1 – Exercices : 09 - Interféromètre de Michelson Sciences Physiques MP* 2025-2026
Exercices : 09 - Interféromètre de Michelson
A. Formes de la figure d’interférences
1. Anneaux de Haidinger
On considère un interféromètre de Michelson réglé en lame d’air (on appellera M1 le miroir mobile et M2 ). Il
est éclairé par la raie verte de la lampe à vapeur de mercure de longueur d’onde λ = 546, 1 nm. L’épaisseur de
la lame d’air constituée est e, elle est très voisine de 1 cm.
1. Décrire un tel interféromètre.
2. En admettant qu’il y ait au centre un maximum d’intensité lumineuse, calculer les rayons des 4 premiers
anneaux brillants dans le plan focal d’un objectif de focal 1 m.
On éclaire maintenant avec uniquement la raie verte du mercure l’interféromètre réglé au contact optique.
3. Décrire la figure d’interférences.
En fait, à la suite d’une mauvaise manipulation, le miroir M2 présente une légère déformation au niveau
de son centre. Cette déformation est modélisée par une calotte sphérique de rayon R = 10 m.
4. Expliquer pourquoi la figure d’interférences est à nouveau constituée d’anneaux. Calculer les rayons des
4 premiers anneaux brillants.
2. Étude d’un coin d’air
Un interféromètre de Michelson est monté en coin d’air. L’angle entre les deux miroirs est α = 5 × 10−4 rad. Il
est éclairé sous une incidence quasi-normale par une source étendue spatialement. Celle-ci émet deux radiations
de longueurs d’onde λ1 et λ2 d’égale intensité.
1. Donner l’expression de l’éclairement obtenu sur le coin d’air équivalent en fonction de x, coordonnée
définie le long d’un des deux miroirs.
2. Les valeurs des longueurs d’onde sont λ1 = 486 nm et λ2 = 434 nm. Compte tenu de ces valeurs, donner
une idée de l’allure de la courbe E(x). Calculer la période de la visibilité (contraste).
3. Doublet du sodium - Influence sur le contraste
Un interféromètre de Michelson est réglé de telle sorte que ses miroirs soient exactement perpendiculaires et
qu’on se trouve au contact optique. Il est éclairé en lumière parallèle au moyen d’une lampe à vapeur de Sodium
ne fournissant que les seules raies du doublet de la raie D : λ1 = 589, 0 nm et λ2 = 589, 6 nm. Un moteur déplace
lentement un des miroirs perpendiculairement à son plan à vitesse constante V . On note x l’épaisseur de la lame
d’air ainsi constituée. On mesure en permanence l’éclairement au centre de la figure d’interférence en disposant
un capteur CCD au foyer principal image d’une lentille mince convergente disposée en sortie de l’interféromètre.
1. Établir l’expression de l’éclairement E en fonction du temps t.
2. Donner l’allure de la courbe correspondante et le nombre de franges claires enregistrées entre deux
annulations du contraste.
3. Quelle est la valeur de la fréquence du signal électrique produit par le capteur si la vitesse est de dépla-
cement du miroir est V = 1 cm · h−1 ? Que faudrait-il faire pour obtenir sur un oscilloscope directement
la fonction de contraste ? Quelle application pourrait-on faire de cette expérience ?
4. Comptage de franges en coin d’air
Dans l’interféromètre de Michelson schématisé à la figure 1, la source S est placée au foyer du collimateur
(L). La séparatrice (Σ) est inclinée à 45 ° sur le faisceau incident transmis par le collimateur, et la lentille
d’observation (L′ ) est disposée à la sortie du Michelson parallèlement au miroir M2 . Les déphasages dus à la
traversée de la séparatrice ne seront pas pris en compte car ils sont compensés par une lame compensatrice non
représentée. Les miroirs M1 et M2 sont initialement orthogonaux et tels que IO1 = IO2 , c’est-à-dire ℓ = 0. On
fait alors tourner M1 d’un petit angle θ autour d’un axe perpendiculaire au plan de la figure passant par O1 :
on observe des franges sur l’écran placé dans le plan conjugué de M2 par rapport à (L′ ).
1. La source est monochromatique de longueur d’onde λ = 508, 6 nm. On considère un point P du miroir
M2 repéré par la coordonnée O2 P = y. Déterminer la forme des franges et exprimer l’éclairement en P .
