Conception robuste en ingénierie mécanique
Conception robuste en ingénierie mécanique
D É PA RT E M E NT G É N I E M ÉC A N I Q UE
P R . TOUACHE A B D E L H A M I D
Chapitre I
Introduction générale sur la
conception robuste
Contexte
4
Processus de Conception « Engineering
Design Process »
• Le processus de conception est l’ensemble de solutions établies
préalablement dans un contexte d’ingénierie pour résoudre un
problème donné.
• De nouvelles solutions sont à proposé en cas de d’un nouveau
problème pas encore résolue.
• Les problèmes ayant été résolue mais d’une manière différente.
• Ici, le plus important pour l’ingénieur c’est les deux notions :
• Nouveau problème
• Nouvelle solution
Phase 1 :
Phase 2 : Phase 3 : Phase 4 :
Définition
Etablir les Conception Conception
du
concepts initial finale
problème
6
Analyses et solutions
Exemple :
8
• Plusieurs solutions existent donc plusieurs décisions concernant :
matériaux, géométries, dimensions…
• Si la solution est prédéfinie, le problème se réduit à une prise de
décision basée sur l’analyse mécanique du système.
Conception Analyse
Conception initiale
Re-
conception
Analyse
Oui
Fin
10
Modélisation et analyse de conception
11
= ( )
Modélisation
(Paramètres d’entrée) (Paramètres de sortie)
12
Origines des incertitudes
13
Connaissance finale
Ignorance totale
Epistémique Aléatoire
Incertitudes des
Incertitudes de
paramètres de
modélisations
modélisations
14
Exemple 1 : conception d’une poutre
15
Solution déterministe
6 +
= = − = −
ℎ
16
Paramètres incertains
Model incertain
18
Exemple 2 : projectile
26.5m
19
o Conception robuste
20
o Conception pour Six Sigma (DFSS)
C’est une approche complète du développement de produits qui relie les
besoins des entreprises et des consommateurs aux attributs critiques du
produit, aux fonctions du produit, aux conceptions détaillées, aux tests et à
la vérification. L'accent est mis sur la qualité du produit, la satisfaction du
client et la compétitivité. RBD et la conception robuste sont généralement
utilisés dans DFSS.
21
22
Facteurs de sécurité
23
24
Modélisation d'incertitude
25
Analyse d'incertitude
26
Conception avec incertitudes
27
28
Chapitre 2
Notions de base en probabilité
29
Définitions
Expérience aléatoire
• Une expérience aléatoire est un processus dans lequel intervient le
hasard et qui est susceptible de produire différents résultats ; elle se
caractérise de quatre façons :
• nous ne pouvons prédire avec certitude le résultat,
• nous pouvons décrire à priori l'ensemble de tous les résultats possibles,
• elle peut être répétée,
• elle a un but précis.
• Exemples d'expériences aléatoires
• 1. Lancer deux dés et observer le total
• 2. Tirer le numéro gagnant d'une loterie
• 3. Jeter une pièce de monnaie deux fois et noter le côté qui apparaît.
30
Espace échantillonnal
31
Un événement
32
• À l'aide des opérations sur les ensembles, nous pouvons, à partir
d'un ou de plusieurs événements, en former de nouveaux.
• Exemple
33
34
Calcul de probabilité
formule suivante :
•; 4 = =
#4 >?@ABC DE éGé@CHIJ DKHJ 4
#= >?@ABC DE éGé@CHIJ DKHJ =
• Exemple
• D'un jeu de 52 cartes conventionnel, nous tirons une carte au hasard.
• Ω ={ 2♠ à A♠ , 2♥ à A♥ , 2♦ à A♦ , 2♣ à A♣ }
• Soit l'événement B ={ "obtenir un ♠". Alors,
•; L = = = = V. UT
#L >?@ABC DC MKBIC DC NOPQC RS
#= >?@ABC I?IKG DC MKBICJ TU
35
formule suivante :
•; 4 = =
#4W >?@ABC DC MXKHMCJ KIIBOAQéC à 4
#=W >?@ABC I?IKG HDC MXKHMCJ
36
Exemple
• Une urne contenant 10 boules dont 3 sont vertes (v), 2 sont rouges
(r) et 5 sont bleues (b). De cette urne, nous tirons une boule au
hasard. L'espace échantillonnal de cette expérience aléatoire est : Ω
={ v,r,b}.
• Les éléments n'ont certes pas la même probabilité de se réaliser.
