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Classes sociales et révolutions en France

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Sociologie

1789 : Révolution Française


1804 : 1er empire
1814 : Réstauration Légitimiste
1830 : Monarchie de juillet
1848 : Révolution  2nd République + suffrage universel

Aristocratie foncière
Aristocratie financière
Bourgeoisie universelle
Bourgeoisie commerçante
Petite bourgeoisie littrée
Prolétariat
Paysannerie

Dans les sociétés ou les fonctions capitalistes sont instaurées, le rôle de l’État n’était pas l’intérêt général,
mais avant tout de garantir les conditions générales, comme la libre-circulation des marchandises, y
compris la force de travail.
Principe capitalisme : acheter la force de travail et s’approprier car elle devient une marchandise. Les lois
garantissent ces rapports de productions.
L’état n’est pas un simple reflet de l’infrastructure, il est également celui qui garantit les modes de
productions et qui permet de reproduire les rapports de force/de production.

Marx voulait montrer que les transformations qui affectent l’organisation de l’état, ne résulte pas de
principes qui seraient les principes philosophiques ou idéologiques.
Elles proviennent d’une contradiction des lois économiques et l’organisation du fonctionnement de l’état,
ce qui engendre des révolutions
Ordre ancien, ordre qui entraverse au développement du capital. La bourgeoisie qui incarne ces idéaux en
valeurs universelles, sauf que ces principes servent avant tout leurs intérêts de classe.
Cela permet à cette bourgeoise l’accès aux directions politiques en France, en Angleterre, en Allemagne,
afin de garantir son développement. Cette théorie du développement social prend place en France, en
1848, dont il est témoin lorsqu’il séjournait à Paris.
En 1848 prend place une révolution, la 3eme depuis 1789.

(Étienne Marcel refuse la monarchie et se fera massacrer par les bourgeois)

1789, révolution dirigée par la bourgeoisie. Ils vont imposer le principe d’un gouvernement constitutionnel.

1804 : 1er Empire, coup d’état militaire

Les bourbons vont mettre en place une monarchie ou ils se mettent au-dessus de la loi, au-dessus la
constitution.
L’introduction d’une chambre sélective, une chambre des députés, qui s’appuie sur un suffrage censitaire.
C’est un seuil d’imposition.
Ploutocratique : le gouvernement de ceux qui ont l’argent. Seuls eux ont le droit de participer dans le
gouvernement.

En 1848, au moment où le nombre de participation politique était le plus élevé (on n’a jamais compté plus
de 250 000)

La monarchie de Juillet, en 1830, intervient à la suite d’une révolution. Une révolution qui démarre comme
celle de 1789, d’une révolte à Paris.
Philipe d’Orléans qui devient « Roi des Français », et pas roi de France. Le titre de « Roi des Français »
témoigne des intentions héritées des principes de la révolution de 1789, avec la monarchie.

Donc, 2 branches opposées : Les légitimistes et les Orléanistes.

En 1848, c’est la fin du suffrage censitaire. Elle permet à Marx d’en saisir les fondements de la république.
Il va l’analyser comme un ajustement. Cela va permettre de lever certains blocages, et l’accumulation du
capital que l’ancien système ne permettait pas.
Pour l’expliquer, Marx va d’abord s’intéresser aux différentes classes au moment où se produit cette
révolution. Il ira jusqu’à en recenser 7 classes. En 1848, la paysannerie représente encore environ 80% de
la population française.

1ère classe : l’Aristocratie foncière. Cette aristocratie ne constituait pas toute l’aristocratie mais une fraction
de celle-ci. C’est elle qui détient les propriétés foncières. Elle fait partie de ce que l’on pourrait appeler les
classes possédantes. Elle ne travaille, mais vit du travail des autres. Elle était associée à la monarchie
légitimiste au moment de la 1ère restauration.
Au lendemain de la révolution de Juillet, elle se trouve exclue de la chambre des députés, et plus
spécifiquement des avantages de l’accès que ces postes permettaient. Ce privilège, cers avantages sont
réservés à une autre faction de l’aristocratie, l’aristocratie financière.

2ème classe : l’Aristocratie financière. Associé aux Orléanistes, à Louis Philipe. Elle fait également partie des
classes possédantes, elle est propriétaires, mais surtout propriétaires des titres, d’actions à la bourse. Elle
est compagnie de certaines sociétés minières, proches des milieux financiers (les banques) qui organisent
l’organisation des dettes, l’emplacement obligataires.
Elle avait une particularité. Elle s’enrichissait, non pas par la production, mais l’escamotage de d’autrui. Par
des moyens qu’aujourd’hui sont considérés comme illégales, interdites. Ce qu’on appelle en droit, la
gestion de faits.

Elle contrôle l’évolution, ce qui lui permet de contrôler l’économie et d’en profiter. Le système censitaire
leur permettait d’avoir un monopole qui leur donnait accès à la chambre des députés. Plus des ¾ des
sièges électoraux rassemblait…

Marx dit que la monarchie de Juillet n’était qu’une société de l’exploitation.

