Étude sur fromage enrichi en bétalaïnes
Étude sur fromage enrichi en bétalaïnes
Thème
Etude des paramètres physicochimiques et potentiel antioxydant
d’un fromage enrichi en bétalaïnes de la betterave
Présenté par :
Bounefla Assia
Hessainia Imane
Hamzaoui Bouthayna
Menaiaia Yousra
Sommaire
Liste des abréviations
Liste des figures
Liste des tableaux
Introduction ..................................................................................................................................... 1
I. Synthèse bibliographique
Résumé
Remerciements
Avant tout, nous tenons à remercier Dieu, Le Tout Puissant qui nous a
accordé la santé et le courage pour mener ce travail jusqu’au bout.
A mes parents, mes frères et mes amis, ils ont été le soutien et le
soutien afin de mener à bien la recherche.
Et je ne dois pas oublier mes professeurs qui ont eu le plus grand rôle
dans mon soutien
Avant tout, je remercie dieu de m'avoir vu sur le bon chemin pour pouvoir faire ce travail.
Ma chère mère, à qui je dois le succès, pour l'éducation qu'elle m'a donnée par tous les
moyens et au prix de tous les sacrifices qu'elle a consentis pour moi, pour le sens du
devoir qu'elle m'a inculqué dès mon enfance, pour son amour, ses encouragements et
prières.
Mon cher père pour son soutien, son affection et la confiance qu'il m'a accordée. Mon
cher frère HATEM et ma chère sœur BOUTHAINA pour leur soutien et leurs
encouragements tout au long de mes études. Et je remercie tout particulièrement mon
amie et ma bien-amiée ASSIA, HADJER.
IMENE
Liste des abréviations
Liste des abréviations
1
Synthèse bibliographique
Chapitre I.
Fromage
Chapitre I. Fromage
Chapitre I. Fromage
1. Définition
Le fromage, selon la norme (Codex STAN 283-1978), est le produit affiné ou non affiné,
de consistance molle ou semi-dure, dure ou extra-dure qui peut être enrobé et dans lequel le rapport
protéines de lactosérum /caséines ne dépasse pas celui du lait. On l’obtient par coagulation
complète ou partielle du lait grâce à l’action de la présure ou d’autres agents coagulants appropriés
et par égouttage partiel du lactosérum résultant de cette coagulation ; ou alors par emploi de
techniques de fabrication entraînant la coagulation du lait et/ou des produits provenant du lait, de
façon à obtenir un produit fini ayant des caractéristiques physiques, chimiques et organoleptiques
correspondant à la définition précédente (Eck et Gillis, 1997).
2. Histoire du fromage
Le fromage de l’ancien français « fromage », du latin « formaticus» c'est-à-dire fait dans une
forme, c’est l’un des premiers moyens de conservation du lait (Richonnet, 2015).
Jadis, on faisait cailler le lait dans des formes percées de trous pour qu'il s'y égoutte. Ces
faisselles, en latin, se disaient "forma" et Le mot "fromage" tire son origine de son moule et non
de son procédé de fabrication. Au 13eme siècle, "forma" devient "formage", "fourmage" ou encore
"fourmaigne".
La première occurrence de l’utilisation du fromage comme aliment est inconnue, les
ethnologues tiennent preuve que l’homme a connu depuis longtemps le phénomène de coagulation
du lait, et ce depuis la découverte sur les rive de lac Neuchâtel (en suisse) des moules à caillé
datant de 5000 ans av J-C.
Cependant l’origine exacte de la transformation du lait en fromage est incertaine, tout le
monde s’entend pour dire que le fromage serait originaire du sud-ouest asiatique et daterait
d’environ 8000 ans, les romains auraient stimulés le développement de nouvelles variétés durant
leur invasion de l’Europe entre 60 av. J.-C et 300 après J.-C, leur influence est reflétée dans
l’étymologie. En effet le mot latin caseus, signifiant fromage est la racine donnera le mot caséine
en français, nom qui désigne protéine coagulable du lait (Gelais et al., 2002 ; Katz et Weaver,
2003).
3. Fabrication du fromage
La transformation du lait en fromage comporte trois étapes principales: la coagulation,
l’égouttage et l’affinage. Cette dernière étape n’existe pas dans le cas des fromages frais (Evette,
1975). La qualité du lait de fromagerie est en fonction de son aptitude à donner un bon fromage,
dans des conditions de travail normales, avec un rendement satisfaisant. Elle dépend d’un certain
nombre de caractéristiques du produit tels que sa composition chimique, sa richesse en caséines,
2
Chapitre I. Fromage
sa charge microbienne et la nature de sa microflore, son aptitude au développement des bactéries
lactiques. Elle dépend aussi de son comportement vis-à-vis de la présure (Remeuf et al., 1991).
3.1. Coagulation
La coagulation du lait constitue une forme ancestrale de conservation des protéines, de la
matière grasse ainsi que d’une partie du calcium et du phosphore, dont les qualités nutritionnelles
et organoleptiques sont appréciées par l’homme (Abiazar, 2007), en industrie fromagère, le
procédé choisi pour la coagulation a un large effet sur la texture du produit fini (Herbert et al.,
1999), la coagulation soit acide ou enzymatique peut être affectée par différents facteurs (Gelais
et al., 2002).