• Soit l'événement V ="piger une boule verte". La probabilité que cet
événement se produise est :
•; Z = =
>?@ABC A?QGCJ [CBICJ S
>?@ABC I?IKG DC A?QGCJ RV
37
• 1. 0 ≤ (]) ≤ 1
propriétés suivantes doivent être satisfaites :
• 2. Ω = 1
• 3. ] = 1 − ]̅
• 4. ] ∪ a = ] + a − ] ∩ a
• 5. ]\a = ] − ] ∩ a
• Nous pouvons déduire en combinant les propriétés 2 et 3 que la
probabilité d'obtenir l'ensemble vide est nulle.
38
Probabilités conditionnelles
39
Evénements indépendants
• Exemple
• Soit l'expérience consistant à jeter une pièce de monnaie deux fois et
de noter le côté qui apparaît. Ainsi, l'espace échantillonnal est : Ω ={
ff,fp, pf,pp}
• Quelle est la probabilité que le deuxième tirage produise le résultat
pile sachant que le résultat du premier tirage était face ?
40
• Notons par F1 l'événement "premier tirage donne face" et par P2,
l'événement "le deuxième tirage donne pile".
h = = =
d d+ ∩ij /l
d ij /l
• On nous demande d'évaluer :
=
h = = 0.5
• Or, la probabilité d'obtenir pile lors du deuxième tirage est :
l
Finalement
41
• Introduisons donc une fonction de dans ℝ qui à tout ω = (ω1; ω2; …….; ωn)
produites par la machine.
42
Variable aléatoire réelle
• v∶ xyz ⟶v x yℝ
partie A de ℝ associe :
ℙv(A) =P( x ∈ z : X(x) ∈ A )
Pour simplifier la notation : P( x ∈ z : X(x) ∈ A )=P( X ∈ A )
L’application ℙn définit une probabilité sur ℝ.
43
Fonction de répartition
• ‚v =; v< , yℝ
• La fonction de répartition de la v.a.r. X est définie par :
1. V ≤ ‚v ≤ R
• Propriétés de la fonction de répartition :
44
Variables aléatoires réelles discrètes
ℙn(A) =P( X ∈ A) = † (n = ()
∈e
• Et : ℙn(X) = ∑ ∈X (n = () = 1
‡
45
Exemple
Supposons que l’on observe la durée de vie T d’une ampoule électrique et que
cette durée de vie T, exprimée en heures, satisfait pour tout 0 < a < b,
ˆ≤‰≤ = exp − − exp −
•
ŒŒ ŒŒ
•
On note X le nombre de périodes complètes de 100 heures que dure
l’ampoule. Les valeurs possibles de X étant entières, la v.a.r. X est donc discrète.
P X ≤ ( = † (n = •) = 1 − exp(− [(] + 1 )
suŒ
46
Exemples de variables discrètes
• Soit X une v.a.r. discrète prenant ses valeurs dans un ensemble {x1;
x2; …. ; xn}, éventuellement infini.
• La loi de X est caractérisée par l’ensemble des probabilités (n =
(—), c’est-à-dire les nombres réels positifs pi tels que :
• n = (— = ˜— avec 0 ≤ ˜— ≤ 1 et ∑‡‡ ˜— = 1
47
• (n = 1) = 1 − (n = 0) = ˜:
• Par exemple, cette loi intervient lorsque l’on modélise l’état de
fonctionnement d’un système.
le système ne fonctionne pas vaut 1-p. Cette loi s’applique aussi aux
• La probabilité que le système fonctionne vaut p et la probabilité que
48
Loi binomiale
n = š = ›sœ ˜œ 1 − ,0 ≤ š ≤ •
binomiale de paramètres (n; p), notée B(n; p), si
s•œ
•
• Avec : ›sœ =
s!
œ! s•œ !
• Cette loi intervient par exemple pour modéliser le nombre de pièces
défectueuses dans un lot de n pièces, qui ont chacune une
probabilité p d’être défectueuse, indépendamment les unes des
autres.
49
Loi géométrique
de succès est ˜.
l’obtention du premier succès, si à chaque réalisation la probabilité
50
Loi de Poisson “loi des événements rares”
lorsque • → +∞ et np → Ÿ.
