Caractérisation physico-chimique des dattes
Caractérisation physico-chimique des dattes
MEMOIRE DE MAGISTER
Option : Technologie Alimentaire
Devant le Jury
Mr CHIBANE Mohamed. Professeur à l’université de Béjaïa Président
Mr NOURI L’Hadi. Maître de conférences UMBB Examinateur
Mme AÏCHAOUI Karima. Chargée de cours UMBB Examinatrice
Mme AMELLAL Hayet. Chargée de cours UMBB Examinateur
Mr BENAMARA Salem. Maître de conférences UMBB Promoteur
ﻔﻱ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻌﻤﻞ ﻗﻤﻨﺎ ﺑﺪﺭﺍﺳﺔ ﺍﻟﺘﺮﮐﻴﺒﺔ ﺍﻟﻔﻴﺰﻳﻮﻛﻴﻤﻴﺎﺋﻴﺔ ﻟﻠﻄﺒﻘﺘﲔ ﺍﻷﺳﺎﺳﻴﺘﲔ ﺍﳌﻜﻮﻧﺘﲔ ﻟﻠﺐ ﺍﻟﺘﻤﺮ ﻣﻦ ﺻﻨﻒ ﻣﺶ ﺩﻗﻠﺔ .ﺍﻟﻨﺘﺎﺋﺞ ﺍﳌﺘﺤﺼﻞ ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺃﻇﻬﺮﺕ ﺃﻥ׃
-ﻧﺴﺒﺔ ﺍﻟﻠﺐ ﰲ ﺣﺒﺔ ﺍﻟﺘﻤﺮ ﺗﻌﺎﺩﻝ ٪ 82 .79ﺣﻴﺚ ﳒﺪ ﺃﻥ ﺍﻟﻄﺒﻘﺘﲔ ﺍﻟﺒﻨﻴﺔ ﻭ ﺍﻟﺒﻴﻀﺎﺀ ﲤﺜﻼﻥ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺘﻮﺍﱄ 42 .16ﻭ .٪57.84
-ﺍﻟﻜﺘﻠﺔ ﺍﳊﺠﻤﻴﺔ ﻟﻠﻄﺒﻘﺔ ﺍﻟﺒﻨﻴﺔ ﻭ ﺍﻟﺒﻴﻀﺎﺀ ﻫﻲ ﻛﺎﻷﰐ׃ 1 .36ﻭ 1 .23ﻍ /ﺳﻢ . 3ﻫﺬﻩ ﺍﳋﺎﺻﻴﺔ ﳝﻜﻦ ﺍﺳﺘﻐﻼﳍﺎ ﰲ ﻓﺼﻞ ﺍﻟﻨﺴﻴﺠﲔ ﻋﻦ ﺑﻌﻀﻬﻤﺎ ﺍﻟﺒﻌﺾ ﻭ
-ﺍﻟﺘﺮﻛﻴﺒﺔ ﺍﻟﻔﻴﺰﻳﻮﻛﻴﻤﻴﺎﺋﻴﺔ ﻟﻜﻠﺘﺎ ﺍﻟﻄﺒﻘﺘﲔ ﱂ ﺗﻈﻬﺮ ﺍﺧﺘﻼﻑ ﻣﻠﺤﻮﻅ ﰲ ﻗﻴﻤﺔ ﺍﻠ ׃ ، pHﺍﳊﻤﻮﺿﺔ ،ﺍﻟﺮﻃﻮﺑﺔ ،ﺍﻟﺴﻜﺮﻳﺎﺕ )ﺍﻟﺴﻜﺮﻭﺯ ،ﺍﻟﻐﻠﻮﻛﻮﺯ ﻭ ﺍﻟﻔﺮﻛﺘﻮﺯ(،
ﺍﻟﱪﻭﺗﻴﺪﺍﺕ ،ﺍﻟﺪﻫﻨﻴﺎﺕ ،ﺍﻟﺮﻣﺎﺩ ﻭ ﺍﻟﺒﻜﺘﲔ .ﺍﻹﺧﺘﻼﻑ ﺍﻟﻮﺣﻴﺪ ﻳﻜﻤﻦ ﺃﺳﺎﺳﺎ ﰲ ﻧﺴﺒﺔ ﺍﻟﻔﻴﻨﻮﻻﺕ ﺣﻴﺚ ﺗﻮﺟﺪ ﻫﺬﻩ ﺍﻷﺧﲑﺓ ﺑﻨﺴﺒﺔ ٪ 4 .96ﰲ ﺍﻟﻨﺴﻴﺞ ﺍﻟﺒﲏ ﻣﻘﺎﺭﻧﺔ ﺑ
٪ 1.41ﰲ ﺍﻟﻨﺴﻴﺞ ﺍﻷﺑﻴﺾ ﻭ ﻫﺬﺍ ﻳﺘﻄﺎﺑﻖ ﻣﻊ ﺍﳌﺮﺍﺟﻊ ﺍﻟﻌﻠﻤﻴﺔ ﺍﻟﱵ ﺃﺛﺒﺘﺖ ﺑﺃﻥ ﺍﻟﻔﻴﻨﻮﻻﺕ ﺗﺘﻤﺮﻛﺰ ﺃﺳﺎﺳﺎ ﰲ ﺍﻟﻘﺸﺮﺓ ﺍﳋﺎﺭﺟﻴﺔ ﻟﻠﻔﺎﻛﻬﺔ ،ﺣﻴﺚ ﺗﻠﻌﺐ ﺩﻭﺭ ﺍﳊﻤﺎﻳﺔ ﺿﺪ
-ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺍﳋﺎﺻﻴﺔ ﺍﳌﻀﺎﺩﺓ ﻟﻸﻛﺴﺪﺓ ،ﺃﻇﻬﺮﺕ ﺃﻥ ﺻﻨﻒ ﺍﻟﺘﻤﺮ ﺍﳌﺴﺘﻌﻤﻞ ﻭ ﻛﻠﺘﺎ ﺍﻟﻄﺒﻘﺘﲔ ﺍﳌﻜﻮﻧﺘﲔ ﻟﻠﺐ ﺍﻟﺘﻤﺮ ﳍﻢ ﻗﺪﺭﺓ ﻣﻀﺎﺩﺓ ﻟﻸﻛﺴﺪﺓ ﺟﺪ ﻣﻌﺘﱪﺓ ،ﺗﻌﺎﺩﻝ
ﺗﻠﻚ ﺍﳋﺎﺻﺔ ﺑﺎﳊﻮﺍﻓﻆ ﺍﻟﻜﻴﻤﻴﺎﺋﻴﺔ ﺍﳌﻀﺎﺩﺓ ﻟﻸﻛﺴﺪﺓ ) BTHﻮ ( BHAﺍﳌﺴﺘﻌﻤﻠﺔ ﺣﺎﻟﻴﺎ ﰲ ﺍﻟﺼﻨﺎﻋﺔ ﺍﻟﻐﺬﺍﺋﻴﺔ.
ﺍﻟﻜﻠﻤﺎﺕ ﺍﻟﺪﺍﻟﺔ ׃ ﺍﻟﺘﻤﺮ ،ﺍﻟﻨﺴﻴﺞ ،ﺍﳋﻮﺍﺹ ﺍﻟﻔﻴﺰﻳﻮﻛﻴﻤﻴﺎﺋﺔ ،ﺍﻟﻔﻴﻨﻮﻻﺕ ،ﺍﳋﺎﺻﻴﺔ ﺍﳌﻀﺎﺩﺓ ﻟﻸﻛﺴﺪﺓ.
Résumé
Dans cette étude, nous avons réalisé une caractérisation physico-chimique comparative des deux
principaux tissus constitutifs de la pulpe de datte Mech-Degla. Les résultats les plus intéressants
obtenus au terme de ce travail sont :
- La pulpe de la datte présente un pourcentage en poids de 82,79 % dans le fruit entier, quant aux
deux tissus (brun et blanc), ils représentent respectivement 42,16 et 57,84 % du poids total de la pulpe.
- La masse volumique des deux tissus (brun et blanc) est de 1,36 et 1,23 g/cm3 respectivement.
Cette caractéristique peut être exploitée pour la production des poudres (séparation eventuelle de la
poudre de datte en deux type de produit : poudre brune et blanche).
- L'analyse physicochimique des deux tissus constitutifs de la pulpe, a démontrée que ces derniers
présentent des valeurs très proches de pH, d'acidité titrable, de sucres (saccharose, glucose et fructose),
de protéines, de lipides et de cendres. En revanche, les deux tissus manifestent une différence
remarquable concernant leurs teneurs en polyphénols totaux. Cette teneur est de 4,96 et 1,41 %
respectivement pour le tissu brun et le blanc. En effet, les polyphénols se localisent essentiellement
dans les peaux des fruits et des baies, ce qui a été relevé dans plusieurs travaux.
- La datte et les deux principaux tissus constitutifs de la pulpe possèdent un pouvoir antioxydant
intéressant. Celui-ci est comparable à celui des antioxydants synthétiques tels que le BHA et le BHT.
La datte constitue une source d'antioxydants naturels (Polyphénols) qui peuvent être utilisés comme
additifs dans la formulation des produits alimentaires, pharmaceutiques et cosmétiques.
In this study, we carried out a comparative physicochemical characterization of the two principal
constitutive tissues of date pulp Mech-Degla. The most interesting results obtained at the end of this
work are:
-The date pulp presents a percentage in weight of 82.79 % in the whole fruit, as for the two
tissues (brown and white), they respectively account for 42.16 and 57.84 % of the total pulp weight.
-The density of two tissues (brown and white) is of 1.36 and 1.23 g/cm3 respectively. This
characteristic can be exploited for the production of the powders (possible separation of the date
powder into two type of product : brown and white powder).
-The physicochemical analysis of the two pulp constitutive tissues of showed that they present
very close values of pH, of assayable acidity, sugars (sucrose, glucose and fructose), proteins, lipids
and ashes. On the other hand, those two parts express a remarkable difference concerning their
polyphenols total contents. This content is 4.96 and 1.41 % for brown tissues and the white one. In
effect the polyphenols are located primarily in the skins of fruits and bays, related in several works.