La fabrication du fromage nécessite une phase de coagulation du lait, qui permet d’expulsion
plus ou moins grande d’une partie de l’eau et de la matière soluble (le sérum), on obtiendra ainsi
un caillé ou un fromage non affiné. La coagulation correspond à une modification physico-
chimique des micelles de caséine sous l’action d’enzymes protéolytiques et (ou) d’acide lactique.
Celles-ci entrainent la formation d’un réseau protéique tridimensionnel appelé coagulum ou gel.
Les mécanismes proposés dans la formation du coagulum diffèrent totalement, suivant que ces
modifications sont induites par acidification ou par action d’enzymes coagulantes, ou encore par
l’action combinée des deux (Eck et Gillis, 1990).
3.2. Egouttage
L'égouttage se traduit macroscopiquement par une élimination du lactosérum qui
s'accompagne d'une rétraction et d'un durcissement du gel. L'égouttage résulte, à la fois, d'un
processus actif, appelé synérèse, et de l'aptitude du gel à évacuer le lactosérum occlus. Il ne s'agit
pas d'une simple déshydratation. La plus grande partie des éléments solubles du lait (lactose, sels
minéraux) et quelques fractions insolubles mineures (protéines solubles) sont expulsées du gel
avec l'eau (Gelais et al., 2002).
Les mécanismes conduisant à la synérèse sont complexes et celle-ci résulte de deux
propriétés différentes du gel lacté :
Un pouvoir de contraction de la trame protéique formée par les micelles de caséine lors de la
coagulation, qui se traduit par une compaction du gel.
Une aptitude du gel à évacuer le lactosérum interstitiel qui est en fonction de la porosité et de la
perméabilité.
3.4. Salage
Le salage représente une étape importante non seulement pour la formation de la croûte et
le goût salé des fromages affinés, mais aussi parce qu'il conditionne la phase d'affinage en
intervenant sur l'activité de l'eau des fromages qui régit les développements microbiens et
enzymatiques, principaux agents de l'affinage (Riahi, 2006).
3
Chapitre I. Fromage
En fin de salage, le sel se trouve concentré dans les couches superficielles du fromage et
migre jusqu'au cœur du fromage (en raison d'un gradient de concentration) pendant l'affinage. Les
cinétiques de transfert du sel au moment du saumurage sont dépendantes de la perméabilité, du
rapport surface/volume et du pH du caillé, et également de la température et de l'agitation de la
saumure (Mahaut et al., 2000).
3.5. Affinage
Il correspond à un ensemble de réactions enzymatiques dont le résultat est d'altérer le caillé
pour lui donner des caractéristiques précises de texture et de goût. Ces réactions impliquent tous
les composants organiques présents dans le caillé, à savoir les protéines, les lipides et les glucides.
La partie minérale est quantitativement constante, les minéraus restant dans le fromage et ne
changeant pas de nature (Sibra, 2014).
L’affinage résulte de l’action des enzymes provenant du développement des quatre groupes
de microorganismes suivants: les moisissures du genre penicillium (croute fleurie et pâte persillée),
les bactéries aérobies du genre brevibacterium associées à des levures ou à des moisissures (croute
lavée), les bactéries productives de gaz du genre Propionibacterium (affinage dans la masse avec
ouvertures) et les bactéries lactiques (Amiot et al., 2002).
Sa durée peut aller de quelque jours pour les fromages affinés à pâte molle jusqu’à quelques
années pour d’autres fromages tel que le «Wheel of Parmigiano Reggiano» (Katz et Weaver,
2003).
Les enzymes responsables de la transformation ont trois origines : celles présentes
naturellement dans le lait, les agents coagulants ajoutés et celles des différents micro- organismes
bactériens, levures et moisissures (Goudédranche et al., 1999).
4. Classification des fromages
4.1. Fromages à pâte pressée cuite
Fromage à pâte pressée cuite Ce sont des fromages à pâte pressée dans lesquels le caillé est
chauffé à 50°C ou plus pendant le processus de tranchage. Sous réserve de conditions d'expiration
spécifiques (André et Claude, 2006).
4.2. Fromages pâtes pressées non cuites
Ce sont des fromages où le mélange caillé-lactosérum peut être chauffé, mais à des
températures inférieures à 50°C, où le caillé est pressé après moulage. (André et Claude, 2006).
4.3. Fromages à pâte molle
Les fromages à pâte molle sont des fromages affinès ou non ayant éventuellement subi
indépendamment de la fermentation lactique, d'autres fermentations, et dont la pâte n'est ni cuite
ni pressée Commentaire (André et Claude, 2006).
4
Chapitre I. Fromage
4.4. Fromages persillés
Le roquefort est entièrement fabriqué au lait de chèvre, tous les autres fromages sont issus
du lait de vache. Faire une trancheuse à caillé, puis remuer pour enrober les grains et créer une
pâte puis la laisser s'oxyder en favorisant l'aspect vert correspondant au persil (Magali , 2012).
