Introduction
1.définitions de la lecture
[Link] de la lecture
3.Méthodes d’enseignement de la lecture
[Link] de lire
[Link] de la lecture
- L’identification des mots
- La compréhension écrite
Selon Le Pailleur, Magny et Cardin : « lire, c’est avant
tout s'engager dans une pratique culturelle. »
Apprendre à lire, lire pour apprendre ou lire pour le plaisir
font partie intégrante dans notre vie quotidienne. Lire, sous
toutes ses formes, est une préoccupation majeure des
enseignants, des parents d'élèves et de l'institution.
Le petit robert définit l’acte de lire comme
« Action matérielle de lire, de déchiffrer ce qui est
écrit. Action de lire, de prendre connaissance du
contenu d’un écrit ».
Selon Pagé « La lecture est conçue comme la réception
d’un message écrit par un lecteur qui en ignore le
contenu, celui-ci devant se laisser imprégner par celui-
là. » la connaissance des lettres précède la
compréhension. .
Goodman et Smith conçoivent « La lecture comme
jeu de devinettes. Le lecteur possède un bagage organisé
de connaissances. Cela lui permet d’émettre des
hypothèses sur le contenu du texte. »
Un bon lecteur c’est-à-dire un lecteur capable, peut lire de plusieurs façons, à des
rythmes différents, selon des modes différents, en portant son attention sur
différents aspects du document. Il pourra donc accorder sa lecture aux objectifs
qu’il s’est fixés ou qui lui sont déterminer, à l’état, aux conditions de ses
connaissances et compétences, il lit, à sa propre motivation.
Voici différents types essentiels de lectures, qui connaissent des combinaisons et
des variantes, et qui l’on peut aussi employer successivement pour le même
document :
Le lecteur lit le texte du début à la fin avec une lecture détaillée, pour
but de comprendre, d’analyser, et de mémoriser. Pendant la lecture, il
consulte d’autres d’ouvrages pour la compléter et la faciliter.
« A la fin, le lecteur doit être capable de restituer, d’expliquer et
d’utiliser le contenu de l’ouvrage, de répondre à toute question générale
ou précise à son propos ».
Le lecteur lit librement le texte, en donnant l’importance à des parties qu’il
estime plus importantes ou plus signifiantes. A partir, l’introduction et la
conclusion, les sous titres, et les mots clés. Il prendra une bonne idée générale
de l’ouvrage. Ensuite, il pourra relire l’ouvrage plus attentivement.
A la fin, le lecteur doit être capable de faire un commentaire général et
critique de l’ouvrage (structures, idées maitresse, développement) d’en retenir
ce qui le concerne plus particulièrement, d’y retrouver des informations
utilises.
Dans ce type de lecture, le lecteur ne lit que la partie qui le concerne et plus
expressément sa table des matières, et l’abandonne s’il se rend compte de son
inutilité, par exemple : la façon de lire un journal. Il peut ainsi pour appliquer
cette technique lire : la page derrière de la page titre, le dos de livre, l’index,
les chapitres de la conclusion, les chapitres de l’introduction, prendre
connaissance de premier paragraphe de chaque chapitre.
Le lecteur cherche clairement dans un ouvrage de référence (un
manuel, un dictionnaire, un traité…) une information spécifique,
une date, une définition, une citation.
A la fin le lecteur doit être efficient de retrouver l’ouvrage
concerné et s’y référer de manière correcte.
Certes les premières lectures silencieuses remontent au 1er millénaire, mais
elles ne concernaient qu’une élite, les moines dans leurs monastères par
exemple. Elle a pu se développer et petit à petit se vulgariser à travers les
siècles grâce à l’invention de l’imprimerie par Gutenberg en 14551.
Cette lecture individuelle a une influence sur l’apprentissage mais son
impact reste indirect parce que les échanges, entre l’enseignant et l’apprenant
sont limités.
Dernièrement, si on parlait de lecture, on parlait surtout de
lecture à haute voix (surtout dans la classe), mais aujourd’hui, on
distingue la lecture silencieuse, « qui est un acte solitaire, de la
lecture à haute voix qui est avant tout une situation de
communication : le lecteur s’adresse à un publique ».
C’est pour ça une lecture à haute voix est bonne doit être ;
Une lecture intelligible : dans une lecture à haute voix c’est de faire lire un
texte au lecteur dont les autres n’ont pas sous les yeux. De là, la lecture est
performance si ceux-ci compris, c’est-à-dire la personne connait lire à voix
haute si elle est capable de faire passer le message écrit au pré de ses auditeurs
et non pas si elle sait la correspondance écrit- oral, la correspondance des
lettres et des sons.
Une lecture expressive : pour faciliter par les auditeurs la compréhension du texte,
le lecteur doit savoir mettre le ton quand il faut, et où il faut.