Calculer l’interfrange i en fonction de λ et θ.
2. On observe sur l’écran N = 12 franges noires, les extrémités de l’image du miroir correspondant à des
maxima d’intensité. Sachant que le diamètre des miroirs est D = 20 mm, calculer l’angle θ en secondes
d’arc.
On remplace la source bleue de longueur d’onde λ = 508, 6 nm par une radiation rouge de longueur
d’onde λ = 643, 8 nm.
JR Seigne Clemenceau Nantes
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M1
O1
a M2
(Σ)
ℓ
S b b
I O2 x
a
(L)
(L′ )
écran
Figure 1 – Interféromètre de Michelson
3. Combien de franges sombres et brillantes observe-t-on ?
La source S est une lampe à vapeur de sodium (bichromatique). En déplaçant M2 d’un mouvement de
translation selon Ix, les franges nettes disparaissent puis réapparaissent périodiquement.
4. Combien de franges défilent en un point de l’écran entre une disparition de franges et la disparition
suivante sachant que les deux longueurs d’onde émises par la lampe à vapeur de sodium valent λ1 =
589, 0 nm et λ2 = 589, 6 nm ?
5. Critère qualitatif de brouillage
On considère un interféromètre de Michelson réglé en anneaux d’égale inclinaison. On étudie l’intensité lumi-
neuse sur le capteur placé au centre O de la figure d’interférence.
1. Donner l’expression de la différence de marche δ et l’ordre p en O en fonction de z = y − x où x
et y sont respectivement les distances de chacun des miroirs à la séparatrice dans le cas d’une source
monochromatique de longueur d’onde λ0 .
2. En déduire et tracer l’éclairement ou l’intensité lumineuse E(z) lorsque les amplitudes des deux ondes
sont égales.
3. L’amplitude des deux ondes n’est pas la même : A0 est l’amplitude de l’une des deux ondes alors que
A0 (1 + ε) est celle de la seconde avec ε ≪ 1. Calculer l’éclairement E(z, ε) et exprimer le contraste de la
figure d’interférences.
∆ν ∆ν
4. On revient à ε = 0. La source émet dans le domaine fréquentiel [ν0 − , ν0 + ] une densité spectrale
2 2
uniforme. Estimer la valeur zb > 0 de z telle qu’il y ait brouillage.
5. Applications numériques : ∆ν = 1012 Hz et λ0 = 634 nm. Peut-on observer le brouillage ? Même question
si on utilise un laser de même longueur d’onde mais possédant une raie très fine de largeur fréquentielle
∆ν = 106 Hz.
6. Repérage du contact optique par spectre cannelé
On règle un interféromètre de Michelson. Voir le schéma de la figure 2.
1. Comment peut-on repérer la position du contact optique en lumière monochromatique ? Estimer la pré-
cision de ce repérage dans des conditions usuelles d’expérience. Donner une méthode très précise pour
repérer le contact optique.
2. Le contact optique étant presque réalisé, on effectue le montage présenté sur le schéma. La fente mince
est placée dans le plan focal objet de la lentille. La source est polychromatique. On admet que l’on peut
distinguer des couleurs d’interférences lorsqu’il y a au plus deux cannelures dans le spectre visible de la
lumière. Quel est l’aspect visuel de la lumière qui sort de l’interféromètre (avant le prisme) ?
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Figure 2 – Interférogramme enregistré sur un interféromètre de Michelson
3. On projette l’image de la source sur un écran. On interpose un prisme qui dévie sélectivement les diffé-
rentes longueurs d’onde. Qu’observe-t-on sur l’écran ?
4. Quel est l’intérêt du prisme à vision directe par rapport au prisme simple ?
5. On compte 15 cannelures noires sur l’ensemble du spectre visible. Quel est l’ordre de grandeur de l’épais-
seur e de la lame d’air ?
6. On chariote (on translate) le miroir M1 ; le nombre de cannelures noires diminue globalement sur l’écran.
Comment ces cannelures se sont-elles déplacées, et quel est le sens de variation de e ?
7. Quand il ne reste plus que 2 cannelures, quel est l’aspect (sans prisme) de la lumière issue de l’interféro-
mètre ?