4.5. Fromage à pâtes fraîches
La technologie des fromages à pâte fraîche est définie par son caractère acide dominant. Les
modalités de la fabrication sont orientées pour obtenir une pâte de fromage fortement humide,
acide, peu minéralisée et à faible cohésion (André et Claude, 2006).
5
Chapitre II.
Colorants alimentaires
Chapitre II Colorants alimentaires
6
Chapitre II Colorants alimentaires
7
Chapitre II Colorants alimentaires
8
Chapitre II Colorants alimentaires
6. Rôle du colorant
L'ajout de colorants alimentaires a pour objectifs:
D'accentuer la couleur d'un aliment pour le rendre plus ludique, comme dans le cas des
pâtisseries ou encore des bonbons, le fromage et le yaourt……
De compenser la couleur d'un produit qui a perdu son intensité du fait de son stockage pu d'un
traitement particulier;
De corriger la perte de couleur d'un produit comestible du fait du manque d'ensoleillement, de son
exposition à l'air ou encore à cause de la présence de moisissures
9
Chapitre III
Généralités sur la betterave
Chapitre III Généralités sur la betterave
2. Systématique
L'espèce de betterave rouge Beta vulgaris L. appartient à la famille des Chenopodiaceae et
selon la classification phylogenique APG : la famille des Amaranthaceae. (Grubben, et al., 2019)
(Voir tableau 1)
Tableau 3. Taxonomie selon Hequet et al. (2019)
Domaine Biota
Règne Plantae
Sous-Règne Viridaeplantae
Infra-Règne Stretophyta
Classe Equisetopsida
Clade Tracheophyta
Clade Spermatophyta
Sous-Classe Magnolidae
Superordre Caryophyllanae
Ordre Caryophyllales
Famille Amaranthaceae
Sous-Famille Betoideae
Genre Beta L
Espèce Beta vulgaris L
Sous espèce Beta vulgaris ssp.
11
Chapitre III Généralités sur la betterave
3. Morphologie
C’est une plante herbacée, robuste, érigée ; racine principale longue, trapue, conique, les
racines latérales formant un système racinaire dense et étendu. Chez la betterave potagère, hy-
pocotyle et partie supérieure de la racine principale forment un organe spectaculairement renflé,
globuleux, aplati, cylindrique ou conique, racines adventives se présentant sur deux lignes
opposées dans la partie inférieure, racine renflée formée de couches alternées de tissu conducteur
en général fortement coloré et de tissu de réserve légèrement coloré. (Grubben et al., 2019).
La plante a donc un système racinaire composé d'une racine principale et de racines plus petites
pouvant atteindre 60 cm de profondeur, avec ramification latérale. Elle possède également un
tubercule, rouge violacé, de forme globulaire, au goût sucré, qui se développe presque à la surface
du sol (Baião, 2017).
Figure 3: Beta vulgaris ssp. Vulgaris du groupe Betterave Jardin (Oyen, 2019)
11
Chapitre III Généralités sur la betterave
12
Matériel et méthodes
13
Matériel et méthodes
1. Materiel utilisé
Le matériel végétal est constitué de racines de la betterave rouge (Beta vulgaris). Les
betteraves achetées ont été nettoyées et bien lavées manuellement pour éliminer les saletés, puis
épluchées afin d’extraire le jus. Le choix de cette variété est justifié par les critères suivants:
- Excellente source d’antioxydants ;
- Teneur importante en bétalaines (pigments naturels)
2. Extraction du jus de betterave
Afin d’extraire le jus, les betteraves épluchées ont été coupées en petits morceaux, ces
derniers ont été versés dans un mixeur électrique afin de les hacher. Le mélange obtenu a ensuite
été pressé et filtré à l’aide d’une gaze médicale. Le jus extrait a été conservé dans un flacon en
verre fumé à 5°C.
3. Préparation de fromage
Le fromage a été fabriqué selon une recette de maison traditionnelle à partir du lait Candia
demi écrémé (figure ). Un litre de lait additionné du 5g de sel a été chauffé dans une casserole
profonde à feu moyen, en remuant constamment, jusqu'à ébullition. Le feu sous la casserole a été
réduit et laissé mijoter pendant cinq minutes (chauffage). Ensuite la casserole a été retirée du feu,
puis 60 ml du jus de citron et du jus de betterave à différentes concentrations (0%, 2,5%, 5% et
7,5%) ont été ajoutés. Les ingrédients ont été bien mélangés et remis sur le feu pendant 5 minutes
jusqu'à ce que le lait devienne grumeleux (caillage). Ensuite le mélange a été filtré à l’aide d’une
passoire, pressé un peu à la main pour en faire une grosse masse, et mis dans un récipient perforé
pour bien l'égoutter (l’égouttage). Enfin le fromage obtenu a été placé dans un moule circulaire
(moulage), bien empilé à la main, et conservé dans des conteneurs au réfrigérateur jusqu'à
l'utilisation.
