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Programme de Mathématiques PCSI

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$QQH[H

3URJUDPPHVGHVFODVVHV
SUpSDUDWRLUHVDX[*UDQGHV(FROHV

)LOLqUH : scientifique

9RLH : Physique, chimie et sciences


de l’ingénieur (PCSI)

'LVFLSOLQH : Mathématiques

Première année






‹0LQLVWqUHGHO¶HQVHLJQHPHQWVXSpULHXUHWGHODUHFKHUFKH
KWWSZZZHQVHLJQHPHQWVXSUHFKHUFKHJRXYIU       

Classe préparatoire PCSI
Programme de mathématiques

Table des matières


Objectifs de formation 2
Description et prise en compte des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Unité de la formation scientifique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
Architecture et contenu du programme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
Organisation du texte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
Usage de la liberté pédagogique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

Premier semestre 6
Raisonnement et vocabulaire ensembliste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Nombres complexes et trigonométrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Calculs algébriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Techniques fondamentales de calcul en analyse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
A - Inégalités dans R . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
B - Fonctions de la variable réelle à valeurs réelles ou complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
C - Primitives et équations différentielles linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Nombres réels et suites numériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Limites, continuité et dérivabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
A - Limites et continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
B - Dérivabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
Analyse asymptotique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
Systèmes linéaires et calcul matriciel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
A - Systèmes linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
B - Calcul matriciel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Entiers naturels et dénombrement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
A - Rudiments d’arithmétique dans N . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
B - Dénombrement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

Deuxième semestre 21
Polynômes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
Espaces vectoriels et applications linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
A - Espaces vectoriels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
B - Espaces vectoriels de dimension finie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
C - Applications linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Matrices et déterminants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
A - Matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
B - Déterminants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
Intégration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Séries numériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
Produit scalaire et espaces euclidiens . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
Probabilités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
A - Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
B - Variables aléatoires sur un univers fini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

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Le programme de mathématiques de PCSI s’inscrit entre deux continuités : en amont avec les programmes rénovés du
lycée, en aval avec les enseignements dispensés dans les grandes écoles, et plus généralement les poursuites d’études
universitaires. Il est conçu pour amener progressivement tous les étudiants au niveau requis pour poursuivre avec
succès un cursus d’ingénieur, de chercheur, d’enseignant, de scientifique, et aussi pour leur permettre de se former
tout au long de la vie.
Le programme du premier semestre est conçu de façon à viser trois objectifs majeurs :
– assurer la progressivité du passage aux études supérieures, en tenant compte des nouveaux programmes du cycle
terminal de la filière S, dont il consolide et élargit les acquis ;
– consolider la formation des étudiants dans les domaines de la logique, du raisonnement et des techniques de calcul,
qui sont des outils indispensables tant aux mathématiques qu’aux autres disciplines scientifiques ;
– présenter des notions nouvelles riches, de manière à susciter l’intérêt des étudiants.

Objectifs de formation
La formation mathématique en classe préparatoire scientifique vise deux objectifs :
– l’acquisition d’un solide bagage de connaissances et de méthodes permettant notamment de passer de la perception
intuitive de certaines notions à leur appropriation, afin de pouvoir les utiliser à un niveau supérieur, en mathé-
matiques et dans les autres disciplines. Ce degré d’appropriation suppose la maîtrise du cours, c’est-à-dire des
définitions, énoncés et démonstration des théorèmes figurant au programme ;
– le développement de compétences utiles aux scientifiques, qu’ils soient ingénieurs, chercheurs ou enseignants, pour
identifier les situations auxquelles ils sont confrontés, dégager les meilleures stratégies pour les résoudre, prendre
avec un recul suffisant des décisions dans un contexte complexe.
Pour répondre à cette double exigence, et en continuité avec les programmes de mathématiques du lycée, les pro-
grammes des classes préparatoires définissent un corpus de connaissances et de capacités, et explicitent six grandes
compétences qu’une activité mathématique bien conçue permet de développer :
– s’engager dans une recherche, mettre en œuvre des stratégies : découvrir une problématique, l’analyser, la trans-
former ou la simplifier, expérimenter sur des exemples, formuler des hypothèses, identifier des particularités ou des
analogies ;
– modéliser : extraire un problème de son contexte pour le traduire en langage mathématique, comparer un modèle à
la réalité, le valider, le critiquer ;
– représenter : choisir le cadre (numérique, algébrique, géométrique ...) le mieux adapté pour traiter un problème ou
représenter un objet mathématique, passer d’un mode de représentation à un autre, changer de registre ;
– raisonner, argumenter : effectuer des inférences inductives et déductives, conduire une démonstration, confirmer
ou infirmer une conjecture ;
– calculer, utiliser le langage symbolique : manipuler des expressions contenant des symboles, organiser les dif-
férentes étapes d’un calcul complexe, effectuer un calcul automatisable à la main où à l’aide d’un instrument
(calculatrice, logiciel...), contrôler les résultats ;
– communiquer à l’écrit et à l’oral : comprendre les énoncés mathématiques écrits par d’autres, rédiger une solution
rigoureuse, présenter et défendre un travail mathématique.

Description et prise en compte des compétences


S’engager dans une recherche, mettre en œuvre des stratégies
Cette compétence vise à développer les attitudes de questionnement et de recherche, au travers de réelles activités
mathématiques, prenant place au sein ou en dehors de la classe. Les différents temps d’enseignement (cours, travaux
dirigés, heures d’interrogation) doivent privilégier la découverte et l’exploitation de problématiques, la réflexion sur
les démarches suivies, les hypothèses formulées et les méthodes de résolution. Le professeur ne saurait limiter son
enseignement à un cours dogmatique : afin de développer les capacités d’autonomie des étudiants, il doit les amener
à se poser eux-mêmes des questions, à prendre en compte une problématique mathématique, à utiliser des outils
logiciels, et à s’appuyer sur la recherche et l’exploitation, individuelle ou en équipe, de documents.
Les travaux proposés aux étudiants en dehors des temps d’enseignement doivent combiner la résolution d’exercices
d’entraînement relevant de techniques bien répertoriées et l’étude de questions plus complexes. Posées sous forme de
problèmes ouverts, elles alimentent un travail de recherche individuel ou collectif, nécessitant la mobilisation d’un
large éventail de connaissances et de capacités.
Modéliser
Le programme présente des notions, méthodes et outils mathématiques permettant de modéliser l’état et l’évolution
de systèmes déterministes ou aléatoires issus de la rencontre du réel et du contexte, et éventuellement du traitement
qui en a été fait par la mécanique, la physique, la chimie, les sciences de l’ingénieur. Ces interprétations viennent
en retour éclairer les concepts fondamentaux de l’analyse, de l’algèbre linéaire, de la géométrie ou des probabilités.

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La modélisation contribue ainsi de façon essentielle à l’unité de la formation scientifique et valide les approches
interdisciplinaires. À cet effet, il importe de promouvoir l’étude de questions mettant en œuvre des interactions
entre les différents champs de connaissance scientifique (mathématiques et physique, mathématiques et chimie,
mathématiques et sciences industrielles, mathématiques et informatique).
Représenter
Un objet mathématique se prête en général à des représentations issues de différents cadres ou registres : algébrique,
géométrique, graphique, numérique. Élaborer une représentation, changer de cadre, traduire des informations dans
plusieurs registres sont des composantes de cette compétence. Ainsi, en analyse, le concept de fonction s’appréhende
à travers diverses représentations (graphique, numérique, formelle) ; en algèbre, un problème linéaire se prête à des
représentations de nature géométrique, matricielle ou algébrique ; un problème de probabilités peut recourir à un
arbre, un tableau, des ensembles. Le recours régulier à des figures ou à des croquis permet de développer une vision
géométrique des objets abstraits et favorise de fructueux transferts d’intuition.
Raisonner, argumenter
La pratique du raisonnement est au cœur de l’activité mathématique. Basé sur l’élaboration de liens déductifs ou
inductifs entre différents éléments, le raisonnement mathématique permet de produire une démonstration, qui en est la
forme aboutie et communicable. La présentation d’une démonstration par le professeur (ou dans un document) permet
aux étudiants de suivre et d’évaluer l’enchaînement des arguments qui la composent ; la pratique de la démonstration
leur apprend à créer et à exprimer eux-mêmes de tels arguments. L’intérêt de la construction d’un objet mathématique
ou de la démonstration d’un théorème repose sur ce qu’elles apportent à la compréhension-même de l’objet ou du
théorème : préciser une perception intuitive, analyser la portée des hypothèses, éclairer une situation, exploiter et
réinvestir des concepts et des résultats théoriques.
Calculer, manipuler des symboles, maîtriser le formalisme mathématique
Le calcul et la manipulation des symboles sont omniprésents dans les pratiques mathématiques. Ils en sont des
composantes essentielles, inséparables des raisonnements qui les guident ou qu’en sens inverse ils outillent.
Mener efficacement un calcul simple fait partie des compétences attendues des étudiants. En revanche, les situations
dont la gestion manuelle ne relèverait que de la technicité seront traitées à l’aide d’outils de calcul formel ou numérique.
La maîtrise des méthodes de calcul figurant au programme nécessite aussi la connaissance de leur cadre d’application,
l’anticipation et le contrôle des résultats qu’elles permettent d’obtenir.
Communiquer à l’écrit et à l’oral
La phase de mise au point d’un raisonnement et de rédaction d’une solution permet de développer les capacités
d’expression. La qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des raisonnements, constituent des
objectifs très importants. La qualité de structuration des échanges entre le professeur et sa classe, entre le professeur
et chacun de ses étudiants, entre les étudiants eux-mêmes, doit également contribuer à développer des capacités
de communication (écoute et expression orale) à travers la formulation d’une question, d’une réponse, d’une idée,
d’hypothèses, l’argumentation de solutions ou l’exposé de démonstrations. Les travaux individuels ou en petits
groupes proposés aux étudiants en dehors du temps d’enseignement, au lycée ou à la maison, (interrogations orales,
devoirs libres, comptes rendus de travaux dirigés ou d’interrogations orales) contribuent fortement à développer cette
compétence. La communication utilise des moyens diversifiés : les étudiants doivent être capables de présenter un
travail clair et soigné, à l’écrit ou à l’oral, au tableau ou à l’aide d’un dispositif de projection.

L’intégration des compétences à la formation des étudiants permet à chacun d’eux de gérer ses propres apprentissages
de manière responsable en repérant ses points forts et ses points faibles, et en suivant leur évolution. Les compétences
se recouvrent largement et il importe de les considérer globalement : leur acquisition doit se faire dans le cadre de
situations suffisamment riches pour nécessiter la mobilisation de plusieurs d’entre elles.

