’histoire.
C’est au cours de la bataille de Spotsylviana que Grace utilisa son fusil britannique
Whitworth. Sa cible était le général John Sedgwick (photo au-dessus), la distance, 1 000
mètres, très loin pour l’époque.
Dès le début de l’escarmouche, les tireurs d’élite confédérés causés de nombreux problèmes
aux hommes de Sedgwick, qui s’enfuyaient en essayant malgré tout de se couvrir. Sedgwick
refusa de se défiler, et a été cité disant : « Quoi ? Les hommes s’échappent pour des simples
balles ? Que ferez-vous quand ils ouvriront le feu sur toute la ligne ? J’ai honte de vous, ils ne
pourraient pas toucher des Éléphants à cette distance !»
Ses hommes ont persisté pour qu’il se trouve une couverture, mais celui-ci répéta « Ils ne
pourraient pas toucher des éléphants à cette distance ! ». Quelques secondes plus tard, le
tir de Grace frappe Sedgwich en dessous de son œil gauche.
Sedgwick était le plus haut gradé dans le classement de l’Union, à sa mort, le lieutenant-
général Ulysses [Link] demanda à plusieurs reprise « Est-il vraiment mort ? ».
8 : Charles « Chuck » Mawhinney (1949-)
103 tués confirmés
C’est un chasseur passionné comme un gosse qui rejoint les Marines en 1967. Il a servi dans
l’US Marine Corps pendant la guerre du Vietnam et détient le record pour le nombre de
victoires confirmées pour un tireur d’élite de la Marine, supérieur à celle du légendaire marin
sniper Hathcock Carlos (voir plus bas). En seulement 16 mois, il a tué 103 ennemis et 216
tués ont été répertoriés comme probable par l’armée, uniquement parce qu’il était trop risqué
à l’époque de rechercher les corps pour les « statistiques ».
Quand il a quitté la Marine, il ne parla pas de son rôle pendant le conflit, quelques collègues
Marines connaissaient ses missions, sinon très peu de monde. Il fallut près de 20 ans avant
que quelqu’un écrive et détaille ses compétences de tireur d’élite. Mawhinney est sorti de
l’anonymat en raison de cette situation et est devenu un conférencier dans les écoles de tireurs
d’élite.
Des coups de feu mortels réguliers à des distances comprises entre 300 et 800 mètres,
Mawhinney a confirmé avoir aussi tué à plus de 1 000 mètres. C’est un des plus grands
tireurs d’élite de la guerre du Vietnam.
7 : Rob Furlong
Un ancien caporal des Forces canadiennes, il détient le record du plus long tir de sniper de
l’histoire, 1,51 miles, soit 2430 mètres. C’est la longueur d’environ 26 terrains de football.
Cette « prouesse » a eu lieu en 2002, quand il était impliqué dans l’opération Anaconda.
Son équipe se composait de 2 snipers caporaux et 3 caporaux-chefs. Quand trois hommes
d’Al-Qaïda armés se positionnèrent dans les montagnes, il s’en chargea.
Furlong était armé d’un fusil calibre .50 Mcmillan brothers tac-50 chargé avec des A-Max,
balles à faibles trainés. Il tira et rata. Son deuxième coup frappa le sac de sa victime. Il avait
déjà tiré le troisième (mortel) au moment où le deuxième touchait le sac.
6 : Vassili Zaïtsev (23 mars 1915 – 15 décembre 1991)
242 morts confirmés
Zaytsev est probablement le meilleur tireur d’élite connu dans l’histoire grâce au film
Stalingrad. Cependant la vérité ne va pas plus loin que la bataille de Stalingrad. Il n’avait pas
de contre-Sniper nazi dans la vraie vie.
Zaytsev est né en Yeleninskoye et a grandi dans les montagnes de l’Oural. Son nom de
famille signifie « lièvre ». Avant Stalingrad, il a servi en tant que commis dans la marine
soviétique, mais après avoir lu sur le conflit dans la ville, il se porte volontaire pour le front. Il
a servi dans le 1047e régiment de tirailleurs. Zaytsev dirigeait une école de sniper dans l’usine
de Metiz. Les cadets qu’il a formés furent appelés «Zaichata » (levrauts). Ce fut le début du
mouvement des snipers de la 62e. On estime que les tireurs d’élite qu’il a formés ont tué plus
de 3 000 soldats ennemis.
Lui-même a fait 242 victimes confirmées entre octobre 1942 et janvier 1943, mais le nombre
réel est probablement plus proche des 500. Il n’avait donc pas de contre-sniper allemand, mais
il y avait Erwin König. Accusé d’être un tireur d’elite hautement qualifié de la Wehrmacht.
Zaytsev revendique dans ses mémoires que le duel a eu lieu sur une période de trois jours
dans les ruines de Stalingrad. Les détails sont fragmentaires, mais à la fin des trois jours,
Zaytsev tua le sniper et prit son viseur en guise de trophée. Pour lui, ce précieux trophée
montre que cette personne qu’il a tué, était tout aussi bonne que lui.
5 : Lyudmila Pavlitchenko (12 juillet 1916 – 10 octobre 1974)
309 tués confirmés
En Juin 1941, Pavlitchenko avait 24 ans et l’Allemagne Nazie envahissait l’Union Soviétique.
Elle était parmi les premiers volontaires et a demandé à se joindre à l’infanterie. Elle a été
affectée à la 25e Division d’infanterie de l’armée rouge. De là, elle est devenue l’une des 2000
femmes tireurs d’élite de la mère patrie.
Ses deux premières victoires ont été faites près de Belyayevka, à l’aide d’un fusil Mosin-
Nagant à verrou avec un viseur PE 4 PowerScope. La première action qu’elle fit fut pendant
le conflit d’Odessa. Elle était là pour deux mois et demi et tua 187 soldats. Quand ils durent
changés d’endroit, elle passa les 8 mois suivants au combat à Sebastopol, sur la péninsule de
Crimée. Là, elle enregistre 257 morts et est citée au conseil de l’armée du sud.
Le total de « victoires » confirmées pour Pavlichenkos au cours de la Deuxième Guerre
mondiale se chiffre à 309. 36 étant des tireurs d’élite ennemis.
4 : Le caporal Francis Pegahmagabow (9 mars 1891 – 5 août 1952)
378 victimes confirmées, + 300 captures
A eu trois fois la Médaille militaire, et a été grièvement blessé deux fois. Il était tireur d’élite
et éclaireur. C’était un guerrier d’Ojibwa, se battant avec les Canadiens dans des batailles
comme celles du mont Sorrel. Comme si le meurtre de près de 400 Allemands ne suffisait pas,
il a également reçu des médailles pour avoir porté des messages à travers le feu nourri de
l’ennemi, pour avoir dirigé les secours pendant que son commandant était en état d’incapacité
et pour avoir récupéré des munitions alors que son unité était affaiblie.
Bien que héros parmi ses compagnons d’armes, il a été presque oublié une fois rentré au
Canada… Quoi qu’il en soit, c’était l’un des tireurs d’élite les plus efficaces de la Seconde
Guerre mondiale.
3 : Adelbert F. Waldron (14 mars 1933 – 18 octobre 1995)