8. Expliquer la fin du réglage qui permet d’obtenir le contact optique.
B. Applications
7. Mesure de l’épaisseur d’une mince lame de verre
Un interféromètre de Michelson est réglé avec ses miroirs exactement perpendiculaires. Le faisceau incident issu
d’une source primaire étendue S est monochromatique (λ = 500 nm). A partir de la situation où on est au
contact optique, on déplace le miroir M2 de 1 mm normalement à son plan.
1. Étudier les phénomènes d’interférences qui apparaissent au voisinage de l’incidence normale, dans le plan
focal d’une lentille convergente. Déterminer la phase au centre et l’ordre d’interférence du 2ème anneau
sombre.
2. On place sur l’un des bras une lame mince d’épaisseur t = 7, 5 µm et d’indice n = 1, 50. Trouver la
variation de l’ordre d’interférence au centre.
3. On remplace la source primaire par une source ponctuelle, placée au foyer d’une lentille mince convergente.
Initialement les deux miroirs sont perpendiculaires et au contact optique. Qu’observe-t-on au foyer image
de la seconde lentille lorsqu’on éloigne M2 de la lame séparatrice ?
4. A quelle condition et comment peut-on mesurer l’épaisseur de la lame de verre ?
8. Mesure de la largeur d’une raie
Une source ponctuelle monochromatique éclaire un interféromètre de Michelson réglé en lame d’air de telle sorte
que l’un des miroirs M1 soit fixe et que l’autre puisse se déplacer parallèlement à lui-même à partir de sa position
initiale correspondant à une différence de marche nulle. Un détecteur P situé sur l’axe du faisceau donne un
signal électrique proportionnel à l’intensité I du faisceau qu’il reçoit.
1. Exprimer I en fonction de la fréquence ν0 de la radiation émise et de τ = 2x/c, x étant le déplacement
de M2 et c la vitesse de la lumière dans le vide.
2. La source n’émet pas une onde monochromatique, comme cela est supposé précédemment, mais une
onde quasi-monochromatique centrée sur la fréquence ν0 . On note ∆ν1/2 la largeur totale à mi-hauteur
de l’intensité spectrale de la source. Trouver l’intensité I(τ ) lorsque l’intensité spectrale de la raie Iν est
rectangulaire.
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Imax − Imin
3. Un calculateur associé au détecteur fournit la fonction : V (τ ) = . Trouver V (τ ). Tracer son
Imax + Imin
graphe.
4. La raie rouge du cadmium (λ0 = 643, 8 nm) présente une intensité spectrale Iν approximativement
rectangulaire. On observe, pour la première fois V (τ ) = 0 pour x = 15 cm. En déduire ∆ν1/2 et ∆λ1/2 .
9. Réfractométrie interférométrique
On souhaite déterminer l’indice de réfraction n d’un échantillon solide, transparent et immergé dans une cuve (C)
remplie d’un milieu liquide d’indice n0 . Cet ensemble est introduit dans le bras du miroir M1 d’un interféromètre
de Michelson de manière à ce que la cuve soit éclairée entièrement et uniformément. On introduit dans le
bras du miroir M2 une cuve (Ccomp ) identique à la cuve (C), de même épaisseur e0 , contenant le même milieu
liquide d’indice n0 . On considère que les parois de chaque cuve sont parallèles entre elles et d’épaisseurs nulles.
Les faisceaux incidents sont normaux aux parois des cuves. Voir la figure 3.
Figure 3 – Montage optique pour la réfractométrie
Dans tout ce qui suit, les longueurs IO1 et IO2 des deux bras sont supposées égales. L’interféromètre est éclairé
par une source quasi-monochromatique (λ = 628 nm), légèrement étendue, centrée sur F , foyer objet de la lentille
collimatrice (L). La séparatrice est supposée parfaitement compensée et est inclinée ainsi que la compensatrice
à 45 ° sur la direction IO1 . L’interféromètre est préalablement réglé en coin d’air par rotation du miroir M1
autour de l’axe O1 z. On note ǫ = 5.10−4 rad l’angle positif que fait M2 par rapport à l’image M1′ de M1 par la
séparatrice. La lentille (L′ ), stigmatique, parallèle au miroir M2 , forme avec l’objectif O d’une caméra l’image
des franges d’interférences dans le plan (E) avec un grandissement égal à −1. On suppose |n − n0 | de l’ordre de
10−2 au maximum.