-The date and the two principal pulp constitutive tissues have an interesting antioxidant capacity.
This one is comparable with that of synthetic antioxidants such as BHA and BHT. The date constitutes
a source of natural antioxidants (Polyphenols) which can be used like additives in the food product,
pharmaceutical and cosmetic formulations.
de Béjaïa.
fait.
laboratoire L3BS.
suggestions.
Je dédie ce travail à :
Mes frères
Mes sœurs
Mes nièces
Ma tante
Toute la famille
Ma promotion 2006/2007
Sommaire
Introduction...................................................................................................................... 1
Etude bibliographique
Chapitre I
Le palmier dattier
Chapitre II
La datte
I. Définition de la datte .................................................................................................... 5
II. Formation et maturation de la datte............................................................................. 5
III. Les variétés de dattes ................................................................................................. 7
IV. Classification des dattes ............................................................................................ 8
V. Production des dattes .................................................................................................. 9
V.1. En Algérie ................................................................................................................ 9
V.2. Dans le monde.......................................................................................................... 10
VI. Composition biochimique de la datte ........................................................................ 11
VI.1. Composition biochimique de la partie comestible "Pulpe" .................................... 11
VI.1.1. L’eau .................................................................................................................... 11
VI.1.2. Les sucres............................................................................................................. 11
VI.1.3. Les protéines........................................................................................................ 12
VI.1.4. Les lipides............................................................................................................ 13
VI.1.5. Les éléments minéraux. ....................................................................................... 14
VI.1.6. Les vitamines ....................................................................................................... 15
VI.1.7. Les fibres ............................................................................................................. 15
VI.1.8. Les composés phénoliques .................................................................................. 15
VII. Composition biochimique de la partie non comestible "Noyau" ............................. 16
VIII. Valeur nutritionnelle de la datte.............................................................................. 17
Chapitre III
Technologie de la datte
Etude expérimentale
Chapitre I
Matériel et méthodes
Chapitre II
Résultats et interprétations
A : Acidité titrable.
BHA : Butylhydroxyanisole.
BHT : Butylhydroxytoluene.
C ° : Degré Celsius.
Cd : Cendres.
F.A.O : Food and Agriculture Organisation.
F : Test de Fisher (Test de signification : variance ratio)
Fth : Valeur théorique de F.
HPLC : Chromatographie liquide haute pression.
IR : Indice de réfraction.
H : Humidité.
MG : Matière grasse.
MO : Matière organique.
mm : millimètre.
mn : minute.
N : Azote total.
P : Pectines.
G/F : Le rapport glucose/fructose.
Liste des tableaux
Annexe I
Fig I.1 : Chromatogramme du saccharose.
Fig I.2 : Chromatogramme des sucres de la datte Mech-Degla.
Fig I.3 : Chromatogramme des sucres du tissu brun.
Fig I.4 : Chromatogramme des sucres du tissu brun.
Fig I.5 : Courbe d'étalonnage des polyphénols totaux.
Fig I.6 : Courbe d'étalonnage des flavonoïdes.
Fig I.7 : Courbe d'étalonnage du glucose.
Annexe II
Tableau I.1 : Analyses statistiques des différents paramètres réalisés sur les deux principaux tissus
constitutifs de la pulpe (brun et blanc) au niveau de 5 %.
Introduction
Introduction
Les dattes font l’objet d’une activité commerciale importante en particulier la célèbre
variété Deglet-Nour. Celle-ci détient le monopole dans les marchés nationaux et internationaux.
Par contre les autres variétés dites variétés communes sont peu appréciées et représentent
environ 30 % de la production nationale. Elles sont généralement destinées à l’alimentation
animale. Leur transformation a peu évoluée et ne concerne pratiquement que la pâte de datte,
alors qu’il est possible d’obtenir de nombreux dérivés alimentaires et non alimentaires, en
recourant à la technologie de transformation et de biotransformation, importés actuellement à
coup de devises fortes.
La datte n’est qu’un des produits de l’oasis, mais elle a désormais une place hégémonique
et les autres sous produits se trouvent dévalorisés. De même les nouvelles orientations de
l’économie dattière donnent une valeur exceptionnelle à une seule variété : la Deglet-Nour. De
ce fait les autres variétés se trouvent déclassées ; les oasis qui ne peuvent produire cette variété
sont condamnées à se reconvertir ou à décliner.
Dans ce présent travail nous avons essayé de réaliser une caractérisation physico-
chimique comparative entre les deux principaux tissus comestibles de la datte Mech-Degla. Nous
nous sommes intéressés au dosage de l’humidité, des sucres, des protéines, des lipides, des
pectines, des cendres et des polyphénols, pour donner une idée sur l’hétérogénéité de structure
et de composition du tissu de datte. Cela peut induire une utilisation rationnelle du matériel
végétal.
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r Etude
e bibliographique
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Chapitre I
Le palmier dattier
Etude bibliographique Chapitre I : Le palmier dattier
Le palmier dattier
Le palmier dattier : Phoenix dactylifera L., provient du mot ʺPhœnix ʺ qui signifie dattier
chez les phéniciens, et dactylifera dérive du terme grec ʺ dactulos ʺ signifiant doigt, allusion faite
à la forme du fruit (Djerbi, 1994).
Le dattier est un arbre probablement originaire du golfe persique, cultivé dans les régions
chaudes et humides. C’est une espèce dioïque, monocotylédone arborescente, appartenant à une
grande famille d’arbres à palmes et produit des dattes (Mazoyer, 2002 ; Gilles, 2000).
La place du palmier dattier dans le règne végétal est rappelée ci-dessous (Djerbi, 1994) :
Groupe : Spadiciflores
Ordre : Palmale
Famille : Palmacées
Sous famille : Coryphoidées
Tribu : Phoenicées
Genre : Phoenix
Espèce : Dactylifera L.
Le genre Phœnix comporte au moins douze espèces, la plus connue est le dactylifera, dont
les fruits '' dattes '' font l’objet d’un commerce international important (Espiard, 2002).
III. Ecologie
Le palmier dattier est cultivé comme arbre fruitier dans les régions chaudes arides et semi-
arides. Cet arbre peut s'adapter à de nombreuses conditions grâce à sa grande variabilité (Gilles,
2000).
Le dattier est une espèce thermophile ; il exige un climat chaud, sec et ensoleillé. C’est un
arbre qui s’adapte à tous les sols. Il est sensible à l’humidité pendant la période de pollinisation
et au cours de la maturation (Toutain, 1979 ; Munier, 1973).
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Etude bibliographique Chapitre I : Le palmier dattier
IV.1. En Algérie
Le palmier dattier est cultivé au niveau de17 wilayas seulement, pour une superficie de
120 830 hectares. Cependant, quatre principales wilayas représentent 83,6 % du patrimoine
phoenicicole national : Biskra 23 %, Adrar 22 %, El-Oued 21 % et Ouargla 15 %.
Ce tableau montre que sur un nombre de 13,50 millions de plants cultivés, 69,4 % sont
productifs.
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Etude bibliographique Chapitre I : Le palmier dattier
L’Espagne est l’unique pays européen producteur de dattes principalement dans la célèbre
palmeraie d’Elche (Toutain, 1996).
Au Etats-Unis d’Amérique, le palmier dattier fût introduit au XVIII ème siècle. Sa culture
n'a débutée réellement que vers les années 1900 avec l’importation des variétés irakiennes
(Matallah, 2004 ; Bouguedoura, 1991 ; Hilgeman, 1972).
Le palmier dattier est également cultivé à plus faible échelle au Mexique, en Argentine et
en Australie (Matallah, 2004).
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Chapitre II
La datte
Etude bibliographique Chapitre II : La datte
La datte
I. Définition de la datte
La datte, fruit du palmier dattier, est une baie, généralement de forme allongée, oblongue
ou arrondie. Elle est composée d’un noyau, ayant une consistance dure, entouré de chair.
La partie comestible de la datte, dite chair ou pulpe, est constituée de (Espiard, 2002) :
-Un péricarpe ou enveloppe cellulosique fine dénommée peau.
-Un mésocarpe généralement charnu, de consistance variable selon sa teneur en sucre et de
couleur soutenue.
-Un endocarpe de teinte plus clair et de texture fibreuse, parfois réduit à une membrane
parcheminée entourant le noyau.
Les fleurs fécondées, à la nouaison, donnent un fruit qui évolue en taille, en consistance et
en couleur jusqu’à la récolte (Gilles, 2000).
Le tableau II.1: illustre les stades d’évolution et les appellations utilisées en Afrique du
Nord et en Irak.
Tableau II.1 : Stades d’évolution de la datte (Djerbi, 1994)
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Etude bibliographique Chapitre II : La datte
Périanthe
Mésocarpe Tégument
Micropyle
Rainure
ventrale
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Etude bibliographique Chapitre II : La datte
De nombreux auteurs ont adapté la terminologie utilisée en Irak. Les différents stades
peuvent être définis comme suit (Djerbi, 1994) :
▪Hababouk : Ce stade commence juste après la fécondation et dure environ cinq semaines. A ce
stade le fruit est entièrement recouvert par le périanthe et se caractérise par une croissance lente.
▪Kimiri : Il se caractérise par la couleur verte, un grossissement rapide du fruit, une augmentation
de la concentration en tanins et en amidon, une légère augmentation des sucres totaux et de la
matière sèche. Ce stade dure neuf à quatorze semaines.
▪Khalal : Au cours de ce stade, la couleur du fruit passe du vert au jaune clair, puis vire au jaune,
au rose ou rouge selon les variétés. Cette phase est marquée par une augmentation rapide de la
teneur en sucres totaux, de l’acidité active, par contre la teneur en eau diminue. Elle dure trois à
cinq semaines.