13
Matériel et méthodes
Chauffage /10min
Ajout de jus de betterave (0%,
2,5%, 5% et 7,5%)
+ 60 ml de jus de citron
Caillage/5min
Egouttage /4h
Moulage
0% 2,5% 5% 7,5%
%%
Figure 5: Fromages préparés à différentes concentrations de jus de betterave
4. Rendement
Le rendement fromager ou le rendement de la transformation du lait en fromage est
l'expression mathématique de la quantité de fromage obtenue à partir d'une quantité donnée de lait.
𝐠 𝐩𝐨𝐢𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐨𝐦𝐚𝐠𝐞
𝒚( ) = × 𝟏𝟎𝟎
𝐋 𝐩𝐨𝐢𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐢𝐭
14
Matériel et méthodes
5. Analyses physico-chimiques
Chaque échantillon de fromage (10 g) a été homogénéisé avec 100 ml d'eau distillée et laissé
sous agitation pendant 15 min. Ensuite, l'extrait a été centrifugé à 3000tr/min pendant 10 min, et
filtré à l’aide d’un papier [Link] extraits obtenus sont utilisés pour les analyses physic-chimiques.
A B
C D
5.2. Mesure du pH
Principe
La mesure du ph a été réalisée à l’aide d’un pH-mètre et la valeur du pH est directement
affichée sur l’écran de l’appareil (AFNOR, 1980).
5.3. Test d’humidité
Principe
L’humidité d’un aliment est la quantité d’eau libre qu’il contient. Sa détermination se fait
par dessiccation dans une étuve ventilée à 105°C jusqu’à ce que la masse de cet aliment reste
constante.
Mode opératoire
Un poids de 5 g de chaque échantillon de fromage (0%, 2,5%, 5% et 7,5%) a été placé dans
une étuve ventilée à une température de 105°C pendant 6 heures, jusqu’à la stabilité du poids. La
15
Matériel et méthodes
perte de masse de l'échantillon est calculée comme le pourcentage d'humidité (AOAC, 1984) selon
la formule suivante :
𝑨𝑻 = 𝟏𝟎𝑫° × 𝑽𝑵𝒂𝑶𝑯
AT: Acidité titrable.
𝑉𝑁𝑎𝑂𝐻 : Volume de NaOH utilisé pour la titration (ml).
16
Matériel et méthodes
Dix grammes (10g) de chaque échantillon ont été ajoutés à 50 ml d'acétone 70%. Le mélange
a été agité pendant 30 min, puis centrifugé à 3000 rpm pendant 10 min, et une filtration à l’aide
d’un papier filtre. Les extraits obtenus ont été conservés dans des flacons fermés hermétiquement
(Mahmoudi et al., 2012).
La teneur en composés phénoliques a été estimée par un dosage colorimétrique basé sur les
procédures décrites par Singleton et Rossi (1965). Un volume de 200 µL d’extrait a été mélangé
avec 1ml de réactif de Folin-Ciocalteu et 600µL de carbonate de sodium (7,5%). Les tubes ont
été agités et incubés à l’obscurité pendant 30min, l’absorbance est mesurée à 750 nm.
La teneur en composés phénoliques est déterminée en se référant à la courbe d’étalonnage
réalisée avec l’acide gallique (Figure1, annexe). Les résultats sont exprimés en mg équivalent
d’acide gallique par 100 g de produit (mg EAG/100g).
6.2. Extraction et dosage des Bétalaïnes
Dix grammes (10g) de chaque échantillon ont été ajoutés à 50 ml de l'eau distillée. Le
mélange a été agité pendant 30 min, puis centrifugé à 3000 rpm pendant 10 min, et une filtration
à l’aide d’un papier filtre. Ensuite la lecture de l’absorbance est mesurée à 532 nm pour les
bétacyanimes et 482 nm pour les idicaxanthines (Khatabi et al., 2013). Les teneurs en bétalaïnes
(BC) ont été exprimées en mg/100g et calculées selon l'équation suivante :
𝐀 × 𝐅𝐃 × 𝐏𝐌 × 𝟏𝟎𝟎𝟎
𝑩𝑪 =
𝛆×𝐋
A : l’absorption à 532nm (bétacyanines) et 482 nm (indicaxanthines).
FD : le facteur de dilution.
PM: poids moléculaire (550 et 380g/mol pour la bétacyanine et l'indicaxanthine, respectivement).
𝜺 : Coefficients d'extinction molaire (60000l/[Link] pour les bétacyanines et 48000l/[Link] pour
indicaxanthines).
L : trajet optique (1cm).
7. Evaluation de l’activité antioxydante
7.1. Activité antiradicalaire DPPH
Principe
Le 1,1-Diphényl-2-picrylhydrazyl (DPPH•) est un radical libre stable de couleur violacée
qui absorbe à 517 nm. En présence de composés anti-radicalaires, le radical DPPH• est réduit et
change de couleur en virant au jaune. Les absorbances mesurées à 517 nm servent à calculer le
pourcentage d’inhibition du radical DPPH•, qui est proportionnel au pouvoir anti radicalaire de
l’échantillon (Chaabi, 2008).