1. Étudier, sans calculs lourds, l’effet de la présence de la cuve (Ccomp ) sur le contraste.
2. Déterminer la valeur de la différence de marche approchée en un point du plan (E).
Figure 4 – Évolution de l’épaisseur e(z)
3. On suppose que l’échantillon est un biprisme de largeur 2 L, d’arête parallèle à O1 y et de face plate
e
principale de normale O1 x ; l’épaisseur traversée e ne dépend ici que de la coordonnée z et vérifie +
emax
|z|
= 1 avec L = 1 cm et emax = 5 mm. Quelle est l’image du biprisme par la séparatrice ?
L
4. Représenter, dans ce cas et avec n > n0 , l’allure des franges brillantes et montrer qu’elles ne peuvent
redevenir véritablement rectilignes qui si n et n0 sont égaux.
JR Seigne Clemenceau Nantes
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5. Quelle valeur de la différence entre les indices du liquide et de l’échantillon peut-on déceler si un détecteur
d’image placé dans (E) est capable de détecter un déplacement de frange de l’ordre de 0, 1 mm ?
10. Spectrométrie par transformée de Fourier
On éclaire un interféromètre de Michelson monté en lame d’air d’épaisseur e avec une raie quasi-monochromatique,
caractérisée par son profil spectral :
dE0 (σ − σ0 )2
= f (σ) = C exp −
dσ a2
où σ = 1/λ et où σ0 , C et a ≪ σ0 sont des constantes positives. Pour simplifier, on étendra la fonction f aux
valeurs négatives de σ, domaine où elle prend des valeurs négligeables.
1. Quelle est la signification de σ0 ? Calculer la largeur ∆σ du profil à mi-hauteur et interpréter la constante
a. Faire un graphique rapide du profil spectral.
2. On réalise un enregistrement de l’éclairement au centre de la figure d’interférences en fonction de l’épais-
seur de la lame d’air qu’on fait varier en déplaçant un des miroirs avec l’aide d’un moteur. Établir
l’expression de l’éclairement E(e) en fonction de constantes et de la transformée de Fourier du profil
spectral définie par : Z ∞
b
f (x) = f (σ) exp(2jπσx)dσ
−∞
Z ∞
u2 √
3. Sachant que exp(2jπux)du = a π exp −π 2 a2 x2 , établir l’expression de E(e) et tracer l’al-
exp −
2
−∞ a
lure de son graphe pour ∆σ ≪ σ0 . Comment évolue la visibilité des franges ? Comment peut-on mesurer
∆σ ? Quelle valeur de e doit-on pouvoir atteindre ?
11. Spectrométrie interférentielle
On considère un interféromètre de Michelson réglé en lame d’air. On utilise un détecteur, ponctuel, placé au
centre du système d’anneaux dans le plan focal image d’une lentille convergente. Le miroir M1 est mobile entre
ℓ = 0 et ℓ = L, ce qui entraı̂ne une variation du chemin optique ∆ de ∆ = 0 à ∆ = ∆max . Le détecteur mesure
l’intensité lumineuse I(∆). Le mouvement du miroir est commandé par un système informatique qui enregistre
la fonction I(∆), appelée interférogramme. Ce système calcule ensuite numériquement la transformée F (ω) de
la fonction I(∆), définie par l’intégrale :
Z ∆max
ω∆
F (ω) = I(∆) cos d∆
0 c
1. Donner l’expression de la différence de marche ∆.
2. Calculer F (ω) dans le cas d’une raie monochromatique de pulsation ω0 et représenter l’allure de F (ω).
3. En déduire l’allure de la courbe F (ω) dans le cas de deux ondes de pulsations ω1 et ω2 > ω1 , voisines de
la pulsation centrale ω0 .
4. Montrer que ce dispositif peut être utilisé comme un spectromètre. En définissant par vous-même un
critère permettant de définir le plus petit écart spectral qui puisse être observé par ce dispositif, évaluer
la résolution ∆ωR du spectromètre. En déduire son pouvoir de résolution R défini par :
ω0
R=
∆ωR
5. Montrer que R est fixé par le nombre Nmax de maxima d’intensité enregistrés par le détecteur, lors de
la course finie de l’interféromètre.