• Cette loi intervient comme comportement limite de la loi binomiale
51
0.5
Loi géomètrique
0.45 Loi de Poisson
Loi Binômiale
0.4
0.35
0.3
0.25
0.2
0.15
0.1
0.05
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
52
Variables aléatoires réelles continues
Soit n une v.a.r. qui prend un nombre infini non dénombrable de
valeurs. Si la fonction de répartition (hŽ ( = n < ( , (¥ ℝ) est
continue, on dit que n est une v.a.r. continue.
Dans ce cas, la loi de n est déterminée par l’ensemble des
probabilités (ˆ < n < ), pour tout ˆ < .
Notons que l’on peut mettre < ou ≤ dans ce qui précède car la
variable étant continue, on a (n = () = 0 pour tout ( ∈ ℝ.
Si l’on peut écrire la fonction de répartition d’une variable continue
sous la forme : hŽ = ¦•ª §Ž ( ¨(
©
§Ž (Œ = h′Ž (Œ
54
Exemples de lois de probabilité continue
Loi uniforme
• La loi uniforme sur un intervalle est la loi des "tirages au hasard" dans
cet intervalle. Si a < b sont deux réels, la loi uniforme sur l’intervalle
[a; b] est notée U(a; b). Elle a pour densité :
• §Ž ( = ¬ ,• (()
••
55
Loi exponentielle
On dit que X suit une loi exponentielle de paramètre λ > 0, notée E(λ),
si la loi de X a pour densité :
• §Ž ( = -Ÿ ®— ( ≥ 0
•¡
0 ®— ( < 0
La loi exponentielle est utilisée en fiabilité. Le paramètre Ÿ représente
le taux moyen de défaillance alors que son inverse 1/ Ÿ “le temps
moyen de bon fonctionnement". La loi exponentielle s’applique bien
aux matériels électroniques ou aux matériels subissant des défaillances
brutales.
56
Loi Gamma
§Ž ( = ¯Γ(ˆ) ( • •
®— ( ≥ 0
0 ®— ( < 0
Où : Γ ˆ = ¦Œ ( ¨( est la fonction Gamma.
±ª • •
57
0.9
G(2,1)
0.8 G(2,0.5)
G(3,1)
0.7
G(4,0.25)
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
58
Loi normale de paramètres (µ, σ2)
59
Soit X une v.a.r. et h une application de ℝ dans ℝ. Donc h(X) est elle aussi une
quantité : ‡
· ℎ n = †ℎ ( (n = ()
∈¸
Si X est continue et admettant une densité fX, l’espérance de h(X) est la
· ℎ n = ¦•ª ℎ ( §Ž ( ¨(
±ª
quantité :
=‘valeur moyenne de X’
La connaissance de l’espérance mathématique donne peu de renseignements
60
Variance et écart-type
Pour rendre positifs les écarts entre X et son espérance E(X), un autre
outil plus facile à manipuler que la valeur absolue, est à notre
disposition: la mise au carré.
On ne va donc pas calculer la moyenne des écarts mais la moyenne des
ˆº(n) = ·( n − ·(n) )
écarts au carré. C’est ce qu’on appelle la variance:
61
• Si X est une v.a.r. telle que E(X) = µ et Var(X) = σ2, alors la variable
• ¾ = (n − ¿)/ est d’espérance nulle et de variance 1.
• On dit que Y est centrée (d’espérance nulle) et réduite (de variance
1).
• – Le moment d’ordre k est défini par : Àœ = ¦•ª ( − ¿ œ § ( ¨(
±ª
•–Á = Â
³ Â est le coefficient d’asymétrie (Skewness).
•–Á = Ã
³ Ã est le coefficient d’aplatissement (Kurtosis).
62
Indépendance de variables aléatoires
n ∈ ], ¾ ∈ a = n ∈ ]) (¾ ∈ a , ∀ ], a ⊂ ℝ
Deux v.a.r. X et Y sont dites indépendantes si et seulement si :
n ≤ ˆ, ¾ ≤ = n ≤ ˆ) (¾ ≤ , ∀ (ˆ, ) ∈ ℝ²
On peut montrer que l’indépendance est équivalente à :
hŽ,Æ ˆ, = hŽ ˆ hÆ , ∀ (ˆ, ) ∈ ℝ²
Ou encore en termes de fonctions de répartition :
§Ž,Æ (, = §Ž ( §Æ , ∀ ((, ) ∈ ℝ²
Et en terme de fonction densité de probabilité :
63
• Un modèle d'analyse
64
• Il est crucial d’évaluer les caractéristiques probabilistes des variables
de sortie étant donné celles des variables d'entrée.