▪Routab : La couleur jaune ou rouge du stade khalal passe au foncée ou au noir. Certaines
variétés deviennent verdâtres comme la khadraoui (Irak) et la Bouskri (Maroc). Ce stade se
caractérise par :
- La perte de la turgescence du fruit suite à la diminution de la teneur en eau.
- L’insolubulisation des tanins qui se fixent sous l’épicarpe du fruit.
- L’augmentation de la teneur des monosaccharides.
▪Tamr : C’est le stade final de la maturation de la datte. Le fruit perd beaucoup d’eau, ce qui
donne un rapport sucre/eau élevé.
Les variétés de dattes sont très nombreuses, seulement quelques unes ont une importance
commerciale. Elles se différencient par la saveur, la consistance, la forme, la couleur, le poids et
les dimensions (Buelguedj, 2001 ; Djerbi, 1988).
En Algérie, il existe plus de 940 cultivars de dattes (Hannachi et al., 1998). Les principales
variétés cultivées sont :
La Deglet-Nour : Variété commerciale par excellence. C’est une datte demi-molle, considérée
comme étant la meilleure variété de datte du fait de son aspect, son onctuosité et sa saveur. A
maturité la datte est d’une couleur brune ambrée avec un épicarpe lisse légèrement plissé et
brillant, le mésocarpe présente une texture fine légèrement fibreuse (Kendri, 1999 ; Boudrar et
al., 1997).
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Etude bibliographique Chapitre II : La datte
Les variétés communes : Ces variétés sont de moindre importance économique par rapport à
Deglet-Nour. Les variétés les plus répandues sont : Ghars, Degla-Beïda et Mech-Degla
(Masmoudi, 2000 ; Kendri, 1999).
Selon Belguedj (2001), une grande de proportion des variétés communes est de consistance
molle.
Tableau II.2 : Cultivars dominants dans les principaux pays producteurs de dattes de
l’Ancien Monde (Munier, 1973)
D’après Espiard (2002), la consistance de la datte est variable. Selon cette caractéristique,
les dattes sont réparties en trois catégories :
1-Dattes molles : Ahmar (Mauritanie), Kashram et Miskani (Egypte, Arabie-Saoudite).
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Etude bibliographique Chapitre II : La datte
V.1. En Algérie
D’après le tableau II.3 : prés de 58,14 % de la production nationale de dattes est réalisée
par les deux wilayas suivantes : El-Oued (29,54 %) et Biskra (28,6 %).
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Etude bibliographique Chapitre II : La datte
Les principaux pays producteurs de dattes sont : l’Egypte, l’Irak, l’Iran, l’Arabie-Saoudite,
l’Emirats Arabes Unis, le Pakistan, l’Algérie et le Soudan. La production mondiale de dattes
réalisée en 2004 est de 6,7 millions de tonnes (FAO, 2004).
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Etude bibliographique Chapitre II : La datte
VI.1.1. L'eau
La teneur en eau est en fonction des variétés, du stade de maturation et du climat. Elle varie
entre 8 et 30 % du poids de la chair fraîche avec une moyenne d’environ 19 % (Matallah, 1970).
Les sucres sont les constituants majeurs de la datte. L’analyse des sucres de la datte a
révélée essentiellement la présence de trois types de sucres : le saccharose, le glucose et le
fructose (Acourene et Tama, 1997 ; Estanove, 1990 ; Matallah, 1970). Ceci n’exclut pas la
présence d’autres sucres en faible proportion tels que : le galactose, le xylose et le sorbitol
(Boudrar et al., 1997 ; Siboukeur, 1997 ; Favier et al., 1993).
La teneur en sucres totaux est très variable, elle dépend de la variété et du climat. Elle varie
entre 60 et 80 % du poids de la pulpe fraîche (Siboukeur, 1997).
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Etude bibliographique Chapitre II : La datte
Tableau II.6 : Teneur en sucres de quelques variétés de dattes algériennes de la région des
Zibans, en % de matière sèche (Acourene et Tama, 1997)
Sucres
Variétés Consistance Sucres totaux Saccharose
réducteurs
Chars 87,42 5,00 82,12
Tantboucht Molle 79,80 0,90 78,80
Deglet-Ziane 84,00 2,45 81,45
Ltima 78,51 4,29 73,40
Safraia Demi-molle 79,00 1,31 77,61
El-Ghazi 94,90 0,80 94,00
Mech-Degla 75,10 52,40 20,00
Kenta Sèche 72,30 40,55 36,80
Horra 82,46 50,00 29,86
Ce tableau montre la teneur en sucres dans les dattes, signalons une grande variabilité des
teneurs pour le saccharose et les sucres réducteurs. La teneur en saccharose varie entre 0,8 et
52,4 %, celle des sucres réducteurs est de 20 à 94 % de matière sèche.
Les proportions des différents sucres dans la datte, varient en fonction de la variété et des
stades de maturation (Djerbi, 1994).
Les dattes sont caractérisées par une faible teneur en protéines. Elle varie entre 0,38 et 2,5
% du poids sec (Razi, 1993). Malgré cette faible teneur, les protéines de la datte sont équilibrées
qualitativement (Kendri, 1999 ; Yahiaoui, 1998).
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Etude bibliographique Chapitre II : La datte
La datte renferme une faible quantité de lipides. Leur taux varie entre 0,43 et 1,9 % du
poids frais (Matallah, 1970). Cette teneur est en fonction de la variété et du stade de maturation.
Selon Yahiaoui (1998), la teneur en lipides passe de 1,25 % au stade Hababouk à 6,33 %
au stade Kimiri. Cette teneur diminue progressivement au stade Routab pour atteindre une valeur
de 1,97 % de matière sèche au stade Tamar.
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Etude bibliographique Chapitre II : La datte
L’étude de 58 variétés de dattes cultivées dans la région des Zibans faite par Acourene et
al., (2001), montre que le taux de cendres est compris entre 1,10 et 3,69 % du poids sec. La
datte est l’un des fruits les plus riches en éléments minéraux essentiellement le potassium, le
magnésium, le phosphore et le calcium.
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Etude bibliographique Chapitre II : La datte
La datte est riche en fibres, elle en apporte 8,1 à 12,7 % du poids sec (Al-Shahib et
Marshall, 2002). Selon Benchabane (1996), les constituants pariétaux de la datte sont : la
pectine, la cellulose, l’hémicellulose et la lignine.
Du fait de leur pouvoir hydrophile, les fibres facilitent le transit intestinal et exercent un
rôle préventif des cancers colorectaux, des appendicites, de la diverticulose, des varices et des
hémorroïdes. Ils ont également un effet hypocholestérolémiant (Jaccot et Campillo, 2003 ;
Albert, 1998).
La datte renferme des substrats dits composés phénoliques (Benazzouk et al., 1999 ;
Yahiaoui, 1998 ; Barreveled, 1993).
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Etude bibliographique Chapitre II : La datte
L’oxydation enzymatique des polyphénols de la datte est à l’origine d’un brunissement plus
ou moins intense (Matallah, 2004 ; Jarrah et al., 1972). Un certain degré de brunissement est
en effet recherché lors de la maturation des dattes (Cheftel et Cheftel, 1977).
Selon Henk et al.,(2003), les polyphénols jouent un rôle important dans le corps : elles ont
des effets anti-inflammatoires, antioxydants, abaissant la tension artérielle et renforçant le
système immunitaire.
Le noyau présente 7 à 30 % du poids de la datte. Il est composé d’un albumen blanc, dur et
corné protégé par une enveloppe cellulosique (Espiard, 2002).
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Etude bibliographique Chapitre II : La datte
Selon Djerbi (1994), les noyaux constituent un sous produit intéressant. En effet, de ces
derniers, il est possible d’obtenir une farine dont la valeur fourragère est équivalente à celle de
l’orge.
- La forte teneur en sucres confère à ces fruits une grande valeur énergétique.
- Une teneur intéressante en sucres réducteurs facilement assimilables par l’organisme.
- Les protéines de la datte sont équilibrées qualitativement, mais en faible quantité.
- Un apport important en éléments minéraux. Les dattes sont riches en minéraux plastiques : Ca,
Mg, P, S et en minéraux catalytiques : Fe, Mn (Matallah, 1970). Elles sont reminéralisantes et
renforcent notablement le système immunitaire (Albert, 1998).
- Le profil vitaminique de la datte se caractérise par des teneurs appréciables en vitamines du
groupe B. Ce complexe vitaminique participe au métabolisme des glucides, des lipides et des
protéines (Tortora et al., 1987).
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Chapitre III
Technologie de la datte
Etude bibliographique Chapitre III : Technologie de la datte
Technologie de la datte
I. Conditionnement de la datte
Les conditionnements sont très personnalisés dans chaque entreprise et selon la clientèle
destinataire (Espiard, 2002).
Les dattes molles ou ramollies par humidification donnent lieu à la production de pâte de
datte. La fabrication est faite mécaniquement. Lorsque le produit est trop humide il est possible
d’ajouter la pulpe de noix de coco ou la farine d’amande douce. La pâte de datte est utilisée en
biscuiterie et en pâtisserie (Espiard, 2002 ; Kendri, 1999).
Elle est préparée à partir de dattes sèches ou susceptibles de le devenir après dessiccation.
Riche en sucre, cette farine est utilisée en biscuiterie, pâtisserie, aliments pour enfants (Aït-
Ameur, 2001 ; Kendri, 1999) et yaourt (Benamara et al., 2004).
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Etude bibliographique Chapitre III : Technologie de la datte
Ces produits sont également fabriqués à base de dattes saines car il est important d’éviter
tout arrière goût de fermentation.
Selon Espiard (2002), cette gamme de produit est basée sur l’extraction des sucres par
diffusion de ces derniers et des autres composants solubles de la datte. Par mélange et cuisson de
pâte ou de morceaux de dattes et de sirop nous pouvons obtenir des crèmes ou des confitures
d’excellente qualité.