6. On étudie une source lumineuse d’émission centrée sur la pulsation ω0 et dont le spectre forme une courbe
en cloche de largeur à mi-hauteur ∆ω. À quelle condition sur ∆ωR pourra-t-on dire que le spectromètre
permet d’étudier finement le profil de cette raie ?
12. Mesure de déformation
Un interféromètre de Michelson est réglé au contact optique : les deux miroirs sont orthogonaux, symétriques
relativement à la lame séparatrice (cf. figure 5). L’un des miroirs est en fait légèrement déformé et forme une
sphère, convexe, de grand rayon R. Les miroirs sont éclairés par un faisceau de lumière monochromatique
de longueur d’onde λ issu d’un point lumineux situé sur l’axe de l’interféromètre à la distance d de la lame
séparatrice. L’observation est réalisée au foyer d’une lentille convergente de focale f ′ .
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Ensemble séparateur–compensateur
Figure 5 – Déformation du miroir d’un interféromètre
1. On néglige d’abord toute déformation du miroir.
Quel est, au contact optique, l’aspect de l’écran d’observation ? Le contact optique est réalisé lorsqu’une
même distance y sépare les deux miroirs du système séparateur–compensateur.
2. On prend maintenant en compte la déformation sphérique du miroir de l’interféromètre.
(a) Déterminer la position des deux images de la source données par les deux miroirs.
Quelle est la distance dim entre ces images ?
(b) Montrer que ces deux images sont déphasés et calculer leur déphasage. On précisera la convention de
signe choisie.
(c) Quel est l’aspect du champ d’interférence ?
(d) La distance entre le centre de la figure et la troisième frange brillante est l = 5 cm ; on donne d = 1 m,
λ = 500 nm, f ′ = 50 cm et y = 10 cm. On fera l’hypothèse que le centre de la figure est un point
sombre. Cette hypothèse sera vérifiée ensuite. Calculer R ; commenter.
Information : un miroir sphérique de sommet S et de centre C obéit, dans les conditions de Gauss, à la relation
de conjugaison :
1 1 2
+ =
SA′ SA SC
où A et A′ sont les points conjugués objet et image, SC est le rayon de courbure algébrique du miroir sphérique.
Cette relation permet de trouver la position de la source secondaire due au miroir déformé.
13. Mesure du doublet du sodium
On considère un interféromètre de Michelson réglé en miroirs parallèles et au contact optique. À partir de cette
position, on fait tourner d’un très petit angle α le miroir M2 autour d’un axe perpendiculaire au plan horizontal.
1. Montrer qu’on peut observer à l’aide d’une lentille L des franges d’interférence localisées sur M1 .
2. Déterminer la répartition de l’intensité en un point P de M1 repéré par la coordonnée x mesurée à partir
du centre du miroir. En déduire la valeur de l’interfrange i en fonction de λ et α.
3. Donner une application pratique, pour le miroir M2 , lorsque le miroir M1 est parfaitement plan.
4. On se replace dans le cas où α = 0. La source n’est pas monochromatique : S provient d’une lampe à
vapeur de sodium émettant λ1 = 589, 0 nm et λ2 = λ1 + ∆λ. On déplace M2 dans la direction de l’axe à
45 ° de la séparatrice de façon à faire défiler les franges d’interférences obtenues avant. On constate que
les franges disparaissent lorsque le déplacement de M2 est d = 0, 15 mm. Expliquer ce phénomène. En
déduire ∆λ et λ2 .
14. Contrôle de déplacement
On utilise un interféromètre de Michelson en lame d’air d’épaisseur e avec une source monochromatique de
longueur d’onde λ = 643, 84896 nm. On désire, pour une application métrologique, mesurer un déplacement
∆e = 51225342 nm d’un des miroirs à 10 nm près, provoquant une augmentation ∆p = p′′ − p′ de l’ordre
d’interférences p. On note E(p) l’éclairement et Emax sa valeur maximale.