17
Matériel et méthodes
Mode opération
Un volume de 200 µL d’extrait est additionné à 1ml de la solution de DPPH (60 µM). Le
mélange est incubé pendant 30 min à l’obscurité ; l’absorbance est mesurée à 517 nm. Les résultats
sont exprimés en pourcentage de piégeage du radical de DPPH selon la formule suivante :
(𝑨𝒄 − 𝑨𝒆 )
𝒊𝒏𝒉𝒊𝒃𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏 (%) = × 𝟏𝟎𝟎
𝑨𝒄
𝐴𝑐 =Absorbance contrôle.
𝐴𝑒 =Absorbance extrait.
7.2. Pouvoir réducteur de fer (PRF)
Principe
La méthode de PRF est basée sur la réaction chimique de réduction des ions Ferriques Fe(III)
présent dans le complexe de ferricyanure de potassium K3Fe(CN)6 en ion Ferreux Fe(II)selon la
méthode de Oyaiz (1986). L’absorbance du milieu réactionnel est déterminée à 700 nm. Une
augmentation de l’absorbance correspond à une augmentation du pouvoir réducteur des extraits
testés (Hubert, 2006).
Mode opératoire
Un volume de 500µl d’extrait est additionné à 500µl de tampon phosphate (0,2 M, pH 6,6)
et 500µl de ferricyanure de potassium (1 %). Après incubation à 50 °C pendant 20 min, 500µl
d’acide trichloracétique (10 %) sont ajoutés au mélange suivi d’une centrifugation à 1700 rpm
pendant 15 min. Une aliquote de 1 ml du surnageant est transférée dans un tube à essai est
additionnée de 500µl d’eau distillée et de 200µl de chlorure ferrique (0,1%). Après une incubation
à l’obscurité pendant 10 min, l’absorbance est mesurée à 700 nm.
Les résultats du pouvoir réducteur sont exprimés en mg équivalent acide ascorbique par 100g
de poudre (mg EAA/100g MS), en se référant à une courbe d’étalonnage
8. Analyse statistique
L’analyse descriptive des résultats est réalisée à l’aide du logiciel Microsoft Office Excel
2013, pour déterminer les moyennes et les écarts-types. Le logiciel « STATISTICA 5.5 » est utilisé
pour réaliser l’analyse de la variance ANOVA et le degré de signification des données est pris à la
probabilité p < 0,05.
Toutes les valeurs sont exprimées par la moyenne de trois essais (n=3)
Les valeurs désignées par les lettres présentent des différences significatives (p‹ 0,05). Les résultats
sont classés par l’ordre croissant ; a > b > c ˃ d ˃ e.
18
Résultats et discussion
Résultats et discussion
5% 13,28 5,03
43,8± 0,045
± 0,02 b 45± 1 c b 0,6 a 1,33 a
1.1. Rendement
D’après les résultats présentés dans le tableau 02 pour le rendement fromager en termes
d'évolution de la concentration en jus de betterave, on constate qu’il n’ya de difference
significative entre les rendements fromagers obtenus pour les differents fromages prepares
(13,49% pour le fromage témoin, 13,71% pour le fromage (2,5%), 13,28% pour le fromage (5%)
et 13,44% pour le fromage (7,5%)).
A travers les résultats obtenus, on constate que la production de fromage obtenue avec
différentes concentrations de betterave est proche. Par conséquent, la concentration de jus de
betterave n'affecte pas la production de fromage.
19
Résultats et discussion
1.2. pH
Comme le montre le tableau 02, l'ajout d'extrait de jus de betterave au fromage a entraîné
une diminution non significative (p>0,05) du pH du fromage enrichi.
En effet, il est aisé de constater que le pH diminue en fonction de la concentration du jus
ajouté, et les valeurs de pH testées sur 4 échantillons de fromage oscillent entre 6,06 ± 0,055 pour
le témoin et 4,96±0,025 pour le fromage 7,5%, dont chaque augmentation de la dose de jus de
betterave correspond à une diminution du degré de ph.
La composition de l'extrait de jus de betterave ajouté a légèrement affecté le pH du fromage.
Cela peut être dû à la richesse de cet extrait en acides organiques.
1.3. Acidité titrable
En général, le processus d'enrichissement a conduit à une augmentation de l'acidité des
échantillons de fromage enrichis au jus de betterave, où les résultats varient de 35 ± 1 D° à 57,5
± 1,53 D°, (tableau 02 ), et cela nous permet expliquer ces résultats par la richesse du jus de
betterave en acides organiques.
1.4. Taux d’humidité
Selon les résultats présentés dans le tableau02, la teneur en humidité augmente avec
l'augmentation de la quantité de jus ajouté. En effet, le taux d’hmidité des fromages 2,5%, 5% et
7,5% sont 43,2± 0,064 % et 43,8± 0,045% et 45,8± 0,005 % respectivement.
L’extrait sec représente la fraction solide qui contient les différentes substances responsables
de la valeur nutritionnelle et thérapeutique des aliments fonctionnels. . L'ajout de jus de betterave
au fromage augmente le niveau de fraction solide, ce qui conduit à l'amélioration de ses propriétés
fonctionnelles.
Il a été noté que la betterave est un aliment caractérisé par une composition chimique très
diversifiée : elle est constituée de nombreux éléments minéraux tels que Mg, K, Na, Cu, Fe, Mn.