• Cela aide les ingénieurs à comprendre l'impact de l'incertitude
associé aux variables d'entrée sur les variables de réponse.
• Par exemple, si on s’intéresse à évaluer la contrainte maximale
applique sur un élément donné d’un système. Il est très utile de
connaitre la distribution de cette contrainte maximale en fonction de
distribution de l’effort appliqué. Cela permettra aux ingénieur une
pré-évaluation de la robustesse de l’élément.
• Mathématiquement, la tâche consiste à évaluer la distribution d’une
variable de réponse en fonction de la distributions de variables
d'entrée.
• objet de cette partie du cours.
65
• ¾=ˆ+ n
fonctionnelle est donnée par :
66
Exemple
67
équivalent à X ≤ (.
• hÆ = ¾≤ = n ≤ ( = n ≤ • ( ) = hŽ • ( )
68
• La densité de probabilité est :
• §Æ = = = §Ž (
ÈiÉ Ç ÈiË È È
ÈÇ È ÈÇ ÈÇ
• §Æ = §Ž ( )
• È ,Ìj (Ç)
ÈÇ
• Comme la fonction densité de probabilité est toujours positif :
• §Æ = §Ž ( )
• È ,Ìj (Ç)
ÈÇ
69
Exemple
• hÆ = ¾≤ = n≤2 = hŽ 2
‡ Ǽ ‡ Ḉ
• Comme : §Ž ( = (˜ −
•µË
‡
´ ³Ë ³Ë
‡ Í
•µË
• Finalement : §Æ = (˜ −
Î
‡
Ç ³Ë ´ ³Ë
70
• Si la distribution de X est : N(50, 1)mm, la densité de probabilité de la
v.a.r est donc :
• §Æ = (˜ − 2 − 50
‡ Ḉ
‡
Ç´
=2 =
• ‡ Ḉ È(,Ìj Ç )
ÈÇ ‡ ´Ç
• et que
• §Æ = §Ž 2
‡ Ḉ
‡ Ç´
71
n , n , nÏ , … . ns de sorte que:
• Soit Y une v.a.r qui dépond de n variables aléatoires
• ¾ = (n , n , nÏ , … . ns )
• Si la densité de probabilité jointe des v.a.r n , n , nÏ , … . ns est
• hÆ = ¾≤
• hÆ = ¦,(Ž … . ¦‡ §Ž ,s (( , ( , … . (s ) ¨( ¨( … ¨(s
‡
j ,Ž+ ,….ŽÐ )ÊÆ
• Il est très rare qu’on puisse calculer analytiquement cette intégrale
pour un problème d’ingénierie réel.
Des méthodes approchées permettent de bonne approximations.
72
des variables : n , n , nÏ , … . ns : ¾ = ˆ0 + ∑‡t ˆ— n—
• Dans le cas particulier ou la fonction g est une combinaison linéaire
¿Æ = ˆ0 + † ˆ—¿—
‡ t
Æ = † ˆt t
t
73
• ¾ = ‰ = ‰1 + ‰2 − ‰3
• Exemple : arbre sollicité en torsion
74
Exercice
• §n, ¾ (, = Ÿ exp −Ÿ ( + Ñ( .
• 2. la densité jointe de X et Y est donnée par :
, > 0
• 3. X et Y sont indépendants et suivent la loi uniforme sur [0, 1].
75
Chapitre 3
Introduction à l’analyse d’incertitude
76
Introduction
¾ = (n)
Entrées X (inputs)
Valeurs nominales ou cas
Sorties Y (outputs)
Estimation :
Model : g(X) - Performance (indicateur)
extrême :
Fonction de - Durée de vie
- Cotes
performance - Facteur de sécurité
- Matériaux
- Sollicitation mécanique - ……
- ….
Exemples
77
78
Comment ?
79
80
Fiabilité
81
Fiabilité mathématique
( ) = (‰ > )
Mathématiquement, la fiabilité est définie par la fonction :
82
Fiabilité physique
Avec le fait que la conception a considérablement évolué, les
sciences de l’ingénieurs modernes ont permis le développement de
modèles de simulation très puissant.
Il est donc possible d’évaluer la fiabilité basée sur la physique à
l’aide des approches de modélisation simulation mathématique des
différents phénomènes physique.
En ce sens, la fiabilité peut être évaluée de manière informatisée à
l'aide d'équations physiques (modèles) ou de simulations
informatiques spécifiant l'état de défaillance.