Une lecture signifiante : on doit ainsi vérifier dans une lecture à haute voix que le
lecteur a distingué le sens du texte, ceci en lui demandant par exemple de reformuler ce
qui a été li, si l’apprenant lu correctement à haute voix mais sans pour autant parvenir à
la compréhension, dans ce cas-là nous appellerons oralisation de signes écrits et non
pas lecture à voix haute, ainsi on peut dire que cette oralisation n’est pas une preuve de
savoir- lire mais de savoir- déchiffrer.
Cette lecture s’utilise particulièrement pour évaluer la pertinence d’un
article et repérer les passages importants dans le cadre de son travail1.
Pour appliquer cette technique : laisser les yeux survoler toutes les pages,
lire les titres et les sous titres des paragraphes, lire l’introduction puis la
conclusion, lire les mots et les expressions en majuscules, en caractères gras ou
italique. Si l’auteur est présenté, faire la lecture de cette présentation.
Ce type de lecture considère comme une technique pour
encourager les capacités intellectuelles de lecteur dans le but
de mieux connaitre la pensée de l'auteur et aussi être en
mesure d'analyser les informations significatives, de se situer
par rapport à celles-ci tout en jugeant de leur qualité.
Voici quelques suggestions qui aideront à appliquer cette technique de
lecture :
• Déterminer les idées principales et les idées secondaires qui les appuient ;
• Citer sur une fiche citation les passages les plus clairs de la pensée de l'auteur
• Repérer les mots-clés et s'assurer d'une bonne compréhension de ceux-ci;
• Noter sur une fiche commentaires ceux qui nous viennent soit sous forme de
questions ou encore de critiques ;
• A l'aide de ses notes, après la lecture d'un chapitre ou d'une section, résumé
en ses propres mots ;
• Ecrire tous les liens qu'on fait avec sa question ou ses sous questions ;
• A la fin de la lecture de l'ouvrage, à l'aide de ses notes, résumer les idées
principales, faire globalement les liens avec sa question.
Lire, c’est décoder ou déchiffrer, on part des lettres vers le mot,
c'est-à-dire le lecteur doit reconnaître les unités les plus petites pour
pouvoir lire le mot.
Sous cette conception, on distingue trois méthodes dont apprendre
à parler c’est apprendre à décoder, en considérant la lettre (à l’écrit)
ou le phonème (à l’oral) comme unité de base.
La méthode syllabique est dite aussi « alphabétique » lorsqu’on part
des lettres. Dans ce cas, on vise en premier lieu à différencier et à
reconnaître les lettres et les regrouper en syllabes. Par exemple,
l’apprenant apprendra à lire « p » et « h » avant d’apprendre que «
p+h » se prononce « ph » c'est-à-dire /f/ suivant le modèle b.a ba.
C’est une méthode qui suscite la motivation chez les apprenants en
se basant sur la reconnaissance visuelle d’un mot où le lecteur
n’arrive pas à déchiffrer des mots ou des groupes de mots mais il
arrive à les reconnaître globalement avant de procéder à des
activités d’analyse. C’est la reconnaissance globale du mot en
premier lieu et la décomposition en syllabes en second lieu qui
caractérise cette méthode.
Cette méthode met l’accent sur le sens et le code ;
d’une part le lecteur apprend globalement à lire un
certain nombre de mots sans faire appel au
déchiffrage, d’autre part il peut accéder à la lecture en
combinant des syllabes.
Selon Giasson les composantes de l'acte de lire se révèlent
dans:
le lecteur le texte le contexte
Le lecteur parcourt une longue route afin de devenir un lecteur averti. Giasson dans
son livre "De la théorie à la pratique "retrace ce parcours.
• Lecteur "en émergence"
Au début de la route de l'enseignement-apprentissage de la lecture commence par le
premier contact de l'apprenant avec le français langue étrangère Il n'est pas encore en
mesure de maîtriser le principe alphabétique.
Ce dernier l'aide à reconnaître des mots nouveaux. Ce comportement est légitime.
Mais si l'apprenant stagne dans ce stade, il va éprouver des difficultés énormes.
• Lecteur apprenti
A ce stade le lecteur peut lire quelques mots grâce aux
connaissances des principes alphabétiques. Mais il reste encore des
obstacles à franchir : la maîtrise du code si bien qu’il ne réussit pas
toujours à s'auto corriger. Ce tâtonnement va aider l'apprenant à
s'améliorer.
• Lecteur débutant
Le lecteur débutant est celui qui doit parfaire et mobiliser ses
habiletés de façon qu'il identifie les mots. Cette identification lui
permet à lire d'une manière autonome. Mais il doit faire attention de
tomber dans le piège de l'identification
• Lecteur en transition
L'apprenant est censé décoder les mots car il a possédé un
répertoire de mots assez important qu'il peut les reconnaître
aisément. Mais l'évolution de la lecture ne s'achève à ce stade.