(vieira teixeira da silva, 2019).
D'après les résultats, il existe une relation directe entre l’augmentation de la dose de jus de
betterave et la diminution de taux l'humidité, et cela peut s'expliquer par la forte teneur en sucre
de la betterave, qui est estimée entre 18% à 20% saccharoses.
1.5. Brix
La mesure de Brix est utilisée pour mesurer la teneur en sucre de substances telles que le
fromage les boissons gazeuse, les jus, les huiles ...etc.
21
Résultats et discussion
D’après le tableau 02, L'indice de Brix ne montre pas de difference significative entre les
fromages préparés (0,5 B° pour le témoin, et 0,6B°; 0,6B° ; 0,7B° pour les fromages à 2,5 %, 5%
et 7,5%, respectivement).
2. Teneurs en antioxydants
2.1. Teneurs en polyphénols totaux
100
Teneurs en polyphénols (mg
a
80 b b
b
EAA/100g
60
40
20
0
Témoin 2.5% 5% 7.5%
Fromages enrichis en jus de betterave
Figure 7. Teneurs en composés phénoliques totaux des quatre fromages enrichis avec
différentes concentration de jus de betterave
Toutes les valeurs sont exprimées par la moyenne de trois essais (n= 3). Les lettres a, b, c et d indiquent des
différences significatives entre les échantillons de fromage enrichi en jus de betterave (p < 0,05). Avec a ˃b ˃c ˃d
La teneur la plus élevée en polyphénols totaux est obtenue pour le fromage 7,5% avec une
valeur de 82,97mg EAA/100g suivi du fromage 5% ; 2,5% et le témoin avec 76,19 mgEAA/100g
; 74,84 mg EAA/100g ; 71,42 mg EAA/100g respectivement.
L'étude statistique montre qu'il n'y a pas de différence significative de dose de jus de
betterave (P < 0,05) entre les taux de polyphénols totaux pour les quatre préparations fromagères.
En effet, il est facile de constater que la teneur en polyphénols augmente en fonction du
pourcentage de jus ajouté. La composition du jus de betterave a affecté l'augmentation de la teneur
en polyphénols du fromage. Cela peut être dû à la richesse des betteraves en polyphénols comme
l'acide gallique.
21
Résultats et discussion
c
500
0
2.5% 5% 7.5%
Fromages enrichis en jus de betterave
Figure 8. Teneurs en bétalaines des quatre fromages enrichis avec différentes concentration
de jus de betterave
Toutes les valeurs sont exprimées par la moyenne de trois essais (n= 3). Les lettres a, b, c et d indiquent des
différences significatives entre les échantillons de fromage enrichi en jus de betterave (p < 0,05). Avec a ˃b ˃c ˃d
Les Bétalaines comportent les Bétacyanines (ou Bétanine) qui sont des pigments de couleur
rouge à violet, colorant naturel appelé aussi rouge de Betterave et l’indicaxanthines (ou
Bétaxanthines) les pigments azotés de couleur jaune à orange (Escribano, Josefa,1998).
Les résultats de la figure12 montrent que les teneurs de bétalaïnes (bétacyanines et
indicaxanthines) augmentent significativement (p<0,05) avec l'augmentation de la dose de jus. Les
teneurs en bétacyanines varient de 2294,72 mg/100g à 825,00 mg/100g de fromage et les teneurs
en indicaxanthines varient de 1086,56 mg/100g à 455,58 mg/100g de fromage . Ces résultats
montrent également que les teneurs des bétacyanines sont supérieures à celles des indicaxanthines
dans les trois échantillons.
Les résultats obtenus dans la présente étude sont similaires à ceux obtenus par Ydjedd et al.,
(2021), où les teneurs des bétacyanines sont supérieurs aux teneurs des indicaxanthines au niveau
de la variétés rouge de figues de barbarie le yaourt enrichi.
3. Activité antioxydante
L’étude de l’activité antioxydant des extraits du fromage préparé est effectuée par deux
méthodes à savoir le test du pouvoir réducteur de fer et le test de DPPH.
22
Résultats et discussion
Figure 9. Activité inhibitrice du radical DPPH des échantillons du yaourt enrichi en jus de
betterave.
Toutes les valeurs sont exprimées par la moyenne de trois essais (n= 3).
Les lettres a, b, c et d indiquent des différences significatives entre les échantillons de yaourt enrichi en jus
de betterave (p < 0,05). Avec a ˃b ˃c ˃d.
Une forte activité inhibitrice du radical DPPH est obtenue pourle fromage enrichi à 7,5 %
de jus de betterave pour les deux extraits (phénolique et betalaine). Le pourcentage d’inhibition du
radical DPPH par les extraits phénoliques de fromage à 7,5% est de 84,55% suivi de fromage à
5% (82,50%) puis le fromage à 2,5% (81,65%), tandis que le témoin présente l’activité inhibitrice
la plus faible (47,73%) . Alors que le pourcentage d’inhibition du radical DPPH de l'extrait de
bétalaïne à la dose de 7,5%, 5% et 2,5% est de 86,46% et 77,01% et 73,92% , respectivement.