Ce cours s’intéresse à l’estimation de la fiabilité physique
83
84
• Le modèle ¾ = (n) spécifie la relation entre la performance
(réponse) Y et les variables aléatoires d'entrée X.
• Lorsque la performance atteint un certain seuil, l'état du composant
ou du système passe de la sécurité à la défaillance.
85
• = n1, n2 > 0
• La fiabilité (physique) est :
86
• Dans les applications d'ingénierie, la fiabilité est généralement élevée
et la probabilité de défaillance est généralement faible, les deux sont
liés à l'extrémité gauche de la fonction de performance.
• Exemple : on donne la fiabilité d’un roulement à 90%
87
• = n( ) > 0
temps, on peut écrire :
88
Le concept de fiabilité basé sur la 12
4
Il existe de nombreuses façons
d’améliorer la fiabilité ou de réduire la 2
probabilité de défaillance, notamment: 0
◦ Réduire la dispersion, -0,4 -0,2 0 0,2 0,4 0,6
-2
◦ Déplacer la distribution, ou
Conception initiale
◦ les deux. Réduction de la dispertion
Déplacement de la moyenne
Les deux solutions
89
La robustesse
90
La fiabilité et la robustesse sont des composants essentiels de haute qualité.
La fiabilité et la robustesse sont conceptuellement différentes :
• La fiabilité concerne la distribution des performances aux extrémités de la
fonction de densité de probabilité, tandis que la robustesse concerne la
distribution des performances autour de la moyenne de la fonction de
performance.
• La fiabilité est davantage liée à la sécurité pour éviter les événements
catastrophiques extrêmes, tandis que la robustesse tient compte des
fluctuations quotidiennes et est davantage liée à l’élimination de la perte de
qualité.
6
5 Robustesse
4
1
Fiabilité Fiabilité
0
-0,3 -0,2 -0,1 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5
91
92
Impact
Catastrophe
Conception basée
sur la robustesse
Fréquence
Fluctuations Evènements
journalières extrêmes
93
= v < 0 = hÆ (0)
• Comme montré avant, la probabilité de l’échec :
Ò
• hÆ est la distribution de probabilité de Y fonction des variables aléatoire
•
• §Ž ,s ( , ( , … . (s = ∏‡t §Žt (—
• Si toutes les variables sont mutuellement indépendantes :
94
Y
X1
X2
95
96
Dans de nombreux cas, l’évaluation de la fonction de performance est
coûteuse en terme temps de calcul.
Par exemple, la fonction de performance est une boîte noire, comme
celles de l'analyse par éléments finis d’un problème de la dynamique
des fluides (remplissage de moule).
En raison de la complexité, il n’existe que rarement une solution sous
forme fermée de l’intégration des probabilités.
Il est également souvent difficile d’évaluer la probabilité avec des
méthodes numériques.
Par conséquent, des méthodes d'approximation numérique ont été
développées pour résoudre l'intégration de probabilité.
97
98
Chapitre 4
Les plans d’expériences et la conception robuste
Introduction
• Facteurs
• • Type de colle
• • Epaisseur de la couche de colle
• • Nature des pièces : acier, aluminuim,..
• Sortie Pièce 1
• la résistance à l'arrachement
Colle
Pièce 2
Démarche et méthode des PE
Approche « exhaustive »
• Plan factoriel complet : combinaison de toutes les modalités des
facteurs
• – Effets estimés sont valables dans le domaine d’expérimentation
Définition d’un plan orthogonal
• Plans orthogonaux
• – Tables d’essais prédéfinies en fonction du nombre de facteurs et
• Ô (@Õ)
interactions à analyser
• f : nombre de facteurs
• m : nombre de modalité
• g : nombre d’expériences
• Exemple : Ôá(Uâ)
• y réponse …
r yr1 yr2 yrnA
La moyenne globale :
Estimation des effets et
représentation :
Effet moyen : ·et = ãt − ä
∑tu ·et = 0
se i :
Réponse moyenne du facteur A au niveau
Propriété :
Exemple :
Un plan à 5 essais a été réalisé sur une tige. Ces essais consistent à exercer une
pression sur une tige pour différentes compositions d’alliage.
4 types d’alliages sont testés: le carbone, le titanium, un alliage composite et un
alliage inconnu.
A chaque essai on mesure la valeur maximale de pression exercée sur la tige avant
la déformation permanente.