Le texte que l’on peut classer selon sa nature (intention de l’auteur et le genre
littéraire, structure du texte et le contenu)
Le texte peut être apparu dans un contexte authentique, c'est-à-dire dans une
situation ordinaire de la vie sociale (mots imprimés sur les boîtes de conserves,
sur des panneaux routiers), ou hors de contexte de :
• mots isolés (bus, université –…)
• courtes locutions (défense d’entrée).
• listes de mots (nomenclature de médicaments). Phrases sous forme
d’instruction et de slogans (ne pas parler au conducteur).
Dans une situation d’enseignement apprentissage, on fait appel souvent Aux
textes narratifs ou informatifs et surtout à caractères ludiques puisqu’on
s’adresse aux petits enfants qui apprennent mieux en jouant
Il comprend toutes les conditions dans lesquelles se trouve l’apprenant face au
texte. Il peut-être psychologique (intention de lecture, intérêt pour le texte,
envie de lire).Ce facteur motive le lecteur et le pousse à lire même s’il trouve
des difficultés à déchiffrer.
Comme il peut être social (interaction de l’enseignant et des pairs). Dans ce
cas, le lecteur n’est pas livré à lui –même mais il est aidé par ses pairs. Il peut-
être aussi physique (temps disponible)
L=RxC
R pour reconnaissance des mots ou identification
des mots x C (compréhension)
Il y a deux façons de lire un mot écrit, deux
voies de lecture : la voie phonologique,
indirecte ou lecture par assemblage et la voie
lexicale, directe ou lecture par adressage.
[Link] voie phonologique
La première voie consiste à identifier les correspondances
entre les lettres et les sons, à segmenter les mots en petites
unités, puis à les assembler.
[Link] voie lexicale ou directe
La deuxième voie consiste à identifier le mot comme une forme précise et
stable, sans passer par l'assemblage. Cette voie est appelée l'"adressage", car
l'on s'adresse en quelque sorte directement au mot stocké dans le lexique
orthographique. On l'appelle aussi voie lexicale ou voie orthographique.
Il y a deux façons de lire un mot écrit, deux
voies de lecture : la voie phonologique,
indirecte ou lecture par assemblage et la voie
lexicale, directe ou lecture par adressage.
La compréhension passe par deux types de traitements qui interagissent :
Le calcul syntaxique Le traitement sémantique
5.2.1. Le calcul syntaxique
Le processus qui consiste à affecter un rôle aux mots dans la phrase est nommé
calcul syntaxique. La compréhension de la phrase nécessite que l'on sache qui
effectue l'action, qui en est l'objet, etc.... Il ya 6 types d'indices qui vont
permettre le traitement syntaxique de la phrase :
5.2.1. Le calcul syntaxique
- l'ordre des mots (sujet - verbe - complément)
- la classe grammaticale des mots (nom, verbe, adjectif...)
-les mots fonctionnels : il existe des mots qui ont un statut particulier, les
connecteurs comme puisque, pendant, mais, si.
- Les indices morphologiques : les connaissances liées à la morphologie des
mots. Par exemple, l'affixe qui complète la racine des mots permet souvent de
connaître la classe grammaticale du mot comme dans affirmera (verbe)
5.2.1. Le calcul syntaxique
-Le sens des mots : les connaissances sémantiques sur le mot permettent elles
aussi d'inférer son rôle. Par exemple, nos connaissances sémantiques permettent
de savoir à quel syntagme rattacher le mot comme dans : " Diana voit un
hamburger avec de la moutarde" et "Diana voit un hamburger avec des lunettes“
- la ponctuation : le point final indique la fin de la phrase, les virgules séparent les
propositions
5.2.2 Le traitement sémantique
Pour comprendre une phrase, il ne suffit pas de connaître le sens de chacun des
mots. Il faut se faire une idée globale du sens de cette suite de mots. Pour
comprendre une phrase ou un texte, il va donc falloir construire ce que le
psychologue appelle une "représentation du message". Au niveau de la phrase,
le lecteur doit donc transformer la suite de mots en une forme symbolique que
l'on appelle "proposition".).
5.2.2 Le traitement sémantique
Dans la phrase "l'enfant lit", il existe une seule idée, une seule proposition.
Une phrase peut être composée de plusieurs propositions. Par exemple, la
phrase "le jeune homme attend devant la gare délabrée" comprend 4
propositions : l'homme attend ; l'homme est jeune ; l'homme est devant la gare
; la gare est délabrée. Le temps de lecture des phrases est proportionnel au
nombre de propositions qu'elles comportent. Comprendre une phrase, c'est
dans un premier temps effectuer une liste mentale des idées que contient cette
phrase. La compréhension des phrases passe donc par une décomposition en
unités symboliques, les propositions.