La bourgeoisie industrielle se retrouve également écartée du système censitaire. Elle ne cherchait pas à
s’enrichir, mais à investir, à augmenter le capital. À cette époque, l’économie française fonctionnait de
manière différente.
Marx voit l’un des principaux blocages au principe de la société. « Le commerce, l’industrie, la… »

La petite bourgeoise commerçante dépendait tout autant de la bourgeoise industrielle que des matières
premières.

La bourgeoise littrée était exclue du système censitaire.

Le prolétariat était exclu de tout.

Nouveau système de vote fait rentrer en plus de l’aristocratie financière toutes les classes « propriétaires »
(donc sauf prolétaires et paysans)
Le nouveau régime républicain (1848) unifie toutes les factions de l’aristocratie et de la bourgeoisie
française. Elles deviennent alliées. Phrase célèbre sur le suffrage univ : « N’en ayez pas peur » car pas de
secret de vote (qui arrive en 1913). Il existait des cortèges éléctoraux encadré par les maires et les curés
qui distribuaient les bulletins de vote.
Les programmes portés par les partis politiques n’arrivent qu’au XXe siècle.
Les enfants de l’aristocratie s’embourgeoisent, ils appartiennent de plus en plus à la classe capitaliste et les
enfants des bourgeois industriels prennent les manières de l’aristocratie.
Marx montre que les formes de gouvernements correspondent à ?
Il considère l’état comme une instance autonome à la société et poursuit des objectifs qui ne sont pas
forcément en accords avec les intéreêts de la classe dominante. Par ex : Napoléon 3 s’impose au dessus
des classes sociales et sert les intérêts du prolétariat en légalisant le mouvement mutualiste, en créant des
cités ouvrières.
Mais même quand l’état semble autonome, il continue toujours de reproduire les classes sociales qui
servent les sociétés capitalistes -> l’état n’ira jamais contre la société de classe sociale car les deux sont
consubstantiels : ils existent ensemble.
La seule chose qui peut changer l’état c’est la lutte des classes

2.2.3 Classes sociales et stratification sociale

La classe paysanne est une classe qui ne constitue pas exactement une classe selon Marx. (80% de la
société française)
Ces paysans ont hérité de petites parcelles de terre mises en vente après la fin de la féodalité. Ils vivent
dans les mm conditions éco, sociales et culturelles et sont même parfois liés par des liens matrimoniaux
mais ils restent divisés : ils n’ont pas de représentants, pas d’organisation ; lorsqu’ils agissent ils suivent les
intérêts de ceux dont ils dépendent. Ils sont privés de conscience de classe, la condition pour devenir une
classe révolutionnaire « Chaque étape du développement de la bourgeoisie s’accompagnait de ??
correspondants » (Manifeste du parti communiste).
Les paysans sont comme un sac de pommes de terre : ils partagent les mêmes conditions de vie.
Mais pour Marx une classe existe comme une classe en soi (même conditions, intérêts communs) et une
classe pour soi (travail politique qui visent à favoriser la conscience et la défense des intérêts communs).
La bourgeoisie est la classe pour soi par excellence (elle est à la base des révolutions).
C’est pourquoi Marx a passé sa vie à soutenir la propagande et les idées soutenant le mouvement ouvrier,
il sera surveillé par la police pour ça -> la manifeste du parti communiste « prolétaires de tous les pays
unissez-vous ».
Le communisme pré-sent que le capitalisme va unifier le monde et cherche alors à se mettre à la même
échelle.
Bourdieu rappelle que le prolétariat n’est pas une classe uniforme au début ce qui ne favorise pas le
sentiment d’unité, il y a un sentiment de concurrence entre les ouvriers des petites manufactures. Mais la
concentration du capital est ce qui permet de trouver l’ennemi commun.
Représenter c’est faire connaître et reconnaître les intérêts du monde social, c’est donc les représentants
qui font vivre les consciences de classe
En 1848, lorsqu’il rédige le manifeste du parti communiste, Marx est à la fois un théoricien et un acteur
politique qui participe à la prise de conscience de la classe ouvrière. Il articule à la fois l’objectivité de la
classe (dans les rapports de productions) mais également la subjectivité de la conscience de classe.
Ce qui interroge si aujourd’hui on peut parler de classe sociale en France, telles que les a définis Marx dans
son œuvre.
En 2013 Poullouallec et Pelage montrent à partir d’une étude que la conscience de classe n’a pas
totalement disparue : elle est très présente dans les catégories les plus aisées et instruites/les classes
supérieures. Les 18/24ans sont encore partagés entre milieu social des parents, des amis des études et du
travail. Ils ont moins de sentiment d’appartenance de classe, ce sentiment a reculé à partir de 1973. Ils
utilisent davantage des termes comme supérieur/aisée/moyenne/basse/populaire/inférieure.
Doit-on alors parler de fin des classes sociales ?

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