Les dattes abîmées et de faible valeur marchande peuvent être utilisées en raison de leur
forte teneur en sucre pour la production de :
La production de protéines reste un objet essentiel afin de subvenir aux besoins mondiaux.
A cet égard des essais de production de protéines d’organismes unicellulaires par culture de la
levure Saccharomyces cerevisiae sur un milieu à base de dattes ont été réalisés. Selon (Kendri,
1999), l’analyse des biomasses produites montre leur richesse en protéines à raison de 32 à 40 %
de poids sec.
II.2.2. Alcool
Les dattes constituent un substrat de choix pour la production de l’alcool éthylique. Selon
Touzi (1997), l’alcool éthylique a été produit au laboratoire avec un rendement de 87 %.
II.2.3. Vinaigre
Les dattes peuvent être utilisées pour l’élaboration de nombreux produits alimentaires parmi
lesquels le vinaigre (Ould El Hadj et al., 2001). Ce dernier a été produit par culture de la levure
Saccharomyces uvarum sur un extrait de datte (Boughnou, 1988).
Les rebuts et les noyaux de dattes constituent des sous produits intéressants pour
l’alimentation du bétail.
La farine des noyaux de dattes peut être incorporé avec un taux de 10 % dans l’alimentation
des poulets sans influencer négativement leurs performances (Gualtieri et Rappaccini, 1990).
19
Etude bibliographique Chapitre III : Technologie de la datte
La datte constitue un substrat de choix pour la production de nombreux autres produits tels
que : le vin (Espiard, 2002) et le jus de datte (Siboukeur, 1997).
La datte est un produit qui présente des avantages comparatifs et pour lequel il n’existe pas
de problèmes de concurrence entre les pays développés et les pays sous-développés, comme
c’est le cas pour d’autres produits agricoles (tomates, agrumes, olives,…etc).
La datte, fait l’objet d’un commerce intérieur et extérieur important, surtout la variété
Deglet-Nour. Les autres variétés, même si elles ne sont pas largement commercialisées sur les
marchés, peuvent être transformées en divers produits dont l’impact socio-économique est
considérable tant du point de vue de la création d’emplois et la stabilisation des populations dans
les zones à écologie fragile. Ainsi les produits issus de la transformation de la datte limiteraient,
par ailleurs la dépendance économique du pays vis-à-vis de l’étranger et lui permettraient
d’économiser des devises susceptibles d’être dégagées pour d’autres secteurs (Touzi, 1996).
20
Etude bibliographique Chapitre III : Technologie de la datte
Dattes
Dénoyautage Graines
Jus
Confiserie Pâtisserie Farine de
Biscuiterie graines
Dépectinisation
Déminéralisation
Fermentation
alcoolique
Concentration
Concentration
Alcool Alcool
Vinaigre de bouche chirurgical
Acide Alcool
acétique industriel
Industrie
21
D
e
u
x
i
è
m Etude
e
expérimentale
p
a
r
t
i
e
Chapitre IV
Matériel et méthodes
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
Matériel et méthodes
I. Matériel végétal
La variété de datte retenue dans cette étude est très répandue dans les palmeraies de la
région Sud-Est. C’est la variété : Mech-Degla (voir Photo IV.1).
Le choix de cette variété se justifie par sa qualité gustative, son abondance au niveau
national et sa facilité de conservation (datte sèche).
Les termes (datte entière et datte) utilisés dans l’ensemble de notre travail signifient :
- Datte entière : Pulpe + noyau.
- Datte : Pulpe ou chair.
22
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
Datte
entière
Pulpe Tissu
brun
Noyau
Tissu
blanc
Tissu
brun
Tissu
blanc
23
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
II.1. Caractérisation physique de la datte entière et des deux principaux tissus constitutifs
de la pulpe
Les caractéristiques physiques sont réalisées sur 10 fruits prélevés au hasard, sur lesquels
sont déterminés :
1-Les dimensions du fruit entier et de son noyau (longueur et largeur) au moyen d'un pied à
coulisse.
2-Le poids de la datte entière, de la pulpe, des deux principaux tissus constituants la pulpe ainsi
que le noyau au moyen d’une balance analytique à la précision de ± 0,001.
3-La masse volumique des deux tissus de la pulpe : les dattes sont coupées en petits morceaux de
formes régulières et de différentes dimensions. Nous obtenons des parallélépipèdes sur lesquels
nous mesurons la longueur (L) et la largeur (l). Les deux tissus sont séparés avec précaution,
ensuite nous déterminons leurs poids (M) et leurs épaisseurs (E).
M
ρ= g/cm3 (1)
V
Soit :
M : Masse (g).
V : Volume (cm3).
Principe
La teneur en eau est déterminée sur une partie aliquote de 1 g d’échantillon étalé dans une
capsule en porcelaine puis séché dans une étuve, à la pression atmosphérique, à une température
de 103 ± 2 °C.
24
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
• Mode opératoire
(M 1 − M 2 )
H%= . 100 (2)
P
Soit :
H % : Humidité.
M 1 : Masse de la capsule + matière fraîche avant étuvage.
Principe
• Mode opératoire
-Couper en petits morceaux une partie de l’échantillon, éliminer les noyaux et les loges carpel-
laires ;
-Placer le produit dans un bécher et y ajouter au moins deux ou trois fois son volume d’eau
distillée ;
25
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
Principe
Titrage de l’acidité d’une solution aqueuse avec une solution d’hydroxyde de sodium en
présence de phénolphtaléine comme indicateur.
• Mode opératoire
L’acidité titrable est exprimée en grammes d’acide citrique pour 100 g de produit :
(250 . V1 . 100 )
A% = . 0.07 (3)
(V0 . M . 10 )
Soit :
M : La masse, en grammes de produit prélevé.
V0 : Le volume en millilitres de la prise d’essai.
26
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
Principe
L’analyse des sucres par HPLC à fait l’objet de plusieurs travaux (Multon, 1991 ;
Mathlouthi et Reiser, 1995). Il s’agit d’une méthode de séparation des constituants d’un
mélange. Le mélange est injecté à l’entrée de la colonne chromatographique. Le fluide
parcourant la colonne, appelé phase mobile entraîne les solutés qui seront inégalement retenus
lors de la traversée. A la sortie de la colonne le liquide passe dans un dispositif de détection (IR),
lui-même relié à un ensemble électronique capable d'amplifier, d'enregistrer et d'intégrer les
signaux.
¾ Extraction
¾ Purification
27
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
Principe
• Mode opératoire
28
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
V
x ( N − N ′). 0.05 . 1.4
N %= V ′ (4)
P
Soit :
V : Solution minéralisée et complétée à 100 ml ;
V′ : Solution de la soude ajoutée 20 ml ;
N : La quantité d’acide sulfurique lue après titration ;
0,05 : Normalité d’acide sulfurique ;
P : Masse de la prise d’essai 1 g.
Principe
Les corps gras sont les substances organiques qui peuvent être extraites à partir des fruits
par des solvants organiques non polaires au moyen de l’appareil Soxhlet.
• Mode opératoire
29
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
MG % =
(P2 − P1 ) .100 (5)
P3
Soit :
P2 : Poids du ballon avec l’huile extraite (g).
P1 : Poids du ballon vide (g).
P3 : Masse de la prise d’essai (g).
Principe
La pulpe de datte est calcinée à 550 °C dans un four à moufle jusqu’à obtention d’une
cendre blanchâtre de poids constant.
(M 1 − M 2 )
MO % = . 100 (6)
P
Soit :
MO % : Matière organique.
M1 : Masse de la capsule + prise d’essai
M2 : Masse de la capsule + cendres.
P : Masse de la prise d’essai.
Cd = 100 – MO %
30
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
Principe
-Dissoudre les cendres obtenues dans 1 ml d’acide chlorhydrique, puis ajouter avec précaution
10 ml d'eau distillée ;
-Chauffer quelques minutes au bain-marie bouillant jusqu'à dissolution complète des cendres ;
-Verser quantitativement la solution dans une fiole jaugée de 100 ml, puis compléter à 100 ml
avec de l’eau distillée ;
A partir de cette solution nous avons effectué le dosage des éléments minéraux suivants :
Le potassium, le calcium, le sodium, le magnésium, le zinc, le fer, le cuivre et le manganèse.
Principe
La conductivité électrique d’une eau est la conductance des colonnes d’eau comprises entre
deux électrodes métalliques de 1 cm2 de surface et séparées l’une de l’autre de 1 cm (Rodier,
1997).
• Mode opératoire
31
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
Les pectines sont dosées sous forme de pectate de calcium, après extraction à l’eau chaude,
puis saponification par NaOH et précipitation par CaCl2 en milieu acétique (Multon, 1991 ;
Markh et al., 1989).
• Mode opératoire
32
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
A x 200 x 0.9235
P%= (7)
50 x a
Soit :
A : Masse du précipité (g);
200 : Volume du filtrat (ml);
0,9235 : Coefficient de transformation du pectate de calcium en pectines;
a : Masse du filtrat (g);
50 : Volume du filtrat pris pour la précipitation (ml).
Plusieurs solvants organiques peuvent être utilisés pour l’extraction des composés
phénoliques (Owen et Johns, 1999). Le méthanol pur est l’un des solvants qui donne le meilleur
rendement d’extraction (Diallo et al., 2004 ; Ribéreau-Gayon, 1968). Le procédé d’extraction
est réalisé comme le montre la figure IV.1.
33
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
Dattes
Nettoyage
Dénoyautage
Pulpe
Broyage
Macération : 200 mg du broyat dans 200 ml de méthanol pendant 5 jours avec agitation périodique
Filtration Retentât
Filtrat
Fig IV.1 : Principales étapes d’extraction des polyphénols (Owen et Johns, 1999)
34
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
Principe
• Mode opératoire
Le dosage des polyphénols totaux est réalisé par la méthode décrite par Juntachote et al.,
(2006).