Le tableau suivant récapitule les réponses issues du plan d’expérience.
2,5
1,5
Eff Moy
0,5
-0,5 1 2 3 4
-1,5
-2,5
Analyse de variances
(Test de Fisher)
Le facteur est il significatif ?
Deux approches possibles
Analyse des effets
(Test de Student)
L’analyse de variances (ANOVA)
DDG = H4 − R
• Calcul de la somme des carrés des écarts du facteur (SCEA) :
et
DDG = > − R
•
et
• åæçè = åæçé − åæç4 et ¨¨ = •](º − 1) = ê − •]
• Déduction de la SCER résiduelle :
ì›·]
Calcul des variances :
›ë· ] = ˆº ] =
¨¨ (])
ì›·
Résidu :
›ë· = ˆº =
¨¨ ( )
Exemple
Le facteur matériau a un
effet significatif
Autres approches : test des effets
1,5
Eff Moy
0,5
-0,5
1 2 3 4
-1,5
• Exemple :
• • Pour la conception d’ampoules électriques, on doit choisir entre 4
types de filaments et 4 types de gaz, l’objectif étant d’avoir des
ampoules dont la durée de vie est maximale.
• • Un plan d’expériences sans répétitions a été réalisé :
B1 B2 B3 B4
A1 44 22 36 34
A2 47 43 41 53
A3 0 9 10 17
A4 36 14 1 34
1 2 3 4
ñ = 1,8625
Moyennes 1,7 1,8 1,9 2,05
A
1 2 3 4
1 -0,6 -0,5 0,4 0,7
B
2 0,6 0,5 -0,4 -0,7
Effet du facteur B
1
0,5
1 2
-0,5
-1
Conclusion :
Pour minimiser le taux de
Interaction AB
3,5
solvant résiduel il faut
3
prendre un temps
2,5 d'émaillage de B=2 (60 s )
2 et une température de
1,5 four de A=4 (110°C)
1
0,5
1 2 3 4
B1 B2
A1 A2 A3 A4
B1 1,8 2 3 3,4
B2 1,6 1,3 1 0,8
Analyse de la variance
Modélisation de la réponse
Essai A B AB C AC BC ABC
2 1 -1 -1 -1 -1 1 1
3 -1 1 -1 -1 1 -1 1
5 -1 -1 1 1 -1 -1 1
8 1 1 1 1 1 1 1
• • Règle
• – le nombre minimal d’essais à réalisé est égal au nombre de ddl du
modèle étudié (nombre de coefficients du modèle)
• • Exemple : 3 facteurs à 2 niveaux A,B,C et 2 interactions AB, AC
• ¨¨ ] + ¨¨ a + ¨¨ › + ¨¨ ]a + ¨¨ ]› + 1(¨¨ ¨ ˆ Àó •• ) = 6
Démarche pour le choix d’une table
d’expérimentation
• • Faire le bilan sur
• – le nombre de facteurs (+ nombre de modalités)
• – Le nombre d’interactions
• – Le nombre de degrés de liberté (ddl) au total : donne le nombre
d’essais minimal nécessaire.
• • ddl(total)=somme des ddl des facteurs
• • ddl(Facteur)=Nombre de modalité du facteur moins 1
• • Choisir la table en adéquation avec le nombre d’essais minimum
• • Affecter les facteurs aux colonnes
• – Le choix de colonnes se fait selon des contraintes de coût sur la
fréquence d’un essai à l’autre de variation des niveaux des facteurs d
un l autre.
• Propriétés
• Commutativité : AB=BA
• Associativité : A(BC)=(AB)C=ABC
• Elément Neutre I (colonne de (+)): I.A=A.I=A
• A.A=I quel que soit A
Conséquences
• L’égalité D=ABC peut s’écrire I=D.D=DABC=ABCD
• I=ABCD : appelé GENERATEUR D’ALIAS
• Détermination de tous les alias :
I.A=ABCD.A=BCD A=BCD
I.B=ABCD.B=ACD B=ACD
A B C D AB AC BC
BCD ACD ABD ABC CD BD AD
1 -1 -1 -1 -1 1 1 1
2 1 -1 -1 1 -1 -1 1
3 -1 1 -1 1 -1 1 -1
4 1 1 -1 -1 1 -1 -1
5 -1 -1 1 1 1 -1 -1
6 1 -1 1 -1 -1 1 -1
7 -1 1 1 -1 -1 -1 1
8 1 1 1 1 1 1 1
• ℎ1 = +18,75 ≈ ]
Conséquences
• ℎ2 = −37,5 ≈ a
• ℎ3 = +20 ≈ ›
Conclusion :
• ℎ4 = −3.75 ≈ ô = 0
Effet A et de C sont du même ordre de grandeur
• ℎ5 = ]a + ›ô = −13.75
Effet de B important, D insignifiant.