Unité de la formation scientifique


Il est important de mettre en valeur l’interaction entre les différentes parties du programme, tant au niveau du cours
que des thèmes des travaux proposés aux étudiants. À titre d’exemples, la géométrie apparaît à la fois comme un
terrain propice à l’introduction de l’algèbre linéaire, mais aussi comme un champ d’utilisation des concepts développés
dans ce domaine du programme ; les probabilités utilisent le vocabulaire ensembliste et illustrent certains résultats
d’analyse.
Selon Galilée, fondateur de la science expérimentale, le grand livre de la nature est écrit en langage mathématique. Il
n’est donc pas surprenant que les mathématiques interagissent avec des champs de connaissances partagés par d’autres
disciplines. La globalité et la complexité du réel exigent le croisement des regards disciplinaires. Aussi le programme
valorise-t-il l’interprétation des concepts de l’analyse, de l’algèbre linéaire, de la géométrie et des probabilités en termes
de paramètres modélisant l’état et l’évolution de systèmes mécaniques, physiques ou chimiques (mouvement, vitesse
et accélération, signaux continus ou discrets, mesure de grandeurs, incertitudes...)

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La coopération des enseignants d’une même classe ou d’une même discipline et, plus largement, celle de l’ensemble
des enseignants d’un cursus donné, doit contribuer de façon efficace et cohérente à la qualité de ces interactions.
Il importe aussi que le contenu culturel et historique des mathématiques ne soit pas sacrifié au profit de la seule
technicité. En particulier, il peut s’avérer pertinent d’analyser l’interaction entre un contexte historique et social donné,
une problématique spécifique et la construction, pour la résoudre, d’outils mathématiques.

Architecture et contenu du programme


L’année est découpée en deux semestres. À l’intérieur de chaque semestre, un équilibre est réalisé entre les différents
champs du programme : analyse, algèbre, géométrie. S’y ajoute, au deuxième semestre, une introduction limitée d’un
enseignement de probabilités visant à consolider les notions figurant dans le programme de Terminale S et à préparer
celles qui seront ultérieurement introduites dans les grandes écoles ou les universités.
L’étude de chaque domaine permet de développer des aptitudes au raisonnement et à la modélisation et d’établir des
liens avec les autres disciplines.
En cohérence avec l’introduction d’un enseignement d’algorithmique au lycée, le programme encourage la démarche
algorithmique et le recours à l’outil informatique (calculatrices, logiciels). Il identifie un certain nombre d’algorithmes
qui doivent être connus et pratiqués par les étudiants. Ceux-ci doivent également savoir utiliser les fonctionnalités
graphiques des calculatrices et des logiciels.
Afin de contribuer au développement des compétences de modélisation et de représentation, le programme préconise
le recours à des figures géométriques pour aborder l’algèbre linéaire, les espaces euclidiens, les fonctions de variable
réelle. Les notions de géométrie affine et euclidienne étudiées au lycée sont reprises dans un cadre plus général.
Le programme d’algèbre comprend deux volets. Le premier est l’étude de l’arithmétique des entiers naturels et des
polynômes à une indéterminée. Le second, nettement plus volumineux, est consacré aux notions de base de l’algèbre
linéaire, pour laquelle un équilibre est réalisé entre les points de vue géométrique et numérique. Il importe de souligner
le caractère général des méthodes linéaires, notamment à travers leurs interventions en analyse et en géométrie.
Le programme d’analyse est centré autour des concepts fondamentaux de fonction et de suite. Les interactions
entre les aspects discret et continu sont mises en valeur. Le programme d’analyse combine l’étude de problèmes
qualitatifs et quantitatifs, il développe conjointement l’étude du comportement global de suite ou de fonction avec
celle de leur comportement local ou asymptotique. À ce titre, les méthodes de l’analyse asymptotique font l’objet d’un
chapitre spécifique, qui est exploité ultérieurement dans l’étude des séries. Pour l’étude des solutions des équations, le
programme allie les problèmes d’existence et d’unicité, les méthodes de calcul exact et les méthodes d’approximation.
La pratique de calculs simples permet aux étudiants de s’approprier de manière effective les notions du programme. Le
choix a donc été fait d’introduire très tôt un module substantiel visant à consolider les pratiques de calcul (dérivation
des fonctions, calcul de primitives, résolution de certains types d’équations différentielles). Les théories sous-jacentes
sont étudiées ultérieurement, ce qui doit en faciliter l’assimilation.
Les étudiants doivent savoir mettre en œuvre directement (c’est-à-dire sans recourir à un instrument de calcul), sur des
exemples simples, un certain nombre de méthodes de calcul, mais aussi connaître leur cadre d’application et la forme
des résultats qu’elles permettent d’obtenir.
L’enseignement des probabilités se place dans le cadre des univers finis. Il a vocation à interagir avec le reste du
programme. La notion de variable aléatoire permet d’aborder des situations réelles nécessitant une modélisation
probabiliste.
Le volume global du programme a été conçu pour libérer des temps dédiés à une mise en activité effective des étudiants,
quel que soit le contexte proposé (cours, travaux dirigés).

Organisation du texte
Les programmes définissent les objectifs de l’enseignement et décrivent les connaissances et les capacités exigibles des
étudiants ; ils précisent aussi certains points de terminologie et certaines notations. Ils fixent clairement les limites à
respecter tant au niveau de l’enseignement que des épreuves d’évaluation, y compris par les opérateurs de concours.
À l’intérieur de chaque semestre, le programme est décliné en chapitres. Chaque chapitre comporte un bandeau
définissant les objectifs essentiels et délimitant le cadre d’étude des notions qui lui sont relatives et un texte présenté en
deux colonnes : à gauche figurent les contenus du programme (connaissances et méthodes) ; à droite un commentaire
indique les capacités exigibles des étudiants, précise quelques notations ainsi que le sens ou les limites à donner à
certaines questions. À l’intérieur de chaque semestre, le professeur conduit en toute liberté, dans le respect de la
cohérence de la formation globale, l’organisation de son enseignement et le choix de ses méthodes. En particulier,
la chronologie retenue dans la présentation des différents chapitres de chaque semestre ne doit pas être interprétée
comme un modèle de progression. Cependant, la progression retenue au cours du premier semestre doit respecter les

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objectifs de l’enseignement dispensé au cours de cette période. Ces objectifs sont détaillés dans le bandeau qui suit le
titre « Premier semestre ».
Parmi les connaissances (définitions, notations, énoncés, démonstrations, méthodes, algorithmes...) et les capacités de
mobilisation de ces connaissances, le texte du programme délimite trois catégories :
– celles qui sont exigibles des étudiants : il s’agit de l’ensemble des points figurant dans la colonne de gauche des
différents chapitres ;
– celles qui sont indiquées dans les bandeaux ou dans la colonne de droite comme étant « hors programme ». Elles ne
doivent pas être traitées et ne peuvent faire l’objet d’aucune épreuve d’évaluation ;
– celles qui relèvent d’activités possibles ou souhaitables, mais qui ne sont pas exigibles des étudiants. Il s’agit en
particulier des activités proposées pour illustrer les différentes notions du programme.
Pour les démonstrations des théorèmes dont l’énoncé figure au programme et qui sont repérées dans la colonne de
droite par la locution « démonstration non exigible », le professeur est libre d’apprécier, selon le cas, s’il est souhaitable
de démontrer en détail le résultat considéré, d’indiquer seulement l’idée de sa démonstration, ou de l’admettre.
Afin de faciliter l’organisation du travail des étudiants et de montrer l’intérêt des notions étudiées, il convient d’en
aborder l’enseignement en coordination avec les autres disciplines scientifiques.
Les liens avec les disciplines scientifiques et technologiques sont identifiés par le symbole � PC pour la physique et la
chimie, � SI pour les sciences industrielles de l’ingénieur et � I pour l’informatique.
On pourra aussi se reporter à l’appendice aux programmes Outils mathématiques pour la physique-chimie.

Usage de la liberté pédagogique


Dans le cadre de la liberté pédagogique qui lui est reconnue par la loi, le professeur choisit ses méthodes, sa progression,
ses problématiques. Il peut organiser son enseignement en respectant deux grands principes directeurs :
– pédagogue, il privilégie la mise en activité des étudiants en évitant tout dogmatisme : l’acquisition des connaissances
et des capacités est d’autant plus efficace que les étudiants sont acteurs de leur formation. La pédagogie mise en
œuvre développe la participation, la prise d’initiative et l’autonomie des étudiants. Le choix des problématiques et
des méthodes de résolution favorise cette mise en activité ;
– didacticien, il choisit le contexte favorable à l’acquisition des connaissances et au développement des compétences.
La mise en perspective d’une problématique avec l’histoire des sociétés, des sciences et des techniques, mais aussi
des questions d’actualité ou des débats d’idées, permet de motiver son enseignement.

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Premier semestre

Le premier semestre vise deux objectifs majeurs :


• aménager un passage progressif de la classe de Terminale à l’enseignement supérieur en commençant par consolider
et approfondir les connaissances des bacheliers. À ce titre, le chapitre « Raisonnement et vocabulaire ensembliste »
regroupe des notions de logique et d’algèbre générale dont la plupart ont été mises en place au lycée. Il s’agit de les
consolider et de les structurer afin qu’elles soient maîtrisées par les étudiants à la fin du premier semestre. Ce chapitre
n’a pas vocation à être enseigné d’un seul tenant et en tout début de semestre.
Le chapitre « Techniques fondamentales de calcul en analyse » prend lui aussi appui sur les acquis de Terminale. Il est
axé sur la pratique des techniques de l’analyse réelle, basée sur l’application de théorèmes qui sont admis à ce stade.
• susciter la curiosité et l’intérêt des étudiants en leur présentant un spectre suffisamment large de problématiques et de
champs nouveaux. À ce titre, les chapitres « Nombres réels et suites numériques » et « Limites, continuité, dérivabilité »,
plus théoriques que les précédents, instaurent les fondements de l’analyse réelle. Y sont en particulier démontrés les
théorèmes qui justifient les techniques présentées dans le chapitre « Techniques fondamentales de calcul en analyse ».
Le chapitre « Systèmes linéaires et calcul matriciel » a pour objectif d’introduire l’algèbre linéaire en initiant les étudiants
aux aspects algorithmiques de l’algèbre linéaire matricielle. La maîtrise de la méthode du pivot de Gauss-Jordan et du
calcul matriciel sont des capacités attendues en fin de semestre. Ces notions seront réinvesties avec profit lors du cours
d’algèbre linéaire du second semestre (familles libres ou génératrices de Kn , calcul du rang...). Le chapitre « Entiers
naturels et dénombrement » est une introduction à la combinatoire. Il trouvera un prolongement naturel dans l’étude
des probabilités traitée au second semestre.
Les ensembles de nombres usuels N, Z, Q, R, C sont supposés connus.

Raisonnement et vocabulaire ensembliste


Ce chapitre regroupe le vocabulaire, les notations et les modes de raisonnement nécessaires aux étudiants pour la
conception et la rédaction efficace d’un texte mathématique. Ils doivent être introduits de manière progressive et être
acquis en fin de premier semestre. Le programme se limite à une approche naïve des notions d’ensemble et d’application.
En particulier, toute étude systématique de la logique ou de la théorie des ensembles est exclue. L’algèbre générale ne figure
pas au programme. Plusieurs groupes classiques étant rencontrés en algèbre linéaire, la terminologie associée peut être
utilisée mais aucune connaissance théorique sur cette structure n’est exigible.