1. Comment mesurer très simplement la partie entière EN T (p) de p ?
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2. Montrer que, compte tenu de la précision requise, il faut aussi mesurer la partie fractionnaire p−EN T (p).
dE E(p)
Pour cela, on détermine le signe de et on mesure ρ = avec une incertitude absolue égale à
dp Emax
′
0,01. Quel est le meilleur choix pour l’ordre d’interférences p avant déplacement du miroir ? La précision
est-elle suffisante ?
15. Analyse d’un interférogramme
À l’aide d’un interféromètre de Michelson et un capteur d’intensité lumineuse, on a enregistré l’interféro-
gramme de la figure 6. Pour y parvenir, on a déplacé à vitesse régulière le miroir chariotable de l’interféromètre.
Le graphique montre l’intensité lumineuse recueillie sur le capteur en fonction de la différence de marche. La
source lumineuse est supposée présenter deux raies assez fines d’intensités lumineuses différentes.
Figure 6 – Interférogramme enregistré sur un interféromètre de Michelson
1. Déterminer les deux longueurs d’onde, le rapport des intensités, ainsi qu’une estimation de la largeur des
raies et de la longueur de cohérence.
Données :
A cos [(α + ∆α)x] + B cos [(α − ∆α)x] = a(x) cos [αx + ϕ(x)]
avec
A−B
a2 (x) = A2 + B 2 + 2AB cos(2∆α x) et tan ϕ = tan(∆α x)
A+B
C. Le problème de la localisation des franges
16. Utilisation d’une source à distance finie
On utilise un interféromètre monté en lame d’air d’épaisseur ℓ. Cet interféromètre est éclairé par une source
monochromatique émettant à la longueur d’onde λ0 . Cette source est ponctuelle, elle est placée en un point de
l’axe Ox (xS < 0). On considère un point M du champ d’interférences situé à des coordonnées (xM , yM ) par
rapport à l’origine O prise au centre du dispositif sur la lame semi-réfléchissante. Voir le schéma de la figure 7.
1. Comment réalise-t-on en pratique une source monochromatique et ponctuelle, située à une distance finie
de l’interféromètre ?
2. Déterminer les coordonnées des deux sources secondaires S1 et S2 créées par l’interféromètre. S2 est
l’image de S par la lame semi-réfléchissante et le miroir M2 . En déduire la distance qui sépare S1 et S2 .
Exprimer alors la distance D en fonction de xS .
Dans toute la suite, on travaillera avec comme repérage du point M où l’on étudie les interférences, la
distance D et l’angle θ qu’on supposera suffisamment grande pour autoriser les développements limités
classiques sin θ ≃ tan θ ≃ θ et cos θ ≃ 1 − θ2 /2.
3. Montrer que la différence de marche des ondes qui interfèrent en M est donnée par :
ℓ θ2
δ = 2ℓ 1 + 1−
D 2
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M2
S2
b
M b
a M1
ℓ
S b b
D
xS O x
a θ
b
M
Figure 7 – Source à distance finie
4. En déduire que la figure d’interférences en M observées avec une lentille convergente et un écran est formée
d’anneaux concentriques. Comment doit-on disposer la lentille et l’écran ? On note γ le grandissement
transversal apporté par la lentille convergente.
5. On suppose que le centre des anneaux correspond à un maximum d’intensité lumineuse. Déterminer, en
fonction de γ, λ0 , ℓ, D et n le rayon Rn du n ème anneau lumineux compté à partir du centre.
6. La figure d’interférences est-elle localisée ? Décrire son évolution si on déplace la source S perpendiculai-
rement à l’axe Ox.
Le faisceau incident est maintenant issu d’une source étendue incohérente, monochromatique de longueur
d’onde λ0 , et située dans un plan perpendiculaire à l’axe Ox placé à une distance finie. Cette source est
circulaire de rayon R et de centre S.
7. Décrire comment se trouve modifiée la figure d’interférences.
8. On suppose que le nombre Nv d’anneaux visibles est grand. Évaluer l’ordre de grandeur de Nv en fonction
des paramètres λ0 , D, ℓ et R.
9. Comment rendre maximal le nombre d’anneaux théoriquement visibles ? Montrer que dans ces conditions
la figure d’interférences est localisée, et indiquer comment on dispose alors la lentille convergente et l’écran.
Dans ce dernier cas, calculer le rayon Rn′ du n ème anneau lumineux compté à partir du centre supposé
correspondre comme précédemment à une interférence constructive.
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