• ℎ6 et ℎ7 négligeables
prépondérante ?
Conclusion pour l’exemple
• • Facteurs significatifs : A (Elastomère), B (taux additif) C (Syst. Vulc), AB
• EA=+18.75, EB= −37.50, EC=+18.75 et EAB=-13.75
• • Un excès d’additif diminue l’allongement à la rupture, surtout avec l’élastomère
2.
• • L’élastomère 2 et préférable au 1.
• • Système de vulcanisation 2 est meilleur
• • Kaolin sans influence
Remarque
• Bilan :
• Nous avons pu conclure de façon satisfaisante avec 8=24-1 essais
pour 4 facteurs (la moitié d’un plan complet).
• Finalement
• • L’utilisation des plans fractionnaires est conseillée lorsque l’on a
une connaissance minimum a priori sur les interactions.
• • A l’issue de l’exploitation d’un plan fractionnaire, si l’information
obtenue est jugée insuffisante, le plan peut être complété par une
autre fraction du plan complet à condition qu’elle soit choisie de
façon judicieuse.
Généralisation : plan 2k-p
Chapitre 4
Simulation monte CARLO
146
Introduction
• La simulation de Monte Carlo doit son nom à la ville de Monte Carlo à Monaco,
célèbre pour ses jeux de hasard.
• Étant donné que le processus de simulation implique la génération de variables
aléatoires et présente des comportements aléatoires, il a été appelé simulation
de Monte Carlo.
• La simulation Monte Carlo est un outil d'analyse statistique puissant et
largement utilisé dans les domaines non techniques et d'ingénierie.
• Il avait été initialement utilisé pour résoudre les problèmes de diffusion des
neutrons dans les travaux sur les bombes atomiques au laboratoire scientifique
Alamos en 1944.
• La simulation de Monte Carlo a été appliquée à divers problèmes allant de la
simulation de phénomènes physiques complexes tels que les collisions
atomiques à la simulation de la circulation, en passant par Dow Jones prévision.
147
148
Le processus de simulation nécessite trois étapes:
◦ Étape 1 – échantillonnage (génerer) de variables d’entrée aléatoires X,
◦ Étape 2 - évaluation de la sortie du modèle Y
◦ Étape 3 - analyse statistique de la sortie du modèle.
149
Échantillonnage (générer X)
150
Étape 1 - Génération de variables aléatoires uniformément réparties entre 0 et 1
L'importance des nombres uniformes sur l'intervalle continu [0, 1] réside dans le
fait qu'ils peuvent être transformés en valeurs réelles qui suivent toutes les
distributions d'intérêt.
Au début de la simulation, les nombres aléatoires étaient générés de manière
mécanique, comme dessiner des balles, lancer des dés…
Désormais, tous les ordinateurs modernes ont la capacité de générer des variables
aléatoires uniformément réparties entre 0 et 1.
Il existe un certain nombre de générateurs arithmétiques aléatoires développés
pour la génération aléatoire informatisée. Les variables aléatoires générées de
cette façon sont appelées nombres pseudo aléatoires.
Un générateur aléatoire génère une séquence de nombres uniformes compris
entre 0 et 1.
La longueur de la séquence avant de se répéter dépend de la machine et de
l'algorithme.
151
ù = hŽ ( = Φ ( = ¿Ž + ŽΦ ù
•µË •
³Ë
152
Exemple
La contrainte admissible X1 d'un composant mécanique est normalement
distribuée, X1: N (120,20) MPa et la contrainte maximale X2 est normalement
répartie, X2: N (100,10) MPa. Quelle est la probabilité d'échec § ?
Solution Analytique :
Pour ce problème simple, une solution analytique existe. Puisque X1 et X2 sont
normalement distribués, Y = g (X) = X1 – X2 est également normalement
0 − ¿Æ −(120 − 100)
distribué. Alors la probabilité d'échec est donnée par :
Ò = ¾ < 0 = h¾ 0 = Φ = Φ = 0.1855
20 + 10²
‡
Æ
153
154
155
Chapitre 5
Méthodes approchées pour l’estimation de la fiabilité
156
Introduction
• La fiabilité est la probabilité qu'une fonction de performance (v) >
0, c'est-à-dire { (v) > 0}.