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Rudiments de logique

Quantificateurs. Les étudiants doivent savoir employer les quantificateurs


pour formuler de façon précise certains énoncés et leur
négation. En revanche, l’emploi des quantificateurs en
guise d’abréviations est exclu.
Implication, contraposition, équivalence.
Modes de raisonnement : raisonnement par récurrence, Toute construction et toute axiomatique de N sont hors
par contraposition, par l’absurde, par analyse-synthèse. programme. Le raisonnement par analyse-synthèse est
l’occasion de préciser les notions de condition nécessaire
et de condition suffisante.

b) Ensembles

Appartenance, inclusion.
Sous-ensembles (ou parties) d’un ensemble, ensemble
vide.
Opérations sur les parties d’un ensemble : réunion, inter- Notations �EA , A, E \ A.
section, complémentaire. Les étudiants doivent maîtriser le lien entre connecteurs
logiques et opérations ensemblistes.

Produit cartésien de deux ensembles, d’un nombre fini


d’ensembles.
Ensemble des parties d’un ensemble.

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C ONTENUS C APACITÉS & C OMMENTAIRES
c) Applications et relations d’équivalence

Application d’un ensemble non vide E dans un ensemble Le point de vue est intuitif : une application de E dans F
non vide F ; graphe d’une application. associe à tout élément de E un unique élément de F .
Notations F (E , F ) et F E pour l’ensemble des applications
de E dans F .
Famille d’éléments d’un ensemble E indexée par un en-
semble fini.
Fonction indicatrice d’une partie A d’un ensemble E . Notation 1 A .
Restriction. Notation f |A .
Image directe. Notation f (A).
Image réciproque. Notation f −1 (B ).
Composition.
Injection, surjection. Composée de deux injections, de
deux surjections.
Bijection, réciproque. Composée de deux bijections, réci-
proque de la composée.
Relation d’équivalence, classes d’équivalence. La notion d’ensemble quotient est hors programme.

Nombres complexes et trigonométrie


L’objectif de ce chapitre est de consolider et d’approfondir les acquis du cycle terminal. Le programme combine plusieurs
aspects :
– équations algébriques (équations du second degré, racines n-ièmes d’un nombre complexe) ;
– interprétation géométrique des nombres complexes, utilisation des nombres complexes en géométrie plane ;
– exponentielle complexe et applications à la trigonométrie.
Il est recommandé d’illustrer le cours de nombreuses figures.

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Nombres complexes

Parties réelle et imaginaire. La construction de C n’est pas exigible.


Opérations sur les nombres complexes.
Conjugaison, compatibilité avec les opérations.
Point du plan associé à un nombre complexe, affixe d’un On identifie C au plan usuel muni d’un repère ortho-
point du plan, affixe d’un vecteur du plan. normé direct.

b) Module d’un nombre complexe

Module. Interprétation géométrique de |z − z � |, cercles et disques.


Relation |z|2 = z z, module d’un produit, d’un quotient.
Inégalité triangulaire, cas d’égalité.

c) Nombres complexes de module 1 et trigonométrie

Cercle trigonométrique. Paramétrisation par les fonctions Notation U.


circulaires. Les étudiants doivent savoir retrouver des formules du
type cos(π − x) = − cos(x) et résoudre des équations et
inéquations trigonométriques en s’aidant du cercle trigo-
nométrique.
Définition de eit pour t réel.
� �
Si t et t � sont deux réels, alors : ei(t +t ) = eit eit . Factorisation de 1 ± eit . Les étudiants doivent savoir fac-
toriser des expressions du type cos(p) + cos(q).
Formules exigibles : cos(a ±b), sin(a ±b), cos(2a), sin(2a),
cos(a) cos(b), sin(a) sin(b), cos(a) sin(b).
Fonction tangente. Notation tan.
Formule tan(a ± b).

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C ONTENUS C APACITÉS & C OMMENTAIRES
n
� n

Formules d’Euler : Linéarisation, calcul de cos(kt ), de sin(kt ).
it −it it −it k=0 k=1
e +e e −e
cos(t ) = , sin(t ) = .
2 2i
Formule de Moivre.

d) Arguments d’un nombre complexe non nul

Écriture d’un nombre complexe non nul sous la forme


r eiθ avec r > 0 et θ ∈ R.
Arguments d’un nombre complexe non nul.
Relation de congruence modulo 2π sur R.
Argument d’un produit, d’un quotient.
Transformation de a cos(t ) + b sin(t ) en A cos(t − ϕ). � PC et SI : amplitude et phase.

e) Équation du second degré

Racines carrées d’un nombre complexe.


Résolution des équations du second degré, discriminant.
Somme et produit des racines d’une équation du second
degré.

f ) Racines n-ièmes

Description des racines n-ièmes de l’unité. Notation Un .


Équation z n = a. Représentation géométrique des solutions.

g) Exponentielle complexe

Définition de ez pour z complexe : ez = eRe(z) ei Im(z) . Notations exp(z), ez .


� PC et SI : définition d’une impédance complexe en
régime sinusoïdal.
Exponentielle d’une somme.
Pour tous z et z � dans C, exp(z) = exp(z � ) si et seulement
si z − z � ∈ 2iπZ.

h) Nombres complexes et géométrie plane

Traduction de l’alignement et de l’orthogonalité au


moyen d’affixes.
Transformation z �→ eiθ z ; rotation plane de centre O et Il s’agit d’introduire le concept de transformation du plan,
d’angle θ. dont l’étude ne figure pas aux programmes des classes
antérieures.
Transformation z �→ z + b ; interprétation en termes de
translation.
Transformation z �→ kz, (k ∈ R∗ ) ; homothétie de centre
O et de rapport k.
Transformation z �→ z ; interprétation en termes de symé-
trie axiale.

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Calculs algébriques
Ce chapitre a pour but de présenter quelques notations et techniques fondamentales de calcul algébrique, notamment en
vue de l’enseignement de la combinatoire et des probabilités.

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Sommes et produits
� n
� � n

Somme et produit d’une famille finie de nombres com- Notations ai , ai , ai , ai .
plexes. i ∈I i =1 i ∈I i =1
Sommes et produits télescopiques, exemples de change-
ments d’indices et de regroupements de termes.
Somme d’une progression arithmétique ou géométrique
finie de nombres complexes.
Factorisation de a n − b n pour n ∈ N∗ .
Sommes doubles. Produit de deux sommes finies.
Sommes triangulaires.

b) Coefficients binomiaux et formule du binôme


� �
n
Factorielle. Coefficients binomiaux. Notation .
p
� � � �
n n
Relation = .
p n−p
Formule et triangle de Pascal. Lien avec la méthode d’obtention des coefficients bino-
miaux utilisée en classe de Première.
Formule du binôme dans C.

Techniques fondamentales de calcul en analyse


Le point de vue adopté dans ce chapitre est principalement pratique : il s’agit, en prenant appui sur les acquis du lycée, de
mettre en œuvre des techniques de l’analyse, en particulier celles de majoration. Les définitions précises et les constructions
rigoureuses des notions de calcul différentiel ou intégral utilisées sont différées à un chapitre ultérieur. Cette appropriation
en deux temps est destinée à faciliter les apprentissages.
Les objectifs de formation sont les suivants :
• une bonne maîtrise des automatismes et du vocabulaire de base relatifs aux inégalités ;
• l’introduction de fonctions pour établir des inégalités ;
• la manipulation des fonctions classiques dont le corpus est étendu ;
• le calcul de dérivées et de primitives ;
• la mise en pratique, sur des exemples simples, de l’intégration par parties et du changement de variable ;
• l’application des deux points précédents aux équations différentielles.
Les étudiants doivent connaître les principales techniques de calcul et savoir les mettre en pratique sur des cas simples. Le
cours sur les équations différentielles est illustré par des exemples issus des autres disciplines scientifiques.

A - Inégalités dans R

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES


Relation d’ordre sur R. Compatibilité avec les opérations.
Intervalles de R. Exemples de majoration et de minoration de sommes, de
produits et de quotients.
Valeur absolue. Inégalité triangulaire. Interprétation sur la droite réelle d’inégalités du type
|x − a| � b.
Parties majorées, minorées, bornées.
Majorant, minorant ; maximum, minimum.

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B - Fonctions de la variable réelle à valeurs réelles ou complexes

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Généralités sur les fonctions

Ensemble de définition.
Représentation graphique d’une fonction f à valeurs Graphes des fonctions x �→ f (x) + a, x �→ f (x + a),
réelles. x �→ f (a − x), x �→ f (ax), x �→ a f (x).
Résolution graphique d’équations et d’inéquations du
type f (x) = λ et f (x) � λ.
Parité, imparité, périodicité. Interprétation géométrique de ces propriétés.
Somme, produit, composée.
Monotonie.
Bijectivité, réciproque d’une bijection. Graphe d’une réciproque.
Fonctions majorées, minorées, bornées. Traduction géométrique de ces propriétés.
Une fonction f est bornée si et seulement si | f | est majo-
rée.

b) Dérivation

Équation de la tangente en un point.


Dérivée d’une combinaison linéaire, d’un produit, d’un Ces résultats sont admis à ce stade.
quotient, d’une composée. � SI : étude cinématique.
� PC : exemples de calculs de dérivées partielles.
À ce stade, toute théorie sur les fonctions de plusieurs
variables est hors programme.
Tableau de variation.
Dérivée d’une réciproque. Interprétation géométrique de la dérivabilité et du calcul
de la dérivée d’une bijection réciproque.
Dérivées d’ordre supérieur.

c) Étude d’une fonction

Détermination des symétries et des périodicités afin de Application à la recherche d’extremums et à l’obtention
réduire le domaine d’étude, tableau de variations, asymp- d’inégalités.
totes verticales et horizontales, tracé du graphe.

d) Fonctions usuelles

Étude des fonctions exponentielle, cosinus et sinus hy- Dérivée, variation et graphe.
perboliques, logarithme népérien, puissances. Les fonctions puissances sont définies sur R∗+ et prolon-
gées en 0 le cas échéant. Seules les fonctions puissances
entières sont en outre définies sur R∗− .
Relations (x y)α = x α y α , x α+β = x α x β , (x α )β = x αβ .
Fonction logarithme décimal. Notation log ou log10 .
� PC : pH.
� SI : représentation des diagrammes de Bode.
Croissances comparées des fonctions logarithme, puis-
sances et exponentielle.
Fonctions sinus, cosinus, tangente. � PC et SI.
Fonctions circulaires réciproques. Notations Arcsin, Arccos, Arctan.
La fonction tangente hyperbolique et les fonctions hyper-
boliques réciproques sont hors programme.

e) Dérivation d’une fonction complexe d’une variable réelle

Dérivée d’une fonction à valeurs complexes. La dérivée est définie via les parties réelle et imaginaire.
Dérivée d’une combinaison linéaire, d’un produit, d’un Brève extension des résultats sur les fonctions à valeurs
quotient. réelles.
Dérivée de exp(ϕ) où ϕ est une fonction dérivable à va- � PC et SI : électrocinétique.
leurs complexes.

