Électrocoagulation pour eaux usées textiles
Électrocoagulation pour eaux usées textiles
Intitulé
de l’industrie textile
12
Au terme de cette étude, je tiens à exprimer mes vifs
remerciements :
Abbas meriem
Aicha messaad
Je tiens à remercie chaleureusement Dr : Merzouk. B
qui présenter la mythologie de cette étude
12
Au terme de cette étude, je tiens à exprimer mes vifs
remerciements :
Abbas meriem
Aicha messaad
SOMMAIRE
Introduction générale…...…………..…………………………………………………………. 1
Tableau I.2 Taux de fixation sur textile pour les différentes classes de colorants 16
Introduction générale
La présence de matières colorantes dans les rejets textiles peut constituer une menace sérieuse
pour l’environnement quand ils sont rejetés sans traitement préalable dans la biosphère. Ces
rejets industriels engendrent des effets néfastes sur la flore et la faune aquatique, mais aussi sur
les populations humaines et animales qui consomment les eaux non traitées. Un traitement sera
donc indispensable pour éliminer ces matières néfastes à l’environnement.
De nombreux procédés sont mis en œuvre, tels que la coagulation-floculation, l’osmose inverse,
l’oxydation ou la réduction chimique, la dégradation photocatalytique ... Cependant, du fait de la
composition très variable de ces eaux et à cause de la complexité de la manipulation des produits
chimiques, la plupart de ces méthodes conventionnelles commencent à s’avérer insuffisantes
pour un traitement simple et efficace et nécessitant une consommation minimale en réactifs.
L’électrocoagulation (EC) peut ainsi constituer une alternative. L'utilisation d'électrodes solubles
comme l’aluminium permet de produire à l'anode des ions Al3+ qui réagiront par la suite en
solution avec les ions OH- pour former des hydroxyde d'aluminium Al(OH)3. Ces derniers
réagissent comme un coagulant permettant la coagulation-floculation des polluants. La
production des fines bulles d’air (H2) de taille bien adaptée (10 - 50 micromètres) par électrolyse
de l'eau entraîne dans leur mouvement ascensionnel les flocs ainsi formés.
Enfin nous avons terminé le manuscrit par une conclusion générale relatant les principaux
résultats de cette étude, et les perspectives de dépollution pour d’autres travaux de recherche.
1
Chapitre I : Synthèse bibliographique
I.1. Introduction
L’homme a toujours eu comme souci de préserver et aussi accroître ses ressources en eau dont la
pollution est fondamentalement causée par le développement considérable de ses activités
humaines et industrielles. Ce problème ne se traite plus à l’échelle locale ou régionale mais il est
devenu de dimension mondiale [1]. Par conséquent il est peut être utile de discuter, ne serait-ce
brièvement, les différents types et sources de pollution de l’eau rencontrés assez fréquemment.
La pollution est une modification défavorable du milieu naturel qui apparaît en totalité ou en
partie, à travers des effets directs ou indirects altérant les critères de répartition des flux
d’énergie, des niveaux de radiation, de la constitution physicochimique du milieu naturel et de
l’abondance des espèces vivantes. Par exemple, la pollution aquatique est une altération de sa
qualité et de sa nature qui rend son utilisation dangereuse et perturbe l’écosystème aquatique.
Elle peut concerner aussi bien les eaux superficielles que souterraines.
La pollution est une dégradation de l'environnement par l'introduction dans l'air, l'eau ou le sol
de matières n'étant pas présentes naturellement dans le milieu. Elle entraine une perturbation de
l'écosystème dont les conséquences peuvent aller jusqu'à la migration ou l'extinction de certaines
espèces incapables de s'adapter au changement.
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
L’eau dans la nature et à fortiori celle qui est employée à des usages industriels et domestiques
n’est jamais pure, de par les impuretés qu’elle peut renfermer sous les 3 états : Solides, liquides
ou gazeux et qui peuvent être caractérisées par la taille qu’elles prennent en milieux aqueux.
L’origine des eaux résiduaires urbaines est principalement domestique où les populations
génèrent les (3/4) des eaux usées. Ces effluents sont un mélange d’eaux contenant des déjections
humaines telles que les urines, fèces, eaux de toilette et de nettoyage des sols et des aliments
(eaux ménagères). Les eaux usées urbaines peuvent aussi contenir des eaux résiduaires d’origine
industrielle, mais normalement, ces dernières doivent avoir subi un prétraitement pour atteindre
des caractéristiques comparables à celles des eaux usées domestiques pour permettre un
traitement en commun [2].
Elle constitue les déchets liquides obtenus lors de l’extraction et de la transformation de matières
premières en produits industriels. Les eaux résiduaires proviennent principalement de l’eau
consommée dans de nombreuses opérations de fabrication par voie humide, comme par exemple:
la précipitation, le lavage, le nettoyage des appareils, les ateliers, les filtrations, les distillations,
etc. [3].
Les effluents industriels peuvent causer des pollutions organiques (industries agroalimentaires,
papèteries), chimiques (tanneries, usines textiles…) ou physiques(réchauffement par les centrales
thermiques, matières en suspension des mines ou de la sidérurgie). Ils sont responsables de
l’altération des conditions de clarté et d’oxygénation de l’eau, pouvant aussi causer
l’accumulation de certains éléments dans la chaîne alimentaire (métaux, pesticide, radioactivité).
La pollution peut aussi être due à l’infiltration de produits toxiques mal entreposés, à des fuites
dans les réservoirs ou à des accidents lors du transport de matières dangereuses menant à des
concentrations dans les eaux qui peuvent aisément atteindre 1g/L [4].
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
La pollution d’origine agricole provient surtout des engrais et pesticides épandus dans le sol sur
de très grandes surfaces à proximité ou pas de cours d’eau [4]. Ce type de pollution s’est
intensifié depuis que l’agriculture est entrée dans un stade d’industrialisation assez avancé. La
concentration des élevages entraîne un excédent de déjections animales qui finissent par enrichir
les cours d’eau et les nappes souterraines en dérivés azotés, encourageant ainsi une source de
pollution bactériologique. L’utilisation massive des engrais chimiques (nitrates et phosphates)
altèrent aussi la qualité des nappes souterraines vers lesquelles ils sont entraînés.
Ce phénomène se retrouve pour toute eau en contact avec l’atmosphère car celle-ci contient du
gaz carbonique CO2 qui est soluble dans l’eau pour donner de l’acide carbonique de formule
H2CO3. On comprend ainsi qu’une concentration de CO2 dans l’atmosphère conduit à une
acidification de l’eau à son contact. Ainsi, même avant l’existence des pluies acides d’origine
anthropique, les pluies naturelles étaient légèrement acides, ceci étant toujours le cas dans des
zones protégées telles que les forêts amazoniennes [4].
La qualité microbiologique de l’eau peut aussi être à l’origine de problèmes, qu’ils soient aigus
ou chroniques. Des accidents peuvent avoir lieu lors d’une mauvaise désinfection des
canalisations, donnant une eau de mauvaise qualité microbiologique quipeut être un facteur de
risque de plusieurs pathologies, surtout digestives [5].
Il existe plusieurs manières de classer la pollution. Selon le type de polluant, on peut classer la
pollution en trois catégories : pollution physique, pollution chimique et pollution biologique.
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
e. Conductivité
La conductivité mesure la capacité de l'eau à conduire le courant entre deux électrodes. La
plupart des matières dissoutes dans l'eau se trouvent sous forme d'ions chargés électriquement.
La mesure de la conductivité permet donc d'apprécier la quantité de sels dissous dans l'eau. Elle
est mesurée à l'aide d'un conductimètre, et l'unité utilisée est le milli-siemens/cm (mS/cm) ou le
micro-siemens/cm (μS/cm).
I .[Link]ètres chimique
Ce paramètre donne le degré d’acidité ou d’alcalinité d’une eau. L’eau des cours d’eaux avoisine
en général la neutralité représentée par un pH de 7. Le pH doit être compris entre 6,5 et 8,5 pour
permettre la vie aquatique.
b) Oxygène dissous
La concentration en oxygène dissous est un paramètre utilisé pour mesurer la qualité du milieu
marin. Sa concentration est liée aux paramètres physico-chimiques et à l'activité biologique.
L’oxygène dissous provient :
- La diffusion de l'oxygène en surface.
- L'aération (mouvement de l'eau).
- La photosynthèse.
c) Salinité
La salinité, S, définie comme la concentration en sel, également exprimée en g/kg d'eau de mer
ou ‰. La salinité moyenne de l’eau de mer est de 34.5 ‰.
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
est due à de nombreuses molécules (fer, manganèse, le chlore actif…) et ne révèle pas si l'eau est
polluée ou non. Des eaux peuvent avoir une saveur salée.
L’industrie textile rassemble de très nombreux métiers tout au long d’une chaîne de
transformation partant de matières fibreuses jusqu’à des produits semi-ouvragés ou entièrement
manufacturés. Elle présente l’avantage de représenter une filière complète qui va de la matière
brute au produit fini livrable au consommateur.
Les fibres textiles sont des substances susceptibles d’être transformées en fil, puis en tissu,
bonneterie, dentelle, corde et ficelle. Elles peuvent provenir du règne animal, végétal, minéral ou
chimique. La figure (I.1) présente un aperçu synoptique des différentes matières textiles avec
leur origine et leurs appellations [6].
L’industrie textile comprend essentiellement deux types d’activité: activité mécanique et activité
d’ennoblissement [6].
1) L’activité mécanique
Elle regroupe les opérations de filature et de tissage. Ces opérations peuvent être définies comme
suit :
Filature : on désigne sous le nom de filature, l’ensemble des opérations industrielles qui
transforment la matière textile en fil.
Tissage : c’est l’opération qui consiste à entrecroiser les fibres perpendiculairement les unes aux
autres pour en former des tissus.
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
La teinture : elle est destinée à donner à une fibre, un fil ou un tissu dans toute sa
longueur et dans toute son épaisseur, une teinte uniforme, différente de sa teinte habituelle.
Elle s’obtient en fixant un colorant sur la fibre d’une manière durable.
L’impression : a pour but d’obtenir des dessins blancs ou colorés à la surface des tissus.
Les apprêts : on donne le nom d’apprêts aux divers traitements mécaniques ou chimiques
que l’on fait subir aux fils et aux tissus avant ou après les opérations de blanchiment, teinture
et impression.
Aux divers stades de la fabrication, ces industries demandent de grandes quantités d’eaux qui
sont l’objet des traitements suivants:
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
Traitement des eaux d’alimentation des chaudières, dont les volumes d’appoint sont
souvent importants.
Déminéralisation des eaux destinées au conditionnement de l’air des salles de filature ou
de tissage (osmose inverse, échange d’ions)
La grande diversité des industries textiles par les fibres à traiter (naturelles, artificielles…), les
procédés de teinture (en bourre, en fils, en pièces, …) et les produits utilisés (colorants en
particulier) se répercute sur la nature et la masse de pollution rejetée.
L’activité mécanique n’engendre qu’une très faible pollution à l’exception de celle provenant des
ateliers de peignage et de lavage des laines. Les pesticides sont parfois utilisés pour la
préservation des fibres naturelles et ceux-ci sont transférés dans les rejets d’eau durant les
opérations de lavage et de récupération.
La finition textile est généralement très polluante, elle peut se caractériser par les produits
suivants:
AOX : Tous les produits plus ou moins halogénés sont considérés comme dangereux. Ils
peuvent donner des composés qui appartiennent à la classe des AOX. On parle d’halogènes
adsorbables type trihalométhane. Ces AOX proviennent des produits auxiliaires de teinture,
de certains colorants, des produits de blanchiment, surtout l’eau de javel (ou hypochlorite
ClO-) et à moindre titre du chlorite ( ).
Urée : Pour dissoudre de grandes quantités de colorants, (pour la teinture par foulardage
ou pour les pâtes d’impression), l’ennoblisseur peut utiliser des produits hydrotropes comme
l’urée et plus rarement la thiourée. Rejetés dans les cours d’eau, ces produits, comme les
nitrates et phosphates, favorisent la prolifération des algues. Ces algues consomment
énormément d’oxygène qu’elles puisent dans l’eau et ceci au détriment des espèces animales
qui sont ainsi asphyxiées.
Réducteurs : Rejetés dans les cours d’eau, les réducteurs, utilisés en teinture des
colorants de cuve et au soufre, consomment l’oxygène du milieu.
Electrolytes : Une salinité excessive des eaux peut perturber la vie aquatique. Pour
mesurer la teneur en électrolytes, on mesure la conductivité de l’eau.
Colorants : La couleur des rejets textiles est due aux colorants employés, Cette forte
coloration des eaux participe aussi au phénomène d’eutrophisation.
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
a- Conséquences sanitaires
Les conséquences sanitaires sont celles à prendre en compte en priorité. Elles peuvent être liées à
l’ingestion d’eau, de poissons intoxiqués…etc., mais aussi, au simple contact avec le milieu
aquatique (cas de nombreux parasites). On peut noter qu’il ne s’agit pas toujours de problèmes
de toxicité immédiate, les conséquences sanitaires pouvant intervenir au travers de phénomènes
complexes, que nous ne développerons pas ici.
La conséquence sanitaire d’une pollution est variable dans le temps en fonction de l’usage de
l’eau : par exemple, la pollution d’une nappe non exploitée n’a aucune conséquence sanitaire
immédiate, mais peut en avoir longtemps après, si on utilise cette eau pour l’alimentation en eau
potable (A. E. P.).
b- Conséquences écologiques
Les conséquences écologiques se mesurent en comparant l’état du milieu pollué par rapport à ce
qu’il aurait été sans pollution. Ceci n’a rien d’évident, la pollution se traduisant parfois
uniquement par l’accentuation d’un phénomène naturel. D’une manière générale, les
conséquences écologiques sont à considérer au travers de la réduction des potentialités
d’exploitation du milieu (pêche, aquaculture, tourisme, …).
c- Conséquences esthétiques
Il s’agit de pollutions n’ayant pas de conséquences sanitaires ou écologiques importantes, mais
perturbant l’image d’un milieu (par exemple, par des bouteilles plastiques).
Les conséquences esthétiques sont, par définition, les plus perceptibles, et c’est donc celles dont
les riverains et le grand public auront, en premier, conscience. On peut également distinguer
deux autres conséquences liées à l’utilisation de l’eau comme produit. Elles sont énoncées ci-
dessous.
d- Conséquences agricoles
L’eau est, dans certaines régions, largement utilisée pour l’arrosage ou l’irrigation sous forme
brute (non traitée). La texture du sol (complexe argilo humique), sa flore bactérienne, les cultures
et le bétail, sont sensibles à la qualité de l’eau. De même, les boues issues du traitement des eaux
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
usées pourront, si elles contiennent des toxiques (métaux lourds) être à l’origine de la pollution
des sols, en cas d’épandage.
e- Conséquences industrielles
L’industrie est un gros consommateur d’eau : il faut par exemple 1 m3 d’eau pour produire 1kg
d’aluminium. La qualité requise pour les utilisations industrielles est souvent très élevée, tant sur
le plan chimique (pour limiter la minéralisation, corrosion, entartrage), que biologique (problème
de biofouling, c’est-à-dire d’encrassement des canalisations par des organismes). Le
développement industriel peut donc être stoppé ou retardé par la pollution.
Généralement, les différents types de pollution sont mélangés et agissent les uns sur les autres.
En effet, un rejet n’est jamais une source unique et un égout rejette des déchets de différentes
natures, en plus des déjections domestiques et animales.
L’organisation mondiale de la santé (OMS) considère que 80 % des maladies qui affectent la
population mondiale sont directement véhiculées par l’eau : des dizaines, voire des centaines de
millions de personnes sont atteintes en permanence de gastro-entérites, 160 millions de
paludisme et 30 millions d’onchocercose. Malgré les apparences, la transmission des maladies
par une eau polluée n’est pas l’apanage des pays en voie de développement et l’élaboration de
normes sur les eaux de consommation vise à fournir aux consommateurs une eau qui ne constitue
pas un risque pour la santé.
En définitive la pollution des eaux par les matières organiques est un problème mondial dont les
aspects et la portée sont évidemment différents selon le niveau de développement des pays. Il
importe que les concentrations des produits polluants soient les plus faibles possible.
La prévention est donc essentielle et repose sur les trois aspects suivants :
L’aspect réglementaire qui consiste à fixer des normes ;
L’aspect sanitaire qui comporte en particulier le contrôle technique des installations;
Les aspects scientifiques et technologiques qui correspondent à l’amélioration des procédés
de dépollution.
A travers les paragraphes précédents, nous avons expliqué les différentes origines de
pollution de l’eau et identifié les principaux paramètres responsables de cette pollution.
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
naturelle. Des pigments inorganiquestels que l’oxyde de manganèse, l’hématite et l’ancre étaient
utilisés. Par ailleurs, des colorants naturels organiques ont été appliqués, surtout dans l’industrie
de textile. Ces colorants sont tous des composés aromatiques qui proviennent essentiellement des
plantes, tel que l’alizarine et l’indigo [7]. On dénombre environ 8000 colorants synthétiques
chimiquement différents, répertoriés dans le Colour Index [8] sous 40000 dénominations
commerciales. Chaque colorant y est classé sous un nom de code indiquant sa classe, sa nuance
ainsi qu’un numéro d’ordre (par exemple : CI Acid Orange 7) Un colorant doit posséder, outre sa
couleur propre, la propriété de teindre, cette propriété résultant d’une affinité particulière entre le
colorant et la fibre est à l’origine des principales difficultés rencontrées lors des traitements. En
effet, selon le type d’application et d’utilisation, les colorants synthétiques doivent répondre à un
certain nombre de critère afin de prolonger la durée de vie des produits textiles sur lesquels ils
ont appliqués : résistance à l’abrasion, stabilité photolytique des couleurs, résistance à
l’oxydation chimique (notamment les détergents) et aux attaques microbiennes.
L’affinité du colorant pour la fibre est particulièrement développée pour les colorants qui
possèdent un caractère acide ou basique accentué. Ces caractéristiques propres aux colorants
organiques accroissent leur persistance dans l’environnement et les rendent peu disposés à la
biodégradation [9].
Les matières colorantes se caractérisent par leur capacité à adsorber les rayonnements lumineux
dans le spectre visible (de 380à750nm). La transformation de la lumière blanche en lumière
colorée par réflexion sur un corps, ou par transmission ou diffusion, résulte de l’absorption
sélective d’énergie par certain groupes d’atomes appelés chromophore : la molécule colorante
étant le chromogène ; plus la facilité du groupe chromophore à donner un électron est grande
plus la couleur sera intense. D’autresgroupes d’atomes du chromogène peuvent intensifier ou
changer la couleur due auchromophore : ce sont les groupes auxochromes [10].
Tous les composés aromatiques absorbent l'énergie électromagnétique mais seulement ceux qui
ont la capacité d'absorber les rayonnements lumineux dans le spectre visible (de 380 à 750 nm)
sont colorés. En outre, les colorants consistent en un assemblage de groupes chromophores
(groupes aromatiques conjugués (liaison π), comportant des liaisons non liantes (électron n) ou
des complexes de métaux de transition), auxochromes et de structures aromatiques conjuguées
(cycles benzéniques, anthracène, perylène, etc.).
Lorsque le nombre de noyau aromatique augmente, la conjugaison des doubles liaisons s'accroît
et le système conjugué s'élargit. L'énergie des liaisons π diminue tandis que l'activité des
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
La classification des colorants peut être faite selon leur constitution chimique (colorants
azoïques, anthraquinoniques, indigoïdes, etc.) ou selon le domaine d’application
Le classement des colorants selon leur structure chimique repose sur la nature du groupe
chromophore [12].
Les colorants "azoïques" sont caractérisés par le groupe fonctionnel azo (-N=N-) unissant deux
groupements alkyles ou aryles identiques ou non (azoïque symétrique et dissymétrique). Ces
structures qui reposent généralement sur le squelette de l’azobenzène, sont des systèmes
aromatiques ou pseudo aromatiques liés par un groupe chromophoreaze.
D’un point de vue commercial, ces colorants sont les plus importants après les colorants
azoïques. Leur formule générale dérivée de l’anthracène montre que le chromophore est un
noyau quiconque sur lequel peuvent s’attacher des groupes hydroxyles ou amines.
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
moléculaire caractérisée par la présence d’un groupe nitro (-NO2) en position ortho d’un
groupement électrodonneur (hydroxyle ou groupes aminés).
a- Définition de la teinture
La teinture est un procédé qui implique une interaction entre le colorant et la fibre et le résultat
dépend de cette combinaison. On distingue deux processus de coloration :
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
Les fibres synthétiques, obtenues par synthèse chimique, le plus souvent à partir de dérivés du
pétrole (nylon, polyamide, polyester ...).
Tableau I.2: Taux de fixation sur textile pour les différentes classes de colorants [9]
D’après le tableau (I.2), nous voyons que le taux de fixation n’atteint pas toujours les 100 %. Les
colorants qui ont un taux de fixation élevé sont les colorants dispersés (80 – 92 %) et basiques
(97-98%), ce sont les plus utilisés dans l’industrie textile.
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
Le premier document rapportant l’utilisation de l’EC pour le traitement des effluents est un
brevet américain déposé en 1880 par Webster [15] qui utilisait des électrodes en fer. La même
année, une station d’épuration fut construite sur la base de ce brevet, à Salford (Grande-
Bretagne) pour traiter les eaux polluées urbaines. En 1909, Harries dépose un nouveau brevet sur
ce procédé : les anodes étaient alors constituées par des plaques de fer et D’aluminium. En 1912,
deux autres stations de traitements des eaux usées furent construites sur ce principe, aux Etats-
Unis. Cependant, leur fonctionnement fut stoppé, quelques années plus tard (1930), en raison du
coût qui étaient deux fois plus élevé que celui d’un traitement Classique. En 1946, Stuart étudie
plus précisément le procédé avec un réacteur équipé d’électrodes en aluminium. Comparant le
procédé de coagulation physico-chimique et le procédé Électrochimique, il observe que le
phénomène de coagulation semble plus rapide avec la méthode électrochimique. Bollina (1947),
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
se base sur les résultats de Stuart et réalise une comparaison économique des deux procédés. Il
estime que pour les installations de petites tailles, l’électrocoagulation peut s’avérer plus
compétitive que les procédés classiques. Les recherches se sont poursuivies sur les effluents de
caractéristiques très différentes :
Holden (1956) s’intéresse à la possibilité de traiter les eaux de surface pour la production d’eau
potable alors que Sadek (1970) propose un traitement des eaux usées en éliminant les phosphates
par EC. Back et coll. (1974) emploient le procédé pour le traitement des effluents issus des
industries agro-alimentaires. En 1975, Strokachen URSS, évoque divers« électrocoagulateurs »,
permettant le traitement et le recyclage des eaux usées pour une éventuelle réutilisation en
agriculture. En 1980, de nombreux travaux ont été présentés par des chercheurs russes sur
l’électrocoagulation comme moyen de traitement efficace des eaux usées. Enfin, en 1984, Vik
réalise un travail conséquent démontrant la possibilité de produire de l’eau potable par le procédé
d’électrocoagulation à partir des eaux naturelles norvégiennes fortement chargées en substances
humiques[15].
En dépit de ces nombreuses recherches, le procédé d’EC a marqué un net recul en raison de
l’évolution des autres procédés de traitement des eaux qui sont apparues plus simples et moins
coûteuses. Ainsi l’électrocoagulation s’est finalement peu développée jusqu’au début des années
90.
Le développement de la législation concernant les rejets d’eaux polluées en milieu naturel ainsi
que l’avancement des recherches dans les différents procédés d’électrochimiques ont dans les
années 80, réactualisé l’électrocoagulation qui a alors connu un regain d’intérêt Les efforts
récents concernant le développement des procédés propres de traitement des eaux, ont permis à
l’électrocoagulation de prendre de l’importance, offrant ainsi un coût d’investissement et de
traitement compétitif, et une large efficacité d’élimination de polluants Les industries de
traitement de surface ont été les premières à instaurer des procédés d’électrocoagulation, en
France, dans les années 90. Depuis, la technologie des procédés d’EC ne cesse d’être développée
et améliorée dans des domaines industriels variés (textile, Agroalimentaire, semi –
conducteurs…) L’importance de l’électrocoagulation s’est accrue du fait de son efficacité,
généralement supérieures aux autres techniques, pour éliminer les différentes formes de
pollution, répertoriées par les indicateurs tels que, la demande chimique en oxygène (DCO), la
demande biologique en oxygène (DBO5), le carbone organique total (COT), les matières en
suspensions (MES), le taux de solides dissous (TDS), le taux alcalimétrique complet (TAC), les
métaux lourds et la coloration liée à l’absorbance de l’effluent (ABS).
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
Les anodes et les cathodes utilisées peuvent avoir différentes configurations. Elles peuvent se
présenter sous forme de plaques, de boules, de sphères à lit fluidisé, de fil, de tige ou de tube Ces
électrodes peuvent être constituées de divers métaux qui sont choisis de manière à optimiser le
procédé de traitement. Les deux métaux communément utilisés sont le fer et l’aluminium [16].
Les principales réactions qui se déroulent avec les électrodes (cas des électrodes en aluminium)
sont :
A l’anode :
L’oxydation du métal : Al→ Al3+ + 3e-
La formation de l’hydrogène : 2Al + 3OH-→Al2O3 + 3/2 H2 + 3 e-
A la cathode : La réduction de l’eau : H2O + e-→1/2 H2 + OH-
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
Il est aussi possible d’utiliser d’autres métaux comme anode soluble. Néanmoins, l’aluminium et
le fer restent les plus utilisés grâce à leur prix abordable et à leur forme ionique qui présente une
valence élevée Dans le cas d’une anode en aluminium, le cation métallique formé est Al3+) tandis
que l’utilisation d’une électrode en fer conduit à la formation d’ions ferreux Fe2+, qui peuvent
s’oxyder en présence d’oxygène dissous ou bien par auto oxydation pour donner les ions
ferriques Fe3+ .
Les cations métalliques forment des complexes avec les ions hydroxydes. L'espèce Majoritaire
dépend du pH du milieu. Dans le cas de l'aluminium, on trouve une multitude de complexes
anioniques et cationiques [17].
On peut distinguer:
Ces espèces jouent le rôle de coagulant et conduisent à la formation de précipités, puis de flocs
facilement éliminables. La différence entre l’EC et la coagulation chimique réside
principalement dans la source des coagulants, qui sont générés électrochimiquement (in-situ)
dans l’une, et ajoutés directement sous forme de composés chimiques dans l’autre.
En revanche, les procédés classiques basés sur la coagulation chimique n’ont besoin que
d’énergie mécanique pour réaliser l’agitation tandis que l’EC consomme aussi de l’énergie
électrique essentiellement pour dissoudre l’anode sacrifiée.
Plusieurs travaux portant sur les procédés d’EC ont montré que la séparation des matières
s’agglomérés en solution à l’issue de l’adsorption des polluants, peut se réaliser de deux façons :
Par décantation
Par flottation.
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
Dans le cas des électrodes en aluminium, et sur la base des réactions chimiques citées ci-dessus,
on peut établir la prédominance des espèces d’aluminium en fonction du pH (Fig. I.4). Pourbaix
(1963) a établi les diagrammes potentiel-pH de nombreux métaux en déterminant leur réactivité
en fonction du pH et du potentiel E pour les réactions électrochimiques à l’équilibre
thermodynamique [17].
Le diagramme potentiel-pH de Pourbaix représente les relations entre deux espèces en solution,
une espèce en solution et une espèce solide, ou bien deux espèces solides. Pour l’aluminium, les
espèces solides sont Al, Al2O3 hydraté, Al2O3 anhydre et Al(OH)3, les espèces ioniques mettent
en jeu Al3+ et AlO2-ainsi que les réactions d’oxydation de l’aluminium permettent d’établir le
diagramme d’équilibre potentiel-pH. Ce diagramme est valable en absence des espèces formant
avec l’aluminium des complexes solubles ou des sels insolubles (Fig. I.5). Le domaine de
stabilité de l’aluminium est situé (zone III, Fig. I.5) en dessous de celui de l’eau (zone comprise
entre les courbes a et b).
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
La figure (I.6) montre un dispositif simple de cellule d’EC avec une paire d’anodes et une paire
de cathodes disposées en parallèle.
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
Cette cellule EC consiste essentiellement en paires de plaques de métal conducteur placées entre
deux électrodes parallèles et une source de courant continu. Les plaques métalliques conductrices
sont appelées communément « électrodes sacrificielles ». L’anode sacrificielle abaisse le
potentiel de dissolution de l’anode et minimise la passivation de la cathode ; les électrodes
sacrificielles peuvent être constituées des mêmes matériaux que l’anode ou de matières
différentes [18].
Comme le montre la figure (I.7), chaque paire d’électrodes sacrificielles est interconnectée l’une
avec l’autre, et n’a donc pas d’interconnexions avec les électrodes externes. Cette disposition de
cellules EC avec des électrodes monopolaires en série est similaire du point de vue électrique à
une simple cellule avec plusieurs électrodes et des interconnexions.
Dans un montage en série, une même intensité de courant traverse toutes les électrodes, la
tension (différence de potentiel) nécessaire sera plus importante, puisque les résistances
s’additionnent. Il faudrait un générateur permettant d’imposer des intensités relativement faibles
et des tensions plus élevées [18].
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Chapitre I : Synthèse bibliographique
c) Connexion bipolaire
Seules les deux électrodes monopolaires sont connectées à la source de courant sans aucune
interconnexion entre les électrodes sacrificielles. Les différentes électrodes sont placées comme
l’indique la figure (I.8).
Cet arrangement permet une installation plus simple, qui facilite la maintenance lors de
l’utilisation. Quand le courant électrique traverse les deux électrodes monopolaires, les faces non
chargées des plaques conductrices seront transformées en faces chargées, qui auront alors une
charge opposée par rapport au côté parallèle qui lui est adjacent ; les électrodes sacrificielles sont
alors dites électrodes bipolaires [18].
Le tableau (I.3), nous donne les différentes valeurs des tensions (U) et des intensités (I) pour les
trois modes, avec n est le nombre de cellules.
24
Chapitre I : Synthèse bibliographique
Tableau I.3. Modes de connexion et valeurs des intensités et des tensions [15]
Monopolaire série
I
Monopolaire parallèle U
Bipolaire I
Loi de Faraday
Si l’on considère que les seules réactions chimiques qui se déroulent dans le réacteur d’EC sont :
m = (I.t.M) / n.F
Δm exp 3F
Δm exp
Δm th 3600 M Al I t
Le rendement faradique peut souvent être supérieur à l’unité (01) en raison de la dissolution
chimique du métal [15-17].
25
Chapitre I : Synthèse bibliographique
De nombreux auteurs ont comparé le procédé d’EC avec le procédé physico-chimique classique
réalisé par l’addition de coagulants chimiques tels que le sulfate d’aluminium et le chlorure
ferrique FeCl. Parmi les arguments en faveur de l’électrocoagulation on peut citer les suivants
[15] :
1. Pas d’ajout de substances chimiques : même s’il semble nécessaire d'augmenter légèrement la
salinité de l'effluent à traiter pour accroître la conductivité électrique de l’effluent, plusieurs
études ont montré l’efficacité de l’EC sans aucune variation de Conductivité initiale du rejet à
traiter, ce qui évite d'autres formes de traitement en aval.
2. Très bonne efficacité du procédé d'EC pour des polluants colloïdaux très fins. Avec d'autres
procédés tel que la coagulation chimique, ces polluants imposent des étapes de traitement plus
lentes et des quantités de coagulant plus élevées.
3. Les boues obtenues après traitement par EC sont plus denses et moins hydrophiles. Cela rend
la décantation et la flottation plus aisée et diminue le volume des boues. Ce qui réduit le temps et
les coûts de traitement des boues.
4. L'importance du champ électrique entre les électrodes qui conduit à la destruction de certaines
souches de bactéries. En utilisant des électrodes en titane, des auteursont confirmé cet effet
bactéricide sans la formation de dérivés hypochloreux ou d'autres dérivés du chlore.
5. L'EC offre la possibilité de traiter des effluents par oxydation et réduction de plusieurs
composés dissous tel que les nitrites, les sulfures, les cyanures, les sulfites, les chromates et les
ions fluorures.
26
Chapitre I : Synthèse bibliographique
Il est aussi important de prévoir un nettoyage mécanique périodique des électrodes à l’aide de
solutions acides. La formation et le dépôt de tartre sur les électrodes représentent une part
importante de la consommation électrique du procédé. Il existe même un procédé
électrochimique dont le but est de réaliser un détartrage de l’eau potable par dépôt du tartre sur la
cathode.
Le sommaire des études réalisées sur le traitement d’un effluent synthétique et réel de textile par
le processus continu d'électrocoagulationest récapitulé dans le tableau suivant [20].
Colorant et effluent
(Dye and textile Conditionsexpérimentales* Conditions optimum * Réf.
wastewater)
Re,COD= 95-85%; Re,dye = 95-
Ne: two Al electrodes (used as
85%; t = 14 min,
anode and cathode), Connection
j = 31.25 mA/cm², Q = 37.2
mode: MP-P, Se = 192 cm2,
Synthetic dye wastewater L/h, κ = 2.4 mS/cm,
Cdye = 25-200 mg/L (625-5000
(a red dye:mixture of 2- ENC = 3.5-3.2 kWh/kg dye,
mg/L COD), pHi = 3.2-9.01, [21,22]
naphthoic acid and pHi= 6.1,
j = 20.8 - 62.5 mA/cm², CNaCl=
2naphtol) ELC = 0.155-0.180 kg Al/kg
1500-5000 mg/L
dye,
(κ = 2.4-8 mS/cm), d = 1 cm,
OC = 0.52-0.56 $/kg dye,
Q = 25.2-78 L/h
Cdye = 100-200 mg/L)
Synthetic dye wastewater N e: 4-7 pair as Al, Fe and Re,color= 99.5% (DB-106), 98%
(Reactive Blue 49 (RB- stainless plate (SS)(as both (DY-54), 90% (RY-84) [23]
49), Reactive Yellow-84 anodes and cathodes), and72% (RB-49)
27
Chapitre I : Synthèse bibliographique
(RY-84), Disperse Blue Connection mode: MP-P, R e,COD = 62% (DB-106), 50%
106 (DB106),Disperse Se = 640-1120 cm², Cdye = 200- (DY-54), 60% (RB49) and
Yellow 54 (DY-54) and 1000 mg/L, 88% (RY-84),
real textile wastewater CCOD = 870 mg/L (wastewater), Re,wastewater = 51.4% (COD) and
pHi = 412, CNaCl = 0 - 2000 41.4% (color)
mg/L, t = 6.5 minj = 1.01-4.5 j = 4.45 mA/cm²,CNaCl=
mA/cm²,d = 0.5-3 cm, 1000 mg/L, d = 1 cm,
Q = 50-200 mL/min, Cdye= 500 mg/L, t = 13 min,
N e = 7 pairs Al anodes,
Q = 100 mL/min,
The influence of the anode:
Al > SS > Fe
Ne: six Al plate anodes and
Re,dye= 71.5-90.2%, Re,COD =
cathodes, Connection mode:
52.3-76.1% and
BP-S, Se = 1200 cm², Cdye = 50
Re,NTU = 99.9-95.6%, t =1.6 h,
Synthetic textile mg/L,
j = 150 A/m²,
wastewater CCOD = 120 mg/L, Turbidity = [24]
Q = 10 L/h (97.3% NTU,
(Direct Red 81) 380 NTU, pHi = 7.5,
69.4% COD and 80.5% dye),
j = 100-200 A/m², κ = 2575
ENC = 52-66 kWh/kg Al (0.07
25 µS/cm, d = 1 cm, Q = 10-
- 0.19 kWh/mg removed dye)
28 L/h, t = 1.6-0.57 h
28
Chapitre I : Synthèse bibliographique
29
Chapitre I : Synthèse bibliographique
* j: densité de courant, Re,p: taux d’élimination d’un paramètre, Q: débit d’écoulement, t : temps de séjour
dans le réacteur d’EC, Se: surface effective des électrodes,
Ne: nombre d’électrodes, : conductivité, ENC: Consommation d’énergie, OC: cout de l’opération, tEC:
temps d’EC, pHi: pH initial, MP-P: monopolaire en parallèle, BP-S: bipolaire en série.
30
Chapitre I : Synthèse bibliographique
La production de boues, bien qu'inévitable, est beaucoup moins importante que celles produites
par le processus classique de coagulation. Ceci confère un certain avantage au niveau de la
fréquence de vidange des boues décantées dans le système d'assainissement autonome.
Ce chapitre nous a permis de déceler un certain nombre de points peu ou pas assez abordés dans
la littérature et qui sont pourtant primordiaux. La majorité des travaux effectués en cas continu,
les débits d’alimentation sont faibles (≤ 10 L/h) et sans recirculation pour avoir des rendements
supérieurs à 80 %. La seule source d’énergie utilisée dans la littérature est l’énergie électrique
avec connexion monopolaire à deux électrodes. C’est dans cette problématique que nous allons
aborder notre étude en utilisant l’EC en réacteur continu en vue d’élimination certains types de
polluants, tels que, les colorants utilisés dans l’industrie de textile en Algérie par application de
plusieurs modes de connexion des électrodes, afin de voir le plus performant du point de vue
efficacité d’élimination de la pollution avec une faible consommation d’énergie électrique.
31
Chapitre II : Matériels et méthodes
II.1. Introduction
Ce chapitre présente le matériel et les méthodes utilisés pour réaliser l’étude du procédé
d’électrocoagulation (EC) en continu. Le chapitre présentera aussi une description des méthodes
d’analyses et des outils utilisés pour l’évaluation des performances du procédé.
L’objectif de ce chapitre est d’étudier les paramètres influençant le fonctionnement de l’EC, tels
que, la densité de courant j, le temps de traitement t, le mode de connexion des électrodes et la
recirculation du liquide en étudiant l’élimination d’un colorant rouge utilisé dans l’industrie de
textile (Rouge nylosan - Acid Red 336)
Comme nous l’avons vu dans la partie bibliographie, assez peu d’études ont été réalisées en
réacteur continu et avec plusieurs connexions d’électrodes. Le dispositif d’électrocoagulation
électroflottation (EC-EF) utilisé est conçu au laboratoire, et il est constitué de deux
compartiments. Le premier est une cellule électrochimique munie des électrodes planes
parallèles disposées verticalement. Tandis que le deuxième est une chambre de séparation
physique (décantation-flottation) (Fig. II.1).
Dans le premier compartiment dont le volume est de 3.1 L s’effectue la formation des bulles et
du complexe bulle-particule, où le rendement de séparation peut atteindre un pourcentage élevé
et on assiste à un mouvement Co-courant de liquide et de flux de bulles formées.
Le liquide prétraité est ensuite véhiculé par débordement à travers un déversoir qui présente à sa
partie supérieure une rainure triangulaire vers le deuxième compartiment d’un volume de 5.5 L
où il se produit un traitement final plus poussé. Dans le deuxième compartiment on assiste à une
décantation et une flottation. La prise d’échantillonnage s’effectue à la sortie d’eau traitée.
Pendant les essais, des prélèvements ont été effectués à des intervalles de temps choisis pendant
toute la durée de chaque essai. Les paramètres suivis sont :
32
Chapitre II : Matériels et méthodes
II.3. Méthodologie
Le réacteur est constitué d’un seul bloc principal mais séparé en deux : une partie
électrochimique et une partie séparation physique. L’effluent synthétique s’écoule gravitairement
dans la cellule électrochimique contenant des plaques d’aluminium (pureté de Al était 98 %)
utilisées comme électrodes (dimension 240*20*10 mm) et déposées verticalement. Les
électrodes sont plongées dans la solution qui s’écoule dans le réacteur en plexiglas. L’écart entre
les deux électrodes a été maintenu constant à 10 mm pour toutes les expériences [37].
33
Chapitre II : Matériels et méthodes
(BP) - +
(MP-P) - +
- + (MP-S)
(a)
Le colorant Rouge Nylosan N-2RBL (Acid Red 336) est un colorant anionique (acide) azoïque,
portant un groupement de type sulfonate (SO3-). Il est cristallisé sous la forme de son sel de
sodium [33,35,36]. Son nom selon la nomenclature est sodium 6-amino-5-[[4-chloro-3-[[(2,4-
dimethylphenyl) amino] sulphonyl] phenyl]azo]-4-hydroxynaphthalene-2-sulphonate (formule
chimique : C24 H21 ClN4 O6 S2,Na). Sa structure chimique est représentée sur la Figure (II.3) et
ses caractéristiques sont regroupées dans le Tableau 1. Ce colorant nous a été fourni par la
société TINDAL (Toiles Industrielles Algériennes) de M'sila. Ses caractéristiques sont
regroupées dans le tableau suivant.
34
Chapitre II : Matériels et méthodes
Le spectre d’absorption en UV-visible (Fig. II.4) du colorant Rouge Nylosan N-2RBL (Acid Red
336) a été obtenu par un balayage spectral, entre 200 et 800 nm, d’une solution de colorant à 100
mg/L. Ce spectre montre bien la longueur d’onde du maximum d’absorption de Rouge Nylosan
N-2RBL (max = 502 nm).
3
50 ppm
2
Absorbance
1,5
0,5
0
200 300 400 500 600
Longueur d'onde (nm)
Les concentrations des solutions du Rouge Nylosan N-2RBL ont été analysées en mesurant leurs
absorbances à une longueur d’onde maximale A502 (max = 502 nm).
35
Chapitre II : Matériels et méthodes
Une courbe d'étalonnage des absorbances en fonction des concentrations en Rouge Nylosan
N-2RBL a été obtenue en utilisant des solutions de Rouge Nylosan N-2RBL de concentrations
comprises entre 0,5 et 200 mg/L. Les données expérimentales rapportées sur la figure suivante
indiquent une relation linéaire entre l’absorbance et la concentration.
250
150
C (mg/L)
100
50
0
0 0,5 1 1,5 2
Abs
Les expériences concernant le rejet de textile ont été réalisées avec des solutions synthétiques
préparées à base d’un colorant en poudre rouge Nylosan N-2RBL (Acid Red 336). Pour suivre le
traitement des effluents, on a mesuré en ligne des caractéristiques des effluents (pH,
conductivité), et analysé la phase clarifiée après traitement. Ces analyses incluent les indicateurs
de la dépollution (Turbidité, Absorbance).
Durant toute la durée des manipulations, nous avons effectué des prélèvements, et avant d’être
analysés par le spectrophotomètre UV-visible et le turbidimètre, les échantillons ont subi des
décantations de 24 heures.
Les pH des échantillons prélevés sont mesurés par un pH mètre ″Hanna, pH210″ muni d’une
électrode en verre contenant une solution de KCl de concentration 4M. La tension aux bornes
des électrodes est enregistrée en continu. Le pH initial a été varié entre 3,46 et 9 en utilisant une
solution de HCl (0,1 N) ou une solution de NaOH (2N).
36
Chapitre II : Matériels et méthodes
Les mesures de conductivité sont effectuées à l’aide d’un conductimètre ″Hanna, EC214
conductimètre ″.
37
Chapitre II : Matériels et méthodes
Les mesures des indicateurs de la dépollution (turbidité, absorbance) sont effectuées sur les
échantillons prélevés.
L’absorbance des différents prélèvements se mesure sur le surnageant clair. Ces mesures se font
en spectrométrie UV visible de marque Shimadzu-2401 après la prise de ligne de base avec de
l’eau déminéralisée ([Link].9). L’absorbance permet d’estimer la coloration des effluents de
façon indirecte.
38
Chapitre II : Matériels et méthodes
Le rendement d’élimination de la turbidité Turb (%) est déterminé par la relation suivante :
(Turb i Turb f )
Turb (%) . 100
Turb i
Turbi et Turbf sont les turbidités de la solution avant et après traitement par EC-EF, en NTU.
( Abs i Abs f )
Abs (%) . 100
Abs i
Absi et Absf sont les absorbances de la solution avant et après traitement par EC-EF.
kWh UI
E dye
kg dye 1000 Q (C i YCOL )
39
Chapitre II : Matériels et méthodes
kg Al 3600 M Al I Al 1
Al
kg dye 3F Q (C i YCOL )
kWh UIt
E eau 3
m V
La concentration initiale en colorant Ci est en kg/m3, l’intensité de courant I est en ampère (A),
la tension U entre les électrodes est en volt (V), le débit d’alimentation Q en m3/h, la masse
molaire de l’aluminium MAl (0.027 kg/mol), la constante de Faraday F (96487 C/mol) et le
rendement faradique Al de la dissolution d’aluminium. Al est estimé par le rapport de la perte
de masse effective des électrodes lors des expériences mexp à la masse théorique d’aluminium
libérée à l’anode mth :
m exp
Al
m th
Les électrodes utilisées sont en aluminium d’une pureté d’environ 98 % (Fig. II.10). Leur
conductivité électrique est de l’ordre de 38,2.106 mS/cm. Le métal des électrodes peut être
obtenu par récupération des déchets d’aluminium, ce qui rend leur coût supportable pour un
procédé de dépollution.
Les deux plaques parallèles et rectangulaires d’aluminium, ont été préalablement traitées avec un
papier abrasif au niveau de leur surface, dans le but d’homogénéiser celles-ci et d’éliminer les
impuretés et les dépôts qui peuvent les contaminer. Les électrodes sont extraites du réacteur,
après chaque manipulation d’électrocoagulation dans le but de les examiner, et de les nettoyer,
étant donné que les résidus de décomposition des polluants peuvent se déposer sur leur surface.
Le nettoyage s’effectue avec une solution d’acide chlorhydrique de 0.2 N, permettant ainsi de
d’éliminer les dépôts des polluants pouvant former une couche résistante sur la surface.
La figure (II.10) représente la composition élémentaire du métal des électrodes réalisée par
microscope électronique à balayage (MEB) [15,33-36].
40
Chapitre II : Matériels et méthodes
Fig. II.10 : Composition élémentaire du métal des électrodes utilisées par MEB
41
Chapitre III : Résultats et discussions
III.1. Introduction
Ce chapitre est consacré à l’évaluation des performances du procédé d'EC en continu, pour le
traitement d’un effluent simulé de l’industrie de textile (rouge nylosan).
Les expériences ont été réalisées pour examiner les effets des paramètres de fonctionnement du
procédé, tels que, la densité de courant j, le temps de traitement t, le mode de connexion des
électrodes et la recirculation du liquide sur l’efficacité d’élimination de la turbidité et de la
couleur en terme d’absorbance.
La densité de courant est jugée comme un paramètre essentiel en EC, spécifiquement pour la
cinétique d’abattement de la DCO et celle de décoloration [22,24,33,37,38]. Lorsque la densité
de courant augmente, le temps de traitement diminue en raison de la forte dissolution des
électrodes. Il en résulte donc davantage de déstabilisation des particules du polluant ; par ailleurs
le taux de production des bulles d’hydrogène augmente et leur taille diminue lorsque la densité
de courant augmente. Tous ces effets sont bénéfiques pour une élimination efficace du polluant
par flottation.
42
Chapitre III : Résultats et discussions
100
90
BP
80
MP-P
70
MP-S
Abs (%) 60
50
40
30
20
10
0
-10 0 10 20 30 40 50 60
Temps (min)
100
90
BP
80
MP-P
70
MP-S
60
Turb (%)
50
40
30
20
10
0
-10 0 10 20 30 40 50 60
Temps (min)
43
Chapitre III : Résultats et discussions
100
90
BP
80
MP-P
70
MP-S
60
Abs (%) 50
40
30
20
10
0
-10 0 10 20 30 40 50 60
Temps (min)
100
90
BP
80
MP-P
70
MP-S
60
Turb (%)
50
40
30
20
10
0
-10 0 10 20 30 40 50 60
Temps (min)
44
Chapitre III : Résultats et discussions
100
90
BP
80
MP-P
70
MP-S
60
Abs (%)
50
40
30
20
10
0
-10 0 10 20 30 40 50 60
Temps (min)
100
90
BP
80
MP-P
70
MP-S
60
Turb (%)
50
40
30
20
10
0
-10 0 10 20 30 40 50 60
Temps (min)
Les figures (III.1 à III.6) montrent que le temps requis pour atteindre les valeurs optimales,
correspondant aux valeurs sur le plateau, diminue lorsque j augmente de 100 à 300 A/m², et
devient presque constant à environ 35 min,qui est le temps de séjour de l’effluent dans le
réacteur. Une augmentation de densité de courant de 100 à 300 A/m² pour les trois modes de
connexion a donné les résultats suivants.
45
Chapitre III : Résultats et discussions
On constate que le pourcentage d’abattement maximal est obtenu pour une densité de courant
élevée (200 et 300 A/m²) avec les connexions monopolaire en parallèle (MP-P) et monopolaire
en série (MP-S). En augmentant j, la quantité de cations d’Al3+ libérée par l'anode et donc de
particules d’Al(OH)3 augmentent également. Cependant, la différence entre les courbes
correspondant aux différentes densités de courant devient significative pour j= 100 A/m².
Du point de vue efficacité, les deux modes de connexions (MP-P et MP-S) ont donné des
résultats satisfaisants. Pour bien choisir le mode adéquat à notre système, le calcul énergétique
s’impose. De nombreux travaux sur l’électrocoagulation ont porté sur la consommation
énergétique en termes d’énergie électrique spécifique consommée (Edye) [33,40]. Cette énergie a
souvent été étudiée en fonction des paramètres de l’EC d’une façon générale.
46
Chapitre III : Résultats et discussions
50
BP MP-P
45 MP-S Poly. (MP-P)
Poly. (MP-S)
40
25
20
15
10
E dye = 6E-05 j2 + 0.054 j - 3.5151
5
R² = 1
0
0 100 200 300
Current density (A/m²)
Figure III.7 : Effet de la densité de courant j sur l’énergie électrique spécifique consommée (Edye):
Ci = 50 mg/L,j = 300 A/m²,pH initial = 8, débit d’alimentation Q = 15 L/h,
Conductivité = 2.9mS/cm
1,2
1
µ Al (kg Al/kg dye)
MP-S
0,2
Linéaire (MP-S)
0
0 100 200 300
Current density (A/m²)
Figure III.8 : Effet de la densité de courant j sur consommation des électrodes (µAl): Ci = 50 mg/L,
j = 300 A/m²,pH initial = 8, débit d’alimentation Q = 15 L/h,
conductivité = 2.9mS/cm
47
Chapitre III : Résultats et discussions
BP MP-P
MP-S Poly. (MP-P)
3 Poly. (MP-S)
E water (kWh/m3)
E water= 2E-05 j2 + 0.001 j + 0.0107
R² = 1
2
E water = 6E-06 j2 + 0.0014 j - 0.0801
R² = 1
0
0 100 200 300
Current density (A/m²)
Figure III.9 : Effet de la densité de courant j sur l’énergie par m3 d’eau traitée(Ewater):
Ci = 50 mg/L,j = 300 A/m²,pH initial = 8, débit d’alimentation Q = 15 L/h,
Conductivité = 2.9mS/cm
Les figures (III.7à III.9) montrent que Edye,µAl et Ewateraugmentent d’une façon continue en
fonction de la densité de courant j. Ce qui signifie que la diminution de la durée de traitement ne
compense pas l’augmentation de la densité de courant sur la consommation énergétique.
Cependant, Edye ne représente qu’une fraction des coûts de l’opérationd’électrocoagulation, entre
20 et 50 %[38].D’après cet auteur,le coût principal est dû à la consommation du matériau des
électrodes.
Une densité de courant élevée conduit à une consommation élevée du métal des électrodes (µAl)
et de l’énergieEdye par l’effet de joule ; ce qui engendre un cout élevé du procédé.
De cela, on peut dire que la connexion monopolaire parallèle (MP-P) est plus efficace par
rapport à la connexion monopolaire en série (MP-S) et à la connexion bipolaire (BP) en terme de
la consommation d’énergie. Des résultats similaires en été obtenus par d’autres auteurs [41-43].
Le pH initial est l’un des principaux paramètres jouant un rôle important dans l’efficacité de
l’EC. Son évolution dépend du pH initial. Le procédé de l’EC montre un certain pouvoir tampon
en raison d’une balance entre la production et la consommation de OH- et du besoin de la
neutralisation de la charge avant la transformation finale des composés solubles d'aluminium
sous forme d’Al(OH)3[15,22], qui empêche le changement élevé du pH de la neutralité, comme
48
Chapitre III : Résultats et discussions
10
BP
9 MP-P
MP-S
8
pH
4
0 10 20 30 40 50 60
Temps (min)
Figure III.10 : Evolution du pH au cours de l’EC: Ci = 50 mg/L, densité de courant j = 300 A/m²,
débit d’alimentationQ = 15 L/h, conductivité = 3.93mS/cm
25
Voltage (V)
20
15
10
0
0 10 20 30 40 50 60
Temps (min)
Figure III.11 : Effet de la connexion électrique sur la tension entre les électrodes, Ci = 50 mg/L,
densité de courant j = 300 A/m², débit d’alimentationQ = 15 L/h, conductivité = 3.93mS/cm
49
Chapitre III : Résultats et discussions
Comme il a été déduit lors du calcul des différentes énergies, la connexion monopolaire parallèle
(MP-P) est plus efficace par rapport aux autres connexions. Ceci est dû au fait que la tension
dans ce cas est presque à un tiers (1/3) des deux autres modes (BP et MP-S).
100
90
80
70
60
Turb (%)
50
40
30 MP (0 recirculation)
20
MP (1 recirculation)
10
0
-10 0 10 20 30 40 50 60 70
Temps (min)
50
Chapitre III : Résultats et discussions
100
90
80
70
60
Turb (%) 50
40
30
20 BP (0 recirculation)
10 BP (1 recirculation)
0
-10 0 10 20 30 40 50 60 70
Temps (min)
100
90
80
70
60
Turb (%)
50
40
30
20 MP-P (0 recirculation)
10 MP- P (1 Recirculation)
0
-10 0 10 20 30 40 50 60 70
Temps (min)
D’après les résultats obtenus, malgré que les taux d’élimination de la couleur et de la turbidité soient tous
supérieurs à 85 %, la recirculation (une fois) de l’effluent a augmenté considérablement ces taux
d’abattement pour les deux modes (MP et BP). Pour la connexion monopolaire parallèle (MP-P), l’effet
est légèrement supérieur.
51
Chapitre III : Résultats et discussions
III.4. Conclusion
L’EC est déjà connue comme un procédé efficace d’élimination de lacoloration et des polluants
contenus dans les rejets de l’industrie textile, et aussi pourl’élimination des polluants solubles et
des colloïdes contenus dans l’eau potable.
Une série d’expériences a été réalisée afin de trouver les effets des paramètres influençant l’EC
pour le traitement d’un effluent simulé constitué à base d’un colorant rouge nylosan.
Nos résultatssoulignent l'opportunité d'appliquer le procédé d’ECen continu pour une réduction
efficace de la couleur (absorbance) et de la turbidité pour tous les modes de connexions étudiés.
Toutefois, la connexion monopolaire parallèle (MP-P) est la plus efficace sur tous les plans y
compris celui de la consommation énergétique.
52
Conclusion générale
Conclusion générale
Ce travail avait pour objectif l’étude de l’élimination du colorant rouge nylosan présent dans les
effluents des industries du textile par la technique d’électrocoagulation (EC) en continu.
La recherche bibliographique nous a permis de déceler un certain nombre de points peu ou pas
assez abordés dans la littérature, notamment l’EC en continu, l’effet de la recirculation de
l’effluent et le mode de connexion des électrodes. Ainsi, notre recherche comporte deux volets.
Le premier s’est axé sur l’étude de l’effet du mode de connexion des électrodes (bipolaire BP,
monopolaire en parallèle MP-P et monopolaire en série MP-S) et la densité de courant sur la
décoloration et l’élimination de la turbidité. Tandis que, le deuxième, nous nous sommes
intéressés à l’étude de l’influence de la recirculation de l’effluent sur les performances de la
technique d’EC.
Les résultats expérimentaux ont prouvé que le procédé d’EC nous a permis:
- de conclure que le procédé a été effectivement affecté par la densité de courant, le mode
de connexion des électrodes et de la recirculation de l’eau usée à traiter.
- de déduire que les taux les plus élevés de décoloration et de l’élimination de la turbidité
sont obtenus avec des densités de courant (200 et 300 A/m²) et pour les trois modes de
connexion étudiés (87.87 - 96.72).
- de réduire la consommation d’énergie, et donc du cout d’exploitation en utilisant la
connexion monopolaire parallèle (MP-P).
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Résumé
Au cours de ces dernières années des études réalisées sur les colorants textiles ont montré qu’ils sont
parmi les éléments les plus toxiques, dont les effets de leur toxicité, et sont aussi généralement
cancérigènes pour les êtres vivants. En effet, dans le but d’éviter ce fléau, on a cherché des technologies
efficaces pour éliminer ces colorants ou au moins atteindre des concentrations très faibles dans les
effluents industriels.
Dans ce travail, nous avons étudié expérimentalement l’élimination du colorant rouge nylosan présent
dans les effluents des industries du textile par la technique d’électrocoagulation (EC) en continu. Dans
une première partie, nous avons étudié l’effet de la densité de courant et du mode de connexion des
électrodes (BP, MP-P et MP-S). Dans une deuxième, nous nous sommes intéressés à l’étude de
l’influence de la recirculation de l’effluent sur les performances de la technique d’EC. Nous avons pu
conclure que l’EC est un procédé efficace pour le traitement des eaux colorées dans nos conditions
expérimentales surtout avec le mode MP-P.
Mots clés : Electrocoagulation (EC), Electrodes en aluminium, Turbidité, Couleur, Colorant Rouge
Nylosan, Mode de connexion des électrodes.
Abstract
During recent years studies carried out on textile dyes have shown that they are among the most toxic
elements, including the long term effects of their toxicity, since they are carcinogenic and also very
harmful for living beings. Indeed, in order to avoid this problem, attempts have been made with using
efficient technologies to remove these dyes, or at least reach very low concentrations in industrial
effluents. In this work, we studied the in experiments the elimination of the red nylosan dye present in the
textile wastewater using electrocoagulation (EC) technique in continuous mode. In the first part, we
studied the effect of current density and the connection mode of the electrodes (BP, MP-P and MP-S).
In the second part of this work, we were interested to the study of the influence of the recirculation of the
effluent on the performances of the EC technique. We could conclude that the EC method is an efficient
removal process within our operating conditions, especially with the MP-P mode.
Keywords: Electrocoagulation (EC), Aluminum electrodes, Turbidity, Color, Red Nylosan dye,
Connection mode, Electrode connection modes.