L'étude statistique montre une légère différence significative (P < 0,05) entre l’activité
antiradicalaire DPPH des fromages prepares pour les deux extraits (phénolique et betalaine).
23
Résultats et discussion
30 a'
(mg EAA/100g)
25
b'
20
c'
15 a
10 b b
c
5
0
Temoin 2.5% 5% 7.5%
Fromages enrichis en jus de betterave
Figure 10. Teneurs en pouvoir réducteur de fer du fromage enrichi en jus de betterave.
Toutes les valeurs sont exprimées par la moyenne de trois essais (n= 3).
Les lettres a, b, c et d indiquent des différences significatives entre les échantillons de fromage enrichi en jus
de betterave (p < 0,05). Avec a ˃b ˃c.
Les résultats obtenus montrent que les niveaux de pouvoir réducteur de fer augmentent
progressivement avec l'augmentation de la dose de jus de betterave pour les deux extraits. Le
fromage à 7,5 % a le pouvoir réducteur de fer le plus fort avec 12,83 mg EAA/100 g pour l'extrait
phénolique et 28,41 mg EAA/ 100 g pour l’extrait de bétalaïne.
L'étude statistique (p < 0,05) montre que le fromage préparé avec une concentration en jus
de 7,5 a la plus grande capacité à réduire le fer, suivi des fromages préparés à 5 % et 2,5 %. Ceci
est probablement dû à sa richesse en bétalaïnes et en composés phénoliques.
24
Conclusion
Conclusion
Conclusion
Le but de cette étude est d'enrichir le fromage en jus de betterave et de surveiller son effet
sur certains paramètres physico-chimiques et d’évaluer leur potential antioxydant.
Les résultats de l’analyse physic-chimique des quatre échantillons de fromage préparé avec
différentes doses de jus de betterave (0% témoin/ 2,5% / 5% / 7,5%) indiquent que les valeurs de
la plupart des paramètres analysés augmentent avec l'augmentation de la dose de jus ajoutée, ,
indice de Brix (0,5- 0,7), l'acidité(35± 1 - 57,5± 1 ,53), Sauf pour les valeurs de pH et d’humidité
décroissantes avec l'augmentation des doses de jus (pH: 6,06±0,005 - 4,96±0,025 et l'humidité:
48±0,035 - 43,2±0,064). Ces résultats sont dans la norme acceptée pour les analyses physic-
chimique du fromage.
Les teneurs en composés phénoliques et en bétalaïne augmentent également progressivement
avec l'augmentation des doses de jus de betterave ajoutée. Les teneurs en composés phénoliques
varient de 71,42mgEAA/100g (témoin) à 82,97mgEAA/100g (fromage 7,5%). Alors que les
teneurs en bétalaïnes oscillent entre 825 à 2294,72 mg/100g pour les bêtacyanines et de 455,58
à1086,56mg/100g pour les indicaxanthines.
Quant aux résultats de test de pouvoir réducteur du fer et le test DPPH appliqués à l'extrait
phénolique et à l'extrait de bétalaïne, il est clair que le jus de betterave a une activité antioxydante
plus importante que le fromage témoin.
Au terme de ce travail, on peut conclure que le jus de betterave peut être exploité comme
colorant alimentaire et antioxydant naturels et incorporé au fromage afin d'obtenir une saveur et
une couleur distinctive. De plus, ce fromage enrichi au jus de betterave est riche en vitamines,
minéraux, polyphénols et bétalaine et possède un pouvoir antioxydant intéressant, ce qui en fait
un aliment utile pour l'organisme.
Dans le but de compléter cette étude, Il serait intéressant :
d’optimiser les conditions d’élaboration du fromage enrichi en antioxydant.
d’étudier la stabilité des paramètres physicochimiques du fromage en enrichi en extrait de
jus de betterave au cours de la conservation ;
d’analyser les paramètres sensoriels et d’établir le profil sensoriel du fromage préparé ;
d’effectuer les analyses microbiologiques du fromage élaboré.