Tableau IV.1 : Préparation des dilutions de l’acide gallique pour la réalisation de la courbe
standard des polyphénols totaux
Dilutions S S/2 S/4 S/8 S/16 S/32 S/64 S/128 S/256 S/512
Concentrations
200 100 50 25 12,5 6,25 3,13 1,56 0,78 0,39
(mg/ml)
35
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
La lecture des absorbances est faite à 760 nm, après agitation et repos d’une heure. La
concentration en composés phénoliques totaux est déterminée en se référant à la courbe
d’étalonnage obtenue en utilisant l’acide gallique comme standard d’étalonnage (voir Annexe I).
Le dosage des polyphénols totaux dans l’extrait de dattes est représenté par l'organigramme
de la figure IV.2.
Bien mélanger
Laisser reposer 3 mn
Bien mélanger
36
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
Principe
L’estimation de la teneur en flavonoïdes totaux contenus dans les extraits de dattes est
réalisée par la méthode de Bahorun et al., (1996).
Les flavonoïdes possèdent un groupement hydroxyl (OH) libre, en position 5 qui est
susceptible de donner avec le groupement CO, un complexe coloré avec le chlorure d’aluminium
(Boulekbache, 2005). Les flavonoïdes forment des complexes jaunâtres par chélation des
métaux (fer et aluminium). Ceci traduit le fait que le métal (Al) perd deux électrons pour s’unir
à deux atomes d'oxygène de la molécule phénolique agissant comme donneur d’électrons
(Ribéreau-Gayon, 1968).
• Mode opératoire
Concentrations
25,00 16,67 10,00 5,00 2,50 0,50
(µg/ml)
La concentration des flavonoïdes contenus dans les extraits de dattes est calculée en se
référant à la courbe d’étalonnage obtenue en utilisant la quercétine comme standard (voir
Annexe I). Le dosage des flavonoïdes dans l’extrait de dattes est représenté par
l’organigramme de la figure IV.3.
37
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
1 ml d’extrait de dattes
Ajouter 1 ml de FeCl3
Bien mélanger
Fig IV.3 : Organigramme représentant le dosage des flavonoïdes dans l’extrait de dattes
(Bahorun et al., 1996)
Principe
La mesure de l’inhibition du degré d’oxydation de l’acide linoléique est l’une des méthodes
les plus utilisées pour la détermination de l’activité antioxydante (Wang et al., 2003).
La peroxydation des lipides est une réaction en chaîne qui conduit à la dégradation des
lipides via la formation des radicaux libres. Au stade initial de cette peroxydation et à pression en
oxygène normale (pression atmosphérique), le radical lipidique majeur est le radical peroxyl
LOO•. Ce radical est un agent oxydant qui peut être réduit en anion LOO- et de là, il sera
convertit en hydroperoxyde par un donneur d’électrons ou il peut être converti directement en
hydroperoxyde par un donneur d’hydrogène AH.
+e H+
LOO • LOO - LOOH
LOO • + AH LOOH + A•
38
Partie expérimentale Chapitre IV : Matériel et méthodes
La présence d’antioxydants va donc inhiber l’oxydation des lipides par la réduction des
radicaux libres (Gordon, 1990).
Dans le test utilisé dans la présente étude, le taux d’oxydation est estimé par la méthode
colorimétrique au thiocyanate ferrique (FTC) qui permet d’évaluer le taux des peroxydes
présents dans le milieu réactionnel. Une absorbance élevée traduit une oxydation importante et
par conséquent une absorbance faible signifie une activité antioxydante élevée.
• Mode opératoire
L'activité antioxydante est mesurée selon la méthode rapportée par Hashimoto et al.,
(2003) :
-Mélanger dans des tubes à essais : 5 ml d’extrait de dattes, 0,5 ml d’acide linoléique (2,52 %)
dans de l’éthanol à 99,5 %, 1 ml de tampon phosphate (0.05 M, pH 7) et 0,5ml d’eau distillée ;
-Incuber à 40 °C et à l’abri de la lumière ;
-Transférer toutes les 24 heures, un aliquote (100 µl) dans un tube à essai additionné de 3 ml
d’éthanol à 75 % et de 100 µl de thiocyanate d’ammonium à 30 % ;
-Ajouter au mélange réactionnel 100 µl de chlorure ferreux (0,02 M), préparé dans de l’acide
chlorhydrique 3,5 % ;
-Mesurer après 3 mn, l’absorbance de la coloration rouge à 482 nm ;
-Répéter la mesure jusqu’à obtention d’une absorbance maximale du témoin.
NB : Mener les mêmes opérations pour le témoin et les standards en remplaçant l’extrait de
dattes respectivement par du méthanol à 80 % et des solutions de BHA et de BHT à 0,01 mg/ml
dans du méthanol.
L’inhibition de l’oxydation des lipides par les antioxydants présents dans les extraits de
dattes et par le BHA et BHT est exprimée en pourcentage selon l’équation suivante :
A1(t = 96h)
% d' inhibition de l' oxydation de l' acide linoléique = 100 − x 100 (8)
A0(t = 96h)
Soit :
A0 : L’absorbance du témoin ;
A1 : L’absorbance de l’échantillon à tester après 96 heures d’incubation à 40°C.
39
Chapitre V
Résultats et interprétations
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
Résultats et interprétations
Les résultats concernant tous les indices sont légèrement supérieurs à ceux trouvés par
Khenfar (2004) ; Acourene et Tama (1997). Ce qui peut s’expliquer par les conditions dans
lesquelles sont réalisées les mesures sachant l’instabilité de la teneur en eau du produit et donc
de sa structure.
Une datte est dite de qualité physique acceptable quand elle présente (Acourene et al.,
2001 ; Mohammed et al., 1982 ; Meligi et al., 1982) :
- Un poids supérieur ou égal à 6 g ;
- Le poids de la pulpe supérieur ou égal à 5 g ;
- Une longueur supérieure ou égale à 3,5 cm ;
- Un diamètre supérieur ou égal à 1,5 cm.
Selon ces critères, la datte "Mech-Degla" présente une qualité physique acceptable.
40
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
Quant aux dattes molles suivantes : Tanslit, Itma et Ghars, elles représentent des teneurs en
pulpe de 90,86, 88,5 et 90,1 % respectivement (Siboukeur, 1997). Le rapport en pulpe varie
selon les variétés de dattes. La proportion du noyau par rapport à la datte constitue une
caractéristique variétale : une donnée d’appréciation des qualités commerciales et un critère de
sélection pour les prospecteurs (Gilles, 2000).
Le rapport Pulpe/Noyau de la datte étudiée est de 4.81. Ce rapport est légèrement supérieur
à celui de la datte tunisienne Kentichi (variété sèche), qui présente un rapport de 4,3 (Reynes et
al., 1994).
La figure V.1 illustre les pourcentages de la pulpe et du noyau dans la datte entière.
%
100 %
100 82,79 %
90
80
70
60
50
40
17,21 %
30
20
10
0
Datte entière Pulpe Noyau
41
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
I.2.1. Le poids
Le poids frais moyen en gramme des deux tissus dans une datte est de 2,15 g pour le tissu
brun et 2,95 g pour le tissu blanc. Nous pouvons conclure que le tissu blanc est la partie qui
prédomine dans la pulpe de la datte avec un pourcentage de 57,84 % comparativement à la partie
brune avec un taux de 42,16 % (voir Tableau V.2, Fig V.2 et V.3).
La valeur calculée du test F est égale à 16,14 (>Fth = 4,41). De ces résultats, nous pouvons
dire que la différence observée entre les poids des deux tissus (brun et blanc) dans une datte est
statistiquement significative au niveau de 5 % (voir Annexe II).
Tableau V.2 : Poids des deux tissus par rapport à la pulpe entière, en gramme
Poids de la Poids du tissu Poids du tissu
Echantillons
pulpe brun blanc
Datte 1 4,86 2,26 2,60
Datte 2 6,10 2,48 3,62
Datte 3 5,41 2,12 3,29
Datte 4 4,60 2,23 2,37
Datte 5 5,45 2,42 3,03
Datte 6 4,19 1,70 2,49
Datte 7 6,30 2,59 3,71
Datte 8 5,67 2,17 3,50
Datte 9 3,90 1,61 2,29
Datte 10 4,52 1,87 2,65
Moyenne 5,10 ± 0,81 2,15 ± 0,33 2,95 ± 0,54
Cette hétérogénéité de structure peut être un facteur de qualité caractéristique du fruit, dans
le cas ou cette hétérogénéité se répercute sur le plan composition physico-chimique d'un produit
dérivé.
42
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
% 100 %
100
90
80 57,84 %
70
42,16 %
60
50
40
30
20
10
0
Pulpe Tissu brun Tissu blanc
% 100 %
100
90
80
70
47,89 %
60
34,90 %
50
40 17,21 %
30
20
10
0
Datte entière Tissu brun Tissu blanc Noyau
43
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
I.2.2. L'épaisseur
Les épaisseurs des deux tissus (brun et blanc) sont respectivement de 1,03 et 1,91 mm. La
valeur calculée du test F est égale à 65,94 (>Fth = 4,10). Ceci confirme une différence
significative au niveau de 5 % (voir Annexe II).
Tableau V.3 : Epaisseur moyenne des deux principaux tissus constitutifs de la pulpe,
en mm
Echantillons Epaisseur
Tissu brun 1,03 ± 0,28
Tissu blanc 1,91 ± 0,39
Dans tous les processus où interviennent les transferts de chaleur et de matière, l'épaisseur
joue un rôle important.
La masse volumique des deux tissus (brun et blanc) est respectivement 1,36 et 1,23 g/cm3.
La valeur calculée du test F est égale à 14,23 (>Fth = 2,46). De ces résultats, nous pouvons dire
que la différence observée entre les masses volumiques des deux tissus (brun et blanc) dans une
datte est significative au niveau de 5 % (voir Annexe II).
Tableau V.4 : Masse volumique moyenne des deux principaux tissus constitutifs de la pulpe,
en g/cm3
Comme application technologique, cette propriété peut être exploitée pour éventuellement
séparer la poudre de datte en deux types de produit (poudre brune et blanche).