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C - Primitives et équations différentielles linéaires

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Calcul de primitives

Primitives d’une fonction définie sur un intervalle à va- Description de l’ensemble des primitives d’une fonction
leurs complexes. sur un intervalle connaissant l’une d’entre elles.
Les étudiants doivent savoir utiliser les primitives de
x �→ eλx pour calculer celles de x �→ eax cos(bx) et
x �→ eax sin(bx).
� PC et SI : cinématique.
Primitives des fonctions puissances, cosinus, sinus, tan- Les étudiants doivent savoir calculer les primitives de
gente, exponentielle, logarithme, fonctions du type

1 1 1
x �→ 2
, x �→ � . x �→
1+x 1 − x2 ax 2 + bx + c

�x et reconnaître les dérivées de fonctions composées.


Dérivée de x �→ f (t ) dt où f est continue. Résultat admis à ce stade.
x0
Toute fonction continue sur un intervalle admet des pri-
mitives.
Calcul d’une intégrale au moyen d’une primitive.
Intégration par parties pour des fonctions de classe C 1 . On définit à cette occasion la classe C 1 . Application au
Changement de variable : si ϕ est de classe C 1 sur I et si calcul de primitives.
f est continue sur ϕ(I ), alors pour tous a et b dans I
�ϕ(b) �b
� �
f (x) dx = f ϕ(t ) ϕ� (t ) dt .
ϕ(a) a

b) Équations différentielles linéaires du premier ordre

Notion d’équation différentielle linéaire du premier Équation homogène associée.


ordre : Cas particulier où la fonction a est constante.
y � + a(x)y = b(x)
où a et b sont des fonctions continues définies sur un
intervalle I de R à valeurs réelles ou complexes.
Résolution d’une équation homogène.
Forme des solutions : somme d’une solution particulière � PC : régime libre, régime forcé ; régime transitoire, ré-
et de la solution générale de l’équation homogène. gime établi.
Principe de superposition.
Méthode de la variation de la constante.
Existence et unicité de la solution d’un problème de Cau- � PC et SI : modélisation des circuits électriques RC, RL
chy. et de systèmes mécaniques linéaires.

c) Équations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constants

Notion d’équation différentielle linéaire du second ordre Équation homogène associée.


à coefficients constants :

y �� + a y � + b y = f (x)

où a et b sont des scalaires et f est une application conti-


nue à valeurs dans R ou C.
Résolution de l’équation homogène. Si a et b sont réels, description des solutions réelles.
Forme des solutions : somme d’une solution particulière Les étudiants doivent savoir déterminer une solution par-
et de la solution générale de l’équation homogène. ticulière dans le cas d’un second membre de la forme
x �→ Aeλx avec (A, λ) ∈ C2 , x �→ B cos(ωx) et x �→ B sin(ωx)
avec (B, ω) ∈ R2 .
� PC : régime libre, régime forcé ; régime transitoire, ré-
gime établi.

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C ONTENUS C APACITÉS & C OMMENTAIRES
Principe de superposition.
Existence et unicité de la solution d’un problème de Cau- La démonstration de ce résultat est hors programme.
chy. � PC et SI : modélisation des circuits électriques LC, RLC
et de systèmes mécaniques linéaires.

Nombres réels et suites numériques


L’objectif est d’énoncer les propriétés fondamentales de la droite réelle, et de les appliquer à l’étude des suites, qui
interviennent en mathématiques tant pour leur intérêt pratique (modélisation de phénomènes discrets) que théorique
(approximation de nombres réels). On distingue les aspects qualitatifs (monotonie, convergence, divergence) des aspects
quantitatifs (majoration, encadrement, vitesse de convergence ou de divergence).

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Ensembles usuels de nombres

Entiers naturels, entiers relatifs, nombres décimaux, ra-


tionnels.
Droite réelle. La construction de R est hors programme.
La relation d’ordre � sur R : majorant, minorant, maxi-
mum, minimum.
Borne supérieure (resp. inférieure) d’une partie non vide
majorée (resp. minorée) de R.
Partie entière. Notation �x�.
Approximations décimales. Valeurs décimales approchées à la précision 10−n par
défaut et par excès.
Une partie X de R est un intervalle si et seulement si, pour
tous a et b dans X , on a [a, b] ⊂ X .

b) Généralités sur les suites réelles

Modes de définition d’une suite. De façon explicite, implicite ou par récurrence.


Monotonie. Suite minorée, majorée, bornée. Une suite (u n ) est bornée si et seulement si (|u n |) est
majorée.
Exemples d’étude de la monotonie d’une suite définie
par u n+1 = f (u n ).

Suites stationnaires.
Suites arithmétiques, suites géométriques. Les étudiants doivent connaître une méthode de calcul
du terme général d’une suite définie par u n+1 = au n + b.
Suites récurrentes linéaires d’ordre deux. La démonstration sera faite dans le cours d’algèbre li-
néaire.

c) Limite d’une suite réelle

Limite finie ou infinie d’une suite. Notation u n → �.


Les définitions sont énoncées avec des inégalités larges.
Lien avec la définition vue en classe de Terminale.
Les étudiants doivent savoir démontrer l’existence d’une
limite réelle � en majorant |u n − �|.
Unicité de la limite. Notation lim u n .
Suite convergente, suite divergente.
Toute suite réelle convergente est bornée.
Opérations sur les limites : combinaisons linéaires, pro-
duit, quotient.
Stabilité des inégalités larges par passage à la limite.

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d) Théorèmes d’existence d’une limite

Théorème de convergence par encadrement. Théorèmes


de divergence par minoration ou majoration.
Théorème de la limite monotone.
Théorème des suites adjacentes.

e) Suites extraites

Suites extraites d’une suite. La notion de valeur d’adhérence est hors programme.
Le théorème de Bolzano-Weierstrass est hors programme.
Si une suite possède une limite (finie ou infinie), alors Utilisation des suites extraites pour montrer la divergence
toutes ses suites extraites possèdent la même limite. d’une suite.

f ) Brève extension aux suites complexes

Convergence d’une suite complexe. Traduction à l’aide des parties réelle et imaginaire.
Suites complexes bornées ; toute suite complexe conver-
gente est bornée.
Opérations sur les suites convergentes : combinaisons
linéaires, produit, quotient.

Limites, continuité et dérivabilité


Ce chapitre est divisé en deux parties, consacrées aux limites et à la continuité pour la première, au calcul différentiel
pour la seconde. On y formalise les résultats qui ont été utilisés d’un point de vue calculatoire dans le premier chapitre
d’analyse.
Dans de nombreuses questions de nature qualitative, on visualise une fonction par son graphe. Il convient de souligner
cet aspect géométrique en ayant recours à de nombreuses figures.
Les fonctions sont définies sur un intervalle I de R non vide et non réduit à un point et, sauf dans les paragraphes A-d) et
B-d), sont à valeurs réelles.
Dans un souci d’unification, on dit qu’une propriété portant sur une fonction f définie sur I est vraie au voisinage de
a si elle est vraie sur l’intersection de I avec un intervalle ouvert centré sur a si a est réel, avec un intervalle [A, +∞[ si
a = +∞, avec un intervalle ]−∞, A] si a = −∞.

A - Limites et continuité

L’essentiel du paragraphe a) consiste à adapter au cadre continu les notions déjà abordées pour les suites. Afin d’éviter des
répétitions, le professeur a la liberté d’admettre certains résultats.
Pour la pratique du calcul de limites, on se borne à ce stade à des calculs très simples, en attendant de pouvoir disposer
d’outils efficaces (développements limités).

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Limite d’une fonction en un point

Étant donné un point a appartenant à I ou extrémité de Notations f (x) −→ �, f (x) −→ �.


x→a x→±∞
I , limite finie ou infinie d’une fonction en a. Les définitions sont énoncées avec des inégalités larges.
Limite finie ou infinie d’une fonction en ±∞. Les étudiants doivent savoir démontrer l’existence d’une
limite réelle � en majorant | f (x) − �|.
Unicité de la limite. Notation lim f (x).
x→a
Si f admet une limite finie en a alors f est bornée au
voisinage de a.
Limite à droite, limite à gauche. Notations lim f (x) ou lim f (x).
x→a x→a +
x>a
Extension de la notion de limite en a lorsque la fonction
est définie sur I \ {a}.
Opérations sur les fonctions admettant une limite finie Adaptation des énoncés relatifs aux suites.
ou infinie en a.

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C ONTENUS C APACITÉS & C OMMENTAIRES
Image d’une suite de limite a par une fonction admettant
une limite en a.
Stabilité des inégalités larges par passage à la limite.
Théorèmes d’encadrement (limite finie), de minoration
(limite +∞) et de majoration (limite −∞).
Théorème de la limite monotone. Démonstration non exigible.

b) Continuité en un point

Continuité de f en un point a de I . La fonction f est continue en a si et seulement si elle


admet une limite finie en a.
Continuité à droite et à gauche.
Prolongement par continuité en un point. Si a est une extrémité de I n’appartenant pas à I , f admet
une limite finie en a si et seulement si elle est prolon-
geable par continuité en a.
Image d’une suite de limite a par une fonction continue Application aux suites définies par u n+1 = f (u n ).
en a.
Opérations : combinaisons linéaires, produit, quotient,
composition.

c) Continuité sur un intervalle

Opérations : combinaisons linéaires, produit, quotient,


composition.
Théorème des valeurs intermédiaires. � I : application de l’algorithme de dichotomie à la re-
Image d’un intervalle par une fonction continue. cherche d’un zéro d’une fonction continue.
Une fonction continue sur un segment est bornée et at- La démonstration est hors programme.
teint ses bornes.
Toute fonction f continue et strictement monotone sur
un intervalle I réalise une bijection de I sur l’intervalle
f (I ), et sa réciproque est continue et strictement mono-
tone sur l’intervalle f (I ), et de même monotonie que f .

d) Brève extension aux fonctions à valeurs complexes

Limite de f en a, continuité de f en a, continuité de f Traduction à l’aide des parties réelle et imaginaire.


sur un intervalle I .
Fonctions bornées au voisinage de a.
Toute fonction admettant une limite finie en a est bornée
au voisinage de a.
Opérations sur les fonctions admettant une limite finie
en a, continues en a ou continues sur un intervalle I :
combinaisons linéaires, produit, quotient.

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B - Dérivabilité

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Nombre dérivé, fonction dérivée

Dérivabilité en un point, nombre dérivé. Développement limité à l’ordre 1.


Interprétation géométrique.
� SI : identification d’un modèle de comportement au
voisinage d’un point de fonctionnement.
� SI : représentation graphique de la fonction sinus car-
dinal au voisinage de 0.
� I : méthode de Newton.
La dérivabilité entraîne la continuité.
Dérivabilité à gauche, à droite.
Dérivabilité et dérivée sur un intervalle.
Opérations sur les fonctions dérivables et les dérivées : Tangente au graphe d’une réciproque.
combinaison linéaire, produit, quotient, composition, ré-
ciproque.
La dérivabilité entraîne la continuité. À ce stade, on peut écrire le reste sous la forme
(x − a)ε(x − a) et n’introduire la notation o que plus tard.
Tangente au graphe de f au point d’abscisse a.

Dérivabilité à droite, à gauche.