157
158
la méthode de fiabilité du premier
ordre (FORM)
• First Order Reliability Method (FORM).
• la fonction de performance g (X) est approximée par le
développement de Taylor du premier ordre (linéarisation).
• L'intégration de probabilité dans l’équations 1 est le volume sous la
surface (hyper-surface pour les problèmes supérieurs à 2-D) de la
fonction densité de probabilité jointe dans la région de rupture g (X)
<0 ou la région sûre g (X)> 0.
159
(v) > 0.
§v ( ) du côté de la région de
correspond au volume situé sous
(v) < 0 )
défaillance (la partie enlevée
160
¦,(Ž)ÊŒ §v ( ) ¨
• L'intégration pour la
fiabilité est effectuée
dans la région où g
(X)> 0 tandis que
l'intégration pour la
probabilité de
défaillance est
effectuée dans la
région où g (X) <0.
161
162
• Solution : des méthodes d'approximation, telles que la méthode
de fiabilité du premier ordre (FORM) et la méthode de fiabilité du
second ordre (SORM) ont été développées.
• Ces méthodes d'approximation impliquent deux étapes
permettant de calculer facilement l'intégration de probabilité.
• La première étape consiste à simplifier l'intégrale afin que ses contours
soient plus réguliers et symétriques,
• La seconde consiste à approximer les borne d'intégration g (X) = 0.
• Après les deux étapes, une solution analytique à la l'intégration de
probabilité sera facilement trouvée.
• La manière d’approcher l’intégration de probabilité divise les
méthodes en deux types :
• Méthode de premier ordre
• Méthode de second ordre
163
appelé espace X.
• Pour que la forme de l'intégrant ¦,(Ž)ÊŒ §v ( ) ¨ soit régulière,
toutes les variables aléatoires sont transformées de l'espace X en un
164
• La transformation de X en U est basée sur la condition que les
distributions de probabilité des variables aléatoires restent les
mêmes avant et après la transformation. Ce type de
transformation est appelé transformation de Rosenblatt, ce qui se
traduit par :
n
Exemple, pour une distribution normale centrée réduite (µ,σ) :
Finalement :
165
de performance v changera.
Après la transformation, la formulation mathématique de la fonction
166
Cette dernière intégrale est
exprimée :
Après la transformation, la
dernière intégration dans
l'espace U est identique à celle
de l'équation 1 dans l'espace X
sans perte de précision.
167
168
Étape 2 : approximation des bornes de
l’intégrale
169
170
Comme
Maximiser
revient à minimiser :
Q∗ = { ∗ , ∗ , … s∗ }
La solution de ce problème d’optimisation sera noté :
171
est noté = Q∗ .
La distance minimale
172
• Pour ý = Q∗ , la fonction de performance est donc :
• Avec :
On déduit que þ(ý) également une variable aléatoire qui suit une
préalable comme normales centrées réduites.
loi normale.
sa moyenne :
173
• avec :
174
de performance (ý) = 0 et le centre de l’espace U.
• Le vecteur u* (MPP) définit le point le plus proche de la courbe de la fonction
Q∗ Q∗
représentée par le vecteur unitaire :
=
Q∗
D'autre part, la direction du gradient
est également perpendiculaire à la
courbe au niveau du MPP, et sa
= −K ou Q∗ = −K
Q∗
175
• Puisque :
176
177
178
Supposant que le (MPP) à la kième
itération est uk.
La fonction de performance est
linéarisée par :
En plus :
À l’itération k+1 le (MPP) vérifie :
179
1. Si : Qœ± − Qœ ≤
2. Si : Qœ± − Qœ ≤
3. Si : œ± − œ ≤ Ï
180
1) u0 point de départ
2) Q = u0, = Q
3) K =
Q
Q = QH , = s Q
= +
, Q
4) s , Q
5) Q = −K H
Qœ± − Qœ ≤
6) tests de convergence
Qœ± − Qœ ≤
ϱ
− œ ≤ Ï
FIN
181
Exemple 1
182
183
• Exemple 2
• On désire concevoir une poutre encastrée-libre soumise à deux forces supposées
ponctuelles Px et Py.
184
Itération 1
Itération 2
186