44
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
L’humidité nous permet par exemple de rapporter les résultats des constituants
biochimiques à la matière sèche. Les teneurs en eau trouvées pour la datte et ses deux principaux
tissus sont données dans le tableau V.5.
Tableau V.5 : Teneur moyenne en eau dans la pulpe et dans ses deux principaux tissus
constitutifs, en % du poids frais
Echantillons Humidité
Pulpe 14,71 ± 1,23
Tissu brun 14,81 ± 0,87
Tissu blanc 14,27 ± 1,25
La teneur en eau de la datte étudiée est de 14,71 %. Cette valeur est comparable à celle
donnée par Aït Ameur (2001), avec une teneur de 15 % pour la même variété.
Cette teneur est aussi comparable à celles des autres variétés de dattes sèches. Acourene et
Tama (1997), donnent des teneurs de 14,75, 15 et 14,75 % respectivement pour les variétés
sèches algériennes suivantes : Degla-Beïda, Horra et Kenta.
La teneur en eau dans les deux tissus (brun et blanc) est respectivement de 14,81 et 14,27
% du poids frais. Ceci peut s’expliquer par la migration de l’eau de l'intérieur vers l'extérieur du
tissu brun tout au long du processus de maturation et d’entreposage.
La valeur calculée de la statistique F est égale à 1,31 (< Fth = 4,49). De ces résultats, nous
pouvons dire que la différence observée entre les teneurs en eau des deux tissus (brun et blanc)
n’est pas significative au niveau de 5 % (voir Annexe II).
La datte et les deux tissus, présentent des taux d’humidité compris entre 14,27 et 14,81 %
du poids frais. Cette limite est favorable à une bonne conservation.
II.2. Le pH
La datte Mech-Degla présente un pH de 6,14 (Tableau V.6), valeur légèrement supérieure à
celle donnée par Boutaida (2004) qui est de 6 pour la même variété.
45
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
et al., (1982) ; Khalil et al., (2002), qui donnent des valeurs comprises entre 5,6 et 6,8.
Tableau V.6 : Valeur moyenne du pH de la pulpe et de ses deux principaux tissus constitutifs
Echantillons pH
Les pH des deux tissus (brun et blanc) sont respectivement de 6,03 et 6,27. De ces résultats,
le pH de la partie brune est relativement moins élevé.
La limite du pH de la datte et des deux tissus est comprise entre 6,03 et 6,27. Cette limite
est favorable pour la conservation de certaines vitamines du groupe B telles que : B1, B2, B5, B9
et B12 (Bourgeois et al., 2003).
La datte étudiée présente une acidité de 0.24 % de matière fraîche, correspondant à une
teneur de 0.28 % de matière sèche (Tableau V.7). Cette valeur est légèrement supérieure à
celle donnée par Khalil et al., (2002) qui est de 0,18 et 0,22 % du poids sec respectivement pour
les deux variétés égyptiennes : Siwi et Amhat.
L’acidité des deux tissus (brun et blanc) est respectivement de 0,21 et 0,19 % de matière
fraîche. D’après ces résultats, l'acidité des deux parties est presque la même.
Tableau V.7 : Valeur moyenne de l’acidité titrable de la pulpe et de ses deux principaux tissus
constitutifs (gramme d’acide citrique /100 g du poids frais)
46
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
Les sucres sont les constituants les plus importants dans la datte. Ils sont également
responsables de la douceur de l’aliment.
D'après les résultats donnés au tableau V.8, nous remarquons que la datte renferme une
teneur de 63.8 % de sucres totaux du poids frais, correspondant à une teneur de 75,10 % de
matière sèche. Cette teneur est comparable à celle trouvée par Boutaida (2001), qui donne une
teneur de 79,75 % du poids sec pour la même variété.
Tableau V.8 : Teneur en sucres totaux dans la pulpe et dans ses deux principaux tissus
constitutifs, en % du poids frais
La teneur en sucres totaux dans les deux tissus (brun et blanc) est de 57,87 et 77,25 % du
poids frais respectivement. De ces résultats, nous remarquons que le tissu blanc est plus riche en
sucres.
Tableau V.9 : Teneur en saccharose, en glucose et en fructose dans la pulpe et dans ses deux
principaux tissus constitutifs, en % des sucres totaux
47
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
En effet, Lewandowski et al., (1999) donnent des teneurs de 76 % de sucres totaux par
rapport au poids sec dans les dattes sèches dont 45 % de saccharose et 31 % de sucres réducteurs.
Du point de vue qualitatif, nos résultats se rapprochent de ceux trouvés par Reynes et al.,
(1994) qui signalent la présence du saccharose, du glucose et du fructose dans certaines variétés
tunisiennes telles que : Kentichi, Deglet-Nour, Farmla, Boufagous, Allig, Zahidi et Bich-Haman.
Cette différence peut être due à la variété, à l’origine géographique et aux conditions de
stockage.
Les deux tissus de la pulpe (brun et blanc), renferment presque les mêmes teneurs en
saccharose, en glucose et en fructose.
Le reste des pics ne peut être interprété qu'après analyse approfondie (emploi des étalons
pour les identifier : voir Annexe I). En effet, la datte contient en plus d'autres sucres mais en
faible proportion tels que : le sorbitol, le galactose, le mannose, l' arabinose et le xylose (Myhara
et al., 1998 ; Boudrar et al., 1997 ; Siboukeur, 1997 ; Favier et al., 1995).
Il convient tout de même de rappeler que les sucres réducteurs sont aisément absorbés
pendant la digestion et augmentent rapidement le taux de sucre dans le sang et que le fructose est
deux fois plus doux que le glucose, il induit un sentiment de satiété et peut également réduire la
prise calorique journalière (Al-Farsi et al., 2005 ; Hussein, 1970). A cela s’ajoute le fait qu’ils
sont accompagnés par le magnésium, élément clé de leur métabolisation.
48
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
La teneur en azote total dans la datte est de 0,43 % du poids frais. Pour évaluer le taux en
protéines, nous avons utilisé le coefficient 6,25 (Claudes, 1981). Les résultats obtenus sont
mentionnés dans le tableau V.10.
Le taux en protéines est estimé à 2,46 % de matière fraîche. Cette teneur est supérieure à
celle trouvé par Boudrâa (2004), qui donne une valeur de 1,09 % du poids frais pour la même
variété. Cette différence peut être due aux conditions climatiques et édaphiques.
Tableau V.10 : Teneur en protéines dans la pulpe et dans ses deux principaux tissus
constitutifs, en % du poids frais
Comparant notre résultat avec ceux donnés par certains auteurs, nous remarquons que cette
teneur est comparable aux données bibliographiques. En effet, Youssif et al.,(1982) donnent des
teneurs comprises entre 2,16 et 2,78 % du poids sec pour les variétés irakiennes. Al-Hooti et al.,
(2002) donnent des teneurs de 2,03 et 2,6 % du poids frais respectivement pour les deux variétés
saoudiennes : Birhi et Sifri.
Le taux de protéines dans les deux tissus (brun et blanc) est respectivement de 2,64 et
2,66 % du poids frais. De ces résultats, nous remarquons que les protéines sont réparties d’une
manière équitable entre les deux parties de la pulpe.
La teneur en lipides dans la datte est évaluée à 0,27 %, soit 0,32 % de matière sèche
(Tableau V.11). Cette teneur est légèrement supérieure à celles trouvées par Al-Hooti et al.,
(1997), qui estiment la teneur en lipides dans les dattes emiratiennes entre 0,1 et 0,2 % de
matière sèche. Cette différence peut être due à la variété de datte.
49
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
Tableau V.11 : Teneur en lipides dans la pulpe et dans ses deux principaux tissus
constitutifs, en % du poids frais
De ces résultats, la datte ne renferme qu’une faible teneur en lipides ce qui est intéressant
du point de vue stabilité du fruit. Cette teneur est répartie d’une manière homogène dans les deux
parties de la pulpe.
Le taux de pectines dans la datte Mech-Degla est de 0,15 % du poids frais (voir Tableau
V.12). Cette valeur est inférieure à celles données par Al-Hooti et al.,(2002) qui signalent des
teneurs de 0,44 et 0,56 % du poids frais respectivement pour les deux variétés saoudiennes :
Safri et Birhi.
Espiard (2002), signale des teneurs de 0,2 et 0,3 % respectivement pour les variétés :
Degla-Beïda (Algérie) et Khudari (Arabie-Saoudite). En effet, Al-Hooti et al., (1997) donnent
des valeurs entre 1,3 et 1,9 % du poids sec pour les dattes emiratiennes. Cette différence peut
être due à la variété.
Tableau V.12 : Teneur en pectines dans la pulpe et dans ses deux principaux tissus
constitutifs, en % du poids frais
La teneur en pectines dans le tissu brun est de 0,18 % de matière fraîche, tandis que celle du
tissu blanc est de 0,19 %. De ces résultats, nous pouvons conclure que les pectines sont réparties
d’une manière équitable entre les deux parties de la pulpe.
50
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
La datte Mech-Degla n'est pas riche en pectines comparativement aux autres espèces de
fruits. A l'évidence, les fibres de la datte ne sont pas constituées majoritairement de pectines. Sur
le plan technologique on ne risque pas de rencontrer des difficultés majeures dans la production
des jus clarifiés et les sirops (Processus de clarification). En effet, Khalil et al., (2002) ont
ramené le taux de pectines des dattes (Siwi et Ahmat qui est respectivement de 3,25 et 4,68 %) à
0,25 et 0,5 % dans les sirops élaborés à partir de ces mêmes variétés.
Le taux de cendres représente la quantité totale en sels minéraux présents. La valeur trouvée
dans la datte est de 2 % du poids sec. Cette valeur est légèrement supérieure à celle donnée par
Boudrâa (2004), qui donne une valeur de 1,74 % de matière sèche pour la même variété.