Dérivabilité d’une fonction sur un intervalle.
Opérations sur les fonctions dérivables en un point, déri-
vables sur un intervalle : combinaison linéaire, produit,
quotient, composée, réciproque.

b) Propriétés des fonctions dérivables

Extremum local. Condition nécessaire en un point inté-


rieur.
Théorème de Rolle.
Égalité des accroissements finis. Interprétations géométrique et cinématique.
Inégalité des accroissements finis : si f est dérivable La notion de fonction lipschitzienne est introduite à ce
sur I et si | f � | est bornée par M sur I , alors f est M - stade ; elle n’appelle aucun développement supplémen-
lipschitzienne sur I . taire.
Application aux suites définies par u n+1 = f (u n ).
� I : algorithme de recherche du point fixe pour une
fonction contractante.
Caractérisation des fonctions constantes, croissantes,
strictement croissantes parmi les fonctions dérivables.
Théorème de la limite de la dérivée : si f est dérivable Interprétation géométrique.
sur I \ {a}, continue sur I et si f � (x) tend vers � (réel ou Si � est un nombre réel, alors f est dérivable en a et
f (x) − f (a) f � (a) = �.
infini) lorsque x tend vers a, alors tend vers
x −a
� lorsque x tend vers a.

c) Fonctions de classe C k

Pour k dans N∗ ∪ {∞}, fonction de classe C k sur I .


Opérations sur les fonctions de classe C k : combinaison Les démonstrations relatives à la composition et à la réci-
linéaire, produit (formule de Leibniz), quotient, composi- proque ne sont pas exigibles.
tion, réciproque.

d) Fonctions complexes

Brève extension des définitions et résultats précédents. Caractérisation de la dérivabilité en termes de partie
réelle et imaginaire.
Interprétation cinématique.

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C ONTENUS C APACITÉS & C OMMENTAIRES
Inégalité des accroissements finis pour une fonction de Le résultat, admis à ce stade, sera justifié dans le chapitre
classe C 1 . « Intégration » .
Il convient de montrer par un contre-exemple que le théo-
rème de Rolle ne s’étend pas.

Analyse asymptotique
L’objectif de ce chapitre est de familiariser les étudiants avec les techniques asymptotiques de base, dans les cadres discret
et continu. Les suites et les fonctions y sont à valeurs réelles ou complexes, le cas réel jouant un rôle prépondérant.
On donne la priorité à la pratique d’exercices plutôt qu’à la vérification systématique de propriétés élémentaires.
La notion de développement asymptotique est hors programme.
Les étudiants doivent connaître les développements limités usuels et savoir rapidement mener à bien des calculs asympto-
tiques simples. En revanche, les situations dont la gestion manuelle ne relèverait que de la technicité seront traitées à
l’aide d’outils logiciels.

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Relations de comparaison : cas des suites

Relations de domination, de négligeabilité, d’équiva- Notations u n = O(v n ), u n = o(v n ), u n ∼ v n .


lence. On définit ces relations à partir du quotient uv nn en suppo-
sant que la suite (v n ) ne s’annule pas à partir d’un certain
rang.
Traduction, à l’aide du symbole o, des croissances com-
parées des suites usuelles : lnβ (n), n α et eγn
Liens entre les relations de comparaison. Équivalence entre les relations u n ∼ v n et u n −v n = o(v n ).
Opérations sur les équivalents : produit, quotient, puis-
sances.
Propriétés conservées par équivalence : signe, limite.

b) Relations de comparaison : cas des fonctions

Adaptation aux fonctions des définitions et résultats du


paragraphe précédent (en un point ou à l’infini).

c) Développements limités

Si f est définie sur l’intervalle I et si a est un point de I Adaptation au cas où f est définie sur I \ {a}.
ou une extrémité de I , développement limité d’ordre n
de f au voisinage de a.
Unicité, troncature d’un développement limité.
Forme normalisée d’un développement limité : Équivalence f (a + h) ∼ a 0 h p , signe de f au voisinage
h→0
p
� � �� de a.
f (a + h) = h a0 + a1 h + · · · + an h + o h n
n
h→0

avec a 0 �= 0.
Opérations sur les développements limités : combinaison Intérêt de la forme normalisée pour prévoir l’ordre d’un
linéaire, produit, quotient. développement limité.
Les étudiants doivent savoir déterminer sur des exemples
simples le développement limité d’une fonction compo-
sée. Aucun résultat général sur ce point n’est exigible.
La démonstration de l’existence du développement limité
d’un quotient n’est pas exigible.
La division selon les puissances croissantes est hors pro-
gramme.
Primitivation d’un développement limité.

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C ONTENUS C APACITÉS & C OMMENTAIRES
Formule de Taylor-Young : développement limité à l’ordre La formule sera démontrée dans le chapitre « Intégration »
n au voisinage d’un point a de I d’une application de .
classe C n sur I .
Développements limités à tout ordre au voisinage de 0 de
1
x �→ , exp, sin, cos, x �→ (1 + x)α , x �→ ln(1 + x), x �→
1−x
Arctan x et de tan à l’ordre 3.

d) Applications des développements limités

Calcul d’équivalents et de limites.


Étude locale d’une fonction : prolongement par conti-
nuité, dérivabilité d’un prolongement par continuité, tan-
gente, position relative de la courbe et de la tangente,
extremum.
Détermination d’asymptotes.

Systèmes linéaires et calcul matriciel


Ce chapitre est à concevoir comme une initiation aux structures algébriques et une préparation à l’algèbre linéaire
« abstraite » qui sera étudiée au second semestre.
La problématique de départ est la résolution des systèmes linéaires. Elle est à la fois familière des étudiants – ils l’ont
pratiquée dans l’enseignement secondaire pour de petites dimensions, par exemple en géométrie – et motivante par
le nombre important de problèmes se ramenant à la résolution d’un système linéaire (méthode des différences finies,
méthode des moindres carrés, etc). L’objectif majeur du sous-chapitre « A - Systèmes linéaires » est la justification et la
mise en œuvre de l’algorithme de Gauss-Jordan de résolution d’un système linéaire.
La recherche d’une méthode systématique de résolution d’un système linéaire par cet algorithme conduit naturellement
au calcul matriciel qui recèle à la fois des propriétés inhabituelles pour les étudiants (existence de diviseurs de 0, non
commutativité) et des propiétés analogues à celles des ensembles de nombres (distributivité, etc.) qu’il convient de mettre
en évidence.
L’ordre d’exposition choisi ci-dessous n’est nullement impératif. On pourra aussi bien commencer par introduire le calcul
matriciel puis l’appliquer à la théorie des systèmes linéaires. On veillera à respecter les objectifs de formation suivants :
• Familiariser les étudiants avec les différentes représentations des solutions d’un système linéaire.
• Entraîner au calcul matriciel. On évitera cependant tout excès de technicité et on se limitera à des systèmes et des
matrices de taille raisonnable dans les applications numériques.
• Consolider la formation à l’algorithmique.
Dans ce chapitre, K désigne R ou C, et n et p appartiennent à N∗ .

A - Systèmes linéaires

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Généralités sur les systèmes linéaires

Équation linéaire à p inconnues. Système linéaire de n Interprétations géométriques : représentation d’une


équations à p inconnues. droite, d’un plan.
Système homogène associé à un système linéaire.
Matrice A d’un système linéaire ; matrice augmentée On introduit les matrices comme tableaux rectangulaires
(A|B ) où B est la colonne des seconds membres. d’éléments de K.
Opérations élémentaires sur les lignes d’un système ou On emploiera les notations suivantes : L i ↔ L j ,
d’une matrice : échange des lignes L i et L j , ajout de λ · L j L i ← L i + λL j et L i ← λL i .
à L i pour i �= j , multiplication de L i par λ �= 0.
Deux systèmes sont dits équivalents si on peut passer de
l’un à l’autre par une suite finie d’opérations élémentaires
sur les lignes.

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C ONTENUS C APACITÉS & C OMMENTAIRES
Deux systèmes équivalents ont le même ensemble de
solutions.
Deux matrices sont dites équivalentes par lignes si elles se Notation A ∼ A � .
L
déduisent l’une de l’autre par une suite finie d’opérations
élémentaires sur les lignes.
Si l’on passe d’un système S à un autre système S � par Ce résultat justifie la présentation matricielle de la réso-
une suite finie d’opérations élémentaires sur les lignes, lution d’un système linéaire.
la matrice augmentée de S � s’obtient en effectuant la
même suite d’opérations élémentaires sur la matrice aug-
mentée de S .

b) Échelonnement et algorithme du pivot de Gauss-Jordan

Une matrice est dite échelonnée par lignes si elle vérifie Un schéma « en escalier » illustre la notion de matrice
les deux propriétés suivantes : échelonnée.
i. Si une ligne est nulle, toutes les lignes suivantes le
sont aussi ;
ii. À partir de la deuxième ligne, dans chaque ligne non
nulle, le premier coefficient non nul à partir de la
gauche est situé à droite du premier coefficient non
nul de la ligne précédente.

On appelle pivot le premier coefficient non nul de chaque


ligne non nulle.
Une matrice échelonnée en lignes est dite échelonnée
réduite par lignes si elle est nulle ou si tous ses pivots
sont égaux à 1 et sont les seuls éléments non nuls de leur
colonne.
Toute matrice est équivalente par lignes à une unique La démonstration de l’unicité n’est pas exigible.
matrice échelonnée réduite par lignes. � I : algorithme du pivot de Gauss-Jordan.
Pour des systèmes de taille n > 3 ou p > 3, on utilise
l’outil informatique. On met en évidence sur un exemple
l’instabilité numérique de la méthode due aux erreurs
d’arrondis.

c) Ensemble des solutions d’un système linéaire

Inconnues principales, inconnues secondaires ou para-


mètres.
Système incompatible. Système compatible. Application aux problèmes d’intersection en géométrie
du plan et de l’espace.
� PC et SI : résolution dans le cas n = p = 2.
Rang d’un système linéaire. Le rang est défini comme nombre de pivots de la réduite
échelonnée par lignes de la matrice du système homo-
gène associé.
Le nombre de paramètres est égal à la différence du
nombre d’inconnues et du rang.
Expression des solutions d’un système linéaire. Description des solutions au moyen d’une solution parti-
culière et des solutions du système homogène associé.

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B - Calcul matriciel

L’objectif visé est la décomposition de toute matrice rectangulaire A en un produit de la forme A = E R où R est échelonnée
réduite par lignes et E est un produit de matrices élémentaires.