25
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28
Annexe
0,8
Absorbance à 750 nm
0,6
y = 7,5051x
R² = 0,9988
0,4
0,2
0
0 0,02 0,04 0,06 0,08 0,1 0,12
Acide gallique (mg/mL)
1,6
1,4
Absorbance à 700 nm
1,2
1 y = 13,944x
R² = 0,9984
0,8
0,6
0,4
0,2
0
0 0,02 0,04 0,06 0,08 0,1 0,12
Acide ascorbique (mg/mL)
26
Résumé
L’objectif de la présente étude est d’analyser les paramètres physicochimiques (taux
d’humidité, pH, acidité et Brix) et de déterminer la teneur en polyphénols totaux, en bétalaïnes,
ainsi que d’évaluer l’activité antioxydante (DPPH et Pouvoir réducteur de fer) d’un fromage
enrichi en différentes concentrations d’extrait de bétalaïnes de la betterave (0%, 2,5%, 5% et
7,5%). Les résultats obtenus montrent une diminution significative (P<0,05) de taux d’humidité
(de 48% à 43%) avec l’augmentation de la concentration d’extrait de bétalaïnes ajouté aux
préparations fromagères. Cependant, une légère diminution des valeurs du pH (de 6,06 à 4,96) et
de degré du Brix (de 0,7 à 0,5) a été enregistrée. Tandis que, une augmentation significative
(P<0,05) d’acidité (35 °D à 57,53 °D) a été enregistrée. Par ailleurs, aucune différence significative
(P<0,05) n’a été enregistrée entre les teneurs des polyphénols totaux des quatre préparations
fromagères avec des valeurs qui varient entre 74,84 et 82,74 mg EAG/100g. En revanche, une
augmentation significative (P<0,05) de la teneur en bétalaïnes a été enregistrée avec
l’augmentation des concentrations d’extrait de bétalaïnes ajouté aux quatre échantillons de
fromages préparés avec des valeurs qui varient entre 825 et 2294,72 mg/100g pour les betacyanines
et entre 455,58 et 1086,56 mg/100g pour les indicaxanthines. En outre, une forte activité
antiradicalaire DPPH (86,46% pour l’extrait de bétalaïnes et 84,55% pour l’extrait phénolique) et
un pouvoir réducteur du fer élevé (PRF) (28, 83 mg EAA/100g pour l’extrait de bétalaïnes et 12,55
mg EAA/100g pour l’extraits phénoliques) ont été enregistrés.
Mots clés : Fromage, bétalaïnes, polyphénols totaux, paramètres physicochimiques, potentiel
antioxydant.
Summary
The objective of the present study was to analyse the physicochemical parameters (moisture
level, pH, acidity and Brix) and to determine the total polyphenols, betalains contents, as well as
to evaluate the antioxidant activity (DPPH and Iron-reducing power) of a cheese enriched with
different concentrations of betalain extract of beet (0%, 2.5%, 5% and 7.5%). The results obtained
show degree in moisture content (from 48% to 43%) with the increase in the concentration of
betalain extract added to cheese preparations. However, a slight decrease in the values of pH (from
6.06 to 4.96) and the Brix degree (from 0.7 to 0.5) was recorded. However, a significant increase
in acidity (35 °D to 57,53 °D) was recorded. Moreover, no significant difference (P<0.05) was
recorded between the contents of total polyphenols of the four cheese preparations with values
varying between 120.55 and 123.44 mg EAG/100g. On the other hand, a significant increase
(P<0.05) in the betalain content was recorded with the increase in the concentrations of betalain
extract added to the four samples of prepared cheeses with values varying between 825 and
2294.72 mg/100g for betacyanins and between 455.58 and 1086.56 mg/100g for indicaxanthins.
In addition, a strong DPPH antiradical activity (86.46% for the betalain extract and 84.55% for the
phenolic extract) and a high iron reducing power (PRF) (28.83 mg EAA/100g for the betalain
extract and 12.55 mg EAA/100g for the phenolic extracts) were recorded.
Keywords: Cheese, betalains, physicochemical parameters, antioxidant potential.
ملخص
الهدف من هذه الدراسة هو تحليل المعلمات الفيزيو كيميائية (مستوى الرطوبة ،ودرجة الحموضة ،والحموضة ،و بريكس (
وتحديد محتوى البوليفينول الكلي ،والبيتالين ،وكذلك تقييم النشاط المضاد لألكسدة (DPPHوقوة تقليل الحديد) من جبن مدعم
ضا
بتركيزات مختلفة من مستخلص البيتالين من البنجر ( ٪5 ، ٪2.5و .)٪7.5أظهرت النتائج التي تم الحصول عليها انخفا ً
معنويًا في محتوى الرطوبة (من ٪48إلى )٪43مع زيادة تركيز مستخلص البيتالين المضاف إلى محضرات الجبن .ومع ذلك ،
تم تسجيل انخفاض طفيف في قيم األس الهيدروجيني (من 6.14إلى )4, 96والحموضة وكذلك درجة السكر (من 0,7إلى .)1.5
عالوة على ذلك ،لم يتم تسجيل فرق معنوي ) (P <0.05بين محتويات البوليفينول الكلي لمستحضرات الجبن األربعة بقيم تتراوح
بين 121.55و 123.44مجم EAG / 100جم .من ناحية أخرى ،تم تسجيل زيادة معنوية ) (P <0.05في محتوى البيتالين
مع زيادة تراكيز مستخلص البيتالين المضافة إلى أربع عينات من الجبن المحضر بقيم تتراوح بين 55.43و 21. 91مجم 111 /
جم .للبيتاكيانين وبين 51.37و 86.99مجم 111 /جرام لإلندياكازانتين .باإلضافة إلى ذلك ،نشاط مضاد للجراثيم DPPH
قوي ( ٪75لمستخلص البيتالين و ٪43لمستخلص الفينول) وقوة عالية لخفض الحديد ( 342مجم EAA / 100جرام لمستخلص
البيتالين و 123.55مجم EAA / 100جرام بالنسبة للمستخلصات الفينولية) .لوحظ وجود عالقة قوية بين محتويات betalaie
وأنشطة مضادات األكسدة التي تم تقييمها.
الكلمات المفتاحية :الجبن ،البيتالين ،المعلمات الفيزيوكيميائية ،مضادات األكسدة .