Tableau V.13 : Teneur en cendres dans la pulpe et dans ses deux principaux tissus
constitutifs, en % du poids sec
Acourene et al., (2001), rapportent des valeurs de 1,8 et 2,9 % du poids sec dans les dattes
sèches qu’ils ont étudiées.
Le taux de cendres dans le tissu blanc (1,93 %) est légèrement supérieur à celui du tissu
brun (1,59 %).
51
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
D’après le tableau V.14, la conductivité électrique du tissu blanc est légèrement supérieure
à celle du tissu brun. Ceci est confirmé par les taux de cendres obtenus, sachant que la
conductivité électrique évolue dans le même sens que le taux de cendres.
Les résultas des éléments minéraux que nous avons dosés sont mentionnés dans le tableau
suivant :
Tableau V.15 : Teneur moyenne en éléments minéraux dans la pulpe et dans ses deux
principaux tissus constitutifs, en mg/100 g de matière sèche
Le Potassium
Comme le montre le tableau V.15, la teneur en potassium dans la datte est de 678 mg/100g
de matière sèche. Cette teneur est conforme aux résultats trouvés par Al-Farsi et al., (2005 a)
qui donnent des valeurs comprises entre 603 et 742 mg/100 g de matière sèche pour les variétés
omaniennes. Par ailleurs, Al-Hooti et al., (1997) donnent des teneurs comprises entre 402,8 et
652,1 mg/100 g de matière sèche pour les dattes emiratiennes selon les variétés.
La forte teneur en potassium dans la datte confère au fruit une prédominance alcaline aux
cendres (Booij et al., 1992).
La teneur en potassium dans le tissu brun est de 492,80 mg /100 g de matière sèche, tandis
que celle du tissu blanc est plus élevée avec 613,50 mg /100 g.
52
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
Selon Tortora et al., (1987), le potassium est le principal cation du liquide intracellulaire,
il joue un rôle dans la transmission des influx nerveux et la contraction musculaire.
Le calcium
La teneur en calcium dans la datte est de 231,75 mg/100 g du poids sec. Cette valeur est
supérieure aux résultats trouvés par Youssif et al.,(1982) qui donnent des valeurs comprises entre
133 et 207 mg/100 g de matière sèche pour les dattes irakiennes selon les variétés.
Selon Sawaya et al., (1983), les dattes saoudiennes renferment des teneurs qui varient entre
36,7 et 45,5 mg/100 g de matière sèche. Al-Hooti et al., (1997) signalent des teneurs qui se
situent entre 48,2 et 56,2 mg/100 g de matière sèche pour les dattes emiratiennes. Nous
remarquons que ces teneurs sont inférieures à nos résultats. Cette différence peut être due à la
variété utilisée et aux conditions édaphiques.
La teneur en calcium dans le tissu brun est de 211 mg/100 g de matière sèche. Cette valeur
est légèrement inférieure à celle du tissu blanc qui est de 229,45 mg/100 g.
Le calcium est le cation majoritaire du tissu osseux, il entre dans la formation des os et des
dents, intervient dans la coagulation du sang, dans l’activité musculaire et nerveuse (Tortora et
al., 1987). Les apports journaliers conseillés sont de l’ordre 800 mg pour les adultes et 1000 à
1400 mg pour les personnes âgées (Dupin et al., 1992).
Le sodium
Le sodium se trouve dans la datte à une teneur de 34 mg/100g de matière sèche. Cette
teneur est comparable à celle trouvée par Boutaida (2004), qui donne une valeur de 30 mg/100 g
de matière sèche pour la même variété " Mech-Degla ".
Par contre, Sawaya et al., (1983) signalent des valeurs de 15,7 à 23,5 mg/100 g de matière
sèche pour les dattes saoudiennes. La teneur en sodium dans les dattes emiratiennes varie entre
55 et 287 mg/100 g de matière sèche selon les variétés (Al-Hooti et al., 1997 ; Imad et al.,
1995).
La teneur en sodium dans les deux tissus (brun et blanc) est presque la même et elle est de
35 et 34 mg/100 g de matière sèche respectivement.
53
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
Le magnésium
La teneur en magnésium dans la datte est de 21 mg/100 g de matière sèche. Cette valeur est
inférieure aux résultats trouvés par certains auteurs qui ont travaillé sur d’autres variétés
algériennes.
En effet, Kendri (2001) donne une valeur de 30,30 mg/100 g de matière sèche pour la
variété Ghars (datte molle). Cependant, Boudrar et al., (1996) signalent une teneur de 23
mg/100 g de matière sèche dans la datte Deglet-Nour (datte demi-molle).
En comparant la teneur enregistrée dans la datte étudiée avec celles des variétés étrangères,
nous remarquons que cette teneur est inférieure aux résultats trouvés par Sawaya et al., (1982)
qui mentionnent des valeurs de 48,2 et 48,4 mg/100 g de matière sèche respectivement pour les
deux variétés saoudiennes : Sullaj et Khudari. Cependant, Ahmad et al., (1995) estiment que la
teneur en magnésium dans les dattes emiratiennes est comprise entre 47 et 82 mg/100 g de
matière sèche selon les variétés.
La teneur en magnésium dans les deux tissus de la pulpe (brun et blanc) est la même. Elle
est de 32 mg/100 g de matière sèche.
Le fer
La teneur en fer dans la datte est de 0,99 mg/100 g de matière sèche. Cette valeur se situe
dans l’intervalle donné par la littérature.
En effet, Siboukeur (1997) a rapporté des valeurs de 0,83, 1,3 et 2,03 mg/100 g de matière
sèche pour les variétés algériennes respectivement, Tanslit, Litim et Ghars (dattes molles). Les
variétés emiratiennes quant à elles renferment des teneurs qui varient entre 0,3 et 2,17 mg/100 g
54
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
La teneur en fer dans le tissu brun est de 0,63 mg/100 g de matière sèche, tandis que celle
du tissu blanc est un peu plus élevée avec 0,84 mg/100 g.
La datte est un fruit riche en fer (Al-Farsi et al., 2005 a). Les apports journaliers
recommandés en cet élément sont de 7 à 9 mg pour les nourrissons et 15 mg pour les adultes
(Dupin et al., 1992).
Le cuivre
Le cuivre se trouve dans la datte à une teneur de 0,13 mg/100 g de matière sèche. Cette
teneur se situe dans l’intervalle donné par Imad et al., (1995) qui signalent des valeurs
comprises entre 0,1 et 0,5 mg/100 g de matière sèche dans les dattes emiratiennes selon les
variétés.
La teneur en cuivre dans les deux tissus constitutifs de la pulpe (brun et blanc) est de 0,12
et 0,05 mg/100 g de matière sèche respectivement. Cette différence peut être due à la richesse du
tissu brun en polyphénols par rapport au tissu blanc (voir résultats des polyphénols totaux
obtenus).
En effet, le cuivre est un élément constitutif des polyphénols oxydases, qui oxydent en
présence d’air les polyphénols (Heller et al., 1999). La teneur en cuivre dans les deux tissus de
la pulpe est en corrélation positive avec la teneur en polyphénols.
Le Zinc
La teneur en zinc dans la datte est de 1,27 mg/100 g de matière sèche. Cette teneur est en
accord avec les résultats trouvés par Youssif et al., (1982) qui donnent des valeurs comprises
entre 0,74 et 1,82 mg/100 g du poids sec pour les dattes irakiennes selon les variétés.
55
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
Par rapport au brun, le tissu blanc est plus riche en zinc. Sa teneur est de 0,77 mg/100 g du
poids sec contre 3,49 mg/100 g pour le blanc.
Le manganèse
Le manganèse se trouve à l’état de trace dans la datte. La teneur en cet élément est de 0,05
mg/100g de matière sèche. Cette teneur est inférieure à celle donnée dans la littérature.
En effet, Al-Farsi et al., (2005 a) mentionnent des valeurs comprises entre 0,19 et 0,30
mg/ 100 g de matière sèche pour les dattes omaniennes. Al-Hooti et al., (1997) signalent des
teneurs comprises entre 0,31 et 0,44 mg/100 g de matière sèche dans les dattes emiratiennes.
Cette différence peut être dû à la variété de datte et aux conditions édaphiques.
La teneur en manganèse est de 0,05 mg/100 g de matière sèche pour tous les deux tissus de
la pulpe.
Le manganèse joue le rôle d’antioxydant. C’est aussi un activateur enzymatique pour les
hydrolases, les carboxylases, les kinases et les transférases. Les apportes journaliers
recommandés sont de l’ordre de 2 à 5 mg (Jaccot et Campillo, 2003).
Le taux des polyphénols dans la datte Mech-Degla est de 1,97 % de matière fraîche,
correspondant à une teneur de 2.31 % de matière sèche. Nos résultats sont en accord avec ceux
trouvés par Khalil et al., (2002) qui donnent des valeurs de 1,8 et 2,35 % de matière sèche
respectivement pour les deux variétés égyptiennes : Siwi et Amhat.
56
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
Tableau II.16 : Teneur en polyphénols totaux dans la pulpe et dans ses deux principaux
tissus constitutifs, en % du poids frais
La teneur en polyphénols totaux dans le tissu brun est de 4,96 % du poids frais, tandis que
celle du tissu blanc est de 1,41 %. D’après ces résultats, il s’avère que les polyphénols de la datte
se concentrent essentiellement dans le tissu brun. La formation des composés phénoliques
dépend de la lumière. Ils sont particulièrement localisés dans les peaux des baies, des fruits et
des légumes (Peschel et al., 2006 ; Wolfe et al., 2003 ; Häkkinen, 2000 ; Macheix et al.,
1990). Ils participent à la formulation de la couleur. Les résultats trouvés pour les deux tissus
corrèlent bien avec leur aspect (couleur).
Les polyphénols sont connus par leur pouvoir antioxydant et leurs vertus biologiques. Ils
contribuent à la prévention des maladies dégénératives et les maladies cardiovasculaires
(Manach et al., 2004 ; Henk et al., 2003 ; Scalbert et al., 2002), ils participent à la
régénération de certains antioxydants tel que la vitamine E ( Scalbert et al., 2002).