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Ensembles de matrices

Ensemble Mn,p (K) des matrices à n lignes et p colonnes


à coefficients dans K.
Opérations sur les matrices : combinaison linéaire, multi- Si X est une matrice colonne, AX est une combinaison
plication matricielle. linéaire des colonnes de A.
La j -ème colonne de AB est le produit de A par la j -ème
colonne de B et la i -ème ligne de AB est le produit de la
i -ème ligne de A par B .
Application à l’écriture matricielle d’un système linéaire.
Propriétés des opérations matricielles. Il existe des matrices non nulles dont le produit est nul.
Ensemble Mn (K). Notation I n pour la matrice identité.
Puissances d’une matrice carrée. Le produit matriciel n’est pas commutatif.
Formule du binôme.
Matrices diagonales, triangulaires. Stabilité par les opérations.

b) Opérations élémentaires de pivot et calcul matriciel

Matrices élémentaires : matrices de transvection, de Interprétation des opérations élémentaires sur les lignes
transposition et de dilatation. Inversibilité des matrices d’une matrice au moyen des matrices élémentaires.
élémentaires.
Traduction matricielle de l’algorithme de Gauss-Jordan :
pour toute matrice rectangulaire A à coefficients dans K,
il existe une matrice E produit de matrices élémentaires
et une unique matrice échelonnée réduite R telles que
A = E R.
Brève extension des définitions et des résultats aux opé- Notation A ∼ A � .
C
rations élémentaires sur les colonnes d’une matrice.

c) Matrices carrées inversibles

Matrices carrées inversibles. Inverse. On introduit la terminologie « groupe linéaire », et la no-


tation GLn (K), pour désigner l’ensemble des matrices
inversibles de taille n, mais tout développement sur la
notion de groupe est hors programme.
Inverse d’un produit de matrices inversibles.
Pour A ∈ Mn (K), équivalence des propriétés suivantes :
i. A est inversible ;
ii. A ∼ I n ;
L
iii. Le système AX = 0 n’admet que la solution nulle ;
iv. Pour tout B , le système AX = B admet une unique
solution ;
v. Pour tout B , le système AX = B admet au moins une
solution.

Calcul de l’inverse d’une matrice carrée par résolution


d’un système linéaire et par la méthode du pivot de Gauss-
Jordan.

d) Transposition

Transposée d’une matrice. Notations A T , t A.


Transposée d’une somme, d’un produit, d’un inverse. Matrices symétriques et antisymétriques.

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Entiers naturels et dénombrement
A - Rudiments d’arithmétique dans N

Ce sous-chapitre a pour objectif de consolider la connaissance des nombres entiers et de mettre en œuvre des algorithmes
élémentaires. L’ensemble N est supposé connu. Toute axiomatique de N est hors programme.

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

Multiples et diviseurs d’un entier. Division euclidienne


dans N.
PGCD de deux entiers naturels non nuls. � I : algorithme d’Euclide.
PPCM.
Définition d’un nombre premier. Existence et unicité de Les démonstrations de l’existence et de l’unicité sont hors
la décomposition d’un entier supérieur ou égal à 2 en programme.
produit de facteurs premiers. � I : crible d’Eratosthène.

B - Dénombrement

Ce sous-chapitre a pour but de présenter les bases du dénombrement, notamment en vue de l’étude des probabilités.
Toute formalisation excessive est exclue. En particulier :
• on adopte un point de vue intuitif pour la définition d’un ensemble fini et la notion de cardinal ;
• parmi les propriétés du paragraphe a), les plus intuitives sont admises sans démonstration ;
• l’utilisation systématique de bijections dans les problèmes de dénombrement n’est pas un attendu du programme.
Ce chapitre est également l’occasion d’aborder les coefficients binomiaux sous un autre angle que celui du chapitre
« Calculs algébriques ».

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Cardinal d’un ensemble fini

Cardinal d’un ensemble fini. Notations |A|, Card(A), #A.


Cardinal d’une partie d’un ensemble fini, cas d’égalité.
Une application entre deux ensembles finis de même
cardinal est bijective, si et seulement si elle est injective,
si et seulement si elle est surjective.
Opérations sur les cardinaux : union disjointe ou quel- La formule du crible est hors programme.
conque de deux ensembles finis, complémentaire et pro-
duit cartésien.
Cardinal de l’ensemble des applications d’un ensemble
fini dans un ensemble fini.
Cardinal de l’ensemble des parties d’un ensemble fini.

b) Listes et combinaisons

Nombre de p-listes (ou p-uplets) d’éléments distincts


d’un ensemble de cardinal n. Nombre d’applications in-
jectives d’un ensemble de cardinal p dans un ensemble
de cardinal n.
Nombre de permutations d’un ensemble de cardinal n.
Nombre de parties à p éléments (ou p-combinaisons) Démonstrations combinatoires des formules de Pascal et
d’un ensemble de cardinal n. du binôme.

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Deuxième semestre
Le deuxième semestre est organisée autour de trois grands pôles (l’algèbre linéaire, l’analyse réelle et les probabilités)
auxquels s’ajoutent les espaces préhilbertiens et les polynômes. À l’intérieur du semestre, le professeur a la liberté
d’organiser son enseignement de la manière qui lui paraît la mieux adaptée.

Polynômes
L’objectif de ce chapitre est double : manipuler des objets formels et interagir avec l’enseignement de l’algèbre linéaire.
Le programme se limite au cas où le corps de base K est R ou C.
C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) L’ensemble K[X ]

L’ensemble K[X ]. La construction n’est pas exigible.


Opérations : somme, produit, composée.
Degré d’un élément de K[X ] ; coefficient dominant et On convient que le degré du polynôme nul est −∞.
terme de plus haut degré d’un polynôme non nul, poly- Ensemble Kn [X ] des polynômes de degré au plus n.
nôme unitaire.
Degré d’une somme, d’un produit.
Fonction polynomiale associée à un polynôme.

b) Divisibilité et division euclidienne dans K[X ]

Divisibilité dans K[X ] ; diviseurs et multiples.


Division euclidienne d’un élément A de K[X ] par un élé-
ment B de K[X ] \ {0}.

c) Dérivation dans K[X ]

Dérivée formelle d’un élément de K[X ]. Pour K = R, lien avec la dérivée de la fonction polyno-
miale.
Linéarité de la dérivation, dérivée d’un produit.
Dérivée k-ième d’un polynôme.
Formule de Taylor.

d) Racines

Racines (ou zéros) d’un polynôme. Caractérisation par la


divisibilité.
Le nombre de racines d’un polynôme P non nul est ma-
joré par le degré de P .
Multiplicité d’une racine. Caractérisation par les dérivées
successives.
Polynôme scindé sur K.

e) Décomposition en facteurs irréductibles de C[X ] et R[X ]

Théorème de d’Alembert-Gauss. Polynômes irréductibles La démonstration du théorème de d’Alembert-Gauss est


de C[X ]. hors programme.
Théorème de décomposition en facteurs irréductibles
dans C[X ].
Description des polynômes irréductibles de R[X ].
Théorème de décomposition en facteurs irréductibles
dans R[X ].

f ) Somme et produit des racines d’un polynôme

Expressions de la somme et du produit des racines d’un Les autres fonctions symétriques élémentaires sont hors
polynôme en fonction de ses coefficients. programme.
Cas des polynômes du second degré. Calcul de deux nombres connaissant leur somme et leur
produit.

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Espaces vectoriels et applications linéaires
Le programme se limite à l’algèbre linéaire sur les corps R et C. Après l’approche numérique du chapitre « Systèmes
linéaires et calcul matriciel » on passe à une vision plus géométrique. Les trois grands thèmes traités sont les espaces
vectoriels, la théorie de la dimension finie et les applications linéaires.
Dans le sous-chapitre « A - Espaces vectoriels » on généralise les objets de la géométrie du plan et de l’espace : vecteurs,
bases, droites, plans,. . .
Le second sous-chapitre « B - Espaces vectoriels de dimension finie » vise à définir la dimension d’un espace vectoriel
admettant une famille génératrice finie et en présente plusieurs méthodes de calcul. La notion de dimension interprète le
nombre de degrés de liberté pour un problème linéaire.
L’étude des applications linéaires suit naturellement celle des espaces vectoriels au sous-chapitre « C - Applications
linéaires ». Son objectif est de fournir un cadre aux problèmes linéaires.
Il convient de souligner, à l’aide de nombreuses figures, comment l’intuition géométrique permet d’interpréter en petite
dimension les notions de l’algèbre linéaire, ce qui facilite leur extension à une dimension supérieure.
Au moins deux approches pédagogiques sont possibles :
– Traiter ce chapitre selon l’ordre présenté ci-dessous, en l’illustrant notamment sur les espaces Kn à l’aide des techniques
de pivot développées dans le chapitre « Systèmes linéaires et calcul matriciel ».
– Mettre en place les différentes notions (sous-espaces vectoriels, familles de vecteurs, dimension, applications linéaires)
dans le cas particulier des espaces Kn avant de les étendre aux espaces vectoriels généraux.
Il est attendu des étudiants qu’ils sachent reconnaître une situation se prêtant à une modélisation linéaire conduisant à
une représentation adaptée dans un espace bien choisi.
Dans tout le chapitre, le corps K est égal à R ou C.

A - Espaces vectoriels

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Espaces et sous-espaces vectoriels

Structure de K-espace vectoriel.


Exemples de référence : Kn , K[X ], KΩ (cas particulier des
suites) et Mn,p (K).
Combinaisons linéaires d’un nombre fini de vecteurs.
Sous-espaces d’un K-espace vectoriel, caractérisation. Exemples : ensemble des solutions d’un système linéaire
homogène ou d’une équation différentielle linéaire ho-
mogène.
Sous-espace engendré par une famille finie de vecteurs.
Intersection de sous-espaces vectoriels.
Somme de deux sous-espaces vectoriels.
Somme directe. Caractérisation par l’intersection
Sous-espaces supplémentaires.

b) Familles finies de vecteurs

Famille libre, famille liée. Cas des vecteurs colinéaires, coplanaires.


Vecteurs linéairement indépendants.

Toute famille finie de polynômes non nuls à coefficients La famille (P 0 , . . . , P n ) est dite de degrés échelonnés si
dans K et de degrés échelonnés est libre. deg(P 0 ) < · · · < deg(P n ).
Famille génératrice d’un sous-espace vectoriel.
Base, coordonnées d’un vecteur dans une base. Matrice colonne des coordonnées.
Bases canoniques des espaces Kn , Kn [X ] et Mn,p (K).
Base adaptée à une somme directe.
Si (e 1 , . . . , e k , e k+1 , . . . , e n ) est une famille libre
d’un K-espace vectoriel E alors Vect(e 1 , . . . , e k ) et
Vect(e k+1 , . . . , e n ) sont en somme directe.

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B - Espaces vectoriels de dimension finie

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Dimension finie

Un espace vectoriel est dit de dimension finie s’il admet


une famille génératrice finie.
Théorème de la base extraite : de toute famille génératrice
d’un K-espace vectoriel non nul E , on peut extraire une
base de E .
Tout K-espace vectoriel E non nul de dimension finie
admet une base.
Théorème de la base incomplète : toute famille libre de E Les vecteurs ajoutés peuvent être choisis parmi les vec-
peut être complétée en une base. teurs d’une famille génératrice donnée.
Dans un espace engendré par n vecteurs, toute famille
de n + 1 vecteurs est liée.
Dimension. Droites et plans vectoriels.
Dimensions de Kn , Kn [X ], Mn,p (K).
Si E est dimension n et F est une famille de n vecteurs
de E , alors F est une base de E si et seulement si F est
libre, si et seulement si F est génératrice de E .
Rang d’une famille finie de vecteurs d’un K-espace vecto-
riel de dimension quelconque.
Caractérisation des familles finies libres par le rang.

b) Sous-espaces d’un espace vectoriel de dimension finie

Dimension d’un sous-espace d’un espace de dimension


finie. Cas d’égalité.
Supplémentaires d’un sous-espace : existence, dimen-
sion commune, caractérisation par l’intersection et les
dimensions.
Dimension de la somme de deux sous-espaces (formule
de Grassmann).

C - Applications linéaires

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Généralités

Applications linéaires, endomorphismes.


Opérations et règles de calcul sur les applications li-
néaires : combinaison linéaire, composée.
Image directe d’un sous-espace vectoriel.
Image et noyau.
Caractérisation de l’injectivité d’une application linéaire
à l’aide de son noyau.

b) Isomorphismes

Isomorphismes, automorphismes.
Réciproque d’un isomorphisme, composée d’isomor- Le groupe linéaire GL(E ).
phismes.
Caractérisation des isomorphismes par les bases.
Espaces isomorphes, caractérisation par la dimension. Application à la dimension de l’espace des suites récur-
rentes linéaires d’ordre deux, détermination d’une base.

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C ONTENUS C APACITÉS & C OMMENTAIRES
Si E et F ont même dimension finie alors une application Cas particulier des endomorphismes.
linéaire de E dans F est bijective si et seulement si elle est
injective, si et seulement si elle est surjective.

c) Modes de définition d’une application linéaire

Une application linéaire est entièrement déterminée par


l’image d’une base.
Une application linéaire définie sur E = E 1 ⊕ E 2 est entiè-
rement déterminée par ses restrictions à E 1 et E 2 .

d) Endomorphismes remarquables d’un espace vectoriel

Identité et homothéties. Notation IdE .


Projecteurs et symétries associés à deux sous-espaces
supplémentaires.
Caractérisations : p ◦ p = p, s ◦ s = idE .

e) Rang d’une application linéaire

Applications linéaires de rang fini. rg(v ◦ u) � min{rg(u), rg(v)}


Invariance du rang par composition à droite ou à gauche
par un isomorphisme.
Théorème du rang : si E est de dimension finie et si
u ∈ L (E , F ) alors u est de rang fini et

dim(E ) = dim(Ker(u)) + rg(u).

f ) Équations linéaires

Structure de l’ensemble des solutions d’une équation li- Exemples des systèmes linéaires et des équations diffé-
néaire. rentielles linéaires d’ordre un et deux.
La notion de sous-espace affine est hors programme.

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Matrices et déterminants
Cette dernière partie du programme d’algèbre linéaire fait le lien entre la représentation géométrique (espaces vectoriels
et applications linéaires) et la représentation numérique (matrices) dans le cadre de la dimension finie. Bien que
naturellement liées à l’algorithme de Gauss-Jordan et aux changements de bases, les notions d’équivalence et de similitude
matricielles ne sont pas au programme. D’une manière générale, les problématiques de classification géométrique des
endomorphismes sont hors programme.
Dans un premier sous-chapitre intitulé « A - Matrices », on expose la représentation matricielle des applications linéaires
en dimension finie au moyen de bases. Il en résulte une correspondance entre les registres géométriques et numériques.
L’aspect numérique de la théorie présente l’avantage de fournir une résolution algorithmique à des problèmes linéaires
ayant un nombre fini de degrés de liberté issus de la géométrie ou de l’analyse.
Le second sous-chapitre intitulé « B - Déterminants » développe une théorie du déterminant des matrices carrées, puis des
endomorphismes d’un espace de dimension finie. Il met en évidence ses aspects algébrique (caractérisation des matrices
inversibles) et géométrique (volume orienté).
Il est attendu des étudiants qu’ils maîtrisent les deux registres (géométrique et numérique), qu’ils sachent représenter
numériquement un problème géométrique à l’aide de bases adaptées et interpréter géométriquement un problème
numérique.
Le corps K est égal à R ou C.

A - Matrices

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Matrices et applications linéaires

Matrice d’une application linéaire dans un couple de Isomorphisme entre L (E , F ) et Mn,p (K).
bases. Application au calcul de la dimension de L (E , F ).
Calcul des coordonnées de l’image d’un vecteur par une
application linéaire.
Matrice d’une combinaison linéaire, d’une composée.
Lien entre matrices inversibles et isomorphismes.
Matrice de passage d’une base à une autre.
Effet d’un changement de base sur la matrice d’un vec-
teur, d’une application linéaire, d’un endomorphisme.

b) Noyau, image et rang d’une matrice

Application linéaire canoniquement associée à une ma-


trice.
Image et noyau d’une matrice de Mn,p (K). Interprétation en termes de systèmes linéaires.
Rang d’une matrice A. Le rang d’une matrice est défini comme le rang du sys-
tème de ses vecteurs colonnes ou de l’application linéaire
canoniquement associée à A.

Théorème du rang.
Caractérisations des matrices inversibles en termes de
noyau, d’image, de rang.
Conservation du rang par multiplication par une matrice Deux matrices équivalentes par lignes ou par colonnes
inversible. ont le même rang.
Rang de la transposée. Le rang d’une matrice est égal au rang de ses lignes, le
rang d’un système linéaire homogène est égal au rang de
sa matrice.

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B - Déterminants

On motive les propriétés définissant un déterminant par celles de l’aire et du volume algébriques. La théorie au programme
évite le recours au groupe symétrique et limite l’intervention des formes multilinéaires. On commence par définir le
déterminant d’une matrice carrée. La notion de matrice réduite échelonnée par colonnes et la décomposition résultant
de l’algorithme de Gauss-Jordan appliqué aux colonnes d’une matrice carrée suffisent à démontrer les propriétés du
déterminant sur Mn (K). On définit ensuite le déterminant d’un endomorphisme. Tout excès de technicité est exclu. Dans
ce sous-chapitre, n est supérieur ou égal à deux.

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Déterminant d’une matrice carrée de taille n

Il existe une unique application f : Mn (K) → K vérifiant La démonstration de ce théorème pour n � 4 et la notion
les trois propriétés suivantes : générale de forme multilinéaire sont hors programme.
i. f est linéaire par rapport à chacune des colonnes de On motivera géométriquement cette définition pour
sa variable ; n ∈ {2, 3} par les notions d’aire et de volume algébriques.
On notera det(A) le nombre f (A) pour toute matrice A
ii. f est antisymétrique par rapport aux colonnes de sa
de Mn (K).
variable ;
iii. f (I n ) = 1.

b) Propriétés du déterminant

Le déterminant d’une matrice ayant deux colonnes égales


est nul.
det(λA) = λn det(A) pour tout (λ, A) ∈ K × Mn (K).
Effet des opérations de pivot en colonnes sur un détermi- Les étudiants doivent savoir calculer un déterminant par
nant. opérations élémentaires sur les colonnes.
Applications : calcul du déterminant d’une matrice trian-
gulaire
Une matrice carrée A est inversible si et seulement si
det(A) �= 0.
Déterminant d’une famille de vecteurs dans une base. La formule de changement de bases est hors programme.
Caractérisation des bases.
Déterminant d’un produit de matrices carrées, détermi-
nant de l’inverse.
Déterminant de la transposée d’une matrice carrée. Le déterminant vérifie les mêmes propriétés vis-à-vis des
lignes que des colonnes.
Développement par rapport à une colonne ou une ligne Démonstration non exigible.
du déterminant d’une matrice. La comatrice est hors programme.

c) Déterminant d’un endomorphisme

Traduction sur les déterminants d’endomorphismes des


propriétés vues sur les déterminants de matrices.

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Intégration
L’objectif majeur de ce chapitre est de définir l’intégrale d’une fonction continue sur un segment à valeurs réelles ou
complexes et d’en établir les propriétés élémentaires, notamment le lien entre intégration et primitivation. Il permet ainsi
d’achever la justification des propriétés présentées au premier semestre.
Ce chapitre permet également de consolider la pratique des techniques usuelles de calcul intégral.

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Fonctions en escalier

Subdivision d’un segment.


Fonctions en escalier définies sur un segment à valeurs
réelles.

b) Intégrale d’une fonction continue sur un segment

Intégrale d’une fonction f continue sur un segment [a, b] Aucune construction n’est imposée.
de R et à valeurs dans R. Les fonctions continues par morceaux sont hors pro-
gramme.
Il convient d’interpréter graphiquement l’intégrale d’une
fonction continue à valeurs dans R+ en terme d’aire mais
tout développement théorique sur ce sujet est hors pro-
gramme.
� PC et SI : valeur moyenne.
� �b �b
Notations f, f (t ) dt , f.
[a,b] a a
Linéarité, positivité et croissance de l’intégrale. Les étudiants doivent savoir majorer et minorer des inté-
�� � � grales.
� �
Inégalité : �� f �� � | f |.
[a,b] [a,b] �b
Relation de Chasles. Extension de la notation f (t ) dt au cas où b � a. Pro-
a
priétés correspondantes.
L’intégrale sur un segment d’une fonction continue de
signe constant est nulle si et seulement si la fonction est
nulle.

c) Sommes de Riemann

Si f est une fonction continue sur le segment [a, b] à Interprétation géométrique des sommes de Riemann.
valeurs dans R, alors Démonstration dans le cas où f est de classe C 1 .
� � �b � I : méthodes des rectangles, des trapèzes.
b − a n−1
� b−a
f a +k −−−−−→ f (t ) dt .
n k=0 n n→+∞ a

d) Calcul intégral

Si f est une fonction continue


� sur l’intervalle I et si x 0 est
x
un point de I , alors x �→ f (t ) dt est l’unique primitive
x0
de f sur I s’annulant en x 0 .

Toute fonction continue sur I admet des primitives sur I .


Calcul d’une intégrale au moyen d’une primitive.
Pour f de classe C 1 sur [a, b] :
�b
f � (t ) dt = f (b) − f (a).
a

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[Link] 27/32
C ONTENUS C APACITÉS & C OMMENTAIRES
Intégration par parties. Changement de variable. Application au calcul de primitives. Tout excès de techni-
cité est exclu. Les méthodes d’intégration des fractions
rationnelles en cosinus ou sinus, celles des racines de
fonctions homographiques ou de polynômes du second
degré sont hors programme.

e) Formule de Taylor avec reste intégral

Pour une fonction f de classe C n+1 , formule de Taylor


avec reste intégral au point a à l’ordre n.

f ) Brève extension au cas des fonctions à valeurs complexes

Intégrale d’une fonction continue sur un segment, linéa- Définition au moyen des parties réelle et imaginaire.
rité, majoration du module de l’intégrale, intégration par
parties et changement de variable, formule de Taylor avec
reste intégral.

Séries numériques
L’étude des séries prolonge celle des suites. Elle permet de mettre en œuvre l’analyse asymptotique et de mieux appréhender
la notion de nombre réel à travers celle de développement décimal. L’objectif majeur est la maîtrise de la convergence
absolue ; tout excès de technicité est exclu.

C ONTENUS C APACITÉS & COMMENTAIRES

a) Généralités

Série à termes réels ou complexes ; sommes partielles ; La série est notée u n . En cas de convergence, sa somme
convergence ou divergence ; en cas de convergence, +∞

est notée un .
somme et restes. n=0
Linéarité de la somme.
Le terme général d’une série convergente tend vers 0. Divergence grossière.
Séries géométriques : sommes partielles, condition né-
cessaire et suffisante de convergence, somme en cas de
convergence.
Une
� suite (u n ) converge si et seulement si la série
(u n+1 − u n ) converge.

b) Séries à termes positifs

Une série à termes positifs converge si et seulement si la


suite de ses sommes partielles est majorée.
Pour f continue et monotone,
� encadrement des sommes Sur des exemples simples, application à l’étude asympto-
partielles de la série f (n) à l’aide de la méthode des tique de sommes partielles.
rectangles.
Séries de Riemann.
Si (u n ) et (v n ) sont positives
� et si, pour tout n, � un � v n , Adaptation au cas où l’inégalité u n � v n n’est vérifiée qu’à
alors la convergence de v n implique celle de u n , et partir d’un certain rang.
Comparaison à une série géométrique, à une série de
+∞
� +∞
� Riemann.
un � vn
n=0 n=0

Si (u n ) et �
(v n ) sont positives et si u n ∼ v n ,�
alors la conver-
gence de v n est équivalente à celle de u n .

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c) Séries absolument convergentes

Convergence absolue d’une série à termes réels ou com-


plexes.
La convergence absolue implique la convergence. Le critère de Cauchy et la notion de semi-convergence
sont hors programme.
Inégalité triangulaire pour la somme d’une série absolu-
ment convergente.
Si (u n ) est une suite complexe, si (v� n ) est une suite d’élé-
+
ments
� de R , si u n = O(v n ) et si v n converge, alors
u n est absolument convergente donc convergente.

d) Application au développement décimal d’un nombre réel

Existence et unicité du développement décimal propre La démonstration de ce résultat n’est pas exigible.
d’un élément de [0, 1[. On indique la caractérisation des nombres rationnels par
la périodicité de leur développement décimal à partir
d’un certain rang.

Produit scalaire et espaces euclidiens


La généralisation de certains objets géométriques entreprise dans les chapitres d’algèbre linéaire se poursuit par une
extension à des espaces vectoriels réels des notions de produit scalaire et de norme connues des étudiants dans le cadre du
plan et de l’espace.
L’objectif majeur est le théorème de projection orthogonale et l’existence de la meilleure approximation quadratique. On
s’appuie sur des exemples de géométrie du plan et de l’espace pour illustrer les différentes notions.

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a) Produit scalaire

Espaces préhilbertiens, espaces euclidiens. Notations 〈x, y〉, (x|y), x · y.


Exemples de référence : produit scalaire euclidien cano-
nique sur Rn , produits scalaires définis par une intégrale
sur C 0 ([a, b], R).
� PC et SI : produit scalaire canonique sur R3 .

b) Norme associée à un produit scalaire

Norme associée à un produit scalaire. Les étudiants doivent savoir développer �u ± v�2 .
n
Inégalité de Cauchy-Schwarz et cas d’égalité. Cas particuliers : produit
� scalaire canonique sur R , pro-
duit scalaire ( f |g ) = [a,b] f g sur C 0 ([a, b], R).
Séparation, homogénéité, inégalité triangulaire (cas
d’égalité).

c) Orthogonalité

Vecteurs orthogonaux, orthogonal d’un sous-espace vec-


toriel.
Familles orthogonales, orthonormées (ou orthonor-
males).
Liberté d’une famille orthogonale de vecteurs non nuls.
Théorème de Pythagore.
Algorithme d’orthonormalisation de Gram-Schmidt.

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d) Bases orthonormées d’un espace euclidien

Existence de bases orthonormées.


Coordonnées d’un vecteur dans une base orthonormée. � PC et SI.
Expressions du produit scalaire et de la norme dans une
base orthonormée.

e) Projection orthogonale sur un sous-espace de dimension finie

Projeté orthogonal d’un vecteur x sur un sous-espace V Les étudiants doivent savoir déterminer PV (x) en calcu-
de dimension finie. Projecteur orthogonal PV . lant son expression dans une base orthonormée de V ou
en résolvant un système linéaire traduisant l’orthogona-
lité de x − PV (x) aux vecteurs d’une famille génératrice
de V .
Inégalité de Bessel : pour tout x ∈ E , �p V (x)� � �x�.
PV (x) est l’unique vecteur y 0 de V tel que La distance de x à V , notée d (x,V ), est égale à ce mini-
mum.
�x − y 0 � = min �x − y�
y∈V

Supplémentaire orthogonal d’un sous-espace V de di-


mension finie. En dimension finie, dimension de V ⊥ .

Probabilités
Le chapitre « Probabilités » limité aux univers finis, a pour objectif de consolider les notions étudiées au lycée, en particulier
celle de variable aléatoire, en les inscrivant dans un cadre formel.
Il se prête à des activités de modélisation de situations issues de la vie courante ou d’autres disciplines.

A - Généralités

Les définitions sont motivées par la notion d’expérience aléatoire. La modélisation de situations aléatoires simples fait
partie des capacités attendues des étudiants. On se limite au cas où les événements sont les parties de Ω.

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a) Expérience aléatoire et univers

L’ensemble des issues (ou résultats possibles ou réalisa- On se limite au cas où cet univers est fini.
tions) d’une expérience aléatoire est appelé univers.
Événement, événement élémentaire (singleton), événe-
ment contraire, événement « A et B » , événement « A ou
B », événement impossible, événements incompatibles,
système complet d’événements.

b) Espaces probabilisés finis

Une probabilité sur un univers fini Ω est une application Un espace probabilisé fini est un couple (Ω, P ) où Ω est
P de P (Ω) dans [0, 1] vérifiant P (Ω) = 1 et, pour toutes un univers fini et P une probabilité sur Ω.
parties disjointes A et B de Ω, P (A ∪ B ) = P (A) + P (B ).
Détermination d’une probabilité par les images des sin-
gletons.
Équiprobabilité (ou probabilité uniforme).
Propriétés d’une probabilité : probabilité de la réunion de
deux événements, probabilité de l’événement contraire,
croissance.

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c) Probabilités conditionnelles

Pour deux événements A et B tels que P (B ) > 0, probabi- Notations P B (A), P (A | B ).


lité conditionnelle de A sachant B . La définition de P B (A) est justifiée par une approche heu-
ristique fréquentiste.
L’application P B définit une probabilité sur Ω.
Formule des probabilités composées.
Formule des probabilités totales.
Formules de Bayes : On donnera plusieurs applications issues de la vie cou-
– si A et B sont deux événements tels que P (A) > 0 et rante.
P (B ) > 0, alors

P (B | A) P (A)
P (A | B ) =
P (B )

– si (A i )1�i �n est un système complet d’événements de


probabilités non nulles et si B est un événement de
probabilité non nulle, alors

P (B | A j ) P (A j )
P (A j | B ) = n

P (B | A i ) P (A i )
i =1

d) Événements indépendants

Couple d’événements indépendants. Si P (B ) > 0, l’indépendance de A et B équivaut à


P (A | B ) = P (A).
Famille finie d’événements mutuellement indépendants. L’indépendance des A i deux à deux n’entraîne pas leur
indépendance mutuelle si n � 3.

B - Variables aléatoires sur un univers fini

L’utilisation des variables aléatoires pour modéliser des situations simples dépendant du hasard fait partie des capacités
attendues des étudiants.
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a) Variables aléatoires

Une variable aléatoire est une application définie sur Si X est une variable aléatoire et si A est une partie de E ,
l’univers Ω à valeurs dans un ensemble E . Lorsque E ⊂ R, notation {X ∈ A} ou (X ∈ A) pour l’événement X −1 (A).
la variable aléatoire est dite réelle. Notations P (X ∈ A), P (X = x), P (X � x).
Loi P X de la variable aléatoire X . L’application P X est définie par la donnée des
P (X = x) pour x dans X (Ω).
Image d’une variable aléatoire par une fonction, loi asso-
ciée.

b) Lois usuelles

La reconnaissance de situations modélisées par les lois


classiques de ce paragraphe est une capacité attendue
des étudiants.
Loi uniforme.
Loi de Bernoulli de paramètre p dans [0, 1]. Notation B(p).
Interprétation : succès d’une expérience.
Lien entre variable aléatoire de Bernoulli et indicatrice
d’un événement.

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Loi binomiale de paramètres n ∈ N∗ et p ∈ [0, 1]. Notation B(n, p).
Interprétation : nombre de succès lors de la répétition
de n expériences de Bernoulli indépendantes, ou tirages
avec remise dans un modèle d’urnes.

c) Couples de variables aléatoires

Couples de variables aléatoires.


Loi conjointe, lois marginales d’un couple de variables La loi conjointe de X et Y est la loi de (X , Y ), les lois
aléatoires. marginales de (X , Y ) sont les lois de X et de Y .
Les lois marginales ne déterminent pas la loi conjointe.
Loi conditionnelle de Y sachant (X = x).

d) Variables aléatoires indépendantes

Couples de variables aléatoires indépendantes.


Si X et Y sont indépendantes, alors, pour toute partie A
de X (Ω) et toute partie B de Y (Ω), on a :

P ((X , Y ) ∈ A × B ) = P (X ∈ A) P (Y ∈ B ) .

Variables aléatoires mutuellement indépendantes. Modélisation de n expériences aléatoires indépendantes


par une suite finie (X i )1�i �n de variables aléatoires indé-
pendantes.
Si X 1 , . . . , X n sont des variables aléatoires mu- Démonstration non exigible
tuellement indépendantes, alors quel que soit
n

(A 1 , . . . , A n ) ∈ P (X i (Ω)), les événements (X i ∈ A i ) sont
i =1
mutuellement indépendants.
Si X 1 , . . . , X n sont mutuellement indépendantes et suivent
chacune la loi B(p), alors X 1 + · · · + X n suit la loi B(n, p).
Si X et Y sont deux variables aléatoires indépendantes, et La démonstration de ce résultat n’est pas exigible.
si f et g sont des applications définies respectivement sur
X (Ω) et Y (Ω) alors les variables aléatoires f (X ) et g (Y )
sont indépendantes.

e) Espérance

Espérance d’une variable aléatoire X . Interprétation en terme de moyenne pondérée.



Relation : E(X ) = P ({ω})X (ω).
ω∈Ω
Espérance d’une variable aléatoire réelle constante, de
l’indicatrice d’une partie de Ω, d’une variable aléatoire
suivant l’une des lois uniforme, de Bernoulli, binomiale.
Propriétés de l’espérance : linéarité, croissance. Application au calcul de l’espérance d’une variable aléa-
� toire suivant la loi B(n, p).
Théorème du transfert : E( f (X )) = P (X = x) f (x). L’espérance de f (X ) est déterminée par la loi de X .
x∈X (Ω)
Si X et Y sont deux variables aléatoires indépendantes La réciproque est fausse en général.
alors E(X Y ) = E(X )E(Y ).

e) Variance et écart type

Variance, écart type. Interprétation comme indicateurs de dispersion.


Relation V(X ) = E(X 2 ) − E(X )2 .
Relation V(a X + b) = a 2 V(X ).
Variance d’une variable aléatoire suivant l’une des lois
B(p), B(n, p).
Inégalité de Bienaymé-Tchebychev.

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