Les polyphénols sont capables de piéger les radicaux libres générés en permanence par
notre organisme ou formés en réponses à des agressions de notre environnement (cigarette,
polluants, infections,…etc) qui favorisent le vieillissement cellulaire (Djéridane et al., 2006 ;
Morelle, 2003, Scalbert, 2000). Ils seraient impliqués dans la prévention des maladies
cancéreuses (Scalbert, 2000 ; Rice-Evans et al., 1995 ; Block et Langseth, 1994 ; Block,
1992).
Les défenses antioxydantes des polyphénols sont d’une importance critique pour protéger
le cerveau et les tissus nerveux contre les atteintes oxydatives telles que celles constatées dans la
maladie d’Alzheimer (Henk et al., 2003).
Les composés phénoliques jouent un rôle dans les mécanismes de défense contre l’invasion
microbienne et les rayons UV. Ils sont utilisés comme agents antimicrobiens pour leurs
propriétés antioxydantes. Ils exerçant une action inhibitrice sur de nombreuses bactéries,
57
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
champignons et même virus (Rodriguez et al., 2007 ; Bourgeois et al., 1996 ; Branen et al.,
1980).
Les apports journaliers en antioxydants non nutriments sont variables en fonction du type
d’alimentation. Certains auteurs avancent des apports alimentaires journaliers en composés
phénoliques chez l’homme compris entre 100 et 1000 mg (Roberfroid, 2002 ; Scalbert, 2000).
Tableau II.17 : Teneur en flavonoïdes dans la pulpe et dans ses deux principaux tissus
constitutifs, en mg/100 g de matière fraîche
La teneur en flavonoïdes de la datte est supérieure à celles de quelques fruits, données par
Haddadi (2005), qui donne des valeurs de 1,98, 3,22, 7,12, 2,10 et 17,53 mg/100 g du poids
frais respectivement pour la tomate, la mandarine, le pamplemousse, la pomme et la fraise.
Le taux des flavonoïdes dans le tissu brun est de 63,09 mg/100 g du poids frais, tandis que
celui du tissu blanc est de 4,06 mg/100g. Le tissu brun est plus riche en flavonoïdes, ce qui
corrèle bien avec le critère aspect extérieur (couleur).
Les flavonoïdes sont omniprésents chez tous les végétaux. L’activité des flavonoïdes est
exprimée par leur grande affinité biologique avec les polymères, les métaux lourds et surtout
pour leur activité antioxydante. Ce sont les plus actifs parmi les antioxydants végétaux
alimentaires (Graille, 2003). Ils ont en outre, des actions pour le traitement des inflammations,
des infections virales et du cancer (Ndhlala et al., 2006 ; Morelle, 2003).
58
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
La présence d’antioxydants va donc inhiber l’oxydation des lipides par la réduction des
radicaux libres (Gordon, 1990).
Dans le test utilisé dans la présente étude, le taux d’oxydation est estimé par la méthode
colorimétrique au thiocyanate ferrique (FTC), qui permet d’évaluer le taux des peroxydes
présents dans le milieu réactionnel. Une absorbance élevée traduit une oxydation importante et
par conséquent une absorbance faible signifie une activité antioxydante élevée.
Une activité antioxydante est observée dans les extraits de dattes et les deux solutions de
BHA et de BHT. Cette activité inhibitrice est de 60,38 % pour la pulpe entière, 61,82 % pour le
tissu brun et 63,38 % pour le tissu blanc. L’activité antioxydante des deux solutions de BHA et
de BHT est respectivement de 66,42 et 63,33 %.
De ces résultats, le pouvoir antioxydant de la datte et des deux principaux tissus (brun et
blanc) est équivalent à celui du BHA et du BHT (deux antioxydants synthétiques utilisés en
industries alimentaires).
Ces résultats montrent que la datte Mech-Degla possède un potentiel antioxydant important
dû essentiellement aux polyphénols et éventuellement aux caroténoïdes. Ces derniers sont
présents dans la datte avec une teneur comprise entre 51,3 et 145 µg/100 g du poids frais
(Boudries et al., 2006) et présentent en outre une activité antioxydante non négligeable
(Haddadi, 2005 ; Stahl et Sies, 2004 ; Stahl et Sies, 2003).
59
Etude expérimentale Chapitre V : Résultats et interprétations
%
66,42 %
63,33 % 63,37 %
70 61,82 % 60,37 %
60
50
40
30
20
10
0
BHA BHT Datte Tissu Tissu
M ech- brun blanc
Degla
La teneur en polyphénols dans le tissu brun (4,96 %) est supérieure à celle du tissu
blanc(1,41 %). Néanmoins, l’activité antioxydante du tissu blanc est légèrement plus élevée.
Ceci nous incite à dire que le pouvoir antioxydant dépend essentiellement de la qualité des
substances phénoliques présentes.
Il convient en effet de rappeler que le profil phénolique des dattes a révélé que les
principaux composés phénoliques présents dans les dattes sont les acides cinnamique, ferulique,
sinapique et leurs dérivés, ainsi que les flavonoïdes (Mansouri et al., 2005 ; Regnault-Roger et
al., 1985).
Selon Cuvelier et al., (1992), les acides caféique, sinapique et ferulique s'avèrent plus
actifs que les acides protocatechique, syringique, vanillique et p-hydroxybenzoique.
60
Conclusion générale
Conclusion générale
- La masse volumique des deux tissus (brun et blanc) est de 1,36 et 1,15 g/cm3
respectivement. Ce qui peut présenter des applications technologiques intéressantes dans le cas
entre autres d' une production des poudres de dattes ( séparation éventuelle des deux tissus).
- Les proportions massiques des deux tissus, ainsi que leurs masses volumiques présentent
une différence significative au niveau de 5 %.
- La teneur très élevée en sucres de la datte Mech-Degla, qui est de 75,10 % du poids sec
et sa teneur en eau qui est de 14,71 %, présentent un indice de qualité très important pour la
conservation du fruit (datte sèche).
61
L'ensemble de ces résultats met en évidence la nécessité de prendre en considération les
caractéristiques physicochimiques des deux principaux tissus constitutifs de la pulpe dans les
procédés de transformation et tout processus faisant intervenir des transferts de chaleur et de
matière d’autant plus que les deux tissus présentent des épaisseurs différentes significativement
au niveau de 5 %.
Une des perspectives du présent travail serait l’analyse des aptitudes technologiques et
l'optimisation des procédés technologiques tels le séchage pour la production des poudres de
fruit, de la réhydratation pour formuler des fruits au sirop "autogénéré " c'est-à-dire induit par
le fruit lui-même et de la double fermentation alcoolique et acétique pour la production du
vinaigre biologique tel qu’appliquée dans le sud algérien. Il serait alors possible de déterminer
quelques constantes physiques liées à ces procédés dont par exemple la diffusivité de matière et
l’énergie d’activation. De plus, les poudres du fruit obtenues peuvent être séparées selon le
degré de caramélisation grâce à leur différence de densité sachant aussi la prédisposition du
tissu pigmenté à la caramélisation. En réalité cette propriété est exploitée dans la technologie de
transformation telles que la conservation des petits pois, le sassage des farines de blé,... etc. Il
convient toutefois de préciser que la caramélisation peut être souhaitée lorsqu’on recherche à
attribuer pour le produit élaboré une couleur caramel comme dans le cas du yaourt aux dattes.
Nous estimons possible et intéressant d'approfondir cette présente étude pour faire
ressortir entre autres le profil des polyphénols de la datte et des deux tissus ce qui est
caractéristique de chaque fruit.
62
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* Sites internets :
- [Link]
Annexes
Annexe I
S
NI NI
NI
F : Fructose.
G : Glucose.
S : Saccharose
NI : Non identifié
FG
NI
NI
F : Fructose.
G : Glucose.
S : Saccharose.
NI : Non identifié.
G
F
NI
NI
NI
NI
F : Fructose.
G : Glucose.
S : Saccharose
NI : Non identifié
- Solution Carrez I :
* Dissoudre l’acétate de zinc 21.9 g Zn(CH3COO)2H2O ou 23.8 g de Zn ( CH3COO)2 3 H2O
et 3 g d’acide acétique glacial dans 100 ml d’eau distillée.
*Solution Carrez II :
- Dissoudre du ferrocyanure de potassium, 10.6 g de K4Fe(CN)6 3H2O dans 100 ml d’eau
distillée.
Les sucres totaux sont d'abord extraits avec de l'eau distillée. Ils forment une coloration
jaune-rouge avec le phénol et l'acide sulfurique dont l'intensité de la couleur est proportionn-
elle à la concentration des sucres.
• Mode opératoire
Cette méthode consiste à préparer une gamme étalon à partir d'une solution de glucose à
0.05 % :
-Extraire les sucres de la datte comme suit : 10 g de matière fraîche dans 100 ml d'eau
distillée ;
-Introduire dans des tubes à essais 2 ml d'extrait de datte ;
-Ajouter à la gamme étalon et les tubes à essais : 0.05 ml d'une solution de phénol à 80 % et 3 ml
d'acide sulfurique concentré ;
-Agiter lentement et légèrement ;
-Laisser la réaction se faire pendant 10 mn à une température cde 25 à 30 °C (apparition de la
couleur jaune-rouge) puis stopper la réaction par un courant d'eau froide ;
-La lecture de l'absorbance est faite à 490 nm.
250
200
Densité optique
150
y = 398,22x + 29,183
2
100 R = 0,8963
50
0
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6
Concentration en µg/ml
1,2
y = 0,0386x + 0,0119
1
Absorbance à 430 nm
2
R = 0,9967
0,8
0,6
0,4
0,2
0
0 5 10 15 20 25 30
Concentration de la quercetine en ug/mL
Nombre d’essais 20 20 10 9
Ecart type 0,39 0,17 0,28 0,39 0,33 0,54